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Europe - Page 74
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Ecclesia in Europa : l’autre face de l’Eglise
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Le salut de l'Europe viendra-t-il de la Russie?
Du site tvlibertes.com :
Zoom – Anna Gichkina : Le Salut de l’Europe par la Russie ?
De nationalité russe, Anna Gichkina est docteur ès lettres diplômée de l’université Paris-Sorbonne et présidente du cercle de réflexion franco-russe à Strasbourg « Cercle du Bon Sens ». Elle publie un essai remarquable L’Europe face au mystère russe : transcendance, nation, littérature aux éditions Nouvelles Marge. Face aux problèmes que subit l’Europe : déchristianisation, crise du libéralisme, dogme droit de l’hommiste, transhumanisme… elle propose, comme remède, un retour à la littérature russe, gardienne de l’Evangile.
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Salubre : un éloge de l'Espagne catholique
Le dernier livre d’Angela Pelliciari Je me suis posée cette question: pourquoi les grands saints ont-ils détruit les idoles païennes? C’est Augustin qui m’a donné la réponse: parce que les idoles ne sont pas inoffensives. Parce que derrière chaque idole il y a Satan. Il y a le diable qui veut asservir les gens en les forçant à adorer des divinités irrationnelles et monstrueuses qui exigent souvent des rituels violents et pervers.
Contre-histoire / Angela Pellicciari: « Mon éloge de l’Espagne catholique. Pour la justice et par gratitude ».
Aldo Maria Valli
6 novembre 2019
Traduction de Benoît-et-moi :Le dernier livre de l’historienne Angela Pellicciari s’intitule Una storia unica. Da Saragozza a Guadalupe . Un livre magnifique, courageux et utile. Avec lequel l’auteur poursuit son œuvre que l’on pourrait définir de « contre-histoire ». Souvent, les choses ne sont pas comme on nous l’a raconté. C’est aussi le cas de l’Espagne catholique, entourée d’une légende noire qui voudrait qu’elle ait longtemps été arriérée à cause du catholicisme. Angela Pellicciari affirme que c’est le contraire qui est vrai: précisément parce que catholique, l’Espagne a réussi à se libérer de la domination musulmane, mettant fin à un expansionnisme qui aurait eu des conséquences dévastatrices pour l’Europe entière. C’est précisément parce qu’elle était catholique, surtout sous le règne d’Isabelle de Castille et de Ferdinand d’Aragon, que l’Espagne s’est transformée en une nation moderne, avec un niveau très élevé du point de vue culturel et administratif. Et précisément parce qu’ils étaient catholiques, les souverains espagnols ont réussi, avec la découverte de l’Amérique, à insérer tout un continent dans le courant dominant de la civilisation gréco-romaine et chrétienne.
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Le siècle rouge : les mondes communistes de 1919 à 1989
Du site du Figaro.fr :
Le siècle rouge
JEAN-CHRISTOPHE BUISSON
Une histoire-monde illustrée, des communismes de la fondation de la IIIe Internationale à la chute du mur de Berlin. « Le grand livre rouge ».
27€PRÉSENTATION
Jean-Christophe Buisson - Directeur adjoint du Figaro-Magazine
Né avec la révolution d’Octobre, mort avec la fin de l’URSS, le communisme a connu la durée de vie classique d’un être humain, soit trois quarts de siècle (1919-1991) ; mais trois quarts de siècle qui ont bouleversé la planète, débordant largement la matrice politique pour « révolutionner » les sphères économiques, sociales et culturelles. Touchant tous les continents et presque tous les pays, son idéologie, son action, les artistes et grands écrivains mobilisés en sa faveur durant trois générations, ses nombreuses guerres (civiles et extérieures) comme ses leaders charismatiques (Lénine, Mao, Staline, Castro…), ses victoires, son déclin puis sa chute n’ont jamais été explorés dans leur globalité au moyen d’un grand récit chronologique à la fois accessible, documenté aux meilleures sources et richement illustré.
Tel est le pari relevé de main de maître par Jean-Christophe Buisson, dans la lignée de son magistral 1917, l’année qui a changé le monde. Les entrées sélectives, très écrites et toujours contextualisées, s’appuient sur de nombreuses cartes et illustrations souvent spectaculaires. Elles reflètent les espoirs, les combats, les divisions et les drames de millions d’êtres portés par leur croyance dans une idéologie dont ils furent les militants avant, pour la plupart, d’en devenir les victimes.
Une union idéale entre la clarté du texte et la puissance des images, indispensable pour comprendre et connaître le XXe siècle.Voir ICI
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Espagne : des croyants tentent de réparer la profanation de l'Eucharistie
Des croyants espagnols tentent de réparer la profanation à Jésus-Hostie
Rédigé par Nicolas Bauer, EJLC le dans Tribune libre

L’avocate chrétienne espagnole Polonia Castellanos a annoncé e 8 ocotbre dernier que la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) avait enfin accepté de juger l’« affaire des hosties ». L’État espagnol est donc attaqué, devant les juges de Strasbourg, pour ne pas avoir sanctionné une profanation massive d’hosties par un « artiste » athée. Au-delà de cette demande de réparation devant les tribunaux, des croyants espagnols ont voulu réparer l’offense faite au Corps du Christ, en témoignant de leur foi dans le sacrement de l’Eucharistie.
En 2015, un « artiste » espagnol Abel A. a profané 242 hosties consacrées, subtilisées au cours de plusieurs messes. Il les a arrangées sur le sol pour former le mot « pederastia », puis a posé nu avec son « œuvre », dont les photos ont été exposées dans des locaux prêtés par la ville de Pampelune. L’« artiste » a assumé le fait que sa démarche visait à blesser les catholiques et s’est réjoui d’y être parvenu. À l’issue de l’exposition intitulée « Amen », il a vendu sa création pour près de 300 000 euros.
Il est difficile d’imaginer un cas de profanation plus extrême que celui-ci : profaner le Corps du Christ est, d’après le Catéchisme de l’Église catholique, le pire sacrilège qui soit1. En effet, une hostie consacrée n’est pas seulement « sacrée » ou une image de Dieu, c’est Dieu Lui-même. L’absence de condamnation d’Abel A. pour de tels actes laissent donc croire que tout est permis contre les chrétiens en Espagne. Depuis cette exposition, l’« artiste »affirme d’ailleurs fièrement que des admirateurs lui ont rapporté d’autres hosties consacrées.
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Irlande du Nord : les évêques s'indignent suite à la légalisation de l’avortement
De Vatican News (Adélaïde Patrignani) :
Les évêques d’Irlande du Nord s'indignent suite à la légalisation de l’avortement
La loi qui décriminalise l’avortement et légalise le mariage entre personnes du même sexe en Irlande du Nord a pris effet ce mardi 22 octobre. L’épiscopat régional évoque «un jour tragique» pour les enfants à naître, et s’inquiète aussi de la situation politique de l’Irlande du Nord, qui a conduit à ce changement législatif.
C’est à minuit, ce mardi, que ces changements sont entrés en vigueur en Irlande du Nord. L'avortement a été libéralisé et le mariage homosexuel légalisé sur décision du Parlement de Westminster à Londres, où sont gérées les affaires courantes de la province britannique en raison de la paralysie de l'exécutif local. En juillet dernier, les députés britanniques avaient voté des amendements pour étendre le droit à l'avortement et au mariage entre personnes du même sexe en Irlande du Nord si aucun gouvernement local n'était formé d'ici le 21 octobre. Dépourvue d'exécutif depuis janvier 2017 à la suite d'un scandale politico-financier, les institutions politiques de la province britannique d'Irlande du Nord sont toujours actuellement à l'arrêt.
Une région jusque-là «à part»
Des députés nord-irlandais étaient revenus siéger lundi en début d’après-midi afin de débattre de la loi et de tenter de s’y opposer. Une action surtout symbolique, car sans le soutien de plusieurs partis, un premier ministre et un vice-premier ministre ne peuvent pas être élus, et la loi adoptée à Londres n’a donc pu être bloquée.
Contrairement au reste du Royaume-Uni, où il est autorisé depuis 1967, l'avortement était jusqu'ici illégal en Irlande du Nord, sauf si la grossesse menaçait la vie de la mère. Le mariage entre personnes de même sexe, autorisé partout ailleurs dans le pays, y restait également interdit.
Respecter le don de la vie
Dans une déclaration datée publiée ce 22 octobre, les évêques catholiques nord-irlandais estiment qu’il s’agit d’un «jour tragique pour les enfants à naître qui ne béniront jamais le monde par leurs vies uniques et précieuses». «C’est aussi un triste jour pour notre démocratie locale», ajoutent-ils.
L’épiscopat d’Irlande du Nord souligne que l’avortement «est une violation brutale du don précieux de la vie», et que ce droit à la vie «ne nous est donné par aucune loi ou gouvernement». Il évoque aussi «la liberté de conscience des professionnels de la santé», qui doit «être respectée». Ceux-ci ne devraient pas être contraints de «soutenir une action qui entre en conflit avec leur engagement à défendre la vie». Les évêques se disent par ailleurs «inquiets» de la redéfinition du mariage avec son ouverture aux personnes de même sexe.
La responsabilité des élus
Le message des prélats nord-irlandais revient en des termes vigoureux sur la situation politique, d’où découle la mise en application de cette nouvelle loi. «L’inévitable vérité, peut-on lire, est que nos élus locaux avaient le temps et le pouvoir d’éviter que cette draconienne législation sur l’avortement de Westminster ne soit introduite au-dessus de la tête des citoyens locaux, mais ils ont choisi de ne pas le faire. C’est le devoir des citoyens de tenir leurs représentants élus pour responsable de ces décisions qu’ils ont prises», estiment les évêques.
«Toute loi humaine qui ôte le droit à la vie est une loi injuste, et chaque personne, chaque votant, chaque représentant politique doit y résister», écrivent-ils plus loin, d’autant plus lorsque ces élus sont catholiques puisque le sujet interpelle alors leur «foi».
Agir politiquement et prier
Les évêques appellent les partis politiques d’Irlande du Nord à «redoubler leurs efforts pour restaurer l’Assemblée et un pouvoir exécutif partagé», afin de «faire face au besoin urgent de construire une société fondée sur le respect du droit à la vie» et attentive aux plus nécessiteux. Ils demandent aux votants de participer aux prochaines consultations sur la législation introduite ce 22 octobre, et de «ne laisser aucun doute à leurs représentants quant à leurs sentiments sur le sujet». Et c’est un appel à la prière que l’épiscopat nord-irlandais lance en conclusion de son communiqué. Prier «pour une société qui respecte l’égal droit à la vie et au soin d’une mère et de son enfant à naître, avec une compassion qui accueille chaque enfant comme un cadeau unique et merveilleux».
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Londres impose l'avortement et le mariage gay à l'Irlande du Nord contre son gré
Lu sur le site 7 sur 7 :
L'avortement et le mariage gay sur le point d’être légalisés en Irlande du Nord, contre l’avis de ses députés
L'avortement est sur le point d'être libéralisé et le mariage homosexuel d'être légalisé en Irlande du Nord, sur décision du Parlement de Westminster, à Londres, malgré une ultime tentative symbolique lundi de députés nord-irlandais de s'y opposer.
Contrairement au reste du Royaume-Uni, où il est autorisé depuis 1967, l'avortement est illégal en Irlande du Nord, sauf si la grossesse menace la vie de la mère. Le mariage entre personnes de même sexe, autorisé partout ailleurs dans le pays, y est également interdit.
Dépourvue d'exécutif depuis janvier 2017 à la suite d'un scandale politico-financier, la province britannique d'Irlande du Nord a ses institutions politiques actuellement à l'arrêt et voit ses affaires courantes gérées par Londres.
Profitant de la situation politique paralysée, les députés de Westminster, à Londres, ont voté des amendements en juillet pour étendre le droit à l'avortement et au mariage entre personnes du même sexe en Irlande du Nord si aucun gouvernement local n'était formé d'ici ce lundi. Ces changements entreront en vigueur à minuit.
"NOUS Y SOMMES, le jour où nous disons au revoir à des lois sur l'avortement oppressives qui ont contrôlé nos corps et nous ont refusé le droit d'avoir le choix", s'est félicité sur Twitter Grainne Teggart, chargé de campagne pour l'ONG Amnesty en Irlande du Nord.
Pour s'y opposer, des députés nord-irlandais sont revenus siéger, lundi en début d'après-midi, afin de débattre de la loi, une action surtout symbolique. Car concrètement, sans le soutien de plusieurs partis, un Premier ministre et un vice Premier ministre ne peuvent pas être élus - ce qui signifie que la loi adoptée à Londres ne pourra pas être bloquée lundi.
“C’est un jour très triste”
Parmi les parlementaires présents, des membres du principal parti unioniste et ultraconservateur DUP, opposé à tout assouplissement sur ces questions et mené par l'ancienne Première ministre nord-irlandaise Arlene Foster.
"C'est un jour très triste", a déclaré cette dernière à la presse après la séance parlementaire. "Je sais que certaines personnes voudront faire la fête aujourd'hui et je leur dis: 'Pensez à ceux d'entre nous qui sommes tristes aujourd'hui et qui estiment que c'est un affront à la dignité humaine et à la vie humaine'".
Des manifestants anti-avortement étaient présents aux abords de l'assemblée nord-irlandaise, certains tenant des pancartes proclamant "L'avortement? Pas en mon nom". Parmi les protestataires, Bernadette Smyth, directrice du groupe Precious Life Northern Ireland a fustigé la décision prise à Londres et qu'elle juge "non démocratique et injuste". (...)
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L'enseignement de la Bible serait incompatible avec la dignité humaine et les droits fondamentaux des autres
publié dans regards sur le monde (Revue Item) le 19 octobre 2019
Royaume-Uni : la Bible condamnée
Un tribunal britannique a rejeté le recours d’un médecin sanctionné pour son refus de principe d’utiliser envers ses patients un vocabulaire issu de l’idéologie du « genre », au nom de la foi chrétienne. Dans leur jugement, les magistrats ont déclaré que l’enseignement de la Bible était « incompatible avec la notion de dignité humaine » (sic).
Le docteur David Mackereth exerce son art depuis plusieurs années pour le compte de la médecine du travail (DWP). Il est établi dans les Midlands, au centre de l’Angleterre. En 2018, son ministère de tutelle décide de le licencier pour faute grave.
Son crime : sa réponse à une question posée au cours d’une inspection. Voici la question : « Que feriez-vous si vous deviez évaluer quelqu’un qui est de toute évidence un homme, mesurant 1,80 m et portant une barbe, mais qui demande à être appelé « madame » ou « mademoiselle » ? » David Mackereth a répondu qu’en tant que chrétien il lui serait impossible d’appeler “madame” ou “mademoiselle” un « grand gaillard barbu ».
Après son licenciement, le médecin a porté l’affaire devant la justice de Birmingham ; en vain, puisqu’il a été débouté. Dans une société apostate qui a renoncé à toute loi morale et au simple bon sens, cette décision n’est sans doute pas une surprise. Mais le plus scandaleux demeure la motivation de l’arrêt du tribunal de Birmingham.
Comme le rapporte la BBC le 2 octobre 2019, les magistrats déclarent que « la foi dans l’enseignement qui se trouve dans la Bible (Genèse 1, 27), tout comme le fait de ne pas croire à la “transgendérité” et de lui opposer l’objection de conscience sont, à notre avis, incompatibles avec la dignité humaine et les droits fondamentaux des autres, en particulier ici, les personnes “transgenres” ».
En d’autres termes, la Sainte Ecriture et l’attitude chrétienne sont taxées de discrimination, ce nouveau délit inventé par les idéologues du temps présent. Le livre de la Genèse rapporte en effet : « Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, et il créa l’homme et la femme ».
« C’est une décision effarante, un véritable séisme pour les chrétiens qui sont prêts à affirmer que nous avons tous été créés hommes et femmes », a déclaré le directeur du Christian Legal Centre (CLC), Andrea Wiliams, qui représente le Docteur Mackereth devant la justice.
Ce dernier a déclaré qu’il « se sentait obligé de faire appel – comme le droit l’y autorise – d’une décision, qui, si elle était maintenue, aurait de graves conséquences pour la pratique de la médecine au Royaume-Uni ».
(Sources : BBC/Lifesite – FSSPX.Actualités – 18/10/2019)
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200 intellectuels se mobilisent face au vide spirituel et moral en Europe
De Rémi Brague sur le site aleteia.org :
Europe : face au vide spirituel et moral, des intellectuels se mobilisent
Tout le monde pointe du doigt, à gauche, le « populisme », à droite l’« invasion des migrants », voire l’« islamisation ». Moins nombreux sont ceux qui rappellent que c’est le divorce entre des élites sourdes et des « petites gens » abandonnées qui provoque en réaction l’exploitation du mécontentement du « bon populo » par des démagogues ; ou encore que c’est l’effondrement démographique du Vieux Continent qui attire en compensation la jeunesse maghrébine et africaine ; ou enfin que c’est le vide spirituel et moral engendré par l’oubli ou le refus du christianisme et de sa base biblique qui fait le jeu des prêcheurs islamistes.
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Kurdes de Syrie : l'incroyable faute morale et géopolitique des USA et de l'Occident
D'Alexandre del Valle sur son site :
Le lâchage des Kurdes de Syrie: l'incroyable faute morale et géopolitique des Etats-Unis et de l'Occident
11 octobre 2019
Après le précédent lâchage des Kurdes d'Afrin et de l'Ouest de la Syrie, où l'armée turque et les milices islamistes pro-turques ont depuis massacré et délogé les Kurdes à l'Ouest de l'Euphrate, c'est cette fois-ci le lâchage des Kurdes de l'Est-syrien que le président américain Donald Trump a décidé dimanche soir dernier après s'être "entendu" par téléphone avec le néo-Sultan turc Erdogan. Alexandre del Valle revient sur cet abandon des Kurdes – critiqué avec justesse par nombre de politiques et d'autorités morales d'Occident – qui était en fait annoncé, prévisible et inévitable pour des raisons évidentes d'intangibilité des frontières et de Realpolitik cynique. Et il a rencontré pour en parler et y voir plus clair l'opposante syrienne modéré et laïque, Randa Kassis, qui défend l'idée d'une Syrie pluraliste, laïque et démocratique post-Assad à la fois débarrassée de la dictature baassiste-Assad, de l'islamisme radical et ouverte au pluralisme politique et ethno-confessionnel dans lequel Sunnites, Chiites, chrétiens (Araméens, arméniens; arabes, etc), Alaouïtes et druzes et bien sûr Kurdes auraient le droit de préserver leur cultures et religions dans le cadre d'un système pluraliste et fédéral qui n'est ni du goût du régime syrien centraliste ni de celui de la Turquie existentiellement anti-Kurdes et qui voit dans le PKK et ses alliés kurdes-syriens des YPG et FDS des "terroristes".

Les forces armées turques et l’Armée nationale syrienne (ANS, nouveau nom des rebelles syriens appuyés par la Turquie), ont initié l’opération “Source de paix” dans le nord de la Syrie contre les Kurdes. Afin de "faciliter" cette offensive, les forces alliées occidentales (Américains, Français et Britanniques), se sont retirées de plusieurs points pour laisser agir Ankara. Une trahison terrible - mais prévisible - pour les Kurdes et leurs soutiens. Mais qui croit encore à la fiabilité des Occidentaux et à leur fidélité, eux qui avaient promis un Etat kurde et un Etat arménien en 1920 (traité de Sèvres) et qui ont trahi alors leur promesse face à la détermination d'Atätürk et non sans avoir laissé ses prédécesseurs "jeunes turcs" et sultans génocider 1,5 millions d'Arméniens et de chrétiens syriaques-araméens sans parler Grecs pontiques ethniquement purifiés...
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Il est inopportun d’ordonner prêtres des hommes mariés
Élu président de la Commission doctrinale de l’épiscopat français en avril 2019, Mgr Laurent Camiade est évêque de Cahors. En qualité de pasteur, il estime que le célibat sacerdotal est bien plus qu’un simple règlement disciplinaire dans l’Église latine. Samuel Pruvot l’a interrogé pour l’hebdomadaire « Famille Chrétienne »:"La question de l’ordination des hommes mariés relève-t-elle de la doctrine ?
En soi, rien n’empêche l’ordination des hommes mariés… Mais, en revanche, cette hypothèse ne me semble ni souhaitable ni opportune par rapport au bien de la communauté.
Mais ne faut-il justement pas ordonner des hommes mariés – des viri probati – dans des territoires comme l’Amazonie où les communautés n’ont pas accès à l’eucharistie ?
Il ne faut pas chosifier les sacrements… Évidemment, l’eucharistie est vitale pour une communauté chrétienne, et je suis le premier à célébrer la messe tous les jours, puisque cela m’est donné. L’enjeu n’est pourtant pas d’avoir son sacrement comme une dose quotidienne. Les sacrements sont liés à l’écoute de la parole de Dieu, explique Vatican II ; ce ne sont pas des actes magiques. L’Église ne nous fait pas l’obligation de communier tous les jours, mais au minimum une fois l’an. Sans doute sommes-nous un peu victimes, en Occident, d’une banalisation du mystère de l’eucharistie et de la présence du prêtre…
Pourtant, la proximité du prêtre semble une réalité capitale pour les fidèles ?
Nul n’est prophète en son pays… Ce proverbe n’est pas un dogme, puisque Jésus prêche en la synagogue de Nazareth ! Mais il rencontre une sérieuse résistance. Humainement, la proximité a ses limites. Certains prêtres sont restés cinquante ans dans le même lieu… Quand ils sont morts, la communauté est morte avec eux. Ils ont tissé de remarquables liens personnels et affectifs, c’est vrai. Mais ils étaient tellement identifiés à un peuple que cela a tout sclérosé. On peut toujours essayer de faire survivre des communautés, mais on n’est pas vraiment dans une dynamique missionnaire. La logique de la proximité, avec les viri probati, n’est pas évidente. La proximité fait perdre cette liberté de parole qui est nécessaire. Il est difficile de prêcher l’Évangile à des gens que vous connaissez trop bien…
Mais le Code de droit canon latin n’oblige-t-il pas les évêques à tout faire pour favoriser la distribution des sacrements ?
Certains voudraient faire dire au Code de droit canonique que les évêques doivent ordonner des gens mariés au nom de l’accès à l’eucharistie ! Ce code stipule, il est vrai, que les fidèles doivent avoir accès aux sacrements. C’est le devoir de l’évêque de faire en sorte qu’ils puissent participer à l’eucharistie. Je note cependant que ce Code ne précise pas la fréquence de la communion. Et c’est quand même le même code de l’Église latine qui impose la continence parfaite aux clercs !
Au nom de l’eucharistie, ne pouvons-nous pas imaginer des adaptations à cette règle ?
À propos de l’eucharistie, il faut se souvenir que le concile de Trente [chapitre 26, Ndlr] n’a pas voulu qu’on ordonne des prêtres pour juste dire la messe et recevoir des honoraires ! Le texte interdit l’ordination aux hommes qui chercheraient un gain matériel en se mettant au service par exemple de grandes familles aristocratiques. Ceux qui militent pour l’ordination d’hommes mariés défendent, sans s’en rendre compte, un certain retour au Moyen Âge ! Le concile Vatican II n’a pas voulu revenir à cette époque. Il a promu des prêtres pasteurs et non des prêtres domestiques d’une famille ou d’un lieu.
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Se voulant non coercitif et démocratique, le nouvel eugénisme avance...
« LE NOUVEL EUGÉNISME AVANCE SANS VÉRITABLE RÉSISTANCE PARCE QU’IL SE VEUT NON COERCITIF ET DÉMOCRATIQUE »
synthèse de presse bioéthique de genethique.org
10 octobre 2019

Dans les colonnes de Politis, Jacques Testart analyse la « révolution technocentrée qui s’opère dans notre culture avec la révision actuelle des lois de bioéthique ». S’il existait auparavant des principes sous-tendant la « bioéthique à la française » (dignité humaine, intégrité des personnes, principe de précaution …), le « progrès scientifique et technique, qu’il soit réel ou fantasmé » est en passe de les balayer, écrit-il. Ainsi, « les institutions en charge de conseiller la bioéthique » (CCNE, OPECST, Conseil d’Etat…) « font preuve d’une griserie technophile jamais vue, conforme à la ‘sacralisation de la technique’[1] pour lever des interdits importants au nom du progrès médical et social et de la compétitivité nationale ».
Les propositions faites par ces institutions se retrouvent pour une part dans le projet de loi bioéthique, et sans illusion Jacques Testart estime que les autres, « en attente de l’’évolution de la société’, feront surface lors de la prochaine révision des lois ». On y trouve : « le recours à la procréation assistée sans indication médicale au risque de la généralisation progressive des conceptions artificielles pourvu qu'on sache en réduire les servitudes ; le dépistage des risques génétiques dans la population, en particulier chez les parents potentiels, alors même que les thérapies géniques demeurent largement impuissantes et que la solution la plus probable aux angoisses ainsi créées chez beaucoup de bien-portants sera de recourir à davantage de FIV avec tri des embryons (DPI) ; l'extension du DPI à tous les embryons conçus in vitro et aussi l'élargissement des particularités qui seront recherchées pour être éliminées ; la création d'embryons pour la recherche alors que les Britanniques, qui font ça depuis 40 ans, n'en ont pas obtenu les résultats promis ; le feu vert donné aux travaux pour modifier le génome des embryons, certains qualifiant ces interventions de « soins » à l'embryon afin d'ouvrir la possibilité de leur transfert in utero ; les recherches pour transformer des cellules banales en gamètes, ouvrant la voie au DPI universel en supprimant les contraintes médicales et en augmentant l'acuité eugénique à partir d'embryons innombrables ». Avec ces mesures, « le nouvel eugénisme avance sans véritable résistance parce qu'il se veut non coercitif et démocratique ».
Jacques Testart regrette par ailleurs que seule l’extension de la PMA soit traitée dans les médias, et estime que « si la cause de la GPA progresse après celle de la PMA, ce n'est pas l'effet de progrès techniques, certains lobbies et médias y ont une large part de responsabilité, hors du « débat démocratique » toujours revendiqué ». Toutefois cet exemple de la PMA est déjà révélateur de la recherche d’une « technicisation labellisée sans craindre la médicalisation des moments les plus intimes où l'acte s'inscrit dans la médecine froide plutôt que dans la relation affective ». Un « refus d’autonomie » - « l’insémination des lesbiennes et des femmes seules devrait pouvoir se passer de la technoscience tant cet acte est à la portée de n’importe qui », qui montre « la face triste du ‘progrès’ (…) et conduit à une bioéthique libertarienne conforme à la poussée transhumaniste ». En outre, cette extension de la PMA est bien plus large que ne le laisse croire l’expression « PMA pour toutes » : « tous les demandeurs » y auront « droit ». « Or, avec la sélection de tous les embryons produits par FIV, c'est le DPI pour toutes et tous qui se profile, dès que les gamètes ne seront plus délivrés par les demandeurs mais générés en laboratoire à partir de cellules banales selon une technologie dont la présente loi autorise la mise au point... » De fait, « Comment ne pas voir une logique dans cet enchainement instrumental qui commence avec le tuyau en plastique de l'insémination et culmine avec le grand tamis génétique pour éliminer les humains inconvenants après avoir généralisé la fabrication des bébés en éprouvette ? »
Pour aller plus loin : Révision de la loi de Bioéthique : « Nous sommes en train de laisser passer des choses gravissimes »
[1] Jacques Ellul
Sources: Politis, Jacques Testart (26/09/2019) - Lois de bioéthique: la griserie technophile