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Eglise - Page 1092

  • Le cardinal Sarah persiste et signe son appel à célébrer ad Orientem

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    Attaqué de toutes parts, et désavoué, hier,  11 juillet, après avoir été reçu par le pape, par un communiqué du P. Federico Lombardi, directeur de la Salle de Presse Vaticane, le cardinal Sarah persiste et signe. Après avoir dûment revu son texte, il l’a fait publier hier par le site de Sacra Liturgia dans une version définitive et officielle en français et en anglais [texte intégral]. Lu sur le blog « salon beige »:

    "Je veux lancer un appel à tous les prêtres. Peut-être avez-vous lu mon article dans L’Osservatore Romano il y a un an (12 juin 2015), ou mon entretien donné au journal Famille chrétienne au mois de mai de cette année. A chaque fois, j’ai dit qu’il est de première importance de retourner aussi vite que possible à une orientation commune des prêtres et des fidèles, tournés ensemble dans la même direction – vers l’est ou du moins vers l’abside – vers le Seigneur qui vient, dans toutes les parties du rite où l’on s’adresse au Seigneur. Cette pratique est permise par les règles liturgiques actuelles. Cela est parfaitement légitime dans le nouveau rite. En effet, je pense qu’une étape cruciale est de faire en sorte que le Seigneur soit au centre des célébrations.

    Aussi, chers frères dans le sacerdoce, je vous demande humblement et fraternellement de mettre en œuvre cette pratique partout où cela sera possible, avec la prudence et la pédagogie nécessaire, mais aussi avec l’assurance, en tant que prêtres, que c’est une bonne chose pour l’Eglise et pour les fidèles. Votre appréciation pastorale déterminera comment et quand cela sera possible, mais pourquoi éventuellement ne pas commencer le premier dimanche de l’Avent de cette année, quand nous attendons le « Seigneur [qui] va venir sans tarder » (cf l’introït du mercredi de la première semaine de l’Avent) ? Chers frères dans le sacerdoce, prêtons l’oreille aux lamentations de Dieu proclamées par le prophète Jérémie : « Car ils tournent vers moi leur dos, et non leur visage » (Jr 2,27). Tournons-nous à nouveau vers le Seigneur ! Depuis le jour de son baptême, le chrétien ne connaît qu’une Direction : l’Orient. « Tu es donc entré, nous rappelle Saint Ambroise, pour regarder ton adversaire, à qui tu as décidé de renoncer en lui faisant face, et tu te tournes vers l’Orient (ad Orientem) ; car celui qui renonce au Diable se tourne vers le Christ, il le regarde droit dans les yeux » (Traité de Saint Ambroise sur les Mystères). » 

    Reçu par le pape, le cardinal Sarah a précisé que son invitation n'est pas une obligation. Le père Lombardi a donc raison de préciser qu'il n'y aura pas de nouvelle directive liturgique ni de modification du Missel. Néanmoins cette invitation à célébrer vers l'Orient, déjà acceptée et relayée par Mgr Rey, reste valable pour tout prêtre." 

    Ref. Le cardinal Sarah persiste et signe son appel à célébrer ad Orientem

    Le Cardinal n'avait pas besoin de réitérer cette précision: dans son discours à Londres, il a clairement dit  qu'il s'agissait d'un souhait et non pas d'une nouvelle règle. Etait-ce-déjà trop demander?

    JPSC

  • Liturgie : le pape François corrige le cardinal Sarah ?

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    Lu sur le site web de l’agence « Zenit » cette mise au point du porte-parole du pape François, le père Federico Lombardi, après des propos du cardinal Sarah sur la célébration de la messe :

    « Pas de nouvelles directives liturgiques, ni changements au Missel romain dont les indications restent en vigueur. C’est la mise au point du père Federico Lombardi, le 11 juillet 2016, après des propos du cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, sur la célébration de la messe.

    Dans un communiqué publié en fin de journée, deux jours après que le pape François ait reçu en audience le cardinal Sarah, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège rectifie des propos prononcés par le cardinal guinéen lors d’une conférence à Londres : « certaines de ses expressions ont été mal interprétées, comme si elles annonçaient de nouvelles indications différentes de celles qui ont été données jusqu’alors dans les normes liturgiques et dans les paroles du pape sur la célébration face au peuple et sur le rite ordinaire de la messe ».

    Durant cette conférence très médiatisée, le 5 juillet, le chef du dicastère de la liturgie a proposé aux prêtres, à partir de l’Avent prochain, de célébrer vers l’orient, ce qui signifie concrètement, d’après l’orientation des églises, célébrer dos à l’assemblée.

    Le père Lombardi précise donc qu’aucune nouvelle directive liturgique n’est prévue pour l’Avent et que les indications générales du Missel romain, qui contient les normes relatives à la célébration eucharistique, sont « toujours pleinement en vigueur ». On lit ainsi au n.299 : « Il convient, partout où c’est possible, que l’autel soit érigé à une distance du mur qui permette d’en faire aisément le tour et d’y célébrer face au peuple. On lui donnera l’emplacement qui en fera le centre où converge spontanément l’attention de toute l’assemblée des fidèles ».

    Si le cardinal Sarah « s’est toujours préoccupé de la dignité de la célébration de la messe », le « porte-parole » du Saint-Siège rappelle par cette note que c’est au pape qu’il revient de décider des normes liturgiques. Deux jours plus tôt, en recevant le cardinal guinéen, le pape François s’est d’ailleurs exprimé en ce sens, assure le père Lombardi. Pas de « réforme de la réforme » à l’ordre du jour en matière de liturgie, ajoute-t-il.

    En outre, « lors de sa visite au dicastère, le pape François a rappelé expressément que la forme “ordinaire” de la célébration de la messe est celle prévue par le Missel promulgué par Paul VI, tandis que (la forme) “extraordinaire”, qui a été permise par le pape Benoît XVI selon (…) les modalités expliquées dans le Motu Proprio Summorum Pontificum, ne doit pas prendre la place de la forme “ordinaire” ».

    Ref. Liturgie: pas de changement au Missel romain

    L’appel du Cardinal Sarah n’était pas une injonction mais une invitation. Il est et reste tout à fait licite de célébrer la messe « ad orientem » sans avoir besoin d’aucune permission. Par ailleurs, la célébration selon la forme extraordinaire du rite romain est bien plus qu' une simple dérogation « miséricordieuse » à la règle.

    A l’article 1er de son motu proprio « Summorum pontificum », Benoît XVI écrit ceci : «  Le Missel romain promulgué par Paul VI est l’expression ordinaire de la lex orandi de l’Église catholique de rite latin. Le Missel romain promulgué par saint Pie V et réédité par le Bienheureux Jean XXIII doit être considéré comme expression extraordinaire de la même lex orandi  de l’Église et être honoré en raison de son usage vénérable et antique. Ces deux expressions de la lex orandi de l’Église n’induisent aucune division de la lex credendi de l’Église ; ce sont en effet deux mises en œuvre de l’unique rite romain. »

    JPSC

  • Ordinations : les tradis feraient-ils de la concurrence déloyale ?

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    La Lettre 550 du 11 juillet 2016 de "Paix liturgique" :

    QUELS NOUVEAUX PRÊTRES DEMAIN ?

    Les ordinations sacerdotales en France en 2016

    La scène se déroule dans une église d'un diocèse rural, où vient d’être célébrée une messe traditionnelle, et que visite le vicaire général. Une dame de la paroisse l'interpelle : « Père, je trouve scandaleux que vous laissiez dire une messe intégriste dans cette église ! » Et le vicaire général de répondre : « Madame, il va falloir vous y faire. Nous n’avons plus d’ordinations. Dans quelques années, seuls les prêtres traditionalistes célébreront dans nos campagnes... » 

    I) Une ordination sur 5 en France pour la forme extraordinaire

    « Pour les évêques, les tradis font de la concurrence déloyale », titre Floris de Bonneville, ancien directeur de l’Agence Gamma, dans un article publié par Boulevard Voltaire, le 25 juin dernier. « Certains évêques seraient-ils jaloux des succès engendrés par certaines paroisses où souffle, en latin, le Saint-Esprit ou la liturgie la plus tradi possible ? Depuis le désastre de l’après-Vatican II qui a vu les églises se vider à un rythme soutenu, la liturgie traditionnelle n’avait jamais été interdite de pratique, mais il aura fallu attendre un motu proprio de Benoît XVI pour autoriser le retour « légal » de la messe tridentine. À la discrétion des évêques mais à la grande satisfaction des pratiquants, car effectivement, là où un prêtre est autorisé à dire la messe, en latin, le visage tourné vers l’Orient, il y a foule. Foule de pratiquants et foule de diverses activités. Avec non pas une majorité de têtes grises, comme c’est le cas, hélas, dans la grande majorité de nos paroisses (sauf chez les petits gris ou sur le territoire d’évêques comme Mgr Rey, Mgr Aillet ou Mgr Crépy), mais avec des jeunes, souvent très jeunes, des scouts, des couples aux nombreux enfants qui disent trouver dans ces messes tridentines le recueillement dans la beauté et la sublimation d’une liturgie riche des siècles pendant lesquels elle a été pratiquée, au temps où la France était fière d’être catholique. » Et Floris de Bonneville de conclure : « Nos Éminences sont-elles aveugles au point de ne pas voir que les pélés traditionnels font des malheurs, que les églises tradis, en latin ou en français, sont pleines ? Il semblerait que le Saint-Esprit aime le latin, l’encens et la soutane. »

    En réalité, les responsables de l’Église de France le savent bien. Comme tous les ans, au mois de juin, le décompte des ordinations diocésaines est publié par la Conférence des Évêques de France (CEF). D'après le tableau de la CEF, 79 prêtres diocésains (dont des prêtres de nouvelles communautés qui auront un ministère diocésain) seront ordonnés cette année. Les détails du tableau sont intéressants : une majorité de diocèses n’ont aucune ordination (Clermont, Coutances, Créteil, Le Havre, Le Mans, Le Puy, Rodez, Marseille, etc.) ; un quart n’a qu’une ou deux ordinations (Aix, Chartres, Évry, etc.). Font exception : Versailles (4) ; Luçon (4) ; Bordeaux (5) ; Toulon (6) ; Vannes (7) ; Paris (11). C’est une légère remontée car ils étaient 71 en 2015. Mais la tendance lourde est à la baisse. Il y avait encore en 1966, après le Concile, 566 ordinations. La chute a été vertigineuse dans les années 70. On est ensuite resté sur un palier de 120 jusque dans les années 2000, pour tomber à moins de 100 prêtres diocésains depuis.

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  • Un nouveau directeur pour le Bureau de presse du Saint-Siège

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    De Sébastien Maillard sur le site du journal La Croix :

    Greg Burke, le nouveau porte-parole du pape

    Le pape François a nommé lundi 11 juillet, deux laïcs pour diriger le Bureau de presse du Saint-Siège, l’Américain, Greg Burke, membre de l’Opus Dei, la journaliste espagnole, Paloma Garcia Ovejero.

    Ces nominations s’inscrivent dans le cadre d’une refonte des moyens de communication du Vatican pilotée par Mgr Dario Vigano.

    L’ancien journaliste de Fox News Greg Burke a été nommé lundi 11 juillet 2016 nouveau directeur du Bureau de presse du Saint-Siège.

    La rumeur courait ces derniers jours dans la salle de presse du Vatican. La nouvelle a été officialisée lundi 11 juillet. À compter du 1er août, Greg Burke sera le nouveau directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, dont il était le « numéro deux » depuis décembre. Cet ancien journaliste américain de 56 ans, maniant entre autres le français, remplace le P. Federico Lombardi, qui quittera ses fonctions après le voyage du pape aux JMJ de Cracovie, à la fin du mois de juillet.

    En nommant Greg Burke, le pape confie un poste exposé à un ressortissant des États-Unis, qui ne comptaient plus de responsable à une fonction significative au Vatican depuis le départ en février de Mgr Peter Wells de la Secrétairerie d’État.

    C’est auprès de ce prélat, dont il reste proche, que Greg Burke occupa ses premières fonctions au Saint-Siège comme « consultant en communication », à partir de 2012. Ce diplômé de l’université Columbia, ancien correspondant à Rome de la chaîne à sensation, Fox News, qui collabora auparavant pour le magazine Time, était alors appelé au secours du pontificat de Benoît XVI afin d’en moderniser l’image. Mais avec l’arrivée du pape François, il était apparu soudain en retrait, sans rôle défini, durant plus de deux ans. Il était même considéré sur le départ.

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  • Année de la miséricorde à Liège : où trouver un lieu de prière et d’adoration ?

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    Dans une lettre publiée le 6 juillet 2016, le pape encourage les chrétiens à rendre visite au Saint-Sacrement "souvent abandonné" dans nos églises, "pour parler filialement avec Lui, pour L’écouter dans le silence et pour se confier tranquillement à Lui". En cette année de la miséricorde, où trouver un lieu de prière et d’adoration silencieuse au cœur de la Ville de Liège ?

     A L’ EGLISE DU SAINT-SACREMENT 

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    Boulevard d'Avroy, 132 à Liège

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    Tous les mardis, de 17h00 à 19h00, adoration eucharistique et confessions (vêpres grégoriennes à 17h00, suivies d’un temps de silence et d’une lecture d’évangile ; chapelet à 18h00, suivi des litanies du Sacré-Cœur ; bénédiction du saint-sacrement à 18h45)

    Le 1er samedi de chaque mois, de 14h00 à 16h00 : dévotion mariale, avec le groupe de prière Notre-Dame de Fatima

    Plus de renseignements: tél. 04.344.10.89 (de l'étranger: +32.4.344.10.89)

    courriel sursumcorda@skynet.be

    L'église du Saint-Sacrement à Liège (Bd d’Avroy, 132) est un sanctuaire appartenant à l'association canonique de fidèles "Sursum Corda". La desserte pastorale de ce sanctuaire est confiée à deux prêtres diocésains: l'abbé Jean Schoonbroodt, chapelain et président de l'association, ainsi que l'abbé Claude Germeau, directeur du foyer d'accueil des jeunes à Herstal.

    Si vous désirez en savoir plus :

     JPSC

  • Face aux musulmans, ne pas rougir de l’Evangile

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    Lu sur le site  web « Riposte catholique » :


    couverture.jpg« Le diocèse de Versailles a publié aux Editions MAME (112 pages 9,90 €) un ouvrage d’accompagnement pour favoriser le dialogue de foi entre chrétiens et musulmans.

    « Les questions ou les objections qui nous sont faites, mais aussi la pratique et les convictions religieuses des non-chrétiens ont toujours représenté et représentent aujourd’hui encore pour nous une véritable provocation, au sens le plus positif du terme. » Mgr Aumonier, évêque de Versailles (Extrait de la préface Je ne rougis pas de l’Evangile, Mame – Avril 2016)

    En octobre 2011, Mgr Eric Aumonier, évêque de Versailles, concluait le synode diocésain en publiant notamment 16 décrets de mise en œuvre des décisions de l’assemblée synodale. Le synode invitait à  favoriser le dialogue interreligieux, en particulier pour les jeunes en âge scolaire grâce à la production d’outils concrets destinés en priorité à accompagner les jeunes qui vivent quotidiennement au contact de personnes d’autres religions. L’expansion de la religion musulmane dans les Yvelines a incité la publication d’un guide permettant aux grands jeunes catholiques de pouvoir vivre clairement et sereinement  un dialogue quotidien avec leurs amis musulmans.

    Conçu avant tout pour les accompagnateurs de jeunes (parents, éducateurs, enseignants…), ce manuel se veut pratique, simple et clair. Il part du contenu de la foi chrétienne et de ce qu’en disent les musulmans sous la forme de 9 interpellations :

    Qui est Dieu ?

    La personne de Jésus

    La mort de Jésus

    Bible et Coran : valeur et validité des Ecritures

    Jeûne, prière et aumône

    Interdits

    Conversion et apostasie

    Enfer et paradis

    Existe-t-il un lien entre Jésus et Mahomet ?

    L’ouvrage a été dirigé par le Père Xavier Chavane, curé des Mureaux et délégué épiscopal du diocèse de Versailles pour la pastorale des cités, les milieux populaires et la cité ouvrière, et le Père Louis-Pasteur Faye, curé de Sainte-Bernadette à Versailles et délégué diocésain pour les relations avec les musulmans. 

    C’est un ouvrage facile d’accès autour des interpellations les plus récurrentes des musulmans à l’égard des chrétiens. Les auteurs apportent des éléments de réponse.

    Extrait, issu du premier chapitre « Qui est Dieu ? » : 

    « Si beaucoup des attributs donnés à Dieu par le Coran sont honorables, élogieux et dignes de Dieu, d’autres posent problème, au moins pour le chrétien, par exemple, Ad-Dârr, « celui qui peut nuire » ou « le Pernicieux », Al-Moumît, « celui qui fait mourir », Al-Mountaqim, « le Vengeur », ou Al-Jabbar, « le Téméraire » (pouvant être violent et cruel).

    Ref. Face aux musulmans, ne pas rougir de l’Evangile

    JPSC

  • Devenir le prochain de ceux qui souffrent; prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine pour le 15e dimanche du T.O.

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    Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine (Lc 10, 25-37) (archive du 14 juillet 2013) pour le 15e dimanche du Temps ordinaire.

    http://www.delamoureneclats.fr / http://www.unfeusurlaterre.org

    Évangile : La loi d'amour : le bon Samaritain (Luc 10, 25-37)

    Pour mettre Jésus à l'épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question : « Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ? » Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit ? Que lis-tu ? » L'autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : « Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie. » Mais lui, voulant montrer qu'il était un homme juste, dit à Jésus : « Et qui donc est mon prochain ? » Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l'avoir dépouillé, roué de coups, s'en allèrent en le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l'autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l'autre côté. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié. Il s'approcha, pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent, et les donna à l'aubergiste, en lui disant : 'Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.' Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme qui était tombé entre les mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répond : « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. »

  • Un témoignage inédit concernant un plan nazi pour enlever le pape Pie XII

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    Lu sur zenit.org (Constance Roques) :

    Le plan nazi pour enlever Pie XII, témoignage inédit

    Antonio Nogara, témoin oculaire, raconte, dans L’Osservatore Romano

    Antonio Nogara raconte, dans L’Osservatore Romano en italien du 6 juillet 2016 « cette nuit de 1944… quand le substitut se précipita chez le directeur des Musées du Vatican ». Les alliés venaient de confirmer le plan de Hitler d’enlever Pie XII, déjà connu du pape grâce à l’ambassade d’Allemagne.

    Voici notre traduction intégrale de ce récit inédit, par un témoin oculaire.

    ***

    Dans la Rome, « ville ouverte » de 1943 et 1944, le langage habituel recourait, avec une grande fréquence, aux mots s’éloigner, s’éclipser, se tenir en embuscade, se cacher, échapper, disparaître, en référence aux personnes, et cacher, masquer, camoufler, dissimuler, en référence aux choses ; des verbes qui se confrontaient aux noms d’arrestations, déportations, razzias, coups de filet, perquisitions et séquestrations, termes révélateurs de la situation difficile d’alors.

    Malgré l’afflux de personnes déplacées en quête d’une aide et d’un refuge, la Ville surpeuplée semblait presque déserte. Promenades, réceptions et divertissements en général quasiment abolis ; les « sorties », parfois à la limite de l’aventure, étaient destinées à la recherche du strict nécessaire à repérer le plus près possible, en empruntant de préférence les chemins, ruelles et petites places où la contiguïté des magasins, porches et bifurcations offraient de plus grandes possibilités de se dissimuler ou des échappatoires.

    Le soir, tout le monde à la maison, autour de radios grésillantes, de portée limitée ou troublée, le volume au plus bas, en quête d’informations, ou engagé, avec des proches et des voisins d’immeubles, dans des parties prolongées de « briscola », de « scopa » (jeux de cartes populaires, ndlt) et de jeux similaires, mais toujours l’oreille tendue pour percevoir le danger imminent dans le son suspect du pas cadencé d’une ronde, un ordre militaire sec, le bruit d’un véhicule, un coup de feu…

    Les rassemblements indispensables pour des raisons vitales, prompts à se dissoudre au premier signal d’alarme, se formaient à l’abri des cantines publiques et des paroisses qui distribuaient des rations fournies par le vicariat ou par le Cercle de Saint Pierre qui, grâce à la générosité de la Société générale immobilière et à ses camions protégés par les drapeaux du Vatican – certains étaient aussi mitraillés, faisant des victimes parmi les chauffeurs – se trouvaient en Italie centrale (Ombrie et Toscane).

    Dans l’attente des tours, l’anonymat et le caractère occasionnel des rencontres favorisaient les échanges de conversations de circonstance, banales et circonspectes, dans lesquelles la patience forcée commune se créait des moments d’exutoire par des interjections dont l’hyperbole sarcastique masquait souvent la protestation. Parmi toutes celles qui m’ont été rapportées, je fus frappé alors par celle de quelqu’un qui, racontant avoir assisté à des coups de filet systématiques et à des disparitions de parents et de connaissances, hasarda, d’un ton sournois : « il ne manquerait plus qu’ils nous emmènent le pape ! » L’expression, à la limite de l’imaginable, aurait eu l’effet voulu en se référant à la Coupole ou au Colisée mais, avec l’allusion au pontife, elle obtenait la plus grande efficacité, comme une malédiction dans la douleur, l’humiliation et l’effarement, réveillant dans le subconscient, croyant ou non croyant, la question angoissée : mais qu’en serait-il de Rome sans le pape, centre du christianisme ?

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  • Rendre visite au Christ abandonné dans nos églises

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    Lu sur zenit.org :

    Le pape encourage à rendre visite à Jésus «abandonné» dans les églises

    Message pour le Congrès eucharistique italien

    Le pape François encourage les chrétiens à rendre visite au Saint-Sacrement, « souvent abandonné » dans les églises. Dans une lettre publiée le 6 juillet 2016 en vue du Congrès eucharistique italien, le pape invite ainsi à écouter le Christ « dans le silence ».

    Le message du pape François, en latin, est adressé au cardinal Angelo Bagnasco, président de la Conférence épiscopale italienne et envoyé spécial du pape pour cet événement prévu du 15 au 18 septembre prochains à Gênes, en Ligurie, au nord ouest du pays.

    A cette occasion, le pape invite « tous les fidèles participants à honorer toujours plus (…) l’Eucharistie, et à s’en nourrir pour être fraternellement unis entre eux ».

    « Nous voulons en outre exhorter tout le monde, ajoute le pape, à rendre visite – si possible, tous les jours – surtout dans les difficultés de la vie, au (…) sacrement de l’amour infini du Christ et de sa miséricorde, conservé dans nos églises, et souvent abandonné, pour parler filialement avec Lui, pour L’écouter dans le silence et pour se confier tranquillement à Lui ».

  • Le nombre de musulmans convertis au christianisme en évolution constante

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    Lu sur didoc.be :

    Des musulmans qui se convertissent au christianisme

    Les conversions de musulmans au christianisme constituent un thème délicat, sur lequel il n’est pas facile de réunir des données concluantes. Mais des informations de différentes sources indiquent qu’il s’agit d’un phénomène significatif.

    D’après les statistiques annuelles publiées en France par la Conférence Episcopale sur les baptêmes d’adultes, environ 4 % des catéchumènes proviennent de l’islam. Cette année, ils furent 160 sur un total de presque 4000.

    De même, le diocèse allemand de Hambourg a communiqué que, lors de la dernière fête de Pâques, 196 musulmans ont rejoint l’Eglise Catholique. Il y a également des données en provenance d’Autriche sur le baptême de quelque 40 Syriens, Iraniens et Afghans au cours du mois d’avril dernier.

    Par ailleurs, dernièrement ont été publiées des informations sérieuses qui contredisent l’impression populaire de la difficulté de passer de l’islam au christianisme. Et elles ne se réfèrent pas seulement aux musulmans réfugiés en Occident suite aux conflits du Moyen-Orient. Dans les états islamiques, par contre, les conversions sont plus problématiques car cette décision personnelle est sanctionnée par de lourdes peines qui peuvent aller jusqu’à l’exécution.

    Dix millions de conversions depuis 1960

    La revue Journal of Research on Religion estime à environ dix millions le nombre de convertis depuis 1960. Aux Etats-Unis, il y aurait quelque 20.000 baptêmes par an, en majorité au sein des communautés évangéliques ou pentecôtistes protestantes, mais il y en a aussi chez les catholiques et les orthodoxes.

    Les sociologues de la religion étudient les raisons de ce phénomène. Le journaliste libanais Camille Eid affirme dans Tempi.it qu’il s’agit d’une évolution impossible à chiffrer mais en croissance constante, tant en Europe que dans les pays de majorité musulmane. La cause serait à chercher dans la réaction de fidèles qui cherchent des réponses à leurs questions personnelles dans des confessions différentes de celles d’un islam chaque fois plus répressif. A cela s’ajouterait la découverte de l’Evangile de l’amour et de la vérité : « Découvrir que Dieu est Amour est révolutionnaire ».

    Il y a bien évidemment des conversions parmi les réfugiés, comme le signale Chistianity Today, qui fournit des données réelles de Hanovre, capitale de la Basse-Saxe, ou de Winsen, une ville de ce même Land. Bien entendu, les nouvelles technologies aident les réfugiés à mieux connaître Jésus-Christ : les églises évangéliques et catholiques utilisent les SMS et le téléphone pour fournir des informations aux immigrants en langue arabe ou en perse. En outre, elles organisent des cours pour qu’ils comprennent mieux la foi avant de se faire baptiser et pour exclure les motivations purement humaines telles que l’espoir d’augmenter ses chances de recevoir l’asile en Allemagne.

    Au-delà des réfugiés, malgré la répression

    Mais le phénomène dépasse le milieu des réfugiés. Un indice de l’augmentation des conversions est la réaction des autorités, également sur le plan répressif, comme dans le cas de l’Algérie. Ainsi, le Père Pierre Humblot, prêtre récemment expulsé d’Iran après 45 ans de mission, actuellement de retour en France, parle de 300.000 conversions dans ce pays, un phénomène incroyable quand on sait que les célébrations chrétiennes en langue locale sont interdites.

    Camille Eid signale l’expérience d’une émission de télévision chrétienne d’Afrique du nord, Al Hayat. Elle est dirigée par un Marocain converti, fils d’un imam. Pendant l’émission, on raconte l’histoire d’ex-musulmans tandis qu’interviennent par téléphone des personnes converties ou en voie de conversion grâce à ce programme. Il y a des Jordaniens, des Egyptiens, des Tunisiens, des Marocains, mais aussi des Français. Le directeur de l’émission aborde le problème des fondements de l’islam et ne manque pas d’évoquer combien il a souffert de l’exclusion familiale suite à sa conversion.

    Concrètement, à propos des obstacles que peut rencontrer un musulman qui désire se convertir, il explique comment de nombreuses familles créent le vide autour de leurs membres qui abandonnent l’islam. Il rappelle l’histoire d’un Marocain converti (et, par la suite, ordonné prêtre) dont la famille a célébré les funérailles avec un cercueil vide. En tout cas, la loi islamique de plusieurs pays du Moyen-Orient viole la liberté religieuse : le converti est déshérité et peut être condamné à plusieurs années de prison, voire même à être exécuté.

    Source : https://www.aceprensa.com/articles/musulmanes-que-se-convierten-al-cristianismo/. Ce texte a été traduit de l’espagnol par Carine Therer.

  • Rendre nos célébrations liturgiques plus fidèles au souhait des Pères du Concile ?

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    D'Arthur Herlin sur aleteia.org :

    Comment rendre la messe « plus fidèle au souhait des Pères du concile » ?

    À quelques heures d'une conférence organisée à Londres sur le thème de la liturgie au cours de laquelle le cardinal Sarah doit intervenir, Mgr Rey dévoile les changements qui y seront annoncés.

    Aleteia : Monseigneur, vous organisez cette année à Londres la troisième conférence internationale Sacra Liturgia. Pouvez-vous présenter cet évènement ?

    Mgr Dominique Rey : Sacra Liturgia est un colloque qui a lieu du 5 au 8 juillet, auquel participent plusieurs évêques, prêtres et laïques, qu’ils soient pasteurs de terrain, universitaires, servants d’autel, musiciens, etc. Nous travaillons sur l’importance de la formation et de la célébration pour l’Église d’aujourd’hui. Pendant quelques jours, tous peuvent se rencontrer, joindre et confronter les idées et la théorie avec les expériences concrètes. C’est un temps de prière, de célébration et de réflexion.

    Quelle est la nature et l’esprit de votre démarche ?

    Notre démarche s’inscrit dans la fidélité au magistère des derniers papes. Saint Jean-Paul II a écrit dans Ecclesia de Eucharistia que « l’Eucharistie, sacrement par excellence du mystère pascal, a sa place au centre de la vie ecclésiale » (n. 3). Dans le livre d’entretien Lumière du monde, Benoît XVI a indiqué que « l’Église est visible pour les hommes par beaucoup de biais, […] mais le lieu où on l’éprouve le plus souvent comme une Eglise est la liturgie » [1]. Le concile Vatican II expose que « la liturgie est le sommet vers lequel tend l’action de l’Église, et en même temps la source d’où découle toute sa vertu » (Sacrosanctum Concilium, n. 10). Le pape François veut poursuivre ce mouvement. Dans Evangelii Gaudium, il a écrit que « l’Église évangélise et s’évangélise elle-même par la beauté de la liturgie, laquelle est aussi célébration de l’activité évangélisatrice et source d’une impulsion renouvelée à se donner » (n. 25). Notre démarche est de communion : nous souhaitons célébrer la diversité des rites ou des usages légitimes au sein de l’Eglise ; la messe de clôture sera par exemple célébrée suivant les usages anglicans approuvés par la curie romaine.

    Le cardinal Robert Sarah, préfet de la congrégation pour le Culte divin et la discipline des sacrements, « ministre de la liturgie » du Pape, a prononcé le discours d’ouverture. Qu’en avez-vous retiré ?

    La présence du cardinal Sarah est un honneur et une forme d’encouragement de la part du Saint-Siège. C’est une manière de diriger nos travaux dans le sens de l’impulsion donnée par le Saint-Père à l’Église.

    Dans son discours d’introduction, le cardinal a clairement affiché son objectif : rendre nos célébrations liturgiques plus fidèles au souhait des Pères du concile. Dans le domaine de la liturgie, la constitution Sacrosanctum Concilium reste profondément d’actualité. En la relisant, on s’aperçoit par exemple du chemin qu’il reste à parcourir pour une plus grande participation intérieure des fidèles.

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  • Le Vatican sur le point de prendre des décisions concernant Medjugorje

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    Lu sur aleteia.org :

    Le Vatican reprendra-t-il en main Medjugorje ?

    La nomination d'un administrateur apostolique est envisagée mais il est encore trop tôt pour le dire, selon le porte-parole du Saint-Siège.

    La nomination par le Pape d’un administrateur apostolique pour le sanctuaire marial de Medjugorje (Bosnie-Herzégovine) est « une hypothèse étudiée » par Rome « mais aucune décision n’a été prise en ce sens », a déclaré le 4 juillet dernier le père Federico Lombardi. Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, réagissait à des rumeurs de la presse locale annonçant l’intention du Vatican de retirer aux frères franciscains la gestion des lieux, très controversée mais attirant près d’un million de fidèles par an.

    Cette nomination, prédit l’agence I-Media, pourrait intervenir en même temps que l’annonce des conclusions de la commission spéciale de cardinaux et de théologiens mise en place, en 2010, par Benoît XVI pour étudier le dossier Medjugorje, et dont les travaux se sont terminés début 2014. Les conclusions ont été remises à la Congrégation pour la doctrine de la foi, pour les étudier à son tour et les remettre au pape François, à qui revient la décision définitive.

    Un an après l’annonce du pape François

    « Nous sommes sur le point de prendre une décision », avait annoncé le pape François au retour de son déplacement à Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine, en juin 2015. Dans le rapport final figurent les interrogatoires des six voyants et autres témoins, les récits de personnes concernées, les expertises, et des réflexions théologiques sur « les messages » laissés par la Vierge. C’est sur la base de tout ce matériel étudié minutieusement que le Pape devra se prononcer.

    Quelques jours plus tard, lors d’une messe à la maison Sainte-Marthe au Vatican, il avait ironisé sur les « voyants » qui prétendent assister à des apparitions régulières de la Vierge. Il avait mis en garde devant la tentation d’une « spiritualité chrétienne un peu éthérée », avant de lancer : « Mais où sont ces voyants qui nous disent aujourd’hui quelle lettre la Vierge enverra à 16 h ? Et ils vivent de cela. Cela n’est pas l’identité chrétienne. La dernière parole de Dieu s’appelle Jésus, rien de plus ».

    Dans la petite localité de Medjugorje, située à 25 km au sud-ouest de Mostar, la Vierge serait apparue à de très nombreuses reprises après une première apparition à six enfants de la région, en 1981. Le va-et-vient des pèlerins est depuis continu. En un peu plus de trente ans, leur nombre frôlerait les 40 millions, selon différentes sources. Parmi les six voyants, certains affirment encore voir  la Vierge Marie à intervalles réguliers, quotidiennement, tous les mois ou une fois par an, et qu’elle leur enverrait des messages. Une centaine d’évêques et plusieurs cardinaux se sont rendus à Medjugorje. Plus d’un million de personnes, avec parmi eux plus de 40 000 prêtre, s’y rendent chaque année, dont 30 000 pèlerins français.

    Le clergé local

    Jusqu’à aujourd’hui, le Saint-Siège s’est chargé de donner quelques indications aux évêques sur la conduite à tenir vis-à-vis du sanctuaire marial, sans pour autant se prononcer sur la validité des apparitions mariales. Si les démarches privées ne peuvent être interdites, le sont en revanche les pèlerinages officiels. Toutes les controverses nées autour du sanctuaire n’ont fait qu’aggraver un vieux conflit entre le clergé local et les franciscains, particulièrement présents dans le pays et attachés à Medjugorje. Dans un passé récent, deux propositions avaient été avancées : restaurer l’ancien diocèse de Trebinje, afin de soustraire Medjugorje au territoire de Mostar, ou créer un sanctuaire dont la gestion serait confiée à un recteur de l’extérieur.

    À ce jour, la position officielle de l’Église catholique repose sur la Déclaration de Zadar, fruit d’un long travail de la Conférence Épiscopale d’ex-Yougoslavie qui, au bout de sept ans d’études, est arrivée à la conclusion : « Il n’existe pas de certitude sur l’origine surnaturelle des événements de Medjugorje ».