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Eglise - Page 1089

  • La procédure de béatification de Romano Guardini est amorcée

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    Romano Guardini est une des grandes figures de la théologie contemporaine appréciée de Benoît XVI et à laquelle le pape actuel a consacré des recherches durant ses études :

    Lu sur kerknet.be (notre traduction) :

    L'archidiocèse de Munich et Freising désire la béatification du philosophe germano-italien et théologien Romano Guardini (1885-1968).

    L'archidiocèse allemand de Munich et Freising, a lancé ce mois-ci la préparation du processus de béatification du philosophe germano-italien et théologien Romano Guardini (1885-1968). Il est considéré comme l'un des penseurs catholiques les plus importants du siècle dernier et un pionnier du Concile Vatican II (1962-1965).

    Un important penseur catholique

    Guardini est né à Vérone en Italie en 1885, mais a vécu et travaillé la majeure partie de sa vie en Allemagne. En 1910, il a été ordonné prêtre. En 1915, il est diplômé en tant que théologien à l'Université de Fribourg. Entre 1923 et 1939, il a enseigné à Berlin la philosophie de la religion et la vision catholique du monde. En 1939, il a a été obligé par les nazis de démissionner de son enseignement. Après la guerre, il fut à nouveau professeur à l'université de Tübingen.

    Aptitude à l'interdisciplinarité

    Selon le professeur Ugo Perone, qui a la chaise Guardini à l'Université Humboldt de Berlin, sa pensée a été caractérisée par sa propension à l'interdisciplinarité: en tant que chercheur, il était non seulement intéressé par la théologie, mais aussi par la philosophie et la poésie. Dans le même temps, il a donné forme à des projets pastoraux pratiques - tels que le développement de la liturgie - et il a exprimé une forte empreinte sur le catholicisme en Allemagne.

    Il est exceptionnel que tant de compétences soient combinées en une seule personne.
    Source: Katholisch.de

  • Fraternité des Saints Apôtres et crise de l'Eglise : quelle attitude prendre ?

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    Sur son blog, le Père Simon Noël, moine du monastère de Chèvetogne, met en ligne ces réflexions qui invitent à la prudence et à l'obéissance mais aussi au discernement en profondeur. Elles méritent d'être lues avec la plus grande attention : 

    La fraternité des saints apôtres et la crise de l'Eglise

    Le Père Zanotti-Sorkine à Marseille

    La dissolution de la Fraternité des saints apôtres et l'obéissance à l'Eglise

    Le décret de dissolution de la Fraternité des saints apôtres vient donc d'être officiellement promulgué par l'archevêché de Malines-Bruxelles. Lors de ses adieux, Mgr Léonard avait dit que l'un des cadeaux qu'il laissait en quittant sa charge était l'existence d'un certain nombre de séminaristes, gage de futures ordinations de prêtres dans l'archidiocèse, et espoir d'une relève. Il léguait cela à son successeur avec une joie non dissimulée. Pour certains d'entre eux l'expérience va s'arrêter.

    Que faut-il en penser? Certains ne cachent pas leur tristesse et leur déception, ni leur crainte pour l'avenir immédiat de l'Eglise en Belgique. Leur douleur doit être entendue. Car celle-ci montre qu'ils ne sont pas insensibles à ce problème grave qu'est la vocation sacerdotale et la formation des séminaristes.

    Le primat de Belgique dit avoir pris sa décision devant Dieu et en conscience. Il a aussi consulté les autres évêques du royaume ainsi que les instances romaines compétentes. Comme toute décision de la hiérarchie, celle-ci doit être reçue avec un a priori favorable. En effet personnellement je ne vois pas comment on pourrait mettre en doute sa parole. Tout au plus pourrait-on, en cas de désaccord profond, pratiquer ce qu'on appelait au XVIIe siècle, lors du conflit janséniste, le "silence respectueux".

    Mais vous m'objecterez saint Thomas d'Aquin et ce qu'il dit sur l'obligation de pratiquer la correction fraternelle à l'égard des prélats qui nuisent au bien commun de l'Eglise. Oui mais dans ce cas, il vous faudrait une certitude morale suffisante, basée sur une entière connaissance du dossier. Tant que vous ne l'avez pas, vos critiques sont stériles et vous vous exposez peut-être à devoir plus tard vous déjuger.

    Je prends cependant l'objecteur au sérieux et j'admets comme supposition que l'archevêque a commis une faute ou du moins une erreur. Dans ce cas, l'obéissance demeure la voie chrétienne traditionnelle. Obéir promptement, surtout avec son intelligence, est le seul moyen pour que la volonté de Dieu se réalise, par les voies qui sont les siennes. L'exemple de tant de saints nous le prouve à travers l'histoire de l'Eglise. Si on croit vraiment en la Divine providence, on a cette assurance qu'il faut s'abandonner avec confiance, malgré toutes les apparences contraires, car Dieu permet le mal, pour qu'en sorte un bien plus grand.

    Dom Lambert Beauduin, le fondateur du monastère bénédictin de Chevetogne, avait une vision sur le renouveau monastique et sur l'unité des chrétiens, qui dérangeait un certain de nombre d'autorités de l'époque. Il avait eu l'appui du cardinal Mercier, mais celui-ci n'était plus. Dom Lambert fut finalement frappé d'une sanction administrative, car on n'avait rien trouvé contre lui du point de vue doctrinal ou du point de vue moral. Il dut s'exiler en France. Il se soumit et jamais ne se révolta. Sa patience et sa persévérance à la longue furent payantes. Sur sa tombe on peut lire cet éloge: Vir Dei et ecclesiae, Homme de Dieu et de l'Eglise. Il aimait dire en effet qu'on ne critique pas sa mère.

    J'espère que le Père Zanotti-Sorkine saura trouver les mots justes pour guider ses enfants spirituels sur la bonne voie. Je prie beaucoup pour eux tous.

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  • A-t-on pris la peine de vérifier le charisme de la Fraternité des Saints Apôtres ?

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    Un ami de notre blog, B.M., un prêtre belge, nous partage ces réflexions :

    Dans les motifs de la décision de dissoudre la fraternité des SS Apôtres à Bruxelles, il n'y a aucune référence formelle à son charisme. On voudrait le souhaiter comme le demande le récent document "Iuvenescit Ecclesia" de la Congrégation pou la doctrine de la foi en date du 15 mai 2016.

    On peut y lire entre autre : "Dans cette exigence d’une nouvelle évangélisation, il est plus que jamais nécessaire de reconnaître et d’apprécier les nombreux charismes, susceptibles de réveiller et de nourrir la vie de foi du peuple de Dieu" (n.1) et encore : "Reconnaître l’authenticité du charisme n’est pas toujours une tâche facile, mais c’est un service nécessaire que les pasteurs sont tenus d’effectuer. La communauté des fidèles, en effet, a « le droit d’être avertie par ses Pasteurs de l’authenticité des charismes et de la confiance que l’on peut accorder à ceux qui en sont les porteurs »[66]. Pour cette raison, l’autorité devra être consciente du caractère imprévisible des charismes suscités par l’Esprit Saint, en les valorisant selon la règle de la foi, en vue de l’édification de l’Église[67]. Il s’agit d’un processus qui prend du temps et requiert des étapes précises pour parvenir à leur vérification, avec un discernement sérieux, jusqu’à la reconnaissance de leur authenticité par l’Église. La réalité qui prend corps en naissant d’un charisme doit jouir d’un temps opportun d’expérimentation et de sédimentation, qui fasse passer de l’enthousiasme des débuts à une configuration stable. Dans tout l’itinéraire de vérification, l’autorité de l’Église doit accompagner avec bienveillance cette nouvelle réalité. Il s’agit, de la part des Pasteurs, d’un accompagnement qui ne cessera jamais, parce qu’il n’est pas de terme à la paternité de ceux qui, dans l’Église, sont appelés à être les vicaires de Celui qui est le Bon Pasteur et dont l’amour empressé ne s’arrêtera jamais d’accompagner son troupeau." (n. 17)

    Le document donne ensuite au n.18 une série de 8 critères de discernement pour chercher à authentifier un nouveau charisme. On suppose que le nombre de prêtres Français ne fait pas partie du coeur du charisme de cette fraternité, mais est un fait contingent lié à la création de la fraternité comme ce genre de particularité s'est produite maintes fois à la naissance d'un nouveau charisme dans l'Église. Il plus que souhaitable d'évaluer et de justifier positivement ou non un charisme naissant si nous voulons demeurer fidèles aux dons du Christ pour son Église, dons déjà revus et à recevoir.

  • Lettre de Mgr Jeanbart, archevêque catholique d'Alep, sur la fin de la guerre en Syrie

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    Mgr Jeanbart vient d'adresser une nouvelle lettre aux chrétiens de Syrie où il écrit, fort de son Espérance : " Oui la paix est proche, il n’y a aucun doute à cela, et avec elle, notre patrie bien-aimée sera le terrain d’une reprise étonnante et admirable. "

    Message aux chrétiens de Syrie (traduit de l’arabe).

    AU COEUR DE LA TEMPETE ET FACE A LA PAIX QUI ARRIVE, RESTEZ ! 

    Au cours des tous derniers jours, une tempête folle a secoué notre existence, une des plus violentes que nous avons dû subir au cours de cette guerre injuste et détestable, dont souffre notre pays depuis plus de cinq ans. Nous avons assisté avec  beaucoup de peine et de regret à‏ la destruction et à la démolition de nombre de maisons appartenant à nos fidèles, et à quelques unes de nos institutions, mais grâce à Dieu, les dégâts se réduisaient en général aux biens matériels. Bref, et malgré tout, l’escalade des bombardements sans discernement et sans précédent, a terrorisé les habitants dans les quartiers résidentiels de la ville, et a occasionné aux maisons et aux commerces de nos fidèles des pertes considérables ; tout cela a semé la peur et le désarroi dans leurs cœurs, et a épouvanté les femmes et les enfants.

    Face à ces événements cruels dont souffrent les citoyens, nous ne trouvons plus de paroles qui puissent justifier ce qui se passe, ni de mots pour consoler les sinistrés, les blessures sont tellement profondes, il ne nous reste plus que les invocations et la prière. Une prière qui les aide à patienter et à accepter leurs malheurs, et qui en même temps, stimule d’autres à se lever et se mettre à travailler pour offrir bénévolement leur aide et leur soutien à ceux qui en ont besoin.  La prière qui fait naître l’espoir dans les esprits et la charité dans les coeurs, est peut-être la seule réponse significative et le baume le meilleur pour calmer les douleurs des victimes innocentes dans ces circonstances de grand désastre et de désolation.

    Notre prière doit être fervente envers le Seigneur, présent parmi nous, mais invisible, afin qu’il intervienne comme Il l’a fait avec ses apôtres pour calmer cette tempête de violence et de guerre, et pour apaiser l’anxiété des sinistrés et des terrorisés, et raffermir les personnes de bonne volonté dans leur action d’aide humanitaire d’urgence dans les différents domaines : alimentaire, médical, social, habitat.  Chacun d’entre nous doit prendre garde et ne point oublier, même pour une seconde, que nous sommes en proie à une guerre féroce et que nous faisons face à une agression criminelle et injuste qui subtilise nos terres et nos propriétés, les droits de notre peuple et toutes nos ressources humaines, commerciales et civiles autant que notre héritage religieux et culturel.

    Notre position face à cette agression serait : soit la reddition et la fuite, soit la résistance  et le courage de l’affrontement.  Faire front et réagir nous donne la chance de continuer à vivre chez nous ; se laisser abattre par le désespoir et s’enfuir serait une perte de tout ce qui constitue notre patrimoine du passé, notre présent plein de ressources et de tout notre avenir sur la terre de notre pays bien-aimé qui nous a vu naître et nous a beaucoup donné dans le passé ; cette terre généreuse ne manquera pas de nous assurer un avenir brillant si nous savons résister et patienter.  Le choix est évidemment clair : nous persévérons et restons, ou nous nous rendons pour nous enfuir, dispersés dans les quatre coins du monde et aller nous réfugier dans des pays qui ne sont pas les nôtres, pour accepter de vivre de l’aide sociale et de la compassion des bienfaiteurs.

    Certains de ceux qui désirent émigrer, prétendent qu’ils le font pour l’avenir de leurs enfants ; nous ne leur reprochons point cet objectif légitime et louable, mais nous leur demandons de nous répondre franchement et clairement : qui vous a dit que l’éducation de vos enfants sera nécessairement meilleure à l’étranger ? Savez-vous que les sociétés occidentales se débattent dans des problèmes de réforme de leur système pédagogique, et que les valeurs sur lesquelles vous avez été éduqués et que vous espérez transmettre à vos enfants, vous ne les retrouverez pas facilement là-bas ? Savez-vous que l’âge de la majorité permet aux adolescents dans ces pays, de se soustraire très tôt à l’autorité parentale ? Les enfants peuvent contredire leurs parents, et dans certains pays, on leur donne le droit de les poursuivre en justice si, un jour, pour leur propre bien, ils essayaient de les contraindre.  Sans parler du relâchement qui fait que beaucoup de jeunes tombent dans l’insouciance, l’oisiveté, et même parfois la drogue et la violence. Honnêtement, à bien y réfléchir, nous pensons qu’une formation sérieuse pour nos nouvelles générations peut trouver une bonne base chez nous, et peut-être même, meilleure que dans certaines sociétés occidentales vers lesquelles se pressent les uns et les autres. Reconnaissons quand-même honnêtement que les jeunes qui ont pu être éduqués dans nos écoles et nos universités, et qui ont ensuite voyagé en Europe en vue d’une spécialisation académique ou à la recherche d’un emploi, ont récolté le succès. L’application et la discipline qui étaient à la base de leur éducation leur ont été d’un grand secours et ont été à l’origine de leur succès et du respect qui les a entouré partout oú ils ont été.

    Nous ne voulons pas nous étendre sur ce sujet, bien que nous ayons beaucoup à dire à ce propos, mais nous demandons à ceux de nos fidèles qui se ruent vers l’émigration de se calmer un peu et de ne pas se précipiter pour prendre une décision aussi importante,  dont les résultats peuvent être regrettables et sans voie de retour.

    Demandons au Seigneur d’épargner à nos chers fidèles cette dure épreuve, qui ne leur  causera que davantage de désarroi, de désillusion et de stress.  Oui, bien sûr que nous savons que les terroristes qui nous menacent, effrayent les femmes et les enfants ; et nous comprenons très bien que certains cherchent à partir pour trouver tranquillité, paix et sécurité, mais nous réalisons en même temps que le danger qui nous menace décroît et diminue de jour en jour, et tend à disparaître maintenant que la guerre semble approcher de sa fin.

    Nous avons résisté héroïquement durant cinq ans et lutté avec tenacité face à la tentation de l’émigration et nous avons su tenir bon aux pires des moments de la guerre.  Nous n’avons pas voulu écouter ceux qui voulaient nous éloigner de notre terre et de notre patrie, si chère à nos coeurs.  Nous avons supporté les méfaits des destructions, de la pauvreté et de la faim sans nous défaire ; pourquoi donc aujourd’hui et alors que la paix est à nos portes, allons-nous  nous rendre ? Oui la paix est proche, il n’y a aucun doute à cela, et avec elle, notre patrie bien-aimée sera le terrain d’une reprise étonnante et admirable :

    - Nous allons bientôt voir un nouveau pays : démocrate, honorable, pluraliste et respectueux envers ses citoyens dans la diversité de leur appartenance et sans discrimination aucune.

    - Nous allons voir ses portes grandes ouvertes pour accueillir ceux qui désirent investir pour travailler avec sérieux et loyauté.

    - Nous allons voir un  développement sans précédent, des projets nombreux et diversifiés, un marché de l’emploi sans précédent.

    - Nous allons voir nos écoles se rénover, nos universités s’illustrer, nos hôpitaux se qualifier.

    - Nous allons voir les gens se précipiter vers la Syrie, des quatre coins du monde, en quête de travail, de gain et de bénéfices.  Ne soyons pas surpris si nous voyons un jour ceux qui ont accueillis nos compatriotes comme réfugiés, venir chez nous pour trouver du travail.

    La Syrie, ce beau pays oú nous avons pu mener une vie douce et paisible dans le passé, nous allons, avec la grâce de Dieu, pouvoir y retrouver bientôt, dignité et prospérité.  Allons donc de l’avant et faisons confiance au Seigneur car Il est le Tout-Puissant.

    17/7/2016 Métropolite Jean-Clément JEANBART

    Archevêque d’Alep

  • Le Notre Père ; une chance magnifique de parler à notre Créateur / prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine pour le 17e dimanche du temps ordinaire

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    Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine (Lc 11, 1-13) (archive du 28 juillet 2013) pour le 17e dimanche du temps ordinaire.

    http://www.delamoureneclats.fr / http://www.unfeusurlaterre.org

    Évangile : Enseignements de Jésus sur la prière (Luc 11, 1-13)

    Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples. » Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : 'Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation.' » Jésus leur dit encore : « Supposons que l'un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander : 'Mon ami, prête-moi trois pains : un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir.' Et si, de l'intérieur, l'autre lui répond : 'Ne viens pas me tourmenter ! Maintenant, la porte est fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain', moi, je vous l'affirme : même s'il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu'il lui faut. Eh bien, moi, je vous dis : Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre. Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson ? ou un scorpion, quand il demande un œuf ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »

  • Pour suivre les jeunes Belges aux JMJ en Pologne, un site avec de nombreux échos et des videos

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    C'est ici :

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  • Une "méthode simple pour commencer à croire"

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    Du site critiquesdepresse.com :

    La méthode simple pour commencer à croire de Pierre Durieux, Artège. Lyon Capitale

  • Foi et indifférence religieuse. Comment croire dans une société sécularisée ?

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    Du Père Emmanuel Perrier, dominicain, cette conférence donnée il y a quelques années mais qui reste d'une parfaite actualité... (source)

    Foi et indifférence religieuse. Comment croire dans une société sécularisée ?

    Conférence donnée par le frère Emmanuel Perrier, o.p. de la Province de Toulouse

    L’atmosphère religieuse de notre époque peut aisément se ramener à deux mots : crise de la foi et sécularisation, qui sont comme les deux faces, religieuse et sociale, d’un même phénomène. Nous faisons en effet tous l’expérience, en tant que parents, catéchistes, prêcheurs, mais aussi par les discussions que nous pouvons avoir avec notre entourage de ce que parler de la foi, transmettre la foi est en notre temps une tâche ingrate. La réceptivité n’est pas là. On aimerait, et l’on pourrait attendre de la foi, qu’elle soit plus aisée à communiquer. Mais elle se heurte à un mur à la fois mou et apparemment inébranlable : l’indifférence. Ce qui devrait être important, ce qui est objectivement le plus essentiel à la vie humaine, n’est pas considéré comme tel. Ainsi de Pâques : s’il est vrai comme nous l’affirment des témoins, que Jésus-Christ est apparu vivant à ses disciples pendant quarante jours après avoir été supplicié jusqu’à la mort, s’il est vrai qu’ils ont touché et vu ce même corps qu’ils avaient déposé dans un tombeau, alors la simple annonce de cette résurrection devrait suffire à faire dresser l’oreille. Que des questions surgissent, que des doutes s’élèvent, que des demandes d’explication et de vérification s’expriment, rien de plus normal. Mais précisément, ce n’est pas là la réponse dominante aujourd’hui car la réponse dominante, c’est l’indifférence. L’annonce d’un remède à la mortalité humaine, qu’y a-t-il de plus important pour l’homme ? Elle ne suscite pourtant ni l’intérêt ni même la curiosité.

    S’interroger sur la foi dans un monde sécularisé revient donc principalement à s’interroger sur le phénomène de l’indifférence à la foi, de l’indifférence individuelle autant que collective. Il importe d’en comprendre mieux les raisons si l’on souhaite y apporter la bonne réponse. Qu’est-ce qui cloche dans notre vieille Europe pour qu’elle ait ainsi développé une attitude aussi massive et généralisée ?

    Cela dit, deux autres points sont directement liés à cette première question : en premier lieu, s’il y a certainement des causes à aller chercher du côté de nos sociétés, il ne faut pas oublier que l’indifférence à la foi est d’abord une maladie de la foi elle-même. À quel niveau la foi est-elle affectée ? Est-ce grave docteur ? De ce point de vue, l’indifférence actuelle nous conduit à réfléchir sur ce qu’est la foi et sur ce qui la contrarie.

    En second lieu, et cela se prête particulièrement à une réflexion de Carême, l’indifférence à la foi, croire dans un monde sécularisé, ce n’est pas seulement le problème des autres. Nous appartenons à ce monde sécularisé, nous en respirons l’air chaque jour, et nous serions bien inconscients si nous prétendions être immunisés contre le mal de notre époque. Lorsque survient à l’orée de l’hiver le virus de la grippe, chacun se protège avec tous les moyens à disposition. Par quels moyens pouvons-nous nous prémunir contre le virus de l’indifférence ?

    Trois parties dans cet exposé, donc. Nous commencerons par rappeler quelques éléments essentiels de la vie de la foi en tout homme (I). Puis nous verrons comment on peut caractériser l’indifférence de nos sociétés à la foi (II). Enfin, nous en tirerons quelques enseignements pour notre vie chrétienne (III).

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  • Un pape un peu protestant ?

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    De Sandro Magister sur son blog chiesa.espresso :

    jpg_1351343.jpgUn pape comme on n’en avait jamais vu. Un peu protestant

    L'idylle entre François et les adeptes de Luther. L'inquiétude des cardinaux et des évêques face à la "protestantisation" de l’Église catholique. Mais aussi la méfiance de théologiens luthériens faisant autorité

    ROME, le 22 juillet 2016 – Au début du dernier synode, la lettre pleine d’inquiétude que treize cardinaux provenant des cinq continents s’apprêtaient à remettre au pape François mettait celui-ci en garde contre le danger, pour l’Église catholique, d’aboutir, elle aussi, à l’"effondrement des Églises protestantes libérales à l’époque moderne, accéléré par leur abandon d’éléments-clés de la foi et de la pratique chrétiennes au nom de l'adaptation pastorale" :

    > Treize cardinaux ont écrit au pape. Voici la lettre (12.10.2015)

    Puis, in extremis, les treize prélats retirèrent de la lettre les deux lignes que l’on vient de citer avant qu’elle ne soit effectivement remise dans les mains du pape. Mais aujourd’hui ils les réécriraient telles quelles, en voyant l'idylle de plus en plus marquée qui est en train de se développer entre François et les adeptes de Luther.

    Le 31 octobre, Jorge Mario Bergoglio prendra l’avion pour se rendre à Lund, en Suède, où il sera accueilli par l’évêque local, une femme, afin de célébrer, aux côtés de la Fédération luthérienne mondiale, le cinquième centenaire de la Réforme protestante. Et plus cette date s’approche, plus le pape manifeste de la sympathie pour le grand hérétique.

    Lors de la dernière en date de ses conférences de presse aériennes, au cours du vol qui le ramenait d'Arménie à Rome, il a fait l’éloge de Luther. Il a déclaré que ce dernier était animé des meilleures intentions et que sa réforme avait été "un médicament pour l’Église", passant ainsi par-dessus les divergences dogmatiques essentielles qui, depuis cinq siècles, opposent les protestants aux catholiques, parce que – la formule est toujours de François, qui l’a prononcée au temple luthérien de Rome – "la vie est plus grande que les explications et les interprétations" :

    > Conférence de presse…

    L'œcuménisme de François se présente de la manière suivante. La primauté est donnée aux gestes, aux accolades, à des actes charitables accomplis en commun. Les oppositions de doctrine, y compris lorsqu’elles sont abyssales, il les laisse aux discussions des théologiens, qu’il confinerait volontiers "sur une île déserte", comme il aime à le dire en ne plaisantant qu’à moitié.

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  • Quand Mgr Gänswein s'exprime au sujet de lui-même, du Pontife régnant et de l'Eglise allemande

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    De Mario Tosatti (San Pietro e dintorni), traduit sur le site "Benoît et moi" :

    GÄNSWEIN, LE PAPE ET L'EGLISE. SUR TOUS LES SUJETS

    Georg Gänswein, secrétaire du pape Benoît XVI et préfet de la Maison pontificale, a donné ces jours-ci une longue interview à la Schwäbische Zeitung, dans laquelle avec beaucoup de franchise il a parlé de lui-même, du Pontife régnant et de l'Eglise allemande (cf. l'original en allemand).

    Le fait d'avoir été secrétaire de Benoît XVI, et son travail précédent à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi représentent «une marque de Caïn» aux yeux de beaucoup dans l'Eglise en Allemagne. Ce qui rend improbable qu'il puisse retourner en Allemagne comme évêque. Dans les diocèses allemands, le chapitre de la cathédrale joue un rôle important dans la sélection des candidats, et en général, a déclaré Gänswein, les membres ne sont pas connus pour «avoir la plus grande fidélité à Rome». Et de toute façon, il n'a pas «l'ambition de devenir un évêque diocésain».

    Quoi qu'il en soit, dit-il, l'Eglise allemande a un gros problème, et c'est l'argent. La loi allemande donne à l'Eglise un pourcentage sur les impôts payés. Cela fait de l'Eglise allemande un organisme très riche, et le deuxième plus grand employeur après l'Etat.

    Mais si vous choisissez de ne pas plus être enregistré comme catholique, vous êtes exclu. «Oui, c'est un problème sérieux. L'Eglise réagit par l'expulsion automatique de la communauté, en d'autres termes, l'excommunication! C'est excessif, incompréhensible. Si vous mettez en cause un dogme, personne ne s'en soucie, ils ne vous chassent pas. Le non-paiement de la taxe à l'Eglise est-elle une offense plus grande à la foi que la violation des principes de Foi?».

    Et il a poursuivi: "Les caisses sont pleines et les églises vides, ce fossé est terrible, et cela ne pourra pas continuer longtemps de la sorte. Si les caisses se remplissent et les bancs se vident, il y aura un jour une implosion. Une église vide ne peut pas être prise au sérieux». Et «l'effet François» que quelque évêque allemand avait prédit en Allemagne après l'élection «ne semble pas s'être réalisé».

    Sur les controverses qui ont suivi l'exhortation apostolique "Amoris Laetitia", notamment en ce qui concerne la possibilité pour les divorcés-remariés d'être admis aux sacrements, Gänswein a dit: «Si un pape veut changer un aspect de la doctrine, il doit le faire avec clarté, pour le rendre obligatoire. Des principes magistériels importants ne peuvent pas être modifiés par des demi-phrases ou des notes de bas de page de façon quelque peu ambiguë. Les déclarations qui peuvent être interprétées de différentes manières sont une chose risquée».

    Sur le rapport des fidèles, en particulier ceux qui sont les plus conservateurs, avec le Pontife actuel, il a dit: «La certitude que le Pape, comme un roc face aux vagues, était la dernière ancre, est en effet en train de se dissoudre. Si cette perception correspond à la réalité et reflète correctement l'image de François, ou bien si c'est une image médiatique, je ne peux pas en juger. Mais les absences de certitude et parfois même la confusion et le désordre ont augmenté ... il y a un court-circuit entre la réalité des médias et la réalité des faits».

    Mgr Gänswein a répondu à une question sur la façon de communiquer le Pontife, et il a admis que «dans le discours, parfois, en comparaison de ses prédécesseurs, il est un peu imprécis, voire incorrect,simplement il faut l'accepter. Chaque pape a son style personnel. C'est sa façon de parler, même avec le risque de conduire à des malentendus, et parfois même des interprétations extravagantes. Mais il continuera à parler sans langue de bois».

  • Sainte-Marie-Madeleine fêtée pour la première fois ce 22 juillet

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    De Radio Vatican :

    Sainte-Marie-Madeleine a désormais sa fête le 22 juillet du calendrier liturgique romain

    (RV) C’est ce vendredi 22 juillet, que Sainte Marie-Madeleine sera fêtée pour la première fois. Ce jour était jusqu’ici, dans le calendrier liturgique romain, une mémoire obligatoire. Le 3 juin dernier, de la volonté du Pape, la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements a signé le décret qui élève au rang de fête cette célébration de cette «disciple du Seigneur».

    Pour l’occasion, le Forum International d'Action Catholique (FIAC) et l'Union mondiale des organisations féminines catholiques (UMOFC) ont choisi de faire «vivre» cette décision de François. Les deux associations invitent les femmes catholiques du monde entier à participer à la Sainte Messe du 22 juillet, pour apporter pensées et prières à toutes les femmes qui «ont cru, aimé, annoncé l’unique Seigneur. Les femmes qui ont déjà entendu leur nom prononcé par Jésus et qui vivent déjà avec lui dans la paix».

    En cette fête de Sainte Marie-Madeleine, la Constitution apostolique du pape François «Vultum Dei quaerere», «rechercher le visage de Dieu», au sujet de la vie contemplative féminine sera rendue publique. Mgr José Rodriguez Carballo, secrétaire de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, présentera le document aux journalistes, en salle de presse du Saint-Siège, ce même vendredi.

  • Archidiocèse de Malines-Bruxelles : à propos de la dissolution de la Fraternité des Saints-Apôtres

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    L’archevêché de Malines-Bruxelles a laissé croire le 15 juin dernier à l’existence d’un décret de dissolution de la Fraternité des Saints Apôtres, exécutoire dans un délai de quinze jours. Mais, le 30 juin sauf erreur, le P. Scholtès, porte-parole de Mgr l’archevêque De Kesel, a précisé que le décret n’était pas encore signé. Finalement, ce décret a été signé le 15 juillet et notifié le 18 du même mois.

    Il devient donc attaquable judiciairement selon les procédures prévues par la législation canonique : appel devant l’évêque lui-même puis, le cas échéant, recours devant l’autorité supérieure, en l’occurrence le Saint-Siège.

    Normalement l’action judiciaire suspend l’exécution de l’acte attaqué jusqu’à épuisement des recours.

    Bref :

    -Présentement, ce décret ne peut produire ses effets s’il est contesté de manière recevable, conformément aux dispositions procédurales du droit canonique.

    -Sur le fond, une question (il faudrait la poser à un canoniste) est de savoir si le juge du recours peut s’immiscer dans l’appréciation des motifs de fait invoqués par un évêque pour mettre fin à une association « publique » (au sens du droit canon) de fidèles créée par son propre diocèse et quels sont exactement, par ailleurs, les griefs de droit invoqués par les plaignants.   

    -En toute hypothèse, le fait que Mgr De Kesel ait finalement traduit ses intentions par un acte juridique formel signé le 15 et notifié le 18  juillet, n'est évidemment pas un bon signe pour aboutir à une solution concertée dans les délais impartis par la procédure canonique…

    JPSC