Eglise - Page 1153
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12 - 22 novembre : adoration eucharistique non-stop
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Koekelberg, 13 décembre : Ouverture de la Porte Sainte pour l'Année jubilaire de la Miséricorde
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Ni cardinal, ni "haut prélat" dans le viseur d'une quelconque enquête vaticane
Ni cardinaux ni prélats dans le viseur de l’enquête vaticane
Des nouvelles "absolument fausses", déclare le P. Lombardi
Aucun cardinal ni aucun « haut prélat » dans le viseur de l’enquête vaticane sur le vol et la publication de documents confidentiels, affirme le P. Lombardi.
En réponse aux journalistes, le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi SJ, publie une brève note en italien, ce mardi 10 novembre, à la mi-journée.Il dément les affirmations qui se sont retrouvées jusque dans les journaux télévisés italiens de la mi-journée selon lesquelles des cardinaux (et même « autres ») ou de « hauts prélats » seraient dans le viseur des enquêteurs.
« Ce qui est rapporté par certains articles, selon lesquels, dans le cadre des enquêtes en cours au Vatican, certains cardinaux ou hauts prélats (quelqu’un a même avancé le chiffre de quatre cardinaux) auraient été entendus ces derniers jours n’a aucun fondement : c’est absolument faux », déclare le P. Lombardi.
« Ce qui a été rapporté ces derniers jours par certains articles à propos de contacts du card. Bertello* avec les autorités italiennes, en lien avec les problèmes de fuites de documents est également absolument faux », ajoute la note, à la fois très sobre, comme à l’accoutumée, mais aussi d’une fermeté rare.
* Le cardinal italien Giuseppe Bertello est le président du Gouvernorat de l'État de la Cité du Vatican et de la Commission pontificale pour l'État de la Cité du Vatican depuis octobre 2011.
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Et dire qu'il aura fallu tout rendre compréhensible pour qu'on n'y comprenne plus rien...
Il aura fallu tout rendre compréhensible pour qu’on n’y comprenne plus rien
De la messe au catéchismeJe réfléchissais, tout en parlant à un ami prêtre, au fait que « nous n’avons jamais eu des fidèles « aussi ignorants» que depuis que tout dans la messe est devenu « compréhensible » et même la pastorale « adulte » frise l’infantilisme.
Il aura fallu attendre que la messe soit dite dans notre langue pour que nous n’y comprenions plus rien. Il aura fallu attendre « la participation » pour devenir mentalement passifs malgré notre hyperactivité physique. Nous en sommes arrivés au point que la Présence réelle sur l’autel en est réduite à une simple abstraction : souvent les fidèles n’en sont plus conscients et le clergé, de son côté, ne manifeste que de l’indifférence, quand ce n’est pas du scepticisme. Tous sont cependant unanimes sur le fait qu’il ne s’agisse que d’un symbole.
Pourtant, nos grand-mères n’étaient pas ainsi. Nos grand-mères ne savaient souvent ni lire ni écrire, elles ne connaissaient ni le latin ni même l’italien et pourtant elles comprenaient et connaissaient non pas tout ce qu’il y avait à savoir mais l’Essentiel.
Vous voyez, ma grand-mère est née dans le Sud profond de l’Italie en 1909, dans un village ravagé par la misère où le taux d’analphabétisme atteignait les 99%. Les gens avaient faim. Elle était déjà vieille quand je suis venu au monde.
Quelques jours avant ma confirmation (et il en alla de même pour ma première communion), elle m’appela et, tout comme elle l’avait fait avec ses propres enfants, me fixa avec un regard remplie d’une ironie bienveillante mais sérieuse et pleine de fierté et elle m’expliqua ce que j’allais faire, en quelques mots : « Maintenant, tu vas devenir un chrétien accompli ».
D’un seul coup, je compris tout et je restai pétrifié en me rendant compte qu’après tant d’années de catéchisme, j’étais arrivé à la veille de ma confirmation sans savoir exactement ce que je faisais, ce que tout cela signifiait. Parce que personne n’avait été capable de me le transmettre.
Ma grand-mère, en revanche, qui n’avait aucune culture et qui avait appris tout ce qu’elle savait de sa propre grand-mère, « a dottrina » comme on appelait le catéchisme d’autrefois. Elle me transmettait ce qu’on lui avait transmis. Je ne l’ai jamais oublié.
N’avait-il pas raison, ce cardinal de Munich qui succéda à Ratzinger quand il disait que le drame de l’Eglise, c’était la disparition « des grand-mères » qui transmettaient à leurs petits-enfants ce qu’elles-mêmes avaient reçu ?
Un article d’Antonio Margheriti Mastino publié sur sa page Facebook et traduit de l’italien par Diaokonos.be avec son autorisation.
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Quand Alexandre De Croo s'offre un effet médiatique à bon marché au détriment de l'Eglise
Le vice-premier ministre libéral Alexander De Croo (Open Vld) souhaite que l'Eglise catholique mette les monastères et abbayes vides à disposition de l'accueil des réfugiés. Cela permettrait d'aider le gouvernement à trouver des solutions de qualité pour l'accueil des nouveaux venus, a affirmé le ministre.
"Quand l'Eglise entreprendra-t-elle une action pour ouvrir les monastères et abbayes (vides)? ", s'est interrogé le ministre sur Twitter.
"L'Eglise fait preuve de mutisme sur ce sujet"
"J'entends le pape François réclamer plus de compassion pour les réfugiés. Mais l'Eglise en Belgique est restée à ce jour silencieuse sur le sujet", a affirmé le ministre à Belga. "D'autre part, le nouvel archevêque a déclaré qu'il allait se pencher sur la manière dont l'Eglise va gérer son patrimoine."
Le vice-premier ministre a mis la question dimanche soir sur la table du conseil des ministres restreint. Le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA) devrait prendre contact avec les instances ecclésiastiques. Alexander De Croo serait "surpris que le silence demeure à ce sujet."
"Nous devons trouver des solutions d'urgence"
Ces derniers mois, le gouvernement a été constamment à la recherche de nouveaux lieux pour accueillir les réfugiés qui arrivent en Belgique. "Nous avons ces derniers mois déployé tous les moyens pour trouver de bonnes solutions d'accueil. Depuis août, il s'agit de 3 à 4.000 places par mois. Parfois cela se passe bien, mais parfois nous devons trouver des solutions d'urgence comme dans des hangars de l'armée", a encore expliqué le ministre De Croo.
Caritas International: "Le ministre veut-il un accueil ou juste des matelas sur le sol? "
Caritas International n'est pas satisfaite par la sortie, sur Twitter, du vice-Premier ministre Alexander De Croo qui y plaide pour que monastères et abbayes restent ouverts aux réfugiés. Pour créer des places d'accueil, de nombreuses démarches administratives doivent être entreprises, explique Anne Dussart, directrice des opérations au sein de l'association. "Le ministre De Croo veut-il que nous organisions un accueil avec un accompagnement ou souhaite-t-il juste des matelas sur le sol? ", s'interroge-t-elle.
Selon Anne Dussart, Alexander De Croo fait fi de tout le travail administratif qui doit être réalisé pour pouvoir recevoir des places d'accueil selon les règles. "Préparer un bâtiment pour l'accueil signifie davantage que prévoir un lit, une douche et du pain. Du personnel doit être désigné et une sécurité incendie doit être assurée. Et cela n'est possible qu'une fois que Fedasil a contrôlé le bâtiment et que le conseil des ministres a donné son autorisation", explique-t-elle.
Deux bâtiments, une ancienne maison de repos à Scherpenheuvel et un ancien monastère à Saint-Josse-ten-Noode, sont presque en règle pour pouvoir accueillir près de 290 réfugiés. Caritas International, qui avait lancé un appel en août aux "propriétaires solidaires" avec l'appui des évêques de Belgique, s'appuie en outre sur une base de données d'environ 400 habitations qui sont proposées par des particuliers pour l'accueil de réfugiés ou de demandeurs d'asile reconnus.
"L'Eglise ne fait pas étalage de l'aide qu'elle offre"
De son côté, Tommy Scholtès, porte-parole de la Conférence épiscopale de Belgique, souligne que les paroisses et les diocèses ne font pas étalage de l'aide qu'ils offrent. "Vous ne devez pas attendre des monastères qu'ils envoient un communiqué de presse s'ils accueillent des personnes. Ces gens ont vécu d'énormes souffrances et ont aussi droit à la discrétion", soutient-il.
M. Scholtès ne dispose d'ailleurs pas de chiffres sur le nombre de réfugiés et de demandeurs d'asile accueillis par l'Eglise catholique en Belgique. -
L’archidiocèse de Malines-Bruxelles rend hommage à Monseigneur Léonard et accueille son successeur
Voici quelques célébrations prévues à l'occasion du départ de Mgr A.-J. Léonard et de l'arrivée de son successeur, Mgr J. De Kesel, ainsi que de l'ouverture des Portes Saintes en ce début d'année jubilaire.
L' archidiocèse rendra grâces pour le ministère épiscopal de Mgr Léonard:
- le dimanche 29 novembre à 16h en la cathédrale Saint-Rombaut à Malines,
- le samedi 5 décembre à 17h en Saint-Michiel et Gudule à Bruxelles,
- le dimanche 6 décembre à 10h en la basilique nationale de Koekelberg,
- et le dimanche 6 décembre à 15h à Nivelles en la Collégiale Sainte-Gertrude.Mgr De Kesel prendra possession de son siège épiscopal en la cathédrale métropolitaine de S. Rombaut à Malines, le samedi 12 décembre à 15h.
La Porte Sainte de la basilique du S. Coeur à Koekelberg sera ouverte solennellement le dimanche 13 décembre à 10h lors d'une Eucharistie présidée par Mgr J. Kockerols, évêque auxiliaire pour Bruxelles.
Mgr De Kesel sera accueilli à Bruxelles le dimanche 13 décembre à 16h à la cathédrale des SS. Michel et Gudule lors d'une Eucharistie solennelle qu'il présidera et au cours de laquelle il ouvrira la Porte Sainte.
Pour rappel :
Accueillir un nouvel archevêque et primat, c'est aussi l'occasion d'en remercier et saluer un autre.
Des amis mettent en ligne ce livre d'or dans lequel vous pouvez exprimer vos remerciements à Monseigneur Léonard pour tout ce qu'il a fait pour nous, pour l'Église, pour la Belgique. N'hésitez pas à le signer et le partager !
Il sera transmis à Monseigneur Léonard.
Un clic et une petite dédicace ci-dessous
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Communauté Saint-Martin : une réponse à la crise des vocations ?
C’est un heureux hasard du calendrier. L’Année de la miséricorde, qui se déroulera dans tous les diocèses du 8 décembre 2015 au 20 novembre 2016, sera placée à Tours sous le patronage bienfaiteur de saint Martin (fêté le 11 novembre) dont le jubilé démarre mardi 10 novembre et durera jusqu’au 4 juillet 2017. Cette année martinienne veut marquer le 1 700e anniversaire de la naissance de ce grand évangélisateur, ancien légionnaire devenu évêque de Tours, qu’il gagna à pied depuis sa Hongrie natale, Le jubilé martinien est l'occasion pour la Communauté Saint-Martin, née il y a quarante ans, de préciser sa spiritualité. En revenant à sa source : la charité sacerdotale. Entretien d’Aymeric Pourbaix avec Don Paul Préaux, supérieur de la Communauté.
Lu dans « Famille chrétienne » :
Que dirait saint Martin aux prêtres d’aujourd’hui ?
Que le grand danger qui menace leur vie est l’activisme ! Je n’existe qu’à travers ce que je fais, et je m’active – souvent bruyamment – afin de recevoir quelques gouttes de reconnaissance. Saint Martin nous apprend que ce qui est premier, c’est l’enracinement en Dieu. Ce qui est premier, c’est « être avec le Christ » (esse cum Christo). La vie apostolique est un débordement de ce trop-plein d’amour de Dieu en nous.
Rien de nouveau ! Il nous redirait ce que les papes ne cessent de nous répéter : « Ne nous laissons pas prendre par la précipitation, comme si le temps consacré au Christ dans une prière silencieuse était du temps perdu. C’est précisément là, en revanche, que naissent les fruits les plus merveilleux du service pastoral » (Benoît XVI, Rencontre avec le clergé polonais, 2006).
« On ne demande pas au prêtre d’être expert en économie, en construction ou en politique. On attend de lui qu’il soit expert dans la vie spirituelle. » (ibid.).
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2017 : qu’est-ce qui va changer dans les textes de la messe en français ? Précisions
Lors de leur prochaine Assemblée de printemps, les évêques de France auront à dire oui ou non à ce texte qui sera soumis à la reconnaissance romaine. Le nouveau Missel pourrait ainsi entrer en vigueur dans les paroisses au premier dimanche de Carême 2017.Quels seront les changements ? Lu sur le site Pro Liturgia :
« C’est dans l’ordinaire de la messe que les changements seront les plus perceptibles. Dans le “Je confesse à Dieu”, le “Oui, j’ai vraiment péché” sera remplacé par “C’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute”. Dans le “Credo”, on devrait assister au retour du “consubstantiel” plutôt que “de même nature”. La prière sur les offrandes : “Prions ensemble, au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Eglise. Pour la gloire de Dieu et le salut du monde” fera place à une formulation plus proche du texte latin qui est un véritable condensé théologique sur le sens de l’Eucharistie : “Priez mes frères afin que ce sacrifice qui est aussi le vôtre soit agréé par Dieu le Père tout-puissant. Que le Seigneur reçoive de vos mains ce sacrifice à la gloire de son nom. Pour notre bien et celui de toute Sa Sainte Eglise.”
Quant à la sixième demande du Notre Père, elle deviendra “Et ne nous laisse pas entrer en tentation”. A la suite de la nouvelle traduction liturgique de la Bible, de nombreux fidèles avaient en effet exprimé aux évêques de France leur malaise face à l’ancienne traduction (“ne nous soumets pas…”) qui, sans être théologiquement fausse, donnait l’image d’un Dieu qui tente lui-même les fidèles. Précisons que toutes ces modifications vont totalement dans le sens des demandes que notre Association Pro Liturgia avait adressées à Rome. Nous avions aussi demandé que soit rétablies la formule “Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix aux hommes de bonne volonté” (à la place des “hommes qu'il aime”) ainsi que la formule “... mais dis seulement une parole et mon âme sera guérie” (à la place du très vague “et je serai guéri”. Reste à savoir si le nouveau missel sera mieux suivi que l’actuel. On peut sérieusement en douter quand on sait que bien des mauvaises habitudes - dont celle de ne jamais suivre exactement le missel - sont désormais solidement ancrées dans les liturgies paroissiales. A moins que nos évêques se décident enfin à parler de façon claire...Ref. Qu’est-ce qui va changer dans les textes de la messe en français ? Précisions
Tout cela va dans le sens d’un rapprochement avec les textes latins de la messe traditionnelle. Quid des autres pays de langue française ?
JPSC
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Vatileaks 2 : retour sur une indiscrétion méprisable
...commise pour « bouster » les fausses vraies confidences à charge publiées par deux livres médiocres :« Via Crucis » (Le chemin de croix) de Gianluigi Nuzzi et « Avarizia » (Avarice) d’Emiliano Fittipaldi, sortis en librairie jeudi dernier. « Ce qu’ils publient n’est rien d’autre que le travail fait, par volonté du pape, pour chercher à rendre toute l’administration du Saint-Siège plus transparente et plus fonctionnelle », explique le substitut de la Secrétairerie d’Etat, Mgr Angelo Becciu qui souligne la disponibilité de la Curie pour les réformes voulues par le pape. Une indiscrétion d’autant plus méprisable s’il s’avère que les auteurs du délit sont bien Mgr Lucio Angel Vallejo Balda et Francesca Chaouqui (photo) : deux membres de la commission pour la réorganisation des services économico-administratifs du Vatican, nommés par le pape François lui-même ! Lu sur le site de l’agence Zenit ce commentaire d’Anita Bourdin (extrait) :
« […] Le contenu de ces deux livres sont des « choses que l’on savait déjà » et qui « indiquent la volonté du pape de réorganiser le système financier du Saint-Siège ».
De fait, les documents obtenus par les auteurs sont le résultat des audits demandés par le pape lui-même pour la réforme que les cardinaux attendaient de lui en l’élisant au Siège de Pierre, le 13 mars 2013.
Dans ce sens, les « révélations », ne sont pas tant le fruit d’un travail d’investigation de journalistes, qui publient ce qui existait dans les archives du Vatican, que le fruit du travail d’investigation interne promue par l’administration vaticane sous l’impulsion du pape François.
« C’est clair, a-t-il ajouté, que des dysfonctionnements sont apparus, et c’est ce que les deux livres publient. Tout cela était déjà connu, c’était confidentiel à l’intérieur du Vatican, mais chaque État a sa part de confidentialité. Je pense qu’il est nécessaire de maintenir le secret, non pas pour éviter que les gens en aient connaissance, mais parce que c’était la volonté expresse du pape François, une fois découvert ce qui n’allait pas, afin d’y porter remède. »
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Libéraux : des arguments, pas de l’ironie face au pape François !
Lu sur le site « Liberté politique », cet article du professeur Naudet paru dans « Les Echos » :
« L’économiste Jean-Yves Naudet répond dans Les Echos aux libéraux comme l’essayiste Gaspard Koenig selon lequel « le pape doit se convertir à l’économie de marché ». « Les libéraux, dit-il, gagneraient à connaître la doctrine sociale de l’Église, et ils verraient qu'elle n'est pas contraire à l'économie de marché, même si son rôle essentiel est d'ordre éthique. »
"[Les Echos, 22/10/2015] — Il semblerait que le Pape bashing soit devenu un sport à la mode. Dans une société libérale, la liberté d'opinion est primordiale et chacun peut critiquer l'opinion des autres. Encore faut-il respecter les personnes et donc les croyances et chercher à convaincre en argumentant plus qu'en ironisant.
Dans le catholicisme, il existe des principes doctrinaux, qui s'imposent au croyant, et un domaine prudentiel, dans lequel un pape peut donner son opinion, mais qui relève plus de l'action propre des laïcs. Sur ces questions, chaque pape a sa personnalité et on comprendra qu'un Jean-Paul II, face au totalitarisme communiste, soit plus en phase avec le libre marché qu'un François, qui n'a connu que le capitalisme de connivence.
François critique l'argent, considéré comme une idole. Mais le Christ et l'Église ont considéré l'argent comme un bon serviteur et un mauvais maître, et l'Évangile montre des exemples du bon usage de l'argent, de l'obole de la veuve à la parabole du bon Samaritain en passant par celle des talents. Critiquer l'idolâtrie de l'argent rappelle simplement que « l'homme ne vit pas seulement de pain » et donc les dimensions affectives, culturelles, spirituelles de la vie.
L'argent est indispensable, mais il n'est pas l'horizon indépassable de l'humanité et l'idolâtrie n'est jamais bonne, y compris celle des posters de Che Guevara. Un non-croyant peut partager l'idée de Jean-Paul II selon laquelle l'histoire des hommes n'est pas celle de la lutte des classes, mais du « besoin d'aimer et d'être aimé ».
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Aller aux «périphéries»? Quand le «centre» est lui-même incertain…
Lu sur le « metablog » (extraits) :
« Je ne sais pas si vous retenu le maître-mot du discours ecclésial actuel, mais ils sont intéressants sur les perspectives caressées par certains esprits. On parle ainsi de «périphéries», d’«aller aux périphéries», L’exhortation s’adresse évidemment à l’Eglise qui doit être «en sortie». Quand on parle de «périphérie», on fait nécessairement référence à un centre, faute de quoi l’expression n’aurait aucun sens […]
En 1958, en 1962 ou en 1965, il y avait une Église dont la liturgie était relativement fixe et codifiée, des enfants qui disposaient d’un bagage catéchétique, des couples qui se mariaient au terme d’une cérémonie brève à l’ Église et une hiérarchie qui adhéraient nominalement à la doctrine de l’Église ; en 1958, en 1962 ou en 1965, il y avait encore assez de fidèles à qui l’on apprenait que Jésus était bien dans l’hostie ou qu’il fallait distinguer le péché mortel du péché véniel ; en 1958, en 1962 ou en 1965, il y avait encore des prêtres en soutane, que l’on considérait, à défaut de suivre leurs «directives», dont on gardait l’idée qu’ils étaient des hommes séparés du monde, selon toute une lignée terminologique qui partait grosso modo de la réforme tridentine ; en 1958, en 1962 ou en 1965, on apprenait au petit Marcel ou à la petite Thérèse qu’il fallait éviter le mal et faire le bien sur terre si on voulait aller au Ciel ; en 1958, en 1962 ou en 1965, il y avait encore ces congrégations religieuses fleurissantes, dont les frères ou les sœurs enseignaient ou étaient cloîtrés. Enfin – et surtout -, il y avait encore des pourcentages consistants de pratique religieuse, se comptant en dizaines, non en unités. Quant à la périphérie, c’était les ouvriers, les incroyants, les cocos ou les syndiqués ; c’était aussi ceux qui ne croyaient pas au Ciel, mais qui se vouaient à un engagement militant, politique ou syndical ; c’était aussi les hommes de science qui reprochaient à l’Eglise son retard, tout en demeurant admiratifs de sa stabilité et de sa rigueur. Mais ça, comme on dit, c’était avant.
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Le nouveau Missel romain pourrait entrer en vigueur en 2017
Il s’agit ici du missel en usage pour la forme ordinaire (1970) de la messe et non du missel traditionnel en usage pour la forme extraordinaire (1962). La nouvelle traduction française du Missel issu de la réforme de Paul VI sera plus fidèle à son original latin. Explication lue sur le site du journal « La Croix »
« OÙ EN EST LA TRADUCTION DU MISSEL ROMAIN ?
Au cours de leur Assemblée plénière à Lourdes, les évêques de France ont été informés de l’avancement de la traduction française du Missel romain paru en 2002 en latin. Depuis sept ans, les traducteurs travaillent sous la houlette de tous les épiscopats francophones.
Les évêques ont jusqu’au 15 novembre pour faire part de leurs amendements et commentaires, après quoi les traducteurs élaboreront une version définitive intégrant aussi des demandes romaines.
> À lire aussi : Les évêques manquent d’une vision d’ensemble dans leurs débats
Lors de leur prochaine Assemblée de printemps, les évêques auront à dire oui ou non à ce texte qui sera soumis à la reconnaissance romaine. Le nouveau Missel pourrait ainsi entrer en vigueur dans les paroisses au premier dimanche de Carême 2017.
POURQUOI UNE NOUVELLE TRADUCTION ?
Elle avait été demandée par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements qui, dans l’instruction Liturgiam authenticam de 2001, avait exigé que le Missel soit « traduit intégralement et très précisément, c’est-à-dire sans omission ni ajout, par rapport au contenu, ni en introduisant des paraphrases ou des gloses ».
Un premier travail avait été rejeté en 2007 par Rome, car faisant trop de place à l’adaptation des textes : l’actuelle commission s’est donc attachée à être plus fidèle au texte latin. « Plus que d’un rappel à l’ordre, il s’agit aussi d’un travail positif et fructueux permettant de redécouvrir des richesses que l’on avait pu oublier », souligne Mgr Bernard-Nicolas Aubertin, archevêque de Tours et responsable de la liturgie pour les évêques de France.
QUELS SERONT LES CHANGEMENTS ?
C’est dans l’ordinaire de la messe que les changements seront les plus perceptibles. Dans le « Je confesse à Dieu », le « Oui, j’ai vraiment péché »sera remplacé par « C’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute ». Dans le Credo, on devrait assister au retour du « consubstantiel »plutôt que « de même nature ».
Plus difficile à comprendre devrait être la prière sur les offrandes : « Prions ensemble, au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Église. Pour la gloire de Dieu et le salut du monde » fera place à une formulation plus proche du texte latin : « Priez mes frères afin que ce sacrifice qui est aussi le vôtre soit agréé par Dieu le Père tout-puissant. Que le Seigneur reçoive de vos mains ce sacrifice à la gloire de son nom. Pour notre bien et celui de toute Sa Sainte Église. »
Quant à la sixième demande du Notre Père, elle deviendra « Et ne nous laisse pas entrer en tentation ». À la suite de la nouvelle traduction liturgique de la Bible, de nombreux fidèles avaient en effet exprimé aux évêques de France leur malaise face à l’ancienne traduction (« ne nous soumets pas… ») qui, sans être théologiquement fausse, donnait l’image d’un Dieu qui tente lui-même les fidèles.
Nicolas Senèze (à Lourdes) »
Ref. Le nouveau Missel romain pourrait entrer en vigueur en 2017
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