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Eglise - Page 1421

  • Le mythe de la Curie romaine

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    Dans les petits sermons (improvisés ?) qui assaisonnent ses messes quotidiennes, le pape François fustige, paraît-il,  nommément l’Institut des Œuvres de Religion (I.O.R.) et les services qui transforment l’Eglise en une O.N.G. bureaucratique.  La presse, si prompte à critiquer la moindre parole de Benoît XVI salue en son successeur François le nouvel Hercule qui, enfin, va nettoyer l’ (E)curie d’Augias. Tout cela est il bien sérieux ?

    Voici l’opinion de l’abbé Rimaz, exprimée sur son site « Le Suisse Romain » : 

    "La Curie romaine semble rimer avec intrigue, corruption ou incurie. Depuis les affaires médiatisées de la banque Ambrosiano (avec Mgr Marcinkus), surfant sur le pseudo assassinat de Jean Paul Ier, du drame de la garde suisse pontificale, de la toute récente affaire Vatileaks et de l'IOR, une sorte de légende noire reste plaquée sur le Vatican. Cela permet à certains fantasmes d'être nourris. 

    L'affaire Vatileaks est une non-affaire, qui sera bien vite oubliée. Ce fut l'occasion pour la presse italienne de tirer les ficelles pour embarquer le Vatican, "Oltre Tevere", dans des luttes politiques intestines (lire: Cardinal Herranz: une bulle de savon) 

    Sous les lumières des médias

    La première chose à retenir: le Vatican est sous les lumières médiatiques, notamment avec la profession de vaticanistes, spécialistes des affaires vaticanes qui n'existent qu'en Italie, un peu en Espagne, en France et aux USA

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  • François : un style direct qui enchante mais qui n'est pas sans risque

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    Nous lisons sur le site de S. MagisterL'enchantement du pape François

    Sa popularité est, dans une large mesure, liée à l'art avec lequel il s'exprime. Tout lui est pardonné, même lorsqu'il dit des choses qui, affirmées par d'autres, feraient l'objet de nombreuses critiques. Mais voici que les premières protestations commencent à apparaître 

    par Sandro Magister

    ROME, le 29 avril 2013 – L’allusion critique à l’Institut pour les Œuvres de Religion (IOR), la très controversée "banque" du Vatican, que le pape François a faite au cours de l’homélie de sa messe matinale à la Domus Sanctæ Marthæ, le mercredi 24 avril, a fait du bruit dans les médias :

    "Lorsque l’Église veut se vanter de sa grandeur et crée des organisations, des services, lorsqu’elle devient quelque peu bureaucratique, elle perd sa substance principale et court le risque de se transformer en une ONG. Or l’Église n’est pas une ONG. C’est une histoire d’amour... Mais il y a ici des gens de l’IOR… Excusez-moi, eh !… Tout est nécessaire, les services sont nécessaires… d’accord ! Mais ils sont nécessaires jusqu’à un certain point : en tant qu’aide à cette histoire d’amour. Mais lorsque l’organisation prend la première place, l’amour diminue et l’Église, malheureusement pour elle, devient une ONG. Et ce n’est pas la bonne voie".

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  • Le pape François : avoir le courage d'aller à contre-courant

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    "Le chrétien est choisi pour les grandes choses"
    Messe de Confirmation, homélie du pape François

    ROME, 28 avril 2013 (Zenit.org) - « Nous chrétiens nous ne sommes pas choisis par le Seigneur pour de petites bricoles, allez toujours au-delà, vers les grandes choses » : c’est l’encouragement du pape François ce 28 avril 2013, au cours de la messe qu’il a célébrée place Saint-Pierre.

    Le pape a conféré le sacrement de Confirmation à 44 baptisés – représentant le monde entier – ce matin, en présence d’une foule de 70.000 personnes, sous le soleil romain.

    Lors de l’homélie, le pape a invité les croyants à « miser sur les grands idéaux, sur les grandes choses ». « Jouez votre vie pour de grands idéaux ! », a-t-il insisté à l’attention des jeunes.

    Homélie du pape François

    Chers frères et sœurs ! Très chers confirmands ! Bienvenue !

    Je voudrais vous proposer trois pensées simples et brèves sur lesquelles réfléchir.

    1. Dans la deuxième lecture nous avons entendu la belle vision de saint Jean : un ciel nouveau et une terre nouvelle et puis la Cité Sainte qui descend d’auprès de Dieu. Tout est nouveau, transformé en bien, en beauté, en vérité ; il n’y a plus de plainte, de deuil…Cela c’est l’action de l’Esprit Saint : il nous apporte la nouveauté de Dieu ; il vient à nous et fait toutes choses nouvelles, il nous change. L’Esprit nous change ! Et la vision de saint Jean nous rappelle que nous sommes tous en marche vers la Jérusalem du ciel, la nouveauté définitive pour nous et pour toute la réalité, l’heureux jour où nous pourrons voir le visage du Seigneur, - ce visage merveilleux, si beau du Seigneur Jésus - où nous pourrons être avec lui pour toujours, dans son amour.

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  • Y voit-on plus clair dans les projets du pape jésuite ?

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    Marco Burini  (Il Foglio, 28 avril 2013) a interviewé le Cardinal Ruini, ancien Cardinal-Vicaire de Rome et ancien Président de la Conférence épiscopale italienne. Au sein de la Curie romaine, le cardinal Ruini est membre de la Congrégation des évêques, du Conseil pontifical pour les laïcs, de l'Administration du patrimoine du siège apostolique et de la Préfecture pour les affaires économiques du Saint-Siège

    Extraits de la traduction publiée par notre consoeur du site « Benoît et moi » :

     -Question :   (…) « Comment peut-on lire le passage entre la renonciation du pape Benoît XVI et l'élection du pape François: s'agit-il vraiment d'une étape historique (transizione epocale)? L'institution de la papauté serait-elle en train de changer, et dans quel sens? »

    - Réponse : (…)" La substance de la tâche du successeur de Pierre demeure. Et même, avec l'élection de Bergoglio, la papauté a donné une nouvelle confirmation de son extraordinaire actualité: il suffit de penser à l'appauvrissement que subiraient les capacités communicatives et la mission de l'Église dans le monde d'aujourd'hui s'il n'y avait pas la figure du Pape" (…)

    - Q. « Comment interprétez-vous le premier véritable geste politique du Pape François, la nomination d'un groupe de huit cardinaux «pour le conseiller dans le gouvernement de l'Église universelle et pour étudier un projet de révision de la Constitution Apostolique "Pastor Bonus" sur la Curie romaine» (selon le communiqué officiel ) ? A quelle perspective cela peut-il conduire dans le cadre institutionnel ? »

    - R. « (…) La réforme de 'Pastor Bonus' (Constitution apostolique promulguée par le pape Jean-Paul II le 28 Juin 1988) me semble très importante et potentiellement utile, bien que je ne sois pas un expert dans ce domaine. Le ligne de fond devrait, à mon avis, être celle-ci: plus de collégialité non pas pour moins de primat mais pour un meilleur exercice du primat. »

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  • Missionnaire d’un nouveau genre : c’est du Belge !

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    Qui l’eût cru ? La Belgique est encore une terre de missionnaires. Mais d’un autre genre : celui de la propagation de sa foi nouvelle dans la culture de mort. Quand un médecin belge fait de la retape dans le journal de Saône-et-Loire afin d’attirer les Chalonnais à sa conférence sur le « modèle belge », cela donne ceci :

     « Quelles sont les conditions qui encadrent l’euthanasie en Belgique ?

    Il faut une demande émanant d’un patient adulte ou d’un mineur émancipé. Cette demande doit être volontaire, réfléchie, sans pression extérieure. Le patient est atteint d’une affection grave et incurable résultant soit d’une maladie, soit d’un accident. Il fait état d’une souffrance physique ou psychique constante, insupportable et inapaisable.

    Le modèle belge peut-il être transposable en France. Qu’est-ce qui fait barrage en France ?

    Oui, mais la religion catholique est bien organisée et a beaucoup de poids en France. Pour l’anecdote, l’église Sainte-Clotilde, située à proximité de l’Assemblée Nationale, a un secrétariat d’étude qui reçoit de nombreux parlementaires « pro-life ». Les mandarins parlementaires * également préemptent les discussions et les débats. Si vous n’êtes pas médecin, il sera très difficile d’intervenir. Tout est bon pour conserver la toute puissance qui était la leur jusqu’il y a peu de temps.

    Comment l’euthanasie pourrait-elle s’inscrire en France ?

    Pour que cela change, il faut démédicaliser la question et la renvoyer aux citoyens. 90 % des Français sont pour l’euthanasie. Il faut mieux faire connaître les associations laïques. L’ADMD (Association pour le droit à mourir dans la dignité) doit jouer un grand rôle dans ce domaine. Peu de personnes connaissent la loi, ont rédigé leur déclaration anticipée et désigné une personne de confiance. En Belgique 50 % des euthanasies sont pratiquées à domicile. Dans la plupart des cas, elles concernent des patients atteints d’un cancer avec métastases.

    Vous est-il arrivé de pratiquer une euthanasie en ayant un doute ?

    Je n’ai jamais douté des euthanasies pratiquées par moi. Bien au contraire : j’ai accompagné mon patient quand la souffrance débordait et devenait mutilante. J’ai compris le désir de mourir chez le patient épuisé par sa lutte contre la maladie et surtout par l’image qu’il a de lui. Je lui ai donné les derniers soins. Il m’a dit merci et au revoir. Mais je n’accepte pas systématiquement de pratiquer et il m’est déjà arrivé de refuser des demandes d’euthanasies.

    * personnalités politiques très influentes (sens péjoratif).

    Euthanasie en Belgique, 10 ans de pratique humaine. Conférence-débat gratuite et ouverte à tous, le vendredi 26 avril à 18 heures à la salle du Clos Bourguignon. Le docteur Yves de Locht est médecin généraliste et membre du conseil d’administration de l’ADMD belge. Renseignements : 06 80 43 38 64 (Stéphane Bernoud) et www.admd.net pour plus de détails.

    Voir ici : Ce vendredi 26 avril, le docteur belge Yves de Locht sera l’intervenant d’une conférence organisée par l’ADMD 71. Interview.

    Faut-il rappeler que le Parlement belge envisage d’ouvrir à présent le « bénéfice » de la loi sur l’euthanasie aux mineurs et, pourquoi pas, aux autres catégories d' incapables… La mort pour tous ? On n’arrête pas le progrès, c’est bien connu.

  • Communauté Saint-Martin: ces nouveaux prêtres dont nos paroisses ont besoin

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  • Comment combattre le narcissisme liturgique ?

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    Lu sur le site « Pro Liturgia » :

    Dans son Epître aux Corinthiens, Saint Paul déclare : « Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever la pâte tout entière ? » (1 Cor. 5, 6) Appliquée à la liturgie, cette question permet de comprendre qu’un célébrant peut être, lorsqu’il agit comme un levain, celui qui fait fermenter la foi de toute une assistance, de toute une communauté paroissiale.

    Mais comment un célébrant peut-il devenir comme un levain dans la pâte ? La première chose qu’il doit garder présente à l’esprit, c’est que lorsqu’il célèbre la Messe, il agit « in persona Christi » : il doit donc avoir toujours conscience qu’il ne fait rien de son propre chef.  Certes, Jésus-Christ, seul véritable prêtre, ne peut être rendu présent que grâce à un ministre ordonné : mais ce ministre doit toujours avoir la parole de S. Jean-Baptiste présente à l’esprit : « Il faut qu’il croisse et que je diminue » (Jn, 3, 30).

    Or il y a, chez beaucoup de personnes - et le prêtre est d’abord une personne - une entrave à cette nécessaire « diminution de soi » sans laquelle l’autre n’a plus aucune place, n’a plus « sa » place : c’est le narcissisme. Le Dr Richard Fitzgibbons, psychiatre et consultant auprès de la Congrégation pour le Clergé, déclare, en se basant sur 35 années d’expériences médicales, a constaté que le narcissisme - un trouble de la personnalité qui se manifeste par un insatiable besoin d’être admiré - était aussi présent dans le clergé. De nombreux prêtres, lorsqu’ils célèbrent la liturgie, auront toujours tendance à faire davantage porter l’attention des fidèles sur eux que sur la personne du Christ.

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  • Une mine : les videos de Net for God TV

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    L'Abbaye d'Hautecombe

    affiche
     
    Les films précédents
    affiche
    Les prothésistes aux mains nues - 
    Raymond et Pierre Jaccard
    affiche
    Nicolas de Flue
    Artisan de Paix

    affiche
    Parce qu'elles ont montré beaucoup d'amour -
    Le Père Lataste
    affiche
    Le bon vin de Cana
    4éme rencontre de Cana International

    Merci Thaïs
    Témoignage d'Anne-Dauphine Julliand
    et son mari Loïc
    "Je dînerai avec toi" - Ap 3,20
    Le cours Alpha
    Père Pedro
    "Ces plus petits de mes frères"
    Mt 25,40
    La Rose Blanche - 
    Hans et Sophie Scholl
    La révolution de Marina - 
    Témoignage d'une femme iranienne
    "Vous allez recevoir une force"
    Actes 1,8
    Un film avec Mary Healy
    Jérusalem, le défi de l'unité
    Plus profond que la misère, la miséricorde
    Jean-Paul II
    Une vie inutile
    Charles de Foucauld
    Du gourou à Jésus,
    Père Joseph-Marie Verlinde
    Des musulmans parlent de Marie
    La force de l'Evangile
    Les Journées Mondiales de la Jeunesse
    Marie était juive
    Il est l'image du Dieu invisible
    Le Linceul de Turin
    Jésus, le chemin de Paix
    avec Jean Vanier
    L'amour comme seule solution
    Etty Hillesum
    LE DEFI DE L'ISLAM PARTIE 3
    Pas d'autre nom que Jésus
    Haoxin et la Croix
    de la Chine à la paroisse de Sophia Antipolis
    LE DEFI DE L'ISLAM PARTIE 2
    De toutes les nations faites des disciples
    Frère André "Le contrebandier de Dieu" 
    LE DEFI DE L'ISLAM PARTIE 1
    Christian de Chergé et Mohamed
    Pentecôte pour l'Unité
    La beauté de la compassion
    La force du pardonLe réveil spirituel
    chez les jeunes... à Paris !
    N'ayez pas peur du Saint Esprit !
    Père Raniero Cantalamessa
    La guérison intérieure - Lytta Basset
    Hrant DINK Amour et Vérité se rencontrent
    Les premiers pas... des parents
    Martyrs de la fraternité
    Buta - Burundi
    Elisabeth de Hongrie
    Reine des pauvres
    Tu frappes à ma porte
    Pasteur dans le quartier de Cronenbourg
    La force de l'offrande
    La mission de Marthe Robin
    Alexandre Men
    Parole d'un Martyr
    La Communauté du Chemin Neuf à Kinshasa
    La fin du mur
    Qui cherche trouve
    Ignace de LOYOLA
    L'ami du pauvre
    Jean Vanier
    Ce qu'il y a de fou dans le monde
    Thérèse EHOUZOU
    LE GLAIVE DE LA PAROLE
    Cette Paix venue d'ailleurs
    Claire LY
  • Du gourou à Jésus : le témoignage du Père Joseph-Marie Verlinde

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    Publiée le 20 nov. 2012 http://www.youtube.com/watch?v=c9NlcxW_hG8

    http://fsj.fr/ ,http://www.final-age.net/ ,« Ne portons-nous pas tous en nous le désir d'une rencontre comblante, l'aspiration à une plénitude, l'appel à nous arracher à la médiocrité de nos vies quotidiennes,pour nous élancer vers un Être absolu, premier ? »
    La quête de sens, la recherche de l'Absolu, a conduit le Père Joseph-Marie, Jacques Verlinde à l'époque,

    à faire le 'grand plongeon' dans le Grand Tout. Initié aux pratiques ascétiques orientales - le yoga, la médiation transcendantale -, c'est en Inde qu'il approfondit la tradition religieuse de l'hindouisme et du bouddhisme. Emmené par la suite dans les pratiques ésotéro-occultes, il raconte dans ce film, son expérience et la confronte avec la vérité de Celui qui est venu le chercher aux extrémités du monde : le Christ.
    http://fsj.fr/
    Prêtre d'origine belge, docteur en philosophie et en théologie, il est aujourd'hui prieur de la Communauté monastique de la Famille de Saint Joseph, en France.

    C'est à la lumière de son expérience vécue, que le Père Joseph-Marie Verlinde répond à des questions fondamentales pour nos sociétés actuelles. Il avertit et éclaire avec beaucoup de respect, les « chercheurs de sens » qui s'engagent sur les voies de l'Orient... et celles des pratiques ésotéro-occultes.http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph-M...

  • Mais si, le pape chante…

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    Interrogé sur l’intérêt porté par le nouveau pape à la liturgie, le Père Lombardi, porte parole du Saint-Siège, et jésuite lui aussi, avait eu cette formule lapidaire: « nec cantat, nec rubricat » (il ne chante pas et ne s’intéresse pas aux rubriques).

    Ce petit reportage l'a tout de même surpris en train de chanter discrètement le "Regina Caeli" simplex, avec l'assemblée...

  • Incinérer ou inhumer ?

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    Nous avions dit sur ce blog notre malaise après avoir assisté à une cérémonie dans un "centre funéraire" : http://www.belgicatho.be/archive/2013/02/26/un-de-ces-lieux-terribles-inventes-par-la-modernite.html

    Un article de Mgr Léonard nous y ramène.

    Crémation ou inhumation?

    L’archevêque de Malines-Bruxelles réfléchit sur les rites funéraires. Il le fait à l’occasion d’une visite qu’il a rendue à un crématorium de Bruxelles. 

    (source : didoc.be) :

    Lors de ma visite pastorale du doyenné de Vilvorde en janvier, il m’a été donné de faire de nombreuses découvertes, parmi lesquelles celle du fonctionnement d’un crématorium. C’était la première fois que je pénétrais dans ce sanctuaire de l’industrie moderne de la mort. Cela m’a profondément impressionné.

    Grâce à la courtoisie de la direction, nous avons pu, les confrères prêtres qui m’accompagnaient, un ministre protestant, deux représentants de la laïcité et moi-même, assister à toutes les phases de l’opération. Celle-ci dure environ 80 minutes, mais comme il y a 3 fours juxtaposés, il est possible d’assister en même temps, à travers un hublot, à divers moments de la crémation. Dès que le cercueil contenant le corps pénètre dans le four à une température de plus de 800 degrés, le tout s’enflamme puissamment. Pendant la première partie de l’opération, on ne voit donc qu’une gerbe de flammes. Si l’on passe au four suivant, contenant un corps introduit plus tôt, on aperçoit le squelette entier, avec, au centre, une masse noire, à savoir le thorax contenant les poumons et le cœur, les parties du corps les plus résistantes à la crémation. Dans la dernière phase du processus, il ne reste plus que des cendres rougeoyantes, un peu comme des charbons incandescents. C’est à ce moment que, la température ayant baissé, un ouvrier ouvre la porte du four et, muni d’une sorte de râteau, racle les cendres pour les faire tomber dans un récipient, duquel on puisera, plus tard, les cendres destinées à l’urne funéraire, mais aussi à de petits tubes, en forme d’éprouvette, que les membres de la famille pourront emporter. Cette approche technique de la mort (environ 25 crémations entre 8h du matin et 8h du soir) m’a laissé un souvenir particulièrement macabre.

    L’Eglise catholique n’est pas radicalement opposée à la crémation, même si elle exprime une nette préférence pour l’inhumation. Mais je note au passage que, si j’ai bien compris les commentaires des gestionnaires, les fidèles de l’Eglise orthodoxe et ceux du judaïsme et de l’Islam, recourent très peu, voire pas du tout, à la crémation, même si elle coûte moins cher que l’enterrement. Je salue donc la force de conviction de ceux et celles qui, préférant ne pas recourir à la crémation de leurs proches, sont prêts à en payer le prix.

    La raison pour laquelle l’Eglise catholique préfère l’inhumation à la crémation est d’ordre symbolique. La réduction en cendres, surtout accompagnée de dispersion, suggère un anéantissement de notre corps terrestre, sa volatilisation intégrale. Par contre, même si ce qui se passe en terre n’est pas très joli, l’inhumation évoque plutôt le grain de blé qui, jeté en terre, y pourrit, certes, mais en vue d’une renaissance et d’une éternelle fructification. D’où la préférence accordée par les chrétiens à la mise en terre. Sans compter que, pour les catholiques, la communauté paroissiale dispose, dans le moindre village, d’une église qui peut accueillir la famille et les connaissances auprès du corps du défunt. Les autres cultes chrétiens ou la laïcité, ne disposant pas de cette facilité, s’accommodent plus aisément de célébrations organisées dans le crématorium. L’Eglise catholique ne refuse pas de vivre un temps de prière en ce lieu, un peu comme elle le fait au cimetière, mais elle donnera toujours résolument sa préférence à la liturgie célébrée à l’église et à l’enterrement au cimetière.

    Dans ce témoignage, Mgr Léonard se fait l’écho de la disposition suivante du droit de l’Eglise : « L’Église recommande vivement que soit conservée la pieuse coutume d’ensevelir les corps des défunts ; cependant elle n’interdit pas l’incinération, à moins que celle-ci n’ait été choisie pour des raisons contraires à la doctrine chrétienne » (Code de Droit Canonique, c. 1176, § 3).

    Ce texte a été publié comme éditorial dans la revue Pastoralia du mois d’avril 2013, sous le titre « Comme le grain de blé jeté en terre…»

  • BXL, 7 mai : témoignage de l'aumônier du Bois de Boulogne

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    Mardi 7 mai à 20h :  BRUXELLES

    Soirée Témoignage

    par le P. Jean-Philippe - 
    Aumônier du Bois de Boulogne, 

    il vient de publier un livre-témoignage « Que celui qui n’a jamais péché » dans lequel il retrace sa vie dans un style franc et direct ! Touchant, profond plein d'humour, ce frère de Saint-Jean raconte son quotidien de prêtre auprès des prostituées et des transexuels de Paris.
     

    Où ? : IET – Institut d’Etudes Théologiques - 24, Bd Saint-Michel – 1040 Bruxelles

    PAF : 3 € 

    Renseignements / inscriptions : cycledesoireessophia@gmail.com ou 0477/ 042.367