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Eglise - Page 952

  • COMECE (Bruxelles), 31 janvier : Promouvoir l’Héritage Chrétien de l'Europe

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    Conférence de la COMECE

    "Promouvoir l’Héritage Chrétien de l'Europe"

    dans la cadre de l’Année Européenne de l’héritage culturel

    COMECE, 31 Janvier 2018

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    Suite à la désignation par l’UE de 2018 comme Année Européenne de l’Héritage Culturel, la COMECE organise la conférence «Promouvoir l’héritage chrétien de l’Europe». L'événement aura lieu au Secrétariat de la COMECE, le mercredi 31 janvier 2018.

    L’Année européenne de l’héritage culture est une initiative très positive pour l’Europe qui pourrait représenter une belle opportunité pour l’Eglise de mettre en valeur son patrimoine et d’assurer une meilleure visibilité et une plus grande accessibilité du patrimoine religieux au public.

    Dans un contexte de division et de questionnement au sein de l’Union européenne, l’année du patrimoine culturel pourrait également renforcer le sentiment de communauté entre peuples et nations européennes.

    Parmi les intervenants, le Commissaire européen pour l’éducation, la culture, la jeunesse et le sport, M. Tibor Navracsics, mais aussi le Secrétaire du Conseil Pontifical pour la Culture, S.E. Mgr Paul Tighe.

    Informations pratiques

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    Alessandro Di Maio
    Responsable Presse
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  • Les chrétiens de plus en plus persécutés sur le globe

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    De Marie Malzac sur le site du quotidien La Croix :

    De plus en plus de chrétiens persécutés dans le monde

    Selon l’ONG évangélique « Portes ouvertes », plus de 3 000 chrétiens ont été tués en 2017 pour des raisons liées à leur croyance, et 215 millions de chrétiens seraient gravement persécutés dans le monde.

    Sur les 2,48 milliards de chrétiens – toutes confessions confondues – dans le monde, environ 215 millions souffriraient de graves persécutions, soit un chrétien sur douze. C’est ce que révèle l’index mondial 2018 de l’ONG évangélique « Portes ouvertes », publié mercredi 10 janvier.

    Fondée en 1955 par le Néerlandais André Van Der Bijl, l’ONG Portes Ouvertes appartient à la mouvance évangélique et se positionne de façon vigoureuse, avec une rhétorique combative, en faveur de la liberté religieuse pour les chrétiens. Son index, volontairement militant, est de plus en plus repris par les médias non confessionnels et par les institutions.

    À LIRE : La galaxie des associations qui viennent en aide aux chrétiens d’Orient

    En tête de classement, on trouve la Corée du Nord, pour la 17e année consécutive, suivie par l’Afghanistan et la Somalie.

    Selon les résultats diffusés par l’organisation, qui dit s’appuyer sur un important réseau sur le terrain, dont les relais sont chargés de remplir un questionnaire précis, plus de 3 000 chrétiens ont été tués entre novembre 2016 et octobre 2017 pour des motivations liées à leur foi, soit 154 % de plus que l’année précédente.

    À LIRE : Le Nigeria, le pays où les chrétiens meurent le plus pour leur foi

    Toutefois, si l’on compare avec l’index de 2016, on enregistre une baisse de plus de 55 %. Cette variation s’explique par la baisse des activités de Boko Haram au Nigeria en 2016, explique « Portes ouvertes » en accompagnement de l’index. Cependant, les assassinats ont repris dans le pays, notamment du fait des Peuls, dits aussi bergers fulani, majoritairement musulmans.

    « Chiffres sous-estimés »

    C’est au Nigeria, en Centrafrique et en République démocratique du Congo que le nombre de chrétiens tués est le plus important. L’Afrique reste donc le continent le plus violent.

    « Ces chiffres sont toutefois sous-estimés, car nous n’avons pris en compte que les morts dont nous sommes certains », a tenu à préciser à la presse Michel Varton, directeur de « Portes ouvertes France ».

    Par ailleurs, dans le monde, 793 églises ont été ciblées, contre 1329 pour l’index 2017.

    Les régions où les chrétiens sont le plus persécutés, indique encore « Portes ouvertes », sont d’abord l’Asie, y compris le Moyen-Orient (53 %), l’Afrique (38 %), l’Amérique Latine (9 %). Le reste du monde – Europe, Amérique du Nord, Océanie – n’est concerné que pour 0,01 %.

    Cette persécution se décline en deux formes principales, selon l’ONG : la persécution « marteau » (violente) et la persécution « étau » (l’oppression et les restrictions dans le quotidien).

    Pour la 5e année consécutive, on constate une augmentation des points de persécution. Ainsi, l’index 2018 fait état d’une progression d’1,13 %.

    À LIRE : Les persécutions chrétiennes progressent dans le monde, selon une ONG

    Parmi les principaux mécanismes de persécution, on trouve notamment l’islamisme, mais aussi le nationalisme religieux, qui se durcit, en particulier en Asie du Sud-Est.

    L’Inde, où les extrémistes hindous agissent en toute impunité, fait ainsi partie des pays qui connaissent la plus forte hausse de persécution. En 2016, ce pays se trouvait à la 17e place de l’index, à la 15e en 2017. En 2018, il rejoint la 11e place.

    Le Népal fait son entrée dans l’index, directement à la 25e place. Là encore, les hindouistes radicaux n’hésitent pas à s’en prendre aux chrétiens.

    Au Pakistan, une situation qui se détériore d’année en année

    Le Pakistan, 5e de l’index, reste le premier selon le critère de la violence, sachant que l’index 2018 ne prend pas en compte l’attaque d’une église peu avant Noël dans ce pays.

    Ces violences comprennent les attaques régulières d’églises, les enlèvements, les mariages forcés, les viols mais aussi les émeutes à la suite des rumeurs de blasphème.

    Lors de la présentation à la presse de l’index à la presse, Michael Nazir-Ali, ancien évêque de Raiwind, au Pakistan, et actuel évêque de Rochester, en Angleterre, a témoigné de la situation dans son pays d’origine, depuis l’islamisation advenue à la fin des années 1970 et au début des années 1980, avec l’influence croissante des théocrates musulmans.

    Les pressions sont allées en augmentant au cours des dernières années, l’obligeant à quitter le Pakistan en 1986. Cette même année, la loi interdisant le blasphème fut promulguée dans le pays, renforçant encore les difficultés des minorités.

    À LIRE : Une minorité chrétienne au Pakistan discriminée et violentée

    « Cette loi a favorisé une atmosphère de haine, a-t-il indiqué devant les journalistes, renforcée par le contenu de certains manuels scolaires, par exemple. »

    Interrogé sur le sort d’Asia Bibi, cette mère de famille condamnée à mort et emprisonnée depuis plus de huit ans pour blasphème, l’évêque pakistanais a indiqué qu’elle « allait bien » mais que rien de nouveau ne se profilait à son sujet, le pays étant en attente des élections générales au printemps.

    À LIRE : Au Pakistan, le procès en appel d’Asia Bibi renvoyé

     

  • Banneux, Communauté des frères de Saint-Jean, 2-4 février : week-end des familles sur l'éducation des jeunes

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    Week-end des familles Banneux Notre-Dame

    du 02 février, 19H15, au 04 février 2018, 14H30 

    Thème : Dresser et éduquer : est-ce du pareil au même ?

    La vie familiale comme lieu d’éducation à la patience.

    « Il ne s’agit pas d’interdire aux jeunes de jouer mais de trouver la manière de créer en eux la capacité de retarder la satisfaction du désir » (Pape François, Amoris Laetitia, Chapitre 7 § 5).

    Intervenant : Fr. Cyrille-Marie

    Temps de ressourcement spirituel, ponctué par des enseignements et des partages, des moments de prières et de détente en famille. Les enfants sont pris en charge par tranche d’âge.

    Contact :

    Frère Gilles-Christ

    Communauté des frères de Saint Jean

    Prieuré Regina Pacis
    Rue de la sapinière, 50
    B - 4141 Banneux Notre Dame
    Tél : 0032 (0)43 60 01 20
    Email : hotellerie@stjean-banneux.com

  • Un SDF belge inhumé au Vatican

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    De Louise Almeras sur aleteia.org :

    Le « vagabond de Dieu », un SDF belge inhumé au Vatican

    Mgr Dirk Smet, recteur du Collège Papal Belge à Rome, a présidé le 11 janvier dernier les funérailles d’un sans-abri belge, César Willy De Vroe. L’occasion de livrer une remarquable catéchèse en hommage à cet homme courageux que Satan n’a jamais réussi à briser.

    César Willy De Vroe, décédé le 4 janvier dernier à 65 ans, repose désormais au « Campo Santo dei Teutonici cum dei Fiamminghi », le cimetière teutonique, un cimetière historique destiné aux pèlerins flamands, allemands et néerlandais situé à quelques dizaines de mètres de la basilique Saint-Pierre de Rome, juste derrière les colonnades du Bernin. Il est ainsi le deuxième sans-abri de ce pays à être enterré au Vatican, puisqu’il rejoint le Flamand Willy Herteleer, décédé en 2015 après avoir vécu dans la rue pendant 30 ans à Rome.

    Un honneur pour César Willy De Vroe qui s’est fait appelé pendant une vingtaine d’années le « vagabond de Dieu » après avoir perdu tout ce qu’il possédait : sa famille, sa propriété entière et sa santé. Il a vécu des années dans la rue dans des conditions très difficiles. C’est grâce à la prise en charge du prêtre italien Daniele Bisato, pasteur de la paroisse Sant’Agostino à Vintimille, qu’il reprend courage en 1999. Il était avec les missionnaires de la Charité à Rome depuis septembre dernier, rapporte le média flamand Kerknet.

    Comparé à Job

    Vivant dans le dénuement le plus total, il avait perdu contact avec ses quatre frères et soeurs, il était pourtant connu pour sa générosité. C’est à l’âge de 47 ans qu’il retrouve le chemin de l’Église. « César était une âme sensible qui s’est converti à la foi à un âge avancé, après que la vie l’ait éprouvé et durci de toutes les manières possibles », a déclaré lors de son homélie Mgr Dirk Smet, recteur du Collège papal belge à Rome.

    Le prélat l’a comparé à la figure biblique de Job, dont il était très proche dans ce qu’il vivait. « Dans les circonstances les plus difficiles, dans la pauvreté totale et sous les grandes épreuves, il a toujours réussi à conserver une certaine intelligence, son âme, sa dignité humaine » a ajouté Mgr Dirk Smet. Il a également souligné que « Satan n’avait jamais réussi à briser le vagabond de Dieu. Le mal n’a jamais saisi son esprit, sa capacité de penser, sa dignité humaine intérieure, son âme ou même sa foi. Il est resté confiant en Dieu ».

    « Il aurait pu être le quatrième roi mage »

    Le recteur a vu dans sa manière de résister aux épreuves de la vie le fait qu’il a toujours continué à se concentrer sur l’étoile qui conduisait à l’Enfant de Bethléem, comme les rois mages. « De telles étoiles donnent assez de lumière durant le voyage de nos vies pour ne pas perdre courage et continuer sur le droit chemin vers Bethléem ». Mgr Dirk Smet a achevé son homélie pour le sans-abri du Vatican par un hommage aux bons samaritains qui avaient pris soin de lui au cours de sa vie, comme un couple marié. « Même aujourd’hui, nous pouvons rencontrer Jésus, a-t-il rappelé. Dans l’Eucharistie, mais aussi dans nos frères et sœurs qui sont petits et pauvres. Aussi dans les vagabonds à deux pas d’ici, près du Vatican ».

    Ces funérailles du « vagabond de Dieu » ont été l’occasion d’une catéchèse sur le sens de la pauvreté et d’évoquer de manière incarnée la figure du Christ. Cela n’est pas sans rappeler la statue du « Jésus sans-abri » du sculpteur canadien Timothy Schmalz, exposée au mois de novembre dernier dans une église du Michigan. Cela avait « littéralement changé l’attitude de beaucoup de personnes envers les marginalisés », avait constaté le père Tom Murphy, le prêtre de la paroisse.

     
  • Benoît XV et son engagement pour la paix lors de la Grande Guerre

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    De Philippe Maxence sur le site de l'Homme Nouveau :

    Benoît XV et la Grande Guerre 
    un pape pour la paix !

    Benoît XV et la Grande Guerre <br> un pape pour la paix !

    En cette nouvelle année 2018, nous allons commémorer le centenaire de la dernière année de combat de la Première Guerre mondiale. Le 11 novembre 1918, à 11h00, l’armistice entrait officiellement en vigueur. Dans le calendrier liturgique, c’était la fête de saint Martin, cet officier romain devenu apôtre du Christ et qui allait devenir l’une des grandes figures de la sainteté française. 

    Dès avant le déclenchement du conflit, la papauté avait appelé à la paix, en espérant jusqu’au bout que le dialogue remplacerait la voix des armes. Le pape saint Pie X d’abord, puis après sa mort, le 20 août 1914, son successeur, Giacomo della Chiesa, qui prit le nom de Benoît XV, lors de son élection, le 3 septembre 1914. Depuis fin juillet-début août de la même année, l’Europe s’était embrasée pour quatre longues et meurtrières années de guerre. 

    La papauté pour la paix

    Avant de mourir le 28 septembre 2016, l’historien de l’Église Paul Christophe, prêtre du diocèse de Cambrais, avait achevé un livre consacré au pape Benoît XV et à son rôle pendant la Grande Guerre. Publié peu après aux éditions du Cerf, cet ouvrage d’un peu plus de 250 pages entend offrir une synthèse de la manière dont l’activité déployée par le Pape en faveur de la paix a été perçue en France et comment Benoît XV a maintenu le cap pendant toute la durée du conflit. 

    L’auteur, dont trois précédents ouvrages étaient consacrés à la Première Guerre mondiale, notamment à travers la publication de lettres de catholiques engagés dans le conflit, est aussi celui qui avait mené à bien, entre 1994 et 2003, la publication des neuf volumes contenant les carnets du cardinal Alfred Baudrillart, lesquels s’étalaient entre 1914 et 1942, année de la mort de celui qui fut recteur de l’Institut catholique de Paris et membre de l’Académie française. C’est principalement à partir de la matière de ces carnets Baudrillart et de lettres de catholiques envoyés au front que Paul Christophe aborde le rôle de Benoît XV en faveur de la paix et, surtout, comment son action fut perçue en France. 

    Une guerre de civilisation ?

    Alors que l’Allemagne a envahi la Belgique, violant la neutralité de ce pays, une pression se fait jour qui demande au pape de condamner l’agression et de prendre partie. Pour les Alliés, la guerre menée contre l’Allemagne est une guerre de civilisation. Selon eux, ils luttent contre la barbarie germanique. Cette thèse est largement reprise et défendue, non seulement par la presse (soumise à la censure, ce que ne rappelle pas l’auteur), mais aussi la très grande majorité des élites. Les personnalités catholiques, membres du clergé ou laïcs influents, ne sont pas en reste. De là va naître l’incompréhension de la position de Benoit XV, incompréhension qui va se muer au fil du temps en refus de sa politique. Celui-ci trouve certainement son point d’acmé quand le lundi 10 décembre 1917, en l’église de la Madeleine, à Paris, le Père Sertillange prononce un discours sur la « Paix française », en, présence notamment du cardinal Amette, archevêque de Paris. Or, que déclare, ce jour-là, le célèbre dominicain ?

    « Très Saint Père, nous ne pouvons pas, pour l’instant, retenir vos appels de paix ». 

    Non seulement le cardinal Amette est présent ; non seulement, il ne proteste pas, mais plus encore, il a laissé donné l’imprimatur à la publication du discours du prédicateur. C’est évidemment trop pour Rome. Et, naturellement, le cardinal Gasparri, secrétaire d’État, exige des sanctions. 

    L’action du Saint-Siège

    Quelle aura été la position du Saint-Siège pendant toute cette guerre ? On a parlé de neutralité ? Ce n’est pas exact ! Benoît XV a pris constamment parti pour la paix. Il s’est opposé à la guerre, a milité pour la concorde entre les nations et « a condamné, écrit Paul Christophe, toutes les violations du droit et toutes les atrocités commises par qui que ce soit, en se voulant impartial. » De fait, le Souverain Pontife n’a pas voulu que la papauté fût entraînée d’un côté ou de l’autre, voulant rester le Père commun. 

    Pendant le conflit, Benoît XV a été décrié, en France, comme le « pape boche » ou comme « Pilate XV » pour reprendre les termes de Léon Bloy. Il subissait un sort à peu près similaire de l’autre côté du Rhin, ce que Paul Christophe ne rappelle pas assez. C’est d’ailleurs un manque de son livre : on aimerait voir comment était traité le pape dans la presse allemande ou parmi les politiques comme on aimerait savoir comment le pape était perçu par les pays alliés.

    La différence est que l’Allemagne n’avait pas coupé toutes relations officielles avec le Saint-Siège. Le 20 avril 1917, Mgr Eugenio Pacelli a été nommé nonce apostolique en Bavière, Munich étant alors l’unique représentation du Saint-Siège dans l’Empire allemand. Malgré ce fait, le nonce peut agir ou tenter d’agir. Ainsi, il rencontre le chancelier allemand Bethmann-Hollweg, le 26 juin de la même année, puis le Kaiser Guillaume II en personne, le 29 juin. Le lendemain, il s’entretient également avec un allié de l’Allemagne, l’empereur d’Autriche-Hongrie Charles Ier. 

    Toute la différence avec la France réside là : pour faire avancer les idées de paix, le cardinal Gasparri est obligé, par exemple, de s’en remettre, en 1915, à l’entremise de Mgr Baudrillart pour sonder le gouvernement français… Il ne peut agir directement ! Sans oublier que la France compte alors comme allié l’Italie, avec laquelle le Saint-Siège n’a pas encore réglé la Question romaine de 1870 et qui refuse obstinément, y compris pour la Conférence de la paix en 1919, de voir la papauté jouait un rôle ou simplement d’être reconnu comme partenaire international. 

    Un pape réhabilité

    Depuis quelques années, la figure de Benoit XV, et singulièrement son action pendant la Première Guerre mondiale, est réétudiée et réhabilitée. Parmi les ouvrages sur la questions, citons surtout celui de Nathalie Renoton-Beine, La colombe et les tranchées : Benoît XV et les tentatives de paix durant la Grande Guerre (Cerf), et les biographies de Marc Launay et d’Yves Chiron. Le livre de Paul Christophe s’inscrit dans cette veine, mais à travers un essai historique dont la thèse est de montrer que Benoît XV a œuvré en faveur de la paix sans céder aux pressions des gouvernants, des élites et de la « presse nationaliste », tout en rencontrant un accueil favorable parmi une grande partie des combattants. 

    Ce dernier aspect est, malgré tout, l’un des points faibles de l’ouvrage. Bien sûr, l’auteur cite plusieurs lettres de poilus montrant leur dégout de la guerre, de la barbarie des combats et, parfois, leur accord avec le pape. Mais il aurait fallu pouvoir établir dans quelle mesure ce sentiment était partagé parmi l’ensemble des combattants, avec, il est vrai, cette difficulté que les propos jugés défaitistes devaient passer au crible de la censure. 

    Par ailleurs, Paul Christophe s’en prend à la « presse nationaliste », opposée à l’action de Benoît XV. Malheureusement, le terme est équivoque. Et il n’est clairement défini par l’auteur. S’agit-il de la presse politiquement nationaliste, à l’instar de L’Action française, ou une fièvre nationaliste dans la presse en temps de guerre ? L’auteur ne cite qu’une fois L’Action française et, pour le reste, des titres et de noms de personnalités qui n’appartenaient pas politiquement au camp nationaliste. Par exemple, il évoque Fernand Laudet, le même Laudet qui avant guerre avait subi les foudres du nationaliste Péguy à propos de Jeanne d’Arc. 

    Une religion séculière

    Il est vrai pourtant qu’il y a eu chez les catholiques français – et ailleurs ! – une fièvre nationaliste pendant cette guerre, laquelle dépassait largement les mouvements et les partis nationalistes. Il y a eu, comme le montre Paul Christophe, une assimilation de la religion au patriotisme, laquelle a entraîné une confusion. Mais sur ce point, il est beaucoup moins clair que Jean de Viguerie dans son essai Les deux patries où l’historien n’oppose pas foi et patriotisme, mais la vertu de patriotisme, ordonnée elle-même à un ordre plus grand, au patriotisme révolutionnaire, idéologique et expansionniste par nature. 

    Au fond, la thèse de Paul Christophe, à travers cette étude intéressante sur Benoît XV, est que les réflexes nationalistes en temps de guerre ont sacralisé la patrie, en l’élevant au rang de religion de substitution, assimilant même la religion à son dessein. De ce point de vue, Les deux patries de Jean de Viguerie reste plus percutant. 

    De même, un certain nombre d’éléments de compréhension historique manquent ici, comme par exemple le fait que les catholiques ont répondu positivement à l’Union sacrée en espérant y retirer un bénéfice en faveur de leur retour dans la vie sociale (cf. à ce sujet 1914, l’Église face à la guerre, hors série n°16 de L’Homme Nouveau). À la place, il y eut certes le retour des relations diplomatiques avec le Saint-Siège, mais dans le cadre d’une religion séculière qu’avait très bien vue l’abbé Mugnier, cité par Paul Christophe : 

    « 13 novembre 1923. On a allumé, dimanche, une flamme perpétuelle devant la tombe du soldat inconnu. Voilà un culte nouveau établi. On nous a pris la lampe du sanctuaire, la voilà laïcisée. »

     Il y eut également une autre conséquence, qu’avait parfaitement perçu dès 1914, Mgr Baudrillart, cité aussi par Paul Christophe : 

    « À force de ménager tout le monde, le Saint-Siège finira, par laisser, à la fin de la guerre, le rôle d’arbitre moral au président des États-Unis. » La raison n’est peut-être pas celle invoquée par le recteur de l’Institut catholique de Paris. Mais le résultat est bien là. 

    Nous y sommes encore !

    Paul Christophe, Benoît XV et la Grande Guerre, Cerf, 258 pages, 22 €

  • Le pape François et l'accueil des migrants

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    Du site du journal La Croix :

    Le pape François est-il pour un accueil inconditionnel des migrants  ?

    Samuel Lieven et Nicolas Senèze (à Rome) , le 10/01/2018 à 15h45

    EXPLICATION Dimanche 14 janvier, le pape François célébre la messe avec des réfugiés pour la Journée mondiale des migrants. Le pape a placé la question des migrants au cœur de son pontificat, au risque de ne pas toujours être compris des catholiques eux-mêmes.

    A l’instar de ses prédécesseurs, le pape François défend un accueil large, mais non inconditionnel, des migrants, reconnaissant qu’« un gouvernement doit gérer ce problème avec la vertu propre au gouvernant, c’est-à-dire la prudence ». Face à « la pire catastrophe humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale », il demande donc non seulement d’« accueillir » les réfugiés mais aussi de les « protéger », de les « intégrer » et de « promouvoir » le développement.

    Mais de quels migrants parle-t-il ? Dans la tradition de l’Église, François en a une acception plus large que la communauté internationale, définissant le réfugié comme « l’étranger en quête de sécurité et des ressources vitales qu’il ne peut trouver dans son pays d’origine » (1).

    À lire aussi L’Église catholique et les migrants

    D’autre part, s’il parle beaucoup des droits des réfugiés, le pape n’oublie pas non plus leurs devoirs. Celui qui arrive est tenu de s’adapter au pays d’accueil « en respectant avant tout ses lois ». Il rappelle, dans la lignée de Jean-Paul II, ce que doit être une intégration : ni une assimilation qui conduirait à « supprimer ou à oublier sa propre identité culturelle » ni « un isolement réciproque, avec le risque de “ghettoïsations” » que cela comporte. Pour François, l’intégration consiste avant tout en un enrichissement mutuel de deux cultures.

    Samuel Lieven et Nicolas Senèze (à Rome)

    L'homélie intégrale du Pape pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié

     

  • Philippines : une cathédrale saccagée

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    Du site de l'Aide à l'Eglise en Détresse (France) :

    Philippines: Il découvre sa cathédrale saccagée

    Publié le 11 janvier 2018

    Marc Fromager, directeur de l’AED, est à Marawi, aux Philippines, ville assiégée par les djihadistes durant 5 mois. Premier étranger à pouvoir pénétrer ce 11 janvier dans la ville depuis sa libération, il découvre avec l’évêque de la ville, Mgr Edwin de la Peña, la cathédrale saccagée, la ville détruite…Témoignage.

    L’année dernière, la capitale musulmane de 400 000 habitants a été envahie par les djihadistes prétendant être la branche locale de l’État islamique. Ils ont attaqué la cathédrale le 23 mai et kidnappé le curé de la paroisse qui s’est finalement échappé quatre mois plus tard. La ville a été assiégée pendant près de cinq mois puis entièrement détruite. L’accès au centre-ville est toujours interdit, trois mois après la fin de la bataille.

    Agenouillé en silence

    Ce jeudi 11 janvier 2018, une délégation restreinte comprenant deux directeurs nationaux de l’AED (Philippines et France) a pu entrer dans le périmètre initialement nommé Ground zero et maintenant appelé MAA (zone la plus touchée). La délégation était composée de civils, les premiers à entrer dans la région depuis la guerre, avec une lourde escorte militaire. Parmi la délégation se trouvait l’évêque de Marawi, Mgr Edwin de la Peña, pour qui c’était la première visite à sa cathédrale depuis le 22 mai 2017.
    En s’approchant de l’église, son cœur s’est brisé. Il s’est agenouillé en silence devant l’autel dévasté. Tout a été endommagé, y compris les statues du Christ et de la Vierge Marie : impacts de balle, meubles liturgiques brûlés… (voir photos). La résidence de l’évêque, juste en face de la cathédrale et où il vivait depuis 16 ans, a été également totalement détruite.

    Réconciliation possible ?

    L’évêque de Marawi en prière dans sa cathédrale saccagée

    Nous pouvions évidemment sentir l’anéantissement total de l’évêque mais plus tard, il nous a confié que sa priorité, plutôt que de reconstruire la cathédrale, est de faire revenir la population chrétienne de la ville. L’une de ses principales raisons de ne pas perdre espoir – et qui nous a vraiment touchés- est de voir que, parmi les volontaires qui travaillent avec l’Église catholique pour rétablir la confiance, il y a beaucoup de jeunes musulmans. En réalité, la plupart des volontaires sont des musulmans qui participent activement aux différents programmes proposés par l’Église.

    Si tout ce cauchemar pouvait au moins faire apparaître une nouvelle génération de volontaires pour la construction de la paix, peut-être qu’un avenir semblerait possible.

    L’évêque, les fidèles (les catholiques étant une infime minorité, plus ou moins 3%) et même les bénévoles sont très reconnaissants envers l’AED pour son aide et sa visite. Nous leur avons dit qu’ils peuvent compter sur notre soutien et leur avons aussi confié qu’ils ont une grande responsabilité: s’ils peuvent se réconcilier, ils apparaîtront comme des modèles pour d’autres régions du monde vivant les mêmes tensions.

    Ce fut un voyage profondément émouvant, passant par une sorte de vision désespérée de l’enfer à la promesse d’une résurrection. Une intention de prière que nous gardons.

    Marc Fromager (directeur AED France)
    Philippines, île de Mindanao, ville islamique de Marawi, le 11 janvier 2018.

  • Bruxelles (Stockel), 7 février 2018 : "Dieu ou rien", une conférence du cardinal Sarah en présence du cardinal De Kesel

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    De Paul Forget :

    Chers Amis,

    Peut-être l'avez-vous appris par divers canaux (CathoBelévénement Facebook...), dans trois semaines, le 7 février, à l'église Notre-Dame de Stockel (Woluwe-Saint-Pierre), le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements, donnera une conférence sur son ouvrage d'entretiens sur la foi : « Dieu ou rien ».

    Ce proche collaborateur du Pape François est beaucoup sollicité à travers l'Europe et le monde et les personnes qui l'ont lu ou écouté témoignent d'un discours clair et attentif aux nécessités de notre temps, tout en portant une attention toute particulière aux périphéries, qu'il a lui-même côtoyées de façon toute personnelle dans le petit village animiste, en Guinée, où il est né et a grandi.

    Il concélébrera la messe avec le Cardinal De Kesel à 18 h 30.

    Cet homme, que saint Jean-Paul II appelait son « bébé évêque » (qu'il est devenu à 34 ans !), viendra pour la première fois en Belgique, à laquelle il s'est pourtant déjà généreusement intéressé en accordant son soutien à la Marche pour la Vie, il y a deux ans.

    Il partagera une collation avec nous et le Cardinal De Kesel à 19 h 30(inscriptions indispensables : jubilatestock@gmail.com)

    Ce Cardinal, dont Benoît XVI en personne a postfacé le second ouvrage d'entretiens, en écrivant notamment qu'« il a quelque chose à dire à chacun de nous », ne vous laissera certainement pas indifférent. C'est un authentique cardinal de combat, prêt à tout donner pour ce qui est vrai et authentique.

    Il viendra tout spécialement du Saint-Siège et nous présentera son ouvrage « Dieu ou rien » à 20 h 30 et dédicacera ensuite ses livres qui vous seront proposés à la vente.

    Bref, soyons tous, avec notre Archevêque, le Cardinal De Kesel, à l'église Notre-Dame de Stockel, le 7 février. N'hésitons pas à inviter nos proches à ce bel événement !

    Les prêtres qui souhaitent concélébrer peuvent s'inscrire en écrivant à jubilatestock@gmail.com.
    Notez aussi qu'une traduction simultanée sera faite vers le néerlandais.

    La participation aux frais est libre. Mais les frais pour la paroisse sont pourtant bien réels. N'hésitez donc pas à soutenir de votre obole, même modeste, cet événement sur le compte de la paroisse : BE10 0682 0283 4404, en précisant « Cardinal Sarah » en communication. Tout bénéfice sera reversé aux œuvres du Cardinal Sarah.

    Chers Amis, merci !

    Paul Forget

  • Cohabitation avant le mariage : qu'en dit l'Eglise ?

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    De Claire de Campeau sur aleteia.org :

    S’installer ensemble avant le mariage : qu’en pense l’Église ?

    Dans une époque où la cohabitation avant le mariage est de plus en plus fréquente, quel est l’avis de l’Église sur ce sujet et pour quelles raisons ? Que penser d’une « période à l’essai » avant de s’engager pour la vie ?

    La société ayant évolué aussi vite que les mœurs, nombreux sont les jeunes couples habitant ensemble avant de s’engager -ou non- pour la vie. Études plus tardives, loyers élevés, peur de la solitude, multiplication des conquêtes amoureuses et donc complication du choix à poser… Les facteurs sont nombreux pour expliquer ces cohabitations avant le mariage. Mais qu’en pense l’Église, que conseille-t-elle à ce sujet ?

    Ce que dit le catéchisme de l’Église catholique

    La situation de concubinage, aussi appelée « union libre », est évoquée très clairement dans le catéchisme de l’Église catholique :  » Il y a union librelorsque l’homme et la femme refusent de donner une forme juridique et publique à une liaison impliquant l’intimité sexuelle. ». S’ensuit une définition précise de l’expression union libre jugée « fallacieuse » et de ses implications : « que peut signifier une union dans laquelle les personnes ne s’engagent pas l’une envers l’autre et témoignent ainsi d’un manque de confiance, en l’autre, en soi-même, ou en l’avenir ? L’expression recouvre des situations différentes : concubinage, refus du mariage en tant que tel, incapacité à se lier par des engagements à long terme. »

    Après avoir défini les termes, le catéchisme rappelle le point de vue de l’Église à ce sujet et le justifie : « Toutes ces situations offensent la dignité du mariage ; elles détruisent l’idée même de la famille ; elles affaiblissent le sens de la fidélité. Elles sont contraires à la loi morale : l’acte sexuel doit prendre place exclusivement dans le mariage ; en dehors de celui-ci, il constitue toujours un péché grave et exclut de la communion sacramentelle. »

    S’ensuit une réponse à l’objection fréquente du “droit à ” pour des personnes catholiques, amoureuses et ayant le désir, l’intention de se marier par la suite : « Quelle que soit la fermeté du propos de ceux qui s’engagent dans des rapports sexuels prématurés, » ceux-ci ne permettent pas d’assurer dans sa sincérité et sa fidélité la relation interpersonnelle d’un homme et d’une femme, et notamment de les protéger contre les fantaisies et les caprices » (CDF, décl. » Persona humana » 7). L’union charnelle n’est moralement légitime que lorsque s’est instaurée une communauté de vie définitive entre l’homme et la femme. L’amour humain ne tolère pas « l’essai ». Il exige un don total et définitif des personnes entre elles (cf. FC 80). » L’union libre est ensuite qualifiée « d’offense grave à la dignité du mariage ».

    Lire aussi : Sexualité : les bonnes raisons d’attendre

    L’invitation du pape François

    Dans son exhortation apostolique Amoris Laetitia, publiée le 8 avril 2016, le pape François propose une pédagogie nouvelle à destination des familles. Il souhaite prendre en compte les fragilités humaines et ne pas nier la réalité de nos existences. Le Saint-Père y rappelle que la Bible « abonde en familles, en générations, en histoires d’amour et en crises familiales » et considère que la Parole de Dieu ne doit pas se révéler « comme une séquence de thèses abstraites, mais comme une compagne de voyage, y compris pour les familles qui sont en crise ou sont confrontées à une souffrance ou à une autre, et leur montre le but du chemin» (AL 22).

     

    Lire la suite sur aleteia.org

  • Quand Lilianne Ploumen se voit décernée la Croix de l'Ordre pontifical de Saint Grégoire le Grand

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    Un nouveau scandale frappe le Vatican et le pape François.

    Sur les réseaux sociaux, l’ex-ministre hollandais du Commerce extérieur et de la coopération au développement, Lilianne Ploumen, brandit fièrement la Croix de l’Ordre Pontifical de Saint Grégoire le Grand, une des plus haute distinctions vaticanes. Et explique que par la volonté du pape François elle est devenue Dame Commandeur de l’Ordre ! Or madame Ploumen est surtout connue non pour des batailles « Pour Dieu et le prince », devise de l’Ordre, ni pour des services rendus à l’Église, ni pour un soutien au Saint-Siège, ni pour son bon exemple catholique dans son pays, mais pour être une pasionaria de l’avortement et des droits Lgbtqi.

    Elle a été directrice du programme Cordaid, l’agence catholique hollandaise accusée d’avoir fourni des contraceptifs et d’avoir soutenu les pratiques de Plannet Parenthood en Sierra Leone. En septembre dernier, elle a participé comme orateur au United Nation LGBTI Core Group, la rencontre internationale pour promouvoir les politiques en faveur des homosexuels et des transsexuels :

    « Les droits Lgbt sont des droits humains. Nous ne pouvons pas être complaisants. Dans plus de 70 pays l’homosexualité est encore criminalisée… la lutte contre les personnes Lgbt continue dans le monde entier. »

    Au-delà de sa carrière dans le parti travailliste hollandais, Liliane Ploumen est à la pointe du combat pour imposer aux quatre coins de la terre la culture de mort. Sa vie est jalonnée de prises de positions destinées à la faire avancer.

    Elle a notamment créé une nouvelle ONG She decides dans le but de contrecarrer la politique de Donald Trump. Ce dernier a en effet, quelques jours après son investiture à la présidence des États-Unis, signé un décret interdisant le financement, par l’État, d’ONG internationales soutenant et pratiquant l’avortement. Pour compenser ce manque d’argent, son ONG, She decides, a pour objectif de récolter des fonds dans le monde entier « pour offrir aux femmes dans les pays en voie de développement l’accès à de bonnes informations, à des moyens contraceptifs et à l’avortement » et « afin qu’elles puissent rester maîtresses de leur propre corps ». En peu de temps, grâce à la notoriété de sa fondatrice et à sa campagne de communicationShe decides a récolté quelques 400 millions d’euros mis à disposition des cliniques d’avortement et du Planning Familial. Pour cette « réussite » Liliane Ploumen a gagné le prix Machiavelli Award 2017 qui récompense une personne ou une organisation qui a excellé dans la communication « toujours d’une manière positive et pour une cause publique » (sic) !

    Il est donc particulièrement scandaleux que le Vatican honore de la Croix de l’ordre de Saint Grégoire le Grand une femme politique ayant un tel parcours en faveur de l’avortement, de l’homosexualité et des droits des Lgbt, un parcours si contraire à la loi naturelle et divine, si contraire à l’enseignement de l’Église catholique sur ces sujets. (...)

  • Vient de paraître : le magazine trimestriel « Vérité et Espérance-Pâque Nouvelle », n° 105, hiver 2017-2018

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    Le magazine trimestriel « Vérité & Espérance – Pâque Nouvelle » édité par l’association « Sursum Corda » (responsable de l'église du Saint-Sacrement à Liège) a publié sa livraison de l’hiver 2017. Tiré à 4.000 exemplaires, ce magazine abondamment illustré parcourt pour vous l’actualité religieuse et vous livre quelques sujets de méditation. Les articles mentionnés en bleu sont disponibles sur le blog de l'église du Saint-Sacrement (cliquez sur les titres ci-dessous pour y accéder).

    Au sommaire de ce numéro n° 105 (hiver 2017-2018) : 

    contrat Delta ingenieur stabilité339.jpg

    Les conditions du dialogue interconvictionnel 

    Du Livre de Job au Livre éternel

    Aux anathèmes, le Savonarole de l’Ucl répond par un livre

     

    contrat Delta ingenieur stabilité340.jpg

    Rome et le monde : 

    Fêter le cinquième centenaire de la réforme protestante ?

    Liturgie : le pape François désavoue le cardinal Sarah

    Accès des divorcés-remariés à la communion sacramentelle

    Le nouvel archevêque de Paris n’a pas la faveur de l’intelligentsia progressiste

     

    Belgique:

    Un essaimage des Clarisses de Bujumbura à Liège

    Archevêché de Malines-Bruxelles : qu’as-tu fait de «Jérusalem»?

    Que faire de l’abbaye de Marche-les-Dames ?

    Pourquoi le cours de religion est important dans l’enseignement secondaire  

     

    Secrétaires de Rédaction : Jean-Paul Schyns et Ghislain Lahaye

    Editeur responsable: SURSUM CORDA a.s.b.l. ,

    Vinâve d’île, 20 bte 64 à B- 4000 LIEGE.

    La revue est disponible gratuitement sur simple demande :

    Tél. 04.344.10.89  e-mail : sursumcorda@skynet.be 

    Les dons de soutien à la revue sont reçus  avec gratitude au compte IBAN:

     BE58 0016 3718 3679   BIC: GEBABEBB de Vérité et Espérance 3000, B-4000 Liège

    JPSC

  • Comment le pape François a fait évoluer la diplomatie du Saint-Siège

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    Comment le pape François a fait évoluer la diplomatie du Saint-Siège (RCF)

    Présentée par Pauline de Torsiac

    A quoi ressemble la diplomatie du Saint-Siège ? Depuis le début du pontificat du pape François, ce dernier a voulu donner un nouveau souffle à l'action internationale du Vatican.

    Le pape François a fêté le 17 décembre dernier ses 81 ans. Il a pu déguster lors de son déjeuner dominical un gâteau à base de poires et de cannelle. Tout cela pourrait paraître bien anecdotique si ce gâteau, que l'on doit à l'artiste italien MauPal, n'avait pas représenté le pape, courbé, portant sur ses épaules le poids de la Terre, une terre divisée en deux mais recousue. Pour le pâtissier romain qui a confectionné ce gâteau, ce dessin illustre, symbolise la force unificatrice du pape. 

    Le pape François est le chef du gros milliard de catholiques répartis à travers le monde. Et de ce fait, le Vatican est un petit Etat de moins de 44 hectares qui entretient des relations diplomatiques avec 183 pays, dans lesquels se trouvent des nonces, les ambassadeurs du Saint-Siège.

    LE PAPE FRANÇOIS ATTENTIF AU TRAVAIL DES NONCES SUR LE TERRAIN

    Il est d'ailleurs membre de la plupart des organisations multilatérales notamment comme Etat observateur des Nations-Unies. On sait aussi que les grands principes qui guident la diplomatie du Saint-Siège sont la promotion de la paix, la défense des droits humains, et le désarmement nucléaire. Pour Jean-Marie Guénois, rédacteur en chef adjoint chargé des questions religieuses au Figaro, c'est avant tout par la culture de la rencontre que le pape argentin incarne depuis bientôt cinq ans la diplomatie vaticane.

    Un pape qui cultive la rencontre mais qui est aussi très attentif à la manière dont les nonces qui le représentent sur le terrain se comportent. Et c’est le sens de la réforme qu’il a engagée dans les nonciatures apostoliques, ces ambassades du Vatican présentes dans la plupart des Etats du monde. François souhaite en effet que les prêtres qui y travaillent soient d’abord des prêtres, des hommes d’Eglise, avant d’être des diplomates.

    UNE DIPLOMATIE VATICANE QUI ÉVOLUE EN FONCTION DU CONTEXTE MONDIAL

    Mais cette incarnation de la diplomatie du Saint-Siège par un pape dépend du contexte dans lequel s’inscrit son pontificat. Mondialisation, crise des migrants, persécution des chrétiens d’Orient. Le contexte dans lequel s’exerce la diplomatie vaticane actuelle a changé. C'est ce qu'explique Jean-Baptiste Noé, historien et auteur du livre "Géopolitique du Vatican" (ed.Presses universitaires de France).

    Dans ce monde fissuré, le pape François proclame des convictions très fortes. Des convictions qu’il martèle et qui balisent en quelque sorte son pontificat. Le pape prône également la paix et le dialogue. Il l’a démontré récemment le jour de Noël à propos de la décision unilatérale de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

    LES DIPLOMATES DU SAINT-SIÈGE NE BAISSENT PAS LES BRAS

    Dans son dernier message Urbi et Orbi, le pape a appelé à une solution négociée entre Israéliens et Palestiniens. Si l’attention, les mots du pape vont droit au cœur des chrétiens de Terre Sainte, Mgr Marcuzzo vicaire du patriarcat latin de Jérusalem reste prudent sur la portée et l’impact diplomatique de ces déclarations. Du statut de Jérusalem aux réfugiés  en passant par le drame des Rohingyas, le pape est ferme mais se garde bien de souffler sur les braises. Il se veut rassurant, il veut entrevoir des signes positifs dans les situations dramatiques. 

    Enfin, cette diplomatie de l'Eglise porte des fruits. L’activité diplomatique menée par l’Église a contribué à obtenir des résultats concrets, comme le dégel des relations entre Cuba et les États-Unis, ou la signature d’un accord de paix en Colombie entre les FARC et le gouvernement. La médiation au Venezuela a certes échoué, mais le Pape et les services diplomatiques du Saint-Siège ne baissent pas les bras.

    Des services diplomatiques réunis lundi 8 janvier au Vatican, pour les voeux du Pape François. "Dans les relations avec les Autorités civiles, le Saint-Siège ne vise rien d’autre que de favoriser le bien-être spirituel et matériel de la personne humaine et la promotion du bien commun" a notamment déclaré le Saint-Père, à cette occasion.