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Eglise - Page 964

  • Une belle occasion de relancer le catho bashing...

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    Une belle occasion de relancer le catho bashing...

    Qui n’a vu cette vidéo qui circule sur les réseaux sociaux montrant une scène survenue lors d’un baptême dans le diocèse de Meaux en France ? Un vieux prêtre (89 ans) officiant lors du baptême d’un enfant de deux ans et demi lui a finalement administré une gifle, excédé par les pleurs incessants de l’enfant. L’évènement, filmé en direct par une personne qui assistait à la cérémonie, a été relayé des dizaines de milliers de fois suscitant l’indignation et la réprobation de toutes les bonnes âmes émues par une telle démonstration d’inhumanité. On devine que les commentaires ont été bon train et qu’au-delà de la personne de l’octogénaire c’est l’institution qu’il représente qui a été prise pour cible. L’occasion était trop belle pour ne pas l’exploiter en se livrant à un nouveau déferlement de « catho bashing » comme si l’Eglise avalisait ou incitait à de tels comportements. C’est une nouvelle illustration de cet état d’esprit cathophobe où la moindre occasion, le moindre incident, est utilisé pour décrier l’Eglise et ses représentants en exploitant l’émotivité du public. Le bon sens voudrait que tout un chacun sache prendre un peu de recul et considérer cet incident avec un minimum d'objectivité ; on en conclurait tout naturellement qu’il n’est sans doute pas indiqué que des ministres du culte trop âgés soient encore invités à officier dans des circonstances où leurs nerfs risquent d’être mis à rude épreuve par les cris de nouveaux nés ou de jeunes enfants, que le geste en question est bien sûr inapproprié mais qu’il mérite d’être perçu en proportion de sa gravité relative, que l’émoi suscité est vraiment excessif et que son exploitation est parfaitement malhonnête. Mais où est le bon sens aujourd’hui ? Et l’occasion n’est-elle pas trop belle pour s’en saisir et y trouver matière à justifier ses propres abandons et reniements…

    Ci-dessous, le communiqué du diocèse de Meaux : 


    MESSAGE AUX CATHOLIQUES DE SEINE-ET-MARNE : Incident lors d’un baptême

    Depuis le 21 juin, une vidéo circule dans la presse et les réseaux sociaux sur laquelle on peut voir un prêtre (89 ans), célébrer le baptême d’un enfant en Seine-et-Marne.

    Cette courte vidéo est un extrait de la célébration durant laquelle le bébé pleure beaucoup. Le prêtre âgé perd son sang-froid et met une gifle à l’enfant. Conscient de ce geste déplacé, le prêtre a présenté ses excuses auprès de la famille à la fin du baptême.

    Cette perte de sang-froid peut s’expliquer par la fatigue de ce prêtre âgé, mais cela ne l’excuse pas.

    Ce vendredi, cette vidéo a été vue plus de 5 millions de fois (sur les réseaux sociaux et sur la chaine web youtube) et a été reprise par des médias français et internationaux. A ce jour, elle suscite l’indignation et la colère.

    Vendredi 22 juin, Mgr Nahmias, évêque de Meaux, a pris des mesures conservatoires afin que le prêtre soit suspendu de toutes célébrations de baptême et de mariage. Ces mesures lui imposent également de ne plus intervenir sur la collégiale de Champeaux dès maintenant et de ne célébrer des messes qu’à la demande expresse du curé.

    Confions au Seigneur la famille du baptisé et notre frère Jacques Lacroix.

  • «Au Vatican, Macron fera vite oublier Hollande !»

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    Macron Lebrun 83918_emmanuel-macron-mgr-dominique-lebrun-hommage-pere-jacques-hamel.jpgLe président de la République Française sera reçu en audience à Rome par le pape François mardi prochain 26 juin. Il prendra aussi possession de son titre de chanoine honoraire de la Basilique Saint-Jean de Latran, selon une tradition qui remonte au roi Henri IV. Mais quels peuvent être l’intérêt et l’enjeu réels de cette visite ? Un jeune homme aussi pressé qu’Emmanuel Macron ne se déplace pas pour accorder du temps à un simple rite protocolaire.

    Dans la tribune qu’il publie sur le site web « Figarovox », Samuel Pruvot, rédacteur en chef du magazine « Famille Chrétienne » disserte  sur les profils comparés de M. Macron et de son prédécesseur sans nous en apprendre plus que ce que l’on sait déjà depuis la rencontre organisée par l’épiscopat français au Collège des Bernardins.

    Mais le président Macron,  qui est un communicateur de talent, nous réservera peut être une surprise en poussant un peu plus loin à Rome les pistes qu’il a déjà tracées à Paris pour rafraîchir le concept de la laïcité de l’Etat  à la française ? A suivre. JPSC.

    « S'il est un domaine où Emmanuel Macron veut se distinguer de son prédécesseur, c'est bien la religion. En particulier en ce qui concerne son rapport au catholicisme. Le contraste est si saisissant qu'il devrait se vérifier au Vatican le 26 juin prochain.

    Entre Emmanuel Macron et François Hollande, c'est un peu le jour et la nuit. En privé, le Président n'hésite pas à marquer sa différence avec «l'ancien monde», c'est-à-dire le temps de l'enfouissement où les catholiques avaient peur - même de leur ombre. «Mes parents sont de la même génération que François Hollande, me confiait-il. Ils partagent un peu les mêmes réflexes vis-à-vis du religieux… Je dirais les mêmes traumatismes.» Tel n'est pas son cas à lui. En apparence. Il appartient en effet à une génération qui n'a pas de temps à perdre avec un anticléricalisme d'un autre âge. Non par vertu mais par réalisme: le poids social de l'institution a fondu au soleil. Autrement dit, il n'a pas de comptes à régler avec l'Église.

    Contrairement à François Hollande. Souvenons-nous: quand ce dernier rencontre le pape François, il traîne derrière lui le boulet du mariage pour tous. Nommé Président, il n'avait pas voulu venir chercher son titre de chanoine du Latran - histoire de ne pas froisser son électorat. C'était évident qu'il allait suivre l'exemple de Mitterrand et non celui de Sarkozy (dont le discours au Latran résonnait encore aux chastes oreilles des instituteurs). En plus, il est de notoriété publique que la chose religieuse n'intéresse guère Hollande. C'est pour lui un archaïsme, une curiosité obsolète, une sorte d'objet muséographique destiné à disparaître. Hollande est un savant mélange de Voltaire et de Comte. Autrement dit, le catholicisme est à la France ce que les hiéroglyphes sont à l'Égypte. Des signes trop anciens et incompréhensibles qui ne peuvent se traduire en langage LGBT.

    Si le Président est plus à l'aise dans la posture du chercheur que du fidèle, son agnosticisme semble ouvert à tous les possibles.

    Si la rencontre entre les deux François a fait flop c'est peut-être aussi que le Président en voulait non au pape mais à son propre père... Un paternel plutôt autoritaire chez qui les valeurs réactionnaires embrigadaient le catholicisme à la manière de Maurras. Plus tard, seuls les cathos de gauche avaient trouvé grâce à ses yeux. Il faut dire qu'ils formaient les gros bataillons de son réseau, les «transcourants» au sein du PS. Encore n'étaient-ils pour lui qu'un simple marchepied vers la direction du PS et le pouvoir.

    Emmanuel Macron, lui, ne doit pas se faire pardonner son éducation catholique. S'il est allé chez les jésuites à Amiens, c'est uniquement pour des raisons de standing. Et non de foi. Son esprit indépendant lui a d'ailleurs fait demander le baptême à 12 ans… quitte à fâcher un père peu enclin à admirer la Compagnie de Jésus. Emmanuel Macron a un intérêt naturel (surnaturel?) pour la religion. Un attrait réactivé par sa fréquentation du protestant Paul Ricœur qui lui a fait découvrir les merveilles de l'herméneutique. Si le Président est plus à l'aise dans la posture du chercheur que du fidèle, son agnosticisme semble ouvert à tous les possibles. Fils de l'Église et «en même temps» fils des Lumières.

    Macron et Hollande, c'est donc le jour et la nuit. La vérité veut que nous rappelions qu'il y a quand même un péché originel entre l'actuel Président et le pape. C'était pendant l'entre-deux tours de la présidentielle. Dans un avion qui le ramenait d'Égypte, François avait répondu à un journaliste qu'il ne connaissait pas «l'autre» candidat face à Marine Le Pen. On imagine l'humiliation, la déception et l'incompréhension pour le candidat Macron. Depuis, l'eau a coulé sous les ponts du Tibre. Et «l'autre» est devenu Président. Sans doute que la rencontre se passera au mieux entre ces hommes rompus à la haute diplomatie à l'école de la spiritualité jésuite. Il y aura peut-être des sujets qui fâchent, comme les migrants, la PMA et la GPA. Mais pas de colère inutile.

    Ref. Au Vatican, Macron fera vite oublier Hollande

     

  • Une fois franchie la ligne rouge de l’avortement, tout le reste suit inéluctablement

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    Une fois franchie la ligne rouge de l’avortement, tout le reste suit…

    L’avortement est souvent abordé comme s'il s'agissait d'une transgression parmi d'autres, parmi toutes celles que la société postmoderne et néolibérale a mises à son « actif ». Pourtant, il faut insister sur le pas décisif qui est franchi lorsque le droit de supprimer une vie humaine totalement innocente est inscrit dans la loi puis proclamé comme étant un droit des femmes. C’est vraiment la ligne rouge qui sépare un « avant » où le droit respectait encore la loi naturelle et un « après » où la convenance individuelle devient la règle au mépris de toute autre considération y compris celle du respect de la vie.

    Une fois ce pas franchi, c'est tout l'ADN de notre société qui est modifié; tous les autres barrages cèdent et les lois se multiplient avalisant toutes les pratiques qui ne font plus aucun cas de l’éthique familiale ni du respect de la vie humaine qui reposaient jusqu’alors sur les fondements de l’ordre naturel. Nous l’avons vécu en Belgique, ce pays à la pointe de toutes les « conquêtes » néolibérales que ce soit en matière de procréation, d’aide à mourir jusqu’à légaliser l’euthanasie des mineurs, d’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples homosexuels, etc.

    Une fois cette ligne rouge franchie, les défenseurs du respect de la vie et de la famille « traditionnelle » n’ont plus qu’à bien se tenir car ils seront bientôt dénoncés comme des adversaires de l'émancipation et des droits des femmes, dénoncés aussi comme homophobes dont il faut envisager de réduire la liberté d’expression. Bien sûr, on veille encore à inscrire dans la législation le droit à l'objection de conscience, mais qu’en est-il dans la réalité ? Imagine-t-on qu’une infirmière dans un service d’obstétrique pourra refuser systématiquement de s’associer à des pratiques abortives sans être menacée d’être licenciée ou mutée ?

    De son côté, le monde médiatique est totalement gagné à cette mentalité nouvelle qui a répudié une fois pour toutes la morale traditionnelle : il suffit de constater que cette pensée unique est omniprésente, aussi bien dans les organes de la presse écrite (Le Soir, la Libre, le Vif….) que dans ceux de l’audio-visuel (RTBF, RTL-TVI). Les débats sur les plateaux sont organisés pour faire prévaloir les positions les plus néolibérales et marginaliser les intervenants courageux qui s’y opposent. L’opinion publique est soumise de façon permanente à un conditionnement des esprits qui présente comme des progrès libérateurs toutes les avancées en matière d’éthique au mépris du respect de la vie et des fondements de la famille.

    Quels lendemains se préparent avec une telle société ? La question est angoissante d’autant que la voix des autorités religieuses des Eglises chrétiennes, de l’Eglise catholique en particulier,  est à peine audible. Peut-être en ira-t-il autrement avec la présence massive de populations venues d’ailleurs et avec l'emprise de plus en plus forte d’un Islam peu disposé à brader sa morale et sa vision de la famille...

  • Kinshasa: accueil de l’archevêque coadjuteur, Mgr Fridolin Ambongo, à la paroisse Saint-Raphaël

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    Un monde qui parle plus à notre propre mémoire historique que l’Europe sans âme d'aujourd'hui:

    JPSC

  • Ouvrir largement les lieux de culte aux migrants ?

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    De Philippe de Saint-Germain sur aleteia.org :

    Que dit l’Église à propos du droit d’asile ?

    La semaine dernière, une pétition lancée par le sociologue Edgar Morin dans Le Monde demandait aux responsables religieux d’ouvrir largement les lieux de culte aux migrants. Le « droit d’asile » en usage dans les églises au Moyen âge a-t-il du sens aujourd’hui ?

    D’où vient la tradition du droit d’asile ? Sous l’Antiquité, l’usage est répandu. Dans la Grèce ancienne, le privilège d’inviolabilité (a-sylos : « qui ne peut être pillé, violenté ») était reconnu aux lieux sacrés et à quiconque se trouvait en contact avec eux. Avec l’affaiblissement des croyances, un droit d’asile spécifique fut reconnu par convention à certains grands sanctuaires, mais les Romains étaient a priori hostiles à ce droit.

    Dans la Bible, il est question de « villes de refuge » où s’exerçait le droit d’asile en faveur des accusés d’homicides involontaires. De façon très nette, il n’y a pas de refuge pour les méchants dans la législation israélite (Job 6, 20), mais c’est une exigence de la justice qui s’applique. Si la faute est accidentelle, l’accusé peut se réfugier dans une ville-refuge : celui qui est menacé de mort sans l’avoir mérité doit pouvoir être protégé dans le sanctuaire. L’autel en aucun cas ne peut protéger le coupable. Ainsi, la législation mosaïque réprouve très nettement le droit que les autres peuples pouvaient reconnaître aux coupables à trouver refuge dans les temples, comme si le sanctuaire exerçait une protection magique par lui-même. La prédication morale des prophètes s’opposait à toute conception magique du sacré : l’exigence fondamentale de l’Alliance réside dans la justice. Pour les Hébreux, la protection vient de Dieu, garant de l’alliance, et non de l’inviolabilité d’un lieu comme tel.

    Lire la suite sur aleteia.org

  • Mgr Tsarahazama, futur cardinal malgache, dénonce l'islamisation de son pays

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    source : https://www.christianophobiehebdo.fr/le-futur-cardinal-malgache-denonce-lislamisation-de-son-pays/

    cliquer sur l'article pour l'agrandir

  • Les propos rafraîchissants et libérateurs de Paul Vaute sur RCF

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    De RCF Liège :

    Il est libre, Paul

    Une émission présentée par Jacques Galloy

    God's talents

    Après une riche carrière journalistique à La Libre, dont la Gazette de Liège, Paul Vaute prend sa retraite et évoque les grands défis actuels de l’information, du journalisme et du sens commun. Il retrouve du temps pour se consacrer à l’Histoire, sa grande passion. Un nouvel art de vivre.

  • Coupe du Monde : la prière de Lukaku

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    De Vincent Coquaz en réponse à une question sur le site CheckNews.fr (Liberation.fr) :

    Coupe du monde : quelle prière ont effectuée Lukaku et Escobar ?

    Fidel Escobar (à gauche) et Romelu Lukaku après le match Belgique - Panama lors de la Coupe du monde 2018.

    Fidel Escobar (à gauche) et Romelu Lukaku après le match Belgique - Panama lors de la Coupe du monde 2018. Capture d'écran - beIN Sports

    Les deux joueurs, chrétiens, ont prié à genoux et les paumes vers le ciel, à quelques mètres l'un de l'autre.

    Question posée par Johan le 18/06/2018

    Bonjour,

    Votre question a été raccourcie. Voici l’originale : «À la fin du match Belgique-Panama, une image montre Romelu Lukaku et un joueur panaméen agenouillés et prier l’un à côté de l’autre. Lukaku est de confession musulmane, mais qu’en est-il pour l’autre joueur qui ne semble pas faire les mêmes prières quoique assez similaires ?»

    Vous faites référence à une scène filmée à la fin du match Belgique - Panama lors de la Coupe du monde, remporté 3-0 par la sélection belge. On y voit l’attaquant belge Romelu Lukaku et le défenseur panaméen Fidel Escobar prier à quelques mètres l’un de l’autre, juste après le coup de sifflet final.

    Lukaku catholique, Escobar évangélique

    Sur Twitter notamment, certains internautes ont cru reconnaître une prière musulmane du fait de la position des joueurs (qui rappellent les invocations que font certains joueurs musulmans avant ou après les matchs).

    Il n’en est pourtant rien : Romelu Lukaku est un catholique pratiquant, comme l’indiquaient ses proches en janvier dernier pour démentir des rumeurs sur un transfert que le joueur aurait refusé à cause de «messages vaudous». De son côté, Fidel Escobar est lui aussi chrétien mais évangélique, selon l’agence catholique ACI Prensa. Leur position est caractéristique de l’attitude de l’orante (ou de l’orant), qui consiste à avoir «les bras ouverts et levés vers le ciel», et qui est «le plus ancien geste de prière du christianisme», selon le site spécialisé Christus.

    En 2017, plusieurs médias britanniques (dont le tabloïd The Sun) avaient rapporté à tort que Romelu Lukaku, joueur de Manchester United, n’avait pu recevoir un prix d’Homme du match en raison de sa (supposée) foi musulmane, qui l’empêchait de poser sur des photos avec des bouteilles d’alcool. Les fans du joueur avaient alors été nombreux à signaler aux journaux concernés que l’attaquant faisait très régulièrement un signe de croix en entrant sur le terrain ou pour célébrer ses buts, comme le rapporte The Independent.

    Cordialement

    Vincent Coquaz

  • Australie : le secret de la confession mis à mal

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    D'Alain Pronkin sur presence-info.ca :

    Le secret de la confession en péril

    Le Territoire de la capitale australienne vient d'adopter une loi qui oblige les prêtres à divulguer les secrets de la confession dans les affaires d'agressions sexuelles sur enfants. Cette disposition législative entrera en vigueur au printemps 2019. Ainsi, un prêtre qui reçoit la confession d’un prêtre pédophile ou de tout autre adulte ayant agressé un ou des enfants doit dénoncer cet aveu aux autorités policières.

    La loi prévoit deux situations bien différentes: la première oblige un prêtre témoin d’une agression sur un mineur de la signaler aux autorités policières, tandis que la seconde l’oblige à le faire s’il s’agit d’un aveu fait lors du sacrement de la réconciliation, autrefois appelé «confession».

    Cette nouvelle loi survient dans un contexte de procès et de révélations ces dernières années sur l’ampleur des abus sexuels contre des mineurs commis par des membre du clergé, et sur les prêtres, évêques et supérieurs qui ont préféré fermer les yeux ou qui ont tenté d’étouffer l’affaire.

    L’Église catholique, rappelons-le, impose une sanction à tout prêtre qui divulgue le secret de la confession. Elle est automatique : c’est l’excommunication, purement et simplement.

    Les prêtres ne divulguent pas les secrets de confession, mais entrent généralement en dialogue avec la personne afin de l’encourager à se dénoncer elle-même. Ils lui expliquent que le pardon nécessite souvent de se mettre concrètement en quête de justice, et que cela commence en reconnaissant ses propres torts. Mais comment concilier cet impératif religieux de non divulgation de la confession avec la protection des enfants mineurs?

    S’il est un crime odieux, c’est bien celui des agressions sexuelles contre les enfants. La société ne tolère pas ces crimes et les pédophiles n’ont droit à aucune compassion. Le crime paraît d’autant plus grave lorsqu’il est commis par des ministres ordonnés, qui bénéficient souvent d’un grand ascendant moral au moment de passer à l’acte.

    Même devant un tel crime, le système judiciaire assure un procès juste et équitable à ce type d’accusé. Un secret de confession n’est pas admissible en preuve.

    Ce que fait la nouvelle loi du Territoire australien est de mettre un terme à cette garantie de la justice criminelle, rompant avec une tradition légale qui existe depuis des lustres dans la plupart des démocraties. Déjà, des prêtres australiens ont indiqué qu’ils seraient prêts à aller en prison plutôt que de briser le secret.

    Un élément essentiel lors d’un procès criminel est le fait que la preuve doit exclure tout doute raisonnable. La meilleure preuve en matière criminelle est l’aveu, libre et volontaire, de l’accusé. Ce que recherche le procureur de la couronne, c’est l’aveu de l’accusé, ce qui entraîne irrémédiablement sa condamnation.

    Un seul endroit donne l’assurance d’une déclaration libre et volontaire d’un aveu de culpabilité: c’est celui qui survient lors d’une confession à un prêtre. Actuellement, aucun prêtre ne peut être appelé à témoigner de ce qui lui a été dit lors d’une confession. Ainsi, tout accusé au criminel peut confesser tout crime, de quelque nature que ce soit, à un prêtre. Il a la certitude qu’aucun prêtre ne divulguera ce qu’il a entendu. Toute personne – même si elle a commis le crime le plus vil qui soit – peut avoir un lieu, un asile, où se confier à Dieu en toute quiétude.

    Or, que fait le système judiciaire du Territoire de la capitale australienne? Il vient introduire une exception à ce principe, sur la question des crimes contre des enfants. Est-ce légitime ou moral? Dans les deux cas, je ne crois pas.

    La liberté de religion est un droit fondamental qui inclut celui de la confession à un ministre de son culte. L’État ne peut s’immiscer dans une matière qui a toujours été reconnue comme relevant d’un domaine intimement lié à la religion, malgré le fait que le crime soit des plus répugnants et odieux.

    Reste à voir, si cette disposition législative sera contestée devant les tribunaux ou si elle fera boule de neige vers d’autres juridictions.

  • France : 125 prêtres ordonnés en 2018

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    Du site aleteia.org :

    125 prêtres seront ordonnés en 2018

    Sur les 125 prêtres ordonnés cette année en France, 67 d’entre eux le seront comme prêtres diocésains sans appartenir à d’autres institutions et 20 comme prêtres religieux.

    « Le peuple de Dieu a besoin de toutes les vocations… mais il a un besoin particulier de prêtres afin qu’il puisse vivre, au jour le jour, sa vocation de prêtre, prophète et roi ! », confiait à Aleteia le père Stéphane Duteurtre, responsable du séminaire de Paris, à l’occasion de la 55e journée mondiale de prière pour les vocations. Avec 125 ordinations de prêtres cette année selon la Conférence des évêques de France (CEF), le peuple de Dieu devrait donc être bien accompagné !

    Dans le détail, 67 d’entre eux seront ordonnés prêtres diocésains sans appartenir à d’autres institutions, 38 appartiendront à différentes communautés (Communauté Saint-Martin, Communauté de l’Emmanuel, Missions Étrangères de Paris…) et 20 seront des prêtres religieux (Communauté des Frères de Saint-Jean, Ordre des Frères prêcheurs, Compagnie de Jésus…).

    Pour mémoire, la formation à la prêtrise se déroule le plus souvent dans un séminaire et dure un minimum de six années. « La France compte actuellement 32 séminaires et maisons de formation, plus trois maisons à Bruxelles et le séminaire français de Rome », détaille la Conférence des évêques de France.

  • La liturgie n'est pas un show

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    De Samuel Pruvot sur le site de Famille Chrétienne :

    Mgr Batut : « La liturgie n’est pas un show »

    MAGAZINE - Plusieurs monastères, cet été, initient les jeunes à la liturgie. Qui est une magnifique école de prière, alliant tradition et nouveauté.

    La liturgie vécue dans les monastères n’est-elle pas aux antipodes du quotidien vécu dans certaines paroisses ?

    J’espère que non ! Il faut éviter qu’un abîme se creuse entre ce qui est célébré par les spécialistes de la liturgie – les moines – et l’ensemble du peuple chrétien. Les monastères ne sont pas des conservatoires. Les monastères réussissent leur travail quand les simples fidèles se sentent inclus dans la prière monastique.

    Par où commencer pour initier les jeunes au mystère de la liturgie chrétienne ?

    Il faut les sortir de leurs tablettes et de leurs smartphones, les sortir de leur incapacité à vivre le silence... Le silence, c’est la chose la plus dure pour eux, mais aussi la plus fructueuse. Les jeunes sont capables de comprendre que l’important n’est pas de s’ennuyer ou pas à la messe mais d’y aller. Il faut leur faire dépasser le côté affectif qui les mobilise souvent à 99 %. Le plus important, ce n’est pas de donner des explications sur la liturgie, mais de la faire vivre ! Combien de fois ai-je vu des jeunes en larmes lors de belles liturgies ? Ils pleuraient car ils découvraient une nouveauté transformante, ils faisaient l’expérience de Dieu.

    On a l’impression que les querelles liturgiques des années soixante-dix intéressent moins les nouvelles générations... Pourquoi ?

    Les acteurs des controverses des années soixante-dix avaient une certaine culture religieuse... Elle a disparu. Ils avaient étudié le latin, ils connaissaient le patrimoine musical européen et savaient à quoi ressemblait une messe de Mozart ! Le grand tourbillon des années soixante-dix a passé par-dessus bord le patrimoine. On n’a rien transmis.

    Résultat ? Les jeunes sont aujourd’hui des déshérités à la recherche de leur héritage. Les mêmes iront à une session charismatique à Paray-le-Monial, puis à une messe tridentine et ensuite à un rassemblement de Taizé... Ils butinent. Mais où sont leurs racines ? Elles ne sont nulle part !

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  • L'arrière-petit-fils de Charles et Zita de Habsbourg a été ordonné prêtre

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    Lu sur la page facebook de la Fraternité Eucharistein :

    Nous vous proposons de découvrir le témoignage de Johannes d'Autriche, né en Belgique, actuellement dans la maison de la Fraternité à Saint-Jeoire (Haute-Savoie, France), ordonné le samedi 16 juin à 10h30 :

    -- Johannes, pouvez-vous vous vous présenter en quelques mots ? --

    Je suis né en 1981 à Bruxelles (Belgique). J’ai 5 frères et 2 sœurs, dont trois qui sont aussi entrés dans les ordres. Notre famille a longtemps habité en Suisse près de Fribourg. J’ai fait des études d’économie à St-Gall, puis j’ai travaillé une année à Paris en banque d’affaires. En 2005, j’ai étudié à l’Institut Philanthropos (Fribourg). En 2007, je suis entré au postulat de la Fraternité Eucharistein.

    -- Quel est le facteur qui a déterminé un changement d’orientation si important ?-- 

    A vrai dire, c’est Dieu lui-même. J’ai lu à l’âge de 16 ans la biographie de mes arrière-grands-parents, Charles et Zita de Habsbourg, qui ont régné sur l’Autriche et la Hongrie. J’ai été extrêmement frappé de leur amour pour leur peuple et surtout pour les plus pauvres, qui provenait de leur foi très profonde. J’ai été encore plus frappé… par mon propre égoïsme ! A partir de là le combat spirituel a commencé dans mon cœur : tout pour les autres ou tout pour moi ? Mais à 19 ans, soucieux de me garder quand même un peu pour moi, je pars direction la finance en vue d’une « belle carrière ». Cette carrière s’ouvre effectivement après mes études à St-Gall avec une grande banque d’affaire américaine… Après une petite année, je déchante en moi-même : comment est-il possible de me sentir si seul et si vide intérieurement, alors qu’extérieurement je suis comblé en tout point ? Je me retrouve en 2005, totalement désabusé au sujet du sens de la vie, sur les bancs de l’Institut Philanthropos. Les prises de conscience affluent, d’abord intellectuelles : l’amour vrai existe, il a pour nom la « grâce » ; le vrai combat de ma vie n’est pas ma satisfaction personnelle, mais la recherche de Dieu et de sa volonté. Un matin, lors de la Messe, Jésus vient lui-même me dire toutes ces choses, mais non plus au niveau de la tête, mais dans le cœur… eh oui, car il est vraiment vivant ! C’est à partir de ce moment que j’ai sérieusement commencé à penser Lui donner toute ma vie.

    -- Mais qu’est-ce qui vous a donc attiré à la Fraternité Eucharistein ? --

    Tout d’abord, j’étais assez ouvert à ce que Dieu me demanderait, quitte à ce que cela puisse même ne faire aucun sens de prime abord… comme Abraham quand Dieu lui demanda de quitter sa terre, sans lui dire la destination. J’ai connu la Fraternité et j’étais frappé par la ferveur du désir de Dieu qui y régnait et par l’adoration du Saint-Sacrement. J’ai demandé à y prendre un temps sabbatique d’une année. L’accueil des personnes déshéritées de la vie m’a beaucoup frappé. Le Seigneur me soufflait : « Ces gens qui n’ont rien ni personne, si toi tu ne les aimes pas de façon inconditionnelle, ce sera qui alors ?! » Peu à peu j’ai compris que c’est là que Dieu était en train de me « planter », comme un arbre qui va porter du fruit en son temps. J’ai fait mes vœux simples en 2011.

    -- Et le sacerdoce est venu plus tard ?--

    Tout à fait. Je précise tout de suite que le sacerdoce, le fait de devenir prêtre n’est pas simplement le fruit d’un désir personnel. C’est d’abord Jésus-Christ qui appelle ! Dans la vie spirituelle on est deux - Dieu et nous-même ! C’est donc à un appel de Jésus que j’ai répondu, qui a pris forme dans la communauté. Certains prêtres sont appelés à servir dans les paroisses, d’autres sont en même temps religieux et ceux-là sont appelés à servir dans leur propre communauté. C’est mon cas. Dans notre communauté, nous considérons que le prêtre est d’abord un religieux parmi les autres, puis prêtre au service de la communauté. Ainsi, dans la Fraternité Eucharistein, les prêtres ne sont pas forcément responsables des maisons, ils vivent le même rythme que tous les autres religieux et n’ont bien sûr pas d’avantages découlant de leur statut. Ils travaillent manuellement en compagnie des personnes en accueil. Ils tâchent de vivre la même humilité que les autres à la suite de Jésus.