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Foi - Page 330

  • Dieu permet que tout ce qui pourra nous arriver sur terre concourra au bien de ceux qui l'aiment

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    Du Père Simon Noël sur son blog :

    Homélie Dimanche 24 année B

    11 Sep 2021

    Depuis plusieurs mois déjà, Jésus parcourait la Galilée. Il annonçait l’Évangile, guérissait les malades, chassait les démons, pardonnait les péchés. Il donnait ainsi des signes de sa mystérieuse origine et de la venue du Royaume. Il avait appelé ses apôtres, les avait instruits, formés et envoyés en mission dans les villages. Ceux-ci apprenaient ainsi à connaître de mieux en mieux qui était vraiment Jésus. Et nous en arrivons à un tournant capital de la vie de Notre Seigneur, le moment où il va interroger ses compagnons sur leur foi personnelle : Pour vous qui suis-je ?

    Saint Pierre va répondre au nom de tous : Tu es le Christ. Pierre adhère ainsi au Christ, reconnaît qu'il est le Messie attendu par Israël. C'est la foi de l’Église que Pierre proclame, la foi qui est encore la nôtre aujourd'hui. Car si nous sommes ici, c'est bien parce que nous croyons, que cet homme qui est passé parmi nous, Jésus de Nazareth, est le Fils éternel de Dieu, qu'il est Dieu, créateur du ciel et de la terre, avec son Père et le Saint-Esprit, qu'il s'est fait homme pour venir nous faire connaître le mystère de Dieu et son dessein sur les hommes et pour donner sa vie, afin que nos péchés soient pardonnés et que nous recevions ainsi la vie éternelle.

    Mais ensuite le ton de Jésus à l'égard de son apôtre change tout à fait. Jésus ne dit plus que Pierre parle sous l'inspiration du Père céleste, mais sous celle de Satan. Pierre, tout pape qu'il soit, reste donc un homme comme les autres. Tous nous devons dans notre vie chrétienne opérer ce que Saint Ignace de Loyola appelait le discernement des esprits. Lorsqu'une pensée germe dans notre esprit, il faut discerner si elle vient du bon esprit ou du mauvais. Pierre a reconnu en Jésus, le Christ, le Fils du Dieu vivant, mais maintenant il refuse l'idée d'un Christ qui sauverait le monde par ses souffrances et par une mort humiliante. La foi de Pierre est réelle mais elle n'est pas encore parfaite et complète. Ce n'est qu'avec le don du Saint-Esprit à la Pentecôte, que tout deviendra enfin clair pour lui. Il deviendra alors vraiment apôtre du Christ, mort et ressuscité pour le salut du monde.

    Notre foi aussi tout au long de notre vie doit s'approfondir avec les années. En particulier il nous faut intégrer dans notre vie spirituelle le mystère de la souffrance. Jésus le dit aujourd'hui : Si quelqu'un veut marcher à ma suite, qu'il prenne sa croix. Tous nous avons une croix à porter, ne fût-ce que celle des ennuis de santé qui apparaissent avec l'âge. Il y a une chose bonne à savoir là-dessus : une croix acceptée est plus légère à porter qu'une croix refusée. Nous avons un chemin de sanctification à suivre et la croix en fait partie. A la suite de Jésus, nous ne pouvons aller vers la sainteté et la vie éternelle qu'en passant par la Croix. Bien sûr, c'est un devoir de lutter contre la souffrance. Nous ne sommes pas des masochistes. Mais il arrive parfois qu'une épreuve nous frappe, sans que nous ne puissions y échapper. Quand une croix surgit dans notre existence, nous devons l'embrasser et l'offrir au Christ pour l’Église et le salut des âmes. Si nous vivons nos épreuves chrétiennement, le Christ sera à nos côtés. Il nous fortifiera et nous soulagera, comme il l'a promis : Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi, je vous soulagerai.

    Si le christianisme est la religion de la Croix, c'est aussi la religion du Cœur de Jésus, doux et humble, miséricordieux et compatissant. Les paroles de l'évangile d'aujourd'hui ne doivent pas nous faire peur par conséquent. Car Dieu permet que tout ce qui pourra nous arriver sur terre concourra au bien de ceux qui l'aiment.

  • Y a-t-il un avenir pour le catholicisme ?

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    De Gérard Leclerc sur le site de France Catholique :

    Quel avenir pour le catholicisme ?

    9 septembre 2021

    © P Deliss / GODONG

    L’historien Guillaume Cuchet, qui s’est fait connaître pour un essai très éclairant sur la chute de la pratique religieuse en France dans la période qui coïncide avec le déroulement et les suites de Vatican II [1], vient de récidiver avec un autre livre qui interpelle forcément les chrétiens : Le catholicisme a-t-il encore de l’avenir en France ? (Le Seuil). Les données du problème paraissent plutôt simples. Il y aurait, aujourd’hui, 2 % des Français qui iraient à la messe chaque dimanche, alors qu’ils étaient 25 % dans les années 1950. Cette chute vertigineuse est significative d’un phénomène de portée historique, quelles que soient les interprétations qu’on lui donne. Certains critiques des idées ont pu parler de la disparition des grands systèmes de sens, caractéristiques de cette époque. Ainsi, le marxisme, qui fut pour plusieurs générations l’idéologie qui rendait compte du dynamisme inhérent à la marche de l’histoire, s’est-il effondré, rendant anachronique et injustifiable le mot de Sartre quant à son caractère «  indépassable  ». Mais il en serait de même de toutes les pensées se réclamant, tel l’hégélianisme, d’une philosophie totale de l’histoire.

    Nouvelle forme du progressisme

    Finis donc les lendemains qui chantent et les grands soirs qui ont fait rêver des générations de militants ! L’heure est à la déconstruction, et d’une façon générale au déni des héritages, tous suspects d’avoir provoqué discriminations et effets de puissance. On pourrait donc en déduire que le christianisme ne saurait échapper à cette logique du déclin et de la déconsidération, d’autant qu’à la chute des statistiques s’ajoute la révélation de nombre de scandales qui entachent jusqu’à la dignité du sacerdoce. Cela conduit certains à réinventer une autre forme de progressisme, assez différent de celui qui avait cours après-guerre et dans la période post-conciliaire. L’allure que prend en ce moment le synode de l’Église d’Allemagne laisse craindre une menace de schisme dont on peut se demander s’il aurait l’aval de Martin Luther.

    Mais nos réformateurs ne sauraient nous tromper sur la nature de leur projet. Là où l’abandon de la discipline et des exigences doctrinales a été mené à terme, ce n’est pas l’afflux de nouveaux fidèles qui s’est manifesté mais une désertion généralisée. Ce qui veut se substituer à l’Église institution risque d’aboutir à des petits cercles, promis rapidement à des ruptures internes. Ce qui oblige à reposer la question en d’autres termes.

    Ce n’est pas la première fois que l’Église se trouve face à un pareil défi. Il y a eu plusieurs rechristianisations de la France. Mais le regain est venu, comme aux XVIe et XVIIe siècles d’une réforme spirituelle radicale de l’Église dans sa tête et dans ses membres, ainsi que d’un renouveau mystique faisant briller de tous ses feux l’espérance du Salut qui ne proviendra que par la redécouverte intégrale de l’Apocalypse, c’est-à-dire de la Révélation trinitaire.


    [1Comment notre monde a cessé d’être chrétien, Points, 2020, 320 p., 8,80 €.

  • Le cardinal Stefan Wyszyński : " Le primat du millénaire "

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    Du Père Raymond J. de Souza  sur le National Catholic Register :

    Le cardinal Stefan Wyszyński : " Le primat du millénaire ".

    COMMENTAIRE : Le chef de l'Église, qui sera béatifié le 12 septembre à Varsovie, était l'incarnation vivante de l'expérience de la Pologne au XXe siècle.

    Image illustrative de l’article Stefan Wyszyński

    9 septembre 2021

    Il y a quarante ans, l'imposant cortège funèbre du cardinal Stefan Wyszyński était mené par une bannière sur laquelle on pouvait lire : "Dieu nous donne un tel père et un tel berger une fois tous les mille ans."

    Il sera béatifié le 12 septembre à Varsovie et connu désormais sous le nom de "Bienheureux Stefan Wyszyński".

    Mais en Pologne, il restera toujours le "Primat du millénaire", comme le reconnaissait la bannière de la procession.

    Emprisonné pendant trois ans (1953-1956) par le régime communiste, il est devenu un colosse culturel qui a mené une "Grande Neuvaine" à l'échelle nationale, neuf années de préparation spirituelle, culturelle et sociale pour le 1000e anniversaire du baptême de la Pologne en 966. La Grande Neuvaine a révélé le véritable caractère de la nation polonaise, en dépit de son régime communiste.

    Le cardinal Wyszyński est apparu au millénaire comme le leader incontesté du peuple polonais. L'invitation qu'il a adressée au pape Saint-Paul VI pour assister aux célébrations du millénaire a été bloquée par les communistes. Lorsque le pape saint Jean-Paul II est venu en Pologne en 1979, il a commencé par parler de sa présence comme de la surprenante réponse providentielle à l'invitation du grand primat. Le pape était en effet en Pologne, mais un pape bien plus redoutable que ce que les communistes auraient pu imaginer.

    Le primat Wyszyński a été pendant 33 ans le Moïse du pharaon communiste à la tête de l'Église de Pologne. Nommé primat de Pologne en 1948, alors le plus jeune évêque de Pologne, il a été simultanément archevêque de Gniezno (l'ancien siège primatial) et de Varsovie (la capitale politique).

    Sa béatification a lieu au cours de ce qui a été déclaré par le Parlement polonais comme l'"Année Stefan Wyszyński", marquant le 120e anniversaire de sa naissance en 1901 et le 40e anniversaire de sa mort en 1981. C'est le couronnement d'une vie polonaise remarquable, une incarnation vivante de l'expérience de la Pologne au XXe siècle. 

    Wyszyński est né le 3 août 1901, sans pays. La Pologne avait été éliminée de la carte de l'Europe en 1795, découpée et occupée par les trois puissances voisines, la Russie, la Prusse (Allemagne) et l'empire austro-hongrois.

    Le jeune Stefan fréquente une école primaire où l'enseignement est dispensé en russe, ce qui lui sera utile plus tard pour lire les documents clandestins de l'Union soviétique. Il perdra sa mère très tôt, à l'âge de 9 ans, une expérience similaire à celle de Jean Paul. Comme lui, sa spiritualité est marquée par une intense dévotion à la Sainte Vierge Marie, la "nouvelle" mère de sa vie. Il offrira sa première messe en tant que prêtre nouvellement ordonné dans la chapelle de l'image miraculeuse de Notre-Dame de Jasna Gora à Czestochowa, le sanctuaire national de la Pologne.

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  • "Traditionis custodes" sous la loupe des "hommes en noir"

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    Du site de l'Homme Nouveau :

    Motu proprio Traditionis custodes,
    l'analyse du Club des Hommes en Noir

    Motu proprio Traditionis custodes, <br>l'analyse du Club des Hommes en Noir

    Retrouvez Le Club des Hommes en Noir pour sa troisième saison. Cette émission fondée en 2012, sur une radio bien connue, par Philippe Maxence, a un concept simple : l'actualité de l'Église décryptée par des prêtres et un laïc. 

    Le Club des Hommes en Noir avec l'abbé de Tanouärn, le Père Viot, le Père Thomas sj et Jean-Pierre Maugendre, sous la direction de Philippe Maxence revient sur le dernier motu proprio du Pape François : Traditionis Custodes.

     

  • Jean-Gabriel Perboyre (1802-1840)  martyr en Chine (11 septembre)

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    Jean-Gabriel Perboyre (1802-1840) 
    martyr, de la Congrégation de la Mission  

     Source

    Les années de formation

    Rien n'arrive par hasard. Ni la vie, ni la mort, ni la vocation. JEAN-GABRIEL PERBOYRE naquit à Mongesty, près de Cahors, dans la France méridionale, le 6 janvier 1802, dans une famille qui donna à l'Église trois Lazaristes et deux Filles de la Charité. Dans un tel environnement, il respira la foi, il reçut des valeurs simples et saines et comprit le sens de la vie comme un don.

    Dans l'adolescence, celui " qui appelle chacun par son nom " semblait l'ignorer. Il s'adressa à son frère cadet pour qu'il entre au séminaire. On demanda à Jean-Gabriel d'accompagner le petit frère durant quelque temps, en attendant qu'il s'habitue à son nouveau cadre. Il y était arrivé par hasard et il aurait dû en sortir vite. Mais le hasard révéla aux yeux étonnés du jeune homme des horizons insoupçonnés et que sa voie était ici au séminaire.

    L'Église de France était alors à peine sortie de l'expérience de la Révolution française, avec les vêtements empourprés du martyre de quelques-uns et avec la souffrance de l'apostasie d'un certain nombre. Le panorama offert par les premières années du XIX` siècle était désolant: édifices détruits, couvents saccagés, âmes sans pasteurs. Ce ne fut donc pas un hasard si l'idéal sacerdotal apparut au jeune homme, non comme un état de vie agréable, mais comme le destin des héros.

    Ses parents, surpris, acceptèrent le choix de leur fils et l'accompagnèrent de leurs encouragements. Ce n'est pas un hasard si l'oncle Jacques était Lazariste. Cela explique qu'en 1818 mûrit chez le jeune Jean-Gabriel l'idéal missionnaire. À cette époque la mission signifiait principalement la Chine.

    Mais la Chine était un mirage lointain. Partir voulait dire ne plus retrouver l'atmosphère de la maison, ni en sentir les parfums, ni en goûter l'affection. Ce fut naturel pour lui de choisir la Congrégation de la Mission, fondée par saint Vincent de Paul en 1625 pour évangéliser les pauvres et former le clergé, mais d'abord pour inciter ses propres membres à la sainteté. La mission n'est pas une propagande. Depuis toujours l'Église a voulu que ceux qui annoncent la Parole soient des personnes intérieures, mortifiées, remplies de Dieu et de la charité. Pour illuminer les ténèbres, il ne suffit pas d'avoir une lampe si l'huile vient à manquer.

    Jean-Gabriel n'y alla pas par demi-mesure. S'il fut martyr, c'est parce qu'il fut saint.

    De 1818 à 1835, il fut missionnaire dans son pays. Tout d'abord, durant le temps de la formation, il fut un modèle de novice et de séminariste. Après l'ordination sacerdotale (1826), il fut chargé de la formation des séminaristes.

    L'attrait pour la mission

    Un fait nouveau, mais non fortuit certes, vint changer le cours de sa vie. Le protagoniste en fut encore une fois son frère Louis. Lui aussi était entré dans la Congrégation de la Mission et il avait demandé à être envoyé en Chine, où, entre temps, les fils de saint Vincent avaient eu un nouveau martyr en la personne du bienheureux François-Régis Clet (18 février 1820). Mais, durant le voyage, le jeune Louis, alors qu'il n'avait que 24 ans, fut appelé à la mission du ciel.

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  • Synode : à l'écoute, mais de qui ? Des mots "bulles de savon"

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    De Stefano Fontana sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    A l’écoute, mais de qui ? Les mots-bulles de savon du Synode

    téléchargement.png9 septembre 2021

    traduction de "Benoît et moi"

    Les deux documents fondamentaux de la prochaine phase synodale sur la synodalité ont été publiés. À partir des mots clés qui parsèment le vade-mecum (écoute, inclusion, participation, rêve, espoir, nouveauté, changement, stéréotypes, préjugés, dialogue, réconciliation, partage, périphéries, discernement, accessibilité, équité, coresponsabilité), on peut parler de mots bulles de savon, tellement ils sont vides de sens spécifique et peuvent être remplis de n’importe quel sens. L’inclusion et le dialogue concernent-ils aussi les hérésies ? Le partage est-il une valeur en soi, indépendamment du contenu partagé ? Les stéréotypes et les préjugés concernent-ils aussi des aspects de la doctrine ?

    Le Secrétariat général du Synode des évêques, dirigé par le cardinal maltais Mario Grech, a publié les deux documents fondamentaux de la prochaine phase synodale qui concernera l’Église universelle et les Églises locales dans les années à venir. Le premier est le document préparatoire (en français sur Zenit) intitulé « Pour une Église synodale : communion, participation et mission » et le second est le Vademecum, autrement dit un ensemble de lignes directrices et d’outils opérationnels à utiliser notamment dans les Églises locales. Comme nous le savons, le thème du synode sera la synodalité. La phase dite de consultation est sur le point de commencer. Elle sera ouverte à Rome les 9 et 10 octobre, puis le 17 octobre dans les Eglises locales. Pendant un an, les Églises locales poursuivront ce travail de consultation selon les indications du vade-mecum et, enfin, en octobre 2023, se tiendra à Rome la XVIe assemblée de tous les évêques du monde.

    Il s’agit évidemment d’un processus long, complexe et très lourd – on pense que le Comité central du Synode devra même rédiger deux Instrumenta Laboris – et il est facile de penser combien l’évangélisation gagnerait si toutes ces énergies lui étaient directement consacrées, les soustrayant aux réunions et aux documents. Malgré le fait que le Vademecum indique que l’instrument du Synode n’est pas de « produire des documents » et que l’Église synodale ne doit pas être « autoréférentielle ».

    Une première lecture des deux longs textes et, surtout, une interrogation sur l’étrangeté et la portée réelle d’un synode qui parle de lui-même – un synode, précisément, sur la synodalité – conduit immédiatement à penser qu’il faut se préparer à une période longue et risquée. L’inquiétude concernant le chemin qui s’annonce repose sur les deux interprétations que l’on peut en donner, toutes deux peu rassurantes. Le fait regrettable est qu’on n’en entrevoit pas de troisième. D’un côté, le chemin synodal est présenté comme fluide, voire liquide, ouvert au nouveau d’où qu’il vienne, prêt à partir à l’aventure. De l’autre, il pourrait au contraire être déjà prédéfini dans ses résultats, et le long parcours synodal pourrait n’être qu’une occasion de faire ressortir les aspects d’une nouvelle Église qui ont déjà été décidés. Une période synodale molle et plastique, aux contours indéfinis, qui pourrait produire des nouveautés perturbatrices (et lacérantes), ou aux contours rigides dans ses résultats. Toutefois, il ne faut pas penser que les deux possibilités sont nécessairement antithétiques.

    Des deux documents, le plus important s’avérera être le Vademecum car il nous dit comment nous devons penser et ce que nous devons faire, tandis que le Document préparatoire sera probablement négligé car il est essentiellement doctrinal.

    Voici maintenant une brève liste des mots clés qui parsèment le Vademecum : écoute, inclusion, participation, rêve, espoir, nouveauté, changement, stéréotypes (à abandonner), préjugés (à abandonner aussi), dialogue, réconciliation, partage, périphéries, discernement, accessibilité, équité, coresponsabilité. Je pense que l’on peut parler de mots « bulles de savon » dans la mesure où ils sont vides de sens spécifique et dans la mesure où, pour la même raison, ils peuvent être remplis de n’importe quel sens. L’inclusion et le dialogue concernent-ils aussi les hérésies ? Le partage est-il une valeur en soi, indépendamment du contenu partagé ? Les stéréotypes et les préjugés concernent-ils aussi des aspects de la doctrine ? Les rêves, la nouveauté et le changement sont-ils qualifiés comme tels, ou dépendent-ils de ce dont on rêve, de la nouveauté à laquelle on est confronté et du type de changement auquel on est confronté ?

    Les expressions les plus ambiguës des deux documents – il peut sembler étrange de le dire – sont les plus centrales : la synodalité est un « marcher ensemble » [mot magique du vocabulaire bergoglien depuis toujours, ndt], nous devons « nous mettre à l’écoute de l’Esprit ». Ces expressions devraient servir de guide à toutes les autres, mais elles s’avèrent au contraire confuses. La marche en tant que telle n’a pas de sens et le fait de la faire ensemble ne l’enrichit en rien. L’Esprit doit certainement être écouté et il parle certainement aujourd’hui aussi, mais nous ne pouvons pas penser qu’il dit des choses contraires à celles qui ont été dites au cours des deux mille ans précédents. Que l’Esprit souffle où il veut est également certain, mais cela ne signifie pas qu’il souffle partout et que pour mieux l’écouter il faille accepter tout ce que le monde produit.

    De ces considérations émerge le danger d’une dérive possible vers des changements privés de vérité. Mais, dira-t-on, il s’agit d’une phase consultative. Certes, mais une Église qui écoute avant de dire ce qu’elle pense est beaucoup plus dangereuse qu’une Église qui dit ce qu’elle pense puis écoute. Si nous regardons les expériences récentes, l’écoute a été un moyen d’amener les gens à dire des choses qui n’auraient pas pu être dites autrement. Et nous en revenons donc à la deuxième interprétation. On veut que la situation soit liquide, ouverte, disponible à la nouveauté, aux contours peu définis [poco perimetrata], parce qu’on veut que de cette phase synodale émergent des nouveautés pyrotechniques, pas seulement et pas tellement dans les documents finaux, qui en fin de compte resteront toujours des documents que personne ne lit, mais dans les input au nouveau que produira la pratique synodale, ou plutôt la « conversion synodale ». Des nouveautés qui sont déjà planifiées et incubées aujourd’hui.

  • Pour faire face au totalitarisme qui vient...

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    D'Edward Pentin sur le National Catholic Register

    Rod Dreher sur la résistance à l'idéologie laïque : "N'oubliez pas la valeur de la souffrance"

    L'auteur à succès discute de la montée du totalitarisme mou en Occident lors d'une interview du 31 août.

    Interview
    7 septembre 2021

    ROME - Alors que le "totalitarisme mou" coïncide avec une érosion des libertés civiles, et qu'une "cancel culture" alimentée par les "woke" conduit de nombreuses personnes religieuses et conservatrices sociales à s'autocensurer, l'auteur à succès Rod Dreher, offre ses propres idées et solutions, tirées des expériences de ceux qui ont souffert sous le communisme dans le bloc soviétique. Dans son livre Live Not By Lies (Ne vivez pas de mensonges) - A Manual For Christian Dissidents, publié en septembre 2020, il note comment ces citoyens ont reconnu les graines de la tyrannie en Occident il y a longtemps, et ont essayé d'avertir les Occidentaux depuis lors.  

    S'adressant au Register à Rome le 31 août, M. Dreher explique comment le totalitarisme croissant d'aujourd'hui ressemble, mais diffère aussi de la vie sous le communisme soviétique, ce que les fidèles peuvent apprendre de ceux qui ont souffert sous ces régimes lorsqu'il s'agit d'y résister, et pourquoi il vaut mieux éviter de se fier aux dirigeants de l'Église d'aujourd'hui.

    Auteur de l'ouvrage The Benedict Option (L'option bénédictine), qui appelle les chrétiens à s'exiler de la culture dominante pour construire une contre-culture résistante, M. Dreher écrit une chronique régulière pour le American Conservative et s'est converti à l'orthodoxie.

    Si nous commençons par le moment de la publication de votre livre Live Not by Lies, qu'avez-vous observé qui vous a incité à l'écrire ? Quelles preuves aviez-vous vues de cette tyrannie croissante qui vous ont incité à l'écrire ?

    En 2015, je crois, j'ai reçu un appel téléphonique d'un éminent médecin catholique aux États-Unis. Nous avions un ami commun, et il m'a dit : "Écoutez, je dois juste dire ceci à quelqu'un. Ma mère est assez âgée, elle vit avec moi et ma femme, elle est née en Tchécoslovaquie et a passé quatre ans dans un camp de prisonniers. ... Maintenant qu'elle est très âgée, elle nous dit, à ma femme et à moi, que les choses qu'elle voit se produire en Amérique aujourd'hui lui rappellent ce que c'était en Tchécoslovaquie lorsque le communisme est arrivé au pouvoir."

    Ainsi, lorsque je me rends à une conférence et que je rencontre quelqu'un qui a grandi dans le bloc soviétique et qui est venu en Amérique pour échapper au communisme, je lui demande simplement : "Est-ce que les choses que vous voyez se produire en Amérique aujourd'hui, avec la cancel culture, des choses comme ça, vous rappellent ce que vous avez laissé derrière vous ?" Chacun d'entre eux a répondu oui, catégoriquement oui. Si vous leur parliez suffisamment longtemps, ils exprimaient une profonde colère à l'idée que les Américains ne les prennent pas au sérieux. Alors, j'ai réalisé que j'avais un livre ici et c'est ce qui l'a motivé. Les avertissements spécifiques de ces personnes, ces émigrés, la cohérence de ce qu'ils avaient à dire et la profondeur de la colère que personne ne les écoutait.

    À qui avez-vous parlé pour ce livre, et comment les avez-vous trouvés ?

    J'ai dédié le livre à la mémoire du père Tomislav Kolakovic, dont je n'avais jamais entendu parler avant de me rendre à Bratislava, et j'ai été tellement impressionné par son histoire. [Lorsqu'il s'est enfui] en Slovaquie en 43, il a dit à ses étudiants : "La bonne nouvelle, c'est que les Allemands vont perdre cette guerre ; la mauvaise, c'est que les Soviétiques vont diriger ce pays à la fin. La première chose qu'ils vont faire, c'est s'en prendre à l'Église, nous devons être prêts."

    Il le savait et pouvait dire instantanément que le catholicisme slovaque, très clérical et passif, ne ferait pas le poids face à ce qui allait arriver. Il a donc commencé à préparer ses étudiants. Il réunissait ces groupes, composés principalement d'étudiants, pour prier, discuter et analyser intensément ce qui se passait, et ils décidaient.

    En l'espace de deux ans, un réseau de ces groupes s'est étendu à toute la Slovaquie, et certains prêtres les accompagnaient.

    Ils sont devenus la colonne vertébrale de l'Église clandestine. J'ai donc réalisé que nous vivions un moment à la Kolakovic en Occident. Nous devons profiter de la liberté dont nous disposons maintenant, la liberté de temps et la liberté de religion, telles qu'elles sont, pour nous préparer.

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  • Lettre aux catholiques du monde entier

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    Lettre aux catholiques du monde entier

    Lettre aux catholiques du monde entier

    Quarante-deux personnalités laïcs lancent un appel pour expliquer leur incompréhension et leur souffrance devant le motu proprio Tradionis custodes du pape François qui abolit les dispositions de Summorum Pontificum de Benoît XVI, qui avait permis le retour à la paix liturgique dans l'Église, favorisant ainsi la mission et l'évangélisation.

    Quel père, si son fils lui demande du pain, lui donnera une pierre ? (Mt 7, 9)

    Chers Frères et Sœurs dans le Christ,

    C’est avec une immense tristesse que nous avons appris la décision du pape François d’abroger les principales dispositions du Motu Proprio Summorum Pontificum promulgué par le pape Benoît XVI, le 7 juillet 2007. Après des décennies de divisions et de querelles, ce Motu Proprio fut, pour tous les fidèles catholiques, une œuvre de paix et de réconciliation.

    Rome viole la parole donnée par le pape Benoi?t XVI, avec brutaliteé et intransigeance, bien loin de l’accueil fraternel tant vanté.

    La volonté affirmée du pape François, dans le Motu Proprio Traditionis Custodes du 16 juillet 2021 est de voir disparaître la célèbration de la messe de la Tradition de l’Eglise. Cette décision nous plonge dans la consternation. Comment comprendre cette rupture avec le Missel traditionnel, réalisation « vénérable et antique » de la « loi de la foi », qui a fécondé tant de peuples, tant de missionnaires et tant de saints ? Quel mal font les fidèles qui souhaitent, simplement, prier comme le firent leurs pères depuis des siècles ? Peut-on ignorer que la messe tridentine convertit de nombreuses âmes, qu’elle attire des assemblées jeunes et ferventes, qu’elle suscite de nombreuses vocations, qu’elle a fait surgir des séminaires, des communautés religieuses, des monastères, qu’elle est la colonne vertèbrale de nombreuses écoles, œuvres de jeunesse, catéchismes, retraites spirituelles et pèlerinages ?

    Beaucoup d’entre vous, frères catholiques, prêtres, évêques, nous avez fait part de votre incompréhension et de votre profonde douleur : merci pour vos nombreux témoignages de soutien.

    Favoriser la paix de l’Église afin de construire l’unité dans la charité, mais aussi amener les catholiques à renouer avec leur propre héritage en faisant découvrir au plus grand nombre les richesses de la tradition liturgique, trésor de l’Eglise, tels étaient les buts poursuivis par Summorum Pontificum. Le pape émérite Benoît XVI voit son œuvre de réconciliation détruite de son vivant.

    Dans une époque imprégnée de matérialisme et déchirée par les divisions sociales et culturelles, la paix liturgique nous apparaît comme une nécessité absolue pour la foi et la vie spirituelle des catholiques dans un monde qui meurt de soif. La restriction drastique de l’autorisation de célébrer la Messe selon sa forme traditionnelle fera resurgir la méfiance, le doute et annonce le retour d’une querelle liturgique déchirante pour le peuple chrétien.

    Nous l’affirmons solennellement, devant Dieu et devant les hommes : nous ne laisserons personne priver les fidèles de ce trésor qui est d’abord celui de l’Église. Nous ne resterons pas inactifs devant l’étouffement spirituel des vocations que prépare le Motu proprio Traditionis Custodes. Nous ne priverons pas nos enfants de ce moyen privilégié de transmission de la foi qu’est la fidélité à la liturgie traditionnelle.

    Comme des fils à leur père, nous demandons au pape François de revenir sur sa décision, en abrogeant Traditionis Custodes et en rétablissant la pleine liberté de célébration de la messe tridentine, pour la gloire de Dieu et le bien des fidèles. Du pain plutôt que des pierres.

                              Le 8 septembre 2021, en la fête de la Nativité de la Très sainte Vierge Marie        

    Jeanne Smits, journaliste - directrice de Blog

    Jean-Pierre Maugendre, Renaissance Catholique

    Philippe Maxence, journaliste et écrivain, rédacteur en Chef de L'Homme Nouveau

    Jean de Tauriers, Président de ND de Chrétienté 

    Guillaume de Thieulloy, éditeur de presse 

    Charles de Meyer, Président de SOS Chrétiens d'Orient

    Benjamin Blanchard, DG de SOS Chrétiens d'Orient

    Christian Marquant, Président de Paix Liturgique 

    Michel De Jaeghere, journaliste et essayiste

    Hervé Rolland, Vice-Président de ND de Chrétienté

    Maike Hickson, écrivain, LifeSiteNews

    Robert Hickson, écrivain 

    Roberto de Mattei, professeur

    Michael Matt, Editor in chief The Remnant

    Marie-Pauline Deswarte, professeur

    Jean-Baptiste  Pierchon, Maitre de conférences, Docteur en Droit

    Hugues Petit, professeur, Docteur en Droit

    Jean Sévillia, journaliste, historien, écrivain

    Xavier  Arnaud, directeur du Forum catholique

    Laurent Dandrieu, journaliste

    Henri Sire, écrivain     

    Jacques Charles-Gaffiot, historien d'art 

    Victor Aubert, Président d’Academia Christiana

    Bernard Antony, Président de l’AGRIF

    Reynald  Seycher, professeur d'université

    François Billot de Lochner, Président de Fondation de Service politique

    Anne Brassié, journaliste et écrivain

    Jérôme Triomphe, avocat

    Cyrille  Dounot, professeur et avocat ecclésiastique

    Thibaud Collin, philosophe et professeur

    Alvino-Mario Fantini, Editor in chief The European Conservative

    Pawe? Milcarek, Dir. Rédaction Christianitas

    Marek Jurek, ancien Président de la Diète de Pologne

    Philippe Pichot-Bravard, Maître de conférence

    Philippe Lauvaux, professeur à ULB Paris Assas

    Claude Goyard, professeur à Paris Assas

    Philippe de Villiers, ancien ministre, écrivain

    Max Guazzini  

    Pierre  de Lauzun, Haut fonctionnaire, écrivain

    Yves Daoudal, journaliste - Directeur de Blog

    Jean-Marie Molitor, journaliste

    Michael Hageböck, Président de Summorum Pontificum Freiburg

    Stéphane Deswarte

  • France : les confidences inattendues d'Edouard Philippe sur l'Eglise

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    Dans le nouveau livre « La vérité sur Edouard Philippe » du rédacteur adjoint de Valeurs Actuelles Tugdual Denis, l’ancien Premier ministre livre quelques remarques sur l’Eglise catholique actuelle… dont certaines sont plutôt déroutantes. Lu sur le site web de l’hebdomadaire « Famille chrétienne » :

    « Édouard Philippe ne croit pas en Dieu. Il l’a écrit, répété », démine dès le début Tugdual Denis dans l’un des chapitres de son nouveau livre : « La vérité sur Edouard Philippe », paru ce mercredi 9 septembre. Dressant un portrait de l’ex Premier ministre sous toutes ses coutures au fil d’innombrables échanges avec lui et son entourage, le directeur adjoint de Valeurs Actuelles ne fait pas l’impasse de la relation d’Edouard Philippe avec les « choses d’en Haut »… et plus précisément avec l’Eglise catholique.

    « J’aime aller dans les églises »

    Partant de son absence de foi en Dieu, « qu’est ce qui le dépasse ? » s’interroge Tugdual Denis au sujet d’Edouard Philippe. « Plein de choses, répond ce dernier. Dans le coeur de l’humanité, je crois qu’il y a une notion d’absolu et d’éternité. C’est pour ça que j’aime aller dans les églises. C’est pour cela que j’aime le sacré. Mon principe d’explication n’est pas divin. Je ne crois pas en Dieu – ça viendra peut-être –, mais je crois au sacré. Je crois même au fait que ce soit l’homme qui ait créé Dieu, puisque le sacré existe depuis le début de l’humanité. Ce qui ne signifie aucunement de l’irrespect. »

    Et le maire du Havre à la barbe grisonnante de poursuivre : « Je ne suis pas mal à l’aise à la messe. Quand j’y suis, à la traditionnelle cérémonie de la Mer au Havre, ou aux enterrements, ou aux mariages, j’essaie d’écouter ce qu’on me dit. Certains curés sont passionnants […] D’autres sermons n’ont aucun intérêt. D’une manière générale, moi, durant les messes, je pense aux morts. Et parfois à la mienne : la seule chose qui m’angoisse, ce serait de mourir après mes enfants. »

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    Décidé à titiller davantage Edouard Philippe sur son rapport avec les catholiques, Tugdual Denis raconte : « Initialement, j’avais noté chez lui quelques remarques faciles sur la nullité de l’Église catholique et son rigorisme. J’ai compris après qu’on a connu dans son univers familial élargi des comportements déviants de prêtres. Et que cela avait été mal géré par la hiérarchie ecclésiastique. Sans savoir cela, je lui ai fait remarquer que je le trouvais anticlérical. ‘’Moi ? Anticlérical ? Au Havre, j’ai des relations très respectueuses avec l’évêque ! Je ne suis pas du tout anticlérical, mais je ne suis pas béat d’admiration devant ce que le clergé a fait de l’Église catholique. Le niveau du clergé français a globalement baissé, je trouve.’’ »

    Une dernière remarque d’Edouard Philippe en surprendra sans doute plus d’un. Tugdual Denis lui-même fait part de sa surprise dans son récit : « Mon frère, prêtre portant la soutane et célébrant ses messes en latin, serait comblé d’aise en entendant la suite, inattendue : ‘’Je trouve qu’il y a depuis quelques années une forme de désinvolture liturgique. Qui me choque. La guitare à la messe, je n’ai jamais compris. Pour moi le sacré est soit très sobre, tel le dénuement que l’on retrouve dans les monastères, soit très pompeux.’’ » Dès lors on a presque envie de lire la réponse à cette question : comment Edouard Philippe a-t-il perçu le récent Motu Proprio du Pape François restreignant l’usage de la messe tridentine, souvent considérée comme plus solennelle ? Les échanges de l’auteur avec l’ex Premier ministre s’étant échelonnés entre l’automne 2020 et la fin du printemps 2021, inutile de chercher entre les lignes une allusion à cet événement…

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    Inutile, en effet, de chercher entre les lignes une allusion au motu proprio « Traditionis custodes » : mais les considérations  émises par l’ancien premier ministre laissent deviner ce qu’eût été sa réponse si l’interview avait eu lieu quelques mois plus tard : comme celle de Michel Onfray. Décidément les « périphéries » des uns ne sont pas celles des autres…

    JPSC

  • Pas facile d'être un "catholique conservateur"

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    Un billet (déjà ancien) de Dominique de la Barre sur le blog "La Ligne claire" :

    De la difficulté d’être un catholique conservateur

    Lire la suite

  • Le 52e Congrès eucharistique international s'est ouvert à Budapest

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    De Kath Net News :

    Le 52e Congrès eucharistique international a commencé - des pèlerins de 80 pays

    Cardinal Erdő : « Le Christ est avec nous dans l'Eucharistie. Il ne quitte jamais l'Eglise, les nations ou l'humanité. Toutes nos forces et nos espoirs résident dans l'Eucharistie » - 1 200 jeunes célèbrent leur première communion lors de la messe d'ouverture - VIDEO

    Budapest (kath.net/pm/pl) kath.net documente le communiqué de presse du Congrès eucharistique de Budapest dans sa propre traduction - (c) pour la traduction : kath.net

    Le 52e Congrès eucharistique international a débuté par une triple célébration sur la Place des Héros à Budapest. Les pèlerins sont venus d'environ 80 pays pour assister à l'un des plus grands rassemblements du monde catholique, l'événement d'une semaine qui a lieu régulièrement tous les quatre ans. Le congrès était initialement prévu pour l'automne 2020, mais en raison de la pandémie mondiale, les organisateurs devaient le reporter d'un an.

    83 ans se sont écoulés depuis la dernière fois que la Hongrie a accueilli l'Événement mondial catholique. Maintenant, pour la deuxième fois, le pays a le privilège d'accueillir à nouveau. La grandiose cérémonie d'ouverture comprenait le Veni Sancte, la sainte messe d'ouverture de l'année scolaire des écoles catholiques de l'archidiocèse d'Esztergom-Budapest, ainsi que la première communion de plus de 1200 jeunes.

    Le 52e Congrès eucharistique international de Budapest s'est ouvert en présence de dignitaires ecclésiastiques et publics.

    "Hongrie, le pays de Marie" était le nom de la cérémonie d'ouverture d'une demi-heure. Le spectacle a rencontré la présentation des traditions folkloriques chrétiennes autour du bassin des Carpates. 300 danseurs folkloriques et traditionnels ont démontré la relation unique entre les Hongrois, les traditions folkloriques et la religion chrétienne millénaire.

    Dans son discours d'ouverture, le Cardinal Primat Péter Erdő a remercié la Divine Providence pour la tenue du Congrès. Il a également remercié les organisateurs, la Société hongroise et le Comité pontifical pour les Congrès eucharistiques internationaux. Le discours du cardinal a porté sur le contenu de l'événement d'une semaine : « Le Christ est avec nous dans l'Eucharistie. Il ne quitte jamais l'Eglise, les nations et l'humanité. Toutes nos forces et nos espoirs résident dans l'Eucharistie. L'Eucharistie est la source de notre vie chrétienne et de notre mission. »

    Le principal célébrant de la cérémonie d'ouverture était le cardinal Angelo Bagnasco, archevêque émérite de Gênes, ancien président de la Conférence épiscopale italienne et président du Conseil des conférences épiscopales d'Europe.

    « Bien que nos voix soient faibles, des siècles résonnent encore en elles, et le sang des martyrs les fait revivre. La messe d'aujourd'hui a le message que, malgré toutes nos faiblesses et nos péchés, la lumière du Christ brille dans l'Église », a expliqué le cardinal Bagnasco dans son sermon.

    Le Président du Conseil des Conférences épiscopales d'Europe a ajouté que le Saint-Esprit a amplifié la voix des fidèles et a dit aux hommes de notre temps : « Vous n'êtes pas seuls dans l'univers hostile. des jeunes qui faisaient leur première communion et les assuraient qu'ils trouveraient en Jésus un ami qui ne les trahirait jamais.

    Le célébrant principal de la Sainte Messe s'est également adressé aux étudiants catholiques. Le cardinal Angelo Bagnasco a souligné que les jeunes étudiants [dans les écoles catholiques] peuvent étudier dans un environnement qui ne souffre pas de préjugés contre la religion ou le christianisme.

    « Aujourd'hui, on parle de 'faiblesse' de la pensée, ce qui déclenche ainsi les difficultés de la croyance. La foi n'est pas l'ennemie de l'esprit, mais cherche le sens des choses. L'esprit a un besoin urgent de foi pour être lui-même », a déclaré le cardinal italien. Il a averti les étudiants que si vous évitez seulement les erreurs ou les difficultés, la vie ne sera pas belle. Il en va de même pour réussir dans des postes importants. La vie sera belle parce que ce sont des gens utiles. "L'église a beaucoup besoin de vous alors que vous avez besoin de Jésus."

    Angelo Bagnasco s'est également adressé au sacerdoce. Il a remercié tous les prêtres dispersés dans le monde en mission de prêcher les paroles de Jésus le Bon Pasteur. « Ils sont les messagers de l'amour de Dieu, ils sont les prophètes de l'âme dans un monde matérialisé. Ils sont les héritiers de la tradition vivante et les messagers du futur dans un monde perdu."

    Enfin, le cardinal s'est adressé à la communauté, qui fixait désormais son regard et son horizon sur la divine Eucharistie et le cœur du Christ. « Allongé sur ses genoux, il dit les derniers mots. Ce n'est rien de plus qu'un indice encourageant répété : vous tous qui ressentez le poids de la croix, qui pleurez, qui êtes persécuté pour la vérité, qui n'avez ni voix ni terre, dont la douleur est inconnue des autres. Rendez-vous forts ! Le Seigneur est juste au coin de la rue, frappant à la porte de chaque cœur qui s'ouvre à lui. Il n'est pas seulement né pour partager le destin humain, mais pour nous élever à la Sainte Trinité. Ce mystère est immense, mais il est présent ici sur cet autel et nous accompagne chaque jour jusqu'au bout du monde."

    EWTN - Ouverture officielle du 52e Congrès eucharistique international de Budapest et messe avec première communion - Livestream

  • Rome : « Traditionis custodes » va polluer les visites épiscopales ad limina

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    Romae 640px-When_in_Rome_......_28841325428129-720x340.jpgLa guerre des deux messes romaines va-t-elle bientôt se concrétiser dans les faits? Le pape régnant l’a déclarée sans merci. Les mouvements traditionalistes peuvent difficilement souscrire à leur asphyxie ouvertement programmée par le pontife romain. Les ou des évêques ont-ils vraiment la détermination de jouer les médiateurs pour négocier la révision des articles les plus contestables du motu proprio papal ? Chacun s’observe. À chacun son Rubicon. L’ennui c’est que César a déjà franchi le sien. Un article de Maximilien Bernard publié sur le site web « riposte catholique », ce dimanche 5 septembre 2021, témoigne de la situation inflammable qui couve pour l’instant:

    « Une vingtaine d’évêques français sont déjà à Rome ce dimanche, pour les premières visites ad limina. Deux autres groupes suivront. Au menu : rencontre avec le pape puis avec les chefs de dicastères. L’objectif est de faire connaissance, d’établir le bilan de l’Église de France et de traiter des dossiers chauds.

    Le premier dossier brûlant concerne la tentative d’abrogation de la messe traditionnelle. Les instituts traditionalistes demandent la nomination d’un « médiateur » . Il faut souligner que Rome reste muet et la nonciature ne propose aucun dialogue malgré les demandes répétées chaque samedi.

    Ecclesia Dei a été dissous et ses employés mis au chômage (en toute miséricorde…) et le dossier a été transféré aux Congrégations pour le culte divin et aux Instituts de vie apostolique, qui prévoiraient des visites canoniques. Les évêques français sont donc porteurs d’une requête en faveur de la nomination d’un « médiateur » de crise dont ils devraient parler directement cette semaine au pape et aux cardinaux.

    Les évêques de France craignent une nouvelle guerre liturgique et jouent plutôt l’apaisement. Enfin, pas tous… Mgr Aupetit s’apprêterait à supprimer un certain nombre de célébrations dans le diocèse de Paris, croyant que les fidèles iront sans broncher à la messe de Paul VI. Aveuglé par son mépris, à peine dissimulé, à l’encontre des traditionalistes, l’archevêque de Paris cherche à plaire au pape avant de se soucier du bien de ses fidèles (et de ses prêtres). Le cardinal Vingt-Trois aura 80 ans en novembre 2022 et ne sera donc plus électeur. Mgr Aupetit, qui a, semble-t-il, déjà oublié la crise au sein de l’établissement Saint-Jean de Passy, qu’il a pourtant géré avec les pieds, ne serait pas mécontent de décrocher la barrette rouge. Mais la fronde scolaire, qui couve toujours, n’est pourtant rien à côté de ce qui l’attend s’il touchait à la célébration de messes de 1962.  Et Rome apprécie peu les évêques qui ne savent pas régler leurs crises diocésaines. Les associations de fidèles laïcs s’organisent de leur côté et une première réunion a déjà eu lieu. »

    Ref. " Traditionis custodes va polluer les visites ad limina "

    JPSC