Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Foi - Page 396

  • Une responsabilité de Vatican II dans la crise des abus sexuels ?

    IMPRIMER

    De Maike Hickson sur LifeSite news :

    Un auteur catholique traditionnel allemand affirme que Vatican II est à l'origine de la crise des abus sexuels dans l'Église.

    Quiconque s'interroge sérieusement sur les causes de cette catastrophe, qui s'amplifiait à l'époque, devra également tenir compte de son 'moment' - les années qui ont suivi la 'Nouvelle Pentecôte' du Concile Vatican II", écrit Martin Mosebach.

    15 février 2022

    FRANKFURT AM MAIN, Allemagne (LifeSiteNews) - Martin Mosebach, un catholique traditionnel allemand et auteur de livres renommés, a écrit l'une des meilleures analyses de la crise actuelle des abus sexuels cléricaux (voir le texte intégral ci-dessous). Au lieu d'utiliser l'indignation concernant les abus sur les enfants au sein de l'Eglise comme une excuse pour promouvoir un énième programme de réforme visant à poursuivre le déclin, Mosebach attire notre attention sur le fait que la crise des abus a été favorisée par un relâchement de la doctrine et de la discipline en premier lieu.

    Écrivant pour le journal suisse Neue Zürcher Zeitung, l'auteur souligne que même le pape Benoît, dans sa propre critique de la révolution sexuelle des années 1960 et de ses effets sur le sacerdoce catholique, "n'a pas osé discuter du rôle que les développements post-conciliaires ont joué [dans la crise des abus sexuels]".

    "Ce qu'il n'a pas mentionné, poursuit Mosebach, c'est la condition dans laquelle le clergé s'est trouvé à la suite des développements désintégrateurs après le Concile, lorsque l'influence de la révolte politique a commencé à avoir un effet sur lui."

    La condition des prêtres, selon Mosebach, avait été fortement affaiblie par l'adoucissement de la discipline traditionnelle imposée aux prêtres. Avant le Concile, ils étaient obligés d'offrir quotidiennement le Sacrifice de la Sainte Messe et bénéficiaient d'autres mesures de soutien dans leur vie, déclare l'auteur :

    Du jour au lendemain, l'ordre qui caractérisait jusqu'alors la vie quotidienne d'un prêtre a été bouleversé. La soutane et le col du prêtre ont disparu - le prêtre est devenu invisible en public. L'obligation de célébrer quotidiennement la Sainte Messe a été abandonnée - seuls ceux qui connaissent la Tradition catholique peuvent apprécier le soutien disciplinaire que cette pratique quotidienne, combinée à l'obligation de se confesser fréquemment, est capable de fournir.

    Grâce à ce manque de structure et de discipline, un prêtre pourrait plus facilement tomber dans les tentations. LifeSiteNews a appris lors de conversations avec des prêtres plus âgés que l'obligation de prier le bréviaire quotidiennement était une ancienne discipline également très utile pour les prêtres, tout comme la règle habituelle selon laquelle ils devaient vivre en communauté si possible et rentrer le soir à une certaine heure - avec des exceptions, bien sûr. Un prêtre a souligné à quel point ces règles aidaient les prêtres à se tenir à l'écart des tentations.

    Mosebach fait également remarquer à juste titre que les papes post-conciliaires, tout en soutenant le caractère sacré du sacerdoce en théorie, ne sont pas suffisamment intervenus pour protéger le sacerdoce dans la pratique.

    "Aucun des derniers papes, explique-t-il, n'a résisté à cette érosion du sacerdoce catholique, même s'ils ont proclamé le contraire ex cathedra. Il ne s'agit pas de dire qu'un prêtre de la tradition classique ne peut pas devenir l'auteur d'un délit sexuel - il y en a eu de tout temps, même sous une stricte observance - mais on peut très bien dire qu'il est plus facile pour un prêtre ancré dans la discipline traditionnelle de maîtriser ses tentations."

    Outre l'aspect de la discipline, l'auteur souligne également que de nombreux séminaires ont remis en question les doctrines de l'Église : à tel point que l'Église elle-même semble avoir perdu son chemin - et certainement aussi sa prétention à enseigner la vérité.

    Là encore, le problème semble être que les papes ne souhaitent pas mettre en œuvre la discipline pour protéger la doctrine de l'Église. Dit l'auteur : "Aujourd'hui, Rome peut toujours publier un catéchisme de la doctrine catholique qui est à peu près conforme à la tradition de deux millénaires, mais elle ne peut plus garantir que ce catéchisme serait même considéré dans la théologie académique officielle, et encore moins dans les séminaires et l'éducation religieuse. Pour l'histoire de l'Église, soixante ans est une période très courte : en elle, avec une constance imparable, l'Église, qui jusqu'alors avait survécu aux chocs les plus sévères, s'est pratiquement effondrée en de nombreux endroits."

    Il faudrait une discussion plus approfondie pour réfléchir à l'affaiblissement des propres enseignements de l'Église qui a eu lieu au cours de ces dernières décennies, dont certains sont également entrés dans le catéchisme de l'Église, comme le journaliste de LifeSite Michael Haynes l'a récemment analysé plus en détail dans son livre A Catechism of Errors. Haynes montre, par exemple, comment le nouveau catéchisme de l'Église catholique de 1994 a contribué à l'affaiblissement du sacerdoce en soulignant le sacerdoce commun des fidèles et en décrivant la Sainte Messe comme un "banquet". Mais cette discussion pourrait être développée à un autre moment.

  • Comment les Juifs d’Europe résistent à la sécularisation

    IMPRIMER

    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, en traduction française sur Diakonos.be :

    Miracle, les Juifs d’Europe résistent à la sécularisation. Et plus ils sont jeunes, plus ils sont religieux

    La vague de sécularisation n’épargne pas l’Occident, et encore moins l’Europe. Partout, les croyants diminuent et les personnes sans religion augmentent. Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. En Europe, les Juifs avancent à contre-courant. Chez eux, la foi en Dieu et la pratique religieuse augmentent, au lieu de diminuer. Particulièrement chez les plus jeunes, là aussi à l’inverse de la tendance générale.

    Cette exception singulière a été mise en lumière par un véritable phare de la sociologie et de la démographie, le professeur Sergio Della Pergola, 79 ans, professeur émérite de l’Université juive de Jérusalem qui, en compagnie d’un autre grand spécialiste, L. Daniel Staetsky, a mené pour l’Institute for Jewish Policy Research une vaste recherche intitulée : « The Jewish identities of European Jews – What, why and how », achevée en décembre 2021 et qui s’appuie à son tour sur d’autres enquêtes précédentes, toutes disponibles sur le web en version intégrale.

    Le professeur Della Pergola a présenté les principaux résultats de ses recherches dans une interview à Moked, le portail du judaïsme italien. Les Juifs Européens, dit-il, « sont davantage enclins à s’identifier à une minorité religieuse plutôt qu’ethnique ». En effet, la religion est le premier élément identitaire pour 35% d’entre eux, suivie par la parenté pour 26%, par la culture pour 11%, par la tradition pour 10% et par l’ethnie pour 9%.

    Si l’on divise les sondés selon leurs orientations respectives, 5% se déclarent « haredim », c’est-à-dire ultra-orthodoxes comme, par exemple, les « hassidim », 8% se déclarent orthodoxes, 25% attachés à la tradition, 15% réformistes et 38% « simplement Juifs », 8% ne s’identifient à aucun courant spécifique, et 5% sont identifiés comme « mixed », divers.

    Pourtant, une bonne partie d’entre eux déclare ne jamais fréquenter la synagogue, ne pas manger cacher et ne pas observer le sabbat.

    Mais attention, il ne s’agit que de données générales. Si l’on décompose les résultats par pays et par tranche d’âge, les choses sont bien différentes.

    Dans le graphique ci-dessous, par exemple, on voit comment l’adhésion aux courants plus orthodoxes du judaïsme croît au fut et à mesure que l’âge diminue, avec les pics les plus hauts chez les « millennials », c’est-à-dire chez les jeunes de 16 à 29 ans.

     

    Lire la suite

  • Autant de catholicismes que de diocèses ?

    IMPRIMER

    Avec le nouveau Motu proprio "Assegnare alcune competenze", il semble qu'il sera difficile d'empêcher des dérives pastorales et doctrinales déjà d'actualité dans des pays comme l'Allemagne...

    De Maurizio Blondet sur son blog

    C'est la fin de l'unité du catholicisme.

    16 février 2022

    (...) Par un motu proprio, François a établi que les Ordinaires des Eglises locales pourront intervenir dans la gestion des séminaires, la formation des prêtres, la rédaction des catéchismes et dans d'autres secteurs sans demander l'approbation du Vatican mais une simple confirmation.

    Ce n'est plus une "approbation" mais une "confirmation". La principale nouveauté du motu proprio par lequel le pape François a décidé de modifier l'attribution de certaines compétences prévues par le Code de droit canonique, tant de l'Église latine que des Églises orientales, repose sur le passage du témoin du premier au second mandat. Il s'agit notamment de la compétence des conférences épiscopales pour la publication des catéchismes. Une des premières nouveautés concerne le transfert du Saint-Siège à l'évêque diocésain du pouvoir d'établir un séminaire sur son territoire sans avoir à attendre l'approbation de Rome mais simplement sa confirmation. L'objectif, tel que défini dans l'introduction du motu proprio, est d'encourager une "saine décentralisation" qui rende plus dynamique la prise de décision dans le domaine ecclésial.

    Les évêques disposent de possibilités similaires en ce qui concerne la formation des prêtres (les évêques peuvent l'adapter "aux besoins pastoraux de chaque région ou province") et l'incardination des prêtres, qui peuvent désormais être incardinés non seulement dans une Église particulière ou dans un Institut religieux, mais aussi dans une "association cléricale publique", reconnue par le Saint-Siège, afin d'éviter les "clercs acéphales et errants". Le critère de décentralisation, mais aussi de "proximité", se traduit également par l'allongement de 3 à 5 ans de la période d'"exclaustration", c'est-à-dire de la possibilité qui autorise un religieux à vivre hors de son Institut pour des raisons graves. Le motu proprio, ainsi que sur la compétence des Conférences épiscopales pour la publication des catéchismes, intervient en transférant du Saint-Siège à la responsabilité des Églises locales les décisions sur les éventuelles réductions du nombre de messes à célébrer en fonction des intentions reçues.

    Mgr Marco Mellino, secrétaire du Conseil des cardinaux et membre du Conseil pontifical pour les textes législatifs, explique les principes généraux qui ont inspiré le motu proprio du pape.

    Mgr Mellino, de manière générale, le motu proprio du pape François présente les changements avec la volonté de décentraliser de Rome vers les Églises particulières l'exercice de certaines compétences : qu'est-ce qui a inspiré ce choix ?

    Rép. : Le motu proprio, avec lequel certaines normes des deux codes de l'Église catholique sont modifiées - le code de droit canonique pour l'Église latine et le code des canons des Églises orientales pour l'Église orientale - est une pièce qui rejoint le travail de réforme que le pape François a commencé depuis le début de son pontificat et qu'il poursuit.

    Elle répond à l'esprit de "saine décentralisation" indiqué dans l'Exhortation apostolique Evangelii Gaudium, n° 32, visant à favoriser et à valoriser la dynamique de proximité dans l'Église, sans pour autant compromettre la communion hiérarchique.

    Lire la suite

  • Cours de liturgie par Denis Crouan, docteur en théologie

    IMPRIMER

    Suite à la fermeture du site français « Pro liturgia », l’Institut belge Docteur angélique a demandé à son fondateur, Denis Crouan, de donner les fruits de plus de 20 ans de travail à travers un cours complet de liturgie, posté sur Internet à l’usage de chacun.  

    COURS DE LITURGIE, PAR DENIS CROUAN, DOCTEUR EN THEOLOGIE - 2022

    https://www.youtube.com/playlist?list=PLuko328jWH_06CYFfUP8d6v_vzl9f4UbI 

    Cours donné par Denis Crouan, en entretien interactif avec Arnaud Dumouch. 

    Vidéo du site http://docteurangelique.free.fr/fichiers/InstitutDocteurAngelique.htm, les œuvres complètes en français de saint Thomas d'Aquin. 

    Denis Crouan 2022. 

    Liturgie 1- Qu’est-ce qu’une liturgie de façon générale et plan de ce cours, par Denis Crouan (35 mn)  

    https://youtu.be/CUJD8S4Dn9A   

    Cette leçon introductive définit ce qu’est la liturgie et donne le plan général de ce cours.  

    Définition de théologie scientifique : « Une œuvre de beauté venant du peuple et tournée vers Dieu à travers des rites » 

    Définition en théologie mystique : « Le chant de l’épouse (l’Eglise) qui, portée par l’Esprit Saint, s’adresse à l’Epoux (Dieu) et reçoit en retour des grâces de Dieu ». 

    La liturgie est donc accompagnée et trouve sa valeur dans quatre qualités : « amour et respect, effacement de soi et transparence ». Sans ces valeurs inséparables, la liturgie est un chant mort. 

  • Persécutions : cinq pays où la situation des chrétiens s’est dramatiquement dégradée

    IMPRIMER

    15 février 2022

    À l’approche de la 49e session du Conseil des droits de l’homme, l’ECLJ a soumis cinq déclarations écrites pour mettre en exergue les persécutions des chrétiens là où elles se sont le plus aggravées ces derniers mois. Des telles interventions devant cet organe des Nations unies permettent de pointer les défaillances des États qui se sont eux-mêmes engagés à respecter les droits fondamentaux des minorités religieuses devant ce même organe de l’ONU. L’ECLJ interviendra aussi oralement durant cette session du mois de mars.

    L’Afghanistan, la Birmanie, l’Inde, le Nigéria et le Pakistan sont les cinq pays que l’ECLJ a voulu pointer du doigt dans ses déclarations écrites envoyées au Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour cette 49e session.

    Alors que la Corée du Nord figurait depuis longtemps en tête du classement international de Portes ouvertes sur les pires pays pour les chrétiens, l’Afghanistan vient de prendre la première place. Cela s’explique principalement par l’arrivée au pouvoir des Talibans qui, comme ils l’avaient promis, appliquent déjà la charia à la lettre et dans toute sa rigueur. On compte déjà des dizaines d’exécutions de chrétiens depuis le retrait des troupes américaines acté par Joe Biden. L’état catastrophique de l’économie du pays accentue encore la persécution et les difficultés matérielles, poussant par exemple certaines familles à vendre leurs propres enfants pour survivre.

    Au Pakistan, c’est la loi réprimant le blasphème contre l’islam qui demeure la principale source de persécution des chrétiens. Une équipe d’avocats sur place, affiliée à l’ECLJ, aide autant que possible ces chrétiens accusés abusivement de blasphèmes par des islamistes. Nous attirons l’attention de la communauté internationale sur un personne, Shahzad Masih, dont l’affaire illustre de manière emblématique cette persécution. Ce pauvre jeune garçon a été accusé de blasphème alors qu’il ne faisait que relater les propos d’un tiers. Il a été incarcéré à 17 ans, il est en prison depuis déjà quatre ans et n’a toujours pas été jugé. Depuis juillet 2021, il est censé enfin être jugé, mais chaque mois, on le torture un peu plus en repoussant son audience finale. Cela fait sept fois successives qu’il espère être acquitté tout en se préparant à être condamné et que le juge le reconvoque finalement pour une prochaine fois. S’il était condamné, il attendrait encore en prison pendant des années pour que sa procédure d’appel aboutisse. Ils sont des centaines à croupir en prison comme lui, attendant leurs audiences suite à des accusations d’islamistes, ou purgeant des peines sur le fondement de cette loi contre les blasphèmes.

    En octobre 2021, l’ECLJ avait organisé une conférence sur ce sujet au Parlement européen avec l’Intergroupe des Chrétiens du Moyen-Orient. Vous pouvez retrouver les détails de cette affaire et de cette conférence dans notre communiqué ici.

    La situation du Nigéria continue d’être très préoccupante. C’est un des pays les plus peuplé d’Afrique et qui devient de plus en plus coupé en deux. Les petits villages font l’objet d’attaques éclairs par les troupes de Boko Haram, qui tuent les villageois et brûlent leurs maisons et leurs églises. Nous citons dans notre déclaration quelques exactions parmi tant d’autres, qui montrent la régularité et la cruauté de celles-ci. Comme nous le pointons également dans notre déclaration, en à peine six mois, il y a encore eu plus de 200.000 personnes déplacées et la conférence des évêques du Nigéria affirme elle-même que « c’est la survie de la nation qui est en jeu », du fait de l’inaction du gouvernement à sévir contre les responsables. Le 19 février 2022, cela fera quatre ans que la jeune chrétienne Leah Sharibu est prisonnière de ses ravisseurs, qui l’ont depuis violée à de multiples reprises et qui a déjà accouché de deux enfants… Pour bien comprendre les raisons géostratégiques de la situation au Nigéria, vous pouvez consulter notre communiqué ici.

    En Inde, la persécution des chrétiens se fait principalement par l’application tout à fait fallacieuse d’une loi interdisant les conversions forcées. Alors que cette loi prétend garantir la liberté religieuse en interdisant strictement toute conversion forcée, elle est en fait appliquée contre les chrétiens, qui sont accusés pour le moindre geste chrétien de tenter de convertir des hindous. Par exemple, si un chrétien donne l’aumône à un pauvre, les nationalistes hindous pourraient accuser ce chrétien de tenter de convertir le pauvre en lui donnant de l’argent. Cet abus, joint au nationalisme hindou persistant, mène à des arrestations abusives et à des violences populaires régulières contre les chrétiens. En effet, les agresseurs jouissent d’une forme d’impunité : il leur suffit d’accuser les chrétiens d’avoir tenté de convertir quelqu’un pour justifier leur violence.

    Enfin, en Birmanie, les chrétiens souffrent de la persécution d’une armée qui a pris le contrôle du pays et qui revendique officiellement son appartenance au bouddhisme. Ce véritable putsch de l’armée effectué en février 2021, entraîne des restrictions de libertés pour tous, des centaines de morts et des milliers d’arrestations arbitraires. Les chrétiens, représentant moins de 8 % de la population, ne sont pas spécifiquement visés par ce régime militaire. Cependant, en tant que minorité, ils sont davantage exposés aux violations de leurs droits et aux brimades d’un régime dictatorial qui se maintient depuis un an.

    Soutenez l’action de l’ECLJ aux Nations unies en défense des chrétiens persécutés dans le monde en signant notre pétition.

    Pour la liberté religieuse : Lire le texte complet de la pétition

  • Monseigneur Gänswein retrace l'histoire de la réponse de Benoît XVI au rapport sur les abus de Munich

    IMPRIMER

    De Daniel Ibáñez sur le National Catholic Register :

    L'archevêque Gänswein raconte l'histoire de la réponse de Benoît XVI au rapport sur les abus de Munich.

    Dans une interview exclusive diffusée ce soir sur EWTN, le secrétaire personnel de Benoît XVI a défendu les actions du pape retraité, le qualifiant de "père de la transparence".

    L'archevêque Georg Gänswein est le secrétaire personnel du pape émérite Benoît XVI.

    14 février 2022

    CITE DU VATICAN - L'archevêque Georg Gänswein a raconté comment le pape émérite Benoît XVI a répondu à un rapport critiquant sa gestion de quatre cas d'abus lorsqu'il dirigeait l'archidiocèse allemand de Munich et Freising.

    Dans une interview exclusive avec le chef du bureau du Vatican d'EWTN, Andreas Thonhauser, le secrétaire personnel de Benoît XVI a défendu les actions du pape retraité, a décrit son travail de pionnier dans la lutte contre les abus cléricaux malgré la résistance du Vatican, et a parlé du fort soutien personnel du pape François à son prédécesseur. L'interview complète sera diffusée le 14 février à 18h30 dans un épisode spécial du programme Vaticano d'EWTN.

    L'interview a été réalisée le 11 février, quelques jours après que Benoît XVI ait personnellement demandé pardon aux survivants d'abus, suite à la publication du rapport couvrant son mandat d'archevêque de Munich de 1977 à 1982.

    Le pape retraité de 94 ans a déclaré dans une lettre que sa douleur était d'autant plus grande qu'il avait "porté une grande responsabilité dans l'Église catholique." 

    La lettre était accompagnée d'une réfutation de trois pages des critiques du rapport, signée par quatre conseillers du pape émérite.  

    Une erreur a été commise

    Dans l'interview, Mgr Gänswein a reconnu la controverse suscitée par une déclaration de 82 pages soumise au nom de Benoît XVI aux enquêteurs chargés de compiler l'étude.

    L'un des quatre cas mis en lumière par le rapport concerne un prêtre nommé Père Peter Hullermann, qui est accusé d'avoir abusé d'au moins 23 garçons âgés de 8 à 16 ans entre 1973 et 1996. 

    La déclaration signée par le pape retraité indique qu'il n'était pas présent à une réunion en 1980 au cours de laquelle le transfert du prêtre du diocèse d'Essen à l'archidiocèse de Munich a été discuté.

    Mais quelques jours après la publication du rapport par le cabinet d'avocats munichois Westpfahl Spilker Wastl, le pape émérite a reconnu qu'il avait assisté à la réunion. 

    Cette correction a provoqué un tollé en Allemagne, les détracteurs de Benoît XVI l'accusant de dissimuler sa présence à la réunion, tandis que ses partisans soulignaient que sa présence était déjà de notoriété publique.

    L'archevêque Gänswein a expliqué que l'erreur s'est produite lorsque le pape retraité révisait une ébauche de sa déclaration. 

    Il a rappelé que Benoît XVI a dit : "Cette réunion, la fameuse, le 15 janvier 1980, je ne m'en souviens pas. Mais s'il est dit que j'étais absent, alors cette absence est prouvée - ou était prouvée à l'époque - grâce à un document de la réunion." 

    "Et c'est là que l'erreur s'est produite", a déclaré l'archevêque de 65 ans.

    Mgr Gänswein a déclaré avoir été "choqué" d'apprendre après la publication du rapport qu'il existait des preuves montrant que Benoît XVI avait assisté à la réunion. 

    "J'en ai parlé au pape Benoît, et il a dit : 'Nous devons dire immédiatement que c'était une erreur de notre part'. Ce n'était pas intentionnel, donc ce n'était pas un mensonge - les mensonges arrivent exprès - c'était une erreur." 

    L'archevêque a déclaré que Benoît XVI avait décidé d'écrire une lettre personnelle à la suite du rapport, mais qu'il avait demandé qu'elle soit accompagnée "d'une réponse aux accusations portées contre moi, et pas seulement aux accusations, mais aussi aux insinuations, sur la base des pièces du dossier."

    Lire la suite

  • Un nouveau "Motu proprio" remanie la Congrégation pour la Doctrine de la Foi

    IMPRIMER

    De Vatican News :

    Congrégation pour la Doctrine de la Foi: deux secrétaires distincts

    Dans le Motu proprio “Fidem servare” publié ce lundi 14 février, le Pape François modifie l’organigramme de l’ex Saint Office, en séparant les responsables des sections doctrinale et disciplinaire.

    Le Pape François a donc modifié la structure interne de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, avec l’institution de deux sections distinctes qui ont désormais chacune un secrétaire, séparant nettement les compétences doctrinales et disciplinaires. Le cardinal préfet du dicastère a ainsi deux adjoints.

    L’objectif de la réforme est de donner sa juste importance à la section doctrinale et à son rôle fondamental de promotion de la foi, sans diminuer toutefois l’activité disciplinaire alors que, pendant des décennies, beaucoup d'efforts et de ressources humaines ont été employés à l'examen des cas d'abus sexuels. De cette façon, chaque section, avec son secrétaire propre, aura plus de force et d'autonomie.

    Protéger la foi

    Le Motu proprio s’intitule "Fidem servare", protéger la foi, car c'est «la tâche principale, ainsi que le critère ultime à suivre dans la vie de l'Église», explique le Pape. La Congrégation pour la Doctrine de la Foi assume «cette tâche importante», qui implique des compétences à la fois doctrinales et disciplinaires, ainsi que le lui ont attribué les Souverains Pontifes, en particulier Paul VI et Jean-Paul II. Le Pape François, au regard de l'expérience acquise au fil du temps par la Congrégation dans ses différents domaines de travail et afin de lui donner une approche plus adaptée à l'accomplissement de ses fonctions, établit que le dicastère comprendra deux sections, «Doctrinale et Disciplinaire, chacune coordonnée par un Secrétaire qui assiste le Préfet dans le domaine spécifique de sa compétence, avec la collaboration du Sous-Secrétaire et des Chefs de Bureau respectifs».

    Section doctrinale

    La section doctrinale «s’occupe des matières qui ont trait à la promotion et la protection de la doctrine de la foi et de la morale. Celle-ci favorise en outre les études visant à faire croître l’intelligence et la transmission de la foi au service de l’évangélisation, afin que sa lumière soit le critère permettant de comprendre la signification de l’existence, surtout face aux questions posées face au progrès des sciences et du développement de la société». Elle examine également les documents qui doivent être publiés par les autres dicastères et les écrits et opinions qui «semblent problématiques pour la foi correcte, en encourageant le  dialogue avec leurs auteurs et en proposant des remèdes appropriés». Cette section est aussi chargée d'étudier les questions relatives aux ordinariats personnels des anciens anglicans. Elle gère enfin le Bureau des mariages, qui s’occupe du "privilegium fidei" et examine la dissolution des mariages entre deux non-baptisés ou entre un baptisé et un non-baptisé.

    Section disciplinaire

    La section disciplinaire prend en charge les crimes réservés à la Congrégation et gérés par le "Tribunal apostolique Suprême" qui y est établi. La section a «la tâche de préparer et d'élaborer les procédures prévues par les normes canoniques afin que la Congrégation, dans ses différentes instances (préfet, secrétaire, promoteur de justice, congrès, session ordinaire, collège pour l'examen des recours en matière de delicta graviora), puisse promouvoir une administration correcte de la justice». À cette fin, la section disciplinaire «promeut des initiatives de formation appropriées» offertes aux évêques et aux praticiens du droit, «pour favoriser une compréhension et une application correctes des normes canoniques relatives à sa propre sphère de compétence».

    Il semblerait également que ce remaniement implique le départ du cardinal Ladaria et son remplacement par Mgr Scicluna... (source)

  • Marie Madeleine retrouvée sous la plume de Chantal Reynier

    IMPRIMER

    De Gilles Donada sur le site du journal La Croix :

    « Marie de Magdala », de Chantal Reynier, apôtre incomparable

    L’exégète Chantal Reynier restitue à la figure de Marie Madeleine sa singularité, au-delà des défigurations qu’elle a subies au cours des siècles.

    6/02/2022

     

    Marie de Magdala - Chantal Reynier - Babelio

    Marie de Magdala

    de Chantal Reynier

    Cerf, 148 p., 12 €

    Après avoir démontré combien les femmes occupaient, contre toute attente, une place de choix dans le ministère de Paul (Saint Paul, libérateur des femmes), Chantal Reynier, professeure d’exégèse biblique au Centre Sèvres (Facultés jésuites de Paris), passe au crible une éminente figure féminine des Évangiles : Marie de Magdala.

    L’exercice est ardu tant Marie Madeleine a été tenue « prisonnière, jusqu’à en être défigurée, de la réception qui en a été faite au cours des siècles ». Sa destinée cultuelle et surtout culturelle – à laquelle l’autrice consacre deux riches chapitres – pousse sa figure « à l’extrême, mêlant érotisme, occultisme, gnose, sexe, Graal ».

    Celle qui est guérie de sept démons

    Il faut démêler les fils enchevêtrés qui confondent plusieurs Marie : celle qui est guérie de sept démons, présente au pied de la croix, à l’ensevelissement de Jésus et qui bénéficie de la première apparition du ressuscité ; Marie de Béthanie, la sœur de Marthe ; celle qui oint la tête de Jésus ; et la prostituée anonyme qui verse du parfum sur les pieds de Jésus. Cette fusion est imposée à l’Église par le pape Grégoire le Grand, dans un sermon donné à Saint-Jean-de-Latran en 591. Une enquête scripturaire fouillée conclut que l’authentique Marie Madeleine est la femme « de laquelle étaient sortis sept démons ».

    L’allusion à ses démons n’a pas pour but « d’attirer son regard sur son passé mais de mettre en avant ce qu’elle devient grâce au Christ » : une femme, « sujet à part entière, libre et responsable de sa vie ». Marie Madeleine prend la tête du groupe des femmes qui suivent Jésus – présence inédite chez les maîtres religieux du Ier siècle.

    Ces femmes « servent » (diakoneô en grec) en préparant les repas, en assurant la vie quotidienne, et en contribuant avec leurs propres ressources – autre rareté pour l’époque. Elles s’inscrivent dans la dynamique de Jésus qui est « comme celui qui sert » et qui invite ses disciples à faire de même.

    Fidèles jusqu’au bout, elles accomplissent le « parcours “complet” du disciple » en étant avec Jésus durant son ministère, en l’accompagnant – contrairement aux Douze, en fuite – dans sa Passion, sa mort, sa mise au tombeau. Marie Madeleine est, quant à elle, le « témoin privilégié » de sa résurrection, jusqu’à sa montée vers le Père.

    Chargée par Jésus d’annoncer les retrouvailles en Galilée, elle sera gratifiée par la tradition du titre unique d’« apôtre des apôtres ». En allant « au-delà de son désir de “possession” », Marie de Magdala se « laisse orienter par le désir de faire la volonté de Dieu ». Elle « initie à la nouvelle présence de l’absent et change la désolation en allégresse ».

  • Grand carnaval et foutoir théologique à Saint-Sulpice

    IMPRIMER

    Du Père Danziec sur le site de Valeurs Actuelles :

    Prière musulmane dans une église : est-ce bien sérieux ?

    Les images de la rencontre organisée en l’église Saint-Sulpice à Paris entre catholiques et musulmans a légitiment soulevé une vague d’indignations. Peut-on raisonnablement discuter avec l’islam d’une façon aussi ingénue ? Pour notre chroniqueur, le Père Danziec, la réponse est résolument négative.

    Aux éditions Buchet-Chastel, Soazig Quéméner et François Aubel, respectivement journalistes à Marianne et au Figaro, viennent de cosigner un ouvrage La dictature des vertueux au sous-titre évocateur : Pourquoi le moralement correct est devenu la nouvelle religion du monde. Une religion pour en chasser une autre ? Depuis cinquante ans en effet, on ne le voit que trop, l’influence de la religion catholique s’étiole. Les progressistes des années 70 avaient pour grand rêve de réconcilier l’Église avec le monde. Ils n’auront réussi qu’à la faire disparaître du champ des hommes. Finis les rites sacrés, la grande pompe liturgique et les mystères magiques qui subjuguaient les humbles, transportaient la nef et savaient édifier petits et grands.  Disparue l’aura intellectuelle de l’Église, experte en sagesse et en recul. La nature ayant horreur du vide, le progressisme s’est fait une place au soleil des renoncements des autorités ecclésiastiques. Le printemps merveilleux que l’esprit du concile Vatican II promettait de faire bourgeonner au-delà des sacristies aura finalement laissé place à un grand hiver au cœur même de l’Occident. Certains se féliciteront que l’Église ait perdu de sa superbe. Réalisent-ils seulement qu’elle a surtout perdu de sa saveur et de son goût. Or, « si le sel vient à s’affadir, avec quoi le salera-t-on ? » (Matthieu 5, 13).

    Des jeunes adolescentes en niqab dans le chœur de l’église Saint-Sulpice

    Oui, le moralement correct est une nouvelle religion et parmi ses prophètes, certains portent un col romain. Tandis que la culture de l’effacement contribue à façonner un nouvel ordre sociétal, les hommes d’Église font l’étalage de leurs carences et brillent par leur discrétion, hélas. Où se trouvent les veilleurs authentiques face à l’effondrement des murs porteurs de la société occidentale et chrétienne ? Trop de clercs donnent le sentiment d’être passifs et dépassés. Un grand nombre préfère nier le désastre quand d’autres se rangent eux-mêmes à la cohorte des destructeurs.

    L’épisode atterrant du week-end dernier dans le chœur de Saint-Sulpice (VIe arrondissement de Paris) est à cet égard suffisamment éloquent pour être passé sous silence. Que s’est-il donc produit dans la plus grande des églises de la capitale le dimanche 6 février ? En apparence, chrétiens et musulmans se sont vus proposer un moment unique de fraternité. Prier ensemble, se rencontrer, dialoguer. En réalité, dans l’édifice sacré, un panneau indiquait même aux disciples de Mahomet qu’un lieu (temporaire) leur avait été réservé garantissant un « espace de silence pour la prière musulmane » (sic). Des lectures coraniques et des récitations de sourates eurent lieu à l’ambon. Le rassemblement islamo-chrétienne se clôturait par une danse autour de l’autel accompagnée de chants et de tapements de main. Le tout en compagnie de jeunes adolescentes en niqab dans le chœur. Qui peut se laisser séduire par un dialogue interreligieux vécu de la sorte ?

     

    Lire la suite

  • Comprendre Benoît XVI et son héritage prophétique

    IMPRIMER

    Lu sur le site web « Benoit et moi », cet article d’Andrea Gagliarducci (Vatican Reporting 11 février 2022) ouvert sur un monde intérieur auquel le nôtre a perdu tout accès:bxvi-foglio2.jpg

    « Neuf ans après sa démission, Benoît XVI se comporte encore en Pape. Et il le fait précisément en ne voulant pas être Pape, en n’ayant jamais fait un pas en avant par rapport au rôle de Pape émérite qu’il s’est taillé, un rôle très original et unique dans l’histoire de l’Église, celui d’un Pierre qui reste sub umbra Petri, à l’ombre de Pierre, comme un sanctuaire qui a un lien particulier justement avec le Siège apostolique. Benoît XVI se comporte encore en Pape, car rien en lui n’est personnalisme, rien n’est désir de vengeance. Il y a l’Église, il y a le Pape, et il n’y a pas de vie ou de réputation personnelle qui tienne.

    Il l’avait démontré il y a neuf ans, quand à l’improviste il avait déclaré la renunciatio à un groupe de cardinaux abasourdis réunis en consistoire dans un jour de célébration au Vatican (le 11 février est l’anniversaire des Accords du Latran) pour fixer des dates de canonisation. Et il l’a démontré dans les jours précédant l’anniversaire de sa démission, dans une lettre qui accompagnait la réponse des avocats qui l’avaient aidé à analyser les documents du rapport sur les abus commandés par l’archidiocèse de Munich et Freising, et à réfuter les accusations selon lesquelles il avait mal géré, voire délibérément ignoré, certaines situations.

    Documents en main, déclarations des avocats examinées, il est clair que les accusations étaient fausses, que Ratzinger n’a rien sous-estimé ni négligé. Il ignorait simplement certaines choses et en déléguait d’autres. Et pourtant, il a suffi d’une erreur (pas du pape émérite) dans la rédaction de sa réponse pour le traiter de menteur, selon une campagne médiatique qui a toujours trouvé en lui une cible facile.

    Il serait facile pour Benoît XVI de répondre uniquement sur la base du droit et des documents. Mais ce n’est pas ce que fait un homme d’Église. Et le pape émérite est un homme amoureux de Dieu et de l’Église. Tellement amoureux que tout dans sa vie est lu à travers les yeux de Dieu, à travers les mots d’un Évangile et d’une Bible qu’il a médités d’innombrables fois, jusqu’à en saisir la profondeur, comme un joaillier qui connaît chaque coin, chaque reflet, chaque lumière produite par le diamant qu’il a devant lui.

    Benoît XVI n’a jamais séparé ses décisions de la réflexion sur l’Église, sur l’Évangile, sur Dieu. Il ne l’a pas fait, même maintenant, alors que les accusations se sont à nouveau élevées contre lui, entre autres sur des questions déjà éclaircies, sur des situations déjà exposées.

    Ce n’est pas la première fois que Benoît XVI doit répondre à des accusations gratuites. Il a toujours choisi dans ses réponses une approche personnelle. Comme quand il a écrit une lettre pour expliquer sa décision de révoquer l’excommunication de quatre évêques lefevristes, au milieu de la controverse provoquée par l’un d’entre eux. C’était une lettre pastorale, une lettre qui stigmatisait le phénomène de « mordre et se dévorer » qui s’était créé parmi les frères eux-mêmes, et le comparait à une attitude que les apôtres avaient déjà. En pratique, Benoît XVI soulignait qu’il n’y avait rien de nouveau, que l’Eglise était imprégnée de ces attaques fratricides et immotivées, et que c’était la conversion nécessaire, pour se détacher de ce « mordre et se dévorer » .

    Benoît XVI s’était également exprimé de manière pastorale lorsqu’il avait écrit aux catholiques d’Irlande après le scandale des abus. Le pape avait rencontré les évêques pour comprendre la situation, il avait décidé d’envoyer une visite apostolique en Irlande, mais il avait aussi décidé d’écrire, pour essayer de comprendre les causes du drame qui s’était produit dans ce pays qui avait toujours été catholique.

    Lire la suite

  • France : Pèlerinages de Chartres : c’est reparti !

    IMPRIMER

    ndc2017_0624-904x600.jpg

    Les contraintes sanitaires étant levées les unes après les autres, les pèlerins de Pentecôte vont pouvoir marcher cette année de nouveau entre Paris et Chartres.

    De Paris à Chartres, le pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté cheminera sur le thème du Sacré-Coeur, Espoir et salut des nations. Il est déjà possible de rejoindre une équipe soutiens en écrivant à  responsable.rh@nd-chretiente.com

    « Nous sommes la jeunesse de Dieu » tel est le thème proposé par le pèlerinage de Tradition entre Chartres et Paris

    Dans ce monde où, comme le dit le père Calmel, le diable s’acharne à rendre les hommes vieux… Nous marcherons derrière la petite sainte Thérèse, sainte Jeanne d’Arc et Godefroy de Bouillon dans l’enthousiasme de la jeunesse.

    Une fois de plus, nous ferons nôtre l’injonction de Charette : “On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions ; faut rire ! Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs ! sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils, la créature humaine, la liberté de l’homme intérieur.”

    Ref. Pèlerinages de Chartres : c’est reparti !

    affiche-pele-1-724x1024-1.jpg

  • Un temps de persécution, de tribulation et de terreur psychologique

    IMPRIMER

    Cardinal Gerhard Muller, former prefect of the Congregation for the Doctrine of the Faith, at a penance service in St. Peter's Basilica during the "24 Hours for the Lord" initiative on March 29, 2019.

    Des propos recueillis par Edward Pentin sur le National Catholic Register :

    Cardinal Müller : Pour les catholiques fidèles, c'est un "temps de tribulation et de terreur psychologique".

    Dans une interview exclusive accordée au Register, le préfet émérite de la Congrégation pour la doctrine de la foi a fustigé l'état de l'Église en Allemagne et son processus de "voie synodale".

    11 février 2022

    VATICAN - Les catholiques fidèles sont aujourd'hui confrontés à une période de persécution, de tribulation et de "terreur psychologique" qui, de manière sans précédent, vient de l'intérieur de leurs propres pays qui ont d'anciennes traditions chrétiennes, a observé le cardinal Gerhard Müller.

    Le cardinal allemand a fait cette observation lors d'une interview exclusive accordée le 5 février au Register, au cours de laquelle il a lancé une attaque cinglante contre l'état de l'Église en Allemagne et la "voie synodale", un processus de réforme pluriannuel controversé né de la crise des abus sexuels du clergé.

    Le préfet émérite de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) a déclaré que ces attaques contre les fidèles de l'intérieur proviennent de parties "sécularisées" de l'Église et se produisent fréquemment sur le lieu de travail ou dans les écoles. 

    Nous vivons actuellement une "période de tribulation et de terreur psychologique", et les catholiques orthodoxes sont "persécutés ; et dans certains pays, cela aboutit au martyre", a noté le cardinal Müller. "Habituellement, cela venait de l'extérieur, mais maintenant c'est de l'intérieur, dans nos pays qui ont de vieilles traditions chrétiennes. C'est une situation nouvelle."

    Les propos du cardinal sont intervenus alors qu'une réunion plénière du "Chemin synodal" s'achevait le week-end dernier. Lors de cette réunion, les participants ont voté en faveur d'une série de notions dissidentes, notamment la bénédiction des unions homosexuelles, la modification du catéchisme sur l'homosexualité, l'ordination des femmes prêtres, le caractère facultatif du célibat des prêtres dans l'Église latine et la participation des laïcs à l'élection des nouveaux évêques.

    Ses commentaires font également suite à une série de déclarations controversées de prélats allemands et européens au cours des dernières semaines. Parmi celles-ci, citons le cardinal Reinhard Marx de Munich, qui a déclaré le 3 février que les prêtres devraient être autorisés à se marier "non seulement pour des raisons sexuelles", mais aussi pour qu'ils "ne se sentent pas si seuls", et le cardinal Jean-Claude Hollerich de Luxembourg, qui a affirmé que l'enseignement de l'Église sur l'homosexualité était "faux" et devait être révisé.

    Le mois dernier, plus de 120 employés homosexuels de l'Église en Allemagne ont demandé la bénédiction des unions homosexuelles et une modification des règles de travail de l'Église - une initiative saluée par la conférence épiscopale allemande. 

    Lire la suite