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Foi - Page 712

  • L'importance de la louange

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    Bertille Perrin, sur le site de Famille Chrétienne, interroge un moine bénédictin de l’abbaye de Solesmes (Sarthe) qui témoigne de l’importance de la louange, dans sa vie contemplative comme pour chacun de nous dans le monde.

    Un moine bénédictin qui parle de la louange, n’est-ce pas étrange ?

    Bien au contraire. D’ailleurs, je suis entré à Solesmes pour la louange. Je ne connaissais personne là-bas, mais j’avais constaté que ces moines vivaient une vie de louange, que toute l’organisation du monastère était tournée vers la louange. L’un des axes de notre Règle, c’est de « ne rien préférer à l’œuvre de Dieu ». Or, pour un moine, l’œuvre de Dieu, c’est la liturgie : la messe et les offices. Même notre formation intellectuelle est en vue de la liturgie, et notre liturgie est louange. Parmi les Psaumes que nous chantons, certains sont plus directement des Psaumes de louange, comme les trois derniers du psautier que nous prions en particulier le matin aux laudes.

    Quelle est la spécificité de la louange monastique ?

    Le métier de moine est l’inverse du métier de journaliste : le journaliste s’attache aux événements marquants, qui sortent de l’ordinaire ; alors que le moine regarde ce qui est présent chaque jour, et que l’on ne voit finalement plus : le soleil, la lune, les étoiles… Et il loue Dieu pour cela. De manière générale, la louange nous recentre sur l’essentiel : Dieu, cause de tout bien, cause du salut. Dans une société qui ne sait plus se tourner vers son Créateur, la louange rétablit cet équilibre perdu. Se tourner vers Dieu dans la louange, c’est remettre les choses en ordre : le monde ne parle de la terre que lorsqu’elle tremble, tandis que le moine loue le Seigneur chaque jour pour cette terre, sur laquelle peuvent vivre des milliards d’êtres humains ! Les personnes qui passent dans notre monastère ont souvent une appréhension à retourner « dans le monde », parce qu’ils ont goûté ici la paix propre à l’ordre juste des choses. Le monde leur apparaît alors comme une bousculade. Pourtant, Dieu est toujours le même, la Création est toujours la même, il n’y a donc pas de raison de ne pas continuer la louange le lendemain chez soi !

    Comment vivre de la louange « dans le monde » ?

    Il faut faire en sorte que la louange imprègne vraiment nos vies. C’est pourquoi il est souhaitable qu’il y ait des pôles paroissiaux pour louer le Seigneur de façon régulière. Dans mon enfance, il y avait les vêpres tous les dimanches à la paroisse. Aujourd’hui encore, un certain nombre de paroisses et de communautés proposent de chanter régulièrement les offices pour et avec les fidèles. C’est une très bonne chose. On peut aussi, bien sûr, louer seul, en disant les Psaumes ou de libres louanges, mais l’aspect communautaire est capital dans la vie d’un chrétien.

    Quelle est la juste place du chant dans la louange ?

    La louange souhaite être belle, pour s’approcher de Celui qui en est le centre. Il y a alors tout un environnement sensible nécessaire : l’église, l’architecture, mais aussi les chants, l’orgue, l’encens, les vêtements. La louange, ce n’est pas seulement les paroles des lèvres, c’est aussi tout ce qui les entoure. L’implication du corps est très importante : il peut nous alourdir parfois, mais puisqu’on ne peut faire sans lui, autant le mettre à profit. La présence du chant pour porter la louange me semble alors fondamentale. « Celui qui aime chante », dit saint Augustin. En Angleterre ou en Allemagne, toutes les paroisses ont des chorales. Nous, les Français, avons plus de mal à chanter, et c’est dommage. À ce titre, le chant grégorien est aussi un trésor à redécouvrir.

    Quels sont les fruits de la louange ?

    L’expérience de la louange unifie notre vie, car elle est très proche de notre fin dernière. Au Ciel, nous ne ferons que louer et adorer Dieu : lorsque nous chantons à la messe le Sanctus, nous « joignons nos voix à celles des anges » qui sont au Ciel ! Or, plus notre vie est en adéquation avec la fin dernière, plus nous sommes dans la paix, et plus la société se réordonne. Je suis persuadé que la louange porte non seulement des fruits de paix et de joie au niveau personnel, mais aussi au niveau social. 

  • Les grandes antiennes de l'Avent

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    De Pierre Julien sur le site de l'Homme Nouveau :

    Les Grandes antiennes de l’Avent (du 17 au 23 décembre)

    Pendant les quelques jours qui précèdent Noël, l’Église implore dans sa liturgie la venue de Celui qui vient la sauver de ses péchés. À la messe de ce quatrième dimanche de l’Avent, d’abord. Une prière d’Isaïe (45, 8) ouvre la célébration : « Cieux, répandez d’en haut votre rosée et que les nuages fassent pleuvoir le Juste ; que s’ouvre la terre et qu’elle enfante le Sauveur ». Venant à la fois du Ciel et de la terre, ce Sauveur attendu est « proche de ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent en vérité » (Ps 144,18 ; graduel [f. extr.]). Aussi, avant de lire l’évangile, l’implore-t-on : « Venez, Seigneur, et ne tardez pas : pardonnez les crimes de votre peuple »(alléluia [f. extr.]). Une semaine après la joie (Gaudete), c’est le besoin urgent du salut qui anime la prière de l’Église.

    Acclamation du Roi de gloire

    Et c’est le « Roi de gloire », proclamé par le psaume 23, qui le lui apportera (f. ord.), mais en prenant humblement notre chair. De fait, l’ange qui se manifeste en songe à Joseph lui annonce que l’Enfant attendu par son épouse est Celui « qui sauvera son peuple de ses péchés », « Emmanuel », « Dieu avec nous » (cf. Mt 1,18-24 ; évangile [f. ord.]). Le grand écart de l’Incarnation, que l’on retrouvera dans la liturgie de Noël, se manifeste déjà. Cependant, ce salut demande d’être accueilli. C’est ce que proclame Jean-Baptiste, le dernier des prophètes :« Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez ses sentiers » (Lc 3, 4 ; év. [f. extr.]). Quel meilleur exemple, pour cela, que la Vierge Marie, magnifiquement chantée dans l’Offertoire (f. extr.), qui reprend le salut de l’ange et celui d’Élisabeth, lors de l’Annonciation et de la Visitation.

    L’Office divin de cette dernière semaine appelle lui aussi le Sauveur, en particulier dans les sept grandes antiennes « Ô », qui encadrent le Magnificat, à vêpres. D’origine romaine, elles pourraient remonter à l’époque de saint Grégoire (= 604) et ont chacune la même structure : 1. Adresse au Sauveur sous un titre symbolique pris dans les livres sapientiaux ou les prophètes ; 2. Rappel d’un fait de la loi ancienne considéré comme figure du Messie ; 3. Prière commençant par « Venez ». Voyons ici les demandes qui achèvent ces antiennes. Au Messie-Sagesse (17 décembre) on demande de nous enseigner « la voie de la prudence », cette vertu cardinale qui« dispose la raison à discerner en toutes circonstances notre véritable bien et à choisir les moyens appropriés pour l’atteindre » (Compendium, n° 380). Le 18 décembre, l’antienne supplie le « chef de la Maison d’Israël » de nous racheter en étendant son bras, prière réitérée ensuite au « rejeton de Jessé » : « Venez nous délivrer, ne tardez plus » (19). Cette délivrance consiste à tirer « de sa prison le vaincu qui est assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort » (20). Les ténèbres évoquent si bien la situation héritée du péché originel qu’elles sont encore évoquées le lendemain, et suivies d’un appel à la lumière divine (21). Les deux dernières antiennes semblent teintées d’une douce confiance, car leur prière se fait plus sobre : « Venez et sauvez l’homme, que vous avez tiré du limon » (22) et « venez nous sauver, ô Seigneur notre Dieu », est-il demandé à l’Emmanuel (23).

    Par sa venue, le Messie viendra rétablir la vraie paix. Puissions-nous alors faire ce que chantent les vêpres de ce dimanche : « Le Seigneur va venir, allez à sa rencontre en disant : Grande est sa puissance, et son règne n’aura pas de fin ; Il est Dieu, Il est le Fort, le Dominateur, le Prince de la Paix, alléluia, alléluia » (Is 9, 6 ; 4e ant.).

    Voici le texte des Antiennes, extrait du Bréviaire Romain (1568-1961) ; références bibliques et traductions de dom Emmanuel Flicoteaux dans Fêtes de gloire – Avent, Noël, Épiphanie, Cerf, Paris, 1951, p. 64-69.

    Le 17 décembre

    O Sapiéntia, * quæ ex ore Altíssimi prodiísti (cf. Ecclésiastique 24, 3), attíngens a fine usque ad finem, fórtiter suavitérque dispónens ómnia (cf. Sagesse 8, 1) : veni ad docéndum nos viam prudéntiæ (cf. Isaïe 40, 14).

    O Sagesse, sortie de la bouche du Très-Haut, toi qui, d’un bout du monde à l’autre, agis avec force et disposes suavement toutes choses : Viens nous enseigner la voie de la prudence.

    Le 18 décembre

    O Adonái, * et Dux domus Israël, qui Móysi in igne flammæ rubi apparuísti (cf. Exode 6, 2.3), et ei in Sina legem dedísti (cf. Exode 34) : veni ad rediméndum nos in bráchio exténto (cf. Exode 6, 6).

    O Adonaï (Seigneur) et Chef de la maison d’Israël, toi qui apparus à Moïse dans la flamme du buisson ardent et lui donnas la Loi sur le Sinaï : Viens nous racheter en étendant ton bras.

    Le 19 décembre

    O Radix Jesse, * qui stas in signum populórum, super quem continébunt reges os suum, quem Gentes deprecabúntur (cf. Isaïe 11, 10 & Romains 15, 12) : veni ad liberándum nos, jam noli tardáre (cf. Habacuc 2, 3 & Hébreux 10, 37).

    O Rejeton de Jessé, toi qui te dresses comme un signe pour les peuples ; toi devant qui les rois garderont le silence et que les nations invoqueront : Viens nous délivrer, ne tarde plus.

    Le 20 décembre

    O clavis David, * et sceptrum domus Israël, qui áperis, et nemo claudit ; claudis, et nemo áperit (cf. Isaïe 22, 22 & Apocalypse 3, 7) : veni, et educ vinctum de domo cárceris, sedéntem in ténebris, et umbra mortis (cf. Isaïe 42, 7 & Psaume 106, 14).

    O Clef de David, sceptre de la maison d’Israël, toi qui ouvres ce que nul autre ne fermera et qui clos ce que nul autre n’ouvrira : Viens et tire de sa prison le captif assis dans les ténèbres et l’ombre de la mort.

    Le 21 décembre

    O Oriens (cf. Zacharie 6, 12), * splendor lucis ætérnæ (cf. Sagesse 7, 6), et sol justítiæ (cf. Malachie 4, 2) : veni, et illúmina sedéntes in ténebris, et umbra mortis (cf. Luc 1, 78-79).

    O Aurore, splendeur de la lumière éternelle, soleil de justice : Viens et illumine ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort.

    Le 22 décembre

    O Rex Géntium, * et desiderátus eárum (cf. Aggée 2, 8), lapísque anguláris (cf. Isaïe 28, 16 & 1 Pierre 2, 6), qui facis utráque unum (cf. Éphésiens 2, 14) : veni, et salva hóminem, quem de limo formásti (cf. Genèse 2, 7).

    O Roi des nations, objet de leurs désirs, pierre angulaire, toi qui de deux peuples n’en fis qu’un seul : Viens et sauve l’homme que tu as pétri du limon de la terre.

    Le 23 décembre

    O Emmánuel (cf. Isaïe 7, 14 & 8, 8), * Rex et légifer noster (cf. Isaïe 33, 22), exspectátio Géntium (cf. Genèse 49, 10), et Salvátor eárum : veni ad salvándum nos, Dómine, Deus noster.

    O Emmanuel, notre Roi et législateur, l’attente des nations et leur Sauveur : Viens nous sauver, ô Seigneur notre Dieu.

  • Quand François se fait l'apôtre de la non-violence

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    De Radio Vatican :

    Substituer à la violence « par morceaux » qui déchire le monde contemporain, une non-violence créative qui devienne un « style de vie » : c’est ce que propose le Pape François dans son message pour la 50e Journée mondiale de la Paix, célébrée le 1er janvier 2017. Ce message a été rendu public ce lundi 12 décembre 2016 en salle de presse du Saint-Siège.

    Pour le Pape, la construction d’un monde plus juste et plus humain passe en effet par la promotion de la non-violence, à tous les niveaux de la société : celui des individus, des familles, et des responsables politiques. Cette « éthique de fraternité et de coexistence pacifique », fondée sur le dialogue sincère et le respect mutuel, doit en outre être valorisée comme « instrument » au service de la diplomatie et de la résolution des conflits, insiste François, qui réaffirme dans ce message l’engagement de l’Église dans ce domaine.

    Message pour la 50è Journée Mondiale de la Paix. Texte intégral

    La non-violence : le style de la politique pour la paix

    1.      Au début de cette nouvelle année, je présente mes vœux sincères de paix aux peuples et aux nations du monde, aux Chefs d’État et de Gouvernement, ainsi qu’aux responsables des communautés religieuses et des diverses expressions de la société civile. Je souhaite la paix à chaque homme, à chaque femme ainsi qu’à chaque enfant et je prie pour que l’image et la ressemblance de Dieu dans chaque personne nous permettent de nous reconnaître mutuellement comme des dons sacrés dotés d’une immense dignité. Surtout dans les situations de conflit, respectons cette « dignité la plus profonde »  et faisons de la non-violence active notre style de vie.

    Voilà le Message pour la 50ème Journée Mondiale de la Paix. Dans le premier, le bienheureux Pape Paul VI s’est adressé à tous les peuples, non seulement aux catholiques, par des paroles sans équivoque : « Finalement [a] émergé d'une manière très claire le fait que la paix était l'unique et vraie ligne du progrès humain (et non les tensions des nationalismes ambitieux, non les conquêtes violentes, non les répressions créatrices d'un faux ordre civil) ». Il mettait en garde contre le « péril de croire que les controverses internationales ne peuvent se résoudre par les voies de la raison, à savoir par des pourparlers fondés sur le droit, la justice et l'équité, mais seulement au moyen des forces qui sèment la terreur et le meurtre ». Au contraire, en citant Pacem in terris de son prédécesseur saint Jean XXIII, il exaltait « le sens et l'amour de la paix, fondée sur la vérité, sur la justice, sur la liberté, sur l'amour ».  L’actualité de ces paroles, qui aujourd’hui ne sont pas moins importantes et pressantes qu’il y a cinquante ans, est frappante.

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  • 12 décembre : Notre Dame de Guadalupe

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    images.jpgSur sancta.org :

    Mesoamerica, le "Nouveau Monde", 1521: La capitale de la civilisation Aztèque tombe sous les forces armées de Cortez. Moins de 20 ans plus tard, neuf millions d’habitants qui avaient professé pendant des siècles une religion polythéiste et prônant des sacrifices humains les plus cruels, sont convertis au christianisme. Qu’est-ce qui s’est passé en ces temps-là pour qu’il y ait une conversion aussi incroyable et sans précédent historique?

    En 1531, une "Dame du Ciel" apparut à un pauvre Indien à Tepeyac, une colline au Nord-Ouest de la Cité de Mexico; Elle se présenta comme la mère du Vrai Dieu, lui donna des instructions pour que l’évêque fit construire une église sur le lieu et laissa une image d’elle même imprimée miraculeusement sur son tilma. Le tilma est un vêtement de pauvre qualité fait à base de cactus qui aurait dû se déteriorer en 20 ans. Aujourd'hui, après 474 ans, il ne montre aucun signe de détérioration et défie toutes les explications scientifiques de son origine.
    Apparemment, l’image reflète même dans ses yeux ce qui était en face d’elle en 1531.
    Chaque année, une foule, estimée à dix millions de personnes, la visite, faisant de l’église de la Cité de Mexico, le sanctuaire catholique le plus populaire dans le monde après le Vatican.
    Sa Sainteté le Pape Jean Paul II visita par deux fois le sanctuaire, se prosterna devant l’image, implora son assistance maternelle et l’invoqua comme la Mère des Amèriques.

    Voir l'étude très approfondie du Frère Bruno Bonnet-Eymard

  • Selon Andrea Riccardi, la voix du pape serait plus indispensable que jamais

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    Marie Lemonnier, sur le site de l'Obs, interroge Andrea Riccardi :

    “Le risque, aujourd'hui, c'est le national-catholicisme"

    Pour Andrea Riccardi, fondateur de la Communauté de Sant'Egidio et proche du pape François, l'élection du populiste Trump et la montée des réflexes identitaires rendent encore plus indispensable la voix bergoglienne.

    L'OBS. On se souvient de la tempête politique qu'avait soulevée le pape François en février dernier en déclarant au sujet de Donald Trump et de ses projets de mur antimigrants à la frontière avec la Mexique : «Une personne qui pense uniquement à ériger des murs, et non à créer des ponts, n'est pas chrétienne.» Quelle conséquence peut avoir la présidence Trump sur le pontificat de Bergoglio?

    Andrea Riccardi. Entre le pape et le nouvel «empereur», il y a bien plus qu'un différend personnel, il y a un grave écart de fond. Le paradoxe, c'est que l'élection de Trump rend d'autant plus crucial le rôle du pape: il reste l'autre voix indispensable, non seulement pour les chrétiens, mais pour tous les démocrates. Cependant, on ne peut pas oublier que 52% des catholiques américains et plusieurs évêques ont donné leur voix à Trump. Ce choix révèle à quel point l'ensemble du catholicisme n'est pas uni derrière ce pape. Si aujourd'hui il devait y avoir un vote des évêques, je ne suis pas sûr qu'il garderait sa place.

    Ses opposants dans l'Eglise disent qu'il est «le pape des non-croyants». C'est un peu vrai. Mais il a le peuple avec lui, les audiences générales à Rome sont plus fréquentées qu'autrefois. Il fait son métier d'évangélisateur et il est devenu un prophète: il sort, il parle de sa foi, et aborde des problèmes actuels dans un dialogue personnel avec le monde. C'est ça, la révolution bergoglienne. François n'est pas seulement le pape des non-croyants, il est le pape des croyants qui vivent dans le monde, et non des purs et durs enfermés dans une psychologie de minorité paresseuse.

    Car, aujourd'hui, quel est le risque? C'est celui du national-catholicisme. Regardez par exemple la Hongrie, où le christianisme devient le cœur de l'identité nationale… Dans cette période trumpiste, je suis plus pro-François que jamais.

    « Se rendre aux périphéries » est le premier mot d'ordre du pape. C'est aussi l'invitation que vous lancez dans votre nouveau livre. Pourquoi les périphéries, géographiques ou symboliques, sont-elles les lieux où se dessine, selon vous, l'avenir de l'Eglise catholique et de nos sociétés?

    Etre périphérique, c'est être dans une situation de pauvreté, des ressources ou des relations. Au siècle passé, les périphéries étaient peu développées et encore habitées par des présences: l'Eglise, le Parti communiste, les syndicats, c'est-à-dire des véhicules à travers lesquels pouvaient s'exprimer l'âme, le drame, la rage. Maintenant, ces espaces sont des déserts: l'Etat s'est absenté, le PC est mort, et les paroisses ont fondu comme neige au soleil.

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  • De nombreux réfugiés musulmans se convertissent au christianisme en Allemagne

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    Lu sur le site du Midi Libre :

    Allemagne : de nombreux réfugiés musulmans se convertissent au christianisme

    De nombreux réfugiés musulmans se convertissent au christianisme en Allemagne, où près de 900 000 demandeurs d'asile sont arrivés en 2015.

    Ce dimanche-là, Saeed, Veronica, Farida et Matin sont devenus chrétiens: tout de blanc vêtus, ces quatre réfugiés iraniens et afghans ont été baptisés par le pasteur Matthias Linke, à l'église évangélique libre de Kreuzberg, à Berlin. C'est en Grèce que cet Iranien de 20 ans a eu ses premiers contacts avec le christianisme.

    Une fois en Allemagne, il s'est rapproché de cette église baptiste par le biais de ses camarades allemands. Sa soeur Farida l'a suivi et ils ont commencé la préparation au baptême début octobre, dispensée en allemand et en farsi. Farida voulait choisir sa religion "en toute liberté" et "cherchait une église". "C'est une raison très importante pour devenir chrétien", affirme Matthias Linke. "Dans la plupart des cas (des réfugiés qui se convertissent), il y a un fort désir de décider par eux-mêmes, de façon libre et personnelle, de l'orientation de leur vie".  

    De plus en plus de demandes

    De nombreux réfugiés musulmans se convertissent au christianisme en Allemagne, où près de 900.000 demandeurs d'asile sont arrivés en 2015 : les églises témoignent d'un phénomène notable sans être massif, mais ne livrent pas de statistiques. "Dans notre diocèse, il y a plusieurs groupes de réfugiés qui se préparent au baptême et il y a de plus en plus de demandes", indique Felix Goldinger, prêtre catholique à Spire dans le Palatinat (sud-ouest). Beaucoup viennent d'Iran et d'Afghanistan, certains de Syrie ou encore d'Érythrée. "Je m'occupe actuellement d'un groupe de 20 personnes mais je ne sais pas combien iront jusqu'au baptême", précise-t-il.

    Désir d'intégration

    Les églises assurent ne pas sous-estimer les conversions motivées par un désir d'intégration, ni celles formulées pour muscler un dossier de demande d'asile, l'apostasie ou le blasphème étant des crimes passibles de prison, de mort ou de sévices dans certains pays musulmans comme l'Iran, la Mauritanie, l'Arabie Saoudite ou l'Afghanistan. Pour les groupes jihadistes comme l'État islamique, la conversion est aussi un péché passible d'exécution. "Il y a des réfugiés qui pensent que s'ils se convertissent, il leur sera plus facile de rester ici. Or ça n'est pas systématique", indique Felix Goldinger. "Ont-ils changé de religion pour pouvoir rester en Allemagne ? C'est une question importante pour les autorités", abonde Matthias Linke.

    En dehors de leur nouvelle communauté, les convertis essayent de rester discrets et s'expriment sous couvert de l'anonymat. "Ils peuvent être confrontés à des situations difficiles dans les foyers de réfugiés, où il y a une majorité de musulmans", indique Thomas Klammt, en charge des questions migratoires à l'Union des églises évangélistes libres d'Allemagne (BEFG). "Ils peuvent aussi avoir peur pour leurs familles restées dans leur pays d'origine". Matin est toujours en contact avec la sienne, notamment sa mère, qui a "accepté" sa conversion. "Elle m'appelle chaque dimanche pour me demander si j'ai bien été à la messe", dit-il en riant.

  • Réjouissez-vous dans le Seigneur ! Gaudete

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    Gaudete, in Domino semper : iterum dico, gaudete. Dominus enim prope est.

    Soyez dans la joie du Seigneur, soyez dans la joie, le Seigneur est proche

  • Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? (3e dimanche d'Avent)

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    Homélie du Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d., sur le site du Carmel en France pour le 3e Dimanche de l’Avent, Gaudete ; Mt 11,2-15

    « Es-tu celui qui doit venir ? »

    L’Évangile de Jésus est-il encore capable de parler à nos contemporains, ou faut-il inventer une autre parole ? Le style d’action de Jésus, celui des Béatitudes, peut-il encore sauver le monde, ou faut-il proposer autre chose ?

    Ces questions, Jean le Baptiste se les est posées, en constatant à quel point la manière de Jésus différait de la sienne. Il a connu, lui aussi, une rude épreuve de la foi, une incertitude telle qu’il a fait poser à Jésus, par ses propres disciples, la question décisive :« Es-tu Celui qui doit venir (le Messie attendu par Israël), ou devons-nous en attendre un autre ? »

    Nul mieux que lui n’avait senti les aspirations de son temps, cet extraordinaire désir de liberté, de propreté, d’authenticité, qui soulevait le peuple juif. Les temps étaient durs, à cette époque aussi, pour tous ceux qui se voulaient fidèles.

    Il y avait les Romains, c’est-à-dire la paix par la force, donc la paix sur un volcan. I1 y avait la propagande officielle pour les dieux de l’Empire. Il y avait la toute-puissance des circuits commerciaux de l’occupant, et les plaisirs faciles d’une civilisation déjà décadente.

    Jean, pour toute réponse, est parti au désert Pas très loin des grandes villes, mais en plein désert. Et les gens, par centaines, sont venus le trouver, lui l’ascète, l’homme au cœur taillé à coups de serpe !

    Alors ils ont. entendu une parole étrange, inattendue, plus révolutionnaire que tous les cris de révolte :« Repentez-vous, car le règne de Dieu est proche ! » Jean était l’homme d’une seule idée, d’une seule passion :« Dieu ne pactise pas avec le péché ». Il l’a dit sur les bords du Jourdain aux gens du peuple, aux soldats, aux fonctionnaires. Il l’a dit dans le palais d’Hérode :« Tu n’as pas le droit d’avoir la femme de ton frère ! » ; et il s’est retrouvé en prison. Mais après tout, que lui importait, puisqu’il avait pu reconnaître le Messie, celui qu’on attendait, et l’avait désigné à ses partisans :« le voilà, celui qui va enlever le péché du monde ».

    Il avait eu la grandeur d’âme de passer le relais à Jésus :« il faut qu’Il croisse et que je diminue ! » ; et voilà que, dans sa prison, il entend parler des œuvres du Christ, de sa prédication, de son style très particulier. Jean jeûnait : Jésus mange et boit avec tout le monde, même avec les pécheurs. Jean avait prédit un grand coup de balai,« un grand coup de cognée à la racine de l’arbre ». Jean avait annoncé : attention, le grain va être vanné, et la menue paille, celle qui ne fait pas le poids, sera dispersée au grand vent ! et voilà que Jésus refuse le style d’un messie guerrier et nationaliste et qu’il prêche la tendresse de Dieu ; voilà que Jésus, au lieu de soulever les masses, prend le temps de rencontrer chacun, chacune, comme un être irremplaçable ; voilà que le Messie tourne le dos à toute libération par la force brutale et montre l’essentiel : Dieu venant à la rencontre de l’homme.

    Jean ne s’y reconnaît plus, et, dans sa prison où il va être décapité, il lui vient l’idée lancinante qu’il a travaillé pour rien, que son œuvre est trahie ; et il a peur d’être désavoué :« Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »

    Jésus répond par des faits, et par une citation de l’Ecriture.« Relis Isaïe, Jean, tu y verras ceci : » Alors se dessilleront les yeux des aveugles, s’ouvriront les oreilles des sourds. Le boiteux grimpera comme un cerf et la langue du muet poussera des cris de joie« . Et Jésus d’ajouter, citant encore Isaïe : » La bonne nouvelle est annoncée aux pauvres« . Heureux celui qui ne trouvera pas en moi une occasion de chute. Heureux, Jean, celui qui ne butera pas, obstinément, contre la nouveauté que je lui apporte ! »

    Voilà le drame de l’espérance que nous vivons, à notre tour, aujourd’hui : nous savons, par la foi, qu’en Jésus Dieu nous a tout donné, le pardon, un chemin de vie, l’espérance de la gloire, et quand, dans la prière, nous rejoignons le Christ, nous lui redisons,loyalement, « Seigneur, à qui irions-nous ? » Tu as les paroles de la vie éternelle, toi et personne d’autre ! Nous voyons vraiment en lui la Tête du Corps qu’est l’Église , mais la manière dont grandit son Corps sur la terre nous déconcerte parfois, et nous déçoit souvent

    Nous voudrions une Église rayonnante : nous la voyons inquiète et minoritaire. Nous l’aimerions sans rides : et elle est prise, elle aussi, dans les remous de l’histoire. Nous la souhaiterions hardie : or elle avance au pas des pécheurs que nous sommes. Est-ce l’Église que tu voulais, Seigneur, ou devons-nous en attendre une autre ? Il n’y a pas d’autre Christ ; il n’y aura pas d’autre Église. Le salut est là, offert par Dieu en visage d’homme, en langage d’hommes. Mais Dieu nous surprend toujours par sa merveilleuse obstination à passer par l’histoire, à œuvrer dans l’histoire.

    Il nous faut accepter que le Christ ne vienne pas seulement pour bénir nos initiatives, qu’il ne soit pas seulement la conclusion de nos raisonnements, et ne parle pas forcément dans le sens de nos certitudes. Il vient chez nous avec une parole toute nouvelle, qui commente notre histoire, qui l’éclaire, lui donne sens et l’oriente définitivement. Aujourd’hui comme au temps du Baptiste, nous ne pouvons comprendre ce que le Christ fait dans le monde ou en nous que sur la base de sa parole.

    Il nous faut croire que le Christ est l’avenir absolu du monde, même si son message ne nous met pas dans le monde en position de force, car la position du chrétien dans ce monde est celle du service, qui est l’avenir de notre communauté, même s’il faut pour cela traverser le désert.

    Il nous faut redire avec conviction que le Christ, aujourd’hui encore, est « force de salut » pour tout homme et pour le monde en marche, même si sa force ouvre un chemin de douceur et de pardon. Mais le monde attend un signe visible de cette présence du Christ, et ce signe, ce sera notre unité et le réalisme de notre action. Le signe que le Christ est venu et qu’il vient, c’est qu’on s’occupe de tous les pauvres pour leur porter une bonne nouvelle de joie, c’est que la maladie et la souffrance reculent, c’est que la lumière est proposée à tous ceux qui tâtonnent, c’est que toutes les barrières sont abaissées, celles des nations comme celles des classes sociales, et que tous les chrétiens, indistinctement, se retrouvent frères autour de la même Eucharistie.

    Il est bon pour nous que Dieu soit toujours autre, même quand il se fait tout proche, que Dieu reste libre, pour être le garant de notre liberté. Il est Celui qui vient, librement, souverainement, divinement. Nous le guettons ici, il viendra par là. Et c’est par-là qu’est le salut.

     

  • Le pape a confié Rome et le monde à la Vierge Marie

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    De Radio Vatican :

    Le Pape confie Rome et le monde à la Vierge Marie

    (RV) Le Pape François s’est rendu jeudi après-midi place d’Espagne, afin d'honorer la statue de l’Immaculée Conception. Une tradition, chaque 8 décembre, à laquelle n'a pas dérogé le Souverain Pontife. Le Pape a été salué à son arrivée par le maire de la ville Virginia Raggi, le président de la région du Latium Nicola Zingaretti ainsi que par le cardinal Agostino Vallini, vicaire de Rome. Après avoir déposé un bouquet aux pied de la colonne surmontée par la statue, le Saint-Père a prononcé une prière dans laquelle il a confié la ville de Rome et le monde à la protection de la Vierge. Après ce moment de recueillement, le pape a salué quelques pèlerins et malades présents sur les lieux puis s’est rendu dans la basilique Sainte-Marie Majeure pour aller se recueillir devant l’icône de Marie, Salut du Peuple Romain. Un geste qu’il accomplit par ailleurs immanquablement avant et après chaque voyage pastoral et apostolique qu’il effectue.

    Voici la prière que le Pape a prononcée:

    "O Marie, notre mère Immaculée,
    En ce jour de ta fête, je viens vers Toi
    Et je ne viens pas seul :
    Je porte avec moi tous ceux que ton Fils m’a confiés
    Dans cette ville de Rome et dans le monde entier,
    Pour que Tu les bénisses et les sauves des périls.
    Je t’apporte, Mère, les enfants,
    Spécialement ceux qui sont seuls, abandonnés,
    Et qui par conséquent sont trompés et exploités.
    Je t’apporte, Mère, les familles,
    qui font avancer la vie et la société
    par leur effort quotidien et caché,
    en particulier les familles qui doivent affronter de nombreux problèmes internes et externes.
    Je t’apporte, Mère tous les travailleurs, hommes et femmes,
    et je te confie surtout ceux qui, par nécessité,
    sont contraints à un travail indigne,
    ceux qui l’ont perdu ou ceux qui ne parviennent pas à en trouver.
    Nous avons besoin de ton regard immaculé,
    Pour retrouver la capacité de regarder les personnes et les choses
    Avec respect et reconnaissance,
    Sans intérêts égoïstes et hypocrisies.
    Nous avons besoin de ton cœur immaculé,
    Pour aimer de manière gratuite,
    sans arrière-pensée mais en cherchant le bien de l’autre,
    avec simplicité et sincérité, en renonçant aux masques et aux ruses.
    Nous avons besoin de tes mains immaculées
    Pour caresser avec tendresse,
    Pour toucher la chair de Jésus
    Dans les pauvres, les malades, les méprisés,
    Pour relever celui qui est tombé et soutenir celui qui vacille.
    Nous avons besoin de tes pieds immaculés
    Pour aller vers celui qui n’ose pas faire le premier pas,
    Pour cheminer sur les sentiers de celui qui est perdu,
    Pour aller trouver les personnes seules.
    Nous te remercions, o Mère, parce qu’en te montrant à nous,
    Libre de toute tâche du péché,
    Tu nous rappelles qu’avant tout il y a la grâce de Dieu et l’amour de Jésus-Christ qui a donné la vie pour nous, il y a la force de l’Esprit Saint qui renouvelle tout.
    Fais que nous ne cédions pas au découragement,
    mais, confiants dans ton aide constante,
    nous nous engagions à fond pour nous renouveler nous-mêmes,
    cette ville et le monde entier.
    Prie pour nous , Sainte Mère de Dieu !"

  • Homélie du Père Michel Zanotti-Sorkine pour la fête de l'Immaculée Conception

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    Solennité de l'Immaculée Conception, Paroisse Saint-Vincent-de-Paul 'Les Réformés', Marseille le 8 décembre 2009. Site officiel et prédications

     
     
  • Retrouver l'espérance dans un monde en crise de foi

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    De Radio Vatican (Hélène Destombes) :

    Audience générale : "ne jamais perdre l'Espérance"

    « Ne jamais perdre l’espérance », qui est la « vertu des petits »: c’est l’appel lancé par le Pape ce matin lors de l’audience générale, tenue dans la salle Paul VI. François a initié ce mercredi (7 décembre) un nouveau cycle de catéchèse sur l’espérance chrétienne… Prenant appui sur le chapitre 40 du Livre d’Isaïe, autrement appelé le Livre de la Consolation, le Souverain Pontife a enjoint les fidèles à attendre dans la confiance e la venue du Seigneur.

    Le temps de l’Avent est celui de l’attente , un temps où le croyant est appelé à réfléchir sur le sens de l’espérance, « l’Espérance qui ne déçoit jamais », contrairement à l’optimisme, a précisé le Pape. Dieu lui-même nous enseigne à espérer, par la bouche de ses prophètes, à qui il demande d’encourager son peuple, de lui adresser une parole de Consolation. Isaïe assure ainsi au peuple d’Israël, alors en exil, que ses tribulations sont finies, que le retour sur sa terre est proche. Le prophète l’invite donc «  à préparer le chemin du Seigneur, en s’ouvrant à ses dons de Salut ». La consolation commence en effet « avec la possibilité de marcher sur le chemin de Dieu », une voie à préparer dans le désert, pour pouvoir retourner chez soi. La vie est souvent un désert, a encore reconnu le Pape, mais « si nous nous confions à Dieu, elle peut devenir une autoroute belle et large ». Il suffit pour cela de « ne pas perdre l’espérance, de continuer à croire, toujours, malgré tout ». C’est l’Espérance qui nous redonne le sourire, lorsque tout semble n’être que ténèbres autour de nous.

    Et qui sont ceux qui savent continuer à espérer ? « Ceux qui entourent Jésus à sa naissance » : les petits, « rendus grands par leur foi et leur espérance ». Laissons-nous donc enseigner l’espérance, la « vertu des petits », a exhorté le Pape. « Attendons avec confiance » la venue du petit enfant de Bethléem, « quel que ce soit le désert de nos vies, il deviendra un jardin florissant ».

  • Laissons le Seigneur annuler nos péchés pour nous rendre vraiment neufs

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    De Radio Vatican :

    Le Pape appelle chacun à reconnaître ses péchés et à se laisser recréer par Jésus

    (RV) Laissons-nous transformer par Jésus, laissons-le nous recréer, en nous libérant de nos péchés : c’est ainsi que le Pape François s’est exprimé ce lundi 5 décembre 2016, lors de la messe matinale à la Maison Sainte-Marthe. Le Pape a mis en garde contre le fait de donner un peu de «vernis» à nos péchés sans en avoir vraiment honte dans le cœur. C’est seulement en donnant «un nom et un prénom» à nos péchés, a-t-il averti, que nous pourrons permettre à Dieu de nous faire femmes et hommes nouveaux.

    Le désert fleurira, les aveugles verront, les sourds entendront. La Première Lecture, tirée du Prophète Isaïe, «nous parle de renouvellement», a expliqué François. Tout sera changé «du laid au beau, du mauvais au bon». « Un changement, en mieux », c’était ce que le Peuple d’Israël attendait du Messie, a rappelé le Saint-Père.

    Le changement qu'apporte Jésus n’est pas un simple maquillage

    Jésus, a-t-il donc affirmé en mettant l’attention sur l’Évangile du jour, guérissait, «faisait voir aux gens une voie de changement, et les gens le suivaient pour cela», «parce que le message de Jésus arrivait au cœur».

    «Mais ce que faisait Jésus n’était pas seulement un changement du laid au beau, du mauvais au bon : Jésus a fait une transformation. Ce n’est pas une histoire de faire beau, ce n’est pas un problème de maquillage : il a changé tout de l’intérieur ! Il a changé avec une re-création : Dieu avait créé le monde ; l’homme est tombé dans le péché ; Jésus vient pour re-créer le monde. C’est ceci le message, le message de l’Évangile, qui apparaît clairement : avant de guérir cet homme, Jésus pardonne ses péchés. Il va là-bas, vers cette re-création, il re-crée cet homme de pécheur à juste, il le re-crée comme juste. Il le fait nouveau, totalement nouveau. Et ceci scandalise !»

    Face à cela, a affirmé le Pape, les docteurs de la Loi «commencèrent à discuter, à murmurer», parce qu’ils ne pouvaient pas accepter son autorité. Jésus est capable de faire de nous, pécheurs, des personnes neuves. C’est quelque chose dont avait eu l’intuition Marie-Madeleine, «mais elle avait une plaie à l’intérieur : elle était une pécheresse». Elle a donc senti que «cet homme pouvait guérir non pas le corps, mais la plaie de l’âme. Il pouvait la re-créer ! Et pour cela il fallait beaucoup de foi.»

    Ouvrir le coeur devant le Seigneur, dire les péchés «avec le nom et le prénom»

    Que le Seigneur «nous aide à nous préparer à Noël avec une grande foi», parce que «pour la guérison de l’âme, pour la guérison existentielle, il faut un grande foi». «Être transformés, c’est la grâce du Salut qu’apporte Jésus», a insisté le Pape François. Il faut vaincre la tentation de dire «moi je ne vais pas y arriver», et se laisser au contraire «transformer», «re-créer par Jésus». «Courage», c’est la parole de Dieu.

    «Tous nous sommes pécheurs, mais regarde la racine de ton péché, et que le Seigneur aille là-bas et la re-crée : et cette racine amère fleurira, fleurira avec les œuvres de justice : et tu seras un homme nouveau, une femme nouvelle. Mais si je me contente de dire "Oui, oui, j’ai des péchés, je vais me confesser", avec deux petites paroles, tout en continuant ensuite comme si de rien n’était, je ne me laisse pas re-créer par le Seigneur. Seulement deux couches de vernis et nous croyons que l’histoire se termine ! Non ! Mes péchés, avec un nom et un prénom : moi j’ai fait cela, ceci, cela, et j’ai honte dans mon cœur ! Et j’ouvre le coeur : “Seigneur, l’unique que j’ai. Recrée-moi! Recrée-moi!" Et ainsi nous aurons le courage d’avancer avec une vraie foi, comme nous l’avons demandé, vers Noël.»

    Toujours, a-t-il ajouté, nous «cherchons à cacher la gravité de nos péchés», par exemple ce qui touche à l’envie, à la jalousie, «une très mauvaise chose ! C’est comme le venin du serpent, qui cherche à détruire l’autre !»

    Laissons le Seigneur annuler nos péchés pour nous rendre vraiment neufs

    Le Pape a donc encouragé à «aller au donc de nos péchés et ensuite les donner au Seigneur, pour que Lui, Il les annule, et nous aide à aller de de l’avant avec foi». Et il a souligné ce passage, en racontant une anecdote d’un Saint, «studieux de la Bible», qui avait un caractère trop fort, avec tant de motifs de colère et qui demandait pardon au Seigneur, en faisant de nombreux renoncements et pénitences :

    «Le Saint, en parlant avec le Seigneur, disait : "Tu es content, Seigneur ?" "Non." "Mais je t’ai tout donné !" "Non, il manque quelque chose." Et ce pauvre homme faisait une autre pénitence, une autre prière, une autre veille. "Je t’ai donné cela, Seigneur. Ça va ?" "Non il manque quelque chose." "Mais qu’est-ce qui te manque, Seigneur ?" "Ce qui manque, ce sont tes péchés, donne-moi tes péchés !" C’est ce que aujourd’hui le Seigneur nous demande : "Courage ! Donne-moi tes péchés et je ferais de toi un homme neuf et une femme nouvelle !" Que le Seigneur nous donne la foi, pour croire à cela !».