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Foi - Page 890

  • Opus Dei : le successeur de saint Josémaria sera bientôt béatifié

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    Monseigneur Alvaro del Portillo (1914-1994), successeur immédiat du fondateur de l’Opus Dei, saint Josémaria Escriva de Balaguer, et premier Prélat de l’œuvre sera prochainement béatifié.

    Un film de 30 minutes (extrait ci-dessous) sur don Alvaro del Portillo vient d’être publié. Vous pouvez l’acheter à 6€ via ce site :  www.fbetafilms.org

    Lu sur le site de l’agence Zenit  :

    Mgr Alvaro del Portillo, successeur de saint Josemaria à la tête de l’Opus Dei, sera bientôt béatifié. Selon Mgr Echevarria, il avait un amour de prédilection pour les familles.

    Le pape François a approuvé le vendredi 5 juillet 2013, 12 décrets relatifs à plusieurs causes de béatification et de canonisation présentés par le cardinal Angelo Amato, préfet de la congrégation pour les causes des saints.

    Parmi ces causes, celle de Mgr Alvaro del Portillo y Diez de Sollano (1914-1994), prélat de l'Opus Dei, pour lequel le pape reconnaît un miracle dû à son intercession. Cette reconnaissance ouvre la voie à sa béatification.

    Le pape a également approuvé les décrets concernant la canonisation de Jean-Paul II et de Jean XXIII (cf. Zenit du 5 juillet 2013).

    Un amour de prédilection pour les familles

    Dans un communiqué, Mgr Xavier Echevarria, prélat de l’Opus Dei, se réjouit de cette « heureuse coïncidence » : « Jean-Paul II et Jean XXIII furent véritablement des pères proches de tous les fidèles, de l’Eglise et concrètement, je peux l’affirmer, de cette partie de l’Eglise qu’est la prélature de  l’Opus Dei ».

    En outre, ajoute-t-il, Mgr Alvaro del Portillo fut « le meilleur soutien pour saint Josemaria et un très fidèle collaborateur de Jean-Paul II ».

    Il rend hommage à « sa fidélité à Dieu, à l’Église, au pape, à Saint Josemaria, aux amis » à sa « sensibilité sociale », à « son amour passionné pour le sacerdoce, ainsi que sa relation, marquée par une dimension mariale, avec un Dieu tendre et sensible » et enfin à « son amour de prédilection pour les familles ».

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  • Conclave : ce qu'ont entendu les cardinaux avant d'élire François

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    Sur chiesa.espressonline.it (Sandro Magister) :

    Le journal officiel du Saint-Siège a levé le secret sur la méditation prononcée devant les cardinaux au début du dernier conclave, alors que les portes étaient déjà fermées. En voici les passages essentiels. 

    Le Saint-Siège a un journal officiel, intitulé "Acta Apostolicæ Sedis". Il est rédigé en latin, mais les documents qui y sont reproduits le sont dans la langue originale. Ses fascicules, à partir de celui de 1909, peuvent être lus sur le site web du Vatican : Acta Apostolicæ Sedis. On y trouve, entre autres, les actes du conclave qui, le 13 mars 2013, a élu pape Jorge Mario Bergoglio. Avec une nouveauté par rapport à ce que l’on savait déjà.

    Cette nouveauté – elle était jusqu’alors couverte par le secret – c’est le texte intégral de la méditation prononcée devant les grands électeurs le 12 mars, les portes étant déjà fermées, tout de suite avant le début des votes.

    C’est le cardinal maltais Prosper Grech, religieux augustin, âgé de 87 ans et n’ayant donc pas le droit de vote, qui a été chargé de cette méditation. À la fin de celle-ci, il a en effet quitté la Chapelle Sixtine.

    Le texte intégral de la méditation figure aux pages 352-357 du fascicule d'avril-mai des "Acta Apostolicæ Sedis".

    On trouvera ci-dessous la reproduction de dix passages de ce texte. Ils correspondent à autant de points concernant "ce que le Christ attend de son Église", d’après le cardinal Grech. (...)

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  • Jean Berchmans (13 août)

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    jean_berchmans_1.jpgSaint JEAN BERCHMANS (1599-1621) (source)

    Ce jeune Saint, patron des novices, naquit à Diest le 13 mars 1599, dans le diocèse de Brabant, en Belgique. C'est au sanctuaire de Notre-Dame de Montaigu qu'il fit vœu de chasteté perpétuelle.

    A l'âge de seize ans, une charité anonyme lui permit d'entrer au collège des Jésuites de Malines. En lisant les écrits du bienheureux Pierre Canisius et la vie de saint Louis de Gonzague mort vingt-cinq ans auparavant, Jean Berchmans se sentit attiré vers la Compagnie de Jésus. Il obtint difficilement le consentement de son père.

    Entré au noviciat de Malines, Jean s'y distingua par sa fidélité à observer la Règle et par une singulière amabilité de caractère. Dans le procès de sa canonisation, les témoins ont déclaré ne jamais l'avoir vu enfreindre une seule de ses Règles. « Plutôt mourir, disait-il, que de transgresser la moindre Règle. »

    Son exercice le plus cher était de faire le catéchisme aux petits enfants pauvres. A son édifiante piété, il alliait une gaîté qui charmait tous ceux qui avaient quelques rapports avec lui. Celui qui avait écrit : « Si je ne deviens pas un saint maintenant que je suis jeune, je ne le serai jamais », poursuivit son idéal de sainteté en vivant chaque journée dans un total abandon à Dieu.

    Sa confiance en Marie était sans limite. « Mon frère, confia-t-il un jour à un religieux, dès que j'ai songé à m'avancer dans la perfection, j'ai posé pour fondement de mon édifice, l'amour de la Reine du Ciel... »

    Devenu veuf, son père entra dans les Ordres et fut ordonné prêtre ; vers le même temps, saint Jean Berchmans prononça les vœux traditionnels d'obéissance, pauvreté et chasteté.

    Ses supérieurs l'envoyèrent à Rome à pied, en compagnie d'un confrère, pour y compléter ses études. Arrivé au collège romain, le saint religieux occupa la chambre de saint Louis de Gonzague. Berchmans imita ses vertus tout en se montrant moins austère et plus gracieux.

    C'est à Rome que sonna son départ pour le ciel, à l'âge de vingt-deux ans et cinq mois. « C'est une mort toute divine, mes remèdes n'y peuvent rien », affirmait le médecin impuissant. Saint Jean Berchmans reçut les derniers sacrements avec une indescriptible ferveur. Avant de quitter la terre, le Saint eut à subir une dernière épreuve: le démon l'assaillit à deux reprises à l'article de la mort. Le pieux moribond serra son crucifix dans ses mains défaillantes, son chapelet et son livre des Règles : « Voici mes armes, dit-il, avec ces trois trésors, je me présenterai joyeusement devant Dieu. » Il renouvela ses vœux de religion et recouvra la paix. Prononçant les noms bénis de Jésus et de Marie, saint Jean Berchmans s'endormit paisiblement dans le Seigneur. Le vendredi 13 août 1621, la cloche du collège romain annonçait son départ pour les demeures éternelles. Léon XIII l'a canonisé le 15 janvier 1888.

  • L’Homme qui transcenda le Roi

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    A l’occasion du 20e anniversaire de la mort du Roi Baudouin, des amis ont lancé une pétition destinée à être remise à l’archevêque de Malines- Bruxelles pour lui demander de prescrire une enquête  diocésaine, en vue de rechercher les éléments de nature à permettre l’ouverture d’un procès canonique susceptible d’élever le Roi à la gloire des autels. C’est ici : Constitution d'un groupe de fidèles en vue de demander la béatification du Roi Baudouin

    Dans un article qu’il vient de donner à « La Libre », le Doyen de Liège (rive gauche), Eric de Beukelaer y va, à son tour, d’un éloge des vertus du Roi : témoignage non concerté et sans rapport avec l’objet de la démarche précitée. Extrait :

     « (…)  La monarchie se fonde sur une fiction librement consentie. Les Windsor ou Saxe-Cobourg sont des personnes ordinaires. Mais - de par son aura symbolique - la fonction royale transcende l’homme ou la femme qui en est investi.

    Ce qui me fascine chez Baudouin, c’est qu’avec lui le phénomène s’inversa. L’homme transcenda progressivement le roi. Je m’explique : Baudouin fut un bon roi, mais sans doute pas notre plus grand roi.

    Par contre, ce timide s’est - petit à petit - mis à rayonner d’une lumière intérieure. S’il y a vingt ans, tant de Belges ont ressenti le deuil d’un proche, ce ne fut pas sous le coup d’une hystérie collective. Ils pleuraient un souverain discret et peu démonstratif, avec lequel ils avaient pourtant vécu une proximité intense. Ce que le cardinal Danneels illustra par ces mots : "Il y a des rois qui sont plus que des rois. Ils sont les bergers de leur peuple." Et Maurice Béjart : "Dans le milieu des dirigeants et des personnes haut placées, je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui a gardé tant de fraîcheur, d’humanité et de profondeur. C’est un être très rare." Quant au "Canard enchaîné" - journal peu suspect d’idolâtrie monarchique - il salua la mort d’un Roi de cœur.

    Bref, comme me le confia un des conseillers du palais : "Baudouin faisait exister ses interlocuteurs." Je me souviens : comme séminariste, j’accompagnais un petit groupe à l’occasion d’un pèlerinage de jeunes vers Beauraing. Mon frère cadet marchait avec moi et - en bon Samaritain - avait accueilli Walter dans notre équipe.

    Walter souffrait d’un handicap, tant mental que physique. Il était tout heureux d’avoir des compagnons, mais nous retardait. Vers la fin de la journée, notre équipe était bonne dernière. C’est alors que je vis que les groupes qui nous précédaient s’étaient arrêtés. Je courus en avant pour voir ce qui se passait. Juché sur un talus, j’observai la scène à distance.

    Le couple royal était sorti de sa voiture et se trouvait au centre de quelque deux cents marcheurs assemblés. Au loin, je vis mon équipe s’approcher - avec Walter tout en sueur à la traîne.

    Ce dernier ne comprit qu’une chose : on faisait halte et il pourrait se reposer. Il s’assit donc - bien à l’écart. Baudouin souriait, échangeait des paroles et serrait des mains. Soudain, il fendit la foule en direction de Walter. Comme le Roi se baissa pour lui parler, je ne vis plus rien.

    Quelques instants plus tard, les Souverains étaient repartis et les jeunes avaient repris leur marche. Je retrouvai Walter - le regard transformé. Il souriait et racontait, comme dans un rêve : "J’étais assis. Et quelqu’un m’a pris la main. J’ai regardé et j’ai crié : Mais… vous êtes le Roi ! Vous êtes le Roi !"

    Walter était caché par une haie de jeunes. Pourtant, Baudouin l’a vu. Ainsi, le regard spirituel. Le regard de Celui qui - au cœur d’une foule - se pose et dit : "Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison." (Luc 19,5)

    Souvent, la fonction royale transcende l’homme. Avec Baudouin, l’homme transcenda le roi.

    Eric de Beukelaer »

    Voir ici : L’homme qui transcenda le roi

    A propos du regard spirituel dont parle l’abbé de Beukelaer, j’ai aussi mon petit souvenir. Il fut un temps où, du fait de mes fonctions dans le domaine culturel, j’ai eu quelques fois l’occasion d’être accueilli, avec d’autres, par le Roi Baudouin, au Palais Royal et même au Château de Laeken. Une formalité peut-être. Mais pas pour Baudouin : lorsque venait votre tour de le saluer, presqu’à mi-voix, un peu réservé, il répétait votre nom en vous regardant avec attention, comme si vous étiez à cet instant son seul interlocuteur, une personne qui compte  pour lui. Et cela changeait, tout à coup, des salutations indistinctement  «cordiales » et démonstratives dont le monde politique et même religieux n’est pas avare dans ce genre de circonstances.  C’était voici plus d’un quart de siècle déjà…

     JPSC 

  • Quand un catholique converti par les témoins de Jehovah revient à l'Eglise

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    "Des phénomènes aussi forts qu’inexplicables peuvent se cacher dans le chœur d’une église. Par un jour d’errance, c’est en pénétrant dans cet édifice religieux qu’Éric Jérôme a signé l’acte de paix avec l’Église. Un retour empli de questionnements et de doute pour ce paroissien quinquagénaire, puisqu’il a consacré sa vie aux Témoins de Jéhovah. Installé en retrait à l’entrée de l’église Saint-Léger de Lens, où il s’est proposé d’assurer l’accueil du public les mardi et jeudi du mois d’août, Éric Jérôme confesse son incroyable reconversion."

    Une histoire et un témoignage à découvrir ICI

  • Parfait citoyen

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    Alors, mon p'tit bonhomme, toujours pas catholique ?... T'as bien raison ! Dieu, le sens de ta vie et ce que tu vas devenir après ta mort... aucun intérêt ! « Les pieds sur terre ! ». Le fric, la bouffe et le sexe ! Le reste, basta !  D'ailleurs, les médias sont là pour nous éduquer, pour nous aider à devenir de parfaits citoyens. Et à part cela, t'as passé de bonnes vacances ? Tu t'es bien éclaté ? Qu'as-tu regardé hier à la télé ? As-tu acheté le dernier CD de Madonna ? Et le Standard ? Crois-tu qu'il va battre le Liers ? T'as entendu De Brigode au JT ? Ca au moins c'est un mec ! Avec lui, on n'a plus besoin de penser nous-même, il le fait à notre place ! Et ta carte du PS ? Toujours valable ?... En dehors de cela, on m'a dit que ta brosse à dents électrique est tombée en panne et  que ton complet veston avait une tache ! Rassure-toi, tu vas t'en sortir ! Justement, à ce propos, sais-tu qu'il y a une poudre à lessiver qui lave encore plus blanc que blanc ? Si, si, je l'ai entendu lors des pubs ! On a aussi découvert un produit qui permet enfin d'en finir avec mauvaises herbes ! Avec lui, pelouse nickel ! Pas un bouton d'or ne résiste ! Eh oui, c'est le progrès ! Bon, c'est pas tout ça mais il faut que je file chez mon libraire. Le loto n'attend pas !. Veux-tu que je prenne un billet pour toi ?... Comment, t'es à l'hôpital ? Phase terminale d'un  cancer ?... Allô ?...

     Jean-Pierre Snyers - jpsnyers.blogspot.com

  • Quand Benoît XVI parlait de l’intolérance liturgique dans l’Eglise

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    C’est sur « Espérance nouvelle » un blog né voici  trois mois et qui se présente comme « un reflet, certes partiel et imparfait, d'une jeunesse de la nouvelle génération qui surgit avec la soif de redécouvrir et de vivre un idéal chrétien dans lequel l'esprit de service et de sacrifice occupe une place particulière comme fruit de ses trois fondements que sont l'amour, l'espérance et la foi » : deux citations de Benoît XVI qu’il n’est peut-être pas inopportun de rappeler.

     « Q : Est-il inconcevable, pour lutter contre cette manie de tout niveler et ce désenchantement, de remettre en vigueur l’ancien rite ?
    R : Cela seul ne serait pas une solution. Je suis certes d’avis que l’on devrait accorder beaucoup plus généreusement à tous ceux qui le souhaitent le droit de conserver l’ancien rite. On ne voit d’ailleurs pas ce que cela aurait de dange­reux ou d’inacceptable. Une communauté qui déclare sou­dain strictement interdit ce qui était jusqu’alors pour elle tout ce qu’il y a de plus sacré et de plus haut, et à qui l’on présente comme inconvenant le regret qu’elle en a, se met elle-même en question. Comment la croirait-on encore ? Ne va-t-elle pas interdire demain ce qu’elle prescrit aujour­d’hui ? [...] Des centres où la liturgie est célébrée sans affectation, mais avec respect et grandeur, attirent, même si l’on ne comprend pas chaque mot. C’est de tels centres, qui peu­vent servir de critères, que nous avons besoin. Malheureusement, la tolérance envers des fantaisies aven­tureuses est chez nous presque illimitée, mais elle est pra­tiquement inexistante envers l’ancienne liturgie. On est sûrement ainsi sur le mauvais chemin. »

    (Benoît XVI/Joseph Ratzinger, Le sel de la terre, 1997, éd. Flammarion/Cerf, p. 172-173)

    « Pour la formation de la conscience dans le domaine de la liturgie, il est important aussi de cesser de bannir la forme de la liturgie en vigueur jusqu'en 1970. Celui qui, à l'heure actuelle, intervient pour la validité de cette liturgie, ou qui la pratique, est traité comme un lépreux : c'est la fin de toute tolérance. Elle est telle qu'on n'en a pas connue durant toute l'histoire de l'Église. On méprise par là tout le passé de l'Église. Comment pourrait-on avoir confiance en elle au présent, s'il en est ainsi. J'avoue aussi que je ne comprends pas pourquoi beaucoup de mes confrères évêques se soumettent à cette loi d'intolérance, qui s'oppose aux réconciliations nécessaires dans l'Église sans raison valable. »

    (Benoît XVI/Joseph Ratzinger, Voici quel est notre Dieu, 2005, éditions Plon/Mame, p.291)

    Le Pape Benoît XVI parle de l'intolérance dans l'Église: "Il faut cesser de bannir l'ancienne liturgie »

    JPSC

  • Les Franciscains de l'Immaculée: une forme de piété qui déplaît aujourd'hui à Rome ?

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  • Vous avez dit « Eglise » ?

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    C'est parfois « à laisser tomber les bras », parfois à « déposer les armes », face à l'absence de logique la plus élémentaire !... Encore ce matin, quelqu'un m'a dit : « Moi, de ce que dit l'Eglise, rien à cirer ! D'ailleurs, monsieur le curé untel... d'ailleurs quand j'ai fait ma communion... d'ailleurs l'inquisition... d'ailleurs les richesses du Vatican...d'ailleurs les prêtres pédophiles, etc, etc... » Voilà pourquoi beaucoup ne sont pas croyants. Dommage, très dommage, même, mais ce genre de raisonnement ne tient absolument pas la route. Exemple.  Si un « crétin » vous dit : « Deux et deux font quatre » et qu'un brave type vous dit : « Deux et deux font trois » , qui a raison ? Le brave type ? Non, le « crétin » ! Que veux-je dire ? Que ce n'est pas parce que des curés, des papes ou des évêques ont montré le mauvais exemple que l'Eglise se trompe en affirmant que Dieu existe, que le Christ est ressuscité et qu'il y a une vie après la mort. Encore une fois, si quelqu'un genre Staline dit que la terre est ronde, allez-vous en déduire qu'elle est carrée ? Vous n'aimez pas l'Eglise, n'est-ce pas ? Eh bien, permettez-moi « d'en remettre une couche » en vous citant une parole attribuée à saint Augustin. La voici : « L'Eglise est une prostituée » (pour ne pas dire le mot en quatre lettres). Là, vous êtes d'accord, non ?... Deuxième partie de sa phrase : « Mais elle est ma mère ! ». Qu'est-ce à dire ? Que même si elle a vécu (ou vit toujours) « une vie de bâton de chaise », c'est quand même grâce à elle que l'on sait encore aujourd'hui qui est Jésus-Christ. Et ça, c'est l'essentiel ! Car voyez-vous, si cette institution que vous critiquez n'avait pas existé, vous seriez peut-être musulman, animiste, druidique, fétichiste amélioré ou que sais-je encore... Avez-vous trouvé mieux que le Christ ? Mieux que son Evangile ? Si tel est le cas, écrivez-moi !... Une dernière chose : l'Eglise ne vous plaît pas ? Elle est moche ?... Ça tombe bien, elle vous attend pour la rendre meilleure !...

    Jean-Pierre Snyers - jpsnyers.blogspot.be

  • Actes de foi

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    Et de la foi, qu'est-ce que vous en dites ?... Rien du tout ! Croire sans preuve, non merci ! Ca c'est pour les naïfs !... Ah, bon ... Vous circulez en voiture ? Quelle question ! Forcément, comme tout le monde !... Et vous avez la preuve noir sur blanc que vous n'aurez pas d'accident chaque fois que vous prenez le volant ? Bien sûr que non, je l'espère, c'est tout ! Donc vous faites un acte de foi ! Eh oui !... De même, quand vous allez au restaurant, vous n'avez pas la preuve que votre repas n'est pas empoisonné... non, vous ne l'avez pas ! Et cependant, vous le mangez ! Dès lors, cher monsieur, tous ces actes de foi que vous acceptez de faire quotidiennement, pourquoi vous obstinez-vous à ne pas les faire vis-à-vis de Dieu ? Croyez-moi, mon bonhomme, être athée ne va pas de soi. Cela demande aussi un acte de foi. Et un fameux ! Car finalement, à force de refuser le miracle d'une création voulue par Dieu, on finit par devoir accepter l'existence d'un nombre incalculable de « miracles » produits par le hasard !...

     Jean-Pierre Snyers - jpsnyers.blogspot.be

  • Art « sacré » : Le triomphe de l'horizontalité

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    « Argument cher à Benoît XVI, le rapport entre la beauté et l’expression de la foi est souvent à l’honneur des conférences liturgiques internationales, avec malheureusement peu de fruit constatable. En France, où tout est toujours plus idéologique, ce rapport est rarement objet de recherche et de discussion mais plutôt de provocations plus dures qu’ailleurs, comme celles de Serrano et de Castellucci l’ont illustré. Il faut dire que de nombreux ecclésiastiques – bien encouragés par les officines de la culture d’État –, quand on leur demandait leur avis – ce qui est de moins en moins le cas (voir la récente affaire d’un tournage à sujet « religieux », particulièrement scandaleux, imposé au curé de l’église militaire du Val-de-Grâce) –, se sont faits les promoteurs convaincus du plus désacralisant des arts contemporains. Comme dans le domaine de l’art en général, il s’agit de subvertir un cadre esthétique classique par des œuvres contemporaines dont la signification provocatrice intrinsèque (dans le cas de l’art sacré, directement sacrilège) est ainsi démultipliée par l’outrage fait à l’écrin dans lequel elles sont perpétrées (en l’espèce église, cathédrale).

    Dans la ligne de publications concernant soit l’imposture de l’art contemporain en général, soit les violences qu’on inflige par lui au sacré, l’historien Philippe Conrad a réalisé une remarquable synthèse, très documentée, que nous sommes heureux de vous livrer cette semaine.

    Philippe Conrad est professeur d’histoire, collaborateur régulier de Spectacle du Monde, intervenant régulier des universités d’été de Renaissance catholique, et désormais aux commandes de la Nouvelle Revue d’Histoire. La réflexion qu’il nous propose met l’Église de France face à ses responsabilités en matière d’abandon du sacré au profit du profane, et qui plus est du profane contemporain, quitte à finir par se faire complice de la profanation qu’il représente idéologiquement...

    Philippe Conrad, comme notamment Aude de Kerros et Christine Sourgins, vise spécialement les provocations de l’art contemporain investissant le sacré. En soulignant que les clercs qui soutiennent cet investissement, le font par désir d’« évangéliser la culture contemporaine », sans se soucier du fait qu’elle est par nature antiévangélique. Mais à un niveau moins violent et tout aussi dévastateur, il y a la banalisation par l’adoption des formes étrangères les plus profanes. C’est ce que remarquait le directeur des Musées du Vatican, le professeur Antonio Paolucci qui, lors d’une présentation à Rome d’un ouvrage sur les églises construites dans l’Urbs depuis le Jubilé de l’an 2000 exprimait le jugement suivant : « Plus que de nouvelles églises, il semble s’agir de musées ou de grands magasins. Des lieux privés du sens du sacré, qui n’invitent pas à la méditation et sans aucune inspiration mystico-religieuse. »

    En tout cela, on est très proche de la question liturgique, car l’esthétique religieuse contemporaine (qui se veut contemporaine : il faut être de son temps !) se conjugue avec une liturgie dont le principal souci est d’être contemporaine. Cette esthétique adoptée par bien des clercs, profanatrice par provocation (Le Christ sur une chaise électrique, de Gap), mais souvent par la plus plate banalisation (les fauteuils de salon contemporain dans un chœur baroque, ou le baptistère-cendrier), est-elle autre chose que du snobisme, le snobisme des clercs qui commanditent des vêtements liturgiques à André Courrèges ou Jean-Charles de Castelbajac ? Ce qui va de pair dans l’intention et dans la réalisation avec une liturgie qui s’est mondanisée, pour être « de son temps ». Avec un grand nombre de degrés du côté de l’art et du côté de la liturgie, on peut dire qu’à un art sacré de la disparition de Dieu correspond une liturgie de la disparition du dogme. »

    Référence :
    paix-liturgique.org

    Ce n’est pas de se servir des matières ou des techniques contemporaines que l’on reproche à l’esthétique des vêtements, des objets, des meubles ou des édifices du culte d’aujourd’hui, mais d’être trop souvent sans grande inspiration religieuse. Il est vrai que les pastiches du gothique ou l’ « art » sulpicien du XIXe siècle ne valaient pas beaucoup mieux, encore qu’ils puissent traduire une piété sincère. On ne peut même pas en dire autant de l’art « religieux » sécularisé.

    3834903158.jpgSur ce thème, on peut aussi, à titre d'exemple, épingler (sur le site officiel des médias catholiques belges francophones) la déclaration péremptoire de l’abbé Michel Teheux, conseiller du projet de modernisation « look ikea » (photo) du chœur de la cathédrale de Liège : « Le principe de l’incarnation est fondateur de l’identité chrétienne, en art aussi. Il ne s’agit pas seulement de ‘faire moderne’, il s’agit d’une cohérence symbolique existentielle: toute expression chrétienne se doit d’être ‘actuelle’. L’évêque [ndb : Mgr Jousten, aujourd’hui émérite)] et le chapitre cathédral ont osé donner corps à cette cohérence. ». Avec l'argument d'autorité en prime, intimidant, non ? Michel Teheux est aussi l’auteur des nocturnales déployant trapézites, majorettes et chevaux de cirque dans le même « espace" (sacré?) …

     JPSC

  • 20-25 août : le Festival Saint Jean - "Trouvera-t-il la foi sur terre ?"

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    Un événement unique au cœur de l'été
    5 jours inoubliables - 20-25 août
    dans l'esprit des JMJ,

    au sein de la Communauté Saint Jean, 
    des centaines de jeunes de 16 à 30 ans réunis par le Christ...
    … C'est le FESTIVAL SAINT JEAN !!

    Le Festival St Jean est né de l’idée un peu folle de quelques frères, suite aux JMJ de 1997 à Paris et de la demande toujours plus pressante des jeunes de rencontrer le Christ. Le Festival St Jean ce sont donc des minis JMJ, en attendant celles que le Saint Père propose aux jeunes du monde entier !
    Le Festival St Jean, c’est cinq jours autour des frères et sœurs de St Jean pour s’approcher de Jésus, Le rencontrer dans l’adoration perpétuelle et les sacrements, cinq jours pour se former afin d’être des chrétiens engagés et actifs dans notre monde, cinq jours pour rencontrer des témoins et renouveler notre ferveur, cinq jours de joie et de fêtes pour rencontrer d’autres jeunes désireux eux aussi de grandir dans leur foi.

    Détails et inscriptions : http://www.festivalsaintjean.com/index.php

    voir aussi : http://blog.jeunes-cathos.fr/2013/08/le-festival-saint-jean-trouvera-t-il-la-foi-sur-terre/