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Foi - Page 975

  • Marie, notre Reine

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    Couronnement_de_Marie_2.jpgLa Royauté de Marie est à l'honneur le 22 août; Pie XII, dans l'encyclique Ad Caeli Reginam, développe ce thème (source : Evangile au Quotidien)

            L'argument principal sur lequel se fonde la dignité royale de Marie, déjà évident dans les textes de la tradition antique et dans la sainte Liturgie, est sans aucun doute sa maternité divine. Dans les Livres Saints, en effet, on affirme du Fils qui sera engendré par la Vierge : « Il sera appelé Fils du Très-Haut et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père, et il régnera dans la maison de Jacob éternellement et son règne n'aura pas de fin » (Luc. 1, 32, 33) ; en outre, Marie est proclamée « Mère du Seigneur » (Luc 1,43). Il s'en suit logiquement qu'elle-même est Reine, puisqu'elle a donné la vie à un Fils qui, dès l'instant de sa conception, même comme homme, était, à cause de l'union hypostatique de la nature humaine avec le Verbe, Roi et Seigneur de toutes choses. St Jean Damascène a donc raison d'écrire : « Elle est vraiment devenue la Souveraine de toute la création au moment où elle devint Mère du Créateur » (St. Jean Damascène, De fide orthodoxa) et l'Archange Gabriel lui-même peut être appelé le premier héraut de la dignité royale de Marie.

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  • Un cas d’école ?

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    AFRIQUE/ZAMBIE - Opposition des Evêques à la définition de la Zambie comme « nation chrétienne » dans le Préambule constitutionnel

    Lusaka (Agence Fides) - Les Evêques de Zambie souhaitent que l'actuel processus de révision constitutionnelle soit un succès après l'échec des trois précédentes tentatives de rédiger une nouvelle Constitution.
    Dans un document envoyé au Comité technique chargé de rédiger la nouvelle Constitution - document qui est également parvenu à l'Agence Fides - les Evêques présentent un certain nombre de contributions qui, à leur avis, doivent être intégrées dans la nouvelle Charte fondamentale. En premier lieu, ils s'opposent à l'introduction de normes prévoyant la peine de mort et l'avortement.

    « Dans le préambule, la déclaration du fait que la Zambie est une nation chrétienne doit être omise » affirme le document. « Ceci parce que - expliquent les Evêques - un pays ne peut pas pratiquer les valeurs et les préceptes du christianisme au travers d'une simple déclaration. Le principe de la conservation de la séparation entre l'Etat et la Religion ne doit pas être perdu. Si la Zambie est un pays multi religieux, comme le reconnaissait explicitement le préambule de la première esquisse rédigée par le Comité technique, affirmer que la Zambie est une nation chrétienne serait en contradiction avec ce fait ».

    Parmi les autres propositions présentées par la Conférence épiscopale, se trouvent des normes sur la citoyenneté et l'exploitation des ressources naturelles du pays. (L.M.) (Agence Fides 20/08/2012) »

    Ainsi donc, invoquant bien à tort le principe ambigu de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, les évêques de Zambie s’opposent à ce que le préambule révisé de la constitution du pays qualifie celui-ci de  chrétien (ce qu’il est certainement devenu très majoritairement).

    Depuis le vote de la Déclaration « Dignitatis humanae » (1965) par le concile Vatican II, l’Eglise n’a eu de cesse, en effet, de faire abolir les dispositions constitutionnelles ou concordataires qui, en Europe ou ailleurs, conféraient au catholicisme le statut de religion d’Etat. A l’ancienne doctrine, qui « tolérait » l’expression publique des autres cultes, elle substitua, comme modèle, la doctrine de l’Eglise libre dans l’Etat libre favorisant le concert pluraliste des religions  -ce qui mériterait d'être discuté s'il devait s'agir d'un "modèle unique".

    Mais dans le cas présent,  il ne s’agissait même pas de conférer à l’Eglise un statut de religion d’Etat : simplement d’affirmer la foi de la nation dans le  préambule (sans valeur juridique contraignante) des lois fondamentales qui la régissent.

    Cette lecture épiscopale du texte conciliaire nous paraît totalement abusive : pourquoi une nation ne pourrait-elle affirmer librement la foi chrétienne dont les principes devraient inspirer son ordre social? La théologie catholique n’a jamais confondu l’Eglise et l’Etat, l’écriture sainte n’est pas la charia et les dix commandements ne contredisent en rien les diverses déclarations ou conventions internationales relatives aux droits de l’homme.

    Décidément oui, un demi-siècle après l’événement, la lecture des points controversés de Vatican II appelle toujours des clarifications magistérielles.

  • Le pape confirme: il ira au Liban

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    “La préparation du voyage du Pape au Liban se poursuit sans incertitudes de la part du Vatican” ; c’est ce qu’a affirmé le père Federico Lombardi. Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège répondait aux questions de l’AFP suite aux craintes exprimées par plusieurs sources sur un éventuel report de ce voyage, en raison des répercussions de la crise syrienne sur le Liban. Pour appuyer ses propos, le père Lombardi a ajouté que la papamobile était déjà partie pour Beyrouth.

    Un voyage qui s'adresse à toute la région

    Benoît XVI est attendu au Liban du 14 au 16 septembre prochains. Il s'agira de son 24e voyage à l’étranger depuis son élection en 2005. Pendant sa visite, il signera l’Exhortation apostolique post-synodale pour le Moyen-Orient. L’Assemblée spéciale pour le Moyen-Orient du synode des évêques s’est tenue au Vatican du 10 au 24 octobre 2010 sur le thème: «L’Eglise catholique au Moyen-Orient: communion et témoignage».
    La Présidence de la République libanaise a affirmé que «cette visite confirmera la profondeur des relations historiques qui unissent le Liban au Saint-Siège et permettra de réaffirmer le statut, le rôle et la mission du Liban en tant que témoins pour la liberté et la convivialité».

    Ici: La préparation du voyage du Pape au Liban se poursuit

  • Des enfants parfaitement sains interdits de naissance

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    Un ami nous envoie ce témoignage et son commentaire au sujet d'une "erreur médicale" :

    Elle a subi des pressions médicales pour se débarrasser de son fils

    Source : http://www.religionenlibertad.com/articulo.asp?idarticulo=23992

    « La gynécologue m’a dit 20 fois que je devrais avorter. Je lui ai répondu que j’étais catholique et que je ne le ferais pas ».

    Son fils devait venir au monde avec le syndrome de Down et d’autres complications, mais ce n’était pas important pour les parents. Ils ont attendu le petit avec joie et avec une foi profonde. Seule la gynécologue leur conseillait d’avorter. Finalement, l’enfant est né, parfaitement sain.

    Si Guadalupe n’avait pas été proche de Dieu, son fils Arturo ne serait probablement jamais né. Quinze ans auparavant, pendant sa grossesse, lors d’un examen gynécologique, après quelques analyses, la gynécologue l’a assurée que son enfant ne naîtrait pas normal.

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  • Redécouvrir la beauté du sacrement de l'Eucharistie

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    Angélus du 19 août 2012, allocution de Benoît XVI

    Source : ZENIT.ORG

    « Laissons-nous surprendre par les paroles du Christ et redécouvrons la beauté du sacrement de l’Eucharistie » : telle est l’invitation lancée par Benoît XVI dans sa méditation du discours de Jésus sur le Pain de vie.

    Chers frères et sœurs,

    L’évangile de ce dimanche (cf. Jn 6, 51-58) est la dernière partie et le point culminant du discours de Jésus dans la synagogue de Capharnaüm ; la veille, Jésus avait donné à manger à des milliers de personnes avec cinq pains et deux poissons. Jésus révèle le sens de ce miracle, il révèle que le temps des promesses est accompli : Dieu le Père, qui avait rassasié les Israélites dans le désert avec la manne, l’a envoyé maintenant, lui son Fils, vrai Pain de vie, et ce pain est sa chair, sa vie, offerte en sacrifice pour nous. Il s’agit donc de l’accueillir avec foi, sans se scandaliser de son humanité ; et il s’agit de « manger sa chair et de boire son sang (cf. Jn 6, 54), pour avoir en soi la plénitude de la vie. Il est évident que ce discours n’est pas fait pour obtenir un consensus. Jésus le sait et il le prononce intentionnellement ; et en effet, cela a été un moment critique, un tournant dans sa mission publique. Les gens, et les disciples eux-mêmes, s’enthousiasmaient pour lui lorsqu’il accomplissait des signes prodigieux ; même la multiplication des pains et des poissons était une révélation claire qu’il était le Messie, au point qu’immédiatement après la foule aurait voulu porter Jésus en triomphe et le proclamer roi d’Israël. Mais cela n’était pas la volonté de Jésus, qui refroidit justement leur enthousiasme avec ce long discours, et provoque beaucoup de désapprobation parmi eux. En effet, en expliquant l’image du pain, il affirme avoir été envoyé pour offrir sa vie, et celui qui veut le suivre doit s’unir à lui de manière personnelle et profonde, en participant à son sacrifice d’amour. C’est pour cela que Jésus instituera le sacrement de l’Eucharistie lors de la dernière Cène : pour que ses disciples puissent avoir en eux sa charité – ceci est décisif – et, comme un seul corps uni à lui, prolonger dans le monde son mystère de salut.

    En entendant ce discours, les gens ont compris que Jésus n’était pas un Messie qui aspirait à un trône terrestre, tel qu’ils le voulaient. Il ne cherchait pas un consensus pour conquérir Jérusalem ; au contraire, il voulait aller dans la ville sainte pour y partager le sort des prophètes : donner sa vie pour Dieu et pour son peuple. Ces pains, rompus pour des milliers de personnes, ne devaient pas provoquer une marche triomphale, mais annoncer le sacrifice de la Croix, dans lequel Jésus devient le pain, le corps et le sang offerts en expiation. Jésus a donc fait ce discours pour faire perdre leurs illusions à ces foules et surtout pour susciter la décision de ses disciples. En effet, à partir de ce moment-là, beaucoup parmi eux arrêtèrent de le suivre.

    Chers amis, laissons-nous, nous aussi, surprendre de manière nouvelle par les paroles du Christ : lui, le grain jeté dans les sillons de l’histoire, est la prémisse de l’humanité nouvelle, libérée de la corruption du péché et de la mort. Et redécouvrons la beauté du sacrement de l’Eucharistie, qui exprime toute l’humilité et la sainteté de Dieu qui s’est fait petit ; Dieu se fait petit, parcelle de l’univers pour réconcilier tous les hommes dans son amour. Que la Vierge Marie, qui a donné au monde le Pain de la vie, nous enseigne comment vivre toujours en union profonde avec lui.

  • Pussy Riot : une déclaration de la hiérarchie orthodoxe russe

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    Déclaration du Conseil ecclésial suprême de l’Eglise orthodoxe russe à propos de la sentence prononcée à l’égard des personnes ayant souillé l’espace sacré de la cathédrale du Christ Sauveur

    « Nous estimons que les expressions de compassions à l’égard des personnes appréhendées émanant des enfants de l’Eglise ainsi que de personnes qui n’en font pas partie sont quelque chose de tout à fait naturel ».


    Le Conseil ecclésial suprême de l’Eglise orthodoxe russe vient de publier une déclaration officielle à propos de la sentence prononcée par le Tribunal du district de Khamovniki (Moscou) en ce qui concerne les actes de vandalisme commis dans la cathédrale du Christ Sauveur. Le Conseil estime nécessaire de clarifier la position de l’Eglise quant aux actes blasphématoires en question ainsi qu’à propos de la sentence judiciaire qui vient d’être prononcée. Reconnaissant la necéssité d’une réaction adéquate de la part de l’Etat nous rappelons que la hiérarchie de l’Eglise n’a pas compétence à formuler des appréciations d’ordre juridique.


    Il ressort des prérogatives exclusives de la justice laïque de définir les sanctions à appliquer. L’Eglise ne dispose pas de moyens d’exercer son influence sur le cours de la justice et ne souhaite pas en disposer. Notre analyse de ce qui s’est passé n’est en rien d’ordre politique ou esthétique. Le devoir pastoral de l’Eglise consiste à formuler une appréciation spirituelle et morale des évènements qui se sont produits. Il s’agit d’actes de blasphème, de sacrilège et d’offenses conscientes et délibérées contre ce qui est Saint, de manifestations brutales d’hostilité à l’égard des sentiments éprouvés par des millions de personnes. Il est par conséquent impensable d’accepter les affirmations selon lesquelles ce qui s’est produit à l’intérieur de la cathédrale serait une prière dite d’une manière non traditionnelle.

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  • Cette relation ultime et mystérieuse qui nous définit...

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    La limite comme condition nécessaire /

    source : osservatoreromano.va

    L’homme a besoin de l’infini

    Aux Etats-Unis, Peter Singer, philosophe de l’université de Princeton et influent biomoraliste (connu comme le père des droits des animaux), en vue de soutenir les thèses sur l’avortement a écrit sur « Scotsman » du 15 août que « l’appartenance à l’espèce Homo sapiens n’est pas suffisante pour conférer un droit à la vie ». Le même jour lui a fait écho, rapporté par LifeSiteNews.com, le rabbin Bonnie Margulis, un des chefs de la Religious Coalition for Reproductive Choices du Wisconsin, soutenant que supprimer le droit à l’avortement violerait « l’essence même de l'être humain ».

    En attendant, dans les laboratoires, de nouvelles lignes cellulaires obtenues avec des embryons humains, certaines desquelles destinées à des tests in vitro pour réduire l’utilisation d’animaux d'expérimentations, continuent à être crées. Un groupe d’importants financiers de la recherche biomédicale et des groupes de patients ont présenté il y a quelques mois un document conjoint pour demander au Parlement européen de continuer à financer les recherches utilisant les cellules embryonnaires humaines.

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  • Apophtegmes

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    Un apophtegme ? Kekseksa ? Wikipedia nous dit : "Un apophtegme (du grec ancien ἀπόφθεγμα / apóphthegma (« précepte, sentence »)) est un précepte, une sentence, une parole mémorable ayant valeur de maxime."

    Un prêtre a eu la gentillesse de nous contacter pour nous signaler l'existence de son blog précisément intitulé "apophtegmes". Nous vous y renvoyons bien volontiers : http://apophtegmapater.blogspot.fr/ 

    Les Pères du désert de l'antiquité chrétienne avaient recours à de telles formules lapidaires. Il est bon que, dans nos déserts d'aujourd'hui, nous puissions nous nourrir de telles pensées.

  • La foi dans l’espace public

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    Sur son metablog, l’abbé Guillaume de Tanouärn est revenu ce 17 août sur la prière publique pour la France  qui a été prononcée dans tous les diocèses de l’hexagone, lors de la fête de l'Assomption. Partant d’une citation de Benoît XVI tirée du motu proprio promulguant une année de la foi, il poursuit :  

    « (…)  Quel est l'objet de la foi, pris dans toute son ampleur ? Il est triple: Il y a les dogmes qu'enseigne infailliblement l'Eglise depuis toujours (je ne parle pas des blablas réactualisés en permanence et qui valent dans l'instant). Ces dogmes ce sont les balises qui nous évitent de nous perdre sur l'Océan infini de la Divinité.

    Il y a les événements de notre propre vie, la Providence de Dieu en action. La foi consiste à prendre conscience de l'action de Dieu dans notre vie et de tout faire pour la relayer. Comme le dit très bien le Père de Caussade, "l'instant est l'ambassadeur de la grâce divine".

    Il y a enfin, à l'origine de tout, l'ordre du monde, comme a essayé de le montrer Jean-François Mattei dans le livre qui porte ce titre. "L'esprit a tout ordonné" disait Anaxagore cinq siècles avant Jésus Christ. Ce n'est pas le Hasard majusculaire qui domine le monde (si c'était le cas, il y aurait lieu d'avoir peur). Dans son film Crime et délit, Woody Allen a merveilleusement mis en scène ce choix premier que nous avons à faire d'un point de vue moral entre le monde du Hasard (et de la nécessité disait très bien [Jacques] Monod) et le monde de la foi (et de la liberté ajouterais-je).

    Dans Crime et délit, on montre bien que ces deux mondes sont incompatibles. On ne peut pas professer extérieurement la divinité du Hasard et intérieurement affirmer la divinité de l'Esprit.La vie nous contraint à des choix. C'est vrai pour chacun d'entre nous, c'est vrai aussi pour la société qui ne peut pas développer en même temps une culture de vie et une culture de mort. En même temps le nihilisme dans tous ses états et la foi en l'ordre du monde.

    C'est parce qu'elle a posé ce dilemme entre culture de vie et culture de mort, entre liberté et nécessité, entre calcul et foi, que l'Eglise intervient dans le débat public. Il est de plus en plus apparent aujourd'hui que les problèmes sociétaux débouchent sur des questions morales qui n'ont de solution que spirituelles.

    Mais ce dilemme, c'est avec beaucoup de tact que l'Eglise l'a posé, en offrant à Dieu et en mettant dans les mains de tous la prière pour les familles.

    Sur Radio Courtoisie, on a demandé à ceux qui participaient à l'émission de ce soir si il n'avaient pas l'impression que cette prière est de l'eau tiède. Réponse : non. Pour quatre raisons : elle englobe immédiatement les politiques, responsables en conscience de leur vote pour une nouvelle législation ; elle intervient avant le débat et force ceux qui vont y entrer à se définir par rapport à elle ; elle est positive avant tout comme est l'Eglise dans ce débat ; enfin elle est une prière et non un simple communiqué d'agence.

    Elle s'adresse au Seigneur et elle voudrait être reçue par tous ceux qui, pour reprendre le mot testamentaire de François Mitterrand, « croient aux forces de l'Esprit ». A ce stade, ce n'est pas de l'oecuménisme inefficace, c'est une manière décomplexée d'être catholique, c'est-à-dire universel.

     Tout le texte ici : L'Eglise dans le débat public

  • Le christianisme n'est pas une idéologie

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    foto_1191102598 (1).jpgOn le sait peut-être mais il est toujours utile de le rappeler et d’y insister : le christianisme n’est pas une idéologie. Une idéologie, c’est un système où des concepts s’absolutisent, où des modèles contraignants sont imposés, où il n’y a guère de place ni pour la liberté ni pour de nouveaux jaillissements. Les idéologies privilégient une notion qui devient un absolu et qui dicte son primat au reste : la race dans le nazisme, la collectivité dans le marxisme, l’égalité dans le socialisme, la liberté (économique) dans le libéralisme, etc. La définition de l’homme qui en résulte est assez réductionniste : ainsi devient-il, selon les cas, agent économique (producteur et consommateur), prototype racial, « citoyen », etc.

    (illustration : François d'Assise par Rik Van Schil)

    Le christianisme ne propose pas de tels concepts ni de telles définitions. Il nous dit que l'horizon de l’homme "dépasse" les cadres sociaux, économiques, politiques, dans lesquels il évolue. Il est appelé à une destinée qui va bien au-delà de tout cela, invité à une rencontre d’éternité avec Celui qui lui a donné d’exister. Et cela dépasse tout ce que l’on peut imaginer et définir. Et ce qui manifeste bien que tout cela ne se joue ni dans l’abstrait ni dans l’imaginaire, c’est que Dieu a pris corps dans la personne de Jésus pour venir nous adresser personnellement son invitation et nous dire son amour jusqu’à mourir pour nous sur une croix.

    Le Christ n’est pas le fondateur d’une idéologie. Il s’adresse toujours à des personnes avec un regard qui ne les enferme jamais dans leurs limites, dans leur petitesse, dans leur péché. Un regard qui voit, au-delà des apparences, des fonctions, des titres, des sentences, la vérité profonde de l’être. Nous devrions y être plus attentifs alors que nous portons si facilement des critiques, des jugements, des condamnations, qui enferment l’autre et peuvent l’amener aussi à se radicaliser dans des positions ou des attitudes que nous dénonçons.

    Le Christ n’est pas un idéologue parce que l’amour ne peut jamais se réduire à un esprit de système. La tentation, pour les chrétiens, serait « d’idéologiser » leur appartenance en s’enfermant dans des approches conceptuelles, dans des jugements tout faits, dans des langages stéréotypés, dans des attitudes rigides, où l’on se demande parfois où est l’amour. Et cela, aussi bien à gauche dans la ligne d’une certaine « théologie de la libération » qu’à droite dans une récupération politique du christianisme.

    « Fontem serva ». C’était la devise du collège de mon adolescence. Je suppose que ce l’est encore. Piètre collégien, je me suis souvent demandé comment traduire ces deux mots. « Conserve la source » ? « Sers la source » ? La vérité est sans doute qu’il faut garder la source, y être attentif, lui rester fidèle, tout en se tenant à son service. La source, c’est bien sûr le Christ, chemin, vérité et vie. La source jaillit, claire, fraîche et joyeuse. Elle devrait irriguer nos vies et nous interdire tout ce qui est susceptible d’hypothéquer l’éternelle nouveauté du christianisme, toute approche idéologisante donc. 

  • Quand la République française déportait les prêtres

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    On fête aujourd'hui les martyrs des pontons de Rochefort (1794-1795). Evangile au Quotidien leur consacre cette notice : 

            La déportation sur les pontons de Rochefort a concerné 829 prêtres, dont 547 ont péri d'avril 1794 aux premières semaines de 1795.

    La Constitution civile du clergé : 

            L'Assemblée constituante vote la Constitution civile du clergé le 12 juillet 1790. La Constitution civile du clergé transforme les ecclésiastiques en fonctionnaires élus par l'assemblée des citoyens actifs, et évince le Pape de la nomination des évêques. Ceci n'est pas acceptable par le Saint-Siège.
            Les prêtres constitutionnels, assermentés ou jureurs sont ceux qui se soumettent à cette constitution, les réfractaires ou non jureurs sont ceux qui refusent de prêter serment. Les assemblées successives condamnent à l'exil, à la réclusion puis à la déportation les prêtres réfractaires (mais aussi des assermentés !) L'Église souffrira lourdement de ces évènements : les lieux de culte sont fermés, la pratique interdite, des prêtres sont massacrés.

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  • La rencontre entre le patriarche de Russie et l'archevêque de Varsovie

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    «Dieu donne force à chaque baptisé, catholique ou orthodoxe"

    Le discours de Mgr Józef Michalik, président de la Conférence épiscopale polonaise, lors de la première rencontre avec Kirill Ier, Patriarche de Moscou et de Toutes les Russies

    Don Mariusz Frukacz sur ZENIT.org (italien)

    «Les Eglises et les nations ont besoin d'« enseignants » qui prêchent et vivent selon la vérité, sans coloration idéologique. Elles ont besoin de la vérité de l'Evangile prêché dans l'amour. Le premier enseignant de l'Eglise, c'est Jésus-Christ, qui n'a pas manqué de poser des questions difficiles. Les temps présents exigent de courageux témoins et des prophètes qui voient les menaces et apportent au monde la puissance de Dieu, en montrant que la conversion au Christ, seul Sauveur de l'humanité, apporte le salut. "

    Ce fut le cœur du discours de Mgr Josef Michalik, archevêque et président de la Conférence épiscopale polonaise, tel qu'il l'a adressé au patriarche de Moscou et de Toutes les Russies, Kirill Ier, lors de la réunion de la hiérarchie de l'Eglise catholique en Pologne et de l'Église orthodoxe, réunion qui s'est tenue hier, jeudi 16 août, au siège du Secrétariat de l'épiscopat catholique à Varsovie.

    «Si aujourd'hui - a ajouté l'archevêque - le patriarche de l'Eglise orthodoxe russe  la grande église de millénaire, des grands saints et martyrs, veut, avec l'Eglise catholique en Pologne, adresser un message pastoral aux fidèles des deux églises et à tous les hommes de bonne volonté, cette étape devient un grand témoignage de la foi. "

    «Ce n'est pas seulement un geste, dit l'archevêque, mais une préoccupation commune pour le monde dans lequel nous vivons, pour manifester la volonté de rester fidèles à l'Evangile et à l'éthique, cela signifie à la vie dans la foi sous la loi du Christ."

    Le Président de la Conférence épiscopale polonaise a fait remarquer que l'Eglise orthodoxe en Russie est «fidèle à sa prédication de l'Evangile du Christ, aime son peuple et le défend courageusement contre le danger de la modernité mal comprise et des dérives libérales» et de toutes les situations " où manque une sensibilité attentive à la présence de Dieu. "

    Mgr Michalik a voulu rappeler, également, que «les évêques de l'Eglise catholique en Pologne s'emploient honnêtement à essayer de discerner les signes des temps, et, avec tout le dévouement requis, s'effoprcent de répondre aux recommandations du Magistère pontifical, qui se concrétisent dans le souci actuel de nouvelle évangélisation ".

    Il a précisé: «Aimant notre Église, nous aimons aussi la relation existentielle avec la nation, avec le pays et avec l'Europe. Et, dans un esprit de responsabilité à l'égard de l'âme de la nation, nous donnons naissance à une nouvelle ère qui offre la possibilité de trouver, aujourd'hui, une nouvelle motivation pour réaffirmer nos racines chrétiennes et confirmer que la source de notre dignité s'alimente dans la puissance de Dieu, qui nous a donné son Fils et Sauveur, et réconforte tous les baptisés, catholiques et orthodoxes, par le don de l'Esprit Saint. "

    "Quelle joie - s'écria, en conclusion l'évêque - de pouvoir prier ensemble Jésus-Christ, qui nous assure de sa présence, là où deux ou trois sont réunis en son nom» (cf. Mt 18, 20) Et de souhaitert en final : "Puissions-nous faire monter cette prière pour toute l'humanité avec Marie, Mère de Dieu, et que cette union avec le Christ dans la prière soit une source d'espoir pour accomplir nos tâches."