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Les Irlandais perdent leur foi plus vite que les autres
Un sondage réalisé par l'institut Red C à l'échelle de la planète est arrivé à la conclusion qu'après le Vietnam, l'Irlande est le pays à avoir connu le plus net abandon de la religion parmi ces citoyens. Parmi les Irlandais interrogés, 47 % se sont dits "religieux", alors qu'ils étaient 69 % en 2005.L'Irlande deviendrait également un des dix pays les plus athées, avec 10 % des personnes interrogées se déclarant "athéies convaincus", contre 3 % en 2005. Autre enseignement de ce sondage, selon Red C : plus la personne interrogée est riche, moins elle est religieuse.
Comment expliquer cette désaffection en masse ? Le Belfast Telegraph rappelle que la crise économique qui a balayé le pays, l'absence de leadership politique et les scandales de pédophilie qui font régulièrement trembler l'Eglise y sont pour beaucoup.
Un porte-parole de l'Eglise a immédiatement nuancé ces chiffres. Il a d'abord rappelé que la foi "ne se mesure pas avec des chiffres", et a rappelé que selon le dernier recensement de la population en 2011, 84 % de la population se considérait comme catholique, et seuls 5 % affirmaient ne pas avoir de religion.
Il a également critiqué le formulation du sondage, qui demandait aux personnes si elles se considéraient comme "religieuse", "pas religieuse" ou "athée". L'institut a lui-même reconnu que la nature de la question a pu fausser les résultats, d'autant qu'il n'a été réalisé, en Irlande, que sur un échantillon de 1 000 personnes.
Il n'empêcher ques les autorités religieuses ne l'ont pas ignoré. L'archevêque de Dublin, Diarmuid Martin, n'a pas commenté les chiffres, mais a reconnu que "l'Eglise catholique ne pouvait pas simplement espérer que la foi va être automatiquement transmise de génération à génération". En février, un sondage du groupe Amarach montrait déjà que les Irlandais étaient majoritairement en désaccord avec plusieurs positions défendues par l'Eglise, comme le droit pour les femmes de devenir prêtres ou le droit pour les prêtres de se marier.
La situation n'est pas très différente chez nous. Ne faudrait-il pas que des initiatives de grande ampleur soient lancées pour enrayer cette déchristianisation? Un synode y suffira-t-il?

Cela fait un an quel a Communauté du Chemin-Neuf a succédé aux carmélites. Les résidents dressent un bilan positif et entendent poursuivre dans cette voie.
catholique de Louvain-la-Neuve, dont il est à présent professeur émérite. Il a été créé cardinal par Benoît XVI lors du consistoire du 18 février 2012. La maison d’édition italienne Jaca Book publie actuellement ses œuvres complètes, dont le plan prévoit onze volumes en dix-huit tomes. En 2009, il a donné sa bibliothèque, ses manuscrits et la correspondance qu’il a entretenue au cours des années avec des chercheurs du monde entier à l’université catholique de Milan : un patrimoine qui constitue les Archives Julien Ries pour l’anthropologie symbolique au sein de cette université. A partir de 1982, il a participé à de nombreuses éditions du Meeting pour l’amitié entre les peuples qui se déroule chaque mois d’août à Rimini. Cette année aussi (la manifestation se déroule du 19 au 25 août) son intervention est programmée le 20 août lors de la rencontre et s’intitule « Homo Religiosus ». L’entretien s’est déroulé chez lui en Belgique, une maison remplie de livres, de souvenirs et de projets. Aujourd’hui encore le professeur cardinal consacre une grande partie de son temps à l’étude.