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Hostilité au christianisme et à l'Eglise - Page 110

  • Paris : la Basilique du Sacré-Coeur vandalisée

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    Lu sur lefigaro.fr :

    La Basilique de Montmartre vandalisée ou la banalisation des actes anti-chrétiens

    Julie Graziani, porte-parole d'Ensemble pour le Bien Commun réagit à la profanation de la Basilique du Sacré-Coeur par des groupuscules anarchistes.

    Julie Graziani est porte-parole d'Ensemble pour le bien commun, une association de jeunes laïcs catholiques notamment à l'origine de la supplique présentée au pape François.

    Il y a quelques semaines "Ensemble Pour le Bien Commun" dénonçait, dans une supplique adressée au Pape François, la prolifération des actes et des paroles antichrétiens et se faisait l'écho du malaise de nombreux catholiques en France, obligés de constater l'indifférence générale dans laquelle se perpétraient des profanations d'églises, voire même l'indulgence médiatique et politique réservée à leurs auteurs.

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  • Ukraine : les images censurées par la presse occidentale

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    De l’écrivain Jean-Claude Guillebaud sur le site de « La Vie » :

    50523_kiev-prieres-ukraine_440x260 (1).jpg"Autrefois, on parlait de « préjugés » pour désigner des croyances que chacun de nous a du mal à remettre en cause. Aujourd’hui, les progrès de la connaissance scientifique touchant le fonctionnement du cerveau ont substitué au mot « préjugé » un concept apparemment pédant mais dont la signification est simple : celui de « filtre cognitif ». On désigne ainsi le mécanisme mental qui, parfois à notre insu, nous pousse à écarter de notre conscience toute information qui menacerait sa cohérence. En d’autres termes, nous n’enregistrons pas lesdites informations. Elles sont tenues au-dehors de nous par ce « filtre » cérébral.

    Je pensais à cela en suivant la crise en Ukraine et la résistance acharnée, voire héroïque, des militants de Maïdan. Pendant des jours et des jours, les télévisions nous auront montré ce pathétique champ de bataille. La presse écrite, de son côté, aura exalté – à bon droit – le courage de ces manifestants, dont plusieurs dizaines l’auront payé de leur vie. Or pendant ces longues et tumultueuses journées, un « détail » aura été quasiment omis par les médias. Oublié ? Tout s’est passé comme si un « filtre cognitif » avait fonctionné à une échelle collective.

    De quel « détail » s’agit-il ? Celui-là : il se trouve que sur Maïdan les manifestants ont beaucoup prié. Mieux encore, les prêtres orthodoxes auront été omniprésents et – pour la plupart – très engagés du côté de la révolution, c’est-à-dire contre la tyrannie, contre la tutelle de Moscou, contre la corruption. Rappelons que tout cela se passait en Ukraine, dans une ancienne république de l’URSS, soumise pendant trois quarts de siècle à un régime d’athéisme obligatoire et de persécutions religieuses. La foi combative était intacte.

    Plus surprenant encore : l’Ukraine est le pays qui a vu naître, en 2008, le mouvement des Femen. Ces activistes de la nudité luttaient à l’origine contre le poids de Moscou, la corruption et – surtout – la prostitution, devenue l’un des fléaux du pays. À partir du début des années 2010, elles concentrèrent leurs actions contre la religion en général et le christianisme en particulier. Elles allèrent jusqu’à scier des croix, d’abord en Ukraine puis aux Pays-Bas.

    Ayant tout cela en mémoire, nos médias auront eu du mal à simplement « voir » que nombre de manifestants de Maïdan priaient, allumaient des cierges, faisaient prier leurs enfants et honoraient leurs « martyrs », abattus par les Berkout (nervis du régime). Quoi ? Les chrétiens n’étaient donc pas du côté de la domination ? Les prêtres orthodoxes ou uniates choisissaient le camp de la révolte ? Visiblement, l’information était si dérangeante qu’on préféra n’en point parler. Ou si peu. Vérification faite, c’est à peine si on trouva trace de ce constat dans notre presse. Quant aux commentaires, ils furent encore plus rares.

    Oh, certes, l’orthodoxie ukrainienne reste éparpillée entre plusieurs Églises, patriarcats (celui de Moscou et celui de Kiev), sans compter l’archevêché de l’Église uniate, qui dépend du Vatican. Sur Maïdan, tous n’étaient pas mobilisés. Il n’empêche que beaucoup de chrétiens l’étaient. Au lieu et place des Femen…"

    Ref Les prières de Maïdan

    L’idéologie laïciste et libertaire n’est pas non plus la liberté….

    JPSC

  • Pétitionner contre l'agression de l'Eglise catholique par l'ONU

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    Une pétition a été mise en ligne et a déjà recueilli plusieurs dizaines de milliers de signatures :

    Sans titre.png

    Pour en découvrir la teneur et y ajouter votre signature : http://citizengo.org/fr/3956-agression-lonu-vis-vis-leglise-catholique?tc=gm&tcid=1688455

  • Quand l'ONU entend rééduquer l'Eglise

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    De Marie d'Armagnac sur Boulevard Voltaire :

    L’Église au tribunal de l’ONU !

    Après avoir ignoré toutes les actions menées par le Saint-Siège, le rapport développe une attaque en règle de toute l'anthropologie chrétienne.   

    De Genève, la sentence vient de tomber : pour l’ONU, la politique de tolérance zéro en matière d’actes pédophiles, menée par le pape Benoît XVI, n’est rien d’autre… qu’une rumeur.

    Et pourtant. Aux États-Unis, puis à Sidney, à Malte, en Grande-Bretagne, en Allemagne, le pape s’était entretenu avec les victimes d’abus sexuels. Mais demander pardon, disait Benoît XVI, « ne remplace pas la justice » : il a réduit plus de 400 prêtres à l’état laïc, il a révoqué des évêques sur tous les continents, il a soumis les diocèses d’Irlande à un strict contrôle, les rapports Ryan et Murphy qui en sont issus sont rendus publics. Il a purgé les congrégations délictueuses. En 2010, il a durci les Normae Gravioribus Delictis : les procédures d’enquêtes et de sanctions sont allégées pour plus d’efficacité, les délais de prescription des délits passent de dix à vingt ans… Les autorités épiscopales sont fortement incitées à collaborer avec les autorités civiles. Enfin, le 5 décembre 2013, le pape François, poursuivant l’action de son prédécesseur, annonce la création d’une commission spécifique pour la protection de l’enfant.

    Il semblerait donc, comme le remarque ingénument Mgr Silvano Maria Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU, que le rapport du Comité de l’ONU ne soit pas très à jour… qu’il ait même été rédigé avant son audition à Genève en janvier dernier…

    Or, ce rapport est explosif et accuse le Saint-Siège avec une violence inédite. Le ton, méprisant et agressif, est celui d’une déclaration de guerre. Les dix-huit « experts » indépendants entretiennent volontairement la confusion entre l’État de la Cité du Vatican et l’Église catholique. Après avoir ignoré, de façon systématique, toutes les actions menées par le Saint-Siège, le rapport développe une attaque en règle de toute l’anthropologie chrétienne sur laquelle l’Église, justement, base la défense et la protection des plus faibles et en particulier des enfants.

    N’ayant aucun pouvoir judiciaire, le Comité onusien entend traduire l’Église au tribunal de l’opinion publique. « Les récentes déclarations du Saint-Siège sur l’homosexualité contribuent à la stigmatisation sociale et à la violence contre les adolescents LGBT et contre les enfants élevés par des couples du même sexe. » La Commission « déclare regretter que l’Église continue à promouvoir la complémentarité (homme-femme) et l’égalité dans la dignité, deux concepts qui ne correspondent pas à l’égalité de fait et de droit telle qu’elle est prescrite dans la Convention des droits de l’enfant ». C’est à ce titre que, à plusieurs reprises, le Comité ordonne au Saint-Siège de modifier son droit canonique pour le mettre en conformité avec les conventions onusiennes, en reconnaissant la primauté de celles-ci.

    L’ONU entend donc rééduquer l’Église, enjointe à favoriser l’avortement plutôt que l’adoption, à accepter tous les modèles « familiaux », à laïciser l’école catholique. Planning familial contre Evangelium vitae, gender studies contre anthropologie chrétienne…

    Mais c’est aussi la vieille histoire de la paille et de la poutre : en 2010, le Wall Street Journal met au jour les exactions commises sur les femmes et les enfants par les soldats de la paix en Bosnie, au Kosovo, au Cambodge, au Timor oriental, au Burundi, au Sri Lanka et en Afrique occidentale, à tel point que l’on évoque couramment les « peacekeeper babies »… mais aussi les « one dollar babies », ces fillettes violées par des Casques bleus au Congo.

    En 2005, Ruud Lubbers, Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, impliqué dans un scandale de harcèlement sexuel, est contraint à démissionner.

    Pas si sûr que l’ONU soit ce qui se fait de mieux en matière de défense des plus faibles…

  • L’éthique, levier d’une Reconquista catholique ?

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    Ce jeudi  6 février est un jour de jeûne et de prière avec leur archevêque pour les catholiques opposés à la proposition de loi sur l’euthanasie des mineurs, qui sera vraisemblablement adoptée la semaine prochaine à la Chambre, par la majorité des députés.

    pascal-martin.jpgEh bien, c’en est encore trop pour le journaliste Pascal Martin (photo), qui dénonce aujourd'hui dans le  quotidien bruxellois « Le Soir », une basse manœuvre d’un Monseigneur Léonard avide de dominer la société belge. Monsieur Homais  se porte toujours bien, merci ! Voici sa prose, toujours la même depuis l’époque de Madame Bovary (1857):

    « De quel pouvoir dispose encore l’Eglise dans la société belge ? La question est au cœur du dossier que nous consacrons aux veillées de prière et de jeûne décrétées par Mgr Léonard alors qu’approche le moment où une nouvelle loi étendant l’euthanasie aux mineurs sera votée à la Chambre.

    Pour l’Eglise, la vie est sacrée, c’est entendu. Et c’est au nom de ce principe intangible qu’elle cherche cette fois à réimprimer sa marque au champ temporel. Le corps médical  l’a pourtant répété au cours des derniers mois : rares sont les jeunes gens confrontés à une souffrance extrême qui « bénéficieront » de la nouvelle loi.

    L’Eglise ne vole donc pas au secours d’une jeunesse abandonnée aux caprices d’une société eugéniste, comme elle voudrait le faire croire, mais s’offre un combat tout symbolique.

    Il serait toutefois erroné de penser que la démarche initiée par Mgr Léonard  lui est inutile.

    D’abord parce qu’en termes de communication, elle vient en écho d’un vent favorable. La fronde qu’a engendrée en France le Mariage pour tous rappelle que les valeurs de progrès ne sont pas universelles, et que rien n’est jamais acquis en éthique, qu’il s’agisse de contraception, d’avortement ou d’euthanasie.

    Ensuite, parce que la vision de la société portée ces dernières décennies par les tenants de la laïcité n’a pas réussi à conquérir (ou à emprisonner) les cœurs et les esprits comme l’a fait pendant deux millénaires l’Eglise catholique. Une chose est de promouvoir les droits individuels, une autre est de donner un sens à l’existence.

    On aurait donc tort de croire que Mgr Léonard joue fatalement perdant. A long terme s’entend. Un peu partout en Europe, des forces conservatrices cherchent à reconquérir le terrain perdu en s’arc-boutant sur les questions éthiques. Le Parlement européen est ainsi le lieu de tous les lobbies religieux.

    Pour ces missionnaires, la conception d’un monde où l’homme garderait soigneusement Dieu en dehors de la gestion de la cité n’est pas de mise.

    C’est pour cela que contrairement à ce que pourrait laisser croire le côté suranné de la démarche initiée par Mgr Léonard, il est précipité de conclure que l’Eglise ne livre là qu’un baroud d’honneur.

    La Reconquista catholique est un combat qui prend le pari de la longueur, du doute et de l’oubli. »

    Réf. dans le « Soir » de ce jour : L’éthique, levier de la Reconquista catholique

    Pour ne pas être en reste, Vincent Peiffer , chroniqueur vibrionnant dans l’hebdomadaire « Moustique » demande de quoi on peut bien se plaindre : « Finalement, ce n’est pas compliqué… Vous faites comme vous le pensez avec votre conscience et les autres font comme ils pensent avec leur conscience ». Une conscience sans doute bien informée par la nouvelle religion séculière…

    Répétons à tous ces docteurs subtils ce que d’autres chrétiens ont déjà dit mieux que nous : de nombreux pédiatres estiment qu’il n’y pas de besoin d’élargir la loi actuelle aux mineurs ; d’éminents juristes soulignent que la proposition de loi actuellement débattue n’offre pas de protection juridique et a été bâclée ; les pays du Benelux pensent jouer un rôle d’exemple, mais ne sont suivis par aucun autre pays ; le contrôle des euthanasies pratiquées, prévu par la loi existante, n’est qu’une formalité et n’est pas réellement effectué ; l’état des connaissances médicales permet d’éviter les souffrances physiques, grâce notamment aux sédatifs ; la souffrance psychique implique un soutien professionnel et surtout humain.

    Plutôt que de l’élargir aux mineurs inutilement et pour des motifs purement idéologiques, c’est la loi actuelle sur l’euthanasie, échappant à tout contrôle véritable, qui devrait être restreinte.

    Tous ceux qui, chrétiens, croyants d’autres religions ou simplement humanistes, partagent la préoccupation exprimée par NN. SS. Léonard et Delville auront à cœur de se joindre à la forme spirituelle de protestation que ceux-ci préconisent : rendez-vous à la Basilique nationale du Sacré-Coeur de Koekelberg, à Bruxelles, ce jeudi 6 février à 20h, à la Basilique de Basse-Wavre, à Wavre, le 8 février à 20h et à la Cathédrale Saint-Paul de Liège, le mardi 11 février (journée mondiale des malades et anniversaire des apparitions à Banneux), à 18h.

     JPSC

  • François Hollande au Vatican : tentative de réchauffement climatique

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    De Samuel Pruvot dans « Famille Chrétienne » (extraits) :

    « Certains à Rome n’y croyaient plus. À Paris non plus. Sans être un miracle, la visite de François Hollande au Vatican est une bonne surprise. Elle atteste une tentative de réchauffement climatique entre la France et le Saint-Siège après le long hiver du « mariage pour tous ». Reste que le thermomètre affiche toujours des températures basses à en croire les responsables de l’épiscopat français en visite au Vatican les 16 et 17 janvier (…).

    La rumeur dit que le dégel est survenu d’un seul coup. La demande de Paris a été entendue à Rome : il a suffi de quelques jours pour obtenir une entrevue avec le pape contrairement aux usages diplomatiques. Et ce malgré les tempêtes sociétales en cours. Force est de constater que le climat a changé depuis mai 2012. Au lendemain de l’élection de François Hollande, l’axe Paris-Rome était gelé. La rencontre avec le pape n’est pas alors la priorité.

    Plusieurs fois, le président passe à Rome sans s’arrêter au Vatican. Il esquive, temporise et freine. C’est qu’il n’a rien à gagner (politiquement) à voir Benoît XVI. Ce pape théologien, souffre-douleur international des médias, ne se gêne pas pour dénoncer le relativisme qui va de pair avec la social-démocratie. Le modèle revendiqué par François Hollande...

    Ses électeurs – plus sensibles que d’autres aux virus de l’anticléricalisme – attendent de lui une rupture avec la « laïcité positive » de son prédécesseur. La froideur est donc de mise. Sans compter que François Hollande n’est pas au clair avec son passé catholique… Ni avec ses racines familiales ni avec l’éducation reçue des Frères des écoles chrétiennes. Bref l’ère Hollande coïncide avec une ère glaciaire. Pic de froid : la mauvaise « blague » du président lors de la renonciation de Benoît XVI.(…)

    La rencontre du 24 janvier survient donc comme une hirondelle. Suffit-elle à faire le printemps ? « C’est le moins mauvais moment », glissait un conseiller avant les révélations du journal Closer sur la vie sentimentale du président. Il faut rappeler que le changement climatique est venu de Rome. L’élection d’un pape du bout du monde, ami des pauvres et pourfendeur des mondanités, a changé la donne. L’anticyclone François a réchauffé l’atmosphère polaire qui régnait en France avec le « mariage pour tous ». Aller à la rencontre du pape François – homme de l’année selon le Times – ne fera pas de mal à la popularité de l’autre François.

    Le réchauffement a touché Paris avec la libération du Père Georges Vandenbeusch. Le chef de l’État a fait l’éloge de son « énergie » sacerdotale et salué ses « convictions religieuses ». Un discours atypique chez un François Hollande d’habitude plus sourcilleux sur la laïcité. Lors de ses vœux à la presse, François Hollande a encore soufflé le chaud (plus que le froid). Il a pris ses distances avec les commandos antichrétiens des Femen (après avoir choisi le profil de l’une d’elle pour incarner Marianne). Il a reconnu « l’autorité morale du pape » et son poids diplomatique.

    Le climat a donc changé. Mais François Hollande ? On peut se demander qui est le plus jésuite des deux François. Il est probable que les deux hommes s’entendront sur la Syrie à la veille de la conférence de Genève. Probable aussi que la future conférence sur le climat organisée à Paris en 2015 fera l’unanimité. Nicolas Hulot a déjà plaidé le dossier au Vatican au nom du gouvernement. L’heure est plutôt au réchauffement.

    Mais le projet de légaliser l’euthanasie courant 2014 suscite de sérieux courants d’air tout comme la volonté de banaliser l’avortement. Le terrain hexagonal semble encore bien givré. Tout comme la mémoire religieuse du président. Heureusement, les frimas de la vieille Europe ne refroidissent pas le pape. »

    Réf. François Hollande au Vatican : tentative de réchauffement climatique

    Du méchant pape Benoît XVI au bon pape François ? On a déjà entendu cela quelque part. Et puis, Hollande a dit publiquement que le nouveau pape pouvait (lui ?) « être utile ». Ce n’est pas une très bonne entrée en matière pour un vrai retournement de situation au pays du petit père François . JPSC

  • Golgotha picnic à Liège

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    De janvier à mars, le Théâtre Proscenium de Liège présente la pièce de Rodrigo Garcia "Golgotha picnic" qui a suscité de nombreuses manifestations de protestations lorsqu'elle a été présentée en France. "Ce texte sulfureux, dit le metteur en scène, s'attaque aux déviances de 2000 ans de christianisme". Il le fait de telle façon que la présentation par le Théâtre Proscenium se sent obligée de prévenir : "ce spectacle comporte des propos et des images qui pourraient heurter certaines sensibilités".

    C'est l'occasion, pour nous, de publier à nouveau cette belle lettre du Père Daniel Ange adressée en 2011 aux auteurs, acteurs et promoteurs de Golgota Picnic :

    « Nous devons subir en silence les absurdités de ceux qui dénigrent, déforment, ridiculisent nos convictions… Faudrait-il se laisser égorger en silence ?

    Est-ce faire de la politique que de crier son désarroi devant la terreur ? »

    (Pierre Claverie, évêque d’Oran, assassiné le 1.09.96)

    J’ose être franc avec vous. Permettez-moi quelques questions. Je le fais au nom d’un grand nombre. Pourquoi ? Mais pourquoi donc ce déchaînement de christianophobie ? Ce besoin irrationnel de détruire le christianisme par le biais de la dérision, du cynisme, de l’ironie.

    Peut-être n’est-ce pas du tout votre intention explicite. Peut-être n’en n’avez-vous pas conscience. Mais que vous le vouliez ou non, vos œuvres sont tellement provocantes qu’une multitude en est heurtée, blessée, bouleversée. Des chrétiens biens sûr, toutes églises confondues, mais aussi des croyants d’autres religions et simplement des hommes et des femmes, souvent non croyants, mais qui gardent encore un certain sens du respect, de l’honnêteté, de la dignité humaine. Et même des artistes, qui savent encore ce que signifie l’art.

    Non et non ! On ne peut faire tout passer sous ce label. Cessons de prostituer la beauté.

    La plupart sont des gens simples, des pauvres, des petits, qui en tant que tels méritent encore un plus grand respect.

    Pourquoi, mais pourquoi ainsi les blesser dans ce qu’ils portent de plus intime, de plus profond, de plus vrai en eux-mêmes ?

    Le saviez-vous ? Pour nous, pour une multitude, la personne de Jésus est ce que nous avons de plus précieux au monde. Il est tout pour nous. Il a transformé notre vie, illuminé notre existence, transfiguré nos souffrances. Il est Celui qui a livré sa vie pour nous ouvrir à tout jamais la Vie après la mort, nous donner ce Ciel dont vous vous moquez, mais qui demeure notre unique avenir. Un jour, vous le saurez… lorsque vous frapperez à la porte…

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  • Chronique de la cathophobie ordinaire

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    Un ami nous écrit :

    Sans titre.pngChronique de la cathophobie ambiante…

    En ce moment beaucoup de personnes, notamment dans la classe politique française et belge, sont particulièrement émus par les propos de Dieudonné: il faut interdire tout ce qui peut choquer l’une ou l’autre sensibilité. Vraiment?

    En visite au musée de la photographie à Charleroi, je suis tombé aujourd’hui (12/01/2013) sur l’exposition temporaire d’un « artiste » dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’ici, Marcel Mariën (1920-1993). De toute évidence, un amateur de la provocation, puisque parmi ses « oeuvres », l’une d’elle s’appelle « La Sainte Famille »: on trouve un relief de Marie et Jésus sur lequel a été ajouté un dessin pour le moins obscène.

    Après ma polie protestation, la préposée aux caisse m’a fait savoir que j’étais le premier à réagir, mais que je pouvais toujours me plaindre auprès du musée, ce que je n’ai pas manqué de faire. Si comme moi, vous souhaitez réagir, voici leur adresse électronique: mpc.info@museephoto.be

  • France : le président dénonce les actes antichrétiens

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    De Jean-Pierre Denis, dans La Vie :

    Il est rare que les questions concernant l’Eglise catholique et les communautés chrétiennes reviennent autant dans une conférence de presse à l’Elysée. Plus rare encore, sinon inédit, que le président de la République dénonce en bloc les atteintes aux trois grandes religions présentes sur notre sol, mentionnant en particulier les actes « antichrétiens ». C’est un pas important qu’a donc franchi François Hollande ce mardi soir, au moins en termes de vocabulaire. Longtemps hostile à la « laïcité positive » de Nicolas Sarkozy, jugée trop favorable au christianisme, la gauche au pouvoir a parfois pu sembler plus prompte à dénoncer l’antisémitisme et les actes d’islamophobie que les actes antichrétiens.

    Le soutien longtemps apporté aux Femen – par exemple sous la forme d’un statut de réfugié et d’un passeport accordé à leur leader Inna Shevchenko - a pourtant pris fin mardi soir sous les lambris de la salle des fêtes de l’Elysée. « La république, ce n’est pas deux poids deux mesures », a déclaré le président. Et d’ajouter à la réprobation des actes antisémites et antimusulmans celle « des personnes qui pensent qu’on peut aller s’exhiber dans une Eglises et faire des gestes qui touchent profondément les consciences des croyants. »

    Pour le chef de l’Etat, « aucun de ces actes ne peut être accepté. » Une déclaration qui brise un tabou à gauche, même si Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo (comme La Vie l’a révélé) avaient pris leurs distances après qu’une Femen ait uriné devant l'autel à l’église de la Madeleine à Paris. Mais ce faisant, le président a aussi tourné sans état d’âme une page de son quinquennat : le 14 juillet 2013, le nouveau timbre où Marianne est justement incarnée par Inna Shevchenko était dévoilé à l’Elysée par… François Hollande. (...)

  • Manuel Valls témoigne son soutien aux catholiques de France

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    Profanation d’une église dans le XVIIe arrondissement de Paris

    Communiqué de presse du ministre de l'Intérieur du 08 janvier 2014.

    Après l’interpellation d’une personne suspectée d’être responsable des dégradations commises le 4 janvier dans l’église Sainte Odile (Paris XVIIe), Manuel VALLS, ministre de l’Intérieur, tient à féliciter les enquêteurs pour l’efficacité et la rapidité de leur action.

    Toutes les dégradations commises contre les lieux de culte sont des offenses à nos valeurs républicaines de tolérance et de liberté de conscience.

    Les agissements récents, notamment à l’église de la Madeleine, ont constitué à cet égard une provocation inutile. Manuel VALLS tient à témoigner son soutien aux catholiques de France qui ont pu être offensés par ce geste extrêmement irrespectueux.

    Mais cela suffit-il ? Le mouvement des Femen ne devrait-il pas être interdit tout autant que les spectacles de Dieudonné, comme le suggère le directeur-adjoint du Figaro ?

  • Grave profanation d'une église à Paris

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    Lu sur le site de France 3 :

    Samedi 4 décembre 2014, en milieu de journée, "un homme a cassé des chandeliers, une statue, ouvert le baptistère et endommagé l'autel" de l'église Sainte-Odile, située dans le 17e arrondissement, dans le nord-ouest de la capitale, a déclaré à l'AFP le diocèse de Paris. Cet homme avait d'abord assisté à une messe et s'était fait remarquer en "s'esclaffant en pleine célébration", a précisé l'adjoint au maire de l'arrondissement chargé de la sécurité, Geoffroy Boulard, qui s'est rendu sur place.

    Des paroissiens l'ont surpris pendant la profanation et l'ont pris en chasse mais l'homme, qui n'a rien dit de ses motivations, a réussi à s'enfuir, selon ces sources. Le curé a porté plainte dimanche matin et une enquête a été ouverte. "La police a interpellé un suspect et doit le confronter aux témoins", a d'abord affirmé M. Boulard. Mais, selon une source judiciaire, il n'y a en fait eu que des vérifications sur une personne qui a finalement été mise hors de cause. L'auteur des faits n'a pas été interpellé selon l'AFP.

    Cet acte de vandalisme a suscité de nombreuses réactions.

    Dès les faits connus, samedi 4 janvier, Brigitte Kuster, maire UMP du 17e arrondissement, manifestait son indignation sur son site internet : "L’église Sainte Odile a subi, aujourd’hui en début d’après-midi, d’importantes dégradations commises par un individu isolé. L’Autel et plusieurs statues ont été sérieusement endommagés. Il s’agit d’une atteinte extrêmement grave perpétrée contre un lieu sacré que je tiens à dénoncer avec la plus grande fermeté. Je veux apporter mon soutien au père Malcor et à la communauté de Sainte Odile. Avec mon adjoint à la Sécurité Geoffroy Boulard, nous suivons au plus près l’enquête menée par la police."

    Anne Hidalgo a publié quant à elle un communiqué ce dimanche 5 janvier. "Je condamne avec la plus grande fermeté les actes de profanation qui ont été commis samedi au sein de l’Eglise Sainte-Odile, dans le 17e arrondissement. Notre République repose sur le respect de la liberté de foi et de l’exercice du culte. Porter atteinte à cette liberté fondamentale est inacceptable. Je souhaite que la personne responsable de ces dégradations réponde au plus vite de ses actes. Je tiens à faire part de mon soutien au père Christian Malcor, ainsi qu'à toutes celles et tous ceux affectés par cet acte intolérable contraire aux valeurs de Paris" écrit la candidate PS à la Mairie de Paris. 

  • Femen : l'inexcusable complaisance du gouvernement français

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    De Stéphane Kovacs sur le figaro.fr :

    Interrogations sur le financement des Femen

    Une semaine après qu'une Femen a mimé un avortement en l'église de la Madeleine à Paris, une élue marseillaise s'inquiète publiquement de la nature des revenus des membres de l'association.

    Une semaine après avoir «avorté de l'embryon de Jésus» devant l'autel de l'église de la Madeleine, le dos barré de l'inscription «Noël est annulé», Éloïse n'a aucunement été inquiétée. En Allemagne, la Femen qui a perturbé la messe de minuit à la cathédrale de Cologne a été interpellée et risque trois ans de prison. Mais à Paris, la profanation d'Éloïse, qui, le 20 décembre, voilée de bleu ciel, un morceau de foie de veau en main, «s'est dépoitraillée en se tournant vers la nef», selon le curé de la Madeleine, Bruno Horaist, n'a suscité aucune réaction. Et la plainte aussitôt déposée par le père Horaist n'a «pas eu de suites». Cofondatrice de la branche française des Femen, Inna Shevchenko en rigole encore: «Rien ne s'est passé, Éloïse n'a pas été appelée par la police. Cela montre combien l'Église est devenue faible en France…» En ce «pays progressiste», se félicite la nouvelle Marianne des timbres-poste, «on n'a jamais été condamnées, car il n'y a pas lieu de condamner notre action, voilà tout».

    Indignée par «le silence incroyable du ministre des cultes» Manuel Valls, la députée UMP de Marseille Valérie Boyer lui a adressé, sur son blog, une question écrite. «Il est curieux de constater le peu de renseignements juridiques figurant sur le site Internet du mouvement, laissant à penser à une devanture téléguidée par des volontés politiques sous-jacentes et non déclarées», affirme-t-elle, demandant «à Monsieur le ministre de l'Intérieur de bien vouloir indiquer aux Français les modes de financement de l'association Femen, la nature des revenus de leurs membres, notamment les éventuelles prestations sociales qui leur sont octroyées, et s'il considère que les troubles à l'ordre public engendrés par ce mouvement sont acceptables au nom d'une liberté d'expression qui ne respecterait plus les croyances intimes de chacun». «Ce que je veux savoir, résume-t-elle, c'est qui les finance, et à quel titre? Dans un pays perturbé par les questions religieuses, on ne peut laisser prospérer un tel mouvement sans rien savoir de ses origines!»

    Dans l'entourage du maire de Paris - qui a condamné la «provocation» des Femen à la Madeleine -, on assure que, contrairement à certaines rumeurs, «la Ville ne subventionne ni ne soutient d'aucune manière le mouvement Femen». Avant de quitter le collectif, la Tunisienne Amina avait déjà posé la question de son financement: «Je l'ai demandé à plusieurs reprises à Inna, mais je n'ai pas eu de réponses claires, a-t-elle confié à l'édition maghrébine du Huffington Post. Je ne veux pas être dans un mouvement où il y a de l'argent douteux.» Pour Inna, cependant, qui vient d'obtenir le statut de réfugiée politique, «à cause de la répression en Ukraine», tout est clair: «On ne reçoit pas d'allocations, assure-t-elle. On est toutes bénévoles, uniquement mues par l'idéologie.» La jeune femme, qui dit vivre, pour l'instant, «de l'avoir reçu pour (son) prochain livre», est «en train de réunir tous les papiers pour toucher le RSA». La Place Beauvau n'a pas souhaité faire de commentaires.