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Persécutions antichrétiennes - Page 102

  • Des millénaires d’architecture chrétienne anéantis en Irak

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    Des millénaires d’architecture chrétienne pulvérisés en Irak

    Près de 72 églises et institutions chrétiennes ont été profanées ou totalement détruites en Irak depuis 1996 par des groupes violents dont l’État islamique ne constitue que le dernier épisode sur le plan chronologique. La destruction systématique de la mémoire architectonique et artistique de villes comme Mossoul – pour n’en citer qu’une – fait partie du plan brutal d’éradication des chrétiens hors du Moyen-Orient.

    Lire l'article ICI

  • La communauté internationale indifférente et inactive face au martyre des chrétiens du Moyen Orient

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    De I.Media via Famille Chrétienne :

    Chrétiens d’Orient : le cardinal Sandri dénonce les « Hérode modernes » face aux « tragédies » en Syrie et en Irak

    Le préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, le cardinal Leonardo Sandri, a dénoncé l’inaction des “Hérode modernes“ de la communauté internationale face aux “tragédies“ en cours en Syrie et en Irak, dans l’après-midi du 29 avril 2015. A Bari, dans le Sud de l’Italie, le haut prélat ouvrait les travaux d’un colloque international de deux jours sur l’avenir des chrétiens d’Orient, organisé par la communauté Sant’Egidio.

    Devant un parterre de patriarches orientaux, mais aussi plusieurs diplomates européens, le préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales a déploré le “démantèlement pur et simple“ de la “dimension de cohabitation“ entre chrétiens, musulmans et juifs qui a prévalu jusque-là en Orient. Face au “martyre qui touche les chrétiens de toutes confessions“ dans la région, le cardinal Leonardo Sandri a salué l’engagement inlassable du pape François qui est à ses yeux “une voix qui crie dans le désert pour diffuser celle des chrétiens du Moyen-Orient et pour dire aux Hérode modernes qui les assaillent : ‘Tu n’as pas le droit’“. Le jour de Noël, le pape François avait fustigé les “Hérode actuels“, en référence aux enfants victimes de guerres et de persécutions.

    Le cardinal Sandri a alors évoqué le récit de la Passion du Christ et “le fameux geste de Pilate qui se lave les mains face à la condamnation de Jésus“, confiant que nombre de chrétiens d’Orient avaient peut-être pensé “à l’indifférence et à l’inaction auxquelles la communauté internationale semble s’être résignée face aux tragédies qui se déroulent désormais depuis des années en Syrie et en Irak“.

    Il a aussi confié sa tristesse devant “l’incapacité des responsables libanais, y compris chrétiens, qui n’ont pas été capables de trouver un consensus autour d'un nouveau président“. Depuis mai 2014 et la fin du mandat du président Michel Sleiman, les députés libanais ne parviennent en effet pas à se mettre d’accord sur le nom de son successeur, nécessairement chrétien maronite en vertu de la Constitution. En pleine crise régionale, le parlement est divisé en deux camps : pro-occidental et pro-syrien.

    Eclipse de Dieu

    S’il a reconnu que les problèmes sont “multiples et complexes“ dans la région et concernent bien souvent “les rapports internes entre les diverses composantes de l’islam“, le cardinal Sandri a aussi pointé du doigt “les intérêts et les équilibres de pouvoir et de richesse qui sont placés avant la survie des populations, sans parler de leur bien-être“. “C’est un scandale“, a encore soutenu le haut prélat avant de relever que l’Occident avait “perdu au fil des siècles sa capacité à s’imaginer avec une référence religieuse saine“ en préférant “un modèle de laïcité à outrance, voire une pure et simple ‘éclipse de Dieu’“.

    Le colloque international “Chrétiens au Moyen-Orient, quel avenir ?“ organisé à Bari voit la participation de très nombreux patriarches catholiques et orthodoxes. Parmi les participants figurent aussi les ambassadeurs près le Saint-Siège de Grande-Bretagne, de Grèce, de Chypre et de Russie. La France est représentée par Jean-Christophe Peaucelle, conseiller pour les affaires religieuses du ministère des Affaires étrangères. Le Saint-Siège est officiellement représenté par le secrétaire pour les relations avec les Etats, Mgr Paul Gallagher, et l’Italie par son ministre des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni. AMI

    Agence I-Média 

    Lire aussi :

  • Génocide arménien : ce que révèlent les archives du Vatican

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    De Radio Vatican :

    Ce que révèlent les archives vaticanes du massacre des Arméniens

    (RV) Entretien- C’est sans doute une des pages les plus noires du XXe siècle : ce que les Arméniens appellent Medz Yeghern, « Le Grand Mal », à savoir les massacres dont furent victimes près d’un million et demi des leurs sous l’Empire ottoman, entre 1915 et 1917.

    Et c’est marqués au fer rouge que les Arméniens commémoreront vendredi le centenaire de ces évènements tragiques, qui constituent pour eux un « génocide ». Un terme que la Turquie récuse catégoriquement, niant toute volonté d’extermination systématique des Arméniens, préférant plutôt parler de « guerre civile ». 

    Au Vatican, une messe, présidée par le Pape François, a été célébrée le 12 avril dernier, en mémoire des victimes de cette « folle et effroyable extermination »… Le Saint-Siège et le pape Benoît XV, à l’époque, furent parmi les seuls à avoir pris la mesure des évènements en cours, et s’engagèrent pleinement sur les plan diplomatique et humanitaire, en faveur des Arméniens, indépendamment de leurs sensibilités religieuses. C’est ce que révèlent de précieuses archives vaticanes, étudiées et publiées récemment par le père George Ruyssen, jésuite belge, enseignant à l’Institut Pontifical oriental à Rome. 

    Que démontrent ces archives? En quoi sont sont-elles exceptionnelles ?

    C’est qu’elles démontrent bien que le Vatican est mu par des intérêts qui ne sont pas des intérêts économiques et géopolitiques qui étaient bien les intérêts des autres puissances qui relatent également ces évènements du génocide mais d’un autre point de vue tandis que le Vatican, l’Église est mue par un intérêt essentiellement, je dirais, spirituel et également humanitaire et donc pas par des intérêts économiques, géopolitiques ou militaires, si vous voulez.

    Lire la suite

  • BXL, 24 avril : commémoration du Génocide Arménien (24.04.1915 - 24.04.2015)

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    24.04.1915 - 24.04.2015 : 100ÈME COMMEMORATION DU GENOCIDE DES ARMENIENS - 24/04

    VENDREDI 24 AVRIL 2015

    Comité des Arméniens de Belgique & Associations de la communauté arménienne de Belgique

    A la Mémoire des 1.500.000 Arméniens victimes du génocide 

    10h : MESSE suivie d’un REQUIEM en l’Eglise Apostolique Arménienne Sainte Marie-Madeleine, 1A rue Kindermans, 1050 Bruxelles

    12h : MARCHE silencieuse jusqu'au Monument commémoratif du Génocide des Arméniens, square Michaux, 1050 Bruxelles  

    12h30 : CEREMONIE OFFICIELLE devant le Monument commémoratif

    19h30: SOIREE COMMEMORATIVE au HAY DOUN, avec la participation exceptionnelle de la soprano Talar DEKRMANJIAN 

      

    MANIFESTATION À BRUXELLES À L’OCCASION DU CENTENAIRE DU GÉNOCIDE - 24/04

    Le vendredi 24 avril 2015:

    Marche organisée par le Comité des commémorations des victimes du génocide de 1915

    Départ à 14h00 gare centrale – arrivée place du Luxembourg

    http://www.armencom.be/fr/

  • France : les évêques estiment que l’attentat déjoué contre des églises était une initiative isolée

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    Voici le communiqué de la Conférence épiscopale de France (CEF) :

    « L’arrestation, dimanche 19 avril 2015, de l’individu soupçonné de préparer des attentats contre des églises en banlieue parisienne crée un climat de tension et d’émotion.

    La Conférence des Evêques de France appelle d’abord à l’apaisement. Les menaces terroristes, quelle qu’en soit la teneur, ont pour objectif de semer la peur, les catholiques n’y céderont pas.

    A ce jour, de plus, les éléments connus concernant ces attentats déjoués semblent accréditer la thèse d’une initiative isolée et doivent permettre de garder une attitude calme. La communauté catholique reste profondément attristée par l’assassinat d’Aurélie Châtelain qui semble bien avoir été perpétré par cet étudiant interpellé dimanche. Face à cette tragédie, elle exprime sa compassion à la famille et aux proches. La Conférence des Evêques de France salue l’attention portée par les hautes autorités de l’Etat et le soutien réaffirmé à la communauté catholique.

    Depuis les attentats de début janvier, l’Eglise en France est en lien étroit et régulier avec la cellule du ministère de l’intérieur chargée de la protection des lieux de cultes. Il en résulte une surveillance d’environ 200 églises et une vigilance particulière recommandée aux curés et aux paroissiens. Les évêques, dans leur diocèse, sont en relation régulière avec les Préfets.

    Aujourd’hui, la Conférence des Evêques de France estime prématuré de demander le renforcement de la protection des lieux de cultes catholiques. La partie du plan Vigipirate concernant cette protection pourra évoluer le cas échéant dans le cadre de la concertation menée avec le ministère de l’Intérieur.

    Concernant les églises, la Conférence des Evêques de France tient à rappeler qu’elles doivent rester des lieux ouverts, des lieux d’accueil, conforme à l’esprit même de la religion catholique.

    Dans le contexte d’aujourd’hui, renforcé par les drames vécus par les chrétiens d’Orient – et notamment après les exécutions de chrétiens éthiopiens dimanche dernier – la Conférence des Evêques de France rappelle l’importance de chercher, d’entretenir et d’amplifier le dialogue interreligieux et de ne pas se renfermer sur une attitude de méfiance. Ce n’est que dans ce dialogue et dans une connaissance réciproque approfondie que pourra se construire une société de paix et de liberté. »

    Ref. La CEF trouve prématuré de demander le renforcement de la protection des églises

    JPSC

  • L'Eglise aujourd'hui : une Eglise de martyrs

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    (fresque (vers 1500) - monastère moldave)

    « Aujourd'hui, L'Eglise est une Eglise de martyrs! »

    (RV) Lors de l’homélie ce mardi matin à Sainte-Marthe, le Pape François est revenu sur le martyr dont la liturgie fait mémoire en relatant la lapidation d’Etienne, premier martyr de l’histoire chrétienne. Le souverain pontife a ainsi rappelé combien l’Eglise était marquée ces temps-ci par le sang, et combien d’hommes et de femmes étaient aujourd’hui martyrisés en raison de leur fidélité au Christ.

    « Les paroles de Dieu déplaisent toujours à certains cœurs, a rappelé François. La Parole de Dieu est gênante, quand tu as le cœur endurci, parce que cette Parole de Dieu t’invite à aller de l’avant en cherchant et en se nourrissant de ce pain dont parlait Jésus. Les martyrs a souligné le Pape, n’ont pas besoin d’autre pain que Jésus. Dans l’histoire de la Révélation tant de martyrs ont été tués en raison de leur fidélité à la Parole de Dieu, à la Vérité de Dieu.

    La bénédiction de Dieu à travers leur témoignage

    Faisant référence à la lapidation d’Etienne, relatée dans les Actes des Apôtres, le Pape ainsi commenté avec force : « Combien d’Etienne peut-on voir ces jours-ci dans le monde ! Pensons à nos frères égorgés sur une plage en Libye, pensons à cet adolescent brûlé vif (au Pakistan) parce que chrétien, pensons à ces migrants qui ont été jetés à la mer parce que chrétiens, à ces Ethiopiens assassinés avant-hier et à tant d’autres que nous ne connaissons pas, qui souffrent dans les prisons parce que chrétiens. Aujourd’hui, a précisé François, l’Eglise est une Eglise de martyrs : ils souffrent, donnent leur vie et nous recevons la bénédiction de Dieu à travers leur témoignage ».

    Le Saint-Père a évoqué aussi ces nombreux martyrs qui vivent cachés pour rester fidèles et dont les familles souffrent tant par fidélité. « Notre célébration va nous faire voir le premier martyr, Celui qui a donné plus qu’un témoignage, mais le salut, à chacun de nous a conclu le Pape. Unissons-nous à Jésus dans l’Eucharistie et unissons-nous a tant de frères et sœurs qui souffrent le martyr de la persécution, de la calomnie et du meurtre pour être fidèles à l’unique pain qui rassasie, c’est-à-dire Jésus. » 

  • Etat islamique : la soumission ou la mort

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    Quelle est la position de l'État islamique (EI) vis à vis des chrétiens ? Explications de Wassim Nasr
  • L'Etat Islamique a massacré une trentaine de chrétiens éthiopiens

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    Lu sur le figaro.fr (Alain Barluet) :

    Daech assassine des chrétiens d'Éthiopie

    L'État islamique a revendiqué dans une vidéo le massacre d'une trentaine «d'adorateurs de la Croix» en Libye

    Se soumettre, payer ou mourir. Une fois encore, l'État islamique (EI) a menacé les chrétiens dans une vidéo diffusée dimanche sur des sites djihadistes. Le film montre l'assassinat d'au moins 28 hommes, présentés comme des chrétiens d'Éthiopie, des «croisés» et «adorateurs de la Croix appartenant à l'Église éthiopienne hostile». Lundi, Addis-Abeba a confirmé la mort de 30 de ses ressortissants. Selon Redwan Hussein, porte-parole et ministre éthiopien de la Communication, il pourrait s'agir de migrants. L'Éthiopie a déclaré trois jours de deuil national.

    La vidéo n'a pas encore été officiellement authentifiée, mais elle porte toutes les marques de Daech. Sur la bande de 29 minutes, on voit 12 hommes vêtus de combinaisons orange être égorgés au couteau sur une plage, quelque part dans l'est de la Libye. Un autre groupe, d'au moins 16 personnes, est massacré d'une balle dans la tête, sans doute dans le désert du sud du pays, par des hommes en noir. La première partie rappelle les meurtres, il y a deux mois, de 21 chrétiens coptes, pour la plupart égyptiens, qui avait provoqué une réaction armée du Caire.

    Comme souvent, la vidéo se veut une propagande pour l'EI, un long discours où se mélange réécriture de l'histoire des religions et justification, sur une réalisation reprenant les clichés des films «gore» américains. Ainsi, un homme en noir masqué, brandissant un pistolet dans le dos des victimes, maudit les chrétiens qui ne se soumettraient pas à l'islam ou ne régleraient pas l'impôt de protection, la jizya. «Au peuple de la Croix: nous sommes de retour», dit-il. Le témoignage d'hommes affirmant être des chrétiens de Raqqa, la capitale de l'EI en Syrie, est inséré dans le film. Ils expliquent que les djihadistes leur ont donné le choix de se convertir à l'islam ou de payer, et qu'ils ont choisi de donner de l'argent.

    C'est la première fois que Daech cible des ressortissants de l'Éthiopie, un pays situé au sud-est de la Libye et séparé d'elle par le Soudan. Beaucoup de migrants traversent ce désert pour tenter de trouver du travail en Libye ou un bateau pour l'Europe. Un voyage rendu plus périlleux encore depuis que l'État islamique a pris pied en Libye. L'EI est parvenu à s'imposer dans l'Est libyen, notamment autour de Benghazi et de Syrte, y reproduisant ses méthodes violentes et ses vidéos insupportables.

    La Maison-Blanche a très fermement condamné dimanche ce «massacre brutal». François Hollande, pour sa part, a dit «condamner de la manière la plus ferme ce crime» et réclame de toute urgence un accord de réconciliation nationale «pour rétablir l'ordre et la sécurité» dans ce pays. L'ONU tente depuis mars une médiation entre les deux pouvoirs rivaux avec des pourparlers qui se sont poursuivis dimanche dans la ville marocaine de Skhirat, près de Rabat. Le médiateur, Bernardino Leon, a assuré dimanche qu'«un accord final», devant aboutir à un gouvernement d'union nationale, était désormais «très proche».

    Lire aussi : du-genocide-armenien-au-genocide-chretien

  • Mgr Oliver Dashe (Nigeria) : « Les pays occidentaux pourraient envoyer des forces pour lutter contre Boko Haram »

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    Lu sur le site de "La Croix"

    "Un an après l’enlèvement, dans la nuit du 14 au 15 avril 2014, par Boko Haram de 200 jeunes filles dans son diocèse, l’évêque du diocèse de Maiduguri explique comment les Nigérians s’organisent contre la secte islamiste, avec l’aide des armées africaines.

      La Croix : Vous êtes de passage en Europe pour alerter sur le sort des jeunes filles enlevées par Boko Haram à Chibok, en avril 2014. Que sait-on à Maiduguri sur leur sort? 

     Mgr Oliver Dashe: Nous ne savons pas où elles sont. Nous n’avons pas d’information. Car Boko Haram les a séquestrées et les a emmenées dans la forêt. Il y a aussi de nombreuses autres femmes qui ont été séquestrées par des membres de Boko Haram. Je dirais que 500 voire 1 000 femmes ont été séquestrées.

     > A lire, notre dossier sur Boko Haram  

     Quelle est la situation actuelle dans votre diocèse auquel appartiennent beaucoup de ces lycéennes? 

    Les choses se sont calmées. Il y a une paix relative dans la ville de Maiduguri. Nous ne subissons pas les tueries d’avant. Nous avons l’espoir que la situation va s’améliorer. Une chose magnifique est arrivée : l’émergence des milices de musulmans.

    Il y a des chrétiens aussi mais surtout des musulmans. Ces hommes s’occupent de la sécurité et combattent Boko Haram. Ils ne sont pas armés, mais leur présence en nombre arrête les membres de Boko Haram.

    C’est grâce à eux que les islamistes ont reculé et sont partis de Maiduguri. Ils sont retournés dans la forêt. La bonne chose, c’est que Boko Haram devient plus faible.

     Faites-vous confiance au nouveau président élu Muhammadu Buhari? 

    Je suis optimiste. Notre nouveau président va combattre la corruption et Boko Haram. Il est sincère, ce n’est pas une personne avide, cupide, ni égoïste. De plus, avec son passé, comme il a été général, il va utiliser ses connaissances pour écraser Boko Haram.

    Avez-vous le sentiment que l’Occident apporte suffisamment de soutien au Nigeria? 

    Dans notre cas, on a l’impression d’avoir affaire à une guerre en solo. Nous ne voyons pas de déclaration de nos frères et de nos sœurs du reste du monde pour nous soutenir. L’aide pourrait venir en termes militaires, financiers et sur le plan moral et spirituel. Mais nous n’entendons pas de déclaration.

    Les Nations unies ont aidé les réfugiés au Cameroun. Mais il faut faire plus. Au Kenya par exemple, après le massacre dans l’université, il y a parfois cette attitude de dire, tout cela c’est loin, nous ne sommes pas du même niveau, c’est un autre pays, un autre continent…

    Ce comportement qui consiste à dire : « Laissons-les se débrouiller avec leurs problèmes », ce n’est pas une bonne attitude.

     Êtes-vous favorable à une intervention militaire occidentale? 

    Oui, avant c’était l’un de mes appels. Je voulais que l’Occident envoie des forces pour aider à combattre Boko Haram. Un peu comme les pays occidentaux le faisaient en Irak et en Syrie contre Daech. Même s’ils n’envoyaient pas de troupes sur terre, mais au moins des frappes aériennes. Ce n’est pas arrivé.

    Mais maintenant le Tchad, le Cameroun et le Niger aident le Nigeria, et la situation s’est calmée. Et je prie pour que ces forces de combat gardent l’avantage, pour qu’elles écrasent Boko Haram. Et pour que nous n’ayons pas besoin de plus de forces extérieures.

     Mais nous savons que les terroristes peuvent être très rusés. Ils peuvent combattre de nouveau par surprise. Donc pour déjouer totalement leurs plans et réellement mettre fin au terrorisme non seulement au Nigeria mais en Afrique de l’Ouest et dans le monde entier, les pays occidentaux pourraient envoyer des forces pour aider. Nous l’apprécierions beaucoup.

    Recueilli par Valérie Demon (à Madrid)"

    Ref. Mgr Oliver Dashe : « Les pays occidentaux pourraient envoyer des forces pour lutter contre Boko Haram »

    Au Cameroun, Boko Haram a commis un nouveau massacre vendredi dernier 17 avril, tuant au moins 19 civils du village de Bia...

    C'est toute la région qui a besoin d'être purgée de cette secte islamiste.

    JPSC

  • Italie : 15 migrants musulmans arrêtés pour avoir jeté à l'eau des chrétiens

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    L’horreur dans l’horreur : alors que des milliers de migrants perdent la vie en fuyant leur pays, la haine au nom de la foi s’invite jusqu’à bord des embarcations. Lu sur le site « aleteia » :

    « Ils avaient survécu à la traversée de la Méditerranée, une mer devenue un véritable cimetière ces derniers mois : l’exode incessant des migrants a fait l’an passé autant de victimes que deux fois la catastrophe du Titanic, sans que les pays européens ne viennent vraiment soutenir l’effort réalisé par l’Italie seule. Ces derniers jours, 600 survivants ont encore été accueillis sur les côtes italiennes.

    Pourtant, dans le drame, on peut encore trouver plus dramatique, plus horrible : 15 immigrés d'origine africaine et de confession musulmane viennent d’être arrêtés dès leur arrivée en Sicile (Italie) pour homicide. Selon le témoignage donné par d’autres survivants, ces 15 migrants ont jeté par-dessus bord 12 réfugiés chrétiens après une rixe sur le bateau les transportant en Méditerranée, selon les informations dévoilées par la préfecture de police de Palerme (Italie).

    Les faits se seraient déroulés dans le détroit de Sicile. Les victimes étaient « de foi chrétienne, contrairement à leurs agresseurs de confession musulmane », précise la police dans son communiqué, qui indique également que les 15 personnes arrêtées sont accusées « d'homicide multiple aggravé de haine religieuse ».

     Ref. Italie : 15 migrants musulmans arrêtés pour avoir jeté à l'eau des chrétiens

    JPSC

  • Nouvelles horreurs islamistes : L'EI met en scène une exécution de chrétiens éthiopiens en Libye

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    Lu sur le site web du Figaro :

    5cc2107f-8d33-4569-b38e-91e74bf398ec.jpgLe groupe Etat islamique (EI) a publié ce dimanche une vidéo montrant l'exécution d'une trentaine d'hommes, présentés comme des chrétiens éthiopiens, par des jihadistes en Libye.

    Cette vidéo de 29 minutes, publiée sur des sites jihadistes, montre un groupe d'au moins 12 hommes égorgés sur une plage et un autre groupe de 16 autres tués par balles dans une zone désertique. Ils sont présentés comme des membres "de l'Eglise éthiopienne ennemie" par la vidéo.

    Mi-février, l'EI avait diffusé une vidéo montrant la décapitation de 21 hommes, la plupart des Egyptiens de confession copte, sur une plage, dans une mise en scène semblable.

    Les 12 hommes, vêtus de combinaisons oranges, sont amenés sur la plage avant d'être couchés au sol et décapités au couteau. Parallèlement, dans une zone désertique, 16 hommes vêtus de combinaisons noires sont abattus à bout portant.

    Un homme habillé en noir s'exprime en anglais alors que les autres bourreaux, un derrière chaque prisonnier, sont intégralement vêtus de treillis militaires et silencieux. Tous sont masqués.

    Les images des exécutions concluent la vidéo de 29 minutes. 

    Auparavant, on peut voir des hommes présentés comme des chrétiens de Syrie expliquer que les djihadistes leur ont donné le choix de se convertir à l'islam ou de payer, et qu'ils ont choisi de donner de l'argent. »

     Ref. L'EI met en scène l'exécution de chrétiens éthiopiens en Libye

    TVA-Nouvelles note ici qu’  "environ deux tiers des Ethiopiens sont chrétiens, la majorité d'entre eux étant des Coptes orthodoxes, une communauté qui affirme être présente dans la Corne de l'Afrique depuis le 1er siècle.

    De nombreux Éthiopiens ont quitté leur pays pour aller chercher du travail, notamment en Libye, où la main-d'oeuvre étrangère était nombreuse avant que le pays ne tombe dans le chaos à la suite de la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.

    Des Éthiopiens rejoignent aussi la Libye pour tenter de rejoindre l'Europe par la mer.

    L'EI a déclaré un califat sur les pans de territoire syrien et irakien sous son contrôle et y multiplie les exactions. Certaines atrocités sont, à l'image de celles diffusées dimanche, mises en scène dans des vidéos insoutenables, devenues une arme de propagande des jihadistes.

    Le groupe ultra-radical a pris pied en Libye l'an dernier en profitant du désordre dans ce pays livré aux milices et dirigé par deux gouvernements rivaux. Il contrôle notamment des zones dans la région de Syrte, une ville côtière située à 450 km à l'est de Tripoli.

    L'ONU tente depuis mars une médiation entre les deux pouvoirs rivaux avec des pourparlers qui se sont poursuivis dimanche dans la ville marocaine de Skhirat, près de Rabat.

    Le médiateur de l'ONU, Bernadino Leon, y a qualifié de 'très préoccupantes' les informations 'pas encore confirmées' concernant les nouvelles 'activités terroristes de l'EI' "

    Sic! Et quoi d'autre, à part ces propos de fonctionnaire ?

    JPSC

  • Pourquoi le sort des Chrétiens d'Orient laisse l'opinion publique indifférente

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    Lu sur lexpress.fr (Christian Makarian) :

    La double mort des Chrétiens d'Orient

    La morne indifférence qui recouvre le sort des chrétiens d'Orient ne relève pas de la sphère de l'étranger lointain, ni des "dommages collatéraux" inhérents à la vague de destruction qui ravage actuellement le Moyen-Orient, certaines zones de l'Afrique et en partie l'Asie. Elle est le puissant révélateur du malaise nihiliste qui ronge l'Europe. 

    En dehors de groupes de croyants très motivés, qui effectuent dans l'ingratitude générale un travail de sensibilisation remarquable, la disparition des minorités les plus anciennes du Moyen-Orient ne soulève pas d'émoi particulier au sein d'une opinion publique française par ailleurs prompte à se mobiliser pour d'autres causes bien moins alarmantes. Cherchez bien, vous ne trouverez pas d'artistes de premier plan pour défendre cette cause, point d'acteurs de cinéma prêts à engager leur renommée, ni de stars du rock'n'roll, qu'on a pourtant vu faire campagne pour la protection des Indiens d'Amazonie menacés par la déforestation. En Orient, en fait de déracinement, ce sont des vies humaines que l'on arrache par milliers et un rameau originel que l'on détache à coups de hache de l'arbre généalogique des civilisations. 

    Pourquoi restons-nous si impavides?

    Cette tiédeur devient en elle-même le sujet d'une interrogation plus profonde: hors de toute conviction religieuse, laquelle doit rester le domaine secret de chacun, sommes-nous encore capables de nous indigner contre des massacres, des viols de masse, des persécutions organisées, des rackets érigés en système économique, des enlèvements contre rançon, des vexations, lorsqu'il s'agit de populations qui partagent, non le même environnement culturel mais les mêmes valeurs que les nôtres? Ce qui induit une autre question, bien plus gênante: croyons-nous encore en ces valeurs humanistes pour lesquelles des communautés coupées du monde mettent leur vie en péril, et les trouvons-nous dignes d'être maintenues sur la terre où elles ont vu le jour? La réponse est d'autant plus embarrassante que les minorités chrétiennes d'Orient (mais aussi d'Afrique ou d'Asie) sont attaquées par des bandes d'assassins invariablement enrôlés sous la bannière djihadiste, qui ne voient dans ces survivants que des alliés de la culture occidentale. Par leur sauvagerie, les terroristes visent deux buts principaux. En immolant des innocents ou en les forçant à l'exil, ils veulent atteindre l'Europe comme l'Amérique et démontrer que ces deux continents n'ont plus la capacité de se projeter. Ils cherchent à détruire la riche diversité du monde arabe, laquelle fut à l'origine de l'arabisme (adversaire de l'obscurantisme religieux) et du rêve d'une modernité orientale, pour y imposer une exclusivité islamique - qui n'a jamais existé. Une régression en tout point. Dans Les Désorientés (Grasset), Amin Maalouf écrit qu'un chrétien d'Orient meurt deux fois: la première en tant qu'être humain, la deuxième en tant que membre d'une communauté en voie de disparition. 

    Il ne s'agit pas d'affirmer que nous devrions être par nature solidaires avec les chrétiens d'Irak, de Syrie, du Nigeria, du Kenya ou du Pakistan au motif que leur religion est toujours celle dont les édifices ornent nos villes et nos villages, mais précisément de se demander pourquoi nous restons si impavides. Dans un livre prenant, qui mêle le vécu et l'analyse, Sébastien de Courtois avance une explication qui nous éclaire: "Cette indifférence est liée à un rejet de notre propre reflet dans le miroir, comme si le fait d'avoir été nous-mêmes chrétiens devait nous interdire de nous intéresser à cette réalité. Avec une vision étroite de la laïcité - ce qu'elle n'était pas à ses débuts [...] -, nous avons jeté le bébé avec l'eau du bain, réservant les questions du "fait religieux à la seule sociologie, puis à la sphère politique, ce qui est pire, le laïcisme devenant à son tour une idéologie de remplacement." 

    Sur les fleuves de Babylone, nous pleurions. Le crépuscule des chrétiens d'Orient, par Sébastien de Courtois. Stock, 187 p., 18,50€