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Politique - Page 380

  • L’Europe doit apprendre à cultiver ses racines chrétiennes, autrement elle continuera à craindre le radicalisme

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    De Vatican News :

    L’archevêque de Sarajevo invite l’Europe à redécouvrir ses racines chrétiennes

    Pour le cardinal Vinko Puljic, afin de lutter contre le radicalisme islamique, les chrétiens européens doivent d’abord redécouvrir leur propre identité.

    «L’Europe doit redécouvrir ses propres racines, sa propre identité chrétienne. Seulement comme ça, elle ne devra pas craindre le radicalisme islamique.» Le cardinal Puljic s’est exprimé en ces termes en soutien à une campagne lancée par l’antenne italienne de l’AED, l’Aide à l’Église en Détresse, sur le thème «Il n’y a pas d’Europe sans le Christ», en soutien des étudiants du séminaire Redemptoris Mater de Vinnitsa, en Ukraine, et de l’agrandissement du centre pour les jeunes saint Jean-Paul II de Sarajevo.

    Près de 10 000 catholiques émigrent chaque année de la Bosnie et Herzégovine

    Le cardinal Puljic a expliqué à l’AED la situation difficile de ce pays balkanique, d’où émigrant chaque année près de 10 000 catholiques. «C’est depuis la fin de la guerre que notre petite communauté continue à diminuer d’année en année, à cause de l’absence d’égalité que soit au niveau politique ou au niveau juridique. Certains ne trouvent pas de travail, d’autres en revanche ont un emploi mais ne réussissent plus à vivre dans un pays dans lequel ils ne jouissent pas des mêmes droits que les autres citoyens».

    La discrimination des catholiques

    Les catholiques sont en effet discriminés dans chacune des entités instituées par les accords de Dayton en 1995 : au sein de la Fédération croato-musulmane, parce qu’ils ne sont pas musulmans, et dans la République serbe de Bosnie-Herzégovine, parce qu’ils sont majoritairement d’origine croate. Le cardinal dénonce les responsabilités de la communauté internationale, «qui ne nous a pas offert à nous, les catholiques, la même aide qu’aux autres groupes».

    L’engagement de l’Église locale pour la promotion de la tolérance

    L’Église locale cherche à favoriser un climat de tolérance à travers différentes initiatives, spécialement adressées aux jeunes dans le Centre Saint Jean-Paul II, qui accueille aussi des jeunes d’autres religions. «Mais ne nous pouvons pas tout faire seuls, car nous sommes une petite réalité», remarque l’archevêque de Sarajevo, qui s’inquiète aussi de la diffusion de l’islamisme radical.

    La menace de l’islamisme en Bosnie-Herzégovine

    «Il y a beaucoup d’investissements de la part des pays arabes qui construisent des mosquées et même des villages entiers pour y faire vivre ceux qui viennent ici depuis leurs nations. Avec les musulmans slaves nous avons de bons rapports, mais avec les islamistes radicalisés provenant du monde arabe, il est difficile de dialoguer. Surtout parce que, spécialement au niveau politique, ils ignorent notre présence.»

    Ce pays est une porte d’entrée vers l’Europe pour l’islam radical. «Malheureusement, l’Europe ne connaît pas bien l’islam et ne comprend pas ce que cela signifie de vivre côte-à-côte avec le radicalisme islamique». Pour contrer ce phénomène, le cardinal estime qu’il faut partir de la redécouverte des racines chrétiennes. «Aujourd’hui, l’attention n’est portée qu’au matérialisme et non pas à la dimension spirituelle de l’homme. L’Europe doit apprendre à cultiver ses racines chrétiennes, autrement elle continuera à craindre le radicalisme.»

  • Brésil : le pape François au secours de l’ancien président de gauche Lula da Silva.

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    Lu sur le site d’Ouest-France :

    « En visite au Vatican, jeudi, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Lula a récupéré un ouvrage dans lequel le souverain pontife à écrit un message destiné au président brésilien actuellement incarcéré pour corruption. Lula a pris connaissance de la missive depuis sa cellule au Brésil.

    Le pape François a adressé un court message manuscrit à Luiz Inacio Lula da Silva dans un recueil d’interviews de l’ex-président brésilien, en prison depuis avril pour corruption, a indiqué le service de communication de l’ex-dirigeant brésilien.

    « À Luiz Inacio Lula da Silva, avec ma bénédiction et en lui demandant de prier pour moi, François », écrit le souverain pontife sur la page de garde du livre « La vérité va gagner », publié en mars.

    Cet ouvrage lui a été apporté par l’ancien ministre des Affaires étrangères de Lula, Celso Amorim, à l’occasion d’une audience qui s’est déroulée jeudi au Vatican. Dans sa prison, Lula a reçu une photo imprimée du message.

    Celso Amorim était accompagné de l’ex-ministre argentin Alberto Fernández et de l’ex-sénateur chilien Carlos Ominami. L’audience a duré un peu plus d’une heure, a affirmé l’ex-ministre brésilien dans une vidéo publiée sur le compte officiel Facebook de Lula.

    Une rencontre « historique »

    « Le sujet principal a été la situation du président Lula, qu’il suit avec intérêt et qui le préoccupe », a affirmé M. Amorim, qualifiant d'« historique » cette rencontre avec le pape.

    Lula avait adressé une lettre ouverte au pape, en septembre 2016, après la destitution de la présidente Dilma Rousseff afin de dénoncer la situation politique et institutionnelle du pays.

    L’ex-président, âgé de 72 ans, purge actuellement une peine de 12 ans et un mois de prison à Curitiba, dans le sud du Brésil, pour corruption passive et blanchiment d’argent.

    Le leader du parti des Travailleurs (PT, gauche), qui a gouverné le Brésil de 2003 à 2010, se dit innocent et victime d’un complot pour l’empêcher de se présenter à l’élection présidentielle d’octobre, pour laquelle il est crédité, selon les sondages, de 30 % des voix. »

    Ref. Brésil. L’ancien président Lula reçoit un message du pape dans sa prison

    JPSC

  • Le bel hommage du cardinal Danneels au roi Baudouin (+ 31 juillet 1993)

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    30221596_10216896643278509_8296163932776092094_n.jpgEn 2013, une célébration eucharistique présidée par le cardinal Danneels a eu lieu en la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule, à l’occasion du vingtième anniversaire de la mort du Roi Baudouin.  Voici en intégralité l’homélie qui a été prononcée à l’occasion de cet hommage rendu en présence de la famille royale (source).

    « Il y  a vingt ans – presque jour pour jour – beaucoup d’entre nous étaient déjà dans cette cathédrale de Bruxelles Saints Michel et Gudule, pour prier. Réunis autour du corps de notre cher Roi Baudouin, nous l’avons rendu à notre mère la terre, ce corps qui tout au long de sa vie, a été le temple de son âme immortelle. Le jour viendra où ce corps ressuscitera par la grâce et la force de Dieu, maître de la vie. Ce jour-là où les tombes s’ouvriront à la vie, nous le verrons face-à-face dans la gloire de la résurrection. Le roi et beaucoup d’entre nous ont vécu dans cette foi dans la résurrection.
    Son corps se tait maintenant, mais non son cœur qui n’arrête de nous parler. « Defunctus adhuc loquitur »  – les morts continuent à nous parler.

    Oui, le roi Baudouin nous parle. Ecoutons-le. Mais aussi: regardons-le. Car le roi Baudouin était un roi tel le roi David dans la Bible, l’icône de toute royauté véritable. En effet il y a des rois qui sont plus que des rois: ils sont les bergers de leur peuple. Il y a des rois qui connaissent leurs devoirs et accomplissent leur devoir admirablement. Ils respectent le droit et prêtent serment de fidélité à leur pays et à ses lois.

    Mais les bergers sont plus. Ils aiment leur peuple. Les bergers ne sont pas que des hommes de devoir. Ils aiment chacune de leurs brebis. Les rois-bergers règnent aussi avec leur cœur. Tel fut le roi Baudouin: un roi-berger.
    Il appartient aux historiens de faire l’évaluation d’un règne. Mais ce que fut le roi Baudouin aux yeux de Dieu, il appartient à Dieu de faire l’évaluation. Mais aussi quelque peu à des hommes qui ont reçu la grâce  et  le regard de la foi. Peut-être Dieu – loin au-delà de mes mérites – m’a-t-il fait le don de parler un moment du roi. Après moi d’ailleurs, d’autres sans doute viendront pour en parler mieux que moi et pour approfondir ce regard de la foi sur lui.
    Le roi Baudouin fut un roi qui fut aussi berger. Les hommes l’aimaient et il les aimait. Pour d’innombrables hommes et femmes de ce pays, il a été ce qu’était David pour le peuple de Dieu.

    Bien sûr Dieu seul est le véritable Bon Pasteur. Son Fils Jésus a dit : « Je suis le Bon Pasteur ». Mais il y a des hommes, qui par un don d’en haut partagent cette charge.
    Le Bon Pasteur fait deux choses. Et il les fait simultanément. Ce qui n’est possible que pour Dieu seul. Le Bon Pasteur a le pouvoir de la bilocation. Il précède le troupeau et en même temps il le suit. Il est devant et derrière.
    Le Bon Pasteur en effet  doit aller devant son troupeau pour montrer le chemin. Il écarte les obstacles et les dangers, mais il montre aussi le chemin vers  les meilleurs pâturages. Ce qu’a fait le roi Baudouin pendant toute sa vie de roi : montrer le chemin et faire avancer le troupeau sur le chemin de la véritable humanité et du vrai bonheur. Il était soucieux des valeurs et des normes pour rendre plus heureux son peuple. Et il les pratiquait lui-même.
    Mais le Bon Pasteur ne fait pas qu’aller devant le troupeau, il doit aussi le suivre. Car il y a toujours ce petit agneau blessé, qu’il droit prendre sur les épaules. Il doit le consoler, l‘encourager et panser ses plaies. Le roi Baudouin était le Bon Samaritain qui aurait voulu se pencher sur tous les hommes blessés sur le chemin de Jéricho. Le roi portait les hommes blessés et souffrants sur son cœur.
    Et il y a toujours des agneaux  qui vont trop vite, d’autres qui ne peuvent pas suivre. Le roi cherchait le bon rythme pour la marche du troupeau. Dieu aime les rois de compassion.

    Cher roi Baudouin, vous avez servi le pays avec sagesse et amour, avec compétence et dévouement, avec tendresse et don de soi, intercède auprès de Dieu pour nous et pour notre pays. Oui, on peut intercéder avant qu’on ait sa statue sur les autels avec des cierges et des fleurs. Si Dieu le veut, cela viendra. Mais les statues sur les places publiques et les autels dans les églises, ce n’est que l’extérieur de la sainteté. Dieu l’a vue déjà beaucoup plus tôt.

  • Pékin : un raid contre des églises provoque la colère des fidèles

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    Du site "Eglises d'Asie" (Agence d'Information des Missions Etrangères de Paris) :

    Un raid contre des églises provoque la colère des chrétiens à Pékin

    Suite à un raid de police contre des temples protestants et une église catholique à Pékin, un groupe de congrégations protestantes a décidé d’écrire aux autorités municipales de la capitale chinoise : « Vous nous considérez comme une menace, une erreur à corriger. Mais c’est faux, nous voulons contribuer au bien-être de la nation comme tout le monde. » Les autorités avaient ordonné de dresser une liste des lieux de culte afin de fermer les églises non enregistrées.

    Les chrétiens chinois « ne sont pas une force d’opposition, une erreur à gérer ou rectifier, des cibles visées de façon délibérée ou dissimulée. C’est injuste de penser de cette façon, c’est une grossière erreur. Les églises chrétiennes, même les églises domestiques, sont animées par le désir du dialogue afin de permettre les meilleures relations possible avec le gouvernement », écrivent-ils. C’est l’appel courageux qui a été lancé par des dizaines de temples protestants, frappés par une nouvelle vague de restrictions contre la liberté religieuse. Le texte, qui a été signé par 34 lieux de culte non officiels, souligne combien les nouvelles règles sur les Affaires religieuses adoptées par le gouvernement ont sapé les droits des fidèles : « La vie habituelle des croyants a été violée et entravée, et cela a causé d’énormes dégâts émotionnels. Le sentiment patriotique qui anime les chrétiens a également été affecté, ouvrant la voie à de possibles conflits sociaux. La situation semble empirer de jour en jour. »

    Afin de dépasser cette impasse, ajoutent-ils, « Les autorités doivent respecter la liberté religieuse protégée par la Constitution chinoise. Le texte contient beaucoup de droits qui, en réalité, ne sont pas respectés par l’État à parti unique. Les Églises ont un vrai désir de dialogue ». Le Conseil d’État chinois a approuvé, en 2016, une nouvelle série de règles sur les activités religieuses considérées comme « draconiennes ». L’objectif délibéré étant d’éliminer les cultes chrétiens non enregistrés, tels que les « églises domestiques ». Les nouvelles règles, appliquées le 7 février 2016, ont interdit les prédications religieuses ou les évènements chrétiens en ligne ou dans les écoles. Les fidèles ne peuvent pas organiser de cours de catéchismes, de conférences ou autres activités similaires à l’étranger. Sur le papier, ces règles sont destinées à prévenir « le séparatisme, le terrorisme et l’infiltration de forces étrangères dans le pays ».

    Dans ce climat de tensions, ces derniers jours, le gouvernement municipal de Pékin a ordonné aux divers Départements impliqués de « prendre contact » avec les églises de la région et de rendre compte « avant le 19 juillet ». Afin « de mieux comprendre la situation », les autorités locales ont également prévu l’intervention de la police. Il s’agissait en fait d’une liste d’églises chrétiennes non enregistrées, qui ont dû remplir des formulaires remplis d’informations sensibles sur les pasteurs ou sur les fidèles. Des dizaines d’églises domestiques ont été fermées. Une source chrétienne anonyme a confié que parmi les lieux de culte visés se trouvait également une église catholique située près de Shunyi : « Nous savons simplement que la police a rendu visite à plusieurs lieux de culte et a ordonné leur fermeture ». Ni Yulan, membre de la fraternité chrétienne « Brotherhood of sacred love », confie que « le contrôle du gouvernement est de plus en plus rigoureux. Ils se préparent à frapper, c’est pourquoi ils rassemblent des informations. Ce n’est que le début ».

  • Libres propos au sujet des murs et des ponts

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    De Joël Hautebert sur le site de l'Homme Nouveau :

    Libres propos sur les murs et les ponts

    La muraille de Chine et autres tracés de frontières attirent chaque année d’innombrables visiteurs. Au-delà de la prouesse architecturale et de leur beauté, ces vestiges transmettent une stratégie. Pour protéger leurs cités, pays ou empires, des envahisseurs, nos ancêtres édifiaient des murs. Notre époque, ayant opté pour les ponts du mondialisme, construit désormais des murs de verre ou de béton.

    Les grandes civilisations ont-elles pu prospérer sans le soutien de remparts protecteurs ? Parmi les grands témoignages de la présence de l’homme sur cette terre légués par l’Histoire, les enceintes défensives occupent une place de premier choix, demeurant aujourd’hui encore des lieux de visite particulièrement appréciés. La muraille de Chine est classée parmi les sept merveilles du monde. Il paraît même qu’il s’agit de l’unique construction humaine visible depuis l’espace. Le voyageur qui traverse l’Angleterre pour se rendre en Écosse croise immanquablement sur sa route le fameux mur édifié par les légions romaines sur ordre de l’empereur Hadrien. Ces mêmes Romains construisirent un autre mur aux frontières de l’est, à l’initiative de Trajan cette fois-ci, dont il reste également de beaux vestiges. C’est ainsi que se maintint la pax romana à l’intérieur des limes de l’Empire. D’autres murailles célèbres sont encore visibles aujourd’hui, comme celles de Constantinople, élevées et progressivement améliorées à partir de la création de la ville. Elles permirent à la cité de faire face aux invasions venues de l’est jusqu’en 1453, date de la prise de la ville par les Turcs, qui scella la disparition de l’Empire byzantin.

    Les autorités qui ordonnèrent l’édification de ces murs poursuivaient un objectif similaire : assurer ainsi la paix à l’intérieur de la cité en la protégeant contre de potentiels envahisseurs. On peut le dire sans honte, les murs sont effectivement un symbole, celui de la volonté de poursuivre l’Histoire commune de la cité et d’assurer sa prospérité. Ces murs démontrent un grand réalisme politique de la part des gouvernants. Les murs extérieurs rendaient inutiles les murs intérieurs. Si l’analogie entre le biologique et le politique a ses limites, elle n’est pas nécessairement dénuée de fondement. Existe-t-il un corps sain sans moyen immunitaire de défense ? Une cité peut-elle durer sans la protection de solides défenses naturelles ou bâties par l’homme, soutenues par des troupes aguerries ? Dans une société ordonnée, on jette des ponts sur les cours d’eau quand la solidité des frontières le permet. Quand l’ennemi franchit ces dernières, les autorités civiles et militaires font sauter les ponts pour limiter la progression de l’envahisseur. Pas de murs, pas de ponts.

    Il existe aussi, il faut le préciser, des murs construits à des fins contraires. Le mur de Berlin et les barbelés du monde communiste eurent (et parfois ont toujours) une surprenante originalité qui restera sans doute dans les annales de l’Histoire. Il ne s’agit pas prioritairement de dissuader les éventuels agresseurs de pénétrer dans l’enceinte, mais d’empêcher les habitants d’en sortir. Dans son roman Une journée d’Ivan Denissovitch, Soljénitsyne raconte avec beaucoup de finesse que les prisonniers du Goulag chargés de bâtir la cité du socialisme commencent par ériger les barbelés qui doivent l’entourer, avant d’entamer toute autre construction ! Ce type de configuration atypique demeure exceptionnel. Les choses ont bien changé de nos jours. La doxa médiatico-idéologique actuelle martèle à l’envi que les murs symbolisent le mal. Prétendre en construire un dévoilerait des intentions malsaines que l’on n’ose prononcer : le repli, la peur de l’autre, la haine, tout le contraire de la société ouverte à tout vent, de la diversité universelle et du vivre ensemble commercial mondial fondé sur la constante mobilité. Construire des murs suppose effectivement l’hypothèse de l’existence d’ennemis. Or, notre monde occidental, paraît-il, n’a pas d’ennemis extérieurs. Tout va bien. Ces ennemis sont à l’intérieur, les populistes de Hongrie de Pologne, d’Italie et d’ailleurs, c’est-à-dire ceux qui, comme chacun sait, ont construit des barrières dans leurs têtes à force de stigmatiser l’«autre». À ces gens malsains, s’ajoutent tout de même les pauvres malades que sont les radicalisés et les déséquilibrés.

    Mais est-il exact que l’on ne construit pas de murs en France aujourd’hui ? Rien n’est moins sûr. Ou plutôt, tout indique le contraire. Ainsi, un mur de verre vient d’être mis en place autour de la Tour Eiffel pour limiter les risques d’attentat. De même, plan vigipirate oblige, les services de sécurité recommandent l’érection d’enceintes fermées autour de certains bâtiments. Par exemple, les directeurs d’école doivent veiller à clôturer totalement leurs établissements, à augmenter la hauteur des murs, à poser des barrières et à doter les bâtiments de fenêtres plus solides. À quand des fenêtres blindées dans les écoles ? Il y a aussi les gros blocs de bétons, autant de petits murs, mis en place devant les lieux publics les plus fréquentés, à l’entrée des rues piétonnes, des quartiers commerciaux, tous les lieux de prédilection de l’homo festivus et du touriste occidental, sans oublier les grands axes de circulation sur lesquels il faut veiller. Peut-être qu’un jour il conviendra de mettre de tels murs devant les ponts, à défaut de recréer des ponts-levis. Quoi qu’en dise le discours officiel, aujourd’hui nous construisons des murs, plein de murs, et partout.

    Comme nous n’avons plus le souci de protéger la cité, parce que nous avons perdu le sens du commun, l’obligation qui pèse sur l’État d’assurer la conservation des citoyens consommateurs bardés de droits rend inéluctable la multiplication des murs dans nos villes. À force de ne plus reconnaître d’ennemis et d’ouvrir nos portes à tout le monde, la communauté progressivement dissoute subit les feux de plus en plus réguliers d’une guerre civile en devenir. Les attentats islamiques se multiplient en Europe et ne font plus la une des journaux.

    À force de prétendre jeter des ponts vers les plus lointains, nous voici obliger de supporter l’édification de murs au plus près des citoyens. Tout un symbole de l’échec cuisant d’une politique menée depuis cinquante ans. Il est encore temps de dresser des murs solides à l’extérieur et de jeter des ponts à l’intérieur pour restaurer ce qui unit au sein de la cité. Sans quoi, il faudra peut-être revenir au temps des châteaux forts.

  • Teresa Xia, mère catholique et victime de la Révolution culturelle en Chine

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    Du site "Eglises d'Asie" (Agence d'Information des Missions Etrangères de Paris) :

    Le témoignage de Teresa Xia, mère catholique et victime de la Révolution culturelle

    Augustine Han, fils aîné d’une catholique chinoise victime de la Révolution culturelle (1966-1976), témoigne du sort vécu par sa mère cinquante ans plus tôt. Teresa Xia, qui continuait à prier ouvertement malgré le Mouvement d’éducation socialiste, a été torturée par les Gardes rouges après avoir refusé de renier sa foi. Elle est morte trois ans plus tard, au printemps 1969. Lang Tao Shan, une catholique et journaliste chinoise, évoque le témoignage des survivants de la Révolution culturelle.

    À Chaoyang, dans la province chinoise de Liaoning bordant la Mongolie Intérieure, beaucoup, parmi les plus âgés, se souviennent encore de Teresa Xia. Durant la Révolution culturelle (1966-1976), elle a fait partie des millions de victimes du zèle révolutionnaire communiste chinois. Augustine Han, fils aîné de Teresa Xia, essaie de rester calme en parlant de sa mère, mais sa voix tremble. Presque cinquante ans après les évènements, la peine est toujours aussi présente face à ce qui arrivé à sa mère. Teresa est née en 1920 dans une famille convertie au catholicisme et a étudié dans une école catholique, où elle a appris le catéchisme. Après le lycée, elle a suivi des études supérieures avant de se marier. Durant le Mouvement d’éducation socialiste, lancé par Mao Zedong en 1963 contre les personnes considérées comme « réactionnaires », Xia a dû suivre des cours de propagande.

    La Révolution culturelle, qui a duré dix ans, a commencé deux ans plus tard. Durant cette période, les catholiques priaient en secret chez eux. Pourtant, Xia a osé prier ouvertement, notamment pour des personnes mourantes. Sa foi a provoqué la colère des communistes. Un jour, Xia et quatre autres personnes ont été forcés à s’agenouiller sur une estrade en bois dans une école en face des membres de la Commune populaire, revêtus symboliquement de bonnets de cancres et portant sur la poitrine des pancartes les dénonçant. Ils furent ensuite battus. Le 6 septembre 1966, après avoir arrêtée, Xia a continué de proclamer sa foi face aux questions des membres de la Garde rouge, un mouvement paramilitaire étudiant.

    Persécution et humiliation

    Augustine Han explique que les gardes qui l’interrogeaient ont utilisé les pieds en bois d’une chaise et d’un bureau afin de battre sa mère tout en l’agressant verbalement. Quand Xia a continué de professer sa foi en Dieu, les gardes ont ensuite brûlé sa bouche avec une bougie, faisant se gonfler ses lèvres et sa langue. Elle n’a plus jamais pu parler par la suite. Le matin du 7 septembre 1966, Xia fut transportée chez elle. Elle est morte trois ans plus tard au printemps 1969, à l’âge de 50 ans. Maria Zhou, une proche, se souvient que Xia exprimait l’amour du Christ à travers de bonnes actions. Elle pouvait ainsi nettoyer les habits des malades ou donner de la nourriture aux pauvres, alors que sa propre famille n’avait pas suffisamment à manger.

    Beaucoup de catholiques ont dû renier leur foi, mais Xia ne l’a jamais fait, ajoute Maria. Celle-ci raconte aussi que la fille aînée de son père était religieuse, et qu’une de ses tantes était vierge consacrée et vivait à la maison. Leurs têtes ont été tondues et elles ont dû s’agenouiller sur des pierres en guise de correction et d’humiliation. Après avoir été battues, leurs têtes étaient tellement boursouflées qu’elles faisaient peur aux enfants, mais les deux vieilles femmes plaisantaient en affirmant n’avoir rien ressenti... Une autre catholique, Ann Jia, aujourd’hui âgée de plus de 90 ans, explique que durant la Révolution culturelle, les églises ont été confisquées et les prêtres chassés. Ann se souvient aussi que Zhao Youmin (également appelé Zhao Yimin), ordonné évêque du diocèse de Lianoning en avril 1958, dans la province de Jinzhou, a également été battu sauvagement durant cette période

    (Avec Ucanews, Lang Tao Shan)

  • Quand Daech s'élance à la conquête de l'Afrique

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    De Paul De Maeyer sur aleteia.org :

    Daech à la conquête de l’Afrique

    Après l’Irak et la Syrie, la présence jihadiste au Sahel est une menace qui ne doit pas être prise à la légère

    Penser qu’après la défaite en Irak et en Syrie, l’« idéologie brutale » de l’Etat islamique (EI) est morte serait une erreur. Daech, selon son acronyme en arabe, est en effet partie s’enraciner en Afrique, avertit l’hebdomadaire britannique The Economist dans un article publié le 12 juillet dernier. Depuis la chute du « califat », en 2017 – c’est-à-dire trois ans après sa proclamation, en juin 2014, par Abou Bakr Al-Baghdadi à la mosquée Al-Nouri de Mossoul –  a commencé une phase de décentralisation ou de morcellement qui a vu de nombreux combattants fuir ou aller s’installer sur le continent africain. En particulier vers la zone du Sahel, l’immense bande de terre aride marquant la transition entre le désert du Sahara et la savane.

    Le nombre de personnes tués par des combattants de Daech en Afrique dépasse désormais celui de leurs compagnons de guerre en Irak affirme The Economist. L’année dernière, on a dénombré 10.000 victimes de leurs exactions, pour la plupart des civils. Le nombre de combattant est également impressionnant. Au Nigeria, on estime à 3.500 le nombre de djihadistes de l’ISWAP (État Islamique en Afrique de l’Ouest), une faction dissidente de Boko Haram. Ce nombre est probablement plus élevé que celui des combattants de l’EI encore présents en Irak et en Syrie relève l’hebdomadaire.

    Bien que la menace de Daech contre les intérêts occidentaux dans la bande du Sahel soit réduite, ajoute The Economist, ses tentacules s’étendent jusqu’en Occident. En témoignent les attentats du 22 mai 2017 à Manchester et du 19 décembre 2016 à Berlin, qui ont fait respectivement 23 et 12 morts. Dans les deux cas, les terroristes avaient des liens avec la Libye, où Daech est présente au sud de la ville de Syrte.

    Lire la suite sur aleteia.org
  • Le déclin de la natalité s'accentue en France

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    CHUTE DE LA FÉCONDITÉ FRANÇAISE : LA POLITIQUE FAMILIALE EN CAUSE

    une synthèse de presse bioéthique de genethique.org  

    L’indice de fécondité est tombé à 1,88 en France. La France n'encourage plus à avoir des enfants. Au contraire la natalité allemande progresse, remontée à 1,59 en 2015.

    La natalité française continue à chuter. Pour la troisième année consécutive, le nombre de naissance est en baisse par rapport à l’année précédente. 767 000 naissances en 2017, outre-mer compris, loin des 900 000 presque atteints en 1971 par la seule métropole. Le « solde naturel »[1] en 2017 a atteint son plus bas niveau depuis 1945, et l’ « indice conjoncturel de fécondité » [2] est passé de 2,03 en 2010 à 1,95 en 2015 pour s’établir à 1,88 en 2017…

    Le Conseil d’orientation des retraites, dont les prévisions sont calculées en fonction d’une fécondité de 1,95 parle d’une « menace majeure pour notre système de répartition ». Qui va payer les pensions de retraite d’un pays vieillissant ?

    La crise de 2008 a clairement mis un frein à la natalité européenne. Mais ce frein a largement été amorti en France par une politique familiale forte. La baisse de natalité de ces dernières peut être considérée comme une conséquence à retardement de la crise de 2008. Une autre hypothèse se fonde sur le fait que les Françaises ont leur premier enfant de plus en plus tard, après trente ans, ce qui a un impact direct sur le nombre d’enfants qu’elles auront.

    Les coupes drastiques effectuées par François Hollande dans les budgets famille, modulation des allocations familiales, réduction de la prime naissance, suppression du quotient familial, auront été décisifs. « C'est simple, explique un couple de quadra parents de trois enfants, les aides que nous percevions ont baissé de 50 %, tandis que notre impôt sur le revenu a augmenté du même pourcentage. Si nous avions su ce qui nous attendait financièrement, il n'est pas certain que nous aurions donné naissance à Théo, notre petit dernier ». L’Unaf[3] a analysé que la perte financière pour les familles est de 3,5 milliards d’Euros. Si on ajoute les manques de moyens flagrants dédiés à la garde des enfants pour celles qui choisissent de continuer à travailler après la naissance de leurs enfants, la chute vertigineuse des chiffres s’explique. Alors que, toujours d’après l’Unaf, « depuis des années, le nombre d'enfants désirés reste stable et se situe autour de 2,4 par femme ».

    La plupart des pays d’Europe ont une natalité en berne, mais c’est la France qui opère la chute la plus vertigineuse. Entre 2010 et 2015, la natalité française a baissé de 3,4 %, contre 2,5 % en moyenne sur l’ensemble de l’Europe. « Il existe en Europe plusieurs visions de ce qu'est une politique familiale juste, explique le démographe Laurent Toulemon, de l’Ined[4]En France, on considère que le pouvoir d'achat d'un foyer ne doit pas diminuer lorsqu'arrive un enfant et c'est la raison d'être du quotient familial. Au Royaume-Uni, on aide exclusivement les familles pauvres. En Europe du Nord, on s'occupe de tout le monde, en mettant à la disposition de chacun des 'biens publics', comme des places en crèche et des congés parentaux d'un montant équivalant à 76 % du salaire. »

    Certains pays d’Europe osent même un timide réveil. C’est le cas de l’Allemagne, mauvais élève historique en matière de natalité, qui commence à voir les fruits d’une politique familiale puissante depuis les années 2000, institution d'un salaire parental, création de 500 000 places en crèche, augmentation des allocations familiales… L’Allemagne est ainsi passée d’un taux de fécondité de 1,25 en 1995 à 1,59 en 2015. Cette progression a largement bénéficié du solde migratoire croissant : 80 000 personnes en 2004, 550 000 personnes en 2014 et 1,1 million en 2015.

    [1] Total des naissances moins les décès

    [2] Nombre de naissances annuelles rapportées au nombre de femmes en âge de procréer

    [3] Union nationale des associations familiales

    [4] L'Institut national des études démographiques.

    Sources: L’Express, Michel Feltin-Palas (17 et 19/07/2018)

  • Euthanasie en Belgique : bilan de la Commission de contrôle pour 2016-2017

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    Du site d'Alliance Vita :

    Euthanasie en Belgique : bilan de la Commission de contrôle pour 2016-2017

    Catégorie(s): Fil d'actusSuicide et euthanasie

    Le 17 juillet dernier, la Commission fédérale chargée de contrôler les euthanasies en Belgique a remis son rapport biannuel au Parlement, mettant en lumière une nouvelle forte augmentation des cas déclarés par les médecins.

    Selon la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie (CFCEE), 2.028 euthanasies ont été enregistrées en 2016 et 2.309 en 2017, ce qui représente une hausse de près de 14 % sur cette dernière année connue. Depuis le vote de la loi en 2002, le nombre d’euthanasies augmente systématiquement chaque année, comme en témoigne le graphique publié dans le rapport officiel :

    Sont concernés autant d’hommes que de femmes, en général très âgés, mais environ 1/3 ayant moins de 70 ans. 78% des actes se passent en Flandre, contre 22% en Wallonie, cette forte disparité géographique étant vraisemblablement liée à des raisons culturelles.

    45% des euthanasies sont pratiquées au domicile de la personne, 39% à l’hôpital et le reste dans des maisons de soins ou de retraite. Les cancers sont à l’origine de 64% des demandes, le reste étant lié à « une combinaison de plusieurs affections (polypathologies) », selon les termes du rapport, et dans 15% de ces divers cas, la personne n’est pas en fin de vie. Les demandes d’euthanasie sur la base de troubles mentaux et du comportement, pour lesquelles le discernement et l’autonomie de décision font souvent débat, représentent une quarantaine de cas par an.

    Trois euthanasies de mineurs ont été enregistrées en 2016-2017, deux en Flandre et une en Wallonie. Les enfants étaient âgés de 9, 11 et 17 ans. Ces trois patients « souffraient à chaque fois d’affections incurables et particulièrement graves allant entraîner leur décès à brève échéance« , souligne la CFCEE dans son rapport. Ce sont les trois premiers cas depuis la loi de février 2014, la Belgique étant le seul pays au monde autorisant les euthanasies de mineurs sans aucune limite d’âge.

    La hausse continuelle des cas d’euthanasie en Belgique inquiète certains parlementaires ou certains médecins, mais elle satisfait les partisans de cette pratique : pour Jacqueline Herremans, présidente de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD belge) et membre de la CFCEE, « l’euthanasie est clairement entrée dans les mœurs. Parmi les hypothèses expliquant cette augmentation, l’effet générationnel est évident : la loi, votée en 2002, est désormais mieux connue par les générations les plus concernées. Aujourd’hui, l’information est mieux diffusée. »

    Aucune dérive n’est signalée officiellement. Le document de présentation du rapport se conclut par ces mots : « La Commission a estimé que toutes les déclarations reçues répondaient aux conditions essentielles de la loi et aucune n’a été transmise au procureur du Roi. La Commission estime qu’au cours des deux années écoulées, l’application de la loi n’a pas donné lieu à des difficultés majeures ou à des abus qui nécessiteraient des initiatives législatives. »

    Dans la réalité, des controverses importantes ont surgi ces derniers mois sur la légitimité de certaines euthanasies, un membre de la Commission fédérale de contrôle ayant même démissionné pour exprimer son désaccord sur un cas très litigieux.

    Pour une vue d’ensemble des statistiques, de la législation et des dérives, voir notre dossier « Euthanasie en Belgique : bilan de 15 ans de pratique »

     
  • Des nouvelles de la FAFCE (Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe )

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    La voix des familles européennes

    Bruxelles, le 19 juillet 2018
     
    "Au cours de l’année 2017, davantage de décès que de naissances ont été enregistrés dans l’UE (5.3 million de décès et 5.1 million de naissances), ce qui signifie que le changement naturel de la population de l’UE était négatif”.Il s’agit du constat froid élaboré la semaine dernière par Eurostat. Depuis deux ans déjà, en effet, le nombre de cercueils dépasse celui de berceaux en Europe, tel que dénoncé par la Fondation Robert Schuman dans son étude intitulée Europe 2050 : suicide démographique.
     
    Ces faits sont ignorés par la plupart des décideurs politiques en Europe, malgré les preuves évidentes de leurs conséquences sur l’avenir: la consommation, la croissance économique et les systèmes de retraite ne représentent que certains aspects touchés par le dit hiver démographique.Pour cette raison notre Conseil de Présidence a rendu une Résolution sur le printemps démographique, que nous avons pu présenter au Parlement Européen à l’occasion de la Journée Internationale de la Famille (le 15 Mai 2018). Dans tous les secteurs, ensemble avec tous nos membres, nous demandons aux dirigeants européens de “Mettre en œuvre une politique qui reconnaisse la place unique, fondamentale et irremplaçable de la famille dans la société…
     
    Pour cette raison, nous défendons un meilleur équilibre entre les temps en famille et de travail, comme nous l’avons fait récemment avec la COMECE et Caritas EuropaEn effet, le Conseil de l’Union Européenne a approuvé l’approche générale sur une directive sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée pour les parents et aidants. Plus récemment, la Commission sur l’Emploi et les Affaires Socialesdu Parlement Européen a adopté son rapport sur le sujet. Nous allons continuer de suivre cette procédure, puisque nous constatons que la directive proposée se concentre davantage sur les carrières et les revenus, plutôt que sur la responsabilité des parents et des entreprises à l’égard des plus faibles dans nos sociétés.
     
    Dans cette logique, la FAFCE accueille favorablement la résolution récemment adoptée à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, qui reconnaît “que la maternité et la parentalité constituent des contributions essentielles et positives pour la société, qui ne doivent pas être considérées d’un point de vue négatif ni en aucune manière comme un obstacle au déroulement de carrière”. Cette même résolution demande aux Etats “de prendre en compte les tâches ménagères et de soins non rémunérées dans le système de retraite, de manière à garantir un traitement adéquat pour les femmes et les hommes qui choisissent d’avoir des responsabilités de soins aux personnes”. Nous sommes appelés à transmettre ces messages et faire appliquer ces propositions au niveau national.
     
    Portant un regard sur les prochaines activités de la Fédération, nous allons poursuivre celles-ci en nous focalisant sur deux axes principaux : la culture et l'économie. Dans chacun de ces domaines nous allons souligner le rôle de la famille comme cellule fondamentale de la société et nous ferons des propositions concrètes, spécialement en vue des prochaines élections européennes en mai 2019.
     
    Sur le volet économique, je suis heureux d’annoncer que grâce à notre partenariat avec la Fondation Sallux et le Comité économique et social européen, nous progressons dans le projet “Famille & Economie”. Cette fois-ci nous aurons un évènement à Bruxelles le 16 octobre intitulé “Famille et Finance: une alliance possible ?”, rassemblant des experts de toute l’Europe pour discuter de comment construire un environnement financier qui soit davantage en faveur de la famille sur notre continent.
     
    A l’occasion de la prochaine réunion du Conseil de Présidence de la FAFCE, le 6 novembre prochain, à Bruxelles, nous accueillerons le Cardinal Kevin Farrell, Préfet du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, qui prononcera un discours lors d’une conférence de haut niveau au Parlement Européen sur “La famille: écosystème pour la vie culturelle en Europe”, dans le cadre de l’année européenne du patrimoine culturel.
     
    Mais, avant tout cela, nous irons à Dublin, pour la Rencontre Mondiale des Familles (21-26 août). La FAFCE sera activement présente avec un stand et une intervention. Nous croyons fortement dans l’importance de ce rassemblement pour annoncer la beauté de la famille, et nous estimons la valeur prophétique du choix du Pape François de l’organiser dans un pays blessé par une série de changements législatifs historiques, dénaturant l’institution du mariage civil en 2015 et, en mai dernier, abrogeant le droit à la vie des enfants à naître.
     
    En amont de tous ces défis, nous ne pouvons pas éviter d’évoquer le combat spirituel qui est très grand et qui fait parti d’un plan mystérieux: c’est pourquoi nous avons décidé de répondre à l’appel du Pape François pour une intention universelle de prière pour le mois d’août, une intention qui est très proche du travail de notre Fédération: "Pour que les décisions économiques et politiques protègent les familles comme trésor de l’humanité". Puis-je vous rappeler, aussi, qu’une sainte messe est célébrée chaque matin au sanctuaire de Jasna Gora pour toutes nos familles, grâce à nos amis polonais.
     
    Toutes nos activités ne seraient pas possibles sans votre soutien dans la prière. Il s’agit là d’une première manière de rejoindre nos efforts. Si vous le désirez vous pouvez aussi nous soutenir financièrement, ainsi que par un engagement auprès de votre association locale ou par la création d’une nouvelle association si celle-ci n’existe pas déjà dans votre région.
     
    Nous sommes d’avance reconnaissants pour votre soutien à notre travail, qui consiste à défendre une “participation active et responsable de la famille dans les sphères culturelles, sociales et politiques” et promouvoir “des politiques familiales adéquates qui protègent et soutiennent les fonctions de la famille et ses droits”, comme l’a déclaré le Pape François le 16 juin 2018, célébrant le 25ème anniversaire du Forum delle Famiglie, principal membre italien de la FAFCE.
     
    Très cordialement, 
     
    Antoine Renard
    Président
  • Attaquées, les Missionnaires de la Charité (Mère Teresa) répondent à leurs détracteurs

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    De Cyprien Viet sur Vatican News :

    Inde: les Missionnaires de la Charité répondent à leurs détracteurs

    Suite à l’arrestation d’une religieuse membre des Missionnaires de la Charité dans une affaire d’adoption illégale, tous les foyers gérés par cette congrégation fondée par Mère Teresa en 1950 font l’objet d’une inspection de la part de l’administration indienne. La supérieure générale, sœur Mary Prema, a diffusé hier un communiqué pour répondre aux détracteurs de la communauté.

    Cyprien Viet - Cité du Vatican

    La supérieure générale des Missionnaires de la Charité dénonce notamment les «mythes» et les «fausses informations» diffusées au sujet de cette affaire, et s’étonne du zèle de l’administration indienne, tout en exprimant sa confiance dans les lois et les tribunaux du pays. Les sœurs sont «profondément attristées» par l’affaire survenue dans un foyer géré par la Congrégation à Ranchi, au nord-est du pays, et expriment de façon irréfutable «leur condamnation pour des actions individuelles qui n’ont rien à voir avec la Congrégation des Missionnaires de la Charité». Elles affirment leur pleine collaboration avec les enquêteurs et se disent ouvertes à toute enquête libre, équilibrée et juste.

    Sœur Mary Prema détaille les circonstances de cette étrange et complexe affaire. La religieuse et l’employée laïque impliquées, qui avaient toujours effectué en apparence un travail sérieux au sein de ce foyer pour mères célibataires, ont été arrêtées deux mois après la naissance, en mai dernier, d’un enfant qui devait être confié au CWC (Child Welfare Committee, le Comité de Protection de l’Enfance, organisme indien chargé des enfants abandonnés), mais qui ne l’a pas été en pratique. Selon la presse indienne, cet enfant aurait été vendu à un couple, et d’autres affaires sont en cours d’examen car les registres seraient incomplets. Le sujet est très sensible en Inde, où les adoptions illégales représenteraient près de 90 000 enfants par an. Mais cette affaire s’inscrit aussi dans un climat de durcissement politique de la part du parti nationaliste hindou au pouvoir, ce qui peut sembler ouvrir la voie à une instrumentalisation de cette affaire afin d’affaiblir cette congrégation et donc, à travers elle, l’Église catholique tout entière.

    La supérieure générale des Missionnaires de la Charité dénonce la brutalité des méthodes de la police qui lors de la perquisition du 6 juillet, a provoqué la saisie de 22 enfants par le CWC, parmi lesquels un nouveau-né d’à peine un mois. L’un de ces enfants est tombé gravement malade suite à ce raid et il est actuellement hospitalisé en soins intensifs. Sœur Mary Prema exprime sa peine et son étonnement face aux méthodes du CWC, un organisme  public qui considérait pourtant deux semaines auparavant ce foyer comme «un excellent environnement pour le soin des enfants». Elle rappelle plus globalement l’action des plus de 5000 religieuses membres de cette Congrégation, qui s’engagent à «continuer leur service pour les plus pauvres des pauvres avec cœur et à titre gratuit, en servant les personnes vulnérables et dans le besoin», malgré toutes les critiques sans précédent qu’elles affrontent actuellement.

  • Vient de paraître : le magazine trimestriel « Vérité et Espérance-Pâque Nouvelle », n° 107, été 2018

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    Le magazine trimestriel « Vérité & Espérance – Pâque Nouvelle » édité par l’association « Sursum Corda » (responsable de l'église du Saint-Sacrement à Liège) a publié sa livraison de l’été 2018. Tiré à 4.000 exemplaires, ce magazine abondamment illustré parcourt pour vous l’actualité religieuse et vous livre quelques sujets de méditation.Les articles mentionnés en bleu sont disponibles sur le blog de l'église du Saint-Sacrement (cliquez sur les titres ci-dessous pour y accéder).

    Au sommaire de ce numéro n° 107 (été 2018) : 

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    La Fête-Dieu 2018 à Liège

    Fête-Dieu : l’office primitif

    La réception de l’Eucharistie à travers le temps

    A contretemps : bioéthique, spiritualité, scientisme

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    Rome et le monde : 

    Pape François : quel bilan pour cinq années de pontificat ?

    Qui peut communier ?

    L’accès des conjoints luthériens allemands à la communion sacramentelle

    Célibat sacerdotal en péril : le cardinal Sarah monte au créneau

    Efflorescence du catholicisme en Afrique

    Belgique :

    Avortement : encore plus permissif ?

    Vers une reconnaissance symbolique des couples homosexuels par l’Eglise ?

    Un attentat « islamiste » au Boulevard d’Avroy à Liège

     

    Secrétaires de Rédaction : Jean-Paul Schyns et Ghislain Lahaye

    Editeur responsable: SURSUM CORDA a.s.b.l. ,

    Rue Vinâve d’île, 20 bte 64 à B- 4000 LIEGE.

     

    La revue est disponible gratuitement sur simple demande :

    Tél. 04.344.10.89  e-mail : sursumcorda@skynet.be 

    Les dons de soutien à la revue sont reçus  avec gratitude au compte IBAN:

     BE58 0016 3718 3679   BIC: GEBABEBB de Vérité et Espérance 3000, 

    B-4000 Liège

     JPSC