De Radio Vatican :
L'OSCE se penche sur les discriminations envers les chrétiens
(RV) Le sort des chrétiens au cœur des réflexions de l’OSCE. L’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe organise aujourd’hui à Vienne la seconde conférence internationale sur la prévention et la répression de l’intolérance, de la discrimination et des crimes de haine contre les chrétiens. Des délégations de cinquante-sept pays dont le Saint-Siège sont présents, ainsi que de nombreuses organisations non gouvernementales.
La première rencontre de ce genre s’était déroulée à Rome en septembre 2011 à l’initiative de Massimo Introvigne, sociologue italien. C’est lui qui a ouvert les travaux de cette nouvelle conférence. Il a rappelé le mécanisme qui porte de l’intolérance aux crimes. « Un groupe religieux ou ethnique est d’abord ridiculisé ou victime de diffamation et d’intolérance, qui est un fait culturel. Il est donc discriminé par les lois et les règlements administratifs. A la fin, on arrive à de vrais crimes de haine et aux persécutions et certains, ou tant, le paient de leur vie ».
Liberté d'expression, à manier avec précaution
Le sociologue a également abordé la question délicate de la liberté d’expression et n’a pas hésité à parler du cas de Charlie Hebdo qui « a dramatiquement reposé ce problème. Il faut condamner fermement les terroristes assassins et en même temps, il faut réfléchir sereinement pour savoir si certains dessins publiés par l’hebdomadaire français n’étaient pas de leur côté intolérants ».
Concernant la discrimination, Massimo Introvigne a critiqué la Cour européenne des droits de l’Homme de Strasbourg, qui, selon lui, protège à la fois les droits des chrétiens et considère la liberté religieuse comme moins importante des autres droits, en niant, par exemple, aux fonctionnaires communaux chrétiens le droit à l’objection de conscience et de ne pas célébrer les unions entre personnes du même sexe.
Le chercheur a enfin rappelé à l’assistance que les crimes de haine contre les chrétiens ne concernent pas que l’Afrique et l’Asie mais qu’il y en a aussi en Europe : agressions, profanations d’églises, statues décapitées ou détruites. Pour éviter d’en arriver à telles extrémités, le sociologue a souligné que le dialogue entre les religions, avec les non-croyants et les gouvernants est une des clés pour éviter la spirale de l’intolérance qui porte inévitablement à la violence.
De
« La Chine est le pays de tous les paradoxes. Si le capitalisme (principalement étatique mais pas seulement) s’y développe, tout cela se marie avec le maintien d’un matraquage idéologique de type communiste. À cet égard, la Chine est peut-être la preuve que libéralisme et communisme sont finalement deux frères jumeaux qui communient au même matérialisme. La situation de l’Église en Chine est là pour nous rappeler que le communisme garde cette empreinte totalitaire qui fut celle de l’Union soviétique. Pour évoquer cette situation, nous avons interrogé le cardinal Joseph Zen, évêque émérite de Hong Kong. Originaire de Shangaï, il gagne Hong Kong en 1948 pour rejoindre le noviciat salésien. Ordonné prêtre en 1961, il est sacré évêque en 1996. Il est élevé au cardinalat par Benoît XVI en 2006 (photo). Le cardinal Zen est un observateur attentif et engagé de la situation de l’Église en Chine et à Hong Kong :