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Politique - Page 549

  • D'après François, l'homme est capable de dévaster la Création, la vie, les cultures, les valeurs, l'espoir...

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    Source : Radio Vatican

    Le Pape met en garde contre « l'industrie de la destruction et la culture du déchet »

    L’homme est « capable de dévaster la Création, la vie, les cultures, les valeurs, l’espoir ». Les paroles cinglantes du Pape, dans son homélie lors de la messe de la solennité de la Toussaint, samedi au cimetière romain du Verano. Mais « l’amour et la force du Seigneur » permettent « d’arrêter cette folle course de destruction ».

    Mêmes les destructions lors des guerres du siècle passée ne sont « rien » comparées « à ce qui se passe aujourd’hui », a lancé François, en se rappelant de photographies vieilles de 71 ans vues un peu plus tôt en sacristie. Celles-ci rappellent le bombardement de Rome qui a frappé également le quartier dans lequel se situe le cimetière du Verano, à Rome.

    « L’homme se prend pour Dieu, se croit le Roi », a poursuivi le Souverain Pontife, se référant aux « guerres qui se poursuivent ». Cette « industrie de la destruction », selon la description du Saint-Père, écarte aussi les « enfants, les anciens, les jeunes sans travail », cette dévastation ayant produit une « culture du déchet ».

    Au Pape François alors de monter d’un ton : « cela se passe ici, aujourd’hui. Il semble que ces personnes ne comptent pas, qu’elles appartiennent à une autre espèce, qu’elles ne sont pas humaines. Elles demandent le salut, la paix, du pain, du travail ». Evoquant l'hiver qui arrive, il a aussi dénoncé les épreuves qui attendent les diverses populations dans les zones de conflit.

    Ces hommes, femmes et enfants sont autant de « saints inconnus », auxquels le pape a invité à penser. Il a enfin invité les fidèles à regarder vers Dieu, « l’espoir ». « L’espoir qu’il ait pitié de Son peuple, de ces personnes écartées », mais aussi « des destructeurs ». Ainsi, la « sainteté de l’Eglise va de l’avant : avec ces personnes, avec nous qui verrons Dieu comme Lui est ».

    « Quel doit être notre comportement si nous voulons entrer dans ce peuple et cheminer vers le Père, dans ce monde de dévastation, de guerre, de tribulations ? », a alors demandé le Souverain Pontife. La réponse se trouve dans l’Evangile : celui des Béatitudes. « Seul ce cheminement nous portera à la rencontre avec Dieu, nous sauvera de la destruction, de la dévastation de la Terre, de la Création, de la morale, de l’Histoire, de la famille, de tout ».

    Mais le Pape nous rappelle que cela nous fera passer par de difficiles moments, qu’il nous apportera des problèmes, des persécutions. « Mais seul ce cheminement nous portera de l’avant, a insisté François. Ainsi, ce peuple qui souffre tant aujourd’hui à cause de l’égoïsme de nos frères dévastateurs va de l’avant avec les Béatitudes, avec l’espoir de trouver Dieu, avec l’espoir de devenir saint, en ce moment de la rencontre définitive avec Lui ».

  • Union des étudiants catholiques de Liège : prochain lunch-débat à l’ULg le lundi 24 novembre 2014 à 18h00 sur "Moyen Orient et persécution religieuse"

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    S’informer ou  

    s’inscrire au lunch-débat (obligatoire 3 jours ouvrables à l'avance):

    tél 04.344.10.89

    ou sur notre site ici :

    MOYEN-ORIENT ET PERSÉCUTION RELIGIEUSE

  • Fin de vie, euthanasie, suicide assisté, soins palliatifs : le parler clair d'un évêque

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    Fin de vie (France) : audition de Mgr Pierre d'Ornellas, évêque de Rennes, par des députés le 1er octobre (source)

    Dans le cadre d’une future révision de la loi sur la fin de vie, Mgr Pierre d’Ornellas a été auditionné le 1er octobre par les députés Jean Leonetti et Alain Claeys. Voici le texte de son intervention.

    Parler de la fin de vie, c’est inévitablement évoquer notre regard sur l’homme et sa finitude, sur sa commune fragilité face à la mort. Regard d’autant plus aiguisé qu’il se porte sur des personnes en situation de vulnérabilité et de souffrance, situation qui appelle une empathie guidée par la sagesse et la bienveillance. Regard d’autant plus averti que la personne en fin de vie et la personne soignante, comme le législateur et le prêtre, ont en commun d’être situées face à la mort, et plus précisément face à leur propre mort. Une fraternité lie les hommes dans leur commune humanité marquée par la finitude.

    En commençant, je tiens à rendre hommage à tous ceux et toutes celles qui accompagnent leurs frères et sœurs en humanité, fragilisés et en fin de vie, de telle sorte qu’ils soient « dans le confort ». Les situations qu’ils rencontrent les tiennent de façon modeste face et avec ces personnes en fin de vie. L’accompagnement qu’ils réussissent à mener en équipe les renforce dans leur conviction que leur tâche est belle et qu’il vaut la peine qu’elle soit davantage connue et reconnue.

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  • Cynisme et barbarie accompagnent l'élan irrésistible du Boko Haram

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    Lu sur le site du Monde (Jean-Philippe Rémy) :

    L’onde de choc des conquêtes de Boko Haram

    La peur dans son corps, la douleur dans ses membres, dit-elle, « refusent de la quitter ». Mais cette jeune femme originaire du sud du pays, chrétienne, réalise peu à peu à quoi elle a réussi à échapper en parvenant à s’évader de Mubi, la ville du nord-est du Nigeria prise par les hommes de Boko Haram mercredi. Jointe au téléphone à son arrivée à Yola, capitale de l’Etat nigérian d’Adamawa, elle raconte la journée passée dans la ville sous contrôle de Boko Haram : « Ils ont commencé à faire du porte à porte dans le quartier (proche de l’université de l’Etat où des centaines d’étudiant ont été pris au piège). Ils criaient, donnaient des ordres. Ils disaient aux hommes et aux femmes de se séparer. Ils voulaient que les chrétiens se convertissent tout de suite (à l’islam). On entendait des coups de feu, des cris. Ils se sont arrêtés à la nuit. » A l’aube, elle a pris la route, « avec juste mon pantalon, ma chemise et mes chaussures aux pieds. » Il a fallu marcher des heures, se cacher, éviter les patrouilles de Boko Haram aux alentour de la ville où ils se sont matérialisés en force.

    Au terme d’une marche forcée, elle a réussi à atteindre un village et à y louer à prix d’or les services d’un moto-taxi, qui l’a emmenée jusqu’à Gombi, à cinquante kilomètres de Mubi. C’est là que l’essentiel des militaires en fuite se trouvent à présent, dans une « désorganisation stupéfiante » selon une source sur place. Le premier réflexe des soldats a été d’y renforcer… les nombreux check points qui paralysent un peu plus la circulation des personnes déplacées. Et où le racket prospère. Une bonne source analyse : « Si Boko Haram attaque Gombi, ils prendront cette ville sans la moindre difficulté. »

    Boko Haram nie tout accord de cessez-le-feu et de libération des otages. Dans une vidéo obtenue hier par l'AFP, le groupe islamiste accuse les autorités nigérianes de mensonge alors que ces dernières avaient annoncé, mi-octobre, avoir conclu un accord avec Boko Haram. Le chef du groupe islamiste, Abubakar Shekau, affirme aussi que les 219 lycéennes enlevées en avril dernier à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, ont toutes été converties à l'islam et mariées. C'est la première fois qu'il évoque leur sort, même si l'on ignore où et quand la vidéo a été tournée. Selon un rapport de Human Rights Watch publié cette semaine, Boko Haram détiendrait plus de 500 femmes et jeunes filles. Shekau dit aussi détenir un ressortissant allemand enlevé en juillet également dans le nord-est. Le gouvernement nigérian continue de son côté à affirmer que des pourparlers sont en cours au Tchad voisin.

    Lire la suite sur le site du Monde

  • BXL, 11 novembre : De l'aube au crépuscule de la vie, avec Jean-Marie Le Méné

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  • Moscou, 30 octobre : commémoration des victimes de la "terreur rouge" et des répressions

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    Lu sur orthodoxie.com :

    Le 30 octobre a lieu la commémoration des victimes de la « terreur rouge » et des répressions au « Polygone de Boutovo » à Moscou

    La manifestation « Voix de la mémoire » se déroule au « Polygone de Boutovo » à Moscou, le 30 octobre, jour de la mémoire des victimes de la « terreur rouge » et des répressions. Un office de requiem est d’abord célébré en l’église des Néomartyrs et Confesseurs de Russie, située sur le « polygone ». La manifestation se déroule ensuite sur le territoire des inhumations. C’est là que sont lus les noms de ceux qui ont péri à Boutovo, ces noms étant conformes aux « listes des fusillés » établies par le NKVD le jour de l’exécution des peines, tandis que les photographies des victimes sont projetées sur un écran. Ceux qui le souhaitent peuvent déposer des fleurs ou allumer des cierges sur les monticules des fosses funéraires. Prennent part à la manifestation les parents des victimes, les représentants des communautés religieuses de Moscou, les organismes publics, des artistes et hommes de science. L’ancien « polygone » du NKVD à Boutovo est connu comme l’un des lieux d’exécutions massives et d’inhumation des victimes des répressions entre 1930 et 1950. Pendant la seule période « de la grande terreur », du mois d’août 1937 jusqu’à octobre 1938, 20.765 personnes ont été fusillées, principalement des habitants de Moscou et de sa banlieue. Ces victimes étaient de 70 nationalités, de toutes les religions et couches sociales, mais leur majorité était constituée d’ouvriers et paysans orthodoxes russes. Le « polygone » de Boutovo est unique en Russie par le nombre de saints canonisés, dont les reliques reposent au même endroit. Actuellement, les noms d’un grand nombre de prêtres et personnes proches de l’Église ont été établis, lesquels ont été fusillés et dont la plupart ont été canonisés. Le métropolite de Saint-Pétersbourg Séraphim a été le premier canonisé par l’Église orthodoxe russe en 1997, et il est le premier saint de la synaxe des Néomartyrs de Boutovo. En 2004 a été posée la première pierre de l’église dédiée aux néomartyrs et confesseurs de Russie. Sa construction a été achevée au printemps de 2007. À la cérémonie de dédicace de l’église prirent part les défunts patriarche Alexis II et le primat de l’Église orthodoxe russe à l’étranger, le métropolite Laur. En 2002, à l’initiative des paroissiens de l’église des Néomartyrs et Confesseurs de Russie à Boutovo, le centre mémorial « Boutovo » a été créé pour coordonner les efforts des organisations gouvernementales, religieuses et autres, afin de créer un complexe mémorial sur ce site.

  • Nigeria : le sort que le Boko Haram réserve aux adolescentes prises en otages

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    Nigeria : les femmes enlevées par Boko Haram forcées de commettre des attentats (source)

    Les femmes et les jeunes filles enlevées par Boko Haram au Nigeria sont utilisées "en première ligne" lors des combats menés par le groupe terroriste, dénonce ce lundi l’ONG de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW).

    Que deviennent les femmes et jeunes filles enlevées par le groupe terroriste Boko Haram ? Human Rights Watch répon en partie à cette question dans son dernier rapport. Selon l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch, les femmes et les jeunes filles enlevées par Boko Haram au Nigeria sont utilisées « en première ligne lors des combats menés par le groupe islamiste ». L’ONG, qui compile plusieurs dizaines de témoignages d’ex-otages, fait état des nombreuses séquelles physiques et psychologiques dont souffrent celles qui sont libérées. 

    Selon Human Rights Watch, ce rapport intervient au moment où trente adolescents, garçons et filles, dont les plus jeunes ont 11 ans, ont été enlevés, ce weekend, dans l’Etat de Borno, épicentre de l’insurrection islamiste, dans le Nord-Est. La semaine précédente, soixante autres filles et jeunes femmes ont été enlevées à Wagga et Gwarta, deux autres villes du sud de cet Etat. Ces deux enlèvements ont jeté de nouveaux doutes sur l’accord de cessez-le-feu que les autorités nigérianes ont annoncé avoir conclu, mi-octobre, avec Boko Haram, et qui prévoyait notamment la libération des 219 lycéennes enlevées à Chibok en avril et toujours aux mains des islamistes.Dans le rapport de HRW, une jeune fille de 19 ans retenue trois mois en otage par Boko Haram l’année dernière dit avoir été forcée de participer à des attaques islamistes. « On m’a demandé de porter les munitions et de m’allonger dans l’herbe pendant qu’ils se battaient. Ils venaient s’approvisionner en munitions, au cours de la journée, alors que les combats se poursuivaient », a-t-elle raconté. « Quand les forces de sécurité sont arrivées sur place et qu’elles se sont mises à nous tirer dessus, je suis tombée par terre, de peur. Les insurgés m’ont alors trainée sur le sol, en s’enfuyant vers le camp »". L’ex-otage raconte aussi reçu l’ordre d’égorger un des membres d’une milice privée capturé par Boko Haram, à l’aide d’un couteau. « Je tremblais, horrifiée, et je n’ai pas pu le faire. La femme du chef du camp a alors pris le couteau et elle l’a tué », ajoute-t-elle. D’après l’ONG, une série d’attentats-suicides ont été menés par des femmes, parfois très jeunes, plus tôt cette année, et certains s’étaient demandé si ces femmes pouvaient être des otages de Boko Haram. Rien ne permet cependant de prouver, pour l’instant, que les femmes-martyrs étaient des otages et non des combattantes volontaires.D’ailleurs en juillet, une petite fille de 10 ans avait aussi été arrêtée dans l’Etat de Katsina, dans le nord-ouest du Nigeria, avec une ceinture d’explosifs autour de la taille.

  • Le Pays du Mal

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    Vient de paraître

     

    unnamed (1).jpgLE PAYS DU MAL

     

    Otages du djihad en Syrie, 152 jours

    Pierre PICCININ da PRATA,

    Domenico Quirico

    Historien et politologue, enseignant et reporter de guerre, spécialiste du monde arabo-musulman, Pierre Piccinin da Prata a couvert les terrains de toutes les révolutions du Printemps arabe. D'avril à septembre 2013, il a été retenu en otage par les Brigades islamistes al-Farouk, avec l'envoyé spécial du quotidien italien La Stampa, Domenico Quirico. Ce sont cinq mois de souffrances, de colère, d'enfermement à travers les villes en ruines et les campagnes ravagées que les auteurs nous livrent dans ce témoignage.

    EAN : 9782343040110 • 220 pages 
    Prix éditeur : 20 € 
    Voir la fiche de ce livre

    Pierre Piccinin da Prata, historien et politologue, enseignant et reporter de guerre, spécialiste du monde arabo-musulman, a couvert les terrains de toutes les révolutions du Printemps arabe. Il a effectué neuf voyages en Syrie, depuis le début des troubles, et, en mai 2012, il a été arrêté par les services secrets du régime et torturé dans leurs prisons de Homs et de Damas. Il collabore à plusieurs quotidiens et revues. Depuis mai 2014, il est rédacteur en chef du mensuel électroniqueLe Courrier du Maghreb et de l’Orient. Aux Éditions L’Harmattan, il a déjà publié La Batailled’Alep (chroniques de la révolution syrienne) et Tunisie,du triomphe au naufrage (entretiens avec le PrésidentMoncef Marzouki).

    Domenico Quirico est journaliste, grand-reporter à La Stampa. Il a couvert les principaux événements de ces vingtdernières années en Afrique, de la Somalie au Congo, duRwanda au Printemps arabe. Il a reçu les prix Cutuli etPremiolino du journalisme italien. Il a accompagné PierrePiccinin da Prata en Syrie durant cinq de ses voyages. Il estl’auteur de Primavera araba, aux Éditions Bollati Boringheri.

    Le 6 avril 2013, Pierre Piccinin da Prata et Domenico Quirico s’engagent sur un sentier escarpé qui serpente entre les rochers et les cerisiers en fleurs accrochés sur les contreforts des montagnes de l’Anti-Liban. À leur passage, les pétales blancs se détachent des arbres et virevoltent dans le vent encore frais du printemps. Après quelques heures, ils pénètrent dans la Syrie en guerre.
     
    Deux jours plus tard, alors qu’ils quittent la ville assiégée d’al-Qousseyr, les rebelles de l’Armée syrienne libre qui les escortent les livrent à un groupe de djihadistes, qui les entraînent vers leur pick-up en hurlant et en tirant en l’air des rafales de kalachnikov. Commencent alors 152 jours de souffrances et de colère, d’enfermement, d’aventures angoissantes, à travers les villes en ruines, les campagnes ravagées, dans le sang et le désespoir. Marches forcées, tentatives d’évasion, punitions, humiliations, rencontres aussi. Ce sont cinq mois d’une Odyssée extraordinaire et terrifiante. Celle de deux Occidentaux emportés dans le conflit syrien, de deux Chrétiens perdus en terre d’islam, où domine le dégoût, celui d’appartenir au genre humain…
  • Obama aurait soutenu la politique de l'enfant unique en Chine

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    Lu sur C-FAM (Wendy Wright) :

    Un député accuse Obama d’avoir collaboré à la politique chinoise de l’enfant unique

    NEW YORK, 24 octobre (C-Fam) Des photos de mères et de leurs enfants avortés de force inondent internet. Les employés du Planning familial soutirent à des familles paysannes des amendes démesurées. Un avocat est torturé et condamné à réclusion pour avoir défendu des mères contre l’IVG forcée. Zhang Yimou, un célèbre réalisateur chinois a dû payer une amende de 1,24 millions de dollars pour avoir eu plus d’enfant qu’il ne lui est permis.

    Ces six dernières années, les preuves de la mise en œuvre brutale de la politique chinoise de l’enfant unique s’accumulent. Et pour couronner le tout, un député vient d’accuser Barack Obama d’avoir enfreint le droit américain en offrant assistance à la Chine dans la mise en œuvre des avortements forcés.

    Barack Obama a octroyé 227$ millions à une agence de l’Onu qui facilite la mise en œuvre de la politique de l’enfant unique, et offre des visas à des dirigeants chinois impliqués dans les avortements forcés, a déclaré le député républicain à la Chambre des représentants, Chris Smith.

    Les Etats-Unis interdisent tout financement fédéral d’organisations complices de la politique chinoise des avortements et stérilisations forcés, et exclut de son territoire les étrangers impliqués dans sa mise en œuvre. « Seuls quelques-uns de ces criminels se sont vus refuser leurs visas », a déclaré Chris Smith.

    Dans un discours de la semaine dernière, ce dernier a livré une longue liste d’abus perpétrés par la Chine, et expliqué comment le gouvernement Obama y avait participé.

    Les peines sévères imposées par la Chine à quiconque conçoit un enfant sans permission du gouvernement vont de l’enlèvement, l’avortement forcé, la réclusion, la perte d’emploi, la destruction du foyer, à des amendes s’élevant jusqu’à dix fois le salaire annuel des parents.

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  • Retour sur le procès en appel d'Asia Bibi

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    Du site de Portes Ouvertes :

    Pakistan : le curieux procès d’Asia Bibi

    Retour sur le procès en appel d’Asia Bibi qui a duré quatre longues heures et qui en dit long sur les conséquences désastreuses de la loi anti-blasphème au Pakistan.

     

    141022FR300x200.jpgDepuis 2009, Asia Bibi croupit en prison, dépassée par une histoire aux proportions aussi absurdes que vertigineuses. La première femme condamnée à mort du Pakistan (en 2010) a vu la semaine dernière sa peine confirmée au nom de la loi sur le blasphème. Pendant son procès en appel, le 16 octobre dernier, durant quatre heures, Naeem Shakir, l’avocat d’Asia Bibi, n’a cessé de démontrer les failles de l’accusation.

     

    Asia Bibi : victime de la discrimination

    Conscient des risques qu’il prenait face à l’accusation représentée par des spécialistes de la loi coranique, Naeem Shakir s’est courageusement lancé dans la défense d’Asia Bibi, dénonçant la discrimination des chrétiens, considérés comme « intouchables » dans le système de castes (hérité de l’époque où le Pakistan faisait partie, avec l’Inde, de l'Empire colonial britannique).

     

    Asia Bibi : victime de la crainte des juges

    L’avocat a même osé interpeller la Cour sur le danger de considérer l’affaire d’un point de vue religieux, sachant que la crainte de représailles des extrémistes pèse sur la décision des juges. Personne n’a oublié l’assassinat du gouverneur Salmaan Taseer et de Shahbaz Bhatti qui avaient soutenu Asia Bibi en 2010.

    Cette crainte des représailles explique que même devant la pertinence des arguments avancés pour la défense d’Asia Bibi, les juges ont confirmé la peine capitale. Pourtant, même le superintendant de la police, qui a instruit le dossierd’Asia Bibi, a attesté qu’à l’origine, la dispute concernait l’eau à boire et non le prophète de l’islam ou le Coran.

     

    Asia Bibi : victime de la peur de blasphémer

    Pendant le procès, personne n’a osé répéter les paroles prononcées le jour de l’altercation entre Asia Bibi et ses deux accusatrices… par crainte d’être accusé de blasphème ! L’avocat Naeem Shakir a donc posé la question : « Quelle est la vraie nature de ces mots, lorsque des musulmanes ont refusé l’eau que leur offrait Asia Bibi, chrétienne et par conséquent impure ? »

    Naeem n’a pas obtenu de réponse : les deux accusatrices d’Asia Bibi, (Mafia Bibi et Asma Bibi) étaient absentes et Naeem Shakir a déploré que la discussion ait porté sur le blasphème au détriment de leur témoignage direct.

     

    Asia Bibi : bientôt devant la Cour Suprême ?

    Les avocats d’Asia Bibi se lancent maintenant dans un ultime recours auprès de la Cour Suprême du Pakistan. L’espoir demeure pour Asia, dont la sécurité a été renforcée dans sa prison (sa tête est mise à prix depuis 2010), comme pour son mari Ashiq Masih et leurs trois enfants qui vivent cachés dans une autre ville.

    Signer la pétition de l'ACAT : 

    http://www.acatfrance.fr/action/condamnation-a_mort_confirmee_pour_asia_bibi

  • Soutenir Asia Bibi ? Oui, mais pas n'importe comment...

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    De LibertéPolitique.com :

    Comment soutenir Asia Bibi ?

    Que penser de la manifestation de soutien à Asia Bibi, organisée ce jeudi 23 octobre à 19h devant l'Ambassade du Pakistan ? La journaliste Anne-Isabelle Tollet, co-auteur avec Asia Bibi du livre témoignage Blasphème (Oh ! éditions, 2011 [1]), y est opposée : l’opposition frontale des chrétiens, c’est de l’huile sur le feu.

    Anne-Isabelle Tollet est spécialisée depuis 2007 dans les zones sensibles comme l’Afghanistan et le Pakistan où elle a vécu trois ans. Invitée le 22 octobre par Élodie Dambricourt dans son émission « Ecclesia Magazine » sur Radio Notre-Dame, elle s’inquiète des initiatives commises par ceux qui défendent maladroitement Asia Bibi, la pakistanaise catholique accusée de blasphème, emprisonnée depuis juin 2009 et condamnée à mort le 8 novembre 2010. « Il faut crier habilement » assène le grand reporter.

    Règlement de compte

    Rappelons qu'Asia Bibi, la pakistanaise catholique accusée de blasphème et emprisonnée depuis juin 2009 a été condamnée à mort le 8 novembre 2010. Son recours en appel vient d'être rejeté le 16 octobre dernier par la Haute Cour de Lahore. 

    L'émission éclaircit l'affaire : Asia Bibi n'est pas d'abord condamnée parce qu’elle est chrétienne. Les musulmans vivent en effet de manière plus aiguë encore cette loi du blasphème, loi utilisée la plupart du temps pour régler des comptes. On en aurait donc trop fait d'un point de vue catholique pour Asia Bibi.

    Dès lors que les catholiques ont pris sa défense, les choses se sont braquées, crispées, parce que ressenties comme « ingérence religieuse au sein de cette république islamique ». La manifestation annoncée de ce jeudi 23 octobre s'apparente de ce fait à une « récupération » contre-productive. Elle « renforce l'antagonisme chrétiens/musulmans ». Le couperet tombe, fait mal à entendre : « Si l'on veut qu'Asia Bibi soit pendue dès ce soir, il faut continuer comme cela ! »

    Demander dans les formes la grâce présidentielle

    La solution envisagée, propose Anne-Isabelle Tollet, c’est que la communauté internationale demande la clémence, la grâce présidentielle avec l'argumentaire suivant : Asia Bibi a été maladroite, mais cela ne mérite pas la condamnation à mort. Elle a déjà purgé une peine de prison de cinq ans dans des conditions épouvantables. La voie, c'est donc de demander la clémence pour elle. Dire au gouvernement pakistanais : Lui éviter la pendaison, ce serait faire honneur à votre pays.

    >Anne-Isabelle Tollet qui a par ailleurs écrit à Angélina Jolie et au récent Prix Nobel de la Paix Malala Yousafzai, annonce un rassemblement avec des ONG laïques au parvis des Droits de l'Homme le 26 octobre prochain. H.B.

     Réécouter l'émission : cliquer sur ce lien.

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    [1]. Les droits d'auteurs du livre sont reversés pour l'organisation de la défense d'Asia Bibi.

  • Qu'en est-il de la Gestation pour Autrui (GPA) en Belgique ?

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    Le Bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique répond à cette question :

    Interdite en France, la GPA est une réalité en Belgique

    Peu encline à mener une réflexion approfondie sur le bien-fondé de certaines pratiques, la société belge en général, et le législateur en particulier, ont tendance à faire preuve de « pragmatisme » en encadrant les transgressions. Ainsi en est-il de la gestation pour autrui.

    En 2007, une loi a fixé, sans grand bruit, les conditions éthiques d’accès à la PMAn’abordant pas la question de la gestation pour autrui. Aujourd’hui, les mentalités ont changé. La société belge semble « mûre » pour accepter la pratique des « mères porteuses ».

    Quatre hôpitaux belges la pratiquent déjà : le Centre Hospitalier Régional de la Citadelle à Liège, les hôpitaux universitaires de Gand et d’Anvers et l’hôpital Saint-Pierre à Bruxelles. Ils mettent toutefois en garde les demandeurs quant au fait qu’il est prudent de se faire conseiller par un bon avocat au cas où les choses tourneraient mal.

    Les 4 hôpitaux concernés accèdent aux demandes de GPA dans des cas bien précis et sous des conditions présentées comme très strictes. La femme n’a pas d’utérus, ou celui-ci est  non fonctionnel, ou la santé de la femme est incompatible avec une grossesse. La limite d’âge pour la mère intentionnelle (qui ne porte pas l’enfant) est celle de la fécondation in vitro (FIV), à savoir 43 ans. Quant à la mère porteuse, elle doit avoir moins de 40 ans. L’ovocyte est celui de la femme intentionnelle et non celui de la femme porteuse de sorte que celle-ci n’est pas la mère génétique de l’enfant. Cela serait ainsi plus facile pour celle-ci d’abandonner l’enfant et de le laisser adopter par le couple intentionnel.

    C’est ce qu’explique le Dr Petra De Sutter, de l’hôpital de Gand lors d’une interview pour la RTBF.

    Un accompagnement psychologique est bien sûr mis en place. Il est souligné dans cet entretien à la RTBF que « le but est aussi d’éviter toute commercialisation. Quand il y a gestation pour autrui en Belgique, l’acte n’est jamais rémunéré et concerne uniquement des belges. On évite ainsi le tourisme des mères porteuses. »
    Entre 5 à 10 nouveau-nés voient ainsi le jour chaque année à l’hôpital de Gand. Depuis 3 ans, la GPA est aussi offerte aux couples homosexuels masculins.

    A ce sujet, Action pour la Famille communique :

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