Du sismografo :
Un tiers des Suisses se dit «sans religion»
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Du sismografo :
Un tiers des Suisses se dit «sans religion»
De Tommaso Scandroglio sur la Nuova Bussola Quotidiana :
"Plus aucun sexe, nous sommes belges". Voici le nihilisme à l'état civil
19-06-2023
A la demande de la Cour constitutionnelle, le Parlement belge adopte une loi qui permettra à une personne de changer légalement de sexe quand elle le souhaite, sur simple demande. Et à l'horizon, une proposition visant à abolir l'indication du sexe sur les documents officiels afin de ne pas discriminer les personnes non binaires. Et nous sommes toujours en route vers le but ultime : l'effacement de l'identité personnelle, l'élimination de la nature humaine.
En Belgique, une loi sur le "changement de sexe" était en vigueur depuis 2017 et semblait en avance sur son temps. Pour une rectification sexuelle, une auto-déclaration à l'état civil suffisait sans passer par le chirurgien, l'endocrinologue pour les hormones, ou le psychologue. Toutefois, l'approbation du tribunal de la famille était requise.
Mais cette règle a semblé un peu désuète à la Cour constitutionnelle, qui a donc demandé au Parlement de la modifier. Vincent Van Quickenborne, ministre de la Justice, et Marie-Colline Leroy, secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, ont donc proposé un projet de loi qui semble avoir été écrit par un auteur de fantasy. Les amendements à la loi de 2017, qui ont été approuvés le 14 juin par la commission de la justice de la Chambre et qui attendent le placet de la plénière, stipulent que le "changement de sexe", contrairement au cadre réglementaire précédent, peut avoir lieu un nombre indéfini de fois.
En d'autres termes, Mauro peut devenir Maura et vice versa autant de fois qu'il le souhaite et uniquement en se rendant au bureau de l'état civil, sans même avoir à demander l'autorisation du tribunal de la famille. Ainsi, par hypothèse, une personne pourrait être de sexe masculin de janvier à juin et de sexe féminin de juillet à décembre, et ainsi de suite chaque année. La femme est mobile et l'homme aussi, pourrait-on conclure. Le sexe deviendrait alors comme la cravate, un accessoire qui change en fonction de l'humeur ou de la robe que l'on porte. Le sexe comme accessoire, en effet.
La Cour constitutionnelle a demandé ce changement parce que l'irrévocabilité du premier choix de "changement de sexe" avait semblé aux juges - devinez quoi ? - discriminatoire à l'égard des personnes qui se sentent "fluides", c'est-à-dire dont la perception de leur sexualité varie dans le temps. Les bloquer dans leur première option avait semblé un peu trop rigide. D'autre part, si l'on peut hypothétiquement changer de conjoint un nombre incalculable de fois, on ne voit pas pourquoi on ne pourrait pas faire de même avec le sexe. Ainsi, le changement de nom pourrait avoir lieu plusieurs fois et à chaque fois un nouveau nom pourrait être utilisé. La Babel de l'onomastique.
L'amendement suivant, déjà approuvé par la Cour constitutionnelle, prévoit la reconnaissance dans le registre des personnes non binaires, c'est-à-dire des personnes qui ne se reconnaissent pas comme appartenant au sexe masculin ou féminin. Elles se croient neutres, comme une feuille blanche qui n'est ni bleue ni rose, ou elles s'imaginent appartenir à un troisième sexe, mais difficile à représenter. Il va sans dire que ce changement répond à la nécessité, selon les juges, d'appliquer le principe d'égalité également à ces personnes vivant dans le flou sexuel.
Au sujet des révélations concernant Mgr Colomb et Mgr Reithinger
Déclaration de Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et Président de la Conférence des évêques de France, au sujet des révélations concernant Mgr Georges Colomb et Mgr Gilles Reithinger.
Des articles de presse publiés mardi 13 juin 2023 mettent en cause deux évêques : Mgr Georges Colomb, évêque de La Rochelle, et Mgr Gilles Reithinger, évêque auxiliaire de Strasbourg.
Les accusations portées sont graves. Tous deux nient catégoriquement les faits décrits dans les articles parus mardi 13 juin. La parole des plaignants doit être entendue ; les droits de la défense, respectés.
Il appartient désormais aux enquêtes de faire toute la vérité.
En attendant que celles-ci soient conduites, Mgr Georges Colomb a demandé au Saint-Siège de pouvoir se retirer de sa responsabilité pastorale, pour le bien de la gouvernance de son diocèse et pour lui permettre d’assurer sereinement sa défense.
La Nonciature apostolique comme les archevêques des provinces concernées restent disponibles pour ceux qui auraient quelque chose à dire.
Ma pensée et ma prière vont vers toutes les personnes qui peuvent souffrir de ces situations, vers les diocésains de La Rochelle et de Strasbourg, vers les prêtres et volontaires des Missions Étrangères de Paris répartis dans le monde et leurs proches et amis. Que la vérité apaise les cœurs.
Mgr Éric de Moulins-Beaufort
archevêque de Reims,
Président de la Conférence des évêques de France
De Paolo Gulisano sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :
GUERRE CONTRE LES ENFANTS À NAÎTRE
Avortement pour tous et "de qualité", le manuel fou de l'OMS
17-06-2023
L'Organisation mondiale de la santé a publié un nouveau manuel à l'attention des personnels de santé. L'objectif ? Les aider à pratiquer des "avortements de qualité", c'est-à-dire essentiellement des avortements pharmacologiques. Ainsi, l'avortement devient de plus en plus une affaire privée, rapide et à faire soi-même, ce qui réduit les coûts. Avec le drame supplémentaire que cela implique.
- Et à Londres, on demande l'avortement jusqu'à la naissance, par Patricia Gooding-Williams
L'OMS, l'Organisation mondiale de la santé, joue de plus en plus le rôle d'avant-poste du nouveau désordre mondial, de la grande remise à zéro, c'est-à-dire du grand bouleversement économique, social, politique et même sanitaire en cours depuis quelques années. En particulier, sur la question de la réduction des naissances, elle déploie une stratégie de plus en plus claire, explicite et décisive.
L'OMS vient d'élaborer, à cet égard, un manuel à l'intention des agents de santé pour les aider à fournir des services d'"avortement de qualité" aux femmes et aux jeunes filles. Que signifie cette expression ? En gros, l'avortement chimico-pharmaceutique au lieu de l'avortement chirurgical. C'est cela la "qualité", c'est la nouvelle frontière de la suppression de la vie à naître. Plus de cliniques, plus de procédures connues pour les femmes enceintes, mais un avortement individuel, rapide, à faire soi-même.
Ces lignes directrices s'ajoutent à celles de mars 2022, qui comprenaient plus de 50 recommandations concernant la pratique clinique, la prestation des soins de santé et les interventions juridiques et politiques visant à soutenir des soins d'avortement de qualité (un concept répété à maintes reprises).
Le manuel publié en juin, dans le sillage des directives de mars 2022, fournit également des conseils plus généraux sur la manière dont les professionnels de la santé peuvent soutenir les approches d'autogestion et la télémédecine lorsqu'elle est disponible. "Les professionnels de santé ont un rôle essentiel à jouer dans la fourniture de soins de qualité en matière d'avortement, qui respectent les choix des femmes et des jeunes filles et répondent à leurs besoins", a déclaré Pascale Allotey, directrice du département Sexualité et santé reproductive de l'OMS, directrice du domaine Santé sexuelle et reproductive et recherche de l'OMS et chef du Programme spécial des Nations unies sur la reproduction humaine (Hrp), qui a souligné que "ce guide vise à aider les professionnels de la santé à fournir des services d'avortement sûrs, rapides et efficaces tout en traitant les femmes et les jeunes filles avec dignité et en respectant leurs droits".
L'OMS remet donc au goût du jour un terme en vogue après les années 60 : l'autogestion. Il s'agit d'une option pour pratiquer l'avortement pharmacologique, que l'OMS recommande comme méthode sûre et efficace pour interrompre une grossesse. En d'autres termes, une femme peut et doit se procurer elle-même les médicaments nécessaires à l'interruption de grossesse, sans même consulter un médecin. Les médicaments utilisés - la mifépristone et le misoprostol - figurent sur la liste des médicaments essentiels de l'OMS. "Avec un soutien approprié, les femmes peuvent gérer elles-mêmes certaines ou toutes les étapes d'une interruption de grossesse par médicaments, même dans le confort de leur propre maison". Terminologie aberrante : il suffit de s'allonger sur le canapé, de prendre les bonnes pilules et votre problème de grossesse non désirée disparaîtra. Facile et confortable.
Toutefois, les services de santé doivent jouer un rôle important de coordination et de propagande. Selon les lignes directrices de l'OMS, les services cliniques liés à l'avortement comprennent non seulement la procédure elle-même, mais aussi la fourniture d'informations et de conseils, la prise en charge de la douleur et les soins post-avortement, y compris la contraception.
L'avortement pharmacologique "sûr et efficace" est associé à des coûts réduits par rapport à la chirurgie. Lorsqu'une femme choisit de gérer elle-même son avortement, les professionnels de la santé doivent être en mesure de lui fournir des informations et des conseils appropriés et précis afin qu'elle sache ce qu'elle doit faire, quand elle doit le faire et, si nécessaire, comment accéder à un soutien ultérieur", a déclaré Bela Ganatra, chef de l'unité mondiale de soins en matière d'avortement (oui, vous avez bien lu : "soins" en matière d'avortement) à l'OMS. Bela Ganatra a ajouté que "l'avortement médicamenteux a joué un rôle clé dans l'élargissement de l'accès à l'avortement sans risque dans le monde, en particulier pour les femmes et les jeunes filles dans les situations les plus vulnérables qui n'ont pas accès aux établissements de santé ou qui ont besoin de garder leur avortement privé en évitant les admissions à l'hôpital, il est donc important que les professionnels puissent faciliter cette option pour les soins d'avortement".
Cela signifie que même les mineures pourront interrompre leur grossesse sans avoir à subir d'entretiens pénibles avec des psychologues, des travailleurs sociaux ou leurs parents. Dans le cadre de la pratique clinique, le manuel décrit de manière pratique comment les professionnels de la santé peuvent appliquer les "principes des droits de l'homme" (sic !) dans leur travail de prise en charge de l'avortement : par exemple, fournir à toutes les femmes et les jeunes filles des informations complètes et précises pour les aider à faire des choix éclairés, respecter leur consentement et la confidentialité, tout en leur permettant de prendre des décisions autonomes sur tous les aspects de la santé reproductive.
Enfin, il convient de rappeler un passage très significatif des lignes directrices de l'année dernière, où il est recommandé de "lever les obstacles politiques", tels que la condamnation de la pratique de l'avortement (l'OMS regrette qu'il y ait encore une vingtaine de pays dans le monde qui n'ont pas légalisé l'avortement), les délais d'attente obligatoires, l'obligation d'obtenir l'approbation d'autres personnes (comme les partenaires ou les membres de la famille) ou d'institutions, et les délais dans lesquels l'avortement peut avoir lieu.
En résumé, l'objectif de l'OMS est clair : à partir d'une affirmation qui est en réalité tout à fait vérifiable concernant la "sécurité" et l'absence d'effets secondaires de médicaments capables de provoquer la mort d'un être humain à l'état embryonnaire, il faut augmenter autant que possible le nombre d'avortements, non seulement en les libéralisant au maximum, mais aussi en les promouvant activement, en enracinant définitivement la culture de la négation du droit à la vie d'une créature humaine.
Une Note d’analyse de l'Institut Européen de Bioéthique :
Dans un avis du 17 avril 2023, le Comité consultatif de bioéthique de Belgique recommande au législateur de légaliser la gestation pour autrui (GPA). Le Comité revient ainsi sur son avis de 2004 où il abordait déjà la question, en raison dit-il de l’évolution des connaissances et des développements sociétaux et juridiques de ces 20 dernières années.
Logique instrumentale du corps humain
Le Comité prend appui sur le principe d’autonomie personnelle des parents d’intention et leur droit au respect de la vie privée et familiale, ainsi que sur la maîtrise corporelle de la « femme gestatrice » (le Comité préfère cette expression à celle de « mère porteuse », problématique selon lui car elle maintient un lien entre grossesse et maternité). L’invocation du principe d’indisponibilité du corps humain pour s’opposer à une légalisation de la GPA est rejetée, au profit du principe d’autodétermination vis-à-vis de son propre corps. Ainsi, le Comité explique qu’aujourd’hui, « l’individu souhaite pouvoir décider plus librement de [son corps], comme il souhaite pouvoir effectuer ses propres choix en ce qui concerne l’engendrement (ou la contraception et l’interruption de grossesse) et la fin de vie (dont la possibilité de demander l’euthanasie). » C’est donc bien dans une vision instrumentale du corps humain que s’inscrit cet avis.
A l’objection suivant laquelle la convention de GPA est illicite en raison de son objet (transfert de l’enfant), le Comité oppose une autre vision : l’objet du contrat n’est pas la cession de l’enfant, mais le « travail de gestation ». L’enfant pourrait être, dès sa conception, considéré comme celui des parents d’intention.
Ce postulat implique la négation du principe en droit selon laquelle la mère est celle qui accouche de l’enfant (mater semper certa est). Il s’agit donc d’opérer une véritable révolution juridique et anthropologique dans l’ordre de la filiation.
Texte complet de la Note d'analyse :
La gestation pour autrui est « éthiquement acceptable » selon le Comité consultatif de bioéthique de Belgique
Dans un avis du 17 avril 2023, le Comité consultatif de bioéthique de Belgique recommande au législateur de légaliser la gestation pour autrui (GPA). Le Comité revient ainsi sur son avis de 2004 où il abordait déjà la question, en raison dit-il de l’évolution des connaissances et des développements sociétaux et juridiques de ces 20 dernières années.
Actuellement en Belgique, la GPA est pratiquée dans 5 hôpitaux qui ont chacun mis au point leur propre protocole étant donné l’absence d’encadrement légal en la matière – mais aussi l’absence de condamnation ferme de la GPA par la loi. Le droit de la filiation constitue néanmoins un obstacle à son développement, dû à l’absence de reconnaissance des conventions de mères porteuses et donc au risque que la mère porteuse ne se rétracte et garde l’enfant. Le couple d’intention doit en outre passer par l’adoption plénière pour établir un lien de filiation avec l’enfant.
D'Elise Racque sur Telerama :
Trois médias catholiques révèlent de nouvelles affaires d’agressions sexuelles dans l’Église
Une collaboration inédite entre “La Croix”, “La Vie” et “Famille chrétienne” révèle que trois enquêtes judiciaires sont en cours. L’une d’elles concerne Georges Colomb l’évêque de La Rochelle, accusé d’une tentative de viol.
Mardi soir, la presse catholique française a révélé de nouvelles affaires d’agressions sexuelles mettant en cause le clergé, plus précisément des prêtres issus des Missions étrangères de Paris (MEP). Trois enquêtes judiciaires sont en cours. L’une d’elles concerne l’actuel évêque de La Rochelle, Georges Colomb, accusé par un jeune homme d’avoir tenté de le violer en 2013, alors qu’il était le supérieur général de MEP. Chose inédite : la série d’articles publiés hier dans La Croix, Famille Chrétienne et La Vie (magazine du groupe Le Monde auquel appartient Télérama) est le résultat d’une collaboration entre ces trois titres. Indépendants au moment de l’écriture, les journalistes ont recoupé leurs informations et certaines sources pendant leurs enquêtes.
Année après année, mois après mois, les révélations et les témoignages de victimes se succèdent dans les colonnes catholiques, écrits bien souvent par des journalistes eux-mêmes chrétiens, et salués par des fidèles mobilisés qui, à l’automne dernier, demandaient à l’Église de « sortir les poubelles ». Ce travail d’investigation et d’analyse, de plus en plus approfondi, est d’autant plus précieux qu’il concerne une institution où le secret et la réputation ont trop longtemps primé sur la vérité, l’écoute des victimes et la justice. En octobre, la révélation par Famille chrétienne et Golias d’une affaire mettant en cause l’ancien évêque Michel Santier avait ainsi mis l’assemblée épiscopale automnale sous le feu des projecteurs, poussant les prélats à plus de transparence.
L’affaire Georges Colomb révélée hier démontre une nouvelle fois le rôle essentiel des médias face au dévoiement du pouvoir au sein de l’institution catholique. Selon les trois titres, le jeune homme qui accuse l’évêque rochelais s’était confié à un autre responsable de sa communauté dès l’année des faits présumés. En 2015 et 2016, un prêtre lance l’alerte et avertit la hiérarchie catholique, jusqu’au Vatican. Georges Colomb devient tout de même évêque. Une enquête canonique préalable a certes été ouverte récemment… Mais il aura fallu attendre la publication des enquêtes journalistiques coordonnées pour que la Conférence des évêques de France annonce, enfin, dix ans après les faits, la mise en retrait de Georges Colomb.
De Michael Warsaw sur le National Catholic Register :
Sur les Dodgers et les Drag Queens
Après que les Dodgers ont réinvité un groupe de drag queens anti-catholiques à leur "Pride Night", les catholiques doivent répondre par quelque chose de plus fort que le boycott.

Grand drapeau américain déployé lors de la cérémonie d'ouverture des National League Championship Series au Dodger Stadium de Los Angeles, en Californie.
14 juin 2023
L'une des raisons pour lesquelles le baseball est le passe-temps des Américains est qu'il existe généralement loin des débats contentieux, des rancœurs politiques et des clivages culturels. C'est du moins ce qu'il est censé être. Mais cette image s'est effondrée dans l'emblématique Dodger Stadium de Los Angeles.
Depuis quelques semaines, la controverse porte sur la célébration par les Dodgers, le 16 juin, de la "Pride Night" (nuit de la fierté).
L'existence de ces "Pride Nights" et d'autres célébrations d'activités et d'agendas LGBTQ est profondément erronée, comme le montre clairement l'Église dans ses enseignements sur la vérité et la signification de la sexualité humaine. En outre, l'exaltation de l'orgueil est à l'opposé de notre vocation de disciples et d'imitateurs du Christ. Ce n'est pas une coïncidence si le jour où les Dodgers ont décidé d'honorer le premier des péchés capitaux, l'Église nous invite à célébrer la solennité du Très Sacré Cœur de Jésus, symbole constant de la puissance et de la victoire de l'humilité.
En soi, la Pride Night des Dodgers devrait mettre les catholiques mal à l'aise. Mais la controverse a véritablement commencé lorsque l'équipe a décidé d'honorer ce soir-là le groupe de travestis anti-catholiques connu sous le nom de "Sisters of Perpetual Indulgence" avec ce que les Dodgers ont appelé le "Community Hero Award" (prix du héros de la communauté).
Les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence ne sont pas seulement un groupe qui s'oppose publiquement aux enseignements de l'Église sur le mariage, la création par Dieu de l'homme et de la femme, et la morale sexuelle traditionnelle. Il s'agit d'un groupe qui se moque délibérément des catholiques et tente de profaner le sacré. Les membres du groupe ridiculisent la pureté et la piété des religieuses en se déguisant en caricatures grotesques de religieuses. Ils promeuvent des représentations sexualisées de Notre Seigneur, Jésus-Christ. Ils auraient même accueilli de très jeunes enfants lors d'événements où l'exhibitionnisme sexuel obscène était à l'honneur.
Après l'indignation publique suscitée par la décision des Dodgers d'honorer les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence - y compris le refus de plusieurs évêques américains, de joueurs de baseball professionnels et d'éminents dirigeants politiques tels que le sénateur Marco Rubio de Floride - les Dodgers ont semblé faire marche arrière. Ils ont désinvité le groupe, non pas parce qu'il mettait des enfants en danger ou parce qu'il se moquait d'un Américain sur cinq qui s'identifie comme catholique, mais parce que leur invitation pouvait, selon eux, "détourner l'attention des grands avantages que nous [l'organisation des Dodgers] avons constatés au fil des ans lors de la Nuit des Fiertés".
De Roberto de Mattei sur Corrispondenza Romana :
La disparition de Silvio Berlusconi et d'Antonio Borelli Machado
14 juin 2023
Le 12 juin 2023, Silvio Berlusconi, fondateur de Fininvest et de Forza Italia, chef de quatre gouvernements, protagoniste incontesté de trente ans de vie italienne, est décédé à Milan à l'âge de 86 ans. Une vie de grand engagement et de forts contrastes, dans les domaines des affaires, des médias et de la politique, dont il est sorti, malgré ses blessures, toujours gagnant. Un seul entrepreneur avant lui a exercé autant de pouvoir, mais pour des raisons héréditaires et non personnelles : Gianni Agnelli. Alors que le président de Fiat avait accompagné la révolution culturelle et politique italienne en s'alignant sur les indications des "pouvoirs forts" internationaux, Berlusconi a été un "outsider" qui a osé remettre en cause le compromis historique, en s'engageant en 1994 contre la "joyeuse machine de guerre" socialo-communiste et en en payant toutes les conséquences, y compris une lourde persécution judiciaire et médiatique, qui lui a coûté plus de 30 procès et 130 inculpations, avec une seule condamnation définitive, pour fraude fiscale.
L'anticommunisme a été une constante et le grand mérite de Silvio Berlusconi. Comment ne pas rappeler que le 27 février 1998, il s'est présenté à la convention de l'Alleanza Nazionale avec un livre en cadeau pour chacun des 2 500 participants : Le livre noir du communisme de Stéphane Courtois, traduit cette année-là par sa maison d'édition Mondadori. La grande erreur de Berlusconi est de ne pas avoir compris qu'il n'y avait pas d'anticommunisme possible en dehors d'une réaction contre la dégradation morale qui attaquait l'Italie dans ces années-là et que, malheureusement, ses réseaux de télévision alimentaient. Dès 1987, le Centre culturel Lepanto, dans un appel intitulé Dove va l'Italia (Où va l'Italie ?), paru le 5 juin sous forme de publicité dans Il Giornale de Berlusconi, rappelait que "la véritable alternative à laquelle l'Italie est confrontée aujourd'hui se situe entre la défense de la civilisation occidentale et chrétienne et la capitulation devant le relativisme moral qui trouve dans le socialisme et le communisme son expression la plus radicale. Il n'y a pas d'opposition au communisme qui puisse être séparée de la lutte contre ce relativisme, c'est-à-dire de la défense des principes religieux et moraux de l'Évangile. D'autre part, aucun appel à ces principes ne peut être efficace s'il n'est pas accompagné d'une opposition radicale et active au social-communisme, qui représente la menace la plus insidieuse pour notre civilisation".
Silvio Berlusconi avait l'âme d'un conquérant. Son horizon était avant tout l'Italie, dont il se sentait le représentant par excellence. Au cours de sa longue vie, il a réalisé tout ce qu'un homme, avec de l'argent, mais surtout avec ses talents et ses capacités, peut conquérir sur terre, jusqu'à son dernier succès : l'hommage "bipartisan" de ses amis et de ses détracteurs.
L'Italie lui a rendu les plus grands honneurs : deuil national, funérailles nationales célébrées au Dôme par l'archevêque de Milan, avec la participation du président de la République et des plus hautes fonctions institutionnelles, 33 pages du Corriere della Sera et 27 pages de la Repubblica (autrefois ennemi acharné) pour illustrer sa vie publique et privée. Dans ses dernières heures terrestres, selon le Corriere, Berlusconi a regardé la finale de la Ligue des champions et semblait "obsédé" par l'idée de la réorganisation de Forza Italia et par la préoccupation du conflit en Ukraine et de sa possible dégénérescence en un affrontement nucléaire. Nous ne savons rien du moment décisif, celui où peut basculer le sens d'une vie qui n'a pas été donnée à Dieu.
Une semaine avant Berlusconi, le 5 juin 2023, l'écrivain Antonio Augusto Borelli Machado s'est éteint à Sao Paulo, au Brésil, à l'âge de 92 ans. Le "Dr Borelli", comme on l'appelait familièrement, bien que titulaire d'un diplôme d'ingénieur, vivait dans un petit appartement du quartier d'Higiénopolis, mais son regard embrassait le monde entier. En effet, pendant de nombreuses années, il a dirigé le centre de documentation et de recherche de l'Association brésilienne de la tradition, de la famille et de la propriété, qui a suivi et analysé plus de quatre cents publications provenant de 25 pays, en treize langues. Ses archives, créées à l'époque où l'Internet n'existait pas, étaient riches en coupures de presse des correspondants de la TFP en Amérique et en Europe, et permettaient au Dr Borelli d'être constamment informé des événements religieux et politiques les plus importants de notre époque, sous la direction du professeur Plinio Corrêa de Oliveira, qu'il suivait depuis 1954.
De Tommaso Scandroglio sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :
Cancer, coûts élevés, solitude : les données choquantes sur l'avortement
14-06-2023
L'Observatoire (italien) permanent de l'avortement présente son deuxième rapport sur les coûts et les effets sanitaires de l'IVG. Et les données sont choquantes : aujourd'hui, 30% des femmes avortent avec le RU486, mais le nombre total d'IVG ne diminue pas ; avec l'avortement chimique, les avortements sont de plus en plus pratiqués seuls, mais le taux de mortalité est 12 fois plus élevé et parmi les complications, il y a une corrélation étroite entre le cancer du sein et les avortements. Et les coûts ? Depuis 1978, il y a eu 5,8 millions d'avortements pour un coût de 5 milliards pour l'État. Si cette somme avait été investie aujourd'hui, nous aurions une capitalisation nette de 12 milliards.
Lors d'une conférence de presse tenue au Sénat de la République, l'Observatoire permanent de l'avortement (Opa) a présenté le 2e rapport sur les coûts et les effets sur la santé de la loi 194.
Quelques données ressortent des rapports des invités. Le Dr Stefano Martinolli, directeur médical de l'hôpital de Trieste et vice-président de l'Opa, a expliqué que l'avortement par RU486 représente aujourd'hui 30% de l'ensemble des avortements et que "l'on estime que dans les cinq prochaines années, environ 50% des avortements seront pharmacologiques". En effet, de nombreuses "justifications" émergent pour l'utilisation préférentielle de cette procédure : moindre coût en termes de séjour à l'hôpital, moindre invasivité, approche plus attrayante et moins traumatisante. Nos recherches montrent que ces justifications sont totalement infondées". Il ajoute que les différentes pilules abortives deviennent de plus en plus populaires - un demi-million rien qu'en 2020 - provoquant un effet migratoire de l'avortement : de l'avortement chirurgical à l'avortement chimique. Une myriade de crypto-avortements précoces qui échappent aux calculs officiels du ministère de la Santé.
Ainsi le rapport : "En 2020, le nombre total de boîtes vendues de Norlevo (pilule du lendemain) et d'ellaOne (pilule du surlendemain) a dépassé le demi-million, soit près du double du chiffre de 2014. En supposant un taux de 25 % de cas où la pilule provoque l'interruption d'une grossesse dès son début, ce qui est extrêmement conservateur par rapport aux preuves scientifiques, on obtient un nombre d'avortements potentiels allant d'environ 15 000 à 30 000 entre 2014 et 2019". Ces avortements doivent donc être ajoutés aux chiffres officiels. Une fois cet ajout effectué, le pourcentage d'avortements ne diminue pas, comme l'indiquent le ministère et les médias, mais reste stable : "Le pourcentage d'interruptions volontaires de grossesse corrigées en tenant compte de l'utilisation de la contraception d'urgence est stable tout au long de la période 2014-2020, s'établissant à partir de 2017 à plus de 17 %, un pourcentage qui, selon les données officielles, n'aurait été enregistré qu'avant 2006, année de l'introduction du Norlevo en Italie".
De gènéthique.org :
Bienvenue dans le meilleur des mondes – Michel Geoffroy

« Notre réalité est en train de dépasser les sombres prévisions de la science-fiction ». Dans cet essai qui ne se veut pas exhaustif, Michel Geoffroy analyse de nombreuses œuvres littéraires et cinématographiques et le message qu’elles peuvent transmettre à la société actuelle. Qui sonnent parfois comme des avertissements en matière de bioéthique.
« De nombreux auteurs vont se démarquer du progressisme, en particulier pour mettre en garde contre un monde déshumanisé par la technique, contre un risque de décadence de l’homme ». Que ce soit Roger Spottiswood qui, dans A l’aube du 6ème jour, dénonce le « génie génétique » et le clonage, ou John Boorman, dans son film Zardog, qui explique que l’immortalité ne peut être acquise qu’au prix de la perte de l’humanité de l’homme.
Certains auteurs ont souhaité avertir le lecteur contre le mouvement transhumaniste et la numérisation de l’existence. La série cinématographique Terminator l’illustre en mettant en scène des robots et des machines échappant au contrôle de l’homme. C’est aussi le thème des Temps modernes de Charlie Chaplin où l’homme devient tel une machine.
Le sujet de la fin de l’homme est lui aussi récurrent. La culture du suicide est décrite dans la nouvelle de C. C. MacApp dans un cimetière sur toute la Terre. Pour Aldous Huxley, « la maternité naturelle est taboue et l’on conçoit, sélectionne et conditionne les individus en laboratoire ».
La science-fiction, « ce genre spécifique qui prétend décrire notre futur en extrapolant les données de la science ou de la technologie du moment », ne pourrait-elle pas nous aider à décrypter le monde contemporain ?
Edition : La nouvelle librairie
Date de parution : 04/2023
Nombre de pages : 92
De Philippe Oswald sur La Sélection du Jour :
La censure prend ses aises pour s’incruster dans nos mœurs
La censure resserre son étreinte sur la liberté d’expression dans des pays réputés y être attachés de toutes leurs fibres, dont la France. Elle s’exerce au nom du « wokisme », de l’activisme LGBT, d’un féminisme exacerbé, et plus généralement d’une « bien-pensance » lovée au cœur de l’État, des grandes organisations internationales (ONU, UE), des plateformes numériques (GAFAM : Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), et de nombreux médias. Sans oublier les agences de publicité qui rompent avec les médias suspects de dissidence.
La censure atteint même l’Assemblée nationale, un lieu où la parole devrait être libérée non certes de la bienséance, mais des diktats de la bien-pensance. Lorsque, par exemple (en octobre dernier), la présidente de l’Assemblée inflige des sanctions à un député RN parce qu’il a qualifié le ministre de l’Éducation Pap Ndiaye de « communautariste », et à une députée Renaissance parce qu’elle a traité le RN de parti « xénophobe », on frôle la police de l’expression : pour être désagréables et contestables, ces deux termes ne sont pas à proprement parler des insultes. Les lointains prédécesseurs de nos représentants sur les bancs parlementaires s’envoyaient sans vergogne des noms d’oiseaux, mais ils les servaient généralement dans un français dont le bon usage s’est perdu... Aujourd’hui, privés du recul et de l’humour que donne la culture, tout un chacun s’estime offensé pour un mot jugé malsonnant ou pour une expression réputée « incorrecte ». Petit bagage intellectuel, énorme ego victimaire...
Cette hypersensibilité est exploitée à fond et portée à l’incandescence par le « wokisme » qui nous est revenu d’Outre-Atlantique, tel un boomerang : c’est à la Sorbonne et à Nanterre qu’ont été enseignées dans les années soixante les théories marxisantes, libertaires et « déconstructivistes » qui ont inspiré le « gender » (la théorie du genre) et la « cancel culture » (culture de l’annulation), idéologies concoctées dans les universités américaines (cf. LSDJ n°319). Aujourd’hui, le « wokisme » prétend « annuler » le passé supposé « genré », « racisé », « colonial » … et interdire par tous les moyens de penser autrement. En France aussi, il impose son terrorisme intellectuel jusque dans un lieu où la liberté de s’exprimer devrait être sacrée : l’université. Or il y règne un totalitarisme qui prétend museler l’expression de toute pensée dissidente en interdisant le débat, au mépris de la liberté académique. On ne compte plus les conférenciers empêchés de s’y exprimer : Alain Finkielkraut, Marcel Gauchet, Élisabeth Badinter, Sylviane Agacinski, Michel Onfray, Régis Debray, Jacques Julliard, intellectuels pourtant classés à gauche mais critiques de cette « cancel culture », nouvelle « révolution culturelle » qui traque les opposants assimilés à des « racistes » et des « fascistes », attachés à la suprématie de l’homme blanc hétérosexuel, et à des « islamophobes » ou « homophobes » (en réalité des opposants à l'islamisme ou à la GPA). En octobre 2019, l’université de Bordeaux avait déprogrammé une conférence de Sylviane Agacinski sous la pression menaçante d'associations LGBTI+. Pourtant, cette même université de Bordeaux a complaisamment ouvert ses portes, le 28 mars 2023, à un conférencier inattendu : le terroriste (non repenti) Jean-Marc Rouillan, co-fondateur d’Action Directe, coupable, entre autres crimes, des assassinats de l’ingénieur général Audran (1985) et du PDG de Renault Georges Besse (1986). L’« annulation » ne touche pas seulement des conférences. En mars 2019, une des pièces de théâtre les plus célèbres de la littérature universelle, « Les Suppliantes » d’Eschyle (Ve siècle av. J.-C.), n’avait pu être représentée à la Sorbonne sous prétexte que des « vigilants » y auraient discerné du « racisme »...
Après l’université, l’édition a embrayé sur la mode « woke » en s’exerçant à supprimer ou à réécrire tous les passages potentiellement « offensants » de la littérature universelle ! Là encore, le mauvais exemple vient des pays anglo-saxons. Les éditeurs ont engagé des « sensitivity readers » chargés d’expurger les livres de tout passage jugé contraire à l’« inclusivité ». Cela peut conduire à changer jusqu’au titre : le célèbre roman policier « Dix petits nègres » d’Agatha Christie est désormais titré dans sa version française : « Ils étaient dix ». Même mésaventure pour le sublime « Nègre du Narcisse » du grand romancier Joseph Conrad, rebaptisé « Les Enfants de la mer » (nb : « nègre » sonne aujourd’hui désagréablement mais ne dit rien d’autre que « noir » : niger en latin). Le cinéma a naturellement suivi voire précédé cette « révolution culturelle » que le ridicule n’est pas encore parvenu à enrayer... En témoigne la dernière exclusion en date, celle du journaliste Eric Naulleau : ce collaborateur de « Marianne » (en lien ci-dessous) vient d’être viré du jury du festival du film de Cabourg pour avoir accordé un entretien au magazine « Valeurs actuelles ».
Pour aller plus loin :
Éric Naulleau évincé du festival de Cabourg : "La liberté d’expression, valable pour certains, pas pour d’autres"
De Fernando Rodríguez-Borlado sur aceprensa via didoc.be Ce texte a été traduit de l’espagnol par Stéphane Seminckx.
Le labyrinthe du « malaise masculin »
Pour une partie de l’opinion publique, l’idée qu’être un homme représente un privilège social est considérée comme tellement évidente qu’elle ne mérite pas d’être discutée. Le mouvement woke, en particulier, en a fait l’une de ses thèses fondatrices. Cependant, de plus en plus de voix s’élèvent pour la mettre en doute, aussi dans le camp de la gauche. Et si c’était exactement le contraire, c’est-à-dire que les hommes sont désormais le sexe défavorisé, au moins dans certains domaines ?
Certaines données semblent le démontrer : les garçons échouent beaucoup plus à l’école que les filles, ils vont moins souvent à l’université et sont moins souvent diplômés, ils sont plus nombreux à quitter le marché du travail, ils consomment plus de drogues, ils se suicident plus souvent, ils ont un taux de criminalité plus élevé et moins d’amis, ils perdent plus de temps sur les écrans, ils sont de plus en plus mis à l’écart de l’éducation des enfants.
Dans ce contexte, il est bon que des voix s’élèvent dans l’opinion publique pour souligner la gravité du problème et proposer des solutions à partir d’une image non pathologisée de la masculinité.
Un livre courageux
Fin 2022, Richard Reeves — chercheur britannique à la Brookings Institution, le think tank de référence de la gauche modérée aux États-Unis — a publié Of Boys and Men. Why the Modern Male Is Struggling, Why It Matters, and What to Do about It (A propos de garçons et d’hommes. Pourquoi le mâle moderne est en crise. Pourquoi c’est important. Et que faire ?). Sa thèse s’oppose frontalement au postulat woke sur la masculinité. Selon Reeves, être un homme aujourd’hui, de fait, s’est converti en un désavantage dans de nombreux domaines : l’éducation, l’emploi, la santé, le bien-être psychologique, les relations familiales, etc.
Reeves n’est certainement pas le premier auteur à se pencher sur cette question. Depuis le début du siècle, plusieurs ouvrages ont été publiés sur la crise de la masculinité, mais presque toujours axés sur les enfants et les jeunes. C’est le cas de The War Against Boys (2001) de Christina Hoff Sommers, Boys Adrift (2016) de Leonard Sax, ou encore The Boy Crisis (2018) de Warren Farrell et John Gray.
Cependant, le livre de Reeves a eu plus d’impact. Entre autres, parce qu’il est écrit par quelqu’un qui a une réputation de progressiste — bien qu’il se décrive lui-même comme un « objecteur de conscience dans la guerre culturelle » —, qui utilise une approche et un vocabulaire très aimés par la gauche actuelle, et qui, pourtant, défend certains points de vues considérés comme « conservateurs », tels que l’importance du biologique dans la configuration du masculin et du féminin, les dommages causés par la monoparentalité ou la convenance d’une discrimination positive en faveur des hommes dans certains secteurs de l’emploi.
Différents dès le berceau
Le livre affirme sans ambiguïté — et en claire opposition avec l’idéologie du genre — que les hommes et les femmes sont différents par nature.
Cependant, Reeves ne tombe pas non plus dans le déterminisme biologique. Il estime simplement, comme le montrent la science et le bon sens, que le féminin et le masculin sont le résultat d’un mélange de facteurs biologiques et culturels. Toutefois, l’auteur britannique prétend que, si les premiers pèsent davantage sur l’identité de la femme (notamment en raison de la « constitution maternelle » de son corps), le « script » qui dirige le développement du masculin est davantage culturel : le garçon doit terminer l’apprentissage de sa masculinité dans la société, en créant des liens avec d’autres personnes. Traditionnellement, la famille, le travail et la communauté religieuse fournissaient ces liens, et avec eux un sentiment d’appartenance et d’utilité publique. Le problème est que beaucoup d’hommes sont « en retrait » dans ces trois domaines.