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Société - Page 137

  • 350 églises paroissiales vont être réaffectées en Flandre

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    De Filip Ceulemans sur Kerknet (traduction automatique) :

    350 églises paroissiales vont être réaffectées

    24 MAI 2023

    Le gouvernement flamand lance une plateforme pour préserver l'avenir des églises paroissiales.

    Dans un avenir proche, au moins 350 églises paroissiales en Flandre seront réaffectées à un usage secondaire. Environ 200 ont déjà été (partiellement) réaffectées, et à peu près autant d'autres églises font l'objet d'un processus similaire. La Plate-forme pour l'avenir des églises paroissiales du gouvernement flamand souhaite rassembler tous les partenaires concernés afin que les autorités locales qui souhaitent réutiliser ou réaffecter une église sachent à qui s'adresser pour poser des questions. La Plate-forme est composée des agences flamandes de l'administration interne et du patrimoine immobilier, de la Conférence épiscopale, du Maître d'œuvre flamand, de PARCUM et de l'Association flamande des villes et communes.

    L'église des pèlerins

    L'église Heilig Hart de Lier, où la Plate-forme a été présentée, symbolise les enjeux. "Le XXe siècle est le siècle au cours duquel la plupart des églises ont été construites, mais aussi le siècle au cours duquel la plupart des églises ont été fermées", a déclaré le bourgmestre de Lier, Rik Verwaest (N-VA). "L'église a été construite par Flor Van Reeth en 1938-1939, dans l'esprit du mouvement moderniste des pèlerins. Après une restauration complète, qui a coûté 2,7 millions d'euros, elle est utilisée pour la liturgie et les activités culturelles. L'autel est sur roulettes, ce qui nous permet de le faire glisser vers l'arrière".

    L'entretien et la restauration des églises étant souvent coûteux, ils sont parfois considérés comme une charge. "Il est vrai que l'aspect financier est souvent important, mais nous devrions considérer cela comme un défi plutôt que comme un fardeau", a déclaré le ministre du patrimoine immobilier, Matthias Diependaele (N-VA). "Les églises sont toujours considérées comme le centre de la communauté. Lorsque vous touchez une église, cela libère beaucoup d'émotions".

    Dôme

    Près de deux églises sur cinq en Flandre sont entièrement protégées en tant que monuments, 15 % le sont partiellement. "Cela montre à quel point la religion a contribué à façonner la Flandre", poursuit M. Diependaele. "Nous voulons transmettre cet héritage aux générations suivantes sans pour autant le couvrir d'un dôme.

    Nous devons être conscients qu'une nouvelle utilisation peut avoir un impact majeur sur la valeur patrimoniale d'une église. Cela nécessite des conseils supplémentaires".

    La plate-forme de connaissances peut jouer un rôle important à cet égard. "Nous sommes confrontés à des défis majeurs", a déclaré le ministre de l'intérieur Bart Somers (Open vld). "L'affectation secondaire ou la réaffectation d'une église nécessite de nombreuses consultations avec les autorités locales et les communautés paroissiales. Il n'est pas toujours facile pour les autorités locales de faire des choix. C'est là que la plateforme intervient en tant que point de contact pour les administrations paroissiales et ecclésiastiques.

    Nous permettons aux conseils locaux de réaliser une étude de faisabilité sur les projets d'avenir de leurs églises. L'objectif est d'accélérer le rythme des réalisations effectives et qualitatives".

    L'évêque d'Anvers, Johan Bonny, a souligné l'importance de la faisabilité des projets. "Les plans approuvés s'avèrent parfois difficiles à réaliser. Dans la ville d'Anvers, tous les plans originaux sont en suspens parce qu'ils sont irréalisables. Le fait que l'on travaille sur plus d'une voie est un pas dans la bonne direction. Jusqu'à présent, lorsque l'on discutait d'un projet secondaire ou de rezonage, un cortège d'autorités locales, de la province, de la Flandre et de bureaux immobiliers venait à ma rescousse. Il est remarquable de constater à quel point ils deviennent soudain pieux dans ces moments-là. Plus pieux que des religieuses", s'amuse l'évêque.

    Une destination communautaire

    Pour Johan Bonny, dans un monde de plus en plus agité, les églises sont des oasis de paix et de tranquillité qui méritent d'être préservées. "Les sacrements n'ont pas besoin de luxe, mais peuvent être célébrés dans la sobriété.

    En entretenant les églises de manière austère, il est possible d'en sauver davantage.
    Investissez dans l'entretien de base de toutes les églises au lieu de vous concentrer sur une seule d'entre elles", a conseillé M. Bonny au gouvernement.

    "Il est frappant de constater que les églises secondaires ou réaffectées qui réussissent sont souvent, et ce n'est pas une coïncidence, dotées d'une fonction communautaire", a conclu Wim Dries (CD&V), maire de Genk et président du VVSG. "À Genk, les églises réaffectées abritent un centre communautaire, une salle de sport scolaire, une galerie d'art et une épicerie sociale. L'élargissement et l'optimisation de l'utilisation des églises paroissiales, qui sont souvent la propriété de la municipalité, est une bonne chose car elle profite à l'ensemble de la communauté, y compris à ceux qui n'assistaient pas aux messes auparavant."

  • Faux héros et vraies proies de notre époque, « les jeunes » sont aujourd’hui très sollicités

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    De Christian Flavigny sur gènéthique.org :

    « Les jeunes », faux héros et vraies proies de notre époque

    2/5/2023

    « Les jeunes » sont aujourd’hui très sollicités ; les politiques guignent leurs votes, les organismes publics leurs gamètes, les familles leurs avis sur l’avenir du monde. Bien sûr, c’est sous les plus flatteuses apparences de mieux les associer ; mais est-ce ouverture généreuse – ou intérêt bien calculé ? En quoi cela interroge-t-il notre époque ?

    Faux héros 

    L’adolescence est cet âge en transition dans le mouvement de la vie, déjà plus l’enfance, pas encore l’âge adulte ; sur les thèmes existentiels, cela veut dire qu’elle émerge de l’innocence enfantine sans accéder encore à la perception adulte.

    L’innocence enfantine : la différence des sexes intéresse les enfants en fonction du lien qu’ils soupçonnent avec la procréation – moins son lien charnel qu’existentiel : ils brassent des hypothèses sur « comment naissent les enfants ? », en fait en quête d’éclaircir « pourquoi la venue de l’enfant ? » qui touche au « pourquoi moi », autrement dit « qu’est-ce qui a animé le désir de mes parents de me mettre au monde ? »

    La perception adulte : la rencontre avec l’autre sexe dans sa différence, ouvre à la mutation psychique préludant à se rendre mutuellement parent ; mutation, car il va s’agir de donner à l’enfant les repères pour grandir. Les parents les puisent depuis ce qu’ils reçurent en tant qu’enfant jadis de leurs propres parents : devenir parent, c’est accepter de n’être plus l’enfant ou l’adolescent, accepter que tout ce qui avait été attendu jadis en tant qu’enfant n’a pas toujours été reçu comme espéré, que l’on a pu souvent se sentir incompris ; tout en en gardant vivantes en soi les impressions, heureuses ou décevantes, comblées ou frustrantes, qui seront le fil conducteur pour s’occuper de son propre enfant, pour animer sa vie psychique, pour assurer sa protection.

    L’adolescence est en transition entre ces deux moments de la vie ; elle prend ses distances avec le moment familial : la classique protestation adolescente, c’est le besoin de s’extraire du don parental qui fut reçu durant l’enfance, de prétendre pouvoir s’en dispenser, sans savoir encore comment rédimer la dette que cela a constitué ; l’ado ne saura l’engager que plus tard, dans le moment d’un devenir parent qui mue la dette engrangée en don restitutif fait à son propre enfant.

    Du coup, par crainte secrète de ne pas être à la hauteur de cette dette, l’adolescent affiche s’en moquer, récusant d’en être redevable[1], posture de frime chargée d’ingratitude qui drape son besoin de se prendre en main et d’affirmer sa personnalité. Derrière la forfanterie de façade, il aborde de débrouiller les embarras où le plonge la relation garçon-fille, découvrant souvent dans la douleur la différence de leurs attentes ; en même temps qu’il se confronte aux idéaux : ce ne sont plus ceux de l’enfance tournés vers le vœu de combler au mieux les attentes de ses parents, mais une quête d’un sens à donner à sa vie, engageant des idéaux personnels à se forger, démarqué des idéaux que projetaient ses parents. Le jeune cherche à se frayer la voie d’une émancipation vers son propre cheminement, justifiant l’enthousiasme adolescent pour « les grandes causes » même peu réalistes, débat avec les idéaux qu’il engage comme un défi à relever pour conforter l’estime de lui-même ; non sans péril si cela mène à rompre avec le lien parental ou s’il ne retrouve pas un appui qui s’y substitue et le relaie, sans l’exploiter, auprès d’un adulte dans la vie sociale. Ce passage, au sens anthropologique du terme qui faisait parler de « rites de passage », peut mener aux prises de risque pour se prouver à soi-même relever le défi, voire aux tentatives de suicide dans le désespoir de ne pas se sentir être à la hauteur d’idéaux grandioses mais inatteignables.

    Ainsi l’enfant est à la croisée des deux différences, celle des sexes dont il est le fruit et celle des générations dont il instaure le maillon suivant ; l’âge adulte est le moment de nouer ces deux différences, celle entre les sexes comme lien d’incomplétude qui est le vécu humain de la partition sexuée, et celle entre les générations qui confronte à la finitude humaine. L’adolescence est la transition entre les deux moments, l’étape exploratrice et baladeuse de la vie.

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  • La chrétienté a largement participé au développement de la civilisation européenne

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    Un entretien avec Jean-François Chemain (propos recueillis par Côme de Bisschop) sur le site de la revue Conflits :

    Comment la chrétienté a façonné l’Europe.

    22 MAI 2023

    La chrétienté a largement participé au développement de notre civilisation : unité de l’Europe, primauté de la paix, laïcité ou encore droits de l’homme, sont autant de principes qui en découlent. À l’heure où le christianisme est en déclin en Europe, Jean-François Chemain fait le point sur ses apports civilisationnels et la légitimité de leur avenir. 

    Jean-François Chemain est docteur en histoire, écrivain et professeur à l’Ircom. Son dernier ouvrage, Ces idées chrétiennes qui ont bouleversé le monde, vient de paraître aux éditions Artège. 

    Vous écrivez que « toute la civilisation européenne est pétrie de christianisme ». Comment « Europe » et « chrétienté » sont-ils devenues synonymes ? 

    Le terme « Europe », dans son sens moderne, a été utilisé pour la première fois sous la plume de saint Colomban, un moine irlandais, dans deux lettres au pape (590 et 614), où il définissait celle-ci comme l’espace soumis à l’autorité spirituelle de ce dernier. Cela excluait l’islam naissant, et ses conquêtes futures au détriment de la chrétienté, mais aussi l’Empire byzantin, berceau de l’orthodoxie, dans lequel l’Église était soumise à l’Empereur.  Pour être plus précis, « Europe » est synonyme de « chrétienté d’Occident ».

    Pour le christianisme, la guerre n’est jamais souhaitable et doit rester un ultime recours. Si elle devient nécessaire, celle-ci doit être justifiée. Qu’est-ce qu’une « guerre juste » pour les chrétiens ? Ces deux mots ne sont-ils pas antinomiques ? 

    Le christianisme a très tôt défini une conception de la « guerre juste ». Saint Augustin a en effet adapté au christianisme une antique conception romaine, qui qualifie ainsi une guerre défensive, déclenchée par une autorité légitime, quand on a épuisé en vain tous les moyens pacifiques, et afin de réparer une injustice subie. Une pensée reprise et formalisée par saint Thomas d’Aquin. Cela exclut toute guerre de conquête, même soi-disant « sainte ».

    Le message évangélique de la religion chrétienne est un message de paix, comme le précise l’évangile selon Saint Matthieu : « Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu ». À ce titre, comment les chrétiens justifient-ils l’épisode des croisades ou encore celui des guerres de religion et de ses violences ? 

    Les croisades, qu’on se plaît à présenter comme un triste prototype de guerre « sainte », n’ont de fait été vécues que comme une guerre « juste », destinée à protéger les pèlerins chrétiens empêchés de se rendre sur leurs Lieux Saints par les développements du djihâd musulman – qui est, lui, une authentique guerre sainte. Quant aux guerres de religion, l’Église catholique en porte, comme les autres Églises chrétiennes, une part de responsabilité. Mais elles doivent aussi beaucoup à la prétention des chefs d’État de se mêler de religion, et de vouloir que tous leurs sujets croient la même chose qu’eux. Et puis, enfin, ce n’est pas parce qu’on est chrétien qu’on se comporte comme un saint : au moins a-t-on conscience de son péché !

    La Révolution française n’a pas eu pour ambition de s’appliquer uniquement aux Français, mais bien à l’humanité tout entière. Existe-t-il un lien entre la vocation universelle de la Révolution et celui du catholicisme ? 

    Effectivement, « catholique » signifie « universel ». Et donc, moins paradoxalement que logiquement, si la France est « la fille aînée de l’Église » (catholique), alors ce qui est français est aussi universel. D’où la prétention de la Révolution d’être universelle (cf. la Déclaration des droits de l’Homme, valable pour l’Humanité entière, quand le Bill of rights anglais ne s’appliquait qu’au peuple anglais), mais aussi cette conception universaliste qu’a la République de la nation française : en ferait partie, si l’on en croit, par exemple, le sociologue « autorisé » Patrick Weil, toute personne, d’où qu’elle vienne, qui adhère à ses valeurs. Et ce bien plus qu’un Français « de souche », qui apparaît furieusement « local » et n’a en outre pas choisi de venir pour faire allégeance à des « valeurs ».

    L’imaginaire collectif considère souvent la démocratie comme étant la fille d’Athènes, qui serait réapparue  miraculeusement en 1789 en France. Cependant, si la démocratie a été utilisée par les Grecs, ils n’en faisaient pas un impératif, l’important était de diriger selon le bien commun. Ainsi, comment le christianisme, par son choix du mode électoral au sein des institutions religieuses, a-t-il permis de mettre en avant la démocratie, longtemps tombée en désuétude, comme une évidence morale ? 

    Le compendium de l’Église catholique présente la démocratie comme un système préférable aux autres. C’est contraire à une idée reçue, qui voudrait que celle-ci ait eu partie liée avec la monarchie, et que la démocratie ait été une conquête réalisée contre elle. On ne peut pas nier que cela ait été le cas au XIXesiècle, mais dans le contexte particulier du traumatisme post-révolutionnaire. 

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  • Boulder (Colorado) : un boom des vocations ou la fécondité d'une communauté forte

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    De Jack Figge sur le National Catholic Register :

    Boom des vocations à Boulder

    Le Centre catholique du Colorado illustre comment la communauté favorise le discernement.

    Fathers Shaun Galvin (lower right) and Brian Larkin (upper right), shown being ordained, say their time at the University of Colorado-Boulder, with formation at St. Thomas Aquinas Catholic Center, aided their vocational discernment. The Catholic Center’s Masses call students to prayer amid their studies and mark liturgical feasts and graduation (shown above).

    Les pères Shaun Galvin (en bas à droite) et Brian Larkin (en haut à droite), que l'on voit en train d'être ordonnés, disent que leur séjour à l'Université du Colorado-Boulder, avec une formation au Centre catholique Saint-Thomas d'Aquin, les a aidés à discerner leur vocation. Les messes du centre catholique invitent les étudiants à la prière pendant leurs études et marquent les fêtes liturgiques et les remises de diplômes (voir ci-dessus). (photo ci-dessus) : Thomas Aquinas Catholic Center et Aaron Lambert/Archdiocese of Denver)

    23 mai 2023

    BOULDER, Colo. - Au milieu de la cohue de l'après-midi sur le campus de l'Université du Colorado-Boulder, à l'extérieur du Drogo's Coffee Bar, géré par le Centre catholique Saint-Thomas d'Aquin de l'Université du Colorado, le père Peter Mussett, directeur de la pastorale universitaire, était assis.

    Un groupe d'étudiants s'est rassemblé autour de lui, posant de profondes questions théologiques. Le père Mussett a répondu à chacune de leurs questions, puis a posé ses propres questions sur la manière dont ils pouvaient appliquer ce sujet à leur propre vie.

    Ce n'était pas la première fois que l'opération "Demandez à un prêtre" était organisée.

    Depuis 12 ans, le père Mussett est le pasteur du Centre catholique Saint-Thomas d'Aquin, où il s'occupe des étudiants pendant certaines des années les plus formatrices de leur vie.

    Ce qui distingue le Centre catholique de l'Université du Colorado des autres programmes de pastorale universitaire catholique, c'est le nombre de vocations qui ont émergé au Colorado. Actuellement, 22 prêtres actifs sont d'anciens étudiants de l'université du Colorado-Boulder, la majorité d'entre eux ayant fréquenté l'université au cours des 20 dernières années. L'année prochaine, trois étudiants de l'université du Colorado entreront au séminaire.

    Quel est le secret de la réussite du Centre catholique en matière de vocations ? Selon le père Mussett, cela commence par la promotion d'une communauté forte.

    "Lorsque vous vivez dans une communauté authentique, vous partagez votre vie avec les autres d'une manière très brute et vulnérable", a déclaré le père Mussett au Register. "Être capable de voir et de garder l'espace ouvert, en particulier pour ceux qui sont en train d'apprendre, puis d'encourager et d'inviter les étudiants à s'investir plus profondément dans leur foi, est essentiel à la pastorale universitaire. C'est tout simplement le meilleur moyen de développer la générosité et le discipulat, et une fois que c'est fait, la générosité engendre la générosité".

    Beaucoup d'anciens prêtres du Centre Catholique citent la communauté dynamique comme une aide majeure dans leur processus de discernement. Que ce soit par le biais d'une étude biblique dirigée par le Fellowship of Catholic University Students (FOCUS), de conversations nocturnes, de la retraite semestrielle "Buffalo Awakening" ou des conversations enrichissantes à l'intérieur de Drogo's, ce sens de la communauté a aidé de nombreux prêtres à reconnaître leur vocation.

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  • Le pape François met en garde : les êtres humains non encore nés ont le droit d'exister

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    De kath.net/news :

    La copertina del libro

    Le pape François met en garde : les êtres humains non nés ont le droit d'exister

    24 mai 2023

    Le pape dans la préface d'un livre italien sur la protection de la vie : "on ne peut pas se contenter de la solution dramatique et définitive d'un avortement. - Les enfants à naître ont le droit de vivre dès le moment de leur conception"

    Rome (kath.net/KAP) Le pape François a réaffirmé le droit à l'existence des enfants à naître dès le moment de leur conception. La vie naissante est "porteuse du droit le plus élevé auquel chacun a droit - celui d'exister", a écrit le chef de l'Eglise catholique dans la préface d'un livre italien sur la conception, comme le rapporte le portail Vatican News. François y dénonce pour la énième fois l'"absence de droit" de fait de l'embryon, auquel on ne donne "aucun droit de regard" lors d'un avortement. Au lieu de considérer cette situation comme acquise, il faut "écouter la voix de l'embryon" et comprendre sa nature et son unicité.

    Le livre "Il miracolo della vita" (en français : "Le miracle de la vie") d'Arnoldo Mosca Mondadori, Luca Crippa et du prêtre et bioéthicien Gabriele Semprebon paraît cette semaine aux éditions Piemme. Selon leurs propres indications, cet ouvrage décrit de manière vulgarisée la "beauté" et l'"aventure" de la vie humaine, depuis le tout premier instant jusqu'à sa structuration en tant qu'organisme complexe dans le ventre de la mère. Selon les auteurs, ce ne sont pas les positions religieuses ou idéologiques, mais la science qui permet à l'homme de reconnaître "que l'embryon est dès le début un être humain unique et non répétable, qui "demande" la vie à chacun de ses actes".

    Dans sa préface, le pape François évoque le fait que le livre procure au lecteur "étonnement et joie" quant au processus de création de l'être humain. La vie à naître est guidée par des processus "que la nature a finement ajustés au cours de millénaires d'évolution". L'embryon est capable de "faire face à toute menace qui s'interpose entre lui et son existence", a déclaré François en s'enthousiasmant pour la pulsion de vie de l'homme primitif.

    Mais en même temps, le pape invite à réfléchir sur l'avortement. Il l'a déjà souvent condamné clairement - certes avec des "mots forts qui, en plusieurs occasions, ont suscité l'étonnement et même l'embarras", comme le reconnaît François. L'avortement est une "blessure qui a un prix très élevé pour la femme elle-même". Il est en outre lié "à la souffrance et à la confusion, souvent accompagnées d'ignorance". François lance un nouvel appel à "ne pas se contenter d'une solution dramatique et définitive comme l'avortement". Au contraire, la vie - la vie à naître comme la mère - "a besoin de l'aide d'une société qui s'engage enfin pour la dignité de tous, à commencer par les personnes les plus vulnérables". Les pauvres, les personnes âgées, les victimes de la guerre et les réfugiés font également partie de ces derniers, a déclaré le pape.

  • France : un catholicisme en chute constante

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    De Maximilien Bernard sur Riposte Catholique :

    La chute constante du catholicisme français

    23 mai 2023

  • Transcender le politique : un entretien avec David Engels

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    Du site "Academia Christiana" :

    David Engels (né le 27 août 1979 à Verviers) est un historien belge, professeur de recherche à l'Instytut Zachodni à Poznan après avoir été professeur à l'Université libre de Bruxelles.

    Dans cette vidéo, il est question du rôle de l'histoire dans notre déshérence contemporaine mais aussi de la question des écrans, de conseils de lecture, de personnages historiques inspirants et de la situation géopolitique de la Pologne.

    Retrouvez ici les conseils de lectures :

    - J.R.R. Tolkien - Le Seigneur de anneaux

    - Oswald Spengler - Le Déclin de l'Occident

    - Aldous Huxley - La Philosophie éternelle

  • 27 mai à l'abbaye de Brialmont (Tilff) : "Eclairage sur la fin de vie et son accompagnement" avec Constance du Bus (Institut Européen de Bioéthique)

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    Peut être un dessin de texte qui dit ’ÉCLAIRAGE SUR LA FIN DE VIE SON ACCOMPAGNEMENT Par Constance du Bus (Institut Européen de Bioéthique) TÉMOIGNAGES ÉCHANGES Déclaration anticipée Personne de confiance Soins palliatifs Acharnement thérapeutique Euthanasie... 12 11 10 2 9 3 8 4 5 6 Samedi 27 mai 2023 de 14h à 17h30 ABBAYE DE BRIALMONT (TILFF) Réservation obligatoire Mail l:pascal2lecocq@gmail.com Participation libre aux frais Tél. 0473 19 71 Vicariatde iocèse Liège couples familles Institut Européen de Bioéthique’

  • De l'évangélisation dans une société post-chrétienne

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    De Lauretta Brown sur le National Catholic Register :

    Mgr James Shea sur l'évangélisation dans une société post-chrétienne, la croyance en un monde invisible et les utopies

    Le président de l'Université de Mary (Bismarck - Dakota du Nord) évoque notre âge apostolique, l'Eucharistie et l'engagement de l'Église face aux idées néfastes.

    20 mai 2023

    BISMARCK, N.D. - Mgr James Shea, président de l'Université de Mary à Bismarck, dans le Dakota du Nord, a suscité de nombreuses discussions dans les milieux catholiques avec son livre From Christendom to Apostolic Mission (University of Mary Press), qui affirme que nous vivons dans une ère post-chrétienne et que nous sommes appelés à être des missionnaires dans cette nouvelle ère.

    Dans cet entretien accordé au Register sur le campus en avril, il évoque le message du livre, le réveil eucharistique national et la manière dont l'Église s'engage dans la lutte contre les idées néfastes.

    Parlez-moi de ce livre, From Christendom to Apostolic Mission, et dites-moi pourquoi vous pensez qu'il a trouvé un écho auprès de nombreux lecteurs.

    Ce livre est une grande surprise et un peu un embarras. Ce n'est pas quelque chose que j'ai écrit en m'asseyant. C'est le résultat d'une conversation qui s'est déroulée entre un groupe de bons amis pendant plusieurs années. Nous aimons l'Église et nous nous demandions ce qui se passait dans le monde dans lequel nous vivons.

    Il y a des moments dans l'histoire de l'humanité où l'on peut tracer une ligne de démarcation entre tout ce qui s'est passé avant et tout ce qui se passera après. Nous nous trouvons dans une telle période.

    Le livre De la chrétienté à la mission apostolique le caractérise ainsi : au cours des quelque 300 premières années du christianisme, nous vivions des temps apostoliques. Cela signifie que les premiers disciples, les apôtres et ceux qui ont suivi les apôtres, vivaient à une époque où ils essayaient de prêcher l'Évangile d'une manière très contre-culturelle parce qu'ils se heurtaient à une culture gréco-romaine très impressionnante qui avait une vision de la vie humaine différente du message de Jésus-Christ.

    Après environ 300 ans, après avoir versé beaucoup de sang et subi de nombreuses persécutions, la vision chrétienne est venue défier puis finalement vaincre la vision gréco-romaine de la personne humaine, en incorporant certains aspects de la vision classique dans sa propre vision.

    Depuis lors, la vie en Occident a été une série de ce que l'on pourrait appeler les cultures de la chrétienté. Une culture de chrétienté est une culture dans laquelle la société tire sa vision imaginative du message chrétien. Les vies humaines individuelles, les catégories de réussite et d'échec, les idées de bien et de mal, et même les institutions, les écoles et le gouvernement, sont fondés sur des principes profondément chrétiens.

    Au cours des deux cents dernières années, nous avons assisté à une civilisation qui s'est lentement, mais sûrement, débarrassée de sa base ou de ses fondements chrétiens, de sorte que nous nous trouvons aujourd'hui dans la première civilisation post-chrétienne de toute l'histoire.

    Cela a certaines implications, et ce que cela signifie pour nous, catholiques, c'est que nous nous trouvons dans un nouvel âge apostolique. L'Église a différentes stratégies qu'elle applique à différentes époques. Au cours des 300 premières années, l'Église a suivi une voie particulière dans le monde, qui était différente de la manière dont l'Église était dans le monde pendant les longues années de la chrétienté et différente, même dans la chrétienté, de la manière dont les choses se passaient dans les territoires de mission. L'ensemble de la civilisation est devenu un territoire de mission, mais ce n'est pas une grande nouvelle. C'est ce qui est si embarrassant dans ce livre. Le pape Paul VI parlait de cela - que toute la civilisation, la culture, est devenue un territoire de mission et que nous devons maintenant être des missionnaires.

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  • Vatican : François envoie la « Constitution » de Jean-Paul II au grenier

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    Lu dans il sismografo ce 21 mai 2023, cet article de Nico Spuntoni :

    « En juin, la nouvelle Loi fondamentale de l'État de la Cité du Vatican entre en vigueur. Voici les nouveautés

    Samedi dernier, alors que l'attention de tous était concentrée sur l' audience de Volodymyr Zelensky , François a promulgué la nouvelle Loi fondamentale de l'État de la Cité du Vatican. Le texte règle l'organisation interne de l'État dont le Pape est souverain et remplace le précédent entré en vigueur le 22 février 2001 en lieu et place de la Loi fondamentale de 1929.

    Les nouvelles

    A la lecture du texte et en faisant une comparaison avec celui de 2001, l'emploi du terme « fonctions » plutôt que celui de « pouvoir » saute immédiatement aux yeux, réservé au seul pape pour souligner son plein pouvoir de gouvernement. Selon Maria D'Arienzo , professeur titulaire de droit ecclésiastique, droit canonique et droits confessionnels à l'Université de Naples Federico II consultée par IlGiornale.it, ce changement dénoterait la volonté de présenter la fonction législative, exécutive et judiciaire comme " expressions de puissance instrumentale à l'action du Pape " et serait une confirmation de la "nature instrumentale de la Cité du Vatican à la mission de l'Église catholique, étant un État qui a sa propre particularité et une souveraineté sui generis ».

    Le Pape au centre

    La centralité du Souverain Pontife dans le gouvernement de l'État soulignée par l'exclusivité du mot « pouvoir » va dans un sens légèrement différent par rapport au texte de 2001 qui, tout en maintenant l'exercice du pouvoir législatif, exécutif et judiciaire comme prérogative du le Pape, a admis diverses délégations et attributions aux commissions et tribunaux , donnant continuité à la démarcation du Successeur de Pierre du gouvernement ordinaire initiée en 1939 par Pie XII avec la création de la Commission pontificale pour l'État de la Cité du Vatican appelée à gouverner l'État en son nom. La nouvelle loi ne modifie pas cette structure et laisse intacte, par exemple, la Commission pontificale mentionné ci-dessus, mais ne continue pas sur cette voie d'alléger le Pape du fardeau d'exercer les pouvoirs qui lui sont attribués dans le gouvernement ordinaire, comme on peut le voir à partir de l'article 1.

    L'ouverture aux laïcs

    En ce qui concerne la Commission pontificale pour l'État de la Cité du Vatican, avec quatre mots ( "et par d'autres membres") dans l'article 8, la possibilité est admise que des non-cardinaux puissent également en faire partie . Et donc aussi des profanes. Le professeur D'Arienzo explique à IlGiornale.it que ce choix doit s'inscrire « dans une vision ecclésiologique différente de celle du passé » qui suppose « une ouverture à ce que nous appelons le Peuple de Dieu ».

    Une orientation que François a déjà manifestée dans d'autres actes législatifs, comme le Praedicate evangelium sur la Curie romaine et l' In ecclesiarum communione sur l'organisation du Vicariat de Rome. " Cette nouvelle Loi fondamentale - soutient D'Arienzo - fait partie du travail de réforme que le Pape mène, basé sur une plus grande implication des voix ecclésiales et, bien que concernant des entités différentes, elle a en commun avec les deux Constitutions apostoliques sur la Curie et Vicariat une tendance à la déclérisation ».

    Les critiques

    La publication du texte, qui entrera en vigueur le 7 juin, a également suscité des critiques parmi les initiés. Il Sismografo , un site spécialisé dans tout ce qui concerne l'Église catholique et le Vatican, a donné de l'espace à la note envoyée par un lecteur qui a détecté deux erreurs grammaticales dans les articles 6 et 10. « Peut-être y a-t-il un peu de légèreté » dans certains et des documents solennels du pape François. Peut-être faut-il plus d'attention ", a commenté le portail dirigé par Luis Badilla Morales.

    Silere non possum a également mis en exergue certains points critiques de la nouvelle Loi fondamentale, soulignant qu'il n'y a plus trace de ce qui est inscrit à l'article 18 du texte publié en 2000 et entré en vigueur en 2001 où pour les litiges relatifs aux relations de travail il attribué la compétence à l'ULSA, ou au bureau du travail du Siège Apostolique. " Afin de faire valoir leurs droits, les employés de l'Etat ne pourront saisir que la Cour, qui, par ailleurs, n'a pas de compétence particulière en matière de droit du travail ", écrit Silere non possum.

    La distinction

    A l'article 2, le législateur a ressenti le besoin de préciser dans un alinéa que « l'Etat et son système sont distincts de la Curie romaine et des autres institutions du Saint-Siège ». La clarification d'une distinction qui, si elle devait être tenue pour acquise dans le domaine juridique, a dû apparaître nécessaire au législateur au regard des malentendus continus qui se font jour sur cette question dans les domaines journalistiques et même politiques (...).

    La clarification de l'article 2 de la nouvelle loi, selon le professeur D'Arienzo , apparaît donc comme un rappel à « ceux qui ont tendance à synthétiser et à confondre, ce qui se produit également en ce qui concerne le droit canonique et le droit vatican ». Le professeur souligne à IlGiornale.it comment l'architecture institutionnelle sui generis de l' État de la Cité du Vatican « est simplifiée voire confuse, confondant quelles sont les références juridiques des différentes entités ».

    Test de réalité

    S'il avait fallu près de 70 ans pour remplacer la Loi fondamentale de 1929, François a décidé de « retirer » le texte de saint Jean-Paul II 23 ans plus tard. Hier comme aujourd'hui, la promulgation d'un nouveau texte doit répondre à la nécessité d'aborder les problèmes nouveaux et complexes du petit État en tenant compte des finalités institutionnelles de son existence, c'est-à-dire l'indépendance à garantir au Siège apostolique et au Pape dans l'exercice de la mission universelle. Pour Giovanni Terrano , professeur de doctrine de l'État à l'université Guglielmo Marconi, la nouvelle loi « confirme le caractère 'absolu' de l'État de la Cité du Vatican » et «et on est loin des constitutions libérales du XIXe siècle qui sont aujourd'hui considérées comme absolument archaïques et loin des principes de l'État-providence ».

    Mais en effet, comme l'a expliqué feu le professeur Giuseppe Dalla Torre , qui était président du Tribunal d'État, à propos de la loi de 2001 , bien qu'il existe dans le système vatican des dispositions sur les droits et devoirs fondamentaux, ces textes n'ont aucun caractère constitutionnel. Le célèbre juriste ancien recteur de la Lumsa a écrit : « Le cœur de la Constitution matérielle de l'État de la Cité du Vatican doit finalement être recherché parmi les éléments de la même Constitution de l'Église ; en particulier dans ce ministère pétrinien, providentiellement mis au service de l'Église de communion et de l'unité de toute l'Église, pour la liberté et l'indépendance desquelles cet État existe et a raison d'exister à l'égard de toute autorité séculière ».

  • Une Anglaise atteinte du syndrome de Down poursuit la loi sur l'avortement devant la Cour européenne des droits de l'homme

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    D'AC Wimmer sur Catholic News Agency :

    Une femme atteinte du syndrome de Down poursuit la loi sur l'avortement devant la Cour européenne des droits de l'homme
     
    Heidi Crowter speaks outside the High Court in London England, July 6, 2021.
    Heidi Crowter s'exprime devant la Haute Cour de Londres, le 6 juillet 2021. | Photo : Don't Screen Us Out via Flickr (CC BY-ND 2.0).

    20 mai 2023

    Une Anglaise atteinte du syndrome de Down porte son combat contre les lois britanniques sur l'avortement devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH).  

    Heidi Crowter, originaire de Coventry au Royaume-Uni, affirme que la législation actuelle est discriminatoire à l'égard des personnes handicapées car elle autorise l'avortement jusqu'à la naissance si le fœtus est atteint d'une maladie telle que la trisomie 21. Cette mère de 27 ans, qui fait activement campagne sur les médias sociaux, a annoncé cette semaine sa décision de faire appel devant la CEDH après que la Cour suprême du pays a refusé d'entendre son cas. 

    Mme Crowter fait campagne pour une modification de la loi depuis 2018, date à laquelle elle s'est jointe à une action en justice intentée par une autre mère dont le fils est atteint du syndrome de Down.  

    Elle affirme que la loi envoie un message selon lequel les personnes handicapées n'ont pas la même valeur et qu'elle viole leurs droits humains. "En 2023, nous vivons dans une société où les personnes handicapées sont considérées comme égales après la naissance, mais pas dans le ventre de leur mère", a-t-elle déclaré dans un communiqué.

    Le gouvernement britannique défend la loi comme un équilibre entre les droits des femmes et les droits de l'enfant à naître. Il affirme que l'avortement est un choix personnel et que les femmes doivent avoir accès à des services sûrs et légaux. La Cour d'appel a statué en novembre 2022 que la loi n'était pas illégale et qu'elle n'interférait pas avec les droits des personnes handicapées vivantes. 

    L'affaire Crowter a attiré le soutien de groupes de défense des droits des personnes handicapées et d'organisations pro-vie. Ross Hendry, directeur général de CARE, une organisation caritative chrétienne qui défend les questions liées à la vie, a déclaré : "Il est tout à fait erroné que le handicap soit considéré comme un obstacle à la vie : "Il est totalement erroné que le handicap soit un motif d'avortement jusqu'à la naissance. Accepterions-nous une loi autorisant l'avortement à terme des bébés en fonction de leur sexe ou de leur race ? L'approche actuelle envoie un message selon lequel la vie des personnes handicapées a moins de valeur que celle des autres". 

    Lynn Murray, porte-parole de l'association Don't Screen Us Out, dont la fille Rachel est atteinte du syndrome de Down, a déclaré : "Il est encourageant de voir qu'Heidi va maintenant porter son affaire historique jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg. En tant que mère d'une fille de 23 ans atteinte du syndrome de Down, je constate chaque jour la valeur unique qu'elle apporte à notre famille et l'impact positif qu'elle a sur les autres autour d'elle". 

    Actuellement, en Angleterre, au Pays de Galles et en Écosse, le délai général pour avorter est de 24 semaines, mais si le bébé est atteint d'un handicap, notamment du syndrome de Down, d'une fente labiale ou d'un pied bot, l'avortement est légal jusqu'à la naissance. Il y a eu 3 370 avortements sélectifs en fonction du handicap en 2021, soit une augmentation de 9 % par rapport aux 3 083 avortements pratiqués en 2020. Le nombre d'avortements tardifs à 24 semaines de gestation ou plus lorsque le bébé est handicapé a augmenté de 20 %, passant de 229 à 274.

    Si Mme Crowter obtient gain de cause devant la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg, cela pourrait avoir des conséquences pour les 46 pays membres du Conseil de l'Europe, qui sont liés par ses décisions. Mme Crowter espère que son cas incitera d'autres personnes à défendre leurs droits et leur dignité.

    "Je porte cette affaire devant Strasbourg parce que le fait que les personnes handicapées soient traitées différemment constitue une véritable discrimination", a-t-elle déclaré. 

    La décision de la CEDH devrait être rendue dans le courant de l'année 2023.

    AC Wimmer est le rédacteur en chef fondateur de CNA Deutsch. Ancien cadre supérieur de la chaîne publique SBS et diplômé de l'Université de Melbourne et de l'Université Monash (Australie), il a travaillé comme journaliste dans le monde entier. Avant de rejoindre EWTN News, cet Australien aux racines bavaroises était rédacteur en chef du journal de l'archidiocèse de Munich.

  • Des milliers de personnes participent à la "Manifestation pour la vie" en Italie

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    D'Hanna Brockhaus sur Catholic News Agency :

    Des milliers de personnes participent à la "Manifestation pour la vie" en Italie

    Italie 2023 Marche pour la vie

    Italy 2023 March for Life

    Des membres d'une organisation italienne pro-vie et pro-famille ont participé à la "Manifestation pour la vie" du 20 mai 2023, avec une banderole disant "Il y a une vie dans le ventre de la mère. Prenons-en soin. #stopabortion" | Daniel Ibanez/CNA

    Participants braved the rain to march in Italy's national "Demonstration for Life" in central Rome on May 20, 2023. Daniel Ibanez/CNA

    Les participants ont bravé la pluie pour participer à la "Manifestation pour la vie" dans le centre de Rome le 20 mai 2023. | Daniel Ibanez/CNA

    20 mai 2023

    Des milliers de personnes, de familles et de jeunes ont bravé le temps frais et pluvieux pour participer à la "Manifestation pour la vie" à Rome samedi après-midi.

    La marche du 20 mai est partie de la Piazza della Repubblica, près de la gare centrale de Termini, et a lentement passé devant la basilique Sainte-Marie-Majeure, en descendant la rue Merulana, jusqu'à la place située devant la basilique Saint-Jean-de-Latran. Le parcours était d'environ 1,2 miles.

    Anciennement appelée "Marche pour la vie", le nom a été modifié l'année dernière lorsque de nouveaux responsables ont pris en charge l'événement.

    Le président du groupe organisateur, Massimo Gandolfini, a déclaré à EWTN News au début du mois que la manifestation n'était pas associée à un parti politique spécifique.

    "Nous faisons de la politique avec un P majuscule", a déclaré le neurochirurgien et père adoptif de sept enfants. "C'est-à-dire la défense de la vie, la défense de la famille naturelle, la défense de la liberté d'éducation des parents. Telle est notre politique..."

    Selon lui, les objectifs de l'organisation comprennent la création d'une journée nationale pour la vie à naître et d'un fonds gouvernemental pour aider les femmes enceintes en difficulté. Ils espèrent également que la culture reconnaîtra davantage la beauté de la maternité.

    Gandolfini a ajouté que les organisateurs s'opposent à la légalisation en Italie de l'euthanasie, du suicide assisté et de la gestation pour autrui.

    "Nous sommes fermement opposés à tout cela parce qu'avant tout, il y a le droit de l'enfant", a-t-il déclaré.

    La manifestation s'est achevée par des orateurs et un rassemblement devant la basilique Saint-Jean-de-Latran.Young women hold signs saying "every child deserves a birthday" and "the unborn baby is one of us" at Italy's national "Demonstration for Life" in Rome May 20, 2023. Daniel Ibanez/CNA
    Des jeunes femmes tiennent des pancartes disant "chaque enfant mérite un anniversaire" et "le bébé à naître est l'un de nous" lors de la "Manifestation pour la vie" à Rome le 20 mai 2023. Daniel Ibanez/CNA

    A crowd of people participated in Italy's national "Demonstration for Life" in central Rome on May 20, 2023. Daniel Ibanez/CNA
    Une foule de personnes a participé à la "Manifestation pour la vie" dans le centre de Rome le 20 mai 2023. Daniel Ibanez/CNA

    Marchers in Italy's national "Demonstration for Life" in central Rome on May 20, 2023. Daniel Ibanez/CNA
    Des manifestants lors de la "Manifestation pour la vie" dans le centre de Rome le 20 mai 2023. Daniel Ibanez/CNA
    Young religious sisters attended Italy's national "Demonstration for Life" in central Rome on May 20, 2023. Daniel Ibanez/CNA
    De jeunes religieuses ont participé à la "Manifestation pour la vie" au centre de Rome le 20 mai 2023. Daniel Ibanez/CNA
    "We choose life" was the motto of Italy's national "Demonstration for Life," held in central Rome on May 20, 2023. Daniel Ibanez/CNA
    "Nous choisissons la vie" était la devise de la "Manifestation pour la vie" qui s'est tenue dans le centre de Rome le 20 mai 2023. Daniel Ibanez/CNA