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Société - Page 480

  • RDC : l’opposition marque des points contre Kabila

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    De Hubert Leclercq sur le site web de « La Libre Afrique »

    « Il y  des jours comme ça où rien ne va ! C’est ce que doivent se dire les tenants du pouvoir en République démocratique du Congo qui viennent de recevoir coup sur coup deux uppercuts en plein menton.

    Vendredi, sur le coup de 16 heures, la cour d’appel de la Cour pénale internationale décidait d’acquitter Jean-Pierre Bemba, condamné en première instance à 18 ans de prison pour crime de guerre et crime contre l’humanité. Moins de 24 heures tard, c’est Kinshasa même qui envoyait un message fort en se mobilisant en masse pour le premier meeting d’Ensemble pour le Congo, la plateforme politique de Moïse Katumbi, l’ennemi numéro 1 du pouvoir.

    Les chiffres sont difficiles à établir. Seule certitude, comme pour le meeting de l’UDPS le 24 avril dernier, la place Sainte-Thérèse a été envahie par une foule dense et compacte. La première sortie officielle à Kinshasa d’Ensemble pour le Congo peut être vu comme une réussite qui montre que le mouvement qui porte la candidature de Moïse Katumbi peut s’imposer bien au-delà du Katanga et même plus largement de l’est de la RDC. Ensemble pour le Congo est d’ailleurs le seul mouvement politique actuel qui dépasse largement les clivages est-ouest avec dans ses bagages des leaders politiques qui ont un poids réel dans de nombreuses provinces de la RDC (Lumbi dans les Kivus, Endundo à l’Equateur, Kamitatu dans le Bandundu ou Kyungu dans le Katanga) , sans parler de la personnalité de Moïse Katumbi célèbre dans tout le pays.  Un Moïse Katumbi qui a surpris tout son monde en apparaissant sur le grand écran  de la place Sainte-Thérèse pour un discours en lingala. « C’est bien, on sait que c’est un swahilophone, mais il a fait l’effort de parler en lingala. Ce n’est pas la première fois qu’il s’adresse à Kinshasa en lingala et on sent qu’il s’améliore » , explique Bertin, un membre de l’UNC de Vital Kamerhe, venu ce samedi à Sainte-Thérèse « pour voir et pour entendre ». Verdict? « Jamais l’opposition congolaise n’a été aussi forte. S’il veut rester Kabila devra faire des miracles. Il ne peut rien face à Bemba, Katumbi ou même Kamerhe. Il ne joue pas dans la même catégorie qu’eux. Il faut que l’opposition reste encore unie le temps d’envoyer le coup final au pouvoir illégitime en place. Après, je pense et j’espère qu’on pourra organiser de vraies élections lors desquels tous les candidats pourront vraiment défendre leur chance ».

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  • Le SAJE société de distribution cinématographique de films et téléfilms d’inspiration chrétienne pour un public francophone va promotionner un excellent film sur Pie XII

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    Lu sur le blog du « Salon beige » :

    « Enfin un bon film sur Pie XII

    Après Marie de Nazareth, Saint Pierre, Saint Philippe Neri, Bakhita, Don Bosco, Le Bon Pape Jean XXIII, Paul VI et Mère Teresa, SAJE vient d’acquérir les droits d’un nouveau téléfilm produit par la RAI et Lux Vide et qui fait toute la lumière sur la question tant débattue de l’attitude du pape Pie XII envers les juifs pendant la seconde guerre mondiale, en s’appuyant sur des faits historiques vérifiables, qui permettent de réhabiliter le Souverain pontife. 

    PIE XII – SOUS LE CIEL DE ROME est une fiction réalisée par un grand réalisateur québécois (Christian Duguay, le réalisateur de Belle et Sébastien 2, Un sac de billes et Jappeloup), avec dans le rôle du Pape, James Cromwell, le comédien américain oscarisé.

    Pour réaliser le doublage et le sous-titrage en français de cette série de 2 épisodes d’1h30, SAJE doit débourser 27 000 € HT. Pour les aider à les financer, une opération de financement participatif est mise en place. Si vous voulez les aider dans cette aventure, vous avez deux possibilités : 

    • Soit de faire un don directement sur la page Credofunding (et recevoir en échange un certain nombre de contreparties comme des DVD, des affiches et des places de cinéma).
    • Soit de faire un don sur une Fondation reconnue d’utilité publique, qui a choisi de soutenir notre mission et qui est habilitée à émettre des reçus fiscaux. Pour cette solution, contactez-directement contact@sajeprod.com

    Pour vous donner un avant-goût de ce superbe film, en voici la bande-annonce en VO sous-titrée

     

    Ref. Enfin un bon film sur Pie XII

    JPSC

  • Quand La Croix excommunie Thibaud Collin

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    De Thibaud Collin en tribune sur le site de Valeurs Actuelles :

    [Tribune] “La Croix”, pourquoi faire ? Retour sur le “vichysme mental”

    Tribune. L'essayiste Thibaud Collin a publié fin mai, sur son blog hébergé par La Croix, une tribune très critique de la position de ce quotidien sur le référendum autorisant l'avortement en Irlande. Il y utilise notamment l’expression de « vichysme mental », ce qui a créé la polémique. Après la publication de ce texte, la direction de La Croix a pris la décision de mettre un terme à son blog. Valeurs actuelles publie ci-dessous sa réponse.

    Retour sur les faits

    La Croix, dans son éditorial du 28 mai portant sur le référendum irlandais, déclare qu’il faut « respecter cette réponse » ouvrant la porte à la légalisation de l’avortement. Et le quotidien catholique d’ajouter pour justifier cette décision : « on sait que la vie n’est pas qu’un phénomène physique qui mettrait un signe strict d’égalité entre une vie déjà là, celle de la mère et une vie en devenir ». Il conclut en affirmant que « rendre possible l’IVG est une chose, faire en sorte qu’il en ait le moins possible en est une autre ». Une semaine après, je publie sur mon blog, créé sur le site de La Croixà sa demande, un texte intitulé « Avortement : non au vichysme mental ! » dans lequel je dénonce la contradiction entre une telle ligne éditoriale et l’identité catholique revendiquée par le quotidien. Le pape François a lui-même repris en 2014 les mots forts du concile Vatican II pour qualifier objectivement l’avortement de « crime abominable ». Et j’ajoute que l’argument consistant à justifier un tel acte en catégorisant les vies humaines, comme si l’une avait plus de dignité que l’autre, relève du vichysme mental que je détermine comme «l’ illusion de croire que l’on peut négocier ce qui n’est pas négociable ». En effet, la dignité de la vie humaine innocente ne peut être l’objet d’un respect quantifiable. La Croix ne daigne même pas nommer « l’enfant à naître », alors que même le Président de la République, lors de son discours au Collège des Bernardins, l’a fait. L’occultation du mot prépare et légitime l’occultation de la réalité. Deux jours après, Guillaume Goubert, directeur de la rédaction, réagit en supprimant mon blog et en m’accusant de porter contre le journal « une accusation grave et qui se veut infamante en utilisant l’expression vichysme mental ». Il juge mon propos comme étant guidé par « la volonté d’offenser ».

    Quel est l’enjeu de fond ?

    La Croix a choisi de porter le débat sur son honneur bafoué pour mieux se détourner de la question de fond : comment un journal soi-disant catholique peut-il soutenir sur un sujet si grave une position diamétralement opposée à l’enseignement et à la vie de l’Eglise ? En prétendant accéder à mon for interne, par nature inaccessible à autrui, Guillaume Goubert juge donc que j’ai choisi l’expression vichysme mental pour offenser volontairement son journal ; comme si j’avais procédé à une accusation gratuite, engendrée par un quelconque ressentiment ou méchanceté. Or j’ai choisi en toute connaissance de cause une telle expression, non pour offenser telle ou telle personne, mais pour provoquer un choc de conscience salutaire. Il me semble qu’un éditorial incarne, par définition, la ligne éditoriale d’un journal.

    Il convient de bien expliquer pourquoi j’ai choisi une telle expression pour caractériser cette attitude que je ne suis pas le seul à trouver scandaleuse, au vu des nombreuses réactions qu’elle a suscitées. Cette expression a été choisie pour objectiver la violence incongrue d’une telle position dans un journal catholique. Il s’agit d’une analogie, c’est-à-dire d’un rapprochement entre deux situations différentes mais partageant un point commun central : une certaine similitude de rapport (par exemple, 2 est à 4, ce que 4 est à 8, à savoir la moitié). Ainsi je n’accuse évidemment pas la rédaction actuelle d’être antisémite. La Croix, dans les années 1980, a courageusement ouvert ses archives sur les périodes douloureuses de sa longue histoire[1]. J’établis une similitude de rapport entre l’attitude du gouvernement Laval en 1942 face aux exigences allemandes de déportation des Juifs[2], et la position actuelle manifestée dans cet éditorial face à la perspective de destruction légale d’enfants à naître, auxquels on a préalablement retiré « une partie » de leur dignité. Le rapport porte sur une capacité à transiger sur des principes humains fondamentaux en catégorisant des vies humaines : jadis, Juifs français et Juifs étrangers ; aujourd’hui, « vie déjà là » (la mère) et « vie en devenir » (l’enfant in utero). Mais l’enfant à naître n’est-il pas lui aussi une « vie déjà là » ? Et sa mère et le médecin ne sont-ils pas eux aussi des « vies en devenir » ? 

    Enfin pourquoi qualifier ce vichysme de « mental » ? Pour circonscrire le champ d’application de l’analogie. La Croix ne tient certes pas des centres d’orthogénie ! Mais avec ce type de papier, elle contribue avec bien d’autres, à entretenir un climat intellectuel, moral et spirituel qui obscurcit les consciences au lieu de les interpeller. Climat qui engendre non seulement la suppression de nombreuses vies humaines mais aussi de grandes détresses chez les femmes, souvent victimes d’une « culture du déchet » ; sans parler des autres membres de la fratrie qui, on le sait de plus en plus, sont souvent eux aussi atteints.

    Il convient donc pour conclure de dénoncer une nouvelle fois l’imposture que représente un journal prétendument catholique mais qui prend comme critère d’évaluation non pas le respect inconditionnel de la vie humaine innocente mais l’idéologie des droits de « l’individu total ». Comment ignorer qu’une telle idéologie engendre immanquablement des soi-disant « conflits de droits », le plus souvent arbitrés à l’avantage des plus forts, en l’occurrence ici de ceux qui peuvent revendiquer, manifester et même voter ? Face à cette domination injuste sur la vie humaine vulnérable, il est nécessaire d’en appeler au témoignage de la conscience morale, ce qui exige certes du courage ; celui-là même dont ont fait preuve les dissidents qui nous ont montré que toute injustice est forte de chacun de nos petits renoncements[3]


    [1] Cent ans d’histoire de La Croix (1987), sous la direction de René Rémond et d’Emile Poulat

    [2] Sur ce sujet : Robert O. Paxton, La France de Vichy (1973), 1999, Points-Seuil, p. 234-236 et François-Georges

    Dreyfus, Histoire de Vichy, Editions de Fallois (1990), 2004, p. 622-627

    [3] Vaclav Havel,  « Le pouvoir des sans-pouvoir » et « La politique et la conscience », in Essais politiques, Calmann-Lévy, 1989

  • Ce que les catholiques pensent vraiment au sujet des migrants

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    De Nathalie Birchem sur le site du journal La Croix :

    Migrants : ce que pensent vraiment les catholiques

    Selon une enquête d’opinion que La Croix publie en exclusivité, la plupart des catholiques n’ont pas une opinion tranchée vis-à-vis des migrants et une majorité relative se dessine en faveur de l’hospitalité. Un sondé sur deux a déjà fait un don ou une action en faveur des migrants.

    Sur la question migratoire, l’opinion des Français, telle que mesurée par l’Ifop par exemple, est assez réservée quant à l’accueil des migrants, avec environ six Français sur dix qui se disent plutôt contre.

    Mais parmi ces Français, que pensent vraiment ceux qui se déclarent catholiques, qui, toujours d’après l’Ifop, représentent 53 % des Français, dont 26 % de pratiquants ? Leur foi joue-t-elle en faveur du repli identitaire ou de l’hospitalité ? C’est ce qu’ont voulu savoir le Service national de la Pastorale des migrants, le Secours catholique Caritas-France, CCFD Terre Solidaire et JRS France-Service jésuite des réfugiés, qui travaillent à l’accueil des migrants et se sont donné comme mission de promouvoir ensemble l’engagement des chrétiens sur ces questions, en conformité avec les appels du Pape et de la Conférence des évêques.

    Ces quatre organisations ont confié à More in Common, une initiative internationale qui a pour ambition d’immuniser notre société contre les tentations du repli, le soin de travailler avec l’Ifop à une enquête d’opinion inédite que La Croix publie en exclusivité.

    Perceptions et attitudes des catholiquesde France vis-à-visdes migrants..pdf  TÉLÉCHARGER LE DOCUMENT

    41 % pensent que les « migrants font des efforts pour s’intégrer »

    Premier enseignement : comme l’ensemble de la population, les catholiques estiment que la France fait face à des arrivées massives de migrants : 49 % considèrent que, depuis cinq ans, le nombre de migrants a beaucoup augmenté alors que, quand on les interroge sur ce qu’ils observent dans leur région, seuls 37 % font le même constat. Par ailleurs, comme pour les Français, la situation inspire aux sondés des sentiments partagés : 41 % pensent que les « migrants font des efforts pour s’intégrer », contre 39 % qui estiment le contraire ; 45 % pensent qu’ils sont « considérés comme prioritaires par rapport aux Français en matières d’aides » publiques (contre 43 %), et 40 % jugent que les migrants « rendent notre pays plus ouvert aux nouvelles idées et cultures » (contre 43 %).

    Source : enquête menée par l’Ifop pour le Secours Catholique-Caritas France, More in Common, CCFD - Terre Solidaire et le Service national de la pastorale des migrants - Conférence des évêques de France. La première phase, quantitative, a été réalisé par téléphone, du 11 au 18 décembre 2017, sur un échantillon de 1002 personnes âgées de 18 ans et plus, représentatives de la population catholique française selon la méthode des quotas.

     

     

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  • IVG en Irlande : combien de morts légales supplémentaires ?

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    De RCF :

    IVG en Irlande : combien de morts légales supplémentaires ?

    CARTE BLANCHE DE RAPHAËL DE LA CROIX

    Avec 55 millions d'avortement dans le monde, il n'était pas nécessaire de rajouter le chiffre Irlandais. Chaque seconde ce sont près de dux avortement qui sont pratiqués sur la planète d'après l'OMS. Peut-on rester silencieux ?

  • Médecin, il refuse d'être un meurtrier

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    « Le Dr. Andreia Cunha dos Santos Silva exige ce 10 juin 2018, la rétractation immédiate et définitive du texte intitulé « Je veux être un médecin, pas un meurtrier ! » en raison du caractère abusif et manipulateur de cette publication. Cette dernière résulte de la traduction non autorisée et non validée d'un texte d’opinion rédigé originellement par le Dr Cunha en langue portugaise et publié dans le journal portugais Observador du 03 avril 2018 (1). L’auteure, parfaite bilingue, n’a à ce jour reçu aucune demande de ré-utilisation, de traduction, ni de publication de son article en langue française et n’a pu exercer aucun de ses droits d'auteure légitimes (propriété intellectuelle, de relecture, etc.). »

  • Melissa Ohden a survécu à l'avortement et estime être "une des plus chanceuses du monde"

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    SURVIVANTE DE L'AVORTEMENT, MELISSA OHDEN, ESTIME ÊTRE « UNE DES PLUS CHANCEUSES DU MONDE »

     

    Il y a 41 ans, Melissa Ohden a survécu à son avortement. Elle a grandi en sachant qu’elle était née prématurément et qu’elle avait été adoptée, mais ce n’est qu’à 14 ans qu’elle apprend les circonstances difficiles de sa naissance. Au cours d’une dispute avec sa sœur, adoptée elle-aussi, celle-ci lui a lancé : « Tu sais Mélissa, moi mes parents biologiques m’ont désirée au moins ! ». Suite à cette prise de conscience, sa santé mentale est tombée dans une « spirale descendante ». « J'ai développé des troubles alimentaires, lutté contre l'alcool. Je ne voulais plus être moi-même », se confie-t-elle.

    Cinq ans plus tard, elle décide de partir à la recherche de sa mère. Elle la retrouvera dix ans plus tard et découvre alors que celle-ci la croyait morte, qu’elle n’avait jamais su si son bébé était un garçon ou une fille, et que son adoption avait été tenue secrète.

    Lorsqu’elles se sont rencontrées pour la première fois, ce qui a le plus marqué Mélissa, c’est le « regret » qui habitait ses yeux… La maman a subi cette IVG à 19 ans, contrainte par sa mère infirmière qui travaillait dans l’hôpital, avec la connivence d’un ami obstétricien. « Ensemble, ils ont littéralement forcé l'avortement de ma mère biologique contre son gré ». Sa grand-mère avait clairement laissé des consignes et demandé à ses collègues de « laisser le bébé mourir dans la chambre».

    C’était compter sans l’infirmière qui, entendant la petite fille pleurer, « alors qu'elle gisait parmi les déchets médicaux de l’hôpital » l’a emmenée en soins intensifs où, « contre toute attente », elle a survécu. Après un diagnostic de cécité probable puis de malformation cardiaque fatale – elle ne pesait que 1,3 kg et venait de recevoir la solution saline toxique pendant cinq jours –  elle a finalement grandi en parfaite santé, dans une famille adoptive.

    « C’est incroyable », admet Mélissa elle-même, qui se considère comme « l'une des personnes les plus chanceuses du monde ». Chanceuse non seulement parce qu’elle a survécu, mais aussi parce qu’elle a à la fois sa mère biologique et ses parents adoptifs. « Ma famille biologique est une énorme partie de ma vie », se confie-t-elle, et avec sa mère, elles aiment se voir « aussi souvent que possible ».

    Quand elle repense aux mots de sa grand-mère le jour de sa naissance, elle reconnait que « ce n'est pas facile (…) de vivre avec », mais elle ajoute : « Je ne suis pas en colère contre elle, nous faisons tous des erreurs dans cette vie, je ne retiens pas ça contre elle. J’ai le cœur brisé pour elle, parce que je me demanderai toujours ce qui dans sa vie a pu lui faire prendre une telle décision à propos de la mienne ».

    Après la découverte du regret de sa mère, Mélissa est désormais heureuse « de faire l’expérience de sa joie ».

    Sources: BBC, Adam Eley et Jo Adnitt (05/06/2018)

  • Thibaud Collin :"Non à l'agenda de l'individualisme libéral !"

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    Vu sur le blog "salon beige":

    JPSC

  • Les fruits pourris de mai 68

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    Du Frère Clément-Marie (Famille missionnaire de Notre-Dame), lors du Grand rassemblement annuel des jeunes amis de Notre-Dame des Neiges à Saint-Pierre-de-Colombier (Pentecôte 2018) :

    Il est interdit d’interdire ? Raisons et conséquences de la crise de 1968

    Introduction

    Nous avons dans nos têtes et dans nos mémoires les images de 1968 que nous avons pu voir dans nos livres d’histoire, où des jeunes aux cheveux abondants jettent des pavés sur les forces de l’ordre… Cet événement social, particulièrement marqué en France, n’est pas arrivé par hasard.

    Cinquante ans après, il nous revient, avec le recul, de nous interroger sur la fécondité de ce mouvement. Quelles en sont les raisons ? Quelles en sont les conséquences ? Dans quelle mesure l’Église en a-t-elle été affectée ? Ces trois question pourraient chacune être l’objet d’un livre… Mais dans les quelques minutes que nous avons, nous allons essayer de les prendre pour plan, et de leur donner une réponse très succincte.

    I.   Les raisons

    Pour comprendre l’esprit qui a animé ce mouvement, on peut regarder les slogans qu’il a revendiqués, ou utilisés. Deux en particulier peuvent retenir notre attention : le premier est le suivant : « il est interdit d’interdire ». Dans son énoncé même il est évidemment contradictoire et révèle la contradiction intrinsèque à ce mouvement. « Il est interdit d’interdire » révèle un rapport erroné à la loi et à l’autorité. Plus que cela : c’est une revendication d’autonomie (au sens étymologique du terme : être à soi-même sa propre loi). C’est donc un refus de tout ce qui se situe au-dessus de l’homme, de tout ce qui pourrait contraindre son autonomie. Poussé à son terme, nous arrivons ainsi à un second slogan utilisé, reprenant le titre d’une chanson : « Ni Dieu ni maître ». On peut même en trouver une version plus développée : « Ni maître ni Dieu. Dieu, c’est moi. » Cette expression est encore révélatrice en ce sens qu’elle est, elle aussi, contradictoire. Mais de plus, elle permet de remonter à sa plus ancienne utilisation : « Vous serez comme des dieux » (Gn 3, 5). Nous reconnaissons le serpent de la Genèse, qui invite l’homme à se débarrasser des interdits, des commandements de Dieu ; autrement dit des limites de la créature, pour devenir autonome.

    C’est donc toute une conception de l’homme et de la vie qui est sous-jacente à ce mouvement de 68. Où prend-il sa source ? Dans le père du mensonge, présent dans le jardin de la Genèse, nous l’avons vu. Mais à l’époque moderne, un mouvement avait déjà été amorcé pour s’émanciper de Dieu : il s’agit des Lumières. En soi, tout n’est pas négatif dans cette pensée des Lumières. Et à plusieurs égards, certains idéaux de ces philosophes sont compatibles avec le christianisme, auquel ils ont puisé en réalité. Mais, selon l’expression de Mgr de Moulins Beaufort, leur « souci premier était de se passer de toute lumière venant d’en haut. »[1]Anticipons un peu, puisque nous faisons le parallèle entre l’époque des lumières et la crise de 1968, en citant un texte saisissant de Joseph Ratzinger soulignant les points de ressemblance entre ces deux époques, dans l’Église : « Les tensions que nous vivons ne sont que la reprise d’un processus depuis longtemps entamé. L’analogie est donc à trouver avec la situation de l’Église et de la théologie au temps de l’Aufklärung. À y regarder de plus près, on ne peut qu’être étonné devant l’extraordinaire similitude entre cette époque et la nôtre. » Il évoque ensuite un célèbre vicaire général de Constance de ce temps, Wessenberg : « À lire ses œuvres on croirait avoir affaire à un progressiste de 1969 : on y réclame la suppression du célibat, les sacrements seront formulés en allemand, les mariages mixtes bénis sans qu’il y ait engagement au sujet de l’éducation religieuse des enfants. »[2]

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  • Quand la Cour suprême des États-Unis donne raison au pâtissier qui a refusé de préparer un gâteau pour un mariage homosexuel

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    Grégor Puppinck répond aux questions de Paul Sugy sur Figaro Vox (lefigaro.fr) :

    Quelle place pour la liberté de conscience dans les sociétés libérales ?

    FIGAROVOX/ENTRETIEN - La Cour suprême des États-Unis a donné raison au pâtissier ayant refusé de préparer un gâteau pour un mariage homosexuel. Grégor Puppinck decrypte cet arrêt et considère que la liberté de conscience est la «roue de secours» d'une société libérale.

    Grégor Puppinck est docteur en droit et directeur du European Centre for Law and Justice (ECLJ). Il est membre du panel d'experts de l'OSCE sur la liberté de conscience et de religion. Il est l'auteur d'une étude sur l'objection de conscience et les droits de l'homme, publiée aux éditions du CNRS en 2016.

    FIGAROVOX.- Quelles sont les conséquences de la décision rendue lundi par la Cour suprême des États-Unis

    Grégor PUPPINCK.- Même lorsque l'on connaît l'importance du «wedding cake» dans un mariage américain, cette affaire a l'air d'une plaisanterie insolite! Préparer un gâteau pour la fête d'un «mariage homosexuel» n'est qu'une coopération très éloignée à ce mariage. Un artisan-pâtissier a pourtant refusé de créer ce gâteau, en invoquant le respect de sa liberté d'expression et de ses convictions morales et religieuses. Le couple d'hommes l'a traîné pendant six années devant les tribunaux pour cette raison.

    En réalité, ce combat juridique est révélateur des difficultés causées par le pluralisme croissant des sociétés occidentales où les «nouveaux droits» se heurtent aux anciens. Il est difficile de faire coexister les militants LGBT et les personnes qui estiment que l'homosexualité est peccamineuse. La Cour suprême a donné raison au pâtissier, en affirmant la protection des «objections religieuses et philosophiques au mariage gay». C'est donc une victoire pour la liberté de conscience.

    Cependant, cette décision a une portée limitée, car les juges américains ont tranché sur un aspect secondaire de l'affaire, estimant que les autorités du Colorado avaient fait preuve d'une «animosité évidente et inadmissible» à l'encontre de la foi chrétienne du pâtissier, dont les convictions ont été traitées de «rhétorique méprisable».

    Vous œuvrez depuis plusieurs années à défendre le droit à l'objection de conscience à la CEDH. Pensez-vous que la décision américaine puisse influencer le juge européen?

    La Cour suprême a en effet une forte influence sur la CEDH. Les grandes juridictions internationales essaient donc d'être à l'unisson. Elles communiquent entre elles, de manière informelle, pour éviter de se contredire sur un même sujet.

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  • La radicalité religieuse liée à l'islam est bien plus un phénomène culturel et idéologique qu'un phénomène socioéconomique

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    D'Alexandre Devecchio sur Figaro Vox (LeFigaro.fr) :

    «La radicalisation religieuse n'est pas le fruit de facteurs sociaux ou économiques»

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Face aux théories de la «victimisation», le sociologue Olivier Galland démontre dans ses travaux que la radicalisation religieuse chez les lycéens est d'abord produite par le rapport à la violence et l'exposition aux théories du complot

    Olivier Galland est sociologue et directeur de recherche au CNRS. Il a codirigé une grande enquête sur la radicalité des lycéens, lancée à la suite des attentats de 2015.

    FIGAROVOX.- Les résultats de votre enquête sur la tentation radicale de la jeunesse ont fait couler beaucoup d'encre. Beaucoup d'observateurs ont salué votre travail, d'autres l'ont vivement critiqué. Que répondez-vous à ceux qui vous accusent d'avoir construit «un dossier à charge contre l'islam»?

    Olivier GALLAND.- Les résultats de notre enquête sont en décalage avec beaucoup de travaux qui ont été menés en France sur les jeunes d'origine immigrée ou les jeunes musulmans. Ces travaux ont essentiellement analysé cette jeunesse sous l'angle des discriminations qu'elle subit (qui sont réelles). Sous ce seul angle, soit ils ignorent la question de la radicalité, soit ils l'analysent comme le simple résultat de la victimisation. Or notre enquête montre que les choses sont beaucoup plus compliquées et que la radicalité religieuse ne semble pas avoir sa racine, dans la population lycéenne sur laquelle nous avons enquêté, dans un sentiment aigu de victimisation. C'est évidemment très dérangeant. Quant à l'accusation d'avoir construit un dossier à charge contre l'islam, elle ne repose sur aucun élément tangible, c'est un pur procès d'intention. Nous avons pris grand soin au contraire de construire un protocole méthodologique aussi objectif et neutre que possible. Cette exigence était d'ailleurs contenue dans l'idée que nous avons eue dès le départ de conduire une enquête comparative, en interrogeant des jeunes de différentes croyances et de différentes origines. De ce fait nous étions tenus de construire des questions religieusement «neutres», c'est-à-dire qui puisse être adressées à des jeunes de toutes croyances.

    On vous reproche notamment d'avoir privilégié dans votre échantillonnage les lycées à fortes populations musulmanes… Pourquoi ce choix?

    Il faut se rappeler le contexte dans lequel a été engagée cette recherche. Elle a fait suite à un appel à propositions du président du CNRS de l'époque, Alain Fuchs, après les attentats de 2015, pour engager des travaux sur ces questions de la radicalité. Il est indéniable qu'en France et dans le monde un extrémisme religieux, parfois sanglant, s'est développé au nom de l'islam. Ça ne veut pas dire évidemment que l'ensemble des musulmans ou même qu'une grande partie d'entre eux y adhère, mais il serait absurde de nier qu'il y a un lien entre une certaine conception de l'islam, fondamentaliste, et des formes de radicalité et de violence. Pour autant, on n'a pas d'idée précise du degré auquel la population musulmane partage ces idées. C'était précisément l'objet de cette recherche d'essayer d'y voir plus clair en menant une enquête de grande ampleur (près de 7 000 jeunes interrogés).

    La radicalité religieuse ne semble pas avoir sa racine dans un sentiment aigu de victimisation.

    Pour mener à bien ce projet, il fallait donc bien interroger des jeunes de confession musulmane! Sinon, il fallait renoncer à conduire cette recherche! Est-ce ce que proposent nos détracteurs? Par ailleurs, comme je l'ai déjà dit, nous n'avons pas interrogé que des musulmans: notre échantillon comprend 1 753 musulmans, mais également 1 609 catholiques ou protestants, 2 814 lycéens qui se déclarent sans religion et 163 qui déclarent une autre religion. Notre échantillon est donc religieusement diversifié et permet, encore une fois, de comparer les opinions des jeunes qui affichent ces différentes orientations religieuses.

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  • La très catholique Espagne a cessé d'exister

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    La traduction d'un article de Sandro Magister publiée par diakonos.be :

    Adieu à la « très catholique » Espagne, dans une Europe de plus en plus sécularisée. Aux Etats-Unis, en revanche…

    Dans la dernière enquête exceptionnelle du Pew Research Center de Washington sur l’état du christianisme en Europe occidentale, les données qui frappent le plus sont celles de l’Espagne et de sa mutation accélérée de « catholique » à ultra-sécularisée.

    L’enquête mérite d’être lue dans son intégralité :

    > Being Christian in Western Europe

    Mais nous nous limiterons ici à en rappeler quelques données. Avant tout, la stabilité numérique du christianisme en Italie, au Portugal et en Irlande où les quatre-cinquièmes de la population continuent à se dire chrétiens et où ils sont 40% à pratiquer leur religion au moins une fois par mois en Italie, 35% au Portugal et 34% en Irlande.

    Dans ces trois pays, ils ne sont que 15%, c’est-à-dire relativement peu, à se dire athées, agnostiques ou sans aucune religion particulière, ce sont les « nones » du tableau reproduit ci-dessus.

    Ces derniers sont en revanche très nombreux dans les quatre pays les plus sécularisés d’Europe occidentale :

    • la Hollande, où les sans religion sont désormais plus nombreux que les chrétiens, 48% contre 41% ;
    • la Norvège, avec 43% de sans religion contre 51% de chrétiens ;
    • la Suède, avec 42% de sans religion contre 52% de chrétiens ;
    • la Belgique, avec 38% de sans religion contre 55% de chrétiens.

    Et dans quatre autres pays d’Europe, la sécularisation est à un stade très avancé : il s’agit de la France, de l’Allemagne, de la Suisse et du Royaume-Uni. Dans ces pays, ce processus remonte à longtemps et progresse à un rythme moins soutenu, avec un nombre de sans religion qui oscille aujourd’hui entre 21% et 28%.

    La grande surprise vient en revanche d’Espagne où les athées, les agnostiques et les sans religion représentent aujourd’hui déjà 30% de la population et sont arrivés à ce niveau dans un laps de temps très court.

    Pour bien comprendre à quel point la sécularisation a été aussi brutale en Espagne, il suffit de noter qu’en l’espace de quelques années, l’augmentation des sans religion a positionné l’Espagne presque au même niveau que les quatre pays les plus sécularisés d’Europe occidentale, c’est-à-dire la Hollande, la Norvège, la Suède et la Belgique.

    Mais avec cependant une grande différence. Alors que dans ces quatre pays, ceux qui se déclarent aujourd’hui sans religion sont dans la plupart des cas nés et ont grandi dans un milieu familial éloigné de la foi, en Espagne cinq sur six d’entre eux étaient catholiques dans leur enfance et la quasi-totalité ont été baptisés.

    Le tableau de l’Espagne se présente comme suit :

    • chrétiens qui pratiquent au moins une fois par mois: 24%
    • chrétiens non pratiquants : 44%
    • sans religion : 30%

    Il faut en outre remarque que même chez les pratiquants, la fidélité à l’Église sur certaines questions essentielle est très incertaine. En Espagne, 49% d’entre eux sont favorables à la légalisation de l’avortement et 59% sont en faveur du mariage des homosexuels, dans des proportions supérieures à celles – s’élevant quand même à 40% – que l’on rencontre chez les chrétiens pratiquants des trois pays les plus « catholiques » d’Europe occidentale : l’Italie, le Portugal et l’Irlande, ce dernier pays venant tout juste de se prononcer par référendum sur la question de la légalisation de l’avortement, avec une victoire du « oui » s’élevant à 66%.

    La façon dont on abandonne la foi dans les différents pays européens est décrite par les personnes sondées comme un « éloignement graduel » de cette dernière, non traumatique. Mais en Espagne, trois sondés sur quatre l’attribuent aux « scandales qui impliquent des responsables et des instituts religieux ».

    Dans l’ensemble, l’enquête révèle une grande disparité entre l’Europe occidentale et les Etats-Unis.

    Alors qu’en Europe, 31% des chrétiens pratiquent au moins une fois par mois, ils sont plus du double aux Etats-Unis, soit 64%. Et là-bas, même 9% des citoyens qui se disent sans religion particulière pratiquent un culte au moins une fois par mois.

    En Europe, alors que 14% des chrétiens déclarent prier tous les jours, ils sont 68% aux Etats-Unis, auxquels s’ajoutent 20% des sans religion.

    En Europe, 23% des chrétiens croient en Dieu avec certitude, contre 76% aux Etats-Unis, ainsi que 27% des sans religion.

    Ils sont 14% en Europe à considérer que la religion tient une place « très importante dans leur vie » contre 68% aux Etats-Unis, plus 13% de ceux qui ne s’identifient avec aucun confession religieuse particulière.