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Société - Page 582

  • Quand le pape François disait de Donald Trump : « Il n’est pas chrétien »

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    De Gauthier Vaillant sur le site du journal « La Croix » :

    DONALD-TRUMP-PAPE-FRANCOIS-large570.jpg"En février 2016, interrogé sur le souhait de Donald Trump de bâtir un mur à la frontière mexicaine, le pape François avait estimé que le porteur d’un tel projet « n’est pas chrétien », provoquant la colère de celui qui est devenu, mardi 8 novembre, le président américain. Retour sur un épisode qui avait marqué les catholiques, sans finalement les dissuader de voter pour le candidat républicain.

    C’est un épisode de la campagne électorale qui résonne curieusement avec les résultats de l’élection présidentielle américaine, en particulier le vote des catholiques : 52 % d’entre eux ont choisi Donald Trump, le candidat républicain élu à la présidence des États-Unis mercredi 9 novembre.

    Pourtant, beaucoup de catholiques s’en souviennent, et pas seulement outre-Atlantique. Le 18 février dernier, dans l’avion qui le ramenait du Mexique, le pape François était interrogé par un journaliste sur le projet de mur à la frontière américano-mexicaine, promis par Donald Trump s’il était élu, comme une mesure radicale de lutte contre l’immigration. La réponse du pape avait claqué : « Celui qui veut construire des murs et non des ponts n’est pas chrétien. Ce n’est pas l’Évangile. Voter, ne pas voter, je ne m’immisce pas. Je dis seulement que celui qui dit cela n’est pas chrétien. »

    > A lire : Trump triomphe chez les évangéliques blancs et remporte le vote catholique

    Trump « fier d’être chrétien »

    Un commentaire sans ambiguïté de la part du pape, qui avait fait sortir de ses gonds le milliardaire américain, à la foi presbytérienne revendiquée. « Qu’un leader religieux mette en doute la foi d’une personne est honteux, avait protesté Donald Trump dans un communiqué. Je suis fier d’être chrétien et comme président je ne permettrais pas que la chrétienté soit constamment attaquée et affaiblie. » Allant plus loin encore, le futur président américain avait même invoqué Daech : « Si le Vatican était attaqué par Isis (Daech) (…), je peux vous promettre que le pape aurait souhaité et prié pour que Donald Trump soit président. Car cela ne se serait jamais produit », avait-il assuré.

    Il avait au passage accusé le gouvernement mexicain d’avoir fait auprès du pape des « commentaires désobligeants » à son encontre, et avait jugé que le pape n’avait « entendu qu’une version de l’histoire ». « Il n’a pas vu la criminalité, le trafic de drogues et l’impact économique négatif que les politiques actuelles ont sur les États-Unis », précisait-il.

    Ce n’était d’ailleurs pas la première fois que Donald Trump s’en prenait au pape. Dans une interview quelques semaines plus tôt, il avait estimé que le pape François « ne comprend pas les problèmes de notre pays »« Je ne suis pas sûr qu’il mesure le danger que représente cette frontière ouverte avec le Mexique », avait-il estimé.

    Le pape, « un type formidable » pour Trump

    La critique formulée par le pape François avait cependant dérangé, y compris des catholiques, qui avaient estimé que le pape était sorti de son rôle en se mêlant de politique intérieure. Deux concurrents de Donald Trump à la primaire républicaine, eux-mêmes catholiques, lui avaient d’ailleurs apporté leur soutien. Marco Rubio, sénateur de Floride, avait rétorqué que les États-Unis avaient le droit de protéger leurs frontières « comme le fait le Vatican ». Et Jeb Bush, ancien gouverneur de Floride, avait considéré que la foi de Donald Trump relevait de la relation « entre lui et le Créateur » et ne pouvait pas être jugée ainsi.

    Cette passe d’armes avec le pape avait aussi été exploitée par les adversaires de Donald Trump. Ainsi du New York Daily News, qui avait qualifié d’« Antéchrist » le candidat à la une de son édition du lendemain.

    Ref. Quand le pape François disait de Donald Trump : « Il n’est pas chrétien » 

    JPSC

  • Une encyclique consacrée à la théorie du genre ?

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    De Simon Caldwell sur Catholic News Services (traduit par nos soins) :

    Un cardinal néerlandais dit qu'une encyclique pontificale sur la théorie du genre pourrait être nécessaire

    OXFORD, Angleterre (CNS) - La propagation de la théorie du genre induit en erreur tant de catholiques qu'un document de haut niveau pourrait être nécessaire pour corriger les erreurs de l'idéologie, a déclaré un cardinal néerlandais.

    Le cardinal Willem Eijk d'Utrecht (Pays-Bas) a déclaré qu'une encyclique pontificale ou tout autre document magistral «pourrait sembler nécessaire» pour contrer la propagation de la nouvelle théorie selon laquelle le genre peut être déterminé par le choix personnel plutôt que par la biologie.

    Il a dit que même des parents catholiques commencent à accepter que leurs propres enfants puissent choisir leur sexe notamment parce qu'ils «n'entendent rien d'autre». A présent, a-t-il dit, l'Eglise a  un devoir urgent de leur rappeler la vérité de son enseignement sur le corps humain.

    Il a déclaré à Catholic News Service, lors d'une entrevue le 7 novembre à Oxford, que le pape Benoît XVI et le pape François ont abordé le sujet au cours des cinq dernières années et que chacun a noté que la théorie s'est enracinée dans les sociétés occidentales.

    "Peut-être qu'un document sur ce problème pourrait être une question urgente", a déclaré le cardinal Eijk. "Elle (la théorie des genres) se répand partout dans le monde occidental, et nous devons avertir les gens", a-t-il dit. «Du point de vue de la théologie morale, il est clair - qu'on ne peut pas changer de sexe de cette façon», a-t-il ajouté. «C'est comme l'euthanasie et le suicide assisté», a poursuivi le cardinal Eijk. «Quand les gens ont commencé à en discuter, ils n'étaient pas sûrs», mais beaucoup de gens sont devenus tellement familiarisés à de telles pratiques qu'elles sont maintenant considérés comme ordinaires. Il a dit que beaucoup de catholiques acceptaient à présent la théorie de genre "d'une manière très facile, même les parents, parce qu'ils n'entendent rien d'autre."

    Les remarques du cardinal ont précédé la conférence commémorative d'Anscombe qu'il devait donner à Blackfriars, un monastère dominicain à Oxford, sur le thème, «la médecine est-elle perdante?»

    Théologien moraliste et ancien médecin ayant travaillé à l'hôpital universitaire d'Amsterdam avant de devenir prêtre, le cardinal Eijk, 63 ans, a déclaré qu'il aborderait la montée des pratiques médicales non thérapeutiques, y compris le changement de sexe, l'euthanasie et le suicide assisté. Il a expliqué que les progrès médicaux conduisaient à une culture dans laquelle l'individualisme prospére et où la théorie des genres trouve un terrain fertile.

    Mais il a averti CNS que l'une des conséquences de l'évolution des mœurs est l'émergence de l'intolérance envers les gens qui n'acceptent pas les nouvelles idées. "Nous vivons dans une société assez intolérante", a-t-il dit. «Les gens parlent de tolérance et ils disent que l'individu est libre de penser ce qu'il aime, mais dans la pratique ... les gens doivent accepter une certaine vision de l'homme, cette vision dualiste de l'homme et cette vue du corps comme quelque chose qui est modulable. "Et quand vous dites que, peut-être, ce n'est pas une approche moralement bonne, vous êtes exclus," a-t-il dit. "Vous devez penser selon ces théories modernes ou vous êtes exclus - cela imprègne le monde universitaire, le parlement, les mass médias. «C'est très douloureux et ils vont rendre les choses de plus en plus difficiles pour les chrétiens, j'en suis sûr», a-t-il affirmé, ajoutant que les catholiques doivent faire pression pour le droit de vivre selon leur conscience, à moins qu'ils ne soient harcelés ou même emprisonnés dans les temps qui viennent.

    Les jeunes, a-t-il poursuivi, sont une source d'espoir, car il constate que la minorité de ceux qui sont actifs dans l'Eglise «acceptent la foi dans son entièreté». "Ce sera la force de l'avenir", a-t-il dit. «Je pense que nous serons une petite Eglise, une petite fraction de la population au moins aux Pays-Bas, mais les chrétiens qui restent auront une vie de prière, une relation personnelle avec le Christ, et ils seront clairs sur la foi et prêts à en témoigner.» "Ce sera une petite Eglise, mais une Eglise convaincue, et elle sera prête à souffrir", a-t-il ajouté.

    La théorie du genre est si nouvelle que l'Eglise l'a rarement dénoncée en la désignant par son nom jusqu'aux cinq dernières années. En 2012, le Pape Benoît XVI, dans un discours à la Curie romaine, a évoqué la théorie du genre lorsqu'il a parlé des erreurs profondes qui sous-tendent la révolution anthropologique. Le pape François a implicitement critiqué la théorie du genre dans «Laudato Si», son encyclique papale de 2015 sur l'environnement et a condamné «l'endoctrinement de la théorie du genre» dans le cadre d'une «guerre mondiale contre la famille» lors d'une visite en Géorgie et en Azerbaïdjan.

  • L'élection de Donald Trump n'est pas vraiment une surprise pour des historiens

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    De Joseph Savès sur Herodote.net :

    Donald Trump, une surprise ? Pas vraiment

    Après les référendums de 2005 (France et Pays-Bas) et le Brexit (2016), voici une nouvelle surprise avec l’élection de Donald Trump par une franche majorité d’Américains. À chaque fois, le suffrage universel a eu raison des médias, des sondeurs et de leurs commanditaires (*). On peut au moins se réjouir de cette vitalité démocratique.

    (...)

    Le 23 octobre 2016, nous avons titré notre lettre sur des élections pleines de surprises aux États-Unis et évoqué un précédent largement ignoré : l’élection du candidat « populiste » et « anti-système » Andrew Jackson, en 1828.

    Par bien des aspects de sa personnalité, il n’était pas sans ressembler au nouveau président des États-Unis. Et lui aussi avait été rejeté par les instances de son parti et honni par les élites de la côte Est.

    Ce 3 novembre 2016, à la lumière de l’Histoire, nous avons aussi rappelé ce qu’est le libre-échange prôné par ces mêmes élites comme par les fonctionnaires de Bruxelles et les élites françaises : une utopie aussi folle que le communisme soviétique.

    C’est en partie en raison du libre-échange (*) et du primat de la finance que les électeurs américains ont voté pour Donald Trump : il a su capter leur colère sourde, tout comme d'ailleurs le candidat démocrate Bernie Sanders, rival malheureux d'Hillary Clinton (*).

    L’autre motif qui a conduit à la victoire de Trump et à l'élimination de Sanders tient à l'exaspération d'une majorité de citoyens face aux tromperies de l’utopie « multiculturaliste » et de la société « ouverte ».

    À preuve le vote de l'Iowa en faveur de Donald Trump : dans cet État plutôt prospère, avec un faible taux de chômage, c'est évidemment l'enjeu multiculturaliste qui a fait basculer les électeurs.

    En effet, l’élection en 2008 d’un président noir (pas un Afro-Américain mais un métis, fils d’une blanche du Kansas et d’un Kényan) n’a pas empêché le retour à de nouvelles formes de ségrégation raciale. C'est ainsi que la candidate démocrate Hillary Clinton a tenté de jouer la carte « racialiste » en cajolant les électeurs afro-américains et latinos. Mais sans doute s’est-elle trompée dans son évaluation du vote latino : beaucoup d’Étasuniens latino-américains aspirent à leur intégration dans la classe moyenne et ne se sentent guère solidaires des Afro-Américains.

    Le même phénomène s’observe en Europe de l’Ouest, sous l’effet d'un emballement migratoire sans précédent dans l’Histoire. Les nouveaux arrivants font bloc avec leur « communauté » dans les quartiers et les écoles : Africains de la zone équatoriale, Sahéliens, Maghrébins, Turcs, Orientaux, Chinois etc. Il compromettent ce faisant l’intégration des immigrants plus anciennement installés (*). À quoi les classes dirigeantes répondent par des propos hors-contexte sur le « vivre-ensemble » et l'occultation de la mémoire.

    La chancelière Angela Merkel et même le pape François ont perçu les dangers de cette politique dans leurs dernières déclarations, en novembre 2016. Quant aux élus français, qui ont abandonné leur souveraineté à Bruxelles et Berlin et se tiennent désormais à la remorque des puissants, ils feraient bien de prendre à leur tour la mesure de l'exaspération populaire face au néolibéralisme financier, au multiculturalisme et à l'emballement migratoire. Ils se doivent de nommer et analyser ces phénomènes sans faux-semblants, et de préconiser des solutions respectueuses de la démocratie.

  • France : le gouvernement socialiste met les bouchées doubles pour imposer son "délit d'entrave numérique" à l'IVG

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    DÉLIT D’ENTRAVE NUMÉRIQUE À L’IVG : VERS UN PASSAGE EN FORCE AVANT LA FIN DE LA LÉGISLATURE

    L’Assemblée nationale examinera en première lecture, au cours de la semaine du 28 novembre prochain, dans le cadre d’une niche parlementaire, la proposition de loi concernant le délit d’entrave numérique à l’IVG (cf. IVG et délit d’entrave numérique : le PS annonce une proposition de loi et IVG : les députés socialistes déposent leur PPL pour pénaliser des sites Internet). Le groupe socialiste a clairement mentionné que cette proposition de loi était à « vocation clairement électorale ».

    Le gouvernement a décidé d’engager « la procédure accélérée pour l'examen de la proposition de loi relative à l'extension du délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse, déposée sur le bureau de l'Assemblée nationale le 12 octobre 2016 »[1]. Cette décision confirme la volonté « d’aboutir à une adoption avant la fin de la législature », soit avant le 25 février 2017. En effet, la procédure accélérée, limite la navette parlementaire à une unique lecture dans chaque chambre : Assemblée nationale et Sénat.

    Pour aller plus loin :

    [1] Cf. JO du 8 novembre 2016.

  • La charia, c'est quoi, au juste ?

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    Du site de l'Association Clarifier :

    Le mot « charia » connaît une certaine banalisation dans les médias, si bien qu’il peut donner l’impression d’être une réalité simple. Or, il s’agit d’une notion extrêmement complexe, très diverse selon les pays et les cultures, et bien éloignée de la rationalité qui prévaut dans le droit occidental. Il convient donc d’en examiner la réalité sous ses différents aspects.

    Tel est l’objectif des Petites Feuilles vertes

    rédigées par Annie Laurent, déléguée générale de Clarifier, que vous pourrez lire ci-après. Au terme de ces pages, vous trouverez un court récapitulatif des points-clés de l’ensemble du texte.

  • Paris : la 11ème grande Marche pour la Vie aura lieu le 22 janvier 2017

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    Affichemarche22janvier2017.jpg
    La grande Marche pour la vie est lancée !

    Rendez-vous le 22 janvier à Paris 

    Condamner les personnes qui veulent dissuader d’avorter est la dernière invention du gouvernement. Cette initiative sera discutée au Parlement dans les mois à venir.

    Elle s’inscrit dans une promotion délirante de l’avortement orchestrée depuis 5 ans, avec notamment la suppression du délai de réflexion et de la condition de détresse.

    La 11ème Marche pour la vie est l’occasion pour les citoyens d’exprimer leur indignation face au drame de l’avortement qui frappe une grossesse sur 4.

    Un avortement ça fait mal.

    220 000 avortements par an ça fait très mal :

    • des vies humaines supprimées, parmi lesquelles la quasi-totalité d’une population marquée par son génome,
    • des femmes en souffrance et sommées de se taire,
    • des équipes médicales détournées du serment d’Hippocrate, des consciences tourmentées,
    • des familles abîmées,
    • une société anesthésiée.

    Les élections présidentielles et législatives de 2017 offrent l’occasion d’interpeller avec force les prochains responsables politiques sur la valeur de toute vie humaine. Dans cette optique, la Marche Pour la Vie renouvelle son organisation avec l’émergence d’une nouvelle génération.

    Elle annonce que sa grande manifestation annuelle aura lieu le dimanche 22 janvier 2017 à Paris.

    http://enmarchepourlavie.fr/

  • "Etre homme, être père" : une conférence de Fabrice Hadjadj (Vézelay, 29 octobre)

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    Du site web de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Le philosophe Fabrice Hadjadj est intervenu auprès des routiers Scouts d'Europe sur le thème de la paternité à Vézelay pendant le week-end de la Toussaint. Une conférence à écouter.

     

  • Family Planning 2020 : un programme mondial à haut risque pour généraliser la contraception

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    FP2020 : UN PROGRAMME MONDIAL À HAUT RISQUE POUR GÉNÉRALISER LA CONTRACEPTION

    Le projet Family Planning 2020 (FP2020) est un partenariat mondial qui promeut la contraception pour les femmes et les jeunes filles afin qu’elles décident « librement et pour elles-mêmes, si, quand et combien d’enfants elles veulent avoir ». Il soutient que « des centaines de millions de femmes et de jeunes filles sont toujours exposées au risque de grossesse non-désirée et d’un avortement dangereux »[1].

    FP2020 travaille avec les gouvernements, la société civile, des organisations multilatérales, des donneurs, le secteur privé et la recherche. La Fondation Bill et Melinda Gates, les organisations gouvernementales britannique et américaine UK Aid et US Aid ainsi que divers programmes onusiens sont des partenaires majeurs de FP2020. L’objectif, fixé à Londres en 2012 lors du sommet du planning familial, est de permettre à 120 millions de femmes supplémentaires d’utiliser la contraception avant 2020.

    Un objectif qui est loin d’être neutre : en dissociant l’acte sexuel de sa conséquence naturelle, la grossesse, la contraception doit ensuite permettre de proposer ou d’imposer le recours à l’avortement en cas de grossesse non désirée (cf. La contraception réduit le nombre d’avortements ? Réponse d’experts) comme allant de soi. L’objectif à terme est d’influencer durablement les politiques régionales des pays les plus pauvres.

    Le 1er novembre 2016, le projet FP2020 a fait l’objet d’une évaluation à mi-parcours. Le programme s’enorgueillit d’avoir permis à 30 millions de femmes et filles de plus, parmi 69 pays les plus pauvres, d’utiliser un contraceptif. Elles sont désormais 300 millions de femmes et de jeunes filles à en utiliser, soit une croissance de 50% depuis 2003.

    Avec des évolutions différentes selon les régions : en Afrique de l’est et du sud, pour la première fois, plus de 30% des femmes et des jeunes filles utilisent désormais une méthode de contraception moderne. En Afrique de l’ouest, où l’usage de la contraception est historiquement bas, le partenaire d’Ouagadougou a dépassé ses objectifs : il a intégré un million de femmes et de jeunes filles supplémentaires entre 2011 et 2015. Il projette d’atteindre 2,2 millions d’utilisatrices supplémentaires pour 2020.

    Le programme n’a cependant pas atteint autant de personnes qu’escompté : il en manque 19 millions pour atteindre l’objectif. Par ailleurs, le secteur fait face à des coupes budgétaires, qui touchent directement FP2020, et des questions sont encore en suspens sur les moyens d’assurer les réserves de contraceptifs disponibles pour un nombre d’utilisatrices qui n’a pas de précédent. Les partenaires s’interrogent sur les moyens de « mobiliser les ressources nécessaires » pour soutenir FP2020, assurer son succès, alors que ses ressources ont diminué de 6% en 2015 par rapport aux années précédentes.

    Face à ces défis, les différentes parties prenantes, qui s’inquiètent de l’opposition grandissante aux « droits sexuels et reproductifs » et de la baisse de fonds pour le lobbying européen, prônent une approche « stratégique et coordonnée ». Parmi ces approches stratégiques, FP2020 souhaite trouver des alliances plus larges et communiquer d’une manière plus émotionnelle pour combattre les mouvements pro-vie ; faire du lobbying, moins depuis l’intérieur de l’ONU, mais davantage directement au niveau national. Pour cela, les militants travailleront concrètement avec les membres des parlements.

    Pour les prochaines années, l’objectif est de continuer à renforcer les pays, les régions et les partenaires globaux et de forger de nouvelles collaborations avec des parties prenantes variées, ce qui sera « vital » pour atteindre plus de femmes et de jeunes filles. Le partenariat de FP2020 continue de s’élargir avec plus de 90 preneurs d’engagements, incluant 38 des 69 pays pauvres cibles.

    • L’Afghanistan, le Laos et le Vietnam ont rejoint le programme l’année dernière.
    • Trois organisations ont fait de nouveaux engagement : Margaret Pyke Trust, avec le Population & Sustainability Network ; Population Services International ; et Chase Africa.
    • Quatre partenaires ont renouvelé leur engagement avec des objectifs plus ambitieux : le gouvernement allemand, la fédération du Planning familial international (IPPF), Intrahealth International et FHI 360.

    Enfin, le programme met en avant les effets induits sur les familles, les communautés et les pays de l’accès des femmes et des jeunes filles à la contraception, qui permettront de déterminer si « les objectifs de développement durable de l’ONU en matière de santé, de droits de l’homme, de postérité et d’environnement » sont atteints.

    [1] Reuters (01/11/2016)

  • Pour comprendre l'objection de conscience

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    Comprendre l'objection de conscience

    Grégor Puppinck

    Source : La Nef N°286 de novembre 2016

    Grégor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), membre du Panel d’experts de l’OSCE sur la liberté de religion ou de conviction, nous parle ici d’une étude importante qu’il a publiée sur l’objection de conscience.

    La Nef – Vous avez publié un essai sur l’objection de conscience et les droits de l’homme, quelle a été votre démarche ?

    Grégor Puppinck – Je travaille avec l’ECLJ sur ce sujet depuis plusieurs années auprès des instances européennes et des Nations unies, où nous avons contribué à renforcer la garantie de la liberté de conscience face à des pratiques moralement controversées, par exemple en participant à la rédaction et à l’adoption au Conseil de l’Europe d’une résolution consacrant « le droit à l’objection de conscience dans le cadre des soins médicaux légaux » en 2010.

    Au fil de ces combats, il m’est apparu qu’il serait autant absurde que contre-productif de remporter la victoire par le seul rapport de forces politiques, et qu’une reconnaissance solide du droit à l’objection de conscience imposait de bien comprendre la légitimité d’un tel droit. Or, je dois reconnaître que j’ai moi-même longtemps douté du bien-fondé de cette entreprise, estimant que l’objection de conscience était trop emprunte de subjectivisme et de relativisme pour être un concept juste et fiable. Pourtant, dans la situation politique actuelle, marquée par un effacement du sens métaphysique et moral, il est nécessaire de protéger les personnes contre l’obligation de participer à des pratiques immorales, à défaut de pouvoir en obtenir l’interdiction. La défense du droit à l’objection de conscience me paraissait donc fragile sur le fond, mais opportune politiquement.

    Plus encore, le principal argument des adversaires de l’objection de conscience n’est pas infondé : aucune société ne peut fonctionner si chaque individu entend échapper à l’application de la loi au nom de ses croyances. Face à des croyances diverses qui fragmentent la société, les opposants du droit à l’objection de conscience invoquent le bienfait d’une loi commune et entendent ainsi renvoyer les objecteurs à l’avortement à l’asile des fondamentalistes religieux.

    Sous l’effet du pluralisme croissant de la société, les juges sont saisis de nombreux cas de personnes qui, au nom de leur conscience, refusent d’accomplir des actes très variés. Il est à redouter que submergés de demandes diverses, les juges n’en viennent à les refuser toutes au nom de l’égalité devant la loi positive. De fait, l’étude de la jurisprudence montre que les juges comprennent mal les ressorts de l’objection et que, s’ils reconnaissent le besoin de critères, ils semblent structurellement incapables de les identifier en raison tant de l’interdiction qui leur est faite de porter un jugement sur les religions que de la confusion qui existe entre religion et morale. Une clarification de la notion d’objection de conscience m’a paru donc nécessaire, non pour étendre son champ d’application au risque de la rendre indéfendable, mais au contraire pour mieux la définir afin qu’elle puisse être protégée dans une juste mesure. C’est là l’ambition de cet essai.

    Quelles ont été les principales difficultés rencontrées dans ce travail ?

    L’origine des difficultés réside dans une compréhension erronée de la conscience. Selon la pensée commune, cette dernière serait une forme de sur-moi abstrait, une sphère d’autonomie siège de l’intériorité individuelle. Cette boîte noire secréterait un magma de désirs, de convictions, d’opinions et de croyances. Or, toutes ces notions sont employées dans le champ du droit sans que nous n’en comprenions plus le sens précis. Il s’agit donc d’en retrouver les définitions ainsi que les rapports mutuels en philosophie morale car cette discipline est le soubassement du droit : lorsque celui-ci devient confus, il faut en rechercher les fondations, puis, à partir d’elles, reconstruire le droit positif.

    Lire la suite sur le site de La Nef

  • Le cardinal Sarah évoque la mort de l'Europe et du monde occidental

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    Sur le site web de Boulevard Voltaire, le cardinal Sarah répond à plusieurs questions, notamment sur le silence qui est au coeur de son dernier livre, mais il aborde aussi le sujet crucial du destin de l'Europe et du monde occidental :

    On vous sent inquiet pour le monde occidental. Qu’est-ce qui vous inquiète ?

    – Vous savez, la plus grande inquiétude c’est que l’Europe a perdu le sens de ses origines. Elle a perdu ses racines. Or, un arbre qui n’a pas de racines, il meurt. Et j’ai peur que l’occident meure. Il y a beaucoup de signes. Plus de natalité. Et vous êtes envahis, quand même, par d’autres cultures, d’autres peuples, qui vont progressivement vous dominer en nombre et changer totalement votre culture, vos convictions, vos valeurs. Il y a également, voyez-vous, cette angoisse, qu’il n’y a que la technique, que l’argent qui compte. Il n’y a pas d’autre valeur…

    Et vous êtes aussi celui qui espère parce que la foi n’est pas morte en France. Vous étiez il y a quelques jours dans une basilique de Vézelay pleine. Aujourd’hui dans une cathédrale de Versailles pleine. Qu’avez-vous à dire à ces gens qui ont la foi ?

    – La consolider ! La renforcer ! Qu’elle soit plus dynamique, qu’elle soit plus rayonnante ! Pour qu’avec la foi on retrouve Dieu, et en retrouvant Dieu on retrouve certaines orientations, certaines lois, certaines valeurs chrétiennes.

    Toute l'interview est ici : http://www.bvoltaire.fr/robertsarah/jai-peur-que-loccident-ne-meure,292883

  • 62% des Suisses estiment que l'islam n'a pas sa place dans leur pays

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    Lu sur le site web de 20 minutes :

    Les Suisses contre la reconnaissance de l'islam

    Une demande de reconnaissance de l'islam comme religion officielle en Suisse est loin de trouver une majorité auprès des citoyens helvétiques, révèle un sondage.

    Reconnaître l'islam au même niveau que le christianisme et le judaïsme en Suisse, n'est pas encore pour demain.

    Seules 39% des personnes interrogées approuveraient une telle mesure.

    A la question de savoir s'il est judicieux de placer l'islam au même niveau que le christianisme et le judaïsme en Suisse, 61% des sondés répondent «non» ou «plutôt non», indique une enquête du Matin Dimanche et de la SonntagsZeitung. Dix-neuf pour cent disent «oui» et 20% «plutôt oui».

    Une majorité de 62% des Suisses estiment que l'islam n'a pas sa place en Suisse. Trente-huit pour cent pensent le contraire. Pour 80% des Helvètes, les valeurs chrétiennes font partie de l'identité suisse.

    Opposition PS-PDC

    Le sondage a été réalisé en ligne en se basant sur 15'617 réponses pondérées selon des variables démographiques, géographiques et politiques. La marge d'erreur est de /-1,2%.

    Le président du parti socialiste Christian Levrat avait appelé en août à un débat de fond sur la place de l'islam en Suisse. «Nous devons réfléchir si nous voulons reconnaître l'islam en tant que religion officielle», cela éviterait notamment de laisser «la formation et le financement des imams à des cercles étrangers, voire fondamentalistes», avait-il expliqué.

    Le président du PDC Gerhard Pfister s'est en revanche à plusieurs reprises déclaré opposé à une telle reconnaissance ces derniers temps.

  • La vertu d'obéissance

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    « Qui vous écoute m’écoute »  (Luc 10, 16) dit Jésus à ses apôtres.  L’Eglise n’est pas une démocratie, c’est entendu.  Elle parle avec l’autorité qui lui vient du Christ et non du peuple. Mais elle n’est pas non plus une dictature de droit divin. Toute parole, fut-elle du pape, ne descend pas directement du ciel. Si son « magistère » doit être respecté, il n’oblige pas toujours au même degré d’obéissance   et ne prive nullement le fidèle de l’usage de sa raison, ni de son libre-arbitre,  pourvu que ceux-ci s’exercent dans un esprit de communion : « caritas in veritate ».  Et si  l’obéissance requise du « peuple de Dieu »  est une vertu, elle n’est pas  non plus à confondre avec le vœu disciplinaire ascétique prononcé par les membres d’une congrégation religieuse. C’est ce qui nous rappelle ici  l’abbé Guillaume de Tanoüarn sur son « metablog ». Extrait : 

    l'obéissance.jpg« …L'obéissance a mauvaise presse, comme l'autorité a mauvaise presse. Il suffit de relire ce que dit Bossuet de l'autorité pour comprendre que ni l'autorité ni l'obéissance ne sont facultatives. L'une et l'autre sont des vertus. Qu'est-ce que l'obéissance ? Le père Labourdette en parle bien dans un flamboyant article de la revue thomiste datant des années Cinquante de l'autre siècle. Etre dans l'obéissance signifie être à sa place. Refuser l'obéissance signifie refuser sa place, refuser de jouer son rôle et s'en inventer un éventuellement... A ses risques et périls.  

    L'obéissance a mauvaise presse, mais c'est d'abord parce qu'elle est mal connue. Le plus souvent on confond le voeu d'obéissance et la vertu d'obéissance. Par le voeu d'obéissance, on se remet entièrement dans la main d'un supérieur en abdiquant toute volonté propre, pour tenter, par cette voie d'être parfait, selon les conseils du Christ. Alors le moindre acte d'obéissance, fût-il superfétatoire, possède une valeur particulière. Cette perspective concerne les religieux et religieuses, pour lesquels l'obéissance n'est pas seulement une vertu mais un voeu.  

    Qu'est-ce que la vertu d'obéissance ? "Par sa nature, l'homme n'est pas ordonné à autrui" dit clairement saint Thomas (Ia Q96 a4)... Il n'existe donc pas d'esclave par nature, contrairement à ce qu'enseigne Aristote [Sur Aristote, au passage, les inconditionnels pourront lire, à La Table ronde, le livre d'Annabel Lyon, Le juste milieu, qui vient de paraître. Juste pour ne pas le christianiser trop vite !]. Quoi qu'en ait pensé Nietzsche, les surhommes, ça n'existe pas. Les sous hommes non plus d'ailleurs.  

    L'obéissance ne vient pas de la nature individuelle de l'homme mais de sa nature sociale. C'est du point de vue de la vie sociale et de ses nécessités, enseigne saint Thomas, que l'on doit pratiquer l'obéissance. Le Père Labourdette l'appelle en ce sens "la vertu du bien commun". il faut donner à l'expression "bien commun" que l'on emploie trop peu... tout son sens. Le bien commun, c'est le bien (spirituel, culturel, économique, politique) que je ne peux pas attendre par moi-même. Qui n'obéit pas n'a pas trouvé sa place à l'intérieur de la communauté du bien. Ou s'il l'a trouvé, il la trahit par sa désobéissance.

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