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Société - Page 735

  • Manifestation pour la Vie : des Belges à Paris

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    Un ami est allé manifester à Paris hier; son témoignage :

    Il est 9h30 ce dimanche 19 janvier 2014. Notre autocar en partance pour Paris démarre de la basilique de Koekelberg. Un petit détour par Nivelles, puis Valenciennes, un court arrêt le long de l'autoroute, et nous voici dans la capitale française vers 14 h.

    L'après-midi est placé sous le thème de l'Espagne, qui a récemment légiféré dans le but de limiter le nombre d'avortements et en tout cas, de ne jamais le considérer comme un droit! On voit flotter ici et là des drapeaux espagnols, alors que bon nombre de manifestants sont habillés de jaune et de rouge!

    La foule commence à affluer, mais ce n'est que peu après 15h que le cortège démarre.

    Au cours de la marche, les organisateurs mettent le public en garde par rapport au projet de loi qui se prépare en France, et qui comporterait deux clauses inacceptables: l'une tend à exclure la clause de "détresse" que toute femme voulant avorter doit invoquer jusqu’à présent, héritage de la loi Veil de 1975; en faisant sauter ce dernier petit verrou, la porte à l'eugénisme est grande ouverte: qui pour choisir le sexe de l’enfant, qui pour éliminer un embryon malade ou choisir la couleur des ses yeux. L’horreur n’a pas de limite! La seconde clause qui se prépare consiste à étendre la notion d'entrave à l’avortement: elle pourrait se traduire par l'interdiction pure et simple des manifestations comme celle à laquelle nous participons. Incroyable dans un pays où, semble-t-il, règne encore la liberté d’expression...

    Après deux heures, la place Vauban constitue le point ultime de notre marche et quelques bonnes surprises nous y attendent: le discours d'un député espagnol, suivi par l'apparition des hommens, qui se manifestent d'abord par leurs torches lumineuses avant de se rassembler sur un podium inondé de fumée rouge. Ils font place à un autre discours, sur un autre podium: celui de Jean-Marie Le Méné de la fondation Jérôme Lejeune. Il souligne que la manifestation est soutenue par l’ex-féministe Jane Roe, qui après avoir fait légaliser l’avortement aux Etats-Unis en 1973, s’est convertie au christianisme et pèse de tout son poids pour aider les associations qui luttent pour la vie.

    Jean-Marie Le Méné est convaincant dans son discours: « Peu importe à quel point une personne ou toute une nation se perd dans l’obscurité de la culture de l’avortement, la rédemption est possible, les choses peuvent changer, nous ne devons jamais perdre cette conviction et nous devons sans cesse nous renforcer dans la lutte pour la vie! » Et de reprendre un extrait de la lettre de Jane Roe: « L’exemple du Professeur Jérôme Lejeune m’inspire comme je sais qu’il vous inspire aussi et je prie pour que nous recevions tous la force de la leçon de sa vie. Et rappelez-vous: nous ne travaillons pas seulement pour la victoire, nous travaillons à partir de la victoire, parce que la vie a déjà triomphé de la mort ».

    Cerise sur le gâteau: nous apprenons des organisateurs le nombre officiel de participants: 45.000 personnes, un record! Nous y aurons participé très modestement, avec notre groupe d’une trentaine de personnes. Mais c’est une nouvelle fois le coeur léger que nous quittons Paris vers 18h30 pour nous retrouver à Bruxelles vers 23h.

    Album photos

    Voir également :  http://www.hommenouveau.fr/898/societe/forte-mobilisation-ce-dimanche-lors-de-la-marche-pour-la-vie.htm

  • Paris : 40.000 personnes à la Marche pour la Vie

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    En Marche pour la Vie

    les photos de la Marche 2014

  • Le pape à la RAI : évitez la désinformation, la diffamation et la calomnie

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    Le pape François à la Rai: « Qu'elle soit un service rendu à la vérité, à la bonté et à la beauté »

    Le pape François s'est entretenu avec les responsables et les employés de la Rai en visite au Vatican à l'occasion du 60 anniversaire de l'institution. Et il a rappelé à tous la valeur du service public et l'importance d'une information correcte.

    Le pape François ne laisse jamais passer l'occasion d'adresser un discours; rencontrant samedi, le 18 janvier, environ 8000 salariés de la Rai, gestionnaires, employés et travailleurs, il a rappelé au monde de l'information et du divertissement télévisuel leurs devoirs et leur mission.

    «La Rai doit être au service de la vérité, de la bonté et de la beauté », a dit le Saint-Père, qui a également recommandé d'« éviter ces choses qui font tant de mal : la désinformation, la diffamation, la calomnie ». Et d'ajouter : La « mission », surtout de la Rai, est de « maintenir un niveau d'éthique élevé. La qualité éthique de la communication est, en fin de compte, le fruit de consciences attentives et non superficielles, toujours respectueuses des personnes, aussi bien de celles qui font l'objet de l'information, que des destinataires du message ».

    S'adressant aux employés de la Rai, il leur a dit: "votre profession, outre qu'informative, est aussi formative; c'est un service public, c'est-à-dire un service rendu au bien commun. Tout les professionnels qui font partie de la Rai, gestionnaires, journalistes, artistes, employés, techniciens et travailleurs savent qu'ils appartiennent à une entreprise qui produit de la culture et de l'éducation, qui offre de l'information et du divertissement, atteignant, dans chaque instant de la journée, une grande partie des Italiens ".

  • Abus sexuels : le Vatican ne fait pas obstacle à la justice

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    Le Vatican ne fait pas obstacle à la justice dans les affaires d'abus sexuels sur mineurs

    Radio Vatican

    Entretien - Le Vatican a affirmé jeudi ne pas avoir fait obstacle aux enquêtes judiciaires dans les affaires d'abus sexuels sur mineurs, lors d'une audition par le Comité pour les droits de l'enfant de l'ONU, à Genève. Mgr Silvano Tomasi et Mgr Charles Scicluna, ancien procureur jusqu'à l'an dernier au Vatican sur ces dossiers, ont répondu aux questions des experts.

    L'observateur permanent du Saint-Siège auprès de l'ONU, Mgr Tomasi, a commenté l'accusation centrale portée contre le Saint-Siège par les associations d'anciennes victimes : celle d' « avoir fait obstacle au cours de la justice » contre les prêtres coupables. « Elle me semble être un peu privée de fondement (...) Le Saint-Siège soutient le droit et le devoir de chaque pays à juger les crimes contre les mineurs. La critique assurant qu'il cherche à interférer, à faire obstacle, ne tient pas. Au contraire, on veut qu'il y ait transparence et que la justice suive son cours », a affirmé le prélat.

    Egalement sur Radio Vatican, le père Federico Lombardi, le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, a expliqué les limites des compétences du Saint-Siège en vertu de la Convention entrée en vigueur en 1990. Si le Saint-Siège est bien partie à la convention, « l'Église catholique, en tant que communauté de fidèles catholiques dispersés dans le monde, n'en est en aucune façon partie, et ses membres sont soumis aux législations des Etats dans lesquels ils vivent et opèrent ».

    « Il n'est pas rare, a remarqué le porte-parole du Vatican, que les demandes, quand elles se réfèrent à la problématique des violences sexuelles, semblent présupposer que les évêques et supérieurs religieux agissent comme représentants ou comme délégués du Pape, ce qui est privé de tout fondement ». « Les violences sexuelles en Irlande ou celles commises au sein du mouvement des Légionnaires du Christ ont été des cas pour lesquels les pays où elles se sont produites sont compétents juridiquement », a-t-il ajouté à titre d'exemple.

    Selon le père Lombardi, « le droit canon propre à l'Église catholique est bien distinct des lois civiles des Etats ». « Le Saint-Siège n'est donc pas tenu, en vertu de la convention, à répondre aux demandes d'informations relatives à des enquêtes effectuées sur la base du droit canon ».

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  • Le pape soutient la Marche pour la Vie du 19 janvier à Paris

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    Le Pape François soutient la Marche pour la Vie à Paris

    source : Radio Vatican

    Le Pape François a apporté son soutien à la Marche pour la vie organisée dimanche à Paris. C’est le nonce apostolique, Mgr Luigi Ventura, qui l’indique dans un courrier aux organisateurs. Le Saint-Père a été informé de cette initiative en faveur du respect de la vie humaine et il réaffirme la nécessité de maintenir vive l’attention pour ce sujet si important. Dans son discours au corps diplomatique lundi dernier, il avait dit l’horreur que lui inspire l’avortement. « La seule pensée que des enfants ne pourront jamais voir la lumière, victimes de l'avortement, nous fait horreur », avait-il lancé. 

    Comme le rappelle l’hebdomadaire Famille chrétienne, en juin dernier, à l’occasion d’une rencontre avec une délégation de parlementaires français, le Pape François avait incité les élus à ne pas hésiter à « abroger» les lois si nécessaire. Il doit par ailleurs rencontrer le président François Hollande, vendredi prochain. Une pétition circule dans les milieux catholiques français pour alerter le pontife au sujet de la politique française hostile, selon ses signataires, aux positions fondamentales des chrétiens sur les questions de la vie et de la famille. Le Souverain Pontife fait donc part de sa proximité spirituelle avec les participants à la Marche pour la vie et leur accorde sa bénédiction apostolique. En 2011, Benoît XVI avait lui aussi béni cette même initiative. 

    L'Eglise de France très attentive au dossier de l'IVG

    Réuni le 15 janvier, le Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France est intervenu au sujet du projet de modification sur l’IVG. Il déplore la transformation profonde de la législation que provoquera, s'il est voté, le remplacement des mots évoquant « la situation de détresse de la femme » par les mots « qui ne veut pas poursuivre une grossesse ». Les évêques invitent tous les responsables éducatifs en milieu scolaire, universitaire, au sein des mouvements de jeunes à se mobiliser pour une meilleure éducation affective des jeunes qui leur fasse percevoir la grandeur du corps humain et celle d'une vie affective responsable. 

    Selon les mots du président de la Conférence des évêques, Mgr Georges Pontier, « Ne pas faire place à l'enfant à naître, ne pas accompagner la vie jusqu'au bout, ne pas offrir un avenir professionnel à des milliers de jeunes et adultes, ne pas regarder la vie à partir des plus fragiles, tout cela est un déni de fraternité et d'humanité ». Pour les évêques la suppression de la mention des conditions de détresse de la femme est inacceptable. Elle élude toute l'expression de compassion d'une société et sa volonté d'y répondre. L’avortement n’est jamais banal. De l'embryon naissant, au souffle ultime du dernier jour, notre vie est plus grande que nous-mêmes ! Quelques jours auparavant, la conférence des évêques de France avait publié un document très sévère sur les projets du gouvernement concernant la fin de vie. 

    Le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, ainsi que ses vice-présidents, ont été reçus par le Pape François cette semaine. Les représentants de l’épiscopat français ont évoqué avec lui de nombreux sujets de société en France, comme le mariage pour tous, la laïcité, l’euthanasie, la famille ou encore la place de l’Islam en France.

  • L'apparition d'un nouveau conformisme

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    De Jean-Michel Castaing sur Liberté Politique :

    Aux sources du conformisme qui vient

    Pour saisir la crise spirituelle de la postmodernité, il faut revenir aux sources du nihilisme. L’absence de transcendance dans notre société a un effet inattendu : l’apparition d'un nouveau conformisme.

    LA “CRISE DE SENS” constatée par les sociologues, déplorée par les hommes d'Église, représente à la fois une perte de foi en la signification de l'existence, et une désespérance devant sa privation de finalité. « À quoi bon? », « La vie n'est-elle pas absurde au final? »: ces deux questions se recoupent, sont solidaires. Le sens est à la fois  signification et direction. Mais plus importante que la définition de ce nihilisme, et que la tentative d'en cerner les origines, demeure la question de son accointance surprenante avec le conformisme du moment.

    Pourquoi la crise de la notion de vérité a-t-elle partie liée avec l'assentiment au monde comme il va? N'est-ce pas là une thèse paradoxale? Comment le déboulonnage du Vrai, qui était censé, dans l'esprit des relativistes, libérer l'homme de carcans ancestraux, en est-il venu à rendre ce même homme si docile à l'idéologie dominante, renonçant à tout esprit critique à son endroit? Afin de répondre à cette question, un bref excursus sur les origines du nihilisme est nécessaire. 

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  • S'abonner au Bulletin d'information de l'Institut Européen de Bioéthique

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    Bioéthique : Bulletin d'information - Bruxelles.

    Le travail, au sein de l’Institut Européen de Bioéthique (IEB) de Bruxelles, est de veiller, synthétiser et de décrypter l’information en matière de bioéthique pour qu’elle soit accessible en un clic.

    Plus de 5.000 personnes en Belgique reçoivent gratuitement tous les 10 jours le Bulletin d'information: court, synthétique, interpellant.

    Vous pouvez aujourd'hui  vous inscire dans la liste de distribution en cliquant ICI.

    Le site 

    vous renseigne sur la charte de l'IEB, le Comité scientifique et les collaborateurs de l'Institut.

    P.S. Pour les étudiants et leurs professeurs: voyez les Fiches Didactiques de l'IEB

     

    L'équipe de l'IEB

  • L'avortement des petites filles en Europe

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    Lu sur Famille Chrétienne (Jean-Claude Bésida):

    L’avortement des petites filles touche désormais l’Europe

    En Europe aussi, les petites filles se voient refuser la vie : c’est ce que confirme une enquête des Nations Unies. Le Conseil de l’Europe s’en inquiète et demande la criminalisation de l’avortement lorsqu’il est motivé par le sexe de l’enfant.

    On savait que, en Chine et en Inde, l’avortement sélectif des filles avait atteint des proportions dramatiques, au point que les autorités luttent désormais systématiquement contre cette pratique.

    Le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, le Letton Nils Muižnieks expliquait le 15 janvier que les « avortements en fonction du sexe sont discriminatoires et doivent être interdits ». Du coup, il demande leur criminalisation. Il s’appuie sur une étude conduite en 2013 par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) qui révèle des sex-ratios (nombre d’hommes/nombre de femmes) à la naissance de 114-115 garçons pour 100 filles en Arménie et de 116 pour 100 en Azerbaïdjan. Le rapport fait aussi état de taux supérieurs à 110 en Albanie, au Monténégro, au Kosovo et dans certaines régions de « l’ex-République yougoslave de Macédoine ». Or, naturellement, ce ratio est de 105 pour 100 ! Voilà pourquoi Nils Muižnieks demande la criminalisation des avortements en fonction du sexe.

    De l’Europe de l’Est à la Grande-Bretagne

    En décembre 2013, la revue Populations et Sociétés, de l’INED, dénonçait ainsi la « masculinisation des naissances en Europe orientale ». Un phénomène particulièrement marqué dans quelques pays comme l’Albanie, le Kosovo, l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Même si, globalement, le niveau de discrimination par l’avortement n’atteint pas ceux de Chine et d’Inde, les chercheurs relevaient des signaux préoccupants : « Durant la décennie 2000-2010 ??, on a même décompté en Arménie jusqu’à 185 garçons pour 100 filles parmi les troisièmes naissances [l’avortement de filles est plus fréquent après deux naissances féminines], chiffre qui constitue sans aucun doute un record mondial. » Les chercheurs dénoncent des « pratiques discriminatoires facilitées par l’utilisation de technologies modernes » et qui « apparaissent presque comme une méthode « normale » de choix démographique ». Les démographes de l’INED concluaient en faisant part de leurs craintes : « la détermination du sexe par examen du sang fœtal ou les méthodes préconceptionnelles vont peut-être se banaliser et faciliter encore plus la sélection. »

    Selon The Independent, qui publie le 17 janvier son enquête, le phénomène atteint désormais l’Angleterre. Certes, les chiffres sont modestes (le déficit de naissances de filles est compris entre 1 500 et 4 700 par an). Mais la réalité, documentée par des enregistrements de consultations médicales, est irréfutable : oui des avortements sont bel et bien commis au seul motif que les parents ne veulent pas (ou plus) de filles.

    Bien qu’elle soit partielle, la prise de conscience de la nocivité de l’avortement est en progression.

  • Paris, 19 janvier : Grande Marche nationale pour le respect de la Vie

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    Le communiqué d'En marche pour la vie :

    Subrepticement glissées dans le projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes (n°1380), examinées à l’Assemblée Nationale à partir du 20 janvier, ces dispositions relatives à l’avortement, sont sans rapport avec l’objet du texte. L’une des plus inquiétantes est celle qui prévoit d’étendre le délit d’entrave à toute information dissuasive sur l’IVG. Sera retenu comme délit d’entrave à l’IVG une information donnée à une femme enceinte qui n’évoque pas la possibilité d’avorter. "Est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher de pratiquer ou de s’informer sur une interruption de grossesse ou les actes préalables prévus par les articles L. 2212-3 à L. 2212-8". 

    Cette disposition vise clairement les plateformes téléphoniques et sites internet d’information spécialisés dans l’écoute et l’accompagnement des femmes enceintes en situation de détresse ou vivant mal leur grossesse. Cécile Edel, porte-parole du Collectif En Marche pour la Vie, ne décolère pas : « Avec cette loi, si elle est votée, on va sanctionner toute information qui alerterait sur les conséquences psychologiques voire physiques de l’IVG chez la femme. La liberté d’expression est ni plus ni moins supprimée au profit du lobbying des féministes visant à promouvoir l’avortement comme un droit ».

    A l’heure où l’Espagne s’apprête à voter une loi de progrès en faveur du respect de la vie en limitant les avortements de complaisance et la plupart des avortements eugéniques, la France reste campée sur de vieilles lunes idéologiques.

    Le Collectif "En marche pour la vie" regroupe une dizaine d’associations françaises d’aide aux mères en détresse et de défense de la vie de la conception à la mort naturelle. La marche, ouverte à tous, quelles que soient les origines, les convictions philosophiques, politiques ou religieuses s’est imposée depuis quelques années comme la plus grande marche annuelle d’Europe en faveur du respect de la vie.

  • Golgotha picnic à Liège

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    De janvier à mars, le Théâtre Proscenium de Liège présente la pièce de Rodrigo Garcia "Golgotha picnic" qui a suscité de nombreuses manifestations de protestations lorsqu'elle a été présentée en France. "Ce texte sulfureux, dit le metteur en scène, s'attaque aux déviances de 2000 ans de christianisme". Il le fait de telle façon que la présentation par le Théâtre Proscenium se sent obligée de prévenir : "ce spectacle comporte des propos et des images qui pourraient heurter certaines sensibilités".

    C'est l'occasion, pour nous, de publier à nouveau cette belle lettre du Père Daniel Ange adressée en 2011 aux auteurs, acteurs et promoteurs de Golgota Picnic :

    « Nous devons subir en silence les absurdités de ceux qui dénigrent, déforment, ridiculisent nos convictions… Faudrait-il se laisser égorger en silence ?

    Est-ce faire de la politique que de crier son désarroi devant la terreur ? »

    (Pierre Claverie, évêque d’Oran, assassiné le 1.09.96)

    J’ose être franc avec vous. Permettez-moi quelques questions. Je le fais au nom d’un grand nombre. Pourquoi ? Mais pourquoi donc ce déchaînement de christianophobie ? Ce besoin irrationnel de détruire le christianisme par le biais de la dérision, du cynisme, de l’ironie.

    Peut-être n’est-ce pas du tout votre intention explicite. Peut-être n’en n’avez-vous pas conscience. Mais que vous le vouliez ou non, vos œuvres sont tellement provocantes qu’une multitude en est heurtée, blessée, bouleversée. Des chrétiens biens sûr, toutes églises confondues, mais aussi des croyants d’autres religions et simplement des hommes et des femmes, souvent non croyants, mais qui gardent encore un certain sens du respect, de l’honnêteté, de la dignité humaine. Et même des artistes, qui savent encore ce que signifie l’art.

    Non et non ! On ne peut faire tout passer sous ce label. Cessons de prostituer la beauté.

    La plupart sont des gens simples, des pauvres, des petits, qui en tant que tels méritent encore un plus grand respect.

    Pourquoi, mais pourquoi ainsi les blesser dans ce qu’ils portent de plus intime, de plus profond, de plus vrai en eux-mêmes ?

    Le saviez-vous ? Pour nous, pour une multitude, la personne de Jésus est ce que nous avons de plus précieux au monde. Il est tout pour nous. Il a transformé notre vie, illuminé notre existence, transfiguré nos souffrances. Il est Celui qui a livré sa vie pour nous ouvrir à tout jamais la Vie après la mort, nous donner ce Ciel dont vous vous moquez, mais qui demeure notre unique avenir. Un jour, vous le saurez… lorsque vous frapperez à la porte…

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  • Les enjeux du projet de loi sur l'avortement en Espagne

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    Espagne : les enjeux du projet de loi sur l'avortement
    A la lumière du droit européen et du contexte politique

    par Grégor Puppinck

    ROME, 16 janvier 2014 (Zenit.org) - Le European Centre for Law and Justice a réalisé une analyse en détail des principales dispositions du projet de loi espagnol, en les confrontant au droit en vigueur dans d’autres pays européens ainsi qu’à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Il en ressort d’une part que ce texte ne viole aucune norme européenne ou internationale et d’autre part que tant les critiques des « pro-avortement » que l’optimisme des « pro-vie » sont excessifs.

    Au-delà du droit, ce projet de loi témoigne d’une nouvelle tendance politique en Occident tendant non plus à considérer l’avortement comme une « liberté et un progrès », mais comme une violence à limiter. Cela étant, l’application future de ce projet de loi demeure imprévisible et dépendra largement des circonstances politiques et culturelles.

    Voici un résumé de cette analyse qui peut être téléchargée intégralement ici et sur www.eclj.org

    Le 20 décembre 2013, le Conseil des ministres espagnol a adopté un projet de loi intitulé « protection de la vie de l’enfant conçu et des droits de la femme enceinte »
     
    [2] tendant à protéger à la fois la vie de l’enfant conçu et les droits à la santé et à la vie de la femme enceinte. Ce projet de loi, s’il est voté, remplacera la loi organique n°2/2010 sur « la santé sexuelle et reproductive et l’interruption volontaire de grossesse »
     
    du 3 mars 2010 qui avait depuis son adoption été fortement critiquée. Un million de personnes avaient manifesté contre ce texte en octobre 2009[3].

    La loi espagnole de 2010, modifiant une loi antérieure de 1985, présentait l’avortement comme un droit et une liberté, et non plus comme une exception au droit à la vie de l’enfant. Selon cette loi adoptée sous le Gouvernement de M. Zapatero, l’avortement peut être pratiqué sur simple demande pendant les 14 premières semaines de grossesse[4]. L’avortement est en outre possible jusqu’à la vingt-deuxième semaine en cas de « risque grave pour la vie ou la santé de la mère ou du fœtus » ; cependant, en raison de l’absence de réel mécanisme de contrôle, l’avortement est dans les faits devenu disponible sur demande jusqu’à 22 semainesEnfin, en cas de maladie grave et incurable au moment du diagnostic, l’avortement peut être pratiqué jusqu’au terme de la grossesse à la condition que cette maladie soit attestée par une commission de médecins, lesquels peuvent appartenir à la clinique réalisant l’avortement en cause.[5] Par ailleurs, cette loi de 2010 permettait aux filles mineures d’avorter de façon anonyme et limitait fortement le droit à l’objection de conscience du personnel médical. En bref, la loi de 2010 visait à étendre et faciliter l’avortement, devenu un « droit » en soi,  quitte à restreindre les droits des tiers.

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  • Avortement : le projet de loi espagnol vivement débattu au Parlement européen

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    De la synthèse de presse quotidienne de gènéthique.org :

    IVG: le projet de loi espagnol fait débat au Parlement européen

    Les pro-avortements, au premier rang desquels Mme Estrela, député portugaise, en qualifiant le projet de loi espagnol de "régression", de "retour en arrière", "de danger pour l’Europe" ou encore "d’idéologie", n’hésitant pas à dire qu’il "renvoie aux heures les plus noires de l’Europe" selon Mme Berrès député française, ont demandé au Commissaire européen de faire respecter "le droit de choisir", qu’ils avancent comme un droit fondamental de la femme, et de défendre l’Europe de cette menace espagnole. Ils invoquent alors tour à tour,  le "danger" du projet de loi espagnol qui provoquerait le retour aux avortements clandestins dangereux pour la santé des femmes, et la discrimination des femmes fondée sur la richesse.En fin de matinée, le Parlement européen a concentré le débat prévu au sujet de la « Non discrimination dans le cadre de la santé et des droits sexuels et reproductifs – déclaration de la Commission » (rapport Estrela) sur le projet de loi espagnol sur l’avortement.

    Face à ces pressions, les parlementaires pro-vie, ont réagi fortement. M. Carlo Casini, député italien, tout d’abord a rappelé qu’il n’y avait pas un seul document international ou national affirmant que l’être conçu n’est pas un être humain, et que dans ce débat il faut faire respecter "les droits de la femme, et les droits de l’enfant".  Il confirme à ses contradicteurs que tout le monde doit défendre les droits génésiques et sexuels, mais qu’en aucun cas l’avortement fait partie de ces droits. Les autres parlementaires invoquent ensuite la responsabilité des hommes sur le sujet, la décision de la Commission européenne Brüstle c/Greenpeace qui affirme que la vie commence dès la conception, la non compétence de l’Union européenne sur ce sujet ou encore les "arguments anti-européens" que cela engendreraient si l’Europe s’ingérait sur ce sujet. Monsieur Stier, député croate, aura le mot de la fin "Tout ce débat pour un projet de loi espagnol. Il faut accepter que la vie commence par la conception, c’est la science du 20ème siècle qui nous le dit. Ce n’est pas à l’Europe de débattre, mais à l’Espagne. Alors allons-y, vive l’Espagne et défendons le droit à la vie".

    Monsieur Kallas, vice président de la Commission européenne, a déclaré à la fin de ce débat : "la Commission reconnait l’indépendance des Etats sur l’avortement […]  l’Union européenne n’a pas de compétence sur les politiques nationales relatives à l’avortement". Il conclut cependant par une phrase ambigüe : "Mais la Commission souhaite abolir toutes formes de discriminations en matière de soins de santé avec les Etats membres". Qu’entend-il par "soins de santé"? Pour l’heure, la menace du rapport Estrela est écartée et le projet de loi espagnol est préservé.

    Pour en savoir plus sur le projet de loi espagnol, téléchargez ici l’analyse intégrale de Grégor Puppinck, directeur du centre européen pour la loi et la justice (ECLJ)  ou la synthèse de cette analyse.