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Société - Page 758

  • Fin de vie : quand un accompagnement des patients s'avère possible

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    Fin de vie : un accompagnement des patients est possible (synthèse de presse quotidienne de gènéthique.org)

    La prise en charge de la mort, une mission "occultée" par les acteurs hospitaliers. Tel était le constat de l'inspection générale des affaires sociales (IGAS) dans son rapport publié en 2009, intitulé "la mort à l'hôpital" (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 10 octobre 2012). Un constat toujours d'actualité. La médicalisation prend trop largement le pas sur "l'aspect socio-familial et spirituel", passé au second plan, et cela, "au détriment des familles..." précise le Quotidien du Médecin dans un article qui relate que ce constat a été également dressé par les participants à un colloque organisé par le centre Babel (Centre ressource européen en clinique transculturelle, de l'hôpital Cochin). Et pourtant, accompagner les patients en fin de vie et leur famille est possible. 

    Le Quotidien du Médecin cite en exemple le Centre Hospitalier Universitaire de Montréal (CHUM) qui dispose d'un "service de soins...spirituels", dirigé non par un médecin mais par un docteur en théologie, Michel Nyabenda: "Au Québec, on part du principe que tout être humain a des besoins spirituels" précise-t-il. Concrètement, le service s'adapte à chaque demande, en allant "de l'accompagnement vers la mort au soutien de la famille endeuillée". Pour le Dr Régis Aubry, président de l'observatoire national de la fin de vie (ONFV), qui s'insurge contre la "surmédicalisation" de la fin de vie en France, ce modèle québécois est un exemple à suivre. Car en France, souligne-t-il, "On repousse le face à face avec la mort". 

    En France, Famille Chrétienne fait état de l'Unité de soins palliatif  de Malestroit (Morbihan), "un service pilote animé par les Augustines de la Miséricorde de Jésus". Cette unité est dirigée par le Dr Alain Hirschauer, ancien médecin de famille. "Démuni" face à la mort de certains de ses patients, le Dr Dr Alain Hirschauer précise qu'il s'est "alors formé aux soins palliatifs et [a] changé de voie". Il confie: "J'ai trouvé ici la vraie médecine de famille, puisque nous accompagnons nos malades, qui sont des cas extrêmes, aux heures les plus cruciales de leur existence, ainsi que leur proche". Il ajoute qu'il reçoit, dans cette unité, "de grandes leçons de vie et de courage de la part des patients, de merveilleuses leçons de patience et de bienveillance de la part des soignants". Soeur Roxane, responsable de l'unité de soins palliatifs précise les différentes missions de l'unité. Elle précise: "l'accueil de la personne et de sa famille est notre mission n°1" au même titre que la dimension spirituelle du malade."Nous avons [...] deux autres missions: la formation - nous recevons de très nombreux stagiaires, étudiants infirmiers, internes ou déjà médecins - [...] et la recherche, car bien des domaines de la fin de vie ne sont pas encore explorés, comme [...] l'hydratation", souligne-t-elle. Pour Soeur Roxane, le rôle des soignants est "capital". Car accompagner une personne en fin de vie implique "un soulagement de la douleur, une prise en charge psychologique, mais aussi un accompagnement spirituel". 

  • Quand Eric de Beukelaer tacle les anarchistes pâtissiers

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    Crépuscule de l’anarchisme pâtissier – Marianne Belgique p.9

    D'Eric de Beukelaer dans Marianne Belgique, p. 9 (via son blog)

    Ci-dessous ma chronique parue dans l’hebdo Marianne-B de cette semaine. Merci à la rédaction de me donner cet espace d’expression:

    Entarter Mgr Léonard semble devenu un passe-temps pour grand(e)s adolescent(e)s en mal de meurtre symbolique du père. Les blagues les plus courtes étant les meilleures, la répétition des attentats pâtissiers ou aquatiques à l’encontre de l’archevêque, vide ce genre d’action de tout résidu de comique. Il est vrai que l’opération est aisée, car l’homme d‘Eglise n’a pas de gardes du corps. Et les courageux militants savent qu’il ne portera pas plainte. Tout au plus, priera-t-il pour eux. Reste l’indulgence au nom de l’adage « il faut que jeunesse se passe ». Mais imaginons un court instant que des étudiants ultra-cathos en fassent autant en milieu libre-penseur – et je ne vous dis pas le scandale. Notre capacité d’indignation est, en effet,  à géométrie variable.

    Il y a quelques jours à Bruxelles, Noël Godin y est également allé de sa tarte. S’il avait été le premier à viser Mgr Léonard, j’aurais compris – provocation oblige. Non pas que cela me fasse rire, mais – à tout prendre – je préfère qu’à la suite de Bernard-Henri Lévy ou de Bill Gates, le prélat soit arrosé de chantilly plutôt que d’acide. Que l’entarteur se soit par contre senti obligé d’emboîter le pas à la cohorte des boutonneux qui focalisent sur l’archevêque, voilà qui transforme le frondeur en conformiste. Notre pays est-il donc à ce point vide de politiciens douteux ou de requins de la finance pour servir de cible à sa militance jubilatoire? Morne crépuscule de l’anarchisme pâtissier.

  • Médecins et tribunaux québecois s'opposent à l'aide médicale à mourir

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    De la synthèse de presse quotidienne de gènéthique.org :

    Fin de vie Québec : médecins et tribunaux se prononcent contre

    A quelques jours du vote sur le projet de loi 52, "visant à autoriser l'euthanasie sous la forme d'une aide médicale à mourir" (Cf. Synthèse de presse Gènéthique du 13 juin 2013), La coalition des médecins pour la justice sociale a demandé au Dr Stevens, oncologue américain, de témoigner sur son expérience dans un Etat américain, (l'Orégon) où le suicide assisté est autorisé depuis 15 ans. Pour ce médecin, le suicide assisté est un "permis de tuer" et donner le choix au patient de pouvoir mettre fin à ses jours est une "incitation au suicide".

    Récemment, deux décisions de tribunaux canadiens maintiennent la législation contre l'euthanasie et le suicide assisté. Il s'agit, en premier lieu, d'une décision de la Cour d'Appel de la province de la Colombie-Britannique (Cf synthèse de presse Gènéthique du 28 août 2012), rendue le 10 octobre 2013, qui maintient l'interdiction du suicide assité. La deuxième décision, en date du 18 octobre 2013, a été rendue par la Cour suprême du Canada (affaire Rasouli). Elle déclare qu'un médecin est tenu d'obtenir l'accord de son patient (ou de son tuteur) avant d'arrêter un traitement, lorsque cette décision est susceptible d'entraîner la mort de son patient.

  • Echos de la Veille Debout contre l'euthanasie

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    Une jeune "Veilleuse" rend compte de sa station devant le Parlement :

    Un temps paisible et profond : c’est ce qu’ont vécu les Veilleurs Debout mardi soir (29/10) (comme ils le font deux fois par semaine depuis 4 semaines déjà) durant 90 minutes devant le Parlement pour signifier leur opposition à l’extension de la loi euthanasie aux mineurs et aux personnes atteintes de démence. 

    Les journalistes et les policiers étaient sans nul doute intrigués.

    « Pourquoi manifester ? »

    « Nous ne manifestons pas, nous sommes debout veilleurs en silence. »

    « Pourquoi maintenant alors qu’avant le vote de la loi, il n’y a pas vraiment eu de réactions ? »

    « Un nouveau mouvement de pensée, une résistance à la Gandhi se fait jour et émane de nous, les jeunes. Nos parents n’ont pas su ou pu se mobiliser il y a 11 ans. Nous sommes aujourd’hui les futurs médecins, infirmiers, journalistes, hommes et femmes politiques de demain.  Or, nous voyons les brisures que produit l’euthanasie sur nos proches. Nous entendons et percevons la banalisation de ce geste irréparable. Alors, ensemble, nous réagissons enfin ! La réalité de ce que les générations précédentes ont laissé passer nous mobilise. Nous disons « trop is te veel ! » 

  • Halloween : le fantôme de la Toussaint est de sortie

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    839914_100558065706 (1).jpegLu sur le blog « Salon Beige » :

    Les choses sont claires à l'Est :  "Le ministère de l’Education de la région d’Omsk a publié sur son site une lettre adressée aux responsables d’écoles pour leur demander de renoncer à l’organisation de fêtes qui font la « promotion de l’extrémisme » auprès des enfants.

    Célébrer Halloween a des « conséquences négatives » en raison de son « aspect mystique et de la propagande du culte de la mort », a-t-il ajouté.

    L’institution a indiqué avoir réagi après avoir été avertie par l’Assemblée régionale des parents d’élèves, un groupe de pression conservateur.

    Un porte-parole de l’Eglise orthodoxe russe, Vsevolod Tchapline, a de son côté mis en garde contre le caractère occulte des célébrations d’Halloween".

    Les déguisements à base d'habit de religieuses proposés pour Halloween au Liban (voir photo) :

    "A quelques jours d'Halloween, la Direction générale de la Sûreté générale a annoncé mercredi soir sur son compte Twitter avoir confisqué plusieurs déguisements jugés "offensants envers une religion", sans préciser laquelle".

    Référence : La Sibérie interdit Halloween, "culte de la mort". Au Liban, c'est la cathophobie qui prédomine

    Si la Sûreté libanaise de le précise pas, la photo montre de quelle Religion il s’agit… La chaîne de télévision LBC a en effet diffusé des photos des déguisements représentant des robes de bonnes sœurs passablement raccourcies, ainsi que des tenues de prêtres arborant une grande croix. JPSC.

  • La nourriture jetée est volée de la table des pauvres

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    A l'Onu, Mgr Chullikatt dénonce un gaspillage "scandaleux" de nourriture

    Sur Radio Vatican

    Combattre la faim dans le monde en dépassant les exclusions sociales et en promouvant la justice et le respect pour chaque être humain : c’est la recommandation faite mardi soir par l’archevêque Francis Chullikatt, l'Observateur Permanent du Saint-Siège à l’ONU, lors de la seconde commission sur le développement agricole et la sécurité alimentaire de la 68°session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New-York.

    « 1,3 milliards de tonnes de nourriture sont gaspillés chaque année ». Mardi soir, Mgr Chullikatt a fait sien les propos du pape en soulignant que « lorsque la nourriture est jetée, elle est volée de la table des pauvres ».

    La faim causée par l'exclusion sociale

    « Les niveaux actuels de production sont suffisants pour nourrir tout le monde, mais des millions de personnes souffrent encore de faim (...) Ceci est vraiment scandaleux », a estimé l'Observateur Permanent du Saint-Siège à l’ONU. Selon lui, « La faim, comme toutes formes de pauvreté, est causée par l’exclusion sociale ».

    Mgr Chullikatt, citant de nouveau le Pape François, a ainsi demandé à ce que soient dépassées « les tentations du pouvoir, de la richesse et de l’intérêt personnel pour servir la famille humaine. » Cela signifie tout mettre en œuvre pour « promouvoir une vigne digne pour tous. » Cela signifie « penser à combien sont ceux qui sont en marge de la société et au bien-être des générations présentes et futures ».

    L'accès à la nourriture, une arme pour dominer un peuple

    L'Observateur Permanent du Saint-Siège à l’ONU a invité à mettre en rapport le thème de la sécurité alimentaire avec celui de la discrimination et de l’accès à la nourriture pour tous. Il dénonce : « trop souvent l’accès à la nourriture devient une arme pour contrôler ou dominer les peuples, plutôt qu’un instrument pour construire des communautés pacifiques et prospères ».

    D’où certains principes fondamentaux pour une distribution effective de la nourriture : tout d’abord, le principe de subsidiarité qui signifie concevoir les « activités humaines au niveau plus local et direct possible pour assurer la participation maximum ». Donc, « les réalités les plus grandes ont la responsabilité de supporter les plus petites » recommande le prélat. Et ce dernier souligne ensuite que la subsidiarité ne signifie pas seulement donner de la nourriture aux personnes, mais les aider à être autosuffisants. En définitive, Mgr Chullikatt précise que « la faim est un problème humain qui demande des solutions basées sur l’humanité commune. »

  • Comme à Rome, à la veille de sa chute ?

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    Lu sur Contrepoints :

    Sommes-nous Rome à la veille de sa chute ?

    En accroissant démesurément le pouvoir de l’État au détriment de la responsabilité individuelle, nous faisons la même erreur que Rome il y a des siècles.

    Par Damien Theillier.

    Are We Rome ? Tel est le titre d’une étude fort intéressante de Lawrence Reed, président de la Foundation For Economic Education (USA). C’est aussi le titre qu’ont choisi les organisateurs de la FreedomFest à Las Vegas, cette année.

    Pourquoi Rome a-t-elle décliné puis finalement chuté ? Reed explique que l’Empire romain fut un régime militaire parasite, qui ne pouvait survivre que par un afflux permanent de richesses pillées à l’extérieur, des prisonniers réduits en esclavage et des terres volées.

    En effet, l’enrichissement de l’aristocratie romaine ne provenait que du butin des invasions et non d’une quelconque création de valeur. Avec la fin des conquêtes et les rendements décroissants des pillages, l’administration dut cependant recourir de plus en plus au pillage interne pour satisfaire son besoin de richesses, ce qui entraîna un appauvrissement général de la population de l’Empire

    Au premier siècle avant Jésus-Christ, Rome est passée d’une république dotée d’un régime relativement libéral à la dictature de Jules César, avec un tiers des habitants au chômage. C’est l’époque où le parallèle avec notre époque est vraiment frappant.

    Lire la suite sur Contrepoints

  • Alzheimer : un appel à plus d'humanité

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    Lu sur Euthanasie STOP

    Alzheimer, il nous appelle à plus d'humanité !

    Véronique HARGOT

    Il y a bientôt 1 an que nous avons été contraints de placer notre papa âgé de 84 ans dans une maison de repos et de soin étant donné l'aggravation de sa maladie d'Alzheimer et les profondes perturbations de comportement qu'elle engendrait nuit et jour, intenables pour notre maman du même âge.

    Depuis cette époque, pas un jour n'a défilé sans que l'un ou l'autre d'entre nous, sa femme, ses cinq enfants et sa famille proche, ne passe l'après-midi auprès de lui.

    Sa souffrance est évidente et quotidienne. Celle de son épouse bien évidemment aussi. Malgré toute l'humanité et les soins prodigués par l'institution où il se trouve, il nous est pénible à tous de voir notre papa qui fut toujours si actif, sportif et positif, contraint à une position figée, voué à l'inactivité et la dépendance la plus totale, à l'humiliation de cette maladie qui vous dépouille de tout, jusqu'à la pensée, la mémoire, la raison, la maîtrise des actes et des paroles.

    Sa détresse, ses cris récurrents et ses « appels à partir», nous rappellent qu'il n'est pas question de « tuer notre père », mais d'augmenter la dose de calmants quand son agitation est ingérable par lui-même ou son entourage.

    Certains parmi ses proches et plus lointains sont tentés de se demander ce qu'il y a encore d'humain dans cette vie.

    Lire la suite : http://www.euthanasiestop.be/article/alzheimer-il-nous-appelle-a-plus-dhumanite-192

    Lire également les nouvelles contributions parues sur EuthanasieStop

  • Fin de vie : cinq personnalités en appellent à la solidarité

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    De la Synthèse de presse quotidienne de gènéthique.org (30 octobre)

    Fin de vie : l’appel à la solidarité par 5 personnalités

    Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a confirmé la tenue des Etats généraux de la fin de vie "d’ici au mois de décembre 2013". Dans ce contexte, 5 personnalités ont lancé, dans une tribune publiée dans le quotidien La Croix, l’appel "Solidaires en fin de vie"*, par lequel ils souhaitent remettre en question l'idée de l'inéluctabilité de la légalisation de l'euthanasie en France. En effet, cette légalisation fait partie des promesses de Mr. Hollande et correspond, dans son programme présidentiel, à la mesure 21 qui envisage l' "assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité".

    Les auteurs de l'appel dénoncent l'utilisation d'un vocabulaire apparemment consensuel visant à présenter l'euthanasie comme seule réponse possible pour mettre fin aux "souffrances insupportables". Ils préfèrent insister sur l' "efficacité croissante des traitements antidouleur et des soins d'accompagnement" alors que les soins palliatifs sont encore peu connus du grand public. Ils mettent également en garde contre les dérives de l'euthanasie, qui lors de sa légalisation est toujours présentée comme "strictement encadrée", c'est-à-dire "réservée aux patients majeurs conscients qui en font la demande". Pourtant, dans certains pays on observe des cas d'euthanasie sur des nouveaux nés (donc, des personnes incapables de s'exprimer), des patients n'étant pas atteints de maladie grave, etc. Les auteurs redoutent la mise en place d'un "système d'exclusion des personnes vulnérables" par une société dans laquelle "on peut être de trop".

    * Jacques RICOT, auteur du "Bon usage de la compassion", Tugdual DERVILLE, auteur de "La bataille de l'euthanasie", Anne-Dauphine JUILLIAND, auteur de "Deux petits pas sur le sable mouillé", Maryannick PAVAGEAU, tétraplégique, Hervé MESSAGER, ancien kinésithérapeute de Vincent Humbert

  • Frigide Barjot et sa famille expulsés de leur logement

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    Lu sur Radio Notre-Dame :

    Frigide Barjot expulsée de son logement du XVème arrondissement

    Le couperet est tombé ce mercredi pour Frigide Barjot, son époux Basile de Koch et leurs deux enfants. Le tribunal d'instance du XVème arrondissement de Paris vient de décider ce matin de l'expulsion de la famille Tellenne de l'appartement qu'ils occupent à Paris, et ce dans un délai de 4 mois.

    Frigide Barjot et sa famille expulsés ?

    Le couple avait été assigné en justice par la Régie Immobilière de la Ville de Paris qui demandaient notamment la résiliation des baux de leurs appartements, rattachés en dupleix, d'une superficie totale de 173 mètres carré, au motif de deux infractions graves : avoir utilisé leur logement à des fins commerciales pour leur société d'édition, Jalons, et de l'avoir loué à cette même société.

    Deux chefs d'accusations étranges alors que les époux Tellenne sont en possession d'une lettre de la RIVP, les autorisant à domicilier leur société au 49 rue de la Fédération dans le XVème, une exploitation "qui ne devra modifier en rien la nature du contrat qui les lie et qui garde un caractère exclusif d'habitation". Le courrier date du 6 janvier 1986... Le 19 octobre dernier, sur Radio Notre Dame, Frigide Barjot déclarait déjà qu'ils avaient l'autorisation de la RIVP.

    "Un coup bas qui vient de haut"

    Frigide Barjot, qui n'était pas présente lors de l'audience, s'est dite "anéantie". Elle n'a pas répondu à nos appels réitérés. Quant à Basile de Koch, son époux, il déclarait avant le jugement, interrogé sur France Info, que "c'est un coup bas qui vient de haut. La Régie Immobilière de la Ville de Paris, c'est la voix de son Maître, la voix de son Maire, si vous préférez. Depuis 27 ans, pas une lettre, pas une mise en demeure, pas un coup de fil ou une remarque du gardien, rien ! Tout d'un coup, la bombe atomique, c'est-à-dire une assignation immédiate aux fins d'expulsion de toute la famille. Ce n'est pas un hasard". Les deux époux n'ont pas encore décidé s'ils allaient faire appel.

    Cette nouvelle a enflammé la twittosphère. Les époux Tellenne, comme leurs nombreux soutiens, dénoncent aujourd'hui une "décision politique".

    La famille de @FrigideBarjot sera expulsée de son logement dans un délai de 4 mois. C'est une décision politique ! http://t.co/joLxf005U3

    — Les Amis de Frigide (@AmisDeFrigide) October 30, 2013

    D'autres, comme l'élu communiste Ian Brossat, qui s'était récemment exprimé sur sa volonté de "remplacer" le Sacré Coeur de Montmartre, se sont réjouis de cette décision.

    #Barjot expulsée de son 173m2. Une décision juste et légitime. Rien ne justifiait qu'elle occupe un logement dépendant d'un bailleur social.

    — Ian Brossat (@IanBrossat) October 30, 2013

    Ces deniers ne devraient pas se réjouir trop vite. En effet, le délai de 4 mois reste à prendre avec des pincettes puisque la trêve hivernale, qui se termine dans exactement cinq mois, interdit toute expulsion pendant cette période. Mi octobre sur notre antenne, Frigide Barjot confiait que "j'espère que c'est le juge et pas le Maire de Paris qui décidera sur ce dossier".

  • Belgique : quand les partisans de l'euthanasie sont confrontés à la peine de mort pour les criminels récidivistes emprisonnés

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    La France scrute de près la Belgique, ce laboratoire de l'euthanasie où l'on parle français ... 

    Lu sur Le Figaro :

    Ces détenus belges qui préfèrent la mort à la prison

    Par Stéphane Kovacs Publié le 30/10/2013

    En septembre, un détenu condamné à une lourde peine avait obtenu l'euthanasie : une première en Belgique. Aujourd'hui, une dizaine de prisonniers belges auraient également demandé que soit mis fin à leur vie.

    Il n'a plus aucun espoir de retrouver un jour la liberté. Et d'ailleurs, il ne le réclame même pas. «Je suis un monstre!», reconnaît Frank van den Bleeken, un Belge de 50 ans, interné depuis près de trente ans pour le viol et le meurtre d'une étudiante. Un traitement entamé en prison ne l'a pas aidé, constate le quinquagénaire, précisant que s'il sortait, il recommencerait «certainement et rapidement». «Je ne me sens plus un homme», lâche ce violeur récidiviste. Qui demande, dès lors, à la justice belge, de l'euthanasier.

    Son avocat, Jos van der Velpen, vient d'assigner la ministre de la Justice devant le tribunal des référés de Bruxelles. «C'est mon client qui insiste pour ne pas passer devant la commission qui pourrait le libérer, souligne-t-il. Il ne veut pas prendre le risque de faire d'autres victimes. Mais, selon les psychiatres, il souffre mentalement, de manière intenable: il ne veut plus souffrir ainsi jusqu'à la fin de sa vie». Il y a trois ans, Frank van den Bleeken avait déjà déposé une demande d'euthanasie. «Deux médecins ont donné leur accord, poursuit l'avocat. Mais un troisième hésite. Car il y aurait peut-être une alternative: que mon client soit transféré dans une clinique néerlandaise spécialisée, où les conditions de détention sont beaucoup plus humaines, et où il pourrait bénéficier d'un traitement».

    Mais pour le ministère de la Justice, il n'est pour l'instant pas question d'extradition. «Cela créerait un précédent!, s'exclame l'avocat Fernand Keuleneer, ancien membre de la Commission de contrôle et d'évaluation, qui vérifie si l'euthanasie a été pratiquée dans le respect des conditions légales. Après, on verrait, pourquoi pas, des détenus demandant d'être extradés au soleil…».

    Peine de mort volontaire

    En septembre, un détenu condamné à une lourde peine avait obtenu l'euthanasie: une première en Belgique. Aujourd'hui, une dizaine de prisonniers belges auraient également demandé que soit mis fin à leur vie. Un retour de la peine de mort «par le biais humanitaire», s'inquiètent déjà certains… «Voilà la peine de mort volontaire!, lance Me Keuleneer. Grâce à ces prisonniers, on commence à se poser des questions, on hésite parce que peut-être que leurs souffrances seraient uniquement dues à leur détention… Mais c'est dans tous les cas que l'on devrait se poser ces questions sur l'origine des souffrances psychiques et la façon de les apaiser!» Pour Jacqueline Herremans, présidente de l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) et membre de la Commission de contrôle, «il faut faire attention à certains raccourcis»: «S'il s'agit uniquement du désespoir d'être entre quatre murs, ça me pose un problème, dit-elle. Mais cet homme a un problème médical pour lequel il n'y a pas de solution durable».

    La Belgique, qui réfléchit actuellement à un élargissement de sa loi sur l'euthanasie aux mineurs et aux déments, enregistre cette année un nombre record de déclarations anticipées. La loi permet de faire une telle déclaration pour le cas où l'on ne serait plus en état de la demander. Entre le 1er janvier 2013 et la mi-octobre, 15.279 déclarations anticipées ont été recensées (12.728 en 2012). «De plus en plus, les gens refusent de laisser quelqu'un d'autre parler en leur nom, conclut Jacqueline Herremans. La preuve que la dépénalisation de l'euthanasie a représenté la création d'un espace de liberté». Frank van den Bleeken saura mi-novembre s'il pourra bénéficier du seul «espace de liberté» qui lui reste.

  • Flandre : économiser sur les vieux et sur les malades en phase terminale ?

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    D'après SenNetMagazine, les Flamands veulent économiser sur les malades en phase terminale ou dans le coma et sur les personnes âgées de plus de 85 ans.

    Selon une étude réalisée par la VUB (Université Libre de Bruxelles néerlandophone), quatre Flamands sur dix considèrent qu'il ne faut plus faire bénéficier d'interventions médicales supérieures à 50000 euros des personnes âgées de plus de 85 ans, à moins qu'ils n'en aient personnellement les moyens. La majorité de la population flamande considère en outre qu'il faut restreindre l'accès aux soins de santé aux personnes malades en phase terminale, à celles qui sont dans le coma ou qui mènent un mode de vie malsain. Il faudrait ainsi cesser de perdre de l'argent pour la santé de personnes qui n'en vaudraient plus la peine, c'est ce que l'opinion majoritaire en Flandre pense.

    Cette enquête a été réalisée sous la direction du Professeur Mark Elchardus auprès de 3000 Flamands âgés de 18 à 75 ans. Commanditaire de cette enquête: les Mutualités Socialistes qui veulent en utiliser les résultats dans la perspective de la politique future dans le domaine des soins de santé.

    Le Professeur s'émeut des résultats de cette enquête et dénonce une stigmatisation de groupes sans défense. Il dénonce un manque d'information de la population qui ne se rend pas compte que les soins de santé ne peuvent exister sans ajustements.

    On trouve ici une illustration concrète et inquiétante de cette "culture du déchet" dénoncée à plusieurs reprises par le pape François. Malheureusement, elle semble bien implantée chez nous, tout particulièrement dans le nord du pays. Le lien avec la banalisation de l'euthanasie s'impose, car de la restriction ou du refus de soins considérés comme coûteux à l'élimination du patient considéré comme incurable, le pas n'est-il pas vite franchi ?

    Lire l'article (en neerlandais) : http://www.seniorennet.be/Magazine/artikel/46/besparen-op-terminaal-zieken-comapatinten-en-85plussers