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Société - Page 758

  • Le projet de loi du gouvernement espagnol à propos de l'avortement

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    Nous avons évoqué la "fausse marche-arrière" de l'avortement en Espagne en reproduisant sur belgicatho la traduction d'un article de la Bussola Quotidiana. Il n'empêche que le projet du gouvernement espagnol soulève un immense tollé à travers l'Europe où le monde du politiquement correct, choqué par ce "retour en arrière", se livre à un concert d'indignation. Il suffit, pour s'en convaincre, de se livrer à une petite recherche sur google. Du moins pourrait-on s'attendre à ce que Radio Vatican apporte son soutien à ce qu'il peut y avoir de positif dans le projet Gallardon, mais ce n'est pas vraiment le cas comme on peut le constater sur son site :

    L'avortement en question en Espagne

    "La famille, un lieu privilégié" : c’est le thème de la VIIème rencontre européenne des familles qui se tient à Madrid, la capitale de l’Espagne. Le Pape François s’adressera aux participants par vidéoconférence dimanche lors de la prière de l’angélus. 

    Cette rencontre se déroule dans un pays qui a été marqué cette semaine par le projet de loi du gouvernement de Mariano Rajoy sur l’avortement. Il prévoit de n’autoriser l’interruption volontaire de grossesse que dans deux cas bien précis : le viol et le risque pour la santé de la mère. Ce projet défendu par le ministre de la justice Alberto Ruiz Gallardon, devrait être adopté sans problème par le Parlement, le Parti Populaire y possédant la majorité absolue. 

    Cependant, ce projet n’en finit pas de créer des remous en Espagne. Après les protestations de la gauche et des mouvements féministes, des réserves exprimées par des députés du Parti Populaire, ce sont les psychiatres qui montent au créneau. Selon le projet gouvernemental, ils auront leur mot à dire, devant évaluer le cas échéant, si une grossesse présente un risque psychique pour la mère. Selon la présidente de l’Association espagnole de neuropsychiatrie (AEN), le gouvernement veut imposer aux psychiatres « un rôle qui ne leur correspond pas. L’interruption de grossesse est une question qui n’a rien à voir avec la santé mentale, la femme qui avorte n’est pas une malade mentale », s’est indignée Eudoxia Gay. 

    Selon le père Patrick Royannais, prêtre de la paroisse française de Madrid, ce projet ne s’attaque malheureusement pas aux raisons qui poussent des femmes à avoir recours à l’avortement. (Propos recueillis par Xavier Sartre sur RV)

  • Un livre au titre provocateur : "Marie-toi et sois soumise !"

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    De Marie d'Armagnac sur l'Homme Nouveau :

    Marie-toi et sois soumise !

    Marie-toi et sois soumise ! Provocateur mais inspiré de saint Paul, ce titre est celui d’un essai d’une journaliste italienne. Son livre vient d’être édité en Espagne par l’archevêque de Grenade mis en cause en France par Marianne (numéro 868, du 7 au 13 décembre). Réponse de l'auteur, Costanza Miriano, dans cet entretien accordé à L'Homme Nouveau.

    Vous avez publié un livre au titre choc. De quoi s’agit-il ?

    Costanza Miriano : Le livre s’intitule Marie-toi et sois soumise, c’est une série de lettres destinées à des amies sur les thèmes du mariage, de la féminité, de l’identité masculine et féminine, de l’éducation. En téléphonant à une amie qui ne se décidait pas à se marier, je me suis rendu compte que ses objections quant au mariage reflétaient celles de tout le monde. J’ai aussi réalisé que le fait de ne pas s’engager « pour toujours » la rendait profondément malheureuse. Ce livre a commencé avec 800 exemplaires. Il y a eu ensuite dix-huit réédi­tions, c’est devenu un modeste phénomène éditorial en Italie. Mon livre a été traduit en Espagne et en Pologne. Les versions française (prévue aux éditions de l'Emmanuel pour mi-2014) et portugaise sont en cours de traduction.

    Comment expliquez-vous ce succès en Italie ?

    Vraiment, je ne me l’explique pas ! En réalité, j’ai lu tellement de livres sur le mariage, j’ai voulu m’en faire l’interprète. Je me vois plus comme une traductrice que comme un écrivain. Comme si j’avais voulu traduire la sagesse de l’enseignement de l’Église sur le mariage d’une façon accessible et compréhensible, par exemple pour mes collègues du TG3 (la télévision la plus à gauche) qui sont très éloignées du discours ecclésial sur le mariage. Je n’ai jamais pensé avoir dit ou écrit quelque chose de bouleversant. Peut-être que le fait d’utiliser ce langage était nécessaire. J’ai commencé à intervenir à l’invitation de groupes, d’associations, de paroisses, le bouche à oreille a fonctionné. Aujourd’hui je suis invitée un peu partout en Italie, en Espagne. Je ne crois pas que la foi se transmette avec un seul livre, mais aussi grâce à ce type de bouche à oreille. Nous avons besoin, pour nous aider, de témoignages, de voir des personnes incarnées. Je crois être une personne ultra-normale, et j’essaie d’incarner, avec mes chutes, mes défauts, tout ce que l’Église nous dit, dans sa grande sagesse maternelle. Toutes ces personnes qui m’ont écrit se retrouvent dans ce livre. J’espère avoir donné un peu de courage à toutes ces femmes catholiques.

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  • 150.000 euros pour un promoteur de l'euthanasie

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    Lu sur le blog de J. Smits :

    Belgique : 150 000 € pour un promoteur de l'euthanasie


    S'engager pour rendre l'euthanasie socialement acceptable mérite bien une récompense. C'est ce qu'a estimé l'Université libre de Bruxelles (Vrije Universiteit Brussel, VUB) qui vient d'accorder une bourse  de 150.000 euros au Pr Wim Distelmans pour son « engagement social en faveur d'une fin de vie digne ». Il y est déjà titulaire de la chaire « Pour le droit à une fin de vie digne »

    Le site de la VUB exprime sa gratitude avec une naïve candeur :

    « L'Université libre de Bruxelles désire ainsi exprimer sa reconnaissance à l'égard du travail de Wim Distelmans dans un domaine très important sur le plan idéologique et qui, jusqu'à une date récente, était difficile à défendre auprès d'un large public flamand. »

    En d'autres termes, Wim Distelmans a su rendre l'inacceptable acceptable, il a fortement contribué à changer les codes moraux d'une population jusque-là enfoncé dans l'obscurantisme du refus de l'euthanasie, il a été l'un des artisans-clef de sa légalisation en Belgique il y a dix ans.

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  • Francescomania, gare au retour de flamme ?

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    Sur Causeur.fr, Théophane Le Méné met le doigt sur toute l'ambiguïté de la "francescomania" qui s'est emparée de la planète. Et qu'en sera-t-il demain ?

    François, le pape que vous adorerez détester

    Vers un prochain basculement de l’opinion ?

    Il y a encore quelques mois, personne ne connaissait son visage et les premiers commentateurs soulignaient d’abord sa fragile santé, comme pour se rassurer, tandis qu’ils évoquaient en se pinçant le nez la connivence idéologique du nouveau pape avec son prédécesseur, le bienheureux Jean-Paul II. L’eau a depuis coulé sous les ponts, et le pape François s’est révélé au point que, récemment, l’hebdomadaire  américain Time décidait de consacrer homme de l’année 2013 : une décision qui a semblé faire consensus, tant le nouveau souverain Pontife a su séduire au-delà-même du sérail catholique. A la surprise de beaucoup et pour l’inquiétude de quelques-uns, aussi, car plaire au système, n’est-ce pas s’y complaire ?

    « Je veux pouvoir casser du pape, je veux un pape ringard » nous avait averti dans une tribune du Monde la jeune romancière Solange Bied-Charreton au moment du conclave. Car, justifiait-elle, avec tout le sarcasme qu’on lui connait, « comment existerais-je si je ne puis contester le monde ancien, m’affirmer sans avoir à détruire des siècles et des siècles d’histoire ? » Son vœu pieux n’aura pas été entendu, du moins pour le moment. Car pour le moment, le pape François est devenu, au gré de ses déclarations interprétées à l’avantage de chacun, une idole polymorphe. Ainsi les féministes se sont-elles réjouis lorsque Jorge Mario Bergoglio a affirmé que l’Eglise était obsédée par l’avortement tandis que les pro-life exultaient qu’il se rende à la marche pour la vie à Rome en mai dernier ; les militants homosexuels ont apprécié que le souverain Pontife se refuse à les juger et les opposants au mariage homosexuel qu’il dénonce ce projet comme « une tentative pour détruire les intentions de Dieu » ; la gauche s’est félicitée que l’homme en blanc confesse ne jamais avoir été de droite et la droite lui a su gré de reconnaître qu’il n’était pas marxiste…  En clair, tout le monde a vu midi à sa porte et chacun se demande désormais, entre conservatisme et progressisme, où les conduit le pape François. N’est-ce pas aussi cela l’universalisme de l’Eglise ?

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  • Ces chrétiens qu'on persécute

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    Lu ICI :

    "Le silence sur les chrétiens persécutés"

    Des milliers de chrétiens meurent chaque année dans le monde à cause de leur foi. Ils sont principalement la cible de persécutions dans les pays du Sud.

    Qu'ils soient catholiques, protestants, anglicans ou orthodoxes, des milliers de chrétiens meurent chaque année à cause de leur foi. Ils sont de plus en plus souvent ciblés ensemble dans les pays du Sud, notent des experts à l'occasion des célébrations de Noël.

    Comment se fait-il qu'en Occident sécularisé, règne "le silence de Noël sur les chrétiens persécutés", s'est interrogé lundi en une du Corriere della Sera le fondateur de la Communauté Sant'Egidio, Andrea Riccardi, très impliqué en Afrique.

    Dans La Stampa, le pape François avait dénoncé début décembre l'"oecuménisme du sang". "on tue les chrétiens dans certains pays sans leur demander s'ils sont anglicans, luthériens, orthodoxes ou catholiques. Leur sang est mêlé". Cela devrait rapprocher ces églises concurrentes, estime le pape. De la Syrie au Nigeria ou au Pakistan, les chrétiens sont menacés collectivement.

    Alors que les chrétiens sont quelque 2,3 milliards, les estimations de ceux tués chaque année en raison de leur foi varient énormément: de 9000 (un par heure) à 100 000 (onze par heure).

    Liste noire

    Selon le groupe évangéliste américain Open Doors, la Corée du Nord, l'Arabie Saoudite, l'Afghanistan, l'Irak, la Somalie, les Maldives, le Mali, l'Iran, le Yémen et l'Erythrée sont à la tête de la liste noire. La situation des fidèles chrétiens s'aggraverait rapidement en Syrie et en Ethiopie.

    Open Doors va jusqu'à parler de cent millions de chrétiens persécutés. Evaluation contestée par différents observateurs qui estiment que ces chiffres prennent en compte des populations entières, et non des chrétiens que leur témoignage personnel mettrait en danger.

    Offensive globale?

    La controverse porte également sur l'hypothèse d'une offensive globale contre les chrétiens, alors que, pour certains, les causes sont locales et multiples. En outre des chrétiens, par exemple en Centrafrique ou au Sud-Soudan, se rendent aussi coupables de violences et représailles, souvent à résonance ethnique.

    Auteur en octobre d'un livre intitulé "La guerre globale contre les chrétiens", le vaticaniste renommé John Allen pointe ce phénomène silencieux et négligé qui touche le Sud -- Afrique, Asie, Moyen-Orient.

    Boucs émissaires

    John Allen juge que les chrétiens sont souvent des boucs émissaires, notamment quand ils appartiennent aux "minorités linguistiques et culturelles". Il reproche aux chrétiens d'Occident, d'oublier, de méconnaître, de refuser de prendre en considération leur sort tragique. (...) - Source: ATS

  • Euthanasie des mineurs; le nouvel évêque de Liège prend position

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    Lu sur le site de la RTBF :

    Bertrand Henne recevait ce matin le nouvel évêque de Liège Jean-Pierre Delville.

    Bertrand Henne : Vous êtes le nouvel évêque de Liège et vous étiez jusqu’ici professeur d’histoire du christianisme à l’Université Catholique de Louvain. 2013, pour vous qu’est-ce que c’est ?

    Jean-Pierre Delville : Un événement qui m’a marqué, c’est la visite du pape François à Lampedusa au mois d’août. C’était en pleines vacances, il faisait chaud, c’était un moment calme, il a dit : moi je ne prends pas de vacances mais je vais me rendre sur un lieu symptomatique, symbolique, cette île de la Méditerranée où échouent beaucoup d’Africains qui essaient d’arriver en Europe.

    Avec un naufrage en octobre qui a fait près de 300 morts mais ce n’est qu’un naufrage parmi de nombreux naufrages…

    Tout à fait et donc on peut dire que sa visite était un peu prophétique puisque justement l’endroit a été malheureusement illustre quelques mois plus tard et il disait là-bas : nous devons nous rendre compte de l’injustice qui est vécue par les Africains qui doivent tenter, au péril de leur vie, de passer la Méditerranée pour arriver en Europe, il n’y a pas vraiment un accueil correct, au contraire , il y a parfois cette condamnation à mort sur la Méditerranée donc nos législations doivent changer pour favoriser une certaine qualité d’accueil et je crois que c’est assez prophétique comme message.

    Il y a deux choses dans cet événement que vous venez de pointer, il y a l’action du nouveau pape, dont on va parler un peu plus tard, mais pour rester sur ce qu’il a voulu dénoncer, est-ce que vous parlez d’un manque d’humanité finalement de l’Europe, cette Europe forteresse, c’est aussi quelque chose qui vous touche personnellement ?

    Oui, c’est un risque ce manque d’humanité parce que vous vous rendez compte que l’Europe devient multiculturelle et elle l’est à la base, multiculturelle, or, la vitalité de notre société dépend de facto pas mal des étrangers qui arrivent et donc nous ne pouvons pas simplement dire qu’il y a trop d’étrangers, ils font partie du dynamisme culturel de l’Europe et on dit parfois : qui payera nos pensions plus tard ? Je réponds : s’il y a des jeunes qui travaillent et qui sont étrangers, ce sont eux qui payeront les pensions et donc il faut qu’il y ait un accueil par rapport à cette population jeune, dynamique mais qui est parfois bloquée.

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  • L'avortement en Espagne : une fausse marche-arrière ?

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    Le site ami "Benoît-et-moi" a pris la peine de traduire un article très éclairant de la Nuova Bussola Quotidiana alors que tous les médias nous assènent des contre-vérités concernant le projet "rétrograde" du gouvernement espagnol :

    AVORTEMENT EN ESPAGNE, LA FAUSSE MARCHE-ARRIÈRE (Thomas Scandroglio)

    Le 20 Décembre, le Conseil des ministres espagnol sur une proposition de la ministre de la Justice Alberto Ruiz-Gallardón a approuvé un projet de loi qui réforme la discipline actuelle sur l'avortement provoqué. La loi, si elle est adoptée, prendra le nom de «loi organique pour la protection de la vie de l'enfant à naître et des droits de la femme enceinte».

    Les journaux de chez nous ont fait des manchettes presque à sens unique: «L'Espagne, contre-réforme sur l'avortement» ( La Republicca), «Avortement: l'Espagne fait marche arrière» ( Corriere della Sera ), «Tournant sur l'avortement» ( La Stampa ); «L'Espagne a des doutes et désavoue Zapatero: tour de vis sur l'avortement» (Il Giornale ), «Espagne, retour sur l'avortement» (Il Secolo XIX). [1]

    Donc, à écouter les journalistes, il semble que le gouvernement de Mariano Rajoy a révolutionné la discipline sur l'avortement par rapport à la loi précédente de Zapatero. 

    Les choses ne sont cependant pas aussi simples, si l'on va lire le «Rapport sur le projet de loi sur la protection de la vie de l'enfant à naître». Face à de très légères modifications plus restrictives, le cadre réglementaire ne change pas dans sa substance. 

    Avant tout, la loi n'a pas été adoptée, contrairement à ce que prétend l'agence de nouvelles Ansa: le projet de loi devra passer l'examen par le Parlement. Les chiffres sont là pour faire passer la loi, mais les surprises pourraient ne pas manquer, vu la pression sociale et médiatique qu'a suscité ce projet de loi.

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  • Irak : Noël devient fête nationale

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    Selon Radio-Vatican :

    3aadab82-f005-11de-b994-ed8a8c8ddad1.jpg« (RV) Entretien - Un geste de solidarité en faveur des chrétiens : en Irak, le gouvernement chiite de Nouri al-Maliki a ainsi institué le 25 décembre, jour de « fête nationale » pour tous les Irakiens, à la demande de Mgr Louis Sako, patriarche de Babylone des Chaldéens. C’est une nouvelle reconnaissance de l’exécutif irakien envers la minorité chrétienne du pays, une communauté depuis toujours très impliquée dans la vie du pays, et tentée depuis près de 10 ans par les sirènes de l’exode, face à l’instabilité et aux menaces.
    Le gouvernement veut ainsi montrer sa « proximité » et son « respect » à l’égard des chrétiens. Des sapins illuminés et décorés ont d’ailleurs surgi un peu partout dans différents quartiers de Bagdad, la capitale.

    Ici :Irak : le 25 décembre devient fête nationale

    JPSC

  • Les embarras de la pratique de l'euthanasie

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    Ainsi, aux Pays-Bas, les médecins seraient plus timorés face à l'euthanasie comme le rapporte Jeanne Smits sur son blog :

    Aux Pays-Bas, ce n'est pas tant le caractère définitif (et homicide) de l'euthanasie qui fait actuellement hésiter un nombre croissant de médecins de famille au seuil de l'administration de la piqûre létale, que la peur du gendarme. Qui est donc coupable de cet état de fait qui inquiète les responsables de la clinique de fin de vie ouverte au printemps de 2012 ? Eh bien, c'est l'inspection des services de santé, qui a « surréagi » dans l'affaire du médecin de Tuitjenhorn, Nico Tromp, accusé d'avoir procédé à une euthanasie illégale, soumis à une enquête diligentée par le ministère public et qui s'est finalement suicidé en octobre.

    Le quotidien de gauche Het Parool rapporte aujourd'hui que de nombreux médecins qui pratiquaient des euthanasies sans états d'âme sont aujourd'hui plus « timorés », citant que cas d'un généraliste qui avait quasiment bouclé la procédure au « bénéfice » d'un de ses patients et qui, au bout du compte, n'a pas eu le « cran » de pratiquer le geste lui-même. Inquiet à l'idée de s'exposer à d'éventuelles poursuites judiciaires, il avait renvoyé le malade vers la clinique de fin de vie et c'est l'un des trente médecins faisant partie des équipes volantes de cette dernière qui a administré la mort.

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  • L'Académie pontificale pour la Vie préoccupée par les dérives éthiques en Belgique

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    L’extension de la loi aux plus jeunes fâche le Vatican.

    Alors que le projet de loi sur l’extension de l’euthanasie aux mineurs doit encore entamer son parcours à la Chambre, l’Académie pontificale pour la Vie du Saint-Siège a exprimé sa grave préoccupation face à ce qu’elle appelle de "nouvelles dérives éthiques en Belgique".

    Kerknet et Cathobel ont relayé au cours du week-end des propos très durs de Mgr Renzo Pegoraro, le chancelier de l’Académie. "Nous espérons que cette évolution peut être arrêtée parce que nous voulons que ce débat public aille plus loin. Les gens doivent se rendre compte que l’extension de l’euthanasie aux mineurs a de graves conséquences, parce que les enfants sont fortement influencés par les effets psychologiques et physiques d’une maladie. Pourquoi n’est-il pas possible de leur offrir de très bons soins palliatifs ?"

    Mgr Pegoraro a aussi estimé que les enfants pouvaient moins facilement prendre de bonnes décisions. "La conviction universelle que les enfants sont plus vulnérables et fragiles et ont donc besoin d’un soutien supplémentaire, l’aide et les soins restent prédominants. Nous acceptons les restrictions et la nécessité d’accepter le fait qu’une personne meure. Mais nous ne comprenons pas pourquoi il est nécessaire d’anticiper ou de provoquer la mort."

    Au Vatican, on parle d’"une miséricorde mal comprise, qui balaie l’idée que chaque vie est digne de respect".

    Pour Renzo Pegoraro, le projet de loi belge est "parti d’une incompréhension, voire d’une perversion de la miséricorde".

    "Nous offrons la miséricorde, de bons soins palliatifs et le contrôle de la douleur et de la souffrance. Les enfants méritent les meilleurs soins, mais aussi tout le soutien des parents. Il est difficile de comprendre pourquoi les parents qui souffrent parce que leur enfant est en train de mourir, anticipent la mort et tuent leur enfant. Les parents eux-mêmes dépensent normalemen t le maximum pour sauver des vies."

    Le chancelier de l’Académie constate que la Belgique est décidément "sur une pente glissante"."L’avertissement donné il y a 10 ans devient, hélas, une réalité concrète. Aujourd’hui, l’euthanasie est également susceptible d’être utilisée sur des enfants. Nous sommes de plus en plus éloignés de l’idée que chaque vie est précieuse et digne de respect."

  • Un beau meurtre ?

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    Y a-t-il de beaux meurtres ? Sans doute si l'on suit Yves Paccalet, propagandiste du suicide assisté et de l'euthanasie sur "altermonde-sans-frontières" auquel on peut reconnaître le mérite de recourir sans détours aux termes les plus clairs :

    "Je veux rester l’organisateur de mon décès. Si, demain, je ne suis plus capable de piloter mon corps ni mon esprit, j’accepte que quelqu’un décide à ma place, humainement et dans le respect d’une loi qui nous protège l’un et l’autre. Lorsque le moment sera venu, je désire bénéficier d’un bel et beau suicide médicalement assisté. À l’ancienne, comme les philosophes stoïciens, en relisant une maxime de Marc-Aurèle ; mais sans angoisse ni souffrance physique, grâce aux outils modernes de la science. Si ma conscience s’est déjà dissoute dans la brume des atomes, alors je veux que quelqu’un qui m’aime encore un peu commette sur ma personne le beau meurtre empli d’humanité qu’on appelle l’« euthanasie »."

  • Réfugiés afghans, euthanasie, avortement : Mgr Léonard se livre sur le plateau de la RTBF

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    Sur le site de la RTBF :

    Mgr Léonard: "Je suis prêt à marcher" avec les réfugiés afghans

    L'Indiscret du 22/12/2013: Mgr Léonard

    Parlant de l'avortement, Monseigneur Léonard estime que l'on "a banalisé l'acte de faire mourir avant la naissance". Il est opposé à l'extension aux mineurs de la loi sur l'euthanasie, rappelle-t-il à la RTBF. A propose des réfugiés afghans, il déclare: "accueillir ces gens, c’est vraiment un acte de charité politique".

    André-Joseph Léonard, l'archevêque de Malines-Bruxelles revient sur le plateau de L’Indiscret sur l'extension de la loi sur l'euthanasie aux mineurs, pour rappeler son opposition : "Il y a d’autres moyens de rencontrer la souffrance, le désarroi ou l’état dépressif d’enfants ou d’adolescents. Je crains que si l’on ouvre encore plus largement la porte, on va avoir finalement l’euthanasie pour tout et pour n’importe quoi : l’euthanasie pour cause de vieillesse, l’euthanasie pour cause de situation dépressive" explique-t-il au micro d’Olivier Maroy.

    Pour Monseigneur Léonard, d’une certaine manière, on impose l’euthanasie "parce que si je requiers qu’on me fasse mourir, j’impose à toute une profession, médicale ou paramédicale, de changer de sens, d’oublier le serment d’Hippocrate et de transformer l’art de soigner".

    Banaliser l’acte de faire mourir

    Il salue par ailleurs le gouvernement espagnol pour sa décision concernant l'avortement. Vendredi, le gouvernement de Madrid a en effet adopté une nouvelle loi qui enterre le droit à l'avortement, en ne l'autorisant plus qu’en cas de danger pour la vie de la femme ou en cas de viol. C’est une décision courageuse, estime de son côté Mgr Léonard : "Nous avons banalisé dans beaucoup de pays l’acte de faire mourir quelqu’un avant sa naissance. Pourquoi sommes-nous nés, et pourquoi cette occasion, cette chance serait-elle refusée à d’autres ?"

    "Il nous faut garder aussi un cœur qui est ouvert"

    André-Joseph Léonard estime que la Belgique devrait être plus ouverte aux réfugiés afghans. Se référant aux personnes qui se rendent à pied de Bruxelles à Mons dans l’espoir de rencontrer Elio Di Rupo, il déclare : "C’est une cause à laquelle j’adhère totalement, je suis prêt à marcher avec eux. Renvoyer quelqu’un en Afghanistan, c’est extrêmement dangereux, ces gens méritent un accueil. Je pense que l’Europe est en retard par rapport à l’accueil que l’on trouve dans d’autres continents, que nous pourrions en accueillir un peu plus. Je sais bien que la Belgique ne peut pas accueillir tout le monde, mais parmi nos règlements il nous faut garder aussi un cœur qui est ouvert". Il se dit "heureux" que des chrétiens se mobilisent pour l’accueil des sans-papiers : "Accueillir ces gens, c’est vraiment un acte de charité politique, un engagement qui vaut vraiment la peine" conclut-il.

    A.L. avec O. Maroy

    La video : http://www.rtbf.be/video/detail_l-indiscret-du-22-12-2013-mgr-leonard?id=1880368