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Spiritualité - Page 385

  • Les intentions de prière du pape pour le mois de septembre

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    (source) Le pape François invite les catholiques, tout au  long de ce mois de  septembre 2016, à porter plus particulièrement dans la prière les deux intentions suivantes : la construction d’une société plus humaine, et la mission d’évangélisation des baptisés.

    Intention de prière universelle :

    Pour que chacun contribue au bien commun et à la construction d’une société qui mette la personne humaine au centre.

    Intention pour l’évangélisation :

    Pour que les chrétiens, en participant aux sacrements et en méditant l’Écriture, soient toujours plus conscients de leur mission d’évangélisation.

    Chaque mois, le pape met en lien une vidéo pour illustrer l’intention universelle, ici : http://thepopevideo.org/fr.html

  • Un témoignage exclusif sur Mère Teresa

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    De John Burger sur aleteia.org :

    Interview exclusive avec « l’avocat » de Mère Teresa

    Aleteia a rencontré le père Brian Kolodiejchuk, postulateur de la cause de canonisation de la future sainte.

    Mère Teresa (1910-1997), religieuse albanaise et fondatrice des Missionnaires de la Charité, à un hospice à Calcutta (Inde) en 1969. © Terry Fincher/Gettyimages

    Mère Teresa (1910-1997), religieuse albanaise et fondatrice des Missionnaires de la Charité, dans un hospice à Calcutta (Inde) en 1969. © Terry Fincher/Gettyimages

    Dans un livre rassemblant les lettres de Mère Teresa de Calcutta, le père Brian Kolodiejchuk cite le pape François et explique le sens profond du mot « miséricorde ». Dans l’introduction de A Call to Mercy: Hearts to Love, Hands to Serve [« Un appel à la Miséricorde : nos cœurs pour aimer, nos mains pour servir », qui n’a pas encore été traduit en français, NDLR], le prêtre écrit :

    « Le pape François nous rappelle le sens étymologique du mot latin miséricorde : “Miseris cor dare, ‘donner le cœur aux indigents’, ceux dans le besoin, ceux qui souffrent. C’est ce que Jésus a fait : Il a ouvert Son cœur à l’indigence de l’homme”.

    C’est peut-être la meilleure description possible de la religieuse qui sera canonisée ce dimanche 4 septembre : celle qui a donné son cœur aux indigents et aux misérables. Originaire de la partie la plus misérable d’une ville d’Inde, Mère Teresa a passé toute sa vie d’adulte à répondre aux besoins des « plus pauvres des pauvres » du monde.

    A Call to Mercy paraît à la veille de la canonisation de Mère Teresa, cause pour laquelle le père Kolodiejchuk a postulé il y a dix-sept ans et qu’il a coordonnée depuis. Le prêtre canadien est également le père supérieur des Pères Missionnaires de la Charité, groupe que Mère Teresa a créé en plus des Sœurs Missionnaires de la Charité. Il était très lié à Mère Teresa, de 1977 jusqu’à sa mort en 1997. Son livre rassemble les lettres de la religieuse ainsi que les témoignages de ses proches.

    Lundi dernier, le père Kolodiejchuk a discuté avec Aleteia.

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  • « Ceux qui aiment l’Eglise aiment aussi les deux formes du rite romain »

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    benoit-xvi-messe-dos-assemble.jpgSous le titre « L'unique rite romain: comparaison des deux formes » le P. Simon Noël, moine de l'abbaye de Chevetogne, explique pourquoi sur son blog :

    « Afin qu'ils soient un

    Ceux qui aiment le Christ aiment aussi l'Église. Ceux qui aiment l'Église aiment aussi sa liturgie. Ceux qui aiment la liturgie, s'ils sont catholiques de rite latin, aiment aussi les deux formes de l'unique rite romain: l'ordinaire et l'extraordinaire. La liturgie, sous quelque forme dûment approuvée que ce soit, est l'expression de l'âme de l'Église, elle est le cœur de l'Église, en tant qu'elle est l'épouse du Christ, qui adore son Seigneur.

    Dans le rite romain, deux missels sont approuvés: le missel de 1962, appelé aussi missel tridentin ou de saint Pie V, et le missel de 1969, appelé aussi missel de Paul VI.

    Pédagogie de l'Eglise 

    L'Eglise, en tant que mère, a voulu tenir compte de la sensibilité de ses enfants. C'est pourquoi, elle a promulgué un nouvel ordo missae, avec peut-être une certaine précipitation, pour réaliser le vœu de Vatican II de restaurer le rite romain, de lui conférer une certaine clarté et pureté, tout en y incorporant certaines richesses de la Tradition ancienne de l'Eglise. En même temps, constatant que certains se sentaient spirituellement plus en harmonie avec la messe tridentine, elle a reconnu leur droit à continuer à célébrer l'eucharistie dans la forme du missel de 1962.

    Aujourd'hui, l'immense majorité des prêtres célèbrent la forme ordinaire de la messe de manière exclusive. Selon l'Eglise, ils devraient cependant connaître aussi la forme extraordinaire et ne pas la mépriser. Je pense qu'un prêtre ferait bien en effet de célébrer parfois dans cette forme extraordinaire. J'en vois deux raisons majeures. D'abord, pour mieux saisir le sens profond des réformes de Vatican II, il faut connaître de l'intérieur ce qui se faisait auparavant et mieux saisir ainsi le sens des changements. La célébration fervente de la forme extraordinaire aura même des conséquences heureuses sur la célébration de la forme ordinaire, en aidant par exemple à retrouver le sens du sacré. Ensuite, la disparition complète du missel tridentin amènerait une coupure avec toute la culture des siècles passés, marqués par la liturgie tridentine et provoquerait ainsi une tragique perte de la mémoire.

    Je voudrais maintenant comparer brièvement les deux missels et souligner la richesse de chacun d'eux. 

    Richesses du missel de Paul VI 

    Il y a d'abord le nouveau lectionnaire. Il nous offre sur deux ans en semaine, et sur trois ans, les dimanches, un parcours vaste et judicieusement choisi de l'ensemble de la Sainte Ecriture. Ce lectionnaire est ainsi une mine pour la lectio divina, la méditation et la prière personnelle.

    Ensuite, les nombreuses et nouvelles préfaces. Elles mettent en valeur toute la richesse du mystère célébré.

    Richesses du missel tridentin

    Selon moi, il y a l'offertoire, qui souligne le caractère sacrificiel de la messe et nous aide ainsi à entrer plus consciemment  et mieux préparés dans la prière eucharistique.

    Les nombreux gestes, comme les signes de croix, accomplis par le prêtre pendant le canon, donnent à la prière une expressivité sacrée incomparable. La participation par le corps me semble en effet mieux mise en valeur dans cette forme du rite romain. 

    Conclusion

    L'essentiel en tout cela est l'amour. Amour immense de l'Eglise, amour fervent de l'eucharistie. Puisse dans cet amour l'Eglise retrouver la paix liturgique. »

    Ref. L'unique rite romain: comparaison des deux formes

    JPSC

  • Messes anciennes et nouvelles : le témoignage d'un prêtre belge

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    De diakonos.be :

    Un prêtre belge témoigne: j’étais traditionaliste

    Présentation

    Par l’Abbé Pierre N., prêtre belge

    Prêtre diocésain depuis presque quinze ans, curé de plusieurs paroisses, j’ai toujours été intéressé par les questions liturgiques.  Très tôt, j’ai découvert ce que l’on appelle de façon abusive “la Tradition” et la “Messe traditionnelle”.  J’ai fréquenté les “fraternités sacerdotales” Saint-Pierre et Saint-Pie X…  A l’heure de l’entrée au séminaire, j’ai décidé de devenir prêtre diocésain.  Après une formation complète et dispensée par des professeurs consciencieux, j’ai été ordonné au début des années 2000.

    J’ai appris à célébrer la “forme extraordinaire” du rite romain.  Nommé vicaire de sept paroisses, j’ai évidemment célébré tous les jours la Messe de Paul VI.  Néanmoins, je profitais de diverses occasions pour célébrer la “messe tridentine”.  Mon cœur tendait vers cette liturgie que je souhaitais faire connaître à mon entourage.  Avec le recul, je me rends compte que mes motivations étaient négatives. Je comparais sans cesse “l’ancien” et “le nouveau” rite en approfondissant le premier et en nourrissant une multitude de préjugés sur le second.

    "Des pains pitas à la place des hosties"

    Les nombreux exemples d’abus liturgiques me poussaient dans ce sens. Dans ce domaine, j’ai plus ou moins tout vu et tout entendu : pains “pitta” à la place des hosties, absence d’ornements, diktats grotesques d’équipes liturgiques, célébrations plus proches du carnaval que du renouvellement du Sacrifice de la Croix… Le tout au nom de la créativité pastorale.  En fait, je regardais la Messe de Paul VI uniquement sous l’angle des abus.  Je dois avouer que je l’ai rarement vu célébrée correctement et jamais dans sa forme normative.   Avec le recul, je me dis que si tel avait été le cas, je n’aurais sans doute pas eu autant de préjugés.

    La découverte du monde “tradi”.

    Désirant la célébration de la messe dite “traditionnelle”, j’ai fréquenté différentes fraternités : Saint-Pie X et Saint-Pierre. J’y connais beaucoup de fidèles et de prêtres.  Je ne juge donc pas les sentiments de foi et de piété qui les animent.  J’ai connu de saints prêtres et d’autres beaucoup moins…  Comme partout.  J’ai beaucoup lu, j’ai beaucoup questionné.  J’ai rencontré, hélas, beaucoup d’orgueil.  Que de prêtres et de fidèles de ces groupuscules ont la certitude d’être les dépositaires de la bonne manière de faire au milieu d’une Eglise “gangréné” par le “modernisme” et le « progressisme”.

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  • « L’Islam, c’est la paix » pour les uns, « l’Islam, c’est la violence » pour les autres : stop aux formules paresseuses.

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    candiard.jpg Lu sur le site Figarovox cette réflexion d’Adrien Candiard, frère dominicain et membre de l'Institut dominicain d'études orientales (Le Caire). Islamologue, il est notamment l'auteur  de En finir avec la tolérance? Différences religieuses et rêve andalou (Paris, PUF, 2014) et Comprendre l'islam. Ou plutôt: pourquoi on n'y comprend rien (Paris, Flammarion, 2016).»

    FIGAROVOX.  L'irréductible diversité de l'islam sert souvent d'argument pour mettre hors de cause le fait religieux. «Ce n'est pas l'islam» est un leitmotiv qu'on entend à chaque fois qu'une action déplaisante est commise au nom de l'islam. D'autre part, on assiste à une réduction qui consiste à considérer l'islam comme intrinsèquement violent. Comment échapper à ce double écueil?  

    « ADRIEN CANDIARD: En période troublée, on cherche des réponses simples. Il faut pourtant admettre que l'islam — religion qui a quatorze siècles d'histoire, sur des territoires immenses, et qui compte aujourd'hui plus d'un milliard de fidèles dans des cultures très différentes — est une réalité complexe. Complexe ne veut pas dire incompréhensible, mais impossible à réduire à des formules paresseuses: «L'islam, c'est la paix», «l'islam, c'est la violence»… Des formules qui n'aident pas à comprendre, parce qu'elles réduisent l'islam à une de ses dimensions, un de ses courants, voire une de ses caricatures. L'islam n'a pas un «vrai» visage: il en a plusieurs, et nous n'avons pas à choisir celui qui nous convient. Ne pas reconnaître cette diversité et disserter sur la nature de l'islam en général, c'est en fait se contenter chercher la confirmation de ses propres aspirations, de ses arrière-pensées politiques ou de ses angoisses ; cela ne nous apprend rien sur l'islam.

    Certains renvoient dos à dos la violence islamique et la violence d'autres religions. L'islam est-elle une religion spécifiquement violente? Cette violence est-elle à chercher dans le Coran, ou bien sa racine se trouve-t-elle ailleurs?

    Chaque religion a ses propres défis par rapport à la violence. Dans le cas de l'islam, la difficulté tient d'abord à l'ambiguïté des sources à cet égard: on trouve, dans le Coran ou les hadiths, des appréciations très différentes de la violence — d'où d'ailleurs notre désarroi. Ces textes réclament donc une interprétation, et ils ont pu être, dans la tradition musulmane, interprétés de manières très différentes. De plus, l'imaginaire lié à l'islam primitif n'est pas un imaginaire non-violent. L'islam offre une disponibilité à un usage violent. Cela ne fait pas de l'islam une religion violente par nature, car avec ces données, de très nombreux courants, nullement marginaux, ont pu et peuvent encore vivre un islam pacifique. Tout texte appelle une interprétation, spécialement un texte religieux, et même ceux qui prétendent qu'il ne faut pas interpréter ne font en fait pas autre chose ; or l'interprétation est un acte éthique, qui engage la responsabilité de l'interprète. Le croyant n'est pas seulement le jouet d'un texte ou d'une tradition ; la violence peut être favorisée par un contexte, mais elle est d'abord un choix.

    Vous écrivez que le schéma occidental hérité des Lumières, qui oppose la modernité rationnelle à l'obscurantisme de la Tradition est inopérant en ce qui concerne l'islam. Pourquoi?

    La crise que traverse aujourd'hui l'islam, dont nous subissons les conséquences, ne nous est pas opaque seulement parce que nous connaissons mal cette religion ; c'est aussi que nous appliquons spontanément une fausse grille de lecture. On demande un islam moderne, donc forcément ouvert, contre la tradition nécessairement obscurantiste, alors que le conflit de légitimité très violent auquel on assiste oppose justement une version à la fois moderne et intolérante de l'islam — le salafisme — à un islam traditionnel nettement plus à l'aise avec la diversité. Tous les terroristes d'aujourd'hui sont issus de cette réforme moderne de l'islam qu'est le salafisme.

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  • Les 33 jours de Jean-Paul Ier, un témoignage inéluctable de ce qui est le fondement authentique de la vie dans l’Église et pour l’Église

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    De Marina Droujnina sur zenit.org :

    Jean-Paul Ier, « un expert des blessures de l’homme moderne », par le cardinal Parolin

    À l’occasion du 38e anniversaire de l’élection du pape

    Jean-Paul Ier

    Jean-Paul Ier

    Le pape Jean-Paul Ier fut « un expert des blessures de l’homme moderne et des besoins de la grande multitude des marginalisés qui vivent en dehors de l’opulence », a déclaré le cardinal Pietro Parolin le 25 août 2016.

    Le secrétaire d’État du Saint-Siège participait à la présentation d’un numéro spécial de la revue « Le Tre Venezie » publiée à l’occasion du 38e anniversaire de l’élection de Jean-Paul Ier, en Vénétie. Le cardinal Parolin en a écrit une des deux préfaces, tandis que l’autre est signé par le préfet de la Congrégation pour le Clergé, le cardinal Beniamino Stella, postulateur de la cause de béatification de Jean-Paul Ier.

    L’Osservatore Romano  rapporte des extraits de l’intervention du cardinal Parolin, rendant hommage au pape qui régna 33 jours et confiant sa « dévotion particulière » pour lui.

    En élisant le 26 août 1978 le cardinal Albino Luciani au siège de Pierre, les cardinaux se sont prononcés pour un homme « qui avait vécu au milieu du troupeau et pour le troupeau, a dit le cardinal Parolin, qui avait partagé la douleur de son peuple et en particulier des pauvres et des migrants, qui avait accompagné les chemins difficiles des prêtres de son temps ».

    Les cardinaux ont élu « le prêtre qui croit en la puissance de la prière, capable de défier l’indifférence avec amour », « un père, nourri de la sagesse humaine et sereine et de fortes vertus évangéliques ».  En laissant de côté les stratégies « politiques », les cardinaux se sont prononcés « uniquement selon un critère ecclésial qui met au centre la plus importante qualité de l’évêque : être pasteur ».

    C’est dans le « petit monde de la Vénétie », a poursuivi le cardinal Parolin, un monde rural marqué par le « sacrifice du travail », la recherche d’une « rédemption sociale » et les problèmes de l’émigration, que le pape Jean-Paul Ier a formé « sa sensibilité chrétienne, son ouverture humaine et culturelle, son intelligence pastorale et sociale ».

    Pour le secrétaire d’État, l’Eglise du pape Jean-Paul Ier « ne brille pas avec sa propre lumière, mais par (…) la lumière du Christ (lumen Christi) ». D’où le choix de porter « les vêtements de la pauvreté et de la simplicité », a expliqué le cardinal, non pas de la « pauvreté du populisme » qui alimente « l’histoire romantique et paternelle du modeste curé de campagne », mais de la pauvreté « historique et existentielle ».

    Dans la figure de Jean-Paul Ier il y avait « une coïncidence absolue entre ce qu’il enseignait et comment il vivait », a fait observer le cardinal Parolin.  En lui se conjuguait « le visage de douceur et celui de la fermeté, de la compréhension et de la rigueur, de la miséricorde et de la sécurité de la doctrine ».

    C’est pourquoi les 33 jours du pape Jean-Paul Ier ne furent pas une «parenthèse» ou «un court chapitre de l’histoire des papes », a noté le cardinal, mais plutôt « un témoignage solide et inéluctable de ce qui est l’essence, le fondement authentique de la vie dans l’Église et pour l’Église ».

  • A Bruxelles : passer une année académique de césure avec le Christ

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    Une année académique de césure avec le Christ

    Les inscriptions sont ouvertes !
    Une année de césure pour fonder sa vie en Christ en se laissant travailler par Sa Parole : voilà ce qui est offert à des jeunes entre 18 et 25 ans durant une année à Bruxelles.

    Se poser les bonnes questions sur le sens de la vie :
    * 1 année de formation de niveau universitaire (philosophie, anthropologie, bioéthique, écriture sainte)
    * 1 occasion unique de réfléchir comment déployer un projet de vie en vérité et ancré dans le Christ
    * 1 expérience en résidence étudiante avec d’autres jeunes catholiques
    Rentrée académique 23 septembre 2016
    Candidature et info (Bruxelles) : + 32 477 042 367
    institutsophia@yahoo.fr http://www.institutsophia.org
  • Quand le cardinal Sarah invite les prêtres à célébrer "tournés vers le Seigneur"

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    De La Lettre de Paix liturgique 558 du 23 Août 2016

    CARDINAL SARAH (5) :  JE VEUX LANCER UN APPEL À TOUS LES PRÊTRES "CÉLÉBREZ VERS LE SEIGNEUR !

    "Voici la dernière partie de l’allocution prononcée le 5 juillet 2016 par le cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation du culte divin et de la discipline des sacrements, lors des journées Sacra Liturgia 2016. Ce texte commence par l’appel solennel à ses frères prêtres de retrouver le sens de la juste orientation liturgique, versus Dominum.

    À juste titre, beaucoup ont souligné l’importance de cet appel. Même si, théoriquement, le fond du nouveau rite n’est pas affecté par ce retournement du sens de la célébration, tout le monde comprend l’importance décisive, visuelle, sensible, que celui-ci produit. C’est ce passage du discours – « l’appel de Londres », comme l’ont appelé certains esprits malicieux – qui a suscité l'ire des derniers modernistes. C’est aussi la partie la plus directement ratzinguérienne du discours du cardinal Sarah si l'on se remémore ces lignes du cardinal Ratzinger, : « La prière en commun vers l'Est ne signifiait pas que la célébration se faisait en direction du mur ni que le prêtre tournait le dos au peuple – on n'accordait d'ailleurs pas tant d'importance au célébrant […]. Ils ne s'enfermaient pas dans un cercle, ne se regardaient pas l'un l'autre mais, peuple de Dieu en marche vers l'Orient, ils se tournaient ensemble vers le Christ qui vient à notre rencontre. » (Joseph Ratzinger, L'esprit de la liturgie, Ad Solem, 2001, p.68)

    Faute de temps, la suite de la conférence – signalée en gras – n’a pu être prononcée à Londres et mérite donc une attention redoublée car elle n’a été que très peu reprise et commentée jusqu’ici alors qu’elle contient des indications précises et simples sur ce qui devrait accompagner le nouveau mouvement liturgique souhaité par le cardinal Préfet du Culte divin voulu par le pape François.


    Le cardinal Sarah célébrant la forme ordinaire ad Orientem à l'Oratoire de Brompton durant Sacra Liturgia 2016. (photo Sacra Liturgia UK)

    Je veux lancer un appel à tous les prêtres. Peut-être avez-vous lu mon article dans L’Osservatore Romano il y a un an (12 juin 2015), ou mon entretien donné au journal Famille chrétienne au mois de mai de cette année. À chaque fois, j’ai dit qu’il est de première importance de retourner aussi vite que possible à une orientation commune des prêtres et des fidèles, tournés ensemble dans la même direction – vers l’est ou du moins vers l’abside – vers le Seigneur qui vient, dans toutes les parties du rite où l’on s’adresse au Seigneur. Cette pratique est permise par les règles liturgiques actuelles. Cela est parfaitement légitime dans le nouveau rite. En effet, je pense qu’une étape cruciale est de faire en sorte que le Seigneur soit au centre des célébrations.

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  • Séisme en Italie: le pape consacre l’audience générale à la prière pour les victimes

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    Séisme en Italie: le pape consacre l’audience générale à la prière pour les victimes

    Vive douleur du pape qui prie les mystères douloureux du chapelet avec la foule

    Audience générale du 24 août 2016

    Audience Générale Du 24 Août 2016

    De façon exceptionnelle, le pape François a laissé de côté sa catéchèse hebdomadaire pour dédier l’audience générale du mercredi à la prière pour les victimes du violent séisme qui a frappé le centre de l’Italie, le 24 août 2016. Exprimant sa « vive douleur », il a assuré que Dieu était « toujours bouleversé devant la souffrance humaine ».

    A son arrivée place Saint-Pierre, le pape a, comme à son habitude, sillonné la foule en papamobile, bénissant de nombreux enfants. Puis, rejoignant le podium, visiblement très ému, il a expliqué aux pèlerins qu’il reportait sa catéchèse à la semaine suivante, pour prier les mystères douloureux du chapelet.

    Le séisme de magnitude 6,2 a touché le centre de l’Italie – notamment la région de l’Ombrie – dans la nuit du 23 au 24 août, détruisant de nombreuses zones et faisant au moins 73 morts et 150 disparus, selon un bilan provisoire. La ville d’Amatrice, notamment, est en ruines et de nombreuses répliques ont continué à se faire sentir dans la journée.

    « J’avais préparé la catéchèse d’aujourd’hui comme pour chaque mercredi de cette année de la miséricorde, sur le thème de la proximité de Jésus, a déclaré le pape François. Mais devant la nouvelle du tremblement de terre qui a touché le centre de l’Italie, détruisant des zones entières et faisant des morts et des blessés, je ne peux pas ne pas exprimer ma vive douleur et ma proximité, à toutes les personnes présentes sur les lieux touchés par les secousses, à toutes les personnes qui ont perdu un être cher et à celles qui sont encore bouleversées par la peur. »

    « Entendre le maire d’Amatrice dire : ‘le village n’existe plus’ et savoir que parmi les morts, il y a aussi des enfants, me bouleverse complètement, a ajouté le pape. C’est pourquoi je veux assurer toutes ces personnes – des environs d’Accumoli, d’Amatrice et d’ailleurs, dans le Diocèse de Rieti et d’Ascoli Piceno et dans tout le Latium, dans l’Ombrie, dans les Marches -, de la prière et leur dire qu’elles sont assurées de la tendresse de toute l’Église qui, en ce moment souhaite vous étreindre de son amour maternel, et aussi de notre affection, ici, sur la place. »

    Le pape a alors proposé à la foule de prier avec lui : « En remerciant tous les volontaires et les agents de la protection civile qui sont en train de secourir ces populations, je vous demande de vous unir à moi dans la prière afin que le Seigneur Jésus, qui est toujours bouleversé devant la souffrance humaine, console les cœurs affligés et leur donne la paix, par l’intercession de la Vierge Marie. Laissons-nous bouleverser avec Jésus. Nous renvoyons donc à la semaine prochaine la catéchèse de ce mercredi, et je vous invite à réciter avec moi les mystères douloureux du rosaire. »

    Après la traduction de cette déclaration en diverses langues par ses collaborateurs, le pape a lui-même égrené les mystères du chapelet, avec les dizaines de milliers de personnes présentes, dans un grand recueillement.

    En milieu de journée, le pape François a publié ce tweet en italien sur son compte @Pontifex : « J’exprime ma grande douleur et ma proximité à toutes les personnes présentes dans les lieux touchés par le tremblement de terre. »

    L’évêque de Rieti, Mgr Domenico Pompili, a confié à l’agence Sir de la Conférence épiscopale italienne que le pape l’avait appelé à 7h du matin : « Il m’a informé qu’il avait eu connaissance du séisme à 4h15 du matin et qu’il avait célébré la messe en priant pour les personnes touchées. Il m’a invité à ne pas avoir peur, et m’a adressé des paroles de proximité et d’encouragement ». L’épicentre du séisme était à quelque 150 kilomètres au nord-est de Rome.

  • Liturgie : comment mettre en oeuvre aujourd'hui les directives conciliaires dans la ligne de la Tradition ?

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    De "La Lettre de Paix liturgique" 557 du 19 Août 2016 :

    CARDINAL SARAH (4) : COMMENT AVANCER VERS UNE MISE EN ŒUVRE AUTHENTIQUE DE SACROSANCTUM CONCILIUM DANS LE CONTEXTE ACTUEL ?

    Voici l'avant-dernière partie de l'allocution prononcée le 5 juillet 2016 par le cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation du culte divin et de la discipline des sacrements, lors des journées Sacra Liturgia 2016. Cette lettre et la suivante rapportent les propositions concrètes faites par le ministre de la liturgie du pape François pour « une authentique mise en œuvre de Sacrosanctum Concilium ». 

    Le cardinal continue en fait d’interpréter la constitution conciliaire selon une « herméneutique de continuité », en allant vraiment très loin en ce sens. Par exemple :

    - en expliquant que l’apprentissage de la forme extraordinaire devrait être une partie importante de la formation liturgique du clergé, puisque cette forme donne accès à la tradition liturgique latine ;

    - en infléchissant la participation active des fidèles vers la piété intérieure plutôt que dans « le bruyant et dangereux activisme liturgique », dans la droite ligne de Benoît XVI ;

    - en revenant très clairement sur le thème de la révision de certaines réformes trop conformes à l’esprit du temps : « Je ne pense pas qu’on puisse disqualifier la possibilité ou l’opportunité d’une réforme officielle de la réforme liturgique » ;

    - en posant la question du caractère convenable des immenses concélébrations (il pense aux concélébrations présidées par le Pape, où l’on voit, dit-il des concélébrants sortir leurs téléphones portables ou leurs appareils photographiques).

    Ces propositions ont suscité à la fois l'enthousiasme des participants à la conférence (nous y étions !) comme de nombreux prêtres sur les réseaux sociaux, mais aussi une réaction virulente de la part des derniers dinosaures modernistes.

    Le cardinal Sarah en compagnie du Pape François lors de la présentation de la Bible africaine.

    "À la lumière des souhaits fondamentaux des Pères du Concile et des différentes situations que nous avons vu apparaître après le Concile, j’aimerais présenter quelques considérations pratiques quant à la façon de mettre en œuvre Sacrosanctum Concilium plus fidèlement dans le contexte actuel. Quand bien même je suis à la tête de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, je le fais en toute humilité, comme prêtre et comme évêque, dans l’espoir qu’elles susciteront des études et des réflexions mûres ainsi que de bonnes pratiques liturgiques partout dans l'Église.

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  • A propos de la Liturgie : s’agenouiller a-t-il encore un sens ?

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    procession Benoit XVI.jpgDans les liturgies réformées, ce geste a pratiquement disparu. A la consécration,  même le fait de se lever se raréfie, et ceux qui prennent au moins la peine de s’incliner à la communion, reçue debout, ne sont sûrement pas les plus nombreux. Mais pourquoi? Prostration, agenouillement, inclination : ces trois attitudes liturgiques apparentées ont cependant des racines profondes dans toute l’histoire de nos rites religieux. Lu sur le site de la revue « Item » :

    Benoît XVI , dans son livre  « l’esprit de la liturgie »,  parue aux éditions « ad solem »,  parle dans le chapitre 2 du livre 4 de la « gestuelle » liturgique. Il parle de la « participation active » ; du « signe de la croix » ; de « l’agenouillement et de l’inclination » ; puis de la station debout et assise » ; puis il revient sur « l’inclination » dans son § 5 consacré à certains « gestes » liturgiques ; enfin il parle des paroles et du silence liturgique. Son exposé théologique et liturgique est fort intéressant. J’extrais, pour votre lecture de vacances, ce qu’il écrit sur « l’agenouillement et l’inclination ». Je crois que l’on peut difficilement faire une meilleure présentation de ces gestes liturgiques :

    ΩΩ

    On voudrait aujourd’hui nous détourner de l’agenouillement. Ce geste ne serait plus adapté, paraît-il, à notre culture, il ne conviendrait plus au chrétien adulte qui doit faire face à Dieu, debout ; ou encore il ne s’accorderait pas avec le statut de l’homme sauvé, car l’homme libéré par le Christ n’aurait plus à s’agenouiller. Les historiens nous rapportent que les Grecs et Romains considéraient l’agenouillement comme indigne de l’homme libre. Envers les dieux partiaux et querelleurs que nous décrivent les mythes, cette attitude se justifiait sans doute : à l’évidence ces dieux n’était pas « Dieu » même si l’on dépendait de leur pouvoir capricieux et qu’il importait de s’assurer leur faveur. Pour Plutarque et Théophraste l’agenouillement était le fait du superstitieux ; quant à Aristote, il qualifiait les prosternements de pratiques barbares (Rhétorique 1361, a, 36). Dans une certaine mesure, saint Augustin leur donne raison : ces faux dieux n’étaient que les masques des démons enfermant l’homme dans l’amour de l’argent, la servilité intéressée, l’égoïsme et la superstition. Seule l’humilité du Christ, nous dit-il, son amour jusqu’à la Croix, ont pu nous libérer de ces puissances. C’est précisément devant cette humilité que nous nous agenouillons. En effet l’agenouillement des chrétiens n’est pas une forme d’assimilations des mœurs ambiantes, c’est au contraire l’expression de la culture chrétienne qui à son tour transforme la culture existante à partir d’une connaissance et d’une expérience de Dieu nouvelles et plus profondes.

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  • Dans les pays slaves, la foi chrétienne est vivante

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    Pour « Famille chrétienne », Jean-Marie Dumont a interviewé Dom Samuel fondateur de la trappe de Novy Dvur en Tchéquie :

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    comme-un-feu-devorant_full_guide.jpgEXCLUSIF MAG - Dom Samuel, entré au monastère de Sept-Fons en 1983, a été l’un des fondateurs de l’abbaye de Novy Dvur, en République tchèque. Il vient de publier Comme un feu dévorant.  Nous l’avons interrogé lors de son récent passage en France.

    Comment se porte la trappe que vous avez contribué à fonder il y a quinze ans en République tchèque ?

    La fondation est devenue prieuré, puis abbaye. Des jeunes nous ont rejoints. Certains d’entre eux sont des convertis. Ils viennent de République tchèque, Slovaquie, Croatie, Slovénie, Pologne, Hongrie… Des pays qui sont parfois considérés avec une pointe de condescendance par l’Europe de l’Ouest, mais qui ont conservé certaines valeurs, fondements d’une société équilibrée, contestées pourtant dans la partie occidentale de l’Europe.

    La République tchèque est très déchristianisée…

    Deux personnes m’ont dit ce matin : « Vous venez du pays le plus déchristianisé d’Europe. » J’ai répondu : « Oui, mais après la France ! » C’était une sorte de provocation… Les catholiques, en République tchèque, sont une minorité, mais une minorité vivante.

    Dans le diocèse de Plzen, où nous sommes installés, il y a soixante-dix prêtres, dont la moyenne d’âge n’atteint pas 50 ans. Dans les pays slaves, la vie chrétienne est vivante et la société bienveillante à son égard, sans cette impression de découragement qu’on perçoit quelquefois dans l’Hexagone. Il ne faut pas idéaliser. Dans l’Église en France, il y a aussi de la vitalité. Mais vu de loin, on a l’impression d’un pays qui s’essouffle. Je n’ai pas cette impression en Europe centrale.

    Ce relatif « succès » de votre monastère a-t-il un lien avec les persécutions de l’époque communiste ?

    Le succès n’est pas une notion chrétienne. La vie du Seigneur fut-elle un succès ? Ce qui est vrai, ce que je crois profondément, c’est que Dieu continue à appeler des garçons et des filles à Le servir, dans l’Église. Si nous avons réussi à enraciner la communauté de Novy Dvur en République tchèque, si certains des jeunes que Dieu appelait ont accepté leur vocation et persévèrent, c’est d’abord parce que nous avions derrière nous l’expérience vivante de Sept-Fons. Et parce que nous avons essayé – très pauvrement et avec des échecs – de mettre en œuvre une pédagogie qui permette à des jeunes, inscrits dans la culture contemporaine, de prendre le temps de comprendre le sens de leur vocation, afin de l’accepter et d’y répondre.

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