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Spiritualité - Page 575

  • Quand l'innocent crie...

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    Benoît XVI est venu ce matin de Castelgandolfo pour présider, Salle Paul VI, l'audience générale, durant laquelle il a commenté de psaume 22, dont les échos se retrouvent dans la Passion. Il présente un innocent assailli par qui veut sa mort, et qui lance à Dieu un appel au secours qui, avec la certitude de la foi devient une louange. Le cri initial du psalmiste, Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?, semble s'adresser à un Dieu lointain et sourd. "Ce silence lacère l'âme de l'orant qui ne cesse de l'appeler sans résultat... Dans un acte extrême de confiance et de foi, il appelle son Dieu...ne pouvant croire que le lien avec le Seigneur soit définitivement rompu. Les évangélistes Matthieu et Marc mettent ce passage du psaume 22 dans la bouche de Jésus moribond. Cette formule, a précisé le Pape, exprime l'abandon du Fils de Dieu "devant le poids écrasant d'une mission devant passer par l'humiliation et l'anéantissement. Mais ce cri lancé au Père...n'est pas désespéré comme celui du psalmiste".

    Puis le Saint-Père a rappelé que "l'histoire du salut est remplie des appels à l'aide du peuple et des réponses salvifiques de Dieu", et que l'auteur du psaume 22 invoque la foi de ses pères qui ne furent jamais déçus par celui en qui ils avaient foi. Il décrit sa situation périlleuse "afin d'induire le Seigneur à avoir pitié de lui, et à intervenir comme il l'avait toujours fait". Mais les ennemis encerclent l'orant et le menacent. "Tels des bêtes féroces, ils semblent invincibles", a dit Benoît XVI en reprenant une image biblique, qui sert a montrer combien l'homme devient brutal dans l'agression de son semblable. Quelque chose d'animal s'empare de lui au point de lui faire perdre son humanité. La violence porte en elle quelque chose de bestial, et seul l'intervention salvifique de Dieu peut rendre son humanité à l'homme".

    On retrouve ces images dramatiques "dans le récit de la Passion, qui expose la torture du corps de la victime, les tourments qui assaillent le mourant, illustré par le célèbre J'ai soif, jusqu'au geste final des bourreaux se partageant sous la croix les vêtements de celui qu'ils considèrent déjà mort". Vient ensuite un second cri, "qui ouvre enfin les cieux, parce qu'il est un proclame de foi et de certitude dépassant tout doute". Ainsi la lamentation se transforme-t-elle en louange...et s'ouvre à la grâce... Le Seigneur est venu au secours du pauvre, l'a sauvé et montré son visage miséricordieux. La mort et la vie se sont affrontées en un mystère unique., et la vie l'a emporté... C'est la victoire de la foi, capable de transformer la mort en vie, la douleur en espérance". Le psaume 22 nous porte donc à revivre la Passion et la joie de la Résurrection, a conclu le Saint-Père, qui a invité à discerner la réalité au-delà des apparences face à l'apparent silence de Dieu: "En plaçant notre confiance et notre espérance dans le Père face à chacune de nos angoisses, nous pourrons prier avec foi, et notre appel au secours deviendra lui aussi une louange". VIS 20110914 (530)

  • Les papes musiciens

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    130209_concert.jpgThéologien rigoureux, esprit d’une grande clarté d’expression mais aussi esthète, Benoît XVI fait partie de la lignée des papes cultivés, sensibles en particulier à la musique. On sait que  Pie XII, mélomane et musicien,  aimait interpréter  des partitas de Bach au violon. Benoît XVI apprécie particulièrement l’œuvre de Mozart et joue volontiers au piano des pièces du répertoire classique. Comme  Eugenio Pacelli, il vénère  aussi le grand art du « Cantor de Leipzig » :

    Lors d'une audience du mercredi, s’adressant aux pèlerins et aux fidèles rassemblés sur la petite place de Castel Gandolfo, Benoît XVI a parlé de la beauté de l'art comme "vraie voie vers Dieu qui est la Beauté suprême".

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  • Le n°1500 de l'Homme Nouveau

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    1500 numéros! Toutes nos félicitations à cette publication amie qui a su garder le cap sur cette mer agitée.

    Voici ce qu'écrit à ce sujet Denis Sureau (éditeur et journaliste) :

    Ce numéro 1500 est exceptionnement imprimé à 80 000 exemplaires afin de faire découvrir (ou redécouvrir) L'Homme Nouveau à des lecteurs potentiels. Nous espérons qu'il incitera un grand nombre d'entre eux à rejoindre la grande famille de nos abonnés qui, année après année, décennie après décennie, témoignent fidèlement de leur attachement à ce journal pas comme les autres. Né en 1946, L'Homme Nouveau n'a pas eu toujours exactement le même visage. Le Père Fillère, l'abbé Richard, Luc Baresta ou Marcel Clément l'ont marqué chacun à sa façon de leur forte personnalité. Et pourtant le code génétique de L'Homme Nouveau est resté le même.

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  • A Ancône, le pape s'est adressé aux fiancés...

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    ...et leur a recommandé de laisser mûrir leur amour sans "brûler les étapes";

    notre consoeur de "Benoît et moi" a traduit cette adresse qui est disponible ici : http://benoit-et-moi.fr/ete2011/0455009f1b06c3101/0455009f5e05ed402.html

  • Une bouffée d'air frais

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    L'hommage au Père Marie-Dominique Philippe par le Père Zanotti-Sorkine : http://www.youtube.com/
     
    (Merci à C.B.)

  • Sommes-nous des anawim ?

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    Donneurs de leçons, détenteurs de la vérité, garants de la tradition, défenseurs de la liturgie... ne risquons-nous pas d'être bien éloignés de l'attitude religieuse fondamentale qui consiste à être conscient de sa petitesse et de sa pauvreté? Telle était l'attitude des "anawim", les pauvres de l'Ancien et du Nouveau Testament, des saints d'hier et d'aujourd'hui. Marie est très sûrement le modèle des anawim.

    Que sont les anawim : wikipedia y consacre un article assez documenté :

    • Les anawim sont les humiliés, les opprimés de toute sorte.

    «  Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses :

    Le Seigneur regarde les justes, il écoute, attentif à leurs cris....

    Le Seigneur entend ceux qui l'appellent : de toutes leurs angoisses, il les délivre.

    Il est proche du cœur brisé, il sauve l'esprit abattu .  »

    — Psaume 34

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  • Le saint nom de Marie

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    34906144.jpgl'Evangile au quotidien.org

            La fête du saint Nom de Marie fut établie par le pape Innocent XI, l'an 1683, en souvenir d'une mémorable victoire remportée par les chrétiens sur les turcs, avec la protection visible de la Reine du Ciel. Cent cinquante mille turcs s'étaient avancés jusque sous les murs de Vienne et menaçaient l'Europe entière. Sobieski, roi de Pologne, vint au secours de la ville assiégée dans le temps de l'octave de la nativité de la Sainte Vierge, et se disposa à livrer une bataille générale. Ce religieux prince commença par faire célébrer la messe, qu'il voulut servir lui-même, ayant les bras en croix. Après y avoir communié avec ferveur, il se leva à la fin du sacrifice et s'écria : « Marchons avec confiance sous la protection du ciel et avec l'assistance de la très sainte Vierge. » Son espoir ne fut pas trompé : les turcs, frappés d'une terreur panique, prirent la fuite en désordre. C'est depuis cette époque mémorable que la fête du saint Nom de Marie se célèbre dans l'octave de sa nativité.

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  • Vingt-quatrième dimanche ordinaire : "justice et miséricorde"

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    Sermon pour le vingt-quatrième Dimanche du Temps ordinaire (année A)

    par l'Abbé Guy Pagès http://regnat.pagesperso-orange.fr/

    (Liturgie de la Parole : Si 27 30 - 28 7 ; Ps 102 ; Rm 14 7-9 ; Mt 18 21-35)

    « Si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur, Mon Père du Ciel, dans Sa Colère, vous livrera aux bourreaux jusqu’à ce que vous ayez tout remboursé [1]. »

    « Colère », « bourreaux », « tout remboursé », comment entendre ces mots dans la bouche de Celui qui vient de demander à Pierre de pardonner « soixante-dix fois sept fois [2] », c’est-à-dire toujours et à tous ? Dieu serait-Il donc du nombre de ceux qui « disent et ne font pas » en demandant de pardonner toujours et en ne le faisant pas Lui-même ? Cette apparente contradiction nous invite à réfléchir à la relation qui unit justice et miséricorde.

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  • "Motu proprio", liturgies et sagesse québecquoise...

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    Surfer sur le net réserve parfois de bonnes surprises... Ainsi avons nous découvert par hasard sur un blog d'Outre-Atlantique qui s'est tu depuis quatre ans une note assez approfondie consacrée au "Motu Proprio" par lequel Benoît XVI rendait droit de cité à la célébration du rite latin traditionnel, inaugurant ainsi la "réforme de la réforme".

    Nous prenons la liberté de reproduire ici cette note (http://users.skynet.be/lantidote/blog.html):

    ÉLÉMENTS DE RÉFLEXION SUR
    LE MOTU PROPRIO « SUMMORUM PONTIFICUM »
    par Jean-Philippe Martini

    (Publié le 19 juillet 2007)


    « Les traditions liturgiques, ou rites, actuellement en usage dans l’Église sont le rite latin (principalement le rite romain, mais aussi les rites de certaines Églises locales comme le rite ambrosien, ou de certains ordres religieux) et les rites byzantin, alexandrin ou copte, syriaque, arménien, maronite et chaldéen. Obéissant fidèlement à la tradition, le Saint Concile déclare que la sainte Mère l’Église considère comme égaux en droit et en dignité tous les rites légitimement reconnus, et qu’elle veut, à l’avenir, les conserver et les favoriser de toutes manières » (Catéchisme de l’Église catholique, Conférence des Évêques catholiques du Canada, 1992, p. 262).

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  • 1-2 octobre : Marche des pères de famille en Belgique

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    MPF 2011 volet1.jpg

    cliquer sur l'image pour accéder aux informations et au bulletin d'inscription

  • Le "Grand Martyre du Japon" (10 septembre)

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    pusai5fs.jpgOn fête aujourd'hui les Bienheureux Martyrs de Nagasaki : prêtres, religieux, époux, catéchistes, veuves, jeunes et enfants (+ 1622)

     

    Ils furent tous arrêtés lors de la grande persécution des shoguns, prêtres, religieux, laïcs, femmes et enfants. Certains connurent quatre années d'emprisonnement, avec d’autres chrétiens, soumis aux tortures raffinées. Elle se composait de cages exposées au vent et au soleil, à la chaleur de l’été et aux rigueurs de l’hiver. Les prisonniers, entassés les uns sur les autres, étaient livrés aux horreurs de la faim, de la nudité et de l’infection. Dès ce moment, nombreux connurent ainsi la mort les uns après les autres, mais de nouveaux captifs arrivaient toujours. Ils furent ensuite amenés à Nagasaki, sur la colline des martyrs où, d’autres chrétiens avaient déjà été crucifiés. Vingt-cinq pieux étaient disposés pour ceux qui allaient y être attachés en vue d’y être brûlés. Puis on amena des chrétiens japonais condamnés à être décapités dont des enfants de quatre, sept et douze ans. On plaça leurs têtes face à ceux qui allaient mourir par le feu. Les matières inflammables étaient disposés à deux mètres des poteaux pour que le supplice soit plus lent, les martyrs étant consumés par la chaleur.

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  • Catherine Loodts expose au Séminaire de Liège

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    "Après l'abbaye d' Orval et la cathédrale Sts Michel et Gudule de Bruxelles les toiles de Catherine Loodts seront à la bibliothèque du séminaire de Liège.

    Un lieu: Bibliothèque du séminaire de Liège Rue des prémontrés, 40 B- 4000 Liège Tél. 04/220.53.62 dates: > 13 |9 > 14 |10 |2011 en semaine de 9h à 18h le samedi de 9h à 13h

    Un thème: " corps de compassion" exposition de peintures par Catherine Loodts. et des textes de l' abbé Michel Teheux organisation: Anima'rt (asbl) - Abbé Michel Teheux 085.21.22.79 informations: patjepaco@gmail.com"