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Spiritualité - Page 81

  • "Celui qui fait l’œuvre du Christ doit toujours demeurer avec le Christ"

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    st dominic adoring the crucifixion.jpgAujourd'hui, on fête sainte Bernadette Soubirous mais aussi le bienheureux fra Angelico, l'artiste peut-être le plus touchant du Quattrocento. Son oeuvre est un des sommets de l'art où l'artiste nous fait participer à la profondeur de sa méditation.

    Source : http://arts.fluctuat.net/fra-angelico.html

    Prêtre avant d’être peintre, Fra Angelico (de son vrai nom Guido di Pietro) est né en Toscane et entre très jeune dans l’ordre des « Dominicains observants », dont la règle, édictée par saint Dominique, est la pauvreté absolue et l’ascétisme. Il ne sera appelé « Beato Angelico » (Bienheureux Angelico) qu’après sa mort, par Giorgio Vasari, le biographe des peintres de la Renaissance, auteur des Vite.

    Fra Angelico apprend la peinture à Florence, à l’époque où le style « gothique international », mêlant influences du Nord et du Sud de l’Europe, domine. L’art occidental connaît alors un tournant, notamment grâce au peintre Giotto, avec l’adoption des règles de la perspective et d’un certain réalisme des représentations. De nombreux éléments de la peinture médiévale sont cependant encore vivaces dans l’œuvre de Fra Angelico : didactisme, révélation par la lumière qui inonde les êtres et les choses, couleurs exacerbées, thèmes mystiques.

    En 1436, Fra Angelico s’installe dans le nouveau couvent de San Marco à Florence. Placé ainsi dans le centre artistique le plus important d’Europe, Fra Angelico porte à la perfection son art grâce au mécénat des puissants Médicis, qui lui demandent de décorer le monastère. Cet ensemble, ainsi que le Retable de San Marco, aujourd’hui dispersé, est l’œuvre majeure de l’artiste.

    Ayant acquis une renommée internationale, Fra Angelico est appelé à Rome par le pape Eugène IV, pour peindre la chapelle du Saint-Sacrement de la basilique Saint-Pierre. Salué par les plus grands, mais refusant les honneurs en raison de son vœu de pauvreté, Fra Angelico meurt à Rome en 1455, à l’âge de 68 ans. Le peintre a été béatifié par le pape Jean-Paul II en 1984 et proclamé saint patron des artistes.

  • Le bienheureux Fra Angelico, patron des peintres (18 février)

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    Fra-angelico-conversion-augustin-Cherb2.jpg

    Fra Angelico, la conversion de Saint Augustin

    Angélique et génial

    Le saint patron des peintres - (Anita Bourdin - Zenit.org)

    Le martyrologe romain fait mémoire, le 18 février, du bienheureux prêtre dominicain, peintre de la Renaissance italienne, Fra Angelico, prêtre (†1455).

    Jean de Fiesole est cet "angélique" peintre dont Jean-Paul II a dit qu'il avait écrit avec son pinceau une "somme" théologique. Il était né à Vecchio, et il reçut au baptême le nom de Guido. Attiré de bonne heure par lavie religieuse, Guido entre chez les Frères prêcheurs à Florence: il reçoit le nom de frère Jean, "Fra Giovanni". Dès lors, il ne cesse de peindre tout en étant économe, vicaire, prieur.

    Il peindra les fameuses fresques du couvent Saint-Marc de Florence, inspirées par les mystères de la vie du Christ, pour les cellules de ses frères dominicains, mais aussi la salle du chapitre, les couloirs, le parvis et le retable de l'autel de l'église. Et l'Annonciation si célèbre devant laquelle on ne saurait passer sans prier la Vierge Marie. Le pape Eugène IV le fit venir à Rome, en 1445, et il lui confia la mission de décorer un oratoire et la chapelle du Saint-Sacrement au Vatican.

    De l'avis de ses frères dominicains, "Fra Angelico" fut un homme modeste et religieux, doux, pieux et honnête. Il s'éteignit à Rome le 18 février 1455 au couvent romain de Sainte-Marie-sur-la-Minerve où son corps repose aujourd'hui. Après sa mort, il reçut le surnom d'"Angelico", pour la beauté de sa peinture inspirée, pour sa bonté, et pour son élévation mystique dans la contemplation des mystères de la vie du Christ.

    Son culte a été confirmé en 1982 par Jean-Paul II qui l'a ensuite proclamé saint patron des artistes et spécialement des peintres, le 18 février 1984, lors du Jubilé des artistes. Pour le bienheureux pape, Fra Angelico a été "un chant extraordinaire pour Dieu": "par toute sa vie, il a chanté la Gloire de Dieu qu'il portait comme un trésor au fond de son coeur et exprimait dans ses oeuvres d'art. Religieux, il a su transmettre par son art les valeurs typiques du style de vie chrétien. Il fut un "prophète" de l'image sacrée : il a su atteindre le sommet de l'art en s'inspirant des Mystères de la Foi".

  • En ces temps d'incertitude : persévérer dans la fidélité à l'Église du Christ

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    De sur le CWR :

    Persévérer dans la fidélité à l'Église du Christ pendant l'incertitude ecclésiale

    « L’histoire de l’Église est en partie celle du choix d’une vie héroïque d’offrande de soi », déclare le père Donald Haggerty, auteur de The Hour of Testing . « Il est possible que notre XXIe siècle soit confronté à ce défi d’une manière unique. »

    L’Église, tout au long de sa longue histoire, a affronté de nombreuses et terribles épreuves, qui l’ont profondément et réellement unie aux souffrances de Jésus. Comment pouvons-nous être les saints dont l’Église a besoin aujourd’hui, en cette heure particulière d’épreuve ?
     

    Un nouveau livre du  père Donald Haggerty  donne une recette pour gérer ces temps difficiles.  The Hour of Testing: Spiritual Depth and Insight in a Time of Ecclesial Uncertainty (Ignatius Press, 2025) met à profit les décennies d’expérience et les profondes réflexions du père Haggerty pour répondre aux questions qui préoccupent l’Église. Il explore les souffrances auxquelles l’Église est confrontée et explique comment nos saints modernes doivent accepter cette souffrance, l’accepter avec amour comme Notre Seigneur a accepté sa propre croix. Sommes-nous actuellement dans l’ultime « heure de mise à l’épreuve » de l’Église, ou est-ce encore à venir ? Nous ne pouvons bien sûr pas le dire avec certitude, mais nous pouvons nous préparer dans la prière, en nous offrant nous-mêmes et nos vies pour le bien de l’Église et du monde.

    Le père Haggerty est l'auteur de nombreux ouvrages de profondeur spirituelle, notamment  Saint Jean de la Croix : Maître de la contemplation ,  Conversion : Regards spirituels sur une rencontre essentielle avec Dieu ,  La faim contemplative ,  Provocations contemplatives : Observations brèves et concentrées sur des aspects d'une vie avec Dieu , et  Enigmes contemplatives : Regards et aide sur le chemin vers une prière plus profonde .

    Le père Haggerty s’est récemment entretenu avec  Catholic World Report  au sujet de son nouveau livre, de l’état actuel de l’Église et des signes d’espoir pour l’avenir.

    Catholic World Report :  Comment est né le livre ?

    Père Donald Haggerty :  L'Heure de l'Épreuve  est un ouvrage de spiritualité sérieuse, en continuité à cet égard avec mon dernier livre sur saint Jean de la Croix et mes livres précédents chez Ignatius Press sur la contemplation et la prière.

    Mais dans ce cas, j’écris avec le sentiment profond qu’une réponse plus profonde à Dieu aujourd’hui doit faire face au grand conflit spirituel entre la lumière et les ténèbres, si répandu à notre époque. Les courants spirituels à l’œuvre à notre époque peuvent nous pénétrer de manière néfaste et affaiblir notre quête spirituelle, ou, confrontés comme un défi, ils peuvent devenir un catalyseur d’une riche invitation de Dieu à la recherche de la sainteté.

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  • Sois pour moi un Dieu protecteur et un refuge (introit du 6e dimanche du T.O.)

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    Introitus Introït
    Ps. 30, 3-4  
    ESTO mihi in Deum protectórem, et in locum refúgii, ut salvum me fácias: quóniam firmaméntum meum, et refúgium meum es tu: et propter nomen tuum dux mihi eris, et enútries me. Ps. ibid., 2 In te, Dómine, sperávi, non confúndar in aetérnum: in iustítia tua líbera me, et éripe me. ℣. Glória Patri. Sois-moi un Dieu protecteur et une maison de refuge, afin que Tu me sauves. Car Tu es ma force et mon refuge, et à cause de Ton nom, Tu seras mon guide et Tu me nourriras. Ps. 30,2 J’ai espéré en Toi, Seigneur : que je ne sois jamais confondu, dans Ta justice, délivre-moi et sauve-moi.
  • "Heureux..." (6e dimanche du temps ordinaire)

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    Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,17.20-26.

    Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon.
    Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous.
    Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
    Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme.
    Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.
    Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation !
    Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
    Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »

    Élargissons nos cœurs !

    Homélie de l'abbé Christophe Cossement (sur son site) pour le 6e dimanche de l’année C (17 février 2017)

    Tous nous aspirons au bonheur. Si quelqu’un nous dit : ce que je veux, c’est être malheureux, nous lui dirons qu’il y a sûrement quelque chose qui ne va pas dans sa tête et qu’il devrait se faire soigner. Quand on est jeune on se demande comment réaliser son bonheur. Puis on s’installe un peu, et apparaît la crainte que le bonheur présent disparaisse, ou plus tard encore une résignation amère qu’il est déjà passé. Mais Dieu nous veut heureux constamment, et il a mis en nous le désir de bonheur comme un grand désir de lui, notre Père, comme une tête chercheuse pour le trouver lui.

    Le grand bonheur de l’homme, c’est l’amitié avec son Créateur, c’est l’union du cœur avec son Seigneur. C’est le bonheur du Paradis. Certains bonheurs de la vie sont orienté vers ce bonheur du cœur à cœur avec Dieu. C’est par exemple le bonheur des époux qui se donnent l’un à l’autre dans la vie conjugale. C’est le bonheur d’aimer ses enfants, ses petits-enfants. C’est le bonheur de s’engager pour les autres, de chercher à leur donner le meilleur, dans l’éducation, dans le service ou le soin. C’est le bonheur d’inventer et de créer de belles choses qui réjouiront le cœur. Il y a tant de bonheurs qui vont dans cette direction, qui élèvent vers le bien, le vrai, le beau. À l’opposé il y a des bonheurs qui enferment ceux qui les poursuivent, comme tout ce qui conduit à l’addiction, tout ce qui nourrit notre penchant à la domination, tout ce qui nous fait utiliser les autres à notre profit. Ces bonheurs-là nous font courir à notre perte. Ils nous font considérer Dieu pour pas grand-chose, ou comme un concurrent. Ils nous conduisent à ne compter que sur nous-mêmes ou sur ceux qui peuvent nous entretenir. Tôt ou tard, ce chemin est un chemin d’amertume, de désillusion, de tristesse. « Quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation » dit Jésus. Vous l’avez et elle n’ira qu’en diminuant.

    En cette saison, je célèbre beaucoup de funérailles, et cela me donne l’occasion de penser au sens de notre vie. Le Christ nous donne de voir le chemin du bonheur autrement que comme un chemin qui se perd peu à peu, avec le bonheur toujours plus derrière nous. En vivant à sa manière, le chemin du bonheur est un chemin qui va crescendo, qui va du bien vers le meilleur. Notre vie grandit vers sa fin terrestre, elle grandit petit à petit, et la mort devient sa grande expansion. Notre vie grandit car notre cœur s’approfondit. La vieillesse peut être le temps de l’agrandissement du cœur. Ça n’est pas automatique, il faut lutter. Tout ce qui nous conduit naturellement à nous replier sur nous-mêmes devient l’occasion d’un combat pour agrandir notre cœur. C’est une occasion que Dieu veut nous donner, car plus notre cœur sera large, plus nous jouirons du bonheur du ciel. Et d’ailleurs, Dieu donne cette occasion d’agrandir son cœur à tous les âges. Les épreuves inévitables de la vie deviennent grâce à lui cette occasion du combat pour élargir notre cœur tenté par le repli.

    Alors le Christ proclame heureux les pauvres — non pas ceux qui manquent de quoi vivre dignement mais ceux qui ont fait de Dieu le grand appui de leur cœur. Cette pauvreté atteint spécialement l’Église d’Occident aujourd’hui, car nous ne pouvons pas nous appuyer sur la prospérité de l’institution ni sur la richesse de nos groupes d’entraide ou de vie spirituelle. Au contraire, nous luttons pour tenir, et nous crions sans cesse vers le Seigneur. C’est comme cela que nous vivons de lui, nous qui sommes pauvres. C’est comme cela aussi que nous pourrons mieux conduire au Seigneur plutôt qu’à nous-mêmes ceux qui viennent chercher la lumière.

    Le Seigneur dit aussi : heureux ceux qui pleurent sur le cœur de Dieu plutôt que dans la révolte, car c’est ainsi que leur viendra la consolation profonde. Heureux même ceux qui sont fidèles à leur amour pour le Seigneur jusque dans les moqueries endurées pour leur foi. Lorsqu’ils en parlent avec le Christ, il les réjouit déjà et il leur fait comprendre que c’est ainsi que l’on porte sa croix à sa suite.

    Ainsi le Christ peut nous appeler « heureux », car il a fait en sorte que rien ne pourra nous séparer de lui, que rien ne pourra nous empêcher de nous plonger dans son cœur. Cela peut vous paraître mystique. Mais c’est simplement la réalité de nos vies placées sous le signe du Christ depuis notre baptême.

  • Saint Valentin : François aux fiancés : "que l'amour qui fonde la famille soit stable et soit pour toujours"

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    Dire "oui" pour toujours ? C'est possible !

    Rencontre avec les fiancés pour la Saint-Valentin (archive 2014) (texte intégral) 

    (Zenit.org)

    A une époque où « faire des choix pour toute la vie semble impossible », le pape livre des recommandations pour que le « oui » et l'amour des mariés « soit stable et pour toujours ».

    Le pape François a rencontré quelque 25.000 fiancés qui se préparent au mariage, en provenance du monde entier, ce vendredi 14 février 2014, place Saint-Pierre, pour la Saint-Valentin.

    Au cours de la rencontre, organisée par le Conseil pontifical pour la famille, le pape a dialogué avec trois couples de fiancés. Voici notre traduction intégrale de ce dialogue :

    Dialogue entre le pape et les fiancés

    Première question : La peur de ce « pour toujours »

    [Q. Sainteté, nombreux sont ceux qui pensent, aujourd’hui, que se promettre fidélité pour toute la vie est une entreprise trop difficile ; beaucoup pensent que vivre ensemble est un beau défi, fascinant, mais trop exigeant, presque impossible. Nous vous demandons une parole pour nous éclairer sur ce point.]

    Pape François - Je vous remercie pour votre témoignage et pour cette question. Je vais vous expliquer : ils m’ont envoyé leurs questions à l’avance… C’est compréhensible… Et comme cela, j’ai pu réfléchir et penser à une réponse un peu plus solide.

    C’est important de se demander s’il est possible de s’aimer « pour toujours ». C’est une question qu’il faut se poser : est-il possible de s’aimer « pour toujours » ? Aujourd’hui, beaucoup de personnes ont peur de faire des choix définitifs. Un garçon disait à son évêque : « Je veux être prêtre, mais seulement pour dix ans ». Il avait peur de faire un choix définitif. Mais c’est une peur généralisée, propre à notre culture. Faire des choix pour toute la vie semble impossible. Aujourd’hui, tout change rapidement, rien ne dure longtemps… Et cette mentalité pousse beaucoup de ceux qui se préparent au mariage à dire : « On reste ensemble tant que dure l’amour », et ensuite ? Salut et à bientôt… Et le mariage se termine comme cela. Mais qu’est-ce que nous entendons par « amour » ? Seulement un sentiment, un état psycho-physique ? Bien sûr, si c’est cela, on ne peut pas se construire sur quelque chose de solide. Mais si, en fait, l’amour est une relation, alors c’est une réalité qui grandit, et nous pouvons dire, par analogie, qu’elle se construit comme une maison. Et on construit la maison ensemble, pas tout seul ! Construire, ici, signifie favoriser et aider la croissance.

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  • L'héritage oublié : ce que l'Occident doit au christianisme

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    "Pour ce 5ème épisode du podcast Chroniques occidentales, j’ai le plaisir de recevoir Christophe Dickès, historien et journaliste français spécialiste du catholicisme et du Vatican. Il est fondateur de ‪@storiavoce2091‬, un podcast dédié à l'histoire. Il vient d'écrire "Pour l'Église", ouvrage dans lequel il rappelle ce que nous Occidentaux devons à la religion chrétienne.

    Bon visionnage, Guillaume (Gau)"

    Les chapitres :

    • 00:00 Intro
    • 00:58 Présentation de l’invité et pourquoi avoir écrit “Pour l’Église” aujourd’hui ?
    • 06:31 “L’ombre de l’Église est partout et alors que nous la croyons nulle part” : des Occidentaux encore inconsciemment chrétiens ?
    • 10:13 Le christianisme fut une révolution
    • 12:06 L’Eglise a scolarisé l’Europe
    • 18:10 La laïcité est une idée chrétienne
    • 23:39 L’Eglise romaine, prototype de l’Etat moderne
    • 28:40 L’Eglise et les femmes : une relation loin des clichés historiques
    • 36:53 L’Eglise et les arts : le génie du christianisme ?
    • 41:27 L’Eglise, la lecture et l’écriture
    • 43:23 L’Eglise et la science, la foi et la raison. Oppenheimer a écrit : “le christianisme était nécessaire pour donner naissance à la science moderne”
    • 51:00 Le wokisme, une idée chrétienne devenue folle ?
    • 56:10 Le pape se désintéresse t-il de l’Europe ?
    • 58:44 Conseils de lecture
  • Il y a vingt ans, le 13 février 2005 : la mort de Soeur Lucie, voyante de Fatima

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    D'Anne Bernet sur le site "1000 raisons de croire" :

    La mission de Lucie Dos Santos après Fatima

    Même si ces épisodes sont peu évoqués, les contacts entre le Ciel et Lucie Dos Santos, la plus âgée des trois voyants de Fatima, ne cessent pas en 1917 et se poursuivent jusqu’en 1930. Désormais seule, puisque ses cousins Francisco et Jacintha sont morts en 1919 et 1920 des suites de la grippe espagnole, Lucie continue à témoigner des apparitions et à répandre, selon la demande de Notre Dame, la dévotion à son Cœur immaculé. La Vierge et l’Enfant Jésus l’assisteront.

    Sœur Lucie dos Santos dans la chapelle des apparitions, à côté de la colonne qui marque l'endroit des apparitions de la Vierge, 22 mai 1946. / © CC0, wikimedia.
    Sœur Lucie dos Santos dans la chapelle des apparitions, à côté de la colonne qui marque l'endroit des apparitions de la Vierge, 22 mai 1946. / © CC0, wikimedia.

    Les raisons d'y croire :

    • Entrée en octobre 1925 chez les Sœurs de Sainte-Dorothée, congrégation espagnole où l’on cache son identité, Lucie, désormais sœur Marie des Douleurs, comprend que les autorités religieuses aimeraient clore l’affaire de Fatima et qu’elle aura du mal à réaliser la mission dont Notre Dame l’a chargée. Dans cette situation, la jeune novice n’est nullement en quête de reconnaissance, ni portée à chercher de nouvelles grâces mystiques.
    • Pourtant, le 10 décembre 1925, dans sa cellule, elle voit Marie, accompagnée de l’Enfant Jésus « sur une nuée lumineuse ». La Vierge pose l’une de ses mains sur l’épaule de Lucie et, de l’autre, lui montre son cœur entouré d’épines. Jésus dit alors : « Aie compassion du Cœur de ta Très Sainte Mère entouré des épines que les hommes ingrats y enfoncent à tout moment, sans qu’il y ait personne pour faire acte de réparation afin de les enlever» Puis Marie dit à son tour : « Vois, ma fille, mon Cœur entouré d’épines que les hommes ingrats m’enfoncent à tout instant par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, au moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi du mois, se confesseront, recevront la sainte communion, réciteront un chapelet et me tiendront compagnie pendant quinze minutes en méditant les quinze mystères du rosaire en esprit de réparation, je promets de les assister à l’heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. »
    • Ces paroles font écho à celles du Christ à Marguerite-Marie Alacoque, au XVIIe siècle. Il ne s’agit nullement d’une imitation de Paray-le-Monial mais d’une continuité, dont la portée théologique échappe à Lucie, entre la dévotion au Sacré Cœur de Jésus et celle au Cœur immaculé de Marie. Cela suffit à prouver qu’elle a bien eu une apparition ce jour-là et qu’elle n’a rien inventé.
    • Une lettre de son directeur de conscience, auquel elle a exposé les faits, ne lui apporte pas l’aide espérée. En constatant le mauvais vouloir de sa supérieure, de son confesseur et de son évêque, qui ne veulent pas l’entendre au sujet de cette nouvelle révélation, Lucie craindra un moment avoir imaginé des choses. Ses doutes soulignent l’humilité et la bonne foi de la jeune fille puisque, persuadée d’avoir « mal correspondu » aux grâces reçues durant le cycle des apparitions de Fatima, elle se pense indigne d’en mériter d’autres. Cette attitude prouve la véracité de ses dires.
    • Lucie porte ses difficultés devant le saint sacrement et dit au Christ, présent dans le tabernacle : « Mon Jésus, moi, avec votre grâce, la prière, la mortification et la confiance, je ferai tout ce que l’obéissance me permettra et ce que vous m’inspirerez. Pour le reste, faites-le vous-même ! » Ce ne sont pas les propos de quelqu’un qui se monte la tête ou cherche à se rendre intéressant, tout au contraire.

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  • La célébration de la mémoire de sainte Teresa de Calcutta est inscrite dans le calendrier du rite romain le 5 septembre

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    D'Augustine Asta sur Vatican News :

    Mère Teresa de Calcutta inscrite dans le calendrier romain général

    Le dicastère pour le Culte divin et la Discipline des sacrements a rendu public, mardi 11 février, un décret inscrivant la célébration de la mémoire facultative de sainte Teresa de Calcutta, dans le calendrier du rite romain le 5 septembre.

    «Vivant l’Évangile avec profondeur et audace, sainte Teresa de Calcutta est témoin de la dignité et du privilège du service humble. Parce qu’elle voulait être non seulement la dernière, mais la servante des derniers, elle est devenue un modèle de miséricorde et une véritable image du Bon Samaritain», indique le décret portant inscription de la célébration de la mémoire de sainte Teresa de Calcutta dans le calendrier du rite romain, le 5 septembre, en tant que mémoire facultative.

    Ledit décret signé par le préfet du dicastère pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, le cardinal Arthur Roche, précise par la suite qu’«il faudra donc insérer dans tous les calendriers et livres liturgiques pour la célébration de la Messe et de la Liturgie des Heures, une nouvelle mémoire, en utilisant les textes liturgiques annexés au présent décret, qui seront traduits, approuvés et publiés par les Conférences des Évêques après confirmation par ce dicastère».

    Le cardinal Arthur Roche, explique d’ailleurs que cette inscription, «voulue par le Saint-Père est une réponse aux demandes des évêques, des religieux et des associations de fidèles, et compte tenu du rayonnement de la spiritualité de sainte Teresa de Calcutta à travers le monde, souhaite la proposer comme un témoignage exceptionnel d’espérance pour les laissés-pour-compte de la vie». C’est d’ailleurs pourquoi, ajoute le cardinal britannique, «dans son homélie lors de la célébration eucharistique au cours de laquelle s’est déroulé le rite de canonisation de sainte Teresa de Calcutta (4 septembre 2016), le Pape François l’a présentée comme un généreux vecteur de la miséricorde divine qui, comme le "sel" qui donne de la saveur à tout et la "lumière" qui illumine les ténèbres, imprégnait tout ce qu’elle entreprenait». Le préfet du dicastère pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, rappelle aussi qu’avec «sa mission dans les périphéries des villes et dans les périphéries existentielles», sainte Teresa de Calcutta «perdure de nos jours, comme un témoignage éloquent de la proximité de Dieu aux pauvres parmi les pauvres».

    Foi et de spiritualité 

    En clair dans les textes liturgiques de cette célébration, «la prière de la collecte nous ouvre le cœur de sa spiritualité: l’appel à satisfaire la soif de Jésus-Christ sur la Croix en répondant par l’amour aux besoins des plus démunis», souligne-t-il. C’est pourquoi «nous implorons Dieu le Père afin qu’en imitant son exemple, nous puissions servir le Christ présent dans nos frères et sœurs qui souffrent». Pour le Lectionnaire, affirme le cardinal, la première lecture est un texte du prophète Isaïe sur le jeûne agréable à Dieu (cf. Is 58, 6-11), suivi du psaume 33: «Je bénirai le Seigneur en tout temps». «L’Évangile, précédé de l’alléluia, met en évidence la révélation des mystères du Royaume aux petits (cf. Mt 11, 25) et inclut le beau texte de l’évangile selon saint Matthieu qui, après avoir énuméré les œuvres de miséricorde, contient les paroles suivantes, merveilleusement vivifiées par Mère Teresa: “Tout ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait” (cf. Mt 25, 40)».

    En ce qui concerne la «Liturgie des heures, et après la note hagiographique, la deuxième lecture de l’Office des lectures est un texte tiré de la lettre que la sainte a écrite au père Joseph Neuner en 1960, dans laquelle, en ouvrant son âme, elle manifeste l’obscurité de l’absence de Dieu à travers laquelle elle a vécu pendant de nombreuses années, mais qu’elle a offerte joyeusement à Dieu, afin qu’en supportant fidèlement cette épreuve, beaucoup d’âmes puissent être éclairées». Les textes liturgiques s’achèvent par «l’éloge du Martyrologe romain qui la place désormais en première position des célébrations du 5 septembre».

    Petite par la taille mais grande par l’amour

    Le cardinal souhaite que l’insertion de la célébration de sainte Teresa de Calcutta dans le Calendrier romain général «nous aide à contempler cette femme, phare de l’espérance, petite par la taille mais grande par l’amour, témoin de la dignité et du privilège de l’humble service dans la défense de toute vie humaine et de tous ceux qui ont été abandonnés, rejetés et méprisés même dans le secret du ventre de leur mère». Mère Teresa est née dans une famille albanaise, à Skopje, le 26 août 1910, et baptisée du nom de Gonxha Agnes. Dès son plus jeune âge, ses parents l'ont habituée à vivre en louant le Seigneur et en aidant les plus démunis.

    Toujours prête à se pencher sur les pauvres et les nécessiteux, elle s'est aussi fortement engagée dans la défense de la vie naissante. Dans son discours lors de la remise du prix Nobel de la paix, le 17 octobre 1979, elle a déclaré que le plus «grand destructeur de la paix […] est l'avortement». Mère Teresa a été béatifiée par le Pape saint Jean-Paul II le 19 octobre 2003. Elle «a allumé la flamme de l’amour, il vous faut poursuivre cette œuvre. Le monde en a besoin», avait déclaré le Pape polonais à l’assemblée des fidèles. 

  • Litanies de Notre-Dame de Lourdes

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    Litanies de Notre-Dame de Lourdes (source) :

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    Seigneur, ayez pitié de nous.
    Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
    Seigneur, ayez pitié de nous.

    Jésus-Christ, écoutez-nous.
    Jésus-Christ, exaucez-nous.

    Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
    Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
    Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
    Trinité sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

    Notre-Dame de Lourdes, Vierge Immaculée, priez pour nous. 
    Notre-Dame de Lourdes, Mère du divin Sauveur, priez pour nous. 
    Notre-Dame de Lourdes, qui avez choisi pour interprète une enfant faible et pauvre, priez pour nous.
    Notre-Dame de Lourdes, dix-huit fois bénie dans vos apparitions, priez pour nous.
    Notre-Dame de Lourdes, qui avez fait couler sur la terre la source qui guérit tous les maux, priez pour nous.
    Notre-Dame de Lourdes, dispensatrice des Dons du Ciel, priez pour nous.
    Notre-Dame de Lourdes, à qui Jésus ne peut rien refuser, priez pour nous.
    Notre-Dame de Lourdes, que nul n’a jamais invoquée en vain, priez pour nous.
    Notre-Dame de Lourdes, consolatrice des affligés, priez pour nous.
    Notre-Dame de Lourdes, qui guérissez les malades, priez pour nous.
    Notre-Dame de Lourdes, espoir des pèlerins, priez pour nous.
    Notre-Dame de Lourdes, qui priez pour les pécheurs, priez pour nous.
    Notre-Dame de Lourdes, qui nous engagez à la pénitence, priez pour nous.
    Notre-Dame de Lourdes, soutien de la Sainte Eglise, priez pour nous.
    Notre-Dame de Lourdes, avocate des âmes du purgatoire, priez pour nous.
    Notre-Dame de Lourdes, Vierge du Très Saint Rosaire, priez pour nous.

    Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur. 
    Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur. 
    Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

    Jésus-Christ, écoutez-nous. 
    Jésus-Christ, exaucez-nous.

    V./ : Priez pour nous, Notre- Dame de Lourdes,
    R./ : afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.

    Prions :

       O Dieu, qui, par l’Immaculée Conception de la Vierge, avez préparé à Votre Fils une habitation digne de Lui : accordez-nous, s’il Vous plaît, en célébrant l’Apparition de la même Vierge, d’obtenir le salut de l’âme et du corps. Nous Vous le demandons par ce même Jésus-Christ Notre-Seigneur.

    Ainsi soit-il !

  • Pourquoi les apparitions de Lourdes sont d’authentiques expériences surnaturelles

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    De Patrick Sbalchiero, membre de l’Observatoire international des apparitions et des phénomènes mystiques, sur "1000 raisons de croire" :

    Les apparitions de Lourdes, d’authentiques expériences surnaturelles

    À partir du 11 février 1858, une fillette de Lourdes, Bernadette Soubirous, fillette illettrée issue d’une famille pauvre, affirme voir la Vierge à 18 reprises. D’abord sceptique quant à l’authenticité de ses allégations, clergé, responsables locaux et médecins finissent par admettre l’aspect inexplicable des manifestations. En 1862, l’évêque du diocèse reconnaît canoniquement les apparitions. En effet, les documents très nombreux dont nous disposons depuis 170 ans montrent que Bernadette n’a pas été victime d’hallucinations ou d’illusions diverses. Ces apparitions restent des faits scientifiquement et médicalement inexplicables : la Mère de Dieu est bel et bien apparue à Bernadette et a communiqué avec elle.

    Les raisons d'y croire

    • Depuis le XVIIe siècle, une part de la philosophie considère que les faits « surnaturels » sont des non-lieux scientifiques puisque l’on est incapable d’en comprendre la cause et de les reproduire par l’expérimentation. Ainsi, les apparitions sont rangées au rayon des « projections mentales » ou des hallucinations. Ce propos est très réducteur : expliquer le réel par une lecture exclusivement positiviste des faits est illusoire.
    • Les progrès scientifiques plus récents vont en ce sens : physique quantique et mécanique ondulatoire ont bouleversé notre conception de la matière et des interactions de ses composantes. De plus, nos organes sensoriels ne sont pas infaillibles : ils sont même inaptes à percevoir certains phénomènes naturels (ultra-sons, lumière stellaire lointaine, etc.). De même, les apparitions mariales authentiques sont bien des faits réels dont seuls les effets peuvent être l’objet d’une analyse rationnelle (messages, guérisons, comportement du voyant, etc.) ; la cause émettrice – la Vierge Marie dans le cas de Lourdes – demeurant au-delà de la perception humaine (sauf pour Bernadette).
    • Ce que Bernadette voit, ce n’est pas une vague forme dans l’anfractuosité de la Grotte. Elle voit un être vivant, doué d’un corps, d’une personnalité, d’une affectivité et parlant un langage identifiable et clair. L’apparition communique avec la fillette sur un mode extra sensoriel mais néanmoins réel.
    • Tout contredit le postulat selon lequel Bernadette souffrirait de troubles mentaux. Jusqu’en juillet 1858, Bernadette va être examinée plus d’une trentaine de fois par diverses personnes : aucun praticien, même parmi les plus anticléricaux, n’a identifié une pathologie mentale chez elle.
    • L’objection neurologique ne tient pas non plus debout. Ces visions élaborées de la Vierge n’auraient pas pu être produites par une lésion du cerveau. Lorsque cette hypothèse est avancée, c’est sans l’ombre d’une preuve. Les changements physiologiques constatés chez Bernadette lors des extases n’ont d’ailleurs rien à voir avec un problème neurologique, ni dans leur déroulement (pas de crises d’épilepsie, d’évanouissements ou de convulsions) ni dans leur évolution : elles ont lieu uniquement et très précisément juste avant et après l’apparition, sans aucune récidive.
    • La qualité relationnelle du vécu de Bernadette, tant à Lourdes que dans son monastère de Nevers, sa fidélité à ses engagements religieux, son obéissance à ses supérieures, écartent l’éventualité à tout jamais l’éventualité d’une personnalité psychotique.
    • Parmi ses parents, ses camarades, les adultes qu’elle connaît, les ecclésiastiques qu’elle a croisés, personne n’a jamais fait preuve d’un tempérament exalté au point de favoriser chez Bernadette des délires religieux par « contagion affective ». Cela ne colle simplement pas avec l’environnement lourdais du milieu du XIXe siècle. Les extases de Bernadette sont parfaitement circonscrites : elles durent le temps des apparitions. Avant et après elles, la sainte vit normalement.
    • Des hallucinations ne produiraient d’aussi bons fruits chez la personne qui les subit : les visions dont a été témoin Bernadette ont unifié sa personne et structuré sa personnalité, la rendant même capable de mener une vie cloîtrée communautaire.
    • Si les apparitions sont une projection mentale, il est impossible d’expliquer la découverte de la source miraculeuse et les guérisons qui ont lieu alors que les apparitions ne sont pas encore terminées.

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  • 5e dimanche du Temps Ordinaire : jeter les filets de la Parole au cœur de ce monde

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    Lc 5, 1-11

    Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth ; la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu. Il vit deux barques amarrées au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la barque, il enseignait la foule.

    Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson. » Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets. » Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient. Ils firent signe à leurs compagnons de l'autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu'elles enfonçaient.

    A cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant : « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur. » L'effroi, en effet, l'avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu'ils avaient prise ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » 

    Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

    Homélie du Père Joseph-Marie Verlinde (Archive 2010)

    Les lectures de ce 5ème dimanche du Temps ordinaire, qui nous invitent à articuler un extrait du prophète Isaïe (6, 1-2), un passage de la première lettre de Saint Paul aux Corinthiens (15, 1-11) et le récit de la pêche miraculeuse, pourraient s’intituler : « les trois temps de la vocation ». Dans chacune de ces lectures, il est question d’un « héros » biblique : le prophète Isaïe, Paul et Pierre - trois hommes au tempérament fort, bien trempé. La mise en parallèle de leur itinéraire respectif de rencontre avec le Dieu vivant, va nous permettre de dégager quelques principes de la pédagogie divine, qui s’appliquent à chacun de nous.

    Tous les trois ont à découvrir, à l’occasion d’une initiative déconcertante de ce Dieu qu’ils croyaient connaître, qu’il est avant tout le Kadosch, le Saint, littéralement : le Tout-Autre. Aussi ce qu’il touche va nécessairement devenir à son tour « tout autre ». L’Altérité radicale, qui s’impose dans sa différence, est comme un feu dévorant, qui révèle à ceux à qui elle se manifeste, leur véritable personnalité. A leur tour ils seront envoyés proclamer qu’il faut se convertir, c'est-à-dire devenir « tout-autre ».

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