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Spiritualité - Page 78

  • Méditation pour le Lundi de Pâques

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    Du site de l'Opus Dei :

    Méditation : Lundi dans l’octave de Pâques

    Les thèmes proposés pour la méditation du jour sont : Jésus ressuscité vient à la rencontre des saintes femmes ; Les saintes femmes deviennent des apôtres ; Le courage qui suit la rencontre avec le Christ ressuscité


    « LE SEIGNEUR Seigneur est ressuscité d’entre les morts, comme il l’avait annoncé. Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse, car il règne à jamais. Alléluia. La liturgie ne consacre pas seulement un jour à un aussi grand mystère — ce serait trop peu pour tant de joie » [1], mais toute une semaine, formant l’octave de Pâques. Ces huit jours sont comme un long dimanche, parce qu’il n’est pas possible de contenir en vingt-quatre heures la joie de savoir que Jésus, avec ses plaies glorieuses, est vivant et nous dit : « Qui luttera contre moi ? C’est moi qui ai vaincu la mort, enchaîné l’ennemi, foulé l’enfer aux pieds, lié les forts, porté l’homme au plus haut des cieux ; c’est moi, en effet, qui suis le Christ » [2].

    Les femmes qui suivaient le Seigneur, poussées par leur amour, étaient allées visiter le tombeau de leur maître. Cependant, elles ont immédiatement couru à la maison pour raconter aux autres ce qui leur était arrivé : elles l’ont trouvée vide et elles ont rencontré Jésus… qui est vivant ! « Vite, elles quittèrent le tombeau, nous dit l’Évangile, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples » (Mt 28, 8). C’est le Christ lui-même, ressuscité, qui va à leur rencontre et les confirme dans ce dessein apostolique : « Allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront » (Mt 28, 10).

    Elles éprouvent une joie surprenante, allant de pair avec une certaine confusion, car il n’est pas facile d’oublier les scènes de la Passion. Elles ne remettent pas en question ce qu’elles ont vu : aucun doute que c’est Jésus qui a croisé leur chemin ; c’était sa façon de regarder et son ton de voix. « Après les rites du Triduum pascal, qui nous ont fait revivre le mystère de la mort et de la résurrection de notre Seigneur, maintenant, avec les yeux de la foi, nous le contemplons ressuscité et vivant. Nous aussi, nous sommes appelés à le rencontrer personnellement et à devenir ses hérauts et ses témoins » [3].


    MARIE MADELEINE et les autres femmes qui suivaient Jésus seront chargées de transmettre la nouvelle aux apôtres. Jésus leur confie la première annonce de la Résurrection, elles seront « les premiers témoins de cette vérité. Peut-être veut-il récompenser leur douceur, leur sensibilité à son message, leur force d’âme, qui les avaient poussés au Calvaire » [4]. Le cœur de ces femmes brûlait d’un amour intense pour Jésus, c’est pourquoi elles n’ont pas quitté le tombeau. Marie-Madeleine « cherchait celui qu’elle n’avait pas trouvé, elle le cherchait en pleurant et brûlant du feu de l’amour. C’est pourquoi, dit saint Grégoire, elle fut la seule à le voir alors, parce qu’elle était restée à le chercher, car ce qui donne de la force aux bonnes œuvres, c’est la persévérance dans celles-ci » [5]. Ces femmes sont devenues les apôtres des apôtres. Ce seront elles qui inciteront les disciples à sortir de leur cachette une fois pour toutes et à chercher eux-mêmes le Seigneur.

    La force de leur témoignage est née d’un amour sincère pour le Maître. La force motrice de l’évangélisation dans l’Église a toujours été la charité. Il en va de même dans la vie des saints qui, mus par le feu de leur amour pour le Seigneur, l’ont courageusement proclamé. Comme les rivières débordent au printemps, rendant le champ plus fertile, « l’apostolat, c’est l’amour de Dieu, qui déborde, en se donnant aux autres. La vie intérieure suppose une union croissante avec le Christ, par le Pain et la Parole. Et le désir d’apostolat est la manifestation exacte, appropriée et nécessaire, de la vie intérieure. Quand on savoure l’amour de Dieu, on sent le poids des âmes. […] L’apostolat fait partie de la nature même du chrétien : ce n’est pas quelque chose de surajouté, de superposé, d’extérieur à son activité quotidienne » [6]

    Nous savons maintenant que le Seigneur est vivant et qu’il nous aime ; c’est la grande nouvelle qui remplit nos vies d’espoir. C’est la grande nouvelle qui remplit nos vies d’espoir, et nous espérons que beaucoup d’autres pourront également en profiter. Jésus lui-même vient à notre rencontre pour nous confirmer dans ce désir et, en même temps, pour le transformer en la mission de ses disciples à travers les âges : « Allez et proclamez ». Il semble dire à chacun de nous : « Par ta vie, par ta parole, par ton amitié, toi aussi tu peux communiquer à tes frères et sœurs la grande nouvelle que la vie est plus forte que la mort, et l’amour plus fort que la haine ».


    CONTRAIREMENT aux saintes femmes, les gardes du tombeau, en découvrant qu’il était vide, furent remplis de terreur. Ils pensaient que quelqu’un avait volé le corps. Ils ne savaient pas comment interpréter ce qui s’était passé. Ils ont eu peur car ils ont compris que leur vie était en danger. Ils sont allés dans la ville et l’ont signalé aux autorités juives. Les chefs des prêtres et les anciens ont acheté leur silence avec une grosse somme d’argent et leur ont assuré une protection au cas où Pilate aurait vent de leur négligence.

    Alors que le courage des femmes renaît lorsqu’elles découvrent que le Christ est vivant, les autorités parlent d’un mort qu’elles craignent. Alors que les saintes femmes quittent le tombeau pleines de joie pour annoncer la nouvelle aux autres, les soldats s’enfuient avec l’intention de cacher ce qui s’est passé. Elles retrouvent la paix ; eux, au contraire, succombent à la peur et au mensonge. « Aujourd’hui, le Ressuscité nous répète à nous aussi, comme à ces femmes […] de ne pas avoir peur en devenant les messagers de l’annonce de sa résurrection. Celui qui rencontre Jésus ressuscité et qui se remet à Lui docilement n’a rien à craindre. Tel est le message que les chrétiens sont appelés à diffuser jusqu’aux extrémités la terre » [7]. « Dans notre existence quotidienne il existe de nombreuses occasions pour communiquer aux autres notre foi de manière simple et convaincue, si bien que leur foi peut naître de notre rencontre. Il est plus que jamais urgent que les hommes et les femmes de notre époque connaissent et rencontrent Jésus et, également grâce à notre exemple, se laissent conquérir par lui » [8].

    Enveloppés de la joie de Pâques, nous pouvons demander à Marie de faire de nous des témoins de l’amour de Jésus-Christ, des messagers de l’espérance qu’il a gagnée pour nous par sa victoire.


    [1]. Benoît XVI, Regina cœli, 9 avril 2007.

    [2]. Méliton de Sardes, Homélie sur la Pâque (Office des lectures).

    [3]. Pape François, Regina cœli, 22 avril 2019.

    [4]. Saint Jean Paul II, Audience générale, 22 février 1989.

    [5]. Saint Grégoire le Grand, Homélie 25, 1-2. 4-5.

    [6]. Saint Josémaria, Quand le Christ passe, n° 122.

    [7]. Benoît XVI, Regina cœli, 9 avril 2007.

    [8].Ibid.

  • Sainte et joyeuse fête de Pâques

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    resurrection1.jpgC’est le jour de la Résurrection,
    rayonnons de joie en cette solennité ;
    embrassons-nous les uns les autres,
    disons " Frère ", même à ceux qui nous haïssent,
    pardonnons tout à cause de la Résurrection, et chantons :

    Christ est ressuscité des morts,
    par la mort, il a vaincu la mort ;
    à ceux qui sont dans les tombeaux,
    il a donné la Vie.

    (extrait du Canon de Saint Jean de Damas)

    L'équipe de "belgicatho" vous souhaite une sainte et joyeuse fête de Pâques, toute vibrante des Alleluia de la Résurrection.

  • Et si le Christ n'était pas ressuscité...

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    resurrection-of-christ-and-women-at-the-tomb-1442.jpgUne homélie du frère David Macaire (qui vient d'être désigné comme archevêque de Fort-de-France - Martinique) sur le site des Dominicains de Bordeaux :

    Si le Christ n’était pas ressuscité ?

    Homélie du fr. David MACAIRE o.p. (pour la Vigile pascale 2010)

     Pauvres de nous! Si le Christ n'était pas ressuscité, comme nous serions ridicules! Notre liturgie serait un bien pauvre spectacle, un mystère creux, creux comme ces gros œufs au chocolat pleins de promesse et enrubannés de couleurs, mais qui sont finalement creux, vides et décevants! Cette gloire de marbre et cette image du ressuscité vers lesquelles nous nous tournerons tout à l'heure pour célébrer l'eucharistie ne serait qu'un culte d'idole... nous serions pathétiques. Si le Christ n'est pas ressuscité notre foi serait vaine comme dit l'apôtre et nous serions les plus à plaindre de tous les hommes, les « dindons de la farce »de l'Histoire humaine.

    En effet, si le Christ n'est pas ressuscité, prémices de ceux qui se sont endormis, que vaut notre vie? Pas grand chose que vaut l'Homme, guère plus! Car si le Christ n'est pas ressuscité notre vie n'est qu'une parenthèse! Rien qu'une parenthèse!

    Une parenthèse entre deux néants: rien avant, rien après!  Le néant d'avant nous fait naître du hasard-le-plus-total! Cela vide de son sens chacune de nos existences: Je n'ai plus aucune raison d'être, je ne suis pas désiré, je ne vaux guère mieux que le grain de sable sur le rivage, mon existence aléatoire n'a plus aucun poids. Pourquoi suis-je là? Par hasard! Le néant d'avant annihile ce que je suis, puisque je pourrais très bien ne pas être et cela n'aurait rien changé!

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  • « Surrexit Dominus vere »

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    Mgr Léonard.pngLa résurrection selon la chair, juste un symbole ? Monseigneur Léonard répond :

    « Il me paraît très important de souligner le réalisme de la résurrection. Ce n’est pas un réalisme naïf. Quand on parle de résurrection physique, je n’entends pas tomber non plus dans un anthropomorphisme presque grossier qui suscite des questions incongrues. Quel est le statut du corps de Jésus ressuscité ? Combien pèse-t-il ? Combien mesure-t-il ? C’est le genre de questions aussi idiotes que celle que l’on a posée sur l’eucharistie : comment Jésus, homme adulte, peut-il tenir dans l’hostie ? Ces questions indiquent bien que l’on comprend la réalité de la résurrection, comme celle de la présence réelle de Jésus dans l’eucharistie,  uniquement sur le mode de nos réalités terrestres. A mon sens, le corps de Jésus ressuscité est un corps réel, mais non plus au sens habituel d’un corps humain réel, en vieillissement, et s’acheminant vers la mort. Il doit présenter un certain rapport avec le corps du Christ que ses contemporains ont connu avant sa crucifixion mais, puisque Jésus ressuscité ne meurt plus, sa condition humaine réelle, incarnée, n’est plus tout à fait la même que la nôtre. Je considère le corps de Jésus comme réel, mais je ne le situe pas dans le cosmos. S’il est présent dans notre cosmos, c’est par la présence eucharistique. Le mystère a sa part dans la condition présente, mais tous nous recevons les lumières nécessaires à faire un acte de foi, à dire oui à Dieu. Ce oui à Dieu, c’est peut-être avant tout un acte de foi en la résurrection du Christ. Le christianisme sans la résurrection du Christ, sans le Christ vraiment ressuscité, ce n’est plus le christianisme, ce n’est plus qu’une idéologie parmi d’autres. Perdre cela, c’est perdre tout le contenu du message. Insinuer cette réduction dans le cœur des croyants, c’est un grand malheur et un grand méfait. C’est sortir de la foi chrétienne et pénétrer sur le terrain de l’hérésie. L’hérétique, c’est une personne qui retient de la foi chrétienne ce qui lui convient et laisse tomber le reste. Cette attitude réduit le croyant à la dimension d’un partisan. L’hérésie provient toujours d’une étroitesse d’esprit. Incapable d’accueillir toute la réalité de la Révélation, on nie le reste. On laisse tomber ce que l’on n’est pas capable d’intégrer dans sa raison trop courte, et on le transpose sur un mode acceptable ».

    Extrait de : Monseigneur Léonard, un évêque de plein air, éd. Omer Marchal, 1994, p.266

    JPSC

  • Pâques : Mortem moriendo destruxit

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    Dans la messe latine du jour de Pâques, lorsqu’il chante la préface solennelle, le prêtre proclame le coeur de notre foi dans le Christ : « ipse vere est Agnus qui mortem nostram moriendo destruxit et vitam resurgendo comparavit », ce qui veut dire « c’est vraiment lui l’Agneau qui en mourant détruisit notre mort et, en ressuscitant, racheta notre vie ». En termes concis tout est là.  Et c’est aussi, dans la foi, la seule position tenable pour un chrétien confronté à la pandémie fulgurante qui frappe aujourd’hui la terre entière.

    ob_ac3cdf_sara9.jpgLe Cardinal Robert Sarah, dans une interview qu’il vient d’accorder au magazine « Valeurs actuelles » ne dit pas autre chose. A la question posée par Charlotte d’Ornellas, l’auteur du best-seller « Dieu ou rien » répond sans ambages :

    « […] Lorsque la mort est si massivement présente, je vous invite à vous poser la question : la mort est-elle vraiment la fin de tout ? Ou bien n’est-elle pas un passage, douloureux certes, mais qui débouche sur la vie ? C’est pour cela que le Christ ressuscité est notre grande espérance. Regardons vers Lui. Attachons-nous à Lui. Il est la Résurrection et la Vie. Qui croit en Lui ne mourra jamais (Jn, 11, 25-26).

    Ne sommes-nous pas comme Job dans la Bible ? Appauvris de tout, les mains vides, le cœur inquiet : que nous reste-t-il ? La colère contre Dieu est absurde. Il nous reste l’adoration, la confiance et la contemplation du mystère. Si nous refusons de croire que nous sommes le fruit d’un vouloir amoureux de Dieu, alors tout cela est trop dur, alors tout cela n’a pas de sens. Comment vivre dans un monde où un virus frappe au hasard et fauche des innocents ? Il n’y a qu’une réponse : la certitude que Dieu est amour et qu’il n’est pas indifférent à notre souffrance. Notre vulnérabilité ouvre notre cœur à Dieu et elle incline Dieu à nous faire miséricorde.

    Je crois qu’il est temps d’oser ces mots de la foi. Le temps est fini des fausses pudeurs et des hésitations pusillanimes. Le monde attend de l’Eglise une parole forte, la seule parole qui donne l’Espérance et la confiance, la parole de la foi en Dieu, la parole que Jésus lui-même nous a confiée ».

    La séquence qui suit l’alleluia de la messe du jour de Pâques nous invite à le proclamer : «  la mort et la vie se sont affrontées en un duel gigantesque: le maître de la vie était mort et le voici vivant qui règne à nouveau ».

    "Victimæ paschali laudes" est une séquence liturgique pour le dimanche de Pâques. Elle est généralement attribuée à un auteur du XIe siècle, Wipo (appelé aussi Wipon de Bourgogne), aumônier (chapelain) de l'empereur du Saint-Empire Konrad II. On l'attribue quelquefois à Notker (moine de Saint-Gall en Suisse), au roi de France Robert le Pieux ou encore à Adam de Saint-Victor. (source)


    1 Victimae paschali laudes immolent Christiani
    2a Agnus redemit oves: Christus innocens Patri reconciliavit peccatores.
    2b Mors et vita duello conflixere mirando, Dux vitae mortuus, regnat vivus.
    3a Dic nobis Maria, quid vidisti in via?
    3b Sepulcrum Christi viventis, et gloriam vidi resurgentis:
    4a Angelicos testes, sudarium et vestes.
    4b Surrexit Christus spes mea: praecedet suos in Galilaeam.
    5a Credendum est magis soli Mariae veraci quam Judaeorum turbae fallaci.
    5b Scimus Christum surrexisse a mortuis vere: Tu nobis, victor Rex, miserere.
    Amen. Alleluia.

    1 A la victime pascale, chrétiens, offrez le sacrifice de louange.
    2a L'agneau a racheté les brebis : le Christ innocent a réconcilié les pécheurs avec le Père.
    2b La mort et la vie s'affrontèrent en un duel prodigieux. Le Maître de la vie mourut : vivant, il règne.
    3a Dis-nous, Marie Madeleine, qu'as-tu vu en chemin ?
    3b J'ai vu le sépulcre du Christ vivant, j'ai vu la gloire du Ressuscité.
    4a J'ai vu les anges ses témoins, le suaire et les vêtements.
    4b Le Christ, mon espérance, est ressuscité, il vous précédera en Galilée.
    5a [...]
    5b Nous le savons : le Christ est vraiment ressuscité des morts. Roi victorieux, prends-nous tous en pitié !
    Amen. Alleluia.

    (Texte latin / français : Académie de chant grégorien).

     JPSC

  • La Résurrection est nôtre

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    Introït de la Messe du saint Jour de Pâques 

    Resurrexi et adhuc tecum sum, alleluia : posuisti super me manum tuam, alleluia : mirabilia facta est scientia tua, alleluia, alleluia.

    Je suis ressuscité et me voici encore avec vous, alleluia : tu as pour jamais posé ta main sur moi, alleluia : merveilleuse est apparue ta sagesse, alleluia, alleluia.

    Ps. Domine, probasti me et cognovisti me. Tu cognovisti sessionem meam et resurrectionem meam

    Tu m’as éprouvé, Seigneur et tu m’as connu. Tu as connu mon coucher et ma résurrection (Ps. 138)

    LA RESURRECTION EST NÔTRE 

    VE PN 102 article la résurrection est nôtre 1 icône.jpg

    Le chrétien fidèle à son incorporation au Christ par le baptême ressuscitera pour le rejoindre au lumineux bonheur du Ciel.

    La perception de notre mortalité, qui s’impose à chacun de nous au quotidien, et parfois bien lourdement, peut certes venir se dresser comme un écran bien sombre faisant obstacle à notre foi en cette vérité : ainsi s’en trouve-t-il, malheureusement en trop grand nombre, de ces disciples rachetés par le Christ, qui vivent dans l’affliction, comme ceux qui n’ont pas d’espérance (cf. 1 Th 4, 12). Et quant à ceux qui professent au moins en théorie une vraie espérance, ils ne l’ont pas toujours bien chevillée au cœur, de sorte qu’elle ne produit plus chez eux les heureux fruits de souriante paix dont elle regorge en fait.

    Or, pour peu que l’on examine le fondement de ce point qui sert en quelque sorte de charpente à notre vie d’ici-bas, il se révèle on ne peut plus assuré. Osons cette image, dont nous pensons que l’argumentation proposée un peu plus bas montrera la pertinence : il ne s’agit pas d’un simple vernis laqué, mais de ce que les gens de métier appellent une coloration dans la masse, une couleur indissociable du matériau auquel elle donne éclat. Expliquons-nous.

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  • Christ est ressuscité des morts !

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    res-icon[1].jpg

    Canon pascal orthodoxe de Pâques : 

    C’est le jour de la Résurrection,
    Peuples, rayonnons de joie !
    C’est la Pâque, la Pâque du Seigneur,
    De la mort à la vie,
    De la terre aux cieux,
    Christ Dieu nous a fait passer,
    Chantons l’hymne de la victoire !

    Verset : Christ est ressuscité des morts.

    Purifions nos sens,
    Nous verrons le Christ resplendissant,
    Dans l’inaccessible Lumière de la Résurrection,
    Et nous l’entendrons nous crier :
    Réjouissez-vous en chantant l’hymne de la victoire.

    Verset : Christ est ressuscité des morts.

    Que le ciel se réjouisse,
    Que la terre soit dans l’allégresse,
    Que le monde soit en fête,
    Le monde visible et invisible,
    Car le Christ est ressuscité,
    Lui l’éternelle allégresse.

    Verset : Christ est ressuscité des morts.

    C’est le jour de la Résurrection,
    Peuples, rayonnons de joie !
    C’est la Pâque, la Pâque du Seigneur,
    De la mort à la vie,
    De la terre aux cieux,
    Christ Dieu nous a fait passer,
    Chantons l’hymne de la victoire !

    Christ est ressuscité des morts,
    par la mort, il a vaincu la mort ;
    à ceux qui sont dans les tombeaux,
    il a donné la Vie.

    Et aussi, le 

    Stichère de Pâques :

    C'est le jour de la Résurrection, que la fête nous illumine, embrassons-nous les uns les autres et appelons frères, même ceux qui nous méprisent. Pardonnons tout dans la Résurrection et chantons: le Christ est ressuscité des morts, à ceux qui sont dans les tombeaux Il a donné la Vie. 

  • Reine du ciel, réjouissez-vous, alléluia

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    Regina Cœli, laetare, alleluia:
    quia quem meruisti portare, alleluia.
    Resurrexit, sicut dixit, alleluia.
    Ora pro nobis Deum, alleluia.

    V. Gaude et laetare, Virgo Maria, alleluia.
    R. Quia surrexit Dominus vere, alleluia.

    Reine du ciel, réjouissez-vous, alléluia
    car Celui que vous avez mérité de porter dans votre sein, alléluia
    est ressuscité comme Il l'a dit, alléluia
    Priez Dieu pour nous, alléluia.

    V. Soyez dans la joie et l'allégresse, Vierge Marie, alléluia.
    R. Parce que le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.

  • Méditation pour le Samedi Saint

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    Du site de l'Opus Dei :

    Méditation : Samedi Saint

    Les thèmes proposés pour la méditation du jour sont : l’espérance illumine le Samedi Saint ; les personnages qui sont restés près du Christ à l’heure de l’abandon ; Marie nous console et nous fortifie au moment de la difficulté

    - L'espérance illumine le Samedi Saint

    - Les personnages qui sont restés près du Christ à l'heure de l'abandon

    - Marie nous console et nous fortifie au moment de la difficulté


    IL SE POURRAIT que le Samedi Saint soit « le jour du Triduum pascal que nous négligeons le plus, pris par la frémissante attente de passer de la croix du vendredi à l’alléluia du dimanche » [1]. Pour qu’il n’en soit pas ainsi, nous pouvons fixer notre attention sur les femmes qui sont restées tout le temps près de Marie. « Pour elles c’était l’heure la plus sombre, comme pour nous. Mais dans cette situation les femmes ne se laissent pas paralyser. Elles ne cèdent pas aux forces obscures de la lamentation et du regret, elles ne se renferment pas dans le pessimisme, elles ne fuient pas la réalité. Elles font quelque chose de simple et d’extraordinaire : dans leurs maisons elles préparent les parfums pour le corps de Jésus. Elles ne renoncent pas à l’amour. […] Ces femmes, sans le savoir, préparaient dans l’obscurité de ce samedi “l’aube du premier jour de la semaine”, le jour qui aurait changé l’histoire » [2].

    Jésus-Christ git aujourd’hui dans le tombeau. Des mains amies l’ont déposé avec amour dans une propriété de Joseph d’Arimathie, près du Calvaire. Où sont les apôtres ? Les évangiles ne disent rien à ce propos, mais peut-être qu’au coucher du soleil de ce samedi ils sont parvenus l’un après l’autre jusqu’au Cénacle, où ils s’étaient réunis quelques jours auparavant avec le Maître. Quel découragement dans leurs conversations ! Ils avaient trahi Jésus. Leur démoralisation était telle qu’ils ont envisagé l’idée de tout laisser tomber et de reprendre leurs affaires de jadis, comme si les trois années écoulées n’avaient été qu’un rêve. Cependant, « dans le silence qui entoure le Samedi-Saint, touchés par l’amour sans limites de Dieu, vivons dans l’attente de l’aube du troisième jour, l’aube de la victoire de l’amour de Dieu, l’aube de la lumière qui permettra aux yeux du cœur de voir de nouvelle manière la vie, les difficultés, la souffrance. Nos insuccès, nos déceptions, nos amertumes, qui semblent indiquer la chute de tout, sont illuminés par l’espérance » [3].


    IL Y A quelque chose de différent chez les saintes femmes : elles ont été fidèles jusqu’au dernier moment. Elles ont observé attentivement l’état des lieux pour y retourner après le repos du sabbat et finir d’embaumer le corps de Jésus. Le découragement des uns et des autres trouve facilement une explication. Ils n’étaient pas encore des témoins de la résurrection du Christ, les apôtres pas plus qu’elles. Malgré tout, elles ne renoncent pas à rendre ce service. Leur amour était plus fort que la mort. Par ailleurs, nous aimerions être aussi courageux que Joseph d’Arimathie et Nicodème, lesquels « à l’heure de la solitude, de l’abandon total et du mépris… se manifestent audacter (Mc 15, 43)… avec un courage héroïque ! […] Moi, je monterai avec eux jusqu’au pied de la Croix, disait saint Josémaria, j’étreindrai le Corps froid, le cadavre du Christ, avec le feu de mon amour… Je Le déclouerai par mes actes de réparation et mes mortifications… je l’envelopperai dans le linge neuf de ma vie limpide, et je l’enterrerai dans le roc vivant de ma poitrine, d’où personne ne pourra me l’arracher » [4]. Alors que personne n’attendait plus rien du Christ, ces personnages de l’Écriture ne se dérobent pas. Ils n’ont rien à y gagner, ils peuvent même tout perdre, mais ils tiennent à offrir à Jésus leur affection.

    D’un autre côté, le Samedi Saint ne fut pas pour la Vierge Marie un jour triste, bien que douloureux. La foi, l’espérance et l’amour le plus tendre pour son divin fils lui ont apporté la paix, lui permettant d’attendre sereinement la résurrection. En attendant, elle s’est rappelé les dernières paroles de Jésus : « Femme, voici ton fils » (Jn 19, 26). Elle a commencé à exercer sa maternité auprès de ces hommes et de ces femmes qui avaient suivi le Christ depuis les premiers moments. Marie a certainement essayé de ranimer la foi et l’espérance des apôtres, en leur rappelant les mots qu’ils avaient autrefois entendu des lèvres du Christ : « Ils se moqueront de lui, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et trois jours après, il ressuscitera » (Mc 10, 34). Les propos du Seigneur étaient très clairs pour qu’à l’heure de la difficulté ils soient capables de s’accrocher par la foi à ses mots. À côté du souvenir douloureux des souffrances endurées par Jésus-Christ, un grand soulagement s’est emparé de son cœur de Mère, à l’idée que tout était déjà fini : « L’œuvre de notre Rédemption s’est accomplie. Nous sommes de nouveau enfants de Dieu, car Jésus est mort pour nous et sa mort nous a rachetés » [5].


    PRÈS de la Vierge Marie, à la lumière de son espérance, le cœur de chacun s’est embrasé. « Et si tout était vrai ? » pensaient peut-être les apôtres. « Et si Jésus-Christ ressuscitait pour de vrai, comme il l’avait promis ? » Comme ils étaient jadis tous réunis autour du Fils, ils souhaitaient maintenant être près de la Mère. Assurément Marie a envoyé les uns et les autres chercher ceux qui ne s’étaient pas encore manifestés. Il est possible qu’elle ait nourri l’espoir de rencontrer Thomas, pour consoler son cœur craintif. Au moment de l’épreuve, ils ont su accourir à Marie, et « avec elle, comme tout est facile ! » [6]

    Nous voulons fonder notre foi sur la sienne : surtout lorsque les choses nous coûtent, à l’heure de la difficulté et de l’obscurité. Saint Bernard en avait fait l’expérience : « Si les vents de la tentation se lèvent, si tu trébuches sur les rochers des tribulations, regarde l’Étoile, appelle Marie » [7]. Dieu veut qu’elle soit pour nous avocate, mère, chemin sûr pour retrouver la lumière aux moments d’obscurité.

    Celui qui a recours à l’intercession puissante de Sainte Marie sait qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont mis en elle leur confiance ait été abandonné, la difficulté fût-elle dure et importante la confusion de l’âme. Nous pouvons dire à Jésus : « Quelle que soit la tristesse qui habite en nous, nous sentirons devoir espérer, parce qu’avec toi la croix débouche sur la résurrection, parce que tu es avec nous dans l’obscurité de nos nuits : tu es certitude dans nos incertitudes, Parole dans nos silences, et rien ne pourra jamais nous voler l’amour que tu nourris pour nous » [8]. Près de Marie, mère de l’espérance, notre foi dans les mérites de son fils Jésus repoussera.


    [1]. Pape François, Homélie, 11 avril 2020.

    [2]Ibid.

    [3]. Benoît XVI, Paroles à la fin du Chemin de Croix, 2 avril 2010.

    [4]. Saint Josémaria, Chemin de Croix, XIVe station, n° 1.

    [5]. Saint Josémaria, Chemin de Croix, XIVe station.

    [6]. Saint Josémaria, Chemin, n° 513.

    [7]. Saint Bernard, Homiliae super «Missus est», 2, 17.

    [8]. Pape François, Homélie, 11 avril 2020.

  • Canon orthodoxe du Samedi Saint

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    Canon Du Samedi Saint

  • Quand tout est consommé

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    14067376.jpg

    (L'empreinte du visage de Jésus sur le Saint Suaire de Turin)

    Le seul irréparable malheur est de se trouver un jour sans repentir

    devant la face qui pardonne.

    Georges BERNANOS

  • La Passion du Christ selon le Saint Suaire de Turin

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    Du Frère Bruno Bonnet-Eymard (source) :

    La Passion du Christ selon le Saint Suaire de Turin

    LES PLAIES DU CHRIST

    « PILATE PRIT JÉSUS ET LE FIT FLAGELLER. » (JN 19, 1)

    Silhouette dorsale du Saint Suaire
    Silhouette dorsale

    La flagellation du Seigneur, personne ne l'avait imaginée dans toute son ignominie, telle que nous la voyons ici représentée. Peut-être le laconisme des Évangélistes s'explique-t-il par l'horreur que leur inspirait le souvenir de ce supplice infligé à Jésus (Mc 15, 15 ; Mt 27, 26 ; Jn 19, 1). Selon les témoignages littéraires, le condamné était entièrement dévêtu et attaché à une colonne. C'est pourquoi on parle traditionnellement de “ la colonne de la flagellation ”. Mais si Jésus avait eu ainsi les bras élevés, attachés au sommet d'un fût de colonne, il aurait eu au moins la poitrine à l'abri des coups. Ici nous voyons les coups pleuvoir sur les épaules, sur le dos, les reins, les cuisses, les mollets ; mais aussi par-devant : nous en comptons les traces sur la poitrine et sur la face antérieure des jambes.

    Le flagrum, un manche avec deux ou trois lanières lestées de petites haltères en plomb, était manié par un bourreau qui tournait autour de sa victime, ou bien par deux bourreaux, dont l'un frappait à revers. Jésus a perdu beaucoup de Sang, pour une raison que saint Luc est le seul à mentionner, « avec une précision de clinicien tout à fait indépassable », écrit le docteur Barbet ; peut-être parce qu'il avait interrogé saint Jean, le disciple bien-aimé qui ne dormait pas au mont des Oliviers :

    « Entré en agonie, il priait de façon plus instante, et sa sueur devint comme de grosses gouttes de sang qui tombaient à terre. » (Lc 22, 44)

    Barbet reconnaissait les symptômes de l'hématidrose, phénomène clinique rare, mais bien connu des médecins, causé par un profond ébranlement moral, précisément celui dans lequel nous voyons Notre-Seigneur plongé au cours de l'agonie de Gethsémani, lorsqu'Il prévoit d'avance, dans le détail, les souffrances qui L'attendent ; et surtout lorsqu'Il se remémore la masse effroyable de NOS péchés, et qu'Il s'en revêt en présence de son Père, les prenant sur Lui pour les expier. Une agonie morale, un combat mortel entraîne ce symptôme physiologique d'une hémorragie sous-cutanée : le sang se mêle à la sueur et forme avec elle des petites boules sortant par les pores de la peau et roulant littéralement sur l'ensemble du corps, « roulant jusque par terre », écrit saint Luc.

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