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BELGICATHO - Page 1408

  • "Sociétal", un terme piégé

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    De Joël Hautebert en éditorial sur le site de l'Homme Nouveau :

    Faut-il parler de politique « sociétale » ?

    Insidieusement, en adoptant le vocabulaire des partisans de la « politique sociétale » – qui abrite en fait la révolution anthropologique mondialiste hostile à la nature humaine et à son Créateur –, notre combat théorique perd en cohérence et en efficacité. Il se joue en effet aussi sur le terrain sémantique.

    Nous nous accoutumons un peu trop facilement à l’usage de l’adjectif « sociétal » (questions sociétales, politique sociétale…), couramment employé dans le langage politique contemporain. Si l’on considère que le vocabulaire est un puissant vecteur de circulation et d’intériorisation des concepts, il importe de s’interroger sur le bien-fondé de l’emploi de termes qui abondent dans la vie politique. Comme nous pensons avec des mots, l’idéologie progresse toujours par la subversion du langage et l’usage d’innovations lexicales riches de sens.

    Deux significations

    Au premier degré de l’analyse, ce néologisme revêt deux significations. Tout d’abord, il différencie les objectifs politiques qu’il désigne de ce que l’on appelle depuis longtemps la « question sociale ». Cette dernière expression correspond aux considérations économiques, au sort des plus démunis, ou de la classe ouvrière oppressée dans une logique marxiste classique. On devine alors que les « questions sociétales » n’entretiennent pas de relation ténue avec une doctrine économique. Le glissement de la gauche sociale à la gauche sociétale entérine dans le langage l’abandon de la politique économique traditionnelle du socialisme. Ensuite, nous observons que le mot « sociétal » désigne les décisions gouvernementales qui concernent le plus souvent l’anthropologie et la nature humaine. À titre d’exemple, citons la dénaturation du mariage, la GPA, la PMA, le Genre. On comprend alors que du point de vue de l’efficacité politique, « politique sociétale » soit un euphémisme plus rassurant que « création d’un homme nouveau », « révolution anthropologique », « déconstruction de l’humain », etc. Certes, nous rencontrons de tels énoncés plus directs et explicites dans les débats d’idées (pensons au transhumanisme), mais plus rarement de la part des politiques.

    Ce constat étant fait, puisque la politique investit l’anthropologie, il en ressort que les gouvernants quittent la sphère du politique pour se substituer à la nature et à son Auteur. Cette substitution engendre une subversion des principes et des institutions les plus élémentaires du droit naturel : la distinction homme/femme, le mariage, la filiation, la fécondité, c’est-à-dire tout ce que nous voyons appliqué aujourd’hui par nos gouvernants. Chez les grandes prêtresses du Genre, le mot anthropologie est d’ailleurs honni.

    Une sociologie marxiste

    Mais pourquoi employer l’adjectif « sociétal » ? Au-delà de l’évident intérêt de l’usage d’un euphémisme, la raison réside dans les mutations idéologiques des dernières décennies, plus précisément dans l’hégémonie de la sociologie ancrée dans la pensée marxiste. Puisque la nature n’existe pas, tout est social ou tout est culturel, mais cette dernière expression est devenue moins usuelle. Nos comportements, nos croyances, nos goûts, nos convictions, notre conception de la famille et de la sexualité résultent de déterminismes sociaux dont nous intériorisons inconsciemment les règles. Mais fort heureusement, la société évolue sous l’effet du progrès, déroulant ses bienfaits grâce aux luttes émancipatrices, aujourd’hui celle des femmes contre les méchants hommes, ou encore le rejet de l’identité sexuée imposée dès la naissance par les stéréotypes sociaux dont il faut impérativement se défaire. L’absence d’ordre naturel, de bien et de juste en soi, justifie l’évolution non seulement des règles et des institutions mais aussi de la phusis propre à l’homme lui-même. Dire qu’une institution ou qu’une pratique est sociétale tend à la dé­naturaliser.

    Selon cette logique, omniprésente dans l’idéologie du Genre, les hommes ont déclaré « naturelles » leurs pratiques de domination, à seule fin d’empêcher leur remise en cause car le camouflage de la nature leur donne une dimension intemporelle définitive. De manière générale, toute allusion au caractère « naturel » révèle l’existence d’une violence dominatrice qu’il convient de combattre dans une perspective émancipatrice. Nous n’avons pas suffisamment compris depuis quarante ans cette mutation idéologique qui fait de la nature humaine l’ennemi numéro un. Si la volonté de créer un homme nouveau n’est certes pas nouvelle, les modalités de cette révolution ont évolué avec le temps. L’engagement constant de l’État dans les « questions sociétales » résulte d’une volonté idéologique et non d’un enfumage politique dû à l’omnipotence des institutions européennes contraignant l’État français à l’inaction dans ses domaines de compétence traditionnelle.

    Une idéologie envahissante

    D’ailleurs, ces « questions sociétales » sont également au cœur de l’action des institutions supranationales, principalement de l’Onu. Cette idéologie étend aujourd’hui ses tentacules à l’échelle du monde entier. C’est le visage contemporain de la Révolution, dont l’objectif est le renversement de l’ordre naturel et divin. Remarquons au passage que la réduction constante, voire l’abandon, de la place accordée aux lettres classiques et aux langues anciennes, grec et latin, facilite grandement l’imprégnation de ce sociologisme dans les mentalités. En effet, rien de tel que la lecture des auteurs classiques pour se rendre compte à quel point la nature humaine ne change pas. Malgré plus de deux mille ans d’écart, les hommes rencontrent les mêmes difficultés, y compris politiques, cherchent à répondre aux mêmes questions et connaissent les mêmes passions.

    Ainsi, on est en droit de se demander si, de notre part, l’utilisation sans nuance ou mise en garde de l’expression « questions sociétales » pour désigner ce qui relève en réalité de la nature conduit, au moins dans le discours, à se placer sur le terrain intellectuel défini par les adversaires déclarés de la nature humaine. À partir de là, il devient plus difficile de mener un combat théorique cohérent, puisqu’une étape a été franchie, celle de l’acceptation des termes de la dispute intellectuelle fixés par le camp opposé. Quant au grand public, en s’habituant à l’usage des termes, il intègre progressivement les concepts sous-jacents.

    Pour parer avantageusement à ces inconvénients, mieux vaut parler explicitement de « révolution anthropologique » ou de « questions anthropologiques » que le pouvoir politique se croit autorisé à modifier. Ce combat sémantique est à notre portée.

  • La contraception réduit-elle le nombre d'avortements ?

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    Lu sur genethique.org ("le coin des experts") :

    LA CONTRACEPTION RÉDUIT LE NOMBRE D'AVORTEMENTS ? RÉPONSE D'EXPERTS

  • Le message du pape aux journalistes

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    Vérité, professionnalisme et respect des personnes, pour un journalisme de la rencontre

    De zenit.org (Océane Le Gall) :

    Traduction complète de l’allocution du pape François à la presse italienne

    Aimer la vérité, professionnalisme et respect des personnes : le pape voit dans ces trois directions le cocktail nécessaire à un journalisme qui soit au service d’une « culture de la rencontre », en vue d’ « améliorer la société ». Il constituera ainsi « un élément fondamental pour la vitalité d’une société libre et plurielle », comme « instrument de la construction » du bien commun, et comme « accélérateur des processus de réconciliation ».

    Le pape François a en effet reçu en audience dans la salle Clémentine du Vatican, jeudi 22 septembre 2016, le Conseil italien de l’Ordre des journalistes, soit 400 journalistes.

    Voici le journalisme que le pape appelle de ses voeux: « Je souhaite que le journalisme, de plus en plus et partout, soit un instrument de construction, un facteur de bien commun, un accélérateur de processus de réconciliation; qu’il sache repousser la tentation de fomenter l’affrontement, avec un langage qui attise le feu des divisions, mais favorise plutôt la culture de la rencontre. Vous, journalistes, rappelez à tous chaque jour qu’il n’existe pas de conflit qui ne puisse être résolu par des femmes et des hommes de bonne volonté. »

    Voici notre traduction complète, de l’italien, de l’allocution du pape François.

    Discours du pape François

    Mesdames et messieurs,

    Merci de votre visite. Je remercie en particulier le président pour ses paroles d’introduction à notre rencontre. Et je remercie également pour le siennes, le préfet du secrétariat chargé de la communication.

    Peu de professions ont une aussi grande influence sur la société que le journalisme. Le journaliste a un rôle à la fois de grande importance et de grande responsabilité. D’une certaine façon vous écrivez « une première ébauche de l’histoire », en construisant l’agenda des nouvelles et conduisant les personnes à une interprétation des événements. C’est très important. Les temps changent et également la manière de faire le journaliste. La presse écrite tout comme la télévision perdent de leur  importance face aux nouveaux médias du monde numérique – surtout parmi les jeunes – mais les journalistes, s’ils font leur travail de manière professionnelle, restent un pilier, un élément fondamental pour la vitalité d’une société libre et plurielle. Le Saint-Siège aussi – face au changement du monde des médias – a vécu et vit en ce moment un processus de réforme qui va changer tout son système de communication, dont vous bénéficierez ; le secrétariat pour la communication sera un point de référence naturel pour votre précieux travail.

    Aujourd’hui, je voudrais partager avec vous une réflexion sur quelques aspects de votre profession, le journalisme, et sur comment ils peuvent servir à améliorer la société dans laquelle nous vivons. Pour nous tous, il est indispensable de nous arrêter, pour réfléchir àce que nous faisons et à comment nous le faisons. Dans la vie spirituelle, cela prend souvent la forme d’une journée de retraite, d’approfondissement intérieur. Je pense que dans la vie professionnelle aussi on a besoin de ça, d’un peu de temps pour nous arrêter et réfléchir. Certes, ce n’est pas facile dans un domaine comme le journalisme, une profession qui vit en permanence de « délais de livraison » et de « dates d’expiration ». Mais, au moins, pendant un bref instant, cherchons à approfondir un peu la réalité du journalisme.

    Je m’arrête sur trois éléments: aimer la vérité, une chose fondamentale pour tout le monde, mais spécialement pour les journalistes; vivre de manière professionnelle, quelque chose qui va bien au-delà des lois et des règlements; et respecter la dignité humaine, qui est beaucoup plus difficile que cela n’y paraît au premier abord.

    Aimer la vérité veut dire non seulement affirmer mais vivre la vérité, et en témoigner à travers  son travail. Vivre et travailler, donc, avec cohérence par rapport aux paroles que l’on utilise pour un article de journal ou un reportage télévisé. Ici la question n’est pas « être ou ne pas être un croyant ».  La question est « être ou ne pas être honnête avec soi-même et avec les autres. La relation constitue le cœur de toute communication. A plus forte raison chez ceux qui en font leur métier. Et aucune relation, fondée sur la malhonnêteté, ne peut résister et durer dans le temps. Je me rends compte que dans le journalisme actuel – un flux ininterrompu de faits et événements racontés 24 heures par jour, 7 jours sur 7 – ce n’est pas toujours facile d’arriver à la vérité, ou du moins de s’en approcher. Dans la vie tout n’est pas noir ou blanc. Dans le journalisme aussi, il faut savoir discerner entre les nuances de gris des événements que l’on est appelé à raconter. Les débats politiques, voire tant de conflits, sont rarement le résultat de dynamiques claires et nettes, dans lesquelles il est possible de reconnaître sans équivoque qui a tort et qui a raison. La confrontation et parfois l’affrontement, au fond, naissent précisément de cette difficulté à faire la synthèse entre les différentes positions. C’est le travail – nous pourrions dire aussi la mission – à la fois difficile et nécessaire d’un journaliste: arriver au plus près de la vérité des faits et ne jamais dire ou écrire une chose qui, au fond de sa conscience, il le sait, n’est pas vraie.

    Deuxième élément: vivre de manière professionnelle veut dire avant tout – au-delà de ce que nous pouvons trouver écrit dans les codes déontologiques – comprendre, intérioriser le sens profond de son propre travail. D’où découle la nécessité de ne pas soumettre sa profession aux logiques des intérêts partisans, qu’ils soient économiques ou politiques. Le devoir du journaliste, j’oserais dire sa vocation, est donc – à travers l’attention, et le soin à rechercher la vérité – de faire grandir la dimension sociale d’une vraie citoyenneté. Dans cette perspective d’ouvrir les horizons, agir de manière professionnelle veut donc dire non seulement répondre aux préoccupations, bien que légitimes, d’une catégorie, mais avoir à cœur un des chambranles de la structure d’une société démocratique. Les dictatures – de n’importe quelle orientation et «  couleur » –  qui ont toujours cherché à s’emparer des moyens de communication,  et à imposer de nouvelles règles au journalisme, devraient toujours nous faire réfléchir.

    Et troisièmement: respecter la dignité humaine est important dans toute profession, et spécialement dans le journalisme, car derrière le simple récit d’un événement il y a les sentiments, les émotions et, en définitive, la vie des personnes. J’ai souvent parlé des bavardages comme étant une forme de «  terrorisme », capable de tuer une personne par la langue. Si cela vaut pour les individus, en famille ou au travail, à plus forte raison pour les journalistes, car leur voix peut toucher tout le monde, et c’est une arme très puissante. Le journalisme doit toujours respecter la dignité de la personne. Un article est publié aujourd’hui et demain il sera remplacé par un autre, mais la vie d’une personne injustement calomniée peut être détruite à jamais. Certes la critique est légitime, et je dirais plus, elle est nécessaire, tout comme « dénoncer » le mal, mais cela doit toujours être fait en respectant l’autre, sa vie, ses affections. Le journalisme ne peut pas devenir une « arme de destruction » des personnes, voir de peuples. Ni alimenter la peur face aux changements ou phénomènes comme les migrations forcés, dues aux guerres et à la famine.

    Je souhaite que le journalisme, de plus en plus et partout, soit un instrument de construction, un facteur de bien commun, un accélérateur de processus de réconciliation; qu’il sache repousser la tentation de fomenter l’affrontement, avec un langage qui attise le feu des divisions, mais favorise plutôt la culture de la rencontre. Vous, journalistes, rappelez à tous chaque jour qu’il n’existe pas de conflit qui ne puisse être résolu par des femmes et des hommes de bonne volonté.

    Je vous remercie pour cette rencontre ; je vous souhaite bonne chance dans votre travail. Que le Seigneur vous bénisse. Je vous accompagne dans mes prières et dans mon cœur, et vous demande s’il vous plait de prier pour moi. Merci.

  • 26 septembre : Journée mondiale de la contraception; quand les femmes se réveilleront-elles ?

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    D'Aleteia.org

    Vidéo. Contraception : quand est-ce que les femmes se réveilleront ?

    À l'occasion de la journée mondiale de la contraception découvrez le message de Thérèse Hargot, sexologue et philosophe.

    En cette journée mondiale de la contraception, Thérèse Hargot, sexologue qui intervient en milieu scolaire depuis une dizaine d’années, propose qu’on arrête de culpabiliser les femmes qui sont très souvent les seules à gérer la contraception. Bien que pratique, elle nous informe que la pilule n’est pas notre meilleure alliée pour autant.

    En tant que nana, on opte rapidement pour une méthode contraceptive, souvent hormonale, de type pilule, stérilet, implant, pour avoir des relations sexuelles en étant (presque) libérée du risque de tomber enceinte. Quand on n’a pas encore envie d’avoir des mômes, c’est la solution idéale. Pourtant la technique n’est pas imparable non plus.

    Avec la pilule, on se pense safe, à tel point qu’on fait confiance à un cachet, sans essayer de comprendre ce qu’il se passe dans notre corps, en plus de nous rendre dépendante du corps médical comme si nous étions malade.

    Mais en vérité, “être libre” ça va avec “être autonome”. Et pour cela, on a besoin de deux choses : connaître notre corps et notre cycle, pour avoir le pouvoir sur notre fécondité. Thérèse Hargot rappelle également qu’il est important que l’homme soit intégré dans la gestion de la contraception, car un enfant ça se fait à deux. On est bien contentes d’entendre que ce n’est pas qu’une affaire de femmes.

    D’autre part, il n’y a pas de vie sexuelle sans désir. Naturellement, la libido fluctue en fonction du cycle. Le problème de la contraception hormonale, c’est qu’elle maintient notre libido à un faible niveau car elle empêche l’ovulation qui est la phase où elle est la plus active. Okay, maîtriser la contraception naturelle n’est pas donné à tout le monde… Mais ça serait quand même bien d’avoir une contraception qui permet de nous connaître et surtout qui respecte notre corps.

  • Accord entre le Saint-Siège et la Chine communiste : une négociation confuse

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    Lu sur « riposte catholique » 

    Un peu plus de quinze jours après la mort de Mgr Zhu Weifang, décédé ce 7 septembre à l’âge de 89 ans, la succession de l’évêque de Wenzhou continue d’être l’objet de toute l’attention des autorités gouvernementales. La police a renvoyé en « voyages d’études » l’évêque que Rome tient pour être l’évêque légitime de cet important diocèse du Zhejiang, tandis que ses agents manœuvrent pour empêcher toute unité entre le clergé des parties « clandestine » et « officielle » du diocèse.

    Après l’organisation des funérailles de Mgr Zhu, célébrées le 13 septembre, on pouvait penser que le calme reviendrait à Wenzhou, diocèse de quelque 120 000 fidèles, situé dans la très dynamique province du Zhejiang. Il semble que cela ne soit pas le cas. On se souvient que Mgr Shao Zhumin, 53 ans, avait été emmené par les autorités dès avant la mort de Mgr Zhu dans la lointaine province du Qinghai, l’objet de cet éloignement forcé étant d’empêcher que Mgr Shao, issu de la partie « clandestine » du diocèse, se fasse reconnaître par les fidèles comme l’évêque en titre de Wenzhou. Ces derniers jours, le bruit a couru que Mgr Shao était de retour à Wenzhou, signe possible d’une éventuelle acceptation par les autorités gouvernementales de son épiscopat. Or, les dernières informations disponibles en provenance de Wenzhou indiquent que Mgr Shao a de nouveau été emmené à Xining, au Qinghai, à 2 500 km de Wenzhou, et nul ne sait combien de temps il sera retenu là-bas.

    « Selon les normes du droit canonique »

    L’« éloignement » de Mgr Shao peut être dû à différents facteurs. Premièrement, hier, 21 septembre, la Salle de presse du Saint-Siège a diffusé un communiqué pour faire part du décès de Mgr Zhu Weifang. Les communiqués du Saint-Siège relatifs à l’Eglise de Chine, à ses évêques en particulier, ne sont pas exceptionnels mais ils restent rares. Intitulé « Deuil dans l’épiscopat », le communiqué ne retient pas tant l’attention pour les informations qu’il donne quant à la vie de cet évêque nommé par le pape en 2007 que par la phrase qui le conclut. « Selon les normes du droit canonique, Mgr Peter Shao Zhumin, évêque coadjuteur du diocèse [de Wenzhou], succède au prélat défunt », peut-on lire à la fin de ce court communiqué. En une phrase, le Saint-Siège rappelle ici qu’à ses yeux, l’évêque légitime de Wenzhou est bien Mgr Shao, là où les autorités chinoises n’ont jamais reconnu à ce dernier sa qualité d’évêque. En « éloignant » Mgr Shao jusqu’au Qinghai, la Chine signifierait à Rome qu’elle persiste à ne pas accepter Mgr Shao comme évêque.

    Deuxièmement, ces jours derniers ont vu des gestes inédits de la part du clergé de Wenzhou. Mardi 20 septembre, dans l’après-midi, une délégation de seize prêtres « clandestins » de Wenzhou est allée prier dans le colombarium où repose l’urne funéraire de Mgr Zhu Weifang. Le groupe était emmené par le chancelier « clandestin » de Wenzhou, le P. Paul Jiang Sunian, et a été accueilli au colombarium de Ma Qiao Shan par le P. Zhong Jinxing, prêtre « officiel », qui agissait au nom du P. Ma Xianshi, le prêtre que Mgr Zhu avait désigné en mars dernier pour s’occuper des affaires du diocèse alors que lui-même voyait ses forces décliner. Les prêtres « clandestins » n’ont pas célébré la messe sur le lieu de recueillement mais ils y ont prié de « manière simple et digne », ainsi que le rapporte le compte rendu, accompagné de photos, publié sur le blog de la partie « officielle » du diocèse. Ce geste visible et solennel d’unité entre les deux composantes « officielle » et « clandestine » du diocèse n’a pas dû plaire et le compte rendu a rapidement disparu du blog en question. Là encore, l’« éloignement » de Mgr Shao viserait à empêcher ce dernier de prendre la tête d’initiatives manifestant ouvertement la volonté d’unité des catholiques locaux. Signe de la nervosité des autorités, des sources locales indiquent àEglises d’Asie que le P. Jiang Sunian a « disparu » ce 22 septembre, très certainement placé au secret par la police.

    L’objectif fondamental des négociations

    Troisièmement, si Mgr Shao est au premier chef concerné par l’actualité du diocèse de Wenzhou, il n’est pas étranger aux diocèses alentours. Or, le diocèse de Taizhou, situé juste au nord de Wenzhou, entre dans une phase délicate. Son évêque « officiel », Mgr Anthony Xu Jiwei, 81 ans, est très malade et, comme à Wenzhou, la question de sa succession se pose. Le diocèse de Taizhou présente la particularité de compter au nombre des six premiers diocèses à avoir été dotés d’un évêque chinois ; c’était en octobre 1926 et le pape Pie XI lançait ainsi le mouvement qui allait conduire l’Eglise de Chine à être entièrement confiée à un clergé autochtone. Même si aujourd’hui Taizhou est un diocèse assez modeste par le nombre de ses fidèles et de son clergé, le gouvernement chinois ne se désintéressera très certainement pas de son avenir, et on peut penser qu’en éloignant Mgr Shao, il cherche à empêcher ce dernier d’en assumer, ne serait-ce qu’à titre provisoire, l’administration apostolique.

    Le sort réservé à Mgr Shao, les manœuvres auxquelles les catholiques de Wenzhou assistent actuellement, les questions qui se posent quant à l’avenir du diocèse de Taizhou interviennent alors que les négociations entre Pékin et Rome laissent augurer de la possible conclusion d’un accord entre la Chine et le Saint-Siège. Au fil de ses différentes déclarations, le cardinal Parolin, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, a mis en avant le fait que l’objectif fondamental des négociations en cours était la réconciliation et l’unité de l’Eglise qui est en Chine. A en juger par les actes posés ces derniers jours à Wenzhou, il ne semble pas que les autorités chinoises partagent la même conception de l’unité de l’Eglise que celle qui est exprimée à Rome.

    Source : Eglises d’Asie

    Ref.

    Info – Chine : A Wenzhou, les autorités gouvernementales tentent d’empêcher l’unité de l’Eglise locale

    JPSC

  • KTO réinvente son modèle avec succès

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    D'Aude Carasco sur le site du journal La Croix :

    KTO a réinventé avec succès son modèle

    La chaîne catholique, qui enregistre une hausse constante de son audience et de ses dons, renouvelle profondément sa grille en cette rentrée, avec quinze nouvelles émissions.

    La chaîne KTO a aménagé l’an dernier dans la banlieue sud de Paris, à Malakoff, dans l’ancienne usine d’un sous-traitant de l’aéronautique. Soixante-dix permanents, dont une trentaine de journalistes et animateurs, travaillent sous cette cathédrale métallique, aux murs blancs immaculés. Après cinq déménagements en quinze ans, la chaîne a acquis ce siège de 1 900 m2, en payant moins chaque mois pour le remboursement de son emprunt qu’auparavant pour ses loyers à Issy-les-Moulineaux.

    Une collecte de 9,2 millions d’euros

    « Devenir propriétaire avait un intérêt pour la survie de la chaîne », souligne sa directrice générale, Philippine de Saint-Pierre. Les téléspectateurs ont largement répondu aux campagnes de dons pour ses travaux d’aménagement. En 2015, la chaîne enregistrait ainsi la collecte la plus importante de son histoire, avec 9,2 millions d’euros venus de 265 000 donateurs (contre 8 millions d’euros et 245 000 donateurs en 2014).

    Au total (avec les produits exceptionnels de l’exercice, les abonnements, la publicité…), la chaîne disposait l’an dernier d’une enveloppe de 13 millions d’euros, dont 79 % ont servi à l’exécution de sa mission de production de programmes (59 % d’émissions, 21 % de directs et 20 % de documentaires).

    La « chaîne de télévision catholique francophone » créée en 1999 par l’archevêque de Paris, le cardinal Jean-Marie Lustiger, a ainsi pris un nouvel envol, deux ans après un troisième échec de sa candidature à la TNT. Un mal pour un bien ? « Comme toutes les chaînes à l’époque, KTO devait se financer par la publicité, elle-même fondée sur l’audience, qui supposa l’accession à la TNT,résume la chaîne dans son dossier de présentation. Le CSA refusa cet accès, ce qui remit en cause le modèle. Il fallut en inventer un autre : le recours aux dons, c’est-à-dire à l’abonnement volontaire. »

    La multiplication des canaux de diffusion (box ADSL, réseaux câblés, satellite AB3, Web et réseaux sociaux) et le succès des collectes ont conduit la chaîne à renoncer à demander un canal sur la TNT. « Nous n’avons pas été recalés pour des raisons de manque de solidité de dossier, puisque même nos concurrents louaient la qualité de notre travail et notre ouverture aux autres religions. Nous l’avons été pour des raisons idéologiques », estime Philippine de Saint-Pierre, tout en soulignant que ce refus a permis à la chaîne de prendre très tôt « le virage de la révolution numérique ».

    Rajeunir les donateurs

    L’« immense masse » de la collecte provient aujourd’hui de petits donateurs, qui envoient des chèques de quelques dizaines d’euros. « Nous allons continuer à élargir le nombre de donateurs, et aussi à les rajeunir », souligne Vincent Redier, le président du conseil d’administration de KTO.

    « Nous travaillons aussi sur les micro-dons, renchérit Philippine de Saint Pierre.Nous sommes très présents sur YouTube, les applications mobiles, la télévision connectée, ce qui nous permet de toucher de plus en plus de jeunes », intéressés par des dons ponctuels ou sous forme d’abonnements via des modes de paiements numériques.

    Les programmes courts (de 3 à 7 minutes), qui connaissent un succès auprès des plus jeunes et se diffusent très vite sur le Web, ont été démultipliés dans la nouvelle grille (avec 11 nouveautés sur 14).

    Parmi les nouveautés, citons « Le Caté en 3 minutes » – un dessin animé en 72 épisodes, dans lequel le P. Johannes M. Schwartz explique de façon simple et ludique les enseignements de l’Église –, « Écologie humaine » – à travers des exemples concrets de nouveaux comportements, Tugdual Derville appelle à une « révolution de la bienveillance » – ou encore « Quèsaco », où le P. Bernard Klasen explique un mot ou un concept catholique.

    Bon sens et plaisir des sens

    Quatre nouvelles émissions sont aussi proposées cette année. Le vendredi soir (à 20 h 40) alterneront une fois par mois les émissions de débats « Sans langue de buis » (discussion entre des chrétiens et un évêque sur un thème) et « Déo et Débats » (échange libre sur l’actualité autour d’invités).

    Le jeudi (à 19 h 40), les téléspectateurs s’initieront à « la vie concrète des entreprises » dans « Le travail dans tous les sens » (débat entre Joseph Thouvenel et Édouard Tétreau) ou au plaisir des sens et au bon sens avec « La cuisine des monastères ». Un moine ou une religieuse feront découvrir à François Lespes une « recette simple, pas chère, de saison, et emplie de spiritualité ».

  • Ne pas attendre la mort pour réaliser qu'on a peu aimé; prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine pour le 26e dimanche du temps ordinaire

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    Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine (Lc 16, 19-31) pour le 26e dimanche du temps ordinaire (archive du 29 septembre 2013)

    Évangile : Parabole du riche et du mendiant Lazare (Luc 16, 19-31)

    Jésus disait cette parabole : « Il y avait un homme riche, qui portait des vêtements de luxe et faisait chaque jour des festins somptueux. Un pauvre, nommé Lazare, était couché devant le portail, couvert de plaies. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais c'étaient plutôt les chiens qui venaient lécher ses plaies. Or le pauvre mourut, et les anges l'emportèrent auprès d'Abraham. Le riche mourut aussi, et on l'enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; il leva les yeux et vit de loin Abraham avec Lazare tout près de lui. Alors il cria : 'Abraham, mon père, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l'eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. - Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : Tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c'est ton tour de souffrir. De plus, un grand abîme a été mis entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient aller vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne vienne pas vers nous.' Le riche répliqua : 'Eh bien! père, je te prie d'envoyer Lazare dans la maison de mon père. J'ai cinq frères : qu'il les avertisse pour qu'ils ne viennent pas, eux aussi, dans ce lieu de torture !" Abraham lui dit : 'Ils ont Moïse et les Prophètes : qu'ils les écoutent !

  • GPA : la presse publie plusieurs tribunes

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    • Dans La Libre : Quand les désirs font désordre par Géraldine Mathieu, maître de conférences à l'UNamur, chargée de projets pour Défense des enfants International, membre du centre interdisciplinaire des droits de l'enfant

  • France : le combat de la Fondation Lejeune

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    Du site de la Fondation Lejeune, cet éditorial de Jean-Marie Le Méné :

    "Pour ne pas sortir de l’Histoire"

    "En cette année 2016, il est bien difficile de faire abstraction de l’été meurtrier qui s’est abattu sur le vieux continent. Des attentats presque quotidiens ont éclaté aux quatre coins de l’Europe. La barbarie islamiste a trouvé son point d’incandescence dans notre pays avec des assassinats de masse et des actes particulièrement symboliques comme ce vieux prêtre égorgé aux marches de son autel. Il y aurait de quoi désespérer et pourtant ce n’est pas le plus grave. Dans sa longue histoire, la France a souvent rencontré l’adversité et elle l’a surmontée parce qu’elle était la France, famille de familles, nourrie par ses racines chrétiennes.

    Mais aujourd’hui la France est-elle encore en état de résister alors même qu’elle s’évertue chaque jour depuis des décennies à cesser d’exister en tant que telle ? Un devoir de disparaître spirituellement et physiquement a été assigné à notre pays par la révolution libérale/libertaire des années soixante dont nous commençons seulement à percevoir l’amertume. A la question, "la vie vaut-elle encore la peine d'être donnée ?" les différentes politiques conduites depuis cinquante ans répondent clairement « non » ! D’où la succession ininterrompue jusqu’à ce jour de lois mortifères sur la famille, la contraception, l’avortement, la procréation artificielle, l’eugénisme et ces nouvelles formes de sacrifices humains que constituent les expériences sur l’embryon. Pour ne parler que des agressions contre le début de la vie, des dérives analogues s’ingéniant à hâter la fin de vie. L’Europe est entrée dans une sorte "d’hiver démographique", non plus à cause d’une guerre mais par un nihilisme fertile en raison de non-vivre (malthusianisme, hédonisme, écologisme, etc.). La « disparition » française de 10 millions d’enfants depuis plus de quarante ans est l’objet d’une célébration permanente et fait notre fierté nationale. Toute critique publique de cette hécatombe est formellement interdite au profit d’un masochisme auquel succombent les meilleurs. Il faudrait même se repentir, au nom d’un terrorisme de la bienveillance, d’évoquer ce cortège de morts, par égard à l’idéologie féministe et à ses prêtresses, c’est-à-dire que ce sont bel et bien les victimes qui sont devenues les bourreaux.

    Les fruits de cette tragédie pour la France sont gravement sous-estimés : « nous sortons de l’Histoire parce que nous sortons de la vie ! »1. La fondation Jérôme Lejeune est la seule institution à combattre l’avortement (et ses avatars, y compris la GPA) non seulement en tant qu’acte individuel mais parce qu’il entraîne aussi des conséquences collectives, morales, juridiques, financières, démographiques et géopolitiques dévastatrices. Pour le Pr Jérôme Lejeune « un pays qui tue ses enfants tue son âme ».

    Nous en sommes là, anémiés spirituellement et physiquement face aux nouvelles menaces. Par son action concrète, inlassable et unique, la Fondation ne se résigne pas à voir la France renoncer à protéger ses propres enfants et perdre son âme. Elle n’accepte pas que l’on sacrifie la victime pour ne pas avoir à affronter l’agresseur, que l’on ne livre pas bataille par peur de déplaire aux grandeurs d’établissement, que l’on cède pour ne pas perdre. Le salut de la France dépend de ses raisons de vivre. C’est le trésor que nous voulons partager. D’urgence, aidez la Fondation à redonner à nos compatriotes le goût de cette « incroyable signification de la vie humaine »2. Pour ne pas sortir de l’Histoire."

    Jean-Marie Le Méné,

    Président de la Fondation Jérôme Lejeune

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    Pr Jean-Louis Harouel, Les droits de l’homme contre le peuple, DDB, 2016.

    2 Chesterton

  • Le comte Jean Cornet d'Elzius est le nouvel ambassadeur de Belgique près le Saint-Siège

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    De Radio Vatican :

    Ce jeudi matin, 22 septembre 2016, le Pape François a reçu les lettres de créances du nouvel ambassadeur de Belgique près le Saint-Siège, le comte Jan Cornet d'Elzius.

    Cet homme marié, père d'une fille, est né à Louvain en 1961. Il fut notamment conseiller du prince Philippe, l'actuel roi des Belges, de 2000 à 2004 et de 2010 à 2012. Il a exercé plusieurs mission de conseiller, à Ottawa, à Rome, auprès du siège des Nations Unies à Genève et en administration centrale à Bruxelles. Depuis 2012, il était ambassadeur de Belgique en Israël, à Tel-Aviv.

    Il succède à Bruno Nève de Mévergnies, qui a exercé un court mandat en tant qu'ambassadeur de Belgique près le Saint-Siège, de 2014 à 2016.

  • Orissa (Inde) : les massacres des chrétiens sont le résultat d'une planification orchestrée par des groupes nationalistes hindous

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    ASIE/INDE - Reconnaissance du caractère planifié des massacres antichrétiens en Orissa de la part de l’enquête d’un journaliste indien 

    Bhubaneswar (Agence Fides) – Les massacres antichrétiens survenus dans l’Etat de l’Orissa en 2008 sont le résultat d’une planification attentive orchestrée au plus haut niveau par des groupes nationalistes hindous du réseau Sangh Parivar. Des masses analphabètes de militants ont été manipulées par la propagande et instiguées jusqu’à tuer. Grâce à l’enquête menée par le journaliste indien Anto Akkara, « il est possible de réécrire l’histoire de Kandhamal », le district de l’Orissa théâtre des pogroms antichrétiens de 2008. Et aujourd’hui, « c’est une honte pour la nation et pour le système judiciaire que sept chrétiens innocents languissent en prison pour un crime qu’ils n’ont jamais commis » remarque Anto Akkara dans le cadre d’une conférence au cours de laquelle il a présenté son dernier livre enquête intitulé « Qui a tué Swami Laxmanand ? ».

    Le livre – qui fait suite à d’autres travaux tels que « Kandhamal : une tache sur la laïcité indienne » et « Kandhamal crie justice » - fait la lumière sur le mystérieux assassinat du responsable hindouiste Swami Laxmanand, dont les chrétiens furent accusés et qui représenta le prétexte pour déchaîner la violence.

    Suite à l’homicide du responsable âgé de 81 ans, le 23 août 2008, les communautés chrétiennes présentes dans le district de Kandhamal, sis dans l’Etat de l’Orissa, subirent une attaque de masse indiscriminée. Environ 100 chrétiens furent tués, 300 églises et 6.000 maisons saccagées et 56.000 personnes durent évacuer, cherchant refuge dans les bois pour échapper au féroce nettoyage ethnique.

    Après l’homicide du responsable hindouiste, revendiqué par la suite par des guérilleros maoïstes, sept chrétiens furent arrêtés et condamnés à la réclusion à perpétuité en 2013 pour homicide « bien qu’il n’y ait aucune preuve » note Anto Akkara, dénonçant une authentique « parodie de justice ». La Cour suprême doit encore fixer la date du procès en appel « mais le présumé complot chrétien contre les hindous est totalement privé de fondement » note le journaliste.

    Telle est la reconstruction d’Anto Akkara : « Dans le calcul politique du réseau extrémiste Sangh Parivar, après avoir brutalisé les chrétiens de Kandhamal, le groupe de pression chrétien international aurait induit Sonia Gandhi à démettre le gouvernement de l’Orissa, dont le parti nationaliste Baratiya Janata Party était partenaire de coalition. Ceci aurait facilité la victoire des groupes nationalistes hindous et du BJP aux élections de 2009, en revanche remportées par la suite par le Parti du Congrès ».

    Anto Akkara remarque la réticence des institutions à affronter cet argument, vu que « la Commission nationale pour les droits fondamentaux n’a pas même émis un communiqué de presse sur Kandhamal en huit ans », relevant par ailleurs que « les sept chrétiens innocents en prison représentent une tache sur le système judiciaire du pays » alors que « Kandhamal demeure une tache sur le visage de l’Orissa et sur la laïcité indienne ». (SD PA) (Agence Fides 23/09/2016)

  • L'avortement, un mal absolu

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    De l'Agence Fides :

    AMERIQUE/PEROU - Pour la Commission épiscopale pour la vie et la famille, « l’avortement n’est pas un moindre mal, c’est le mal absolu »

    Lima (Agence Fides) – « Famille, vit la joie de l’amour » : tel était le thème de la XXII° Journée de la Vie, célébrée voici quelques jours au Pérou au terme de la Semaine nationale de la famille. « La vie humaine – écrit la Commission épiscopale pour la vie et la famille dans un Message publié sur son site Internet – est un don sacré, surtout au moment des premières phases de la conception. Le Seigneur nous a appelés avant même de nous créer, dans sa pensée et Il nous a créés pour nous aimer et pour aimer ». Dans leur communiqué, les Evêques lancent l’alarme concernant la récente décision du Tribunal de Lima de lancer la distribution gratuite de la « pilule du lendemain » dans les Centres sanitaires du pays. Cette spécialité pharmaceutique, expliquent les Evêques du Pérou, représente « un attentat contre la vie humaine, en particulier celle des plus petits et des plus privés de défense, de ceux qui n’ont pas de voix ». Est en outre lancé un avertissement officiel à l’Etat afin que – du moment que la protection de la vie est citée dans l’article 2 de la Constitution nationale – il se rappelle que « sa fonction est celle de respecter et de promouvoir les droits fondamentaux de tous les péruviens, sans discrimination d’aucun type, encore moins liées à ’âge ou à l’impossibilité d’agir ». (AP) (Agence Fides 22/09/2016)