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BELGICATHO - Page 2067

  • C'est l'homme tout entier, corps et âme, qui est à l'image de Dieu

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    L'Osservatore Romano publie un entretien avec Xavier Lacroix, intitulé : La leçon « matérialiste » de saint Irénée de Lyon. (Nous ne pensons pas que le terme "matérialiste" soit le plus approprié; c'est sans doute un problème de traduction.)

    Xavier Lacroix, professeur de théologie morale, marié, trois enfants, a consacré de nombreuses années de sa vie de chercheur aux questions de l'amour et de la sexualité, thème auquel il a consacré un grand nombre de très beaux essais et d'une lecture agréable. A travers un langage qui ne tombe jamais dans la mièvrerie propre à de nombreuses publications de ce type, Xavier Lacroix approfondit avec une ampleur culturelle et une profondeur spirituelle ce qui est aujourd'hui l'un des défis les plus difficiles que l'Eglise doit affronter: la confrontation entre une société abandonnée à la révolution sexuelle et une morale religieuse – celle catholique – qui s'en dissocie presque totalement. 

    Vous êtes devenu un point de référence dans le monde catholique tout entier, grâce à vos œuvres traduites et diffusées qui démontrent que l'on peut renverser la perspective à partir de laquelle on considère la sexualité. Quand votre intérêt est-il né? 

    Je ne sais pas. Il vient de loin en tout cas, de la convergence entre mes centres d’intérêt spontanés et une demande de la Faculté de théologie. Depuis ma jeunesse je travaillais sur le corps, l’éthique, la sensibilité – à travers des auteurs comme Kierkegaard, Péguy, Lévinas. Entre-temps, après des études de philosophie, j’avais entrepris des études de théologie. C’est alors, quand j’avais 39 ans, que le doyen de l’époque, Henri Bourgeois m’a demandé de prendre en charge le cours d’éthique de la vie affective. C’est sciemment qu’il demandait cela à un laïc marié père de famille. Je pensais à l’époque écrire une thèse sur la résurrection de la chair, qui s’est transformée en « Corps charnel – corps spirituel », sur la dimension spirituelle du plus charnel dès à présent – qui a été publiée sous le titre « Le corps de chair ».

    Selon vous, que penser de la valeur attribuée aujourd'hui à la sexualité et aux actes qui l'expriment?

    En un sens cette valeur est une bonne chose. Elle vient du fait que la dimension expressive des gestes de l’union est centrale. Mais cette valeur est parfois excessive. Le plaisir, la jouissance sont devenus l’ultime lieu de l’absolu, en quelque sorte nos derniers dieux. Il n’y a qu’à voir la littérature ou le cinéma… En même temps, la vie érotique est souvent instrumentalisée, au service de la jouissance ou du bien être – et séparée de tout contexte. Dans la dissociation totale entre procréation et génération je discerne souvent le message selon lequel le corps n’a pas au fond tellement d’importance.

    Quelle importance la tradition chrétienne donne-t-elle au corps?

    Contrairement à ce que pensent la plupart de nos contemporains, la vision chrétienne de l’homme accorde une grande importance au corps, à la chair, à la vie sensible. L’âme selon la Bible est la vie du corps. Le corps est le lieu de l’action créatrice de Dieu. Les gestes de l’érotisme eux-mêmes sont chargés de sens et prennent toute leur valeur dans le contexte du don, et du don réciproque. Aujourd’hui, dans de nombreux débats (tel en France le débat autour du mariage dit « homosexuel »), l’Eglise rappelle l’importance du corps, de la naissance, de la différence sexuelle, leur portée spirituelle et leurs incidences éthiques. Cette attention est tout à fait dans sa tâche. Le christianisme est la religion de l’incarnation. Comme disait un auteur : « En s’incarnant, Dieu a montré que la chair était bonne conductrice du divin ». C’est pourquoi un de mes auteurs clés est saint Irénée (de Lyon ! ), qui affirmait que c’est l’homme tout entier – et pas seulement son âme – qui et à l’image de Dieu.

    Lucetta Scaraffia

  • Italie : pour un soutien inconditionnel des catholiques à Monti ?

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    Riccardo Cascioli, dans la Nuova Bussola Quotidiana, formule des propos qui remettent en cause une approche un peu naïve de l'action menée par des politiciens réputés catholiques, notamment de Monti (notre traduction):

    A en juger par les derniers développements, on peut raisonnablement penser que la présence politique des catholiques en Italie est terminée. Non pas qu’il n'y ait pas d’hommes politiques réputés «catholiques» impliqués dans la politique ou qu’il ne s’y trouve des représentants de secteurs marqués par le catholicisme: en fait, il y en a peut-être trop ; et même n’y en a-t-il jamais eu autant auparavant. Le problème est qu’on ne comprend pas pourquoi il y en a, et ce que cette présence a d’original. 

    Il suffit de voir la façon dont l'amour pour Monti s’est déchaîné de la part de nombreuses mouvances et de personnalités du monde catholique, cela assorti de multiples pressions exercées par le Président de la Conférence épiscopale, le cardinal Angelo Bagnasco, pour descendre sur le terrain, ce qui me semble sans précédent. De la même façon, il est sans précédent également de constater cette anomalie que constitue un mouvement ecclésial - la Communauté de Sant'Egidio – se livrant à de l'activisme  politique (peut-être d’ailleurs un pasteur devrait-il tirer cette situation au clair).

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  • Taizé à Rome

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    L'abbé Stéphane Lemessin est à Rome où il participe à la Rencontre organisée par la communauté de Taizé. Il en rend compte sur son blog : http://lemessin.wordpress.com/2012/12/30/taize-a-rome-cest-que-du-bonheur/

    Voir également : 40-000-jeunes-de-taizé-réunis-à-rome.html

  • A Barcelone, un temple dévolu à la Sainte Famille

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    sagrada-familia-sculpture-large.jpg"Le promoteur en fut Josep Maria Bocabella i Verdaguer, un libraire dévot et très cultivé qui en 1866 fonda "l'Association Spirituelle des Dévots de Saint Joseph", une institution qui prétendait contribuer à la diffusion du Catholicisme à une époque où la religion traditionnelle devait faire face aux nouvelles idées induits par les changements sociaux consecutifs à Révolution Industrielle. Il s'agissait donc d'une approche plutôt d'idéologie conservatrice. 

    L'activité que Josep Maria Bocabella a développé pour propulser son idée l'ont emmené 1872, a rendre une visite au Saint Père de Rome pour lui offrir, au nom de l'Association une image en argent de la Sainte Famille. 

    Au retour il a visité la ville de Loreto, dont la basilique lui inspire l'idée de construire à Barcelone un "temple expiatoire dédié á la Sainte Famille".  Cette idée n'eut pas de suite mais, finalement Josep Bocabella chargea l'architecte Francesco de Paula i de Villar du projet d'un temple qui ne serait la copie servile d'aucun autre." (http://www.gaudiallgaudi.com/FA012.htm)

    Quant à l'architecte, aujourd'hui en voie de béatification (voir commentaire de Stéphanie ci-dessous) :

    "Antoni Gaudí est connu pour être "l’architecte de Dieu". Bien que que l’on puisse admirer son style très personnel et authentique à travers toutes ses constructions, aucune d’elles n’arrivent à la cheville de l’extraordinaire Sagrada Familía.

    Gaudí a toujours été célèbre pour son dévouement religieux et sa foi en l’Eglise catholique romaine plus forte de jour en jour. Né en 1852, il décéda malheureusement avant de pouvoir achever la Sagrada Familía, renversé par un tramway alors qu’il se rendait à la messe à l’église Saint-Philippe Néri. Il perdit conscience et fut emmené à l’Hôpital de la Santa Creu. Bien qu’il dédia sa vie à la recherche de la  beauté véritable, il ne prenait plus soin de son apparence physique. Ce jour-là, il portait des vêtements usés, avait un aspect négligé, et ne possédait pas de papiers d’idendité. Il fut par conséquent pris pour un mendiant et ne fut pas secourru immédiatement. Un prêtre de la Sagrada Familía le reconnut finalement mais son état était cependant trop critique. Antoni Gaudí décéda le 10 juin 1926 à l’âge de 73 ans." (http://www.maisonsetluxe.com/barcelona-antonio-gaudi-sagrada-familia/)

    Lire aussi : http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1345444?fr=y

  • France: Mariage ou Manif pour tous ?

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    Lu sur le site de “La Vie”

    “Le secrétaire général de l'Enseignement catholique, Eric de Labarre, a adressé une lettre à ses 8300 chefs d'établissement pour les encourager à prendre des "initiatives" dans le cadre du débat sur le mariage gay. La Vie s'est procuré (cliquer ici:) le document.

    Commentaire de “La Vie”

    Une invitation claire à débattre et faire débattre, y compris au sein des établissements scolaires, sur la question du mariage gay, mais nettement moins explicite quant à la forme précise que devraient prendre les "initiatives" envisagées par le document. Le texte se poursuit en effet ainsi : "En veillant à l'unité de la communauté éducative pour le service de laquelle vous avez reçu mission et en assurant le respect des personnes et des consciences, ces initiatives peuvent éventuellement être le fait des parents d'élèves de l'établissement."

    Faut-il y voir un appel implicite à aller manifester le 13 janvier à Paris ? Une évidence, pour le syndicat d'enseignants du privé SunDep-Solidaires, dont les associations du sud-est publient un communiqué sur leur site internet : "Nous qui travaillons dans ces établissements connaissons trop bien ce discours de pseudo liberté qui vise de fait à utiliser parents, élèves et personnels des établissements privés comme chair à canon des combats de l’Eglise catholique."

    La lettre précise par ailleurs deux points, rappelés par la Commission permanente et le Comité national de l'Enseignement catholique : d'abord, elle souligne que "la reconnaissance de la différence des sexes et l'accès à ses origines [sont] des droits essentiels pour permettre à chaque jeune de construire son identité et sa personnalité", mais elle invite aussi à "veiller au respect des personnes accueillies dans [les] établissements, quelles que soient leurs histoires familiales".

    Référence: Mariage gay

    Un enjeu: la jeunesse étudiante chrétienne, malgré le relativisme ambiant, est-elle encore à même de se mobiliser pour la manifestation du 13 janvier à Paris ? Elle nous étonnerait...

  • Derrière les réformes de société, un projet totalitaire ?

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    Joël Hautebert, dans "LA NEF" N°244 DE JANVIER 2013, dénonce un projet totalitaire :

    « Mariage » homosexuel, recherche sur l’embryon… le fait de ne pas mesurer la réalité de telles dérives confirme les prédictions d’Huxley : nous glissons vers un totalitarisme consistant à faire aimer la servitude.

    La révolution anthropologique annoncée suscite l’interrogation sur les pouvoirs que l’État s’arroge et sur le type de société vers laquelle le gouvernement nous conduit. Cet examen semble d’autant plus nécessaire que des connexions frappantes avec d’autres mesures prises ou souhaitées par les actuels maîtres de l’Élysée et du Palais-Bourbon se situent dans la plus pure tradition révolutionnaire et, disons-le, totalitaire. Plus que jamais, il s’agit de créer l’homme nouveau prétendument émancipé de tous les cadres naturels, poussant ainsi à un stade encore jamais atteint en France l’exercice de la folie idéologique dans un système démocratique. Dans la préface de l’édition de 1946 du Meilleur des mondes, Aldous Huxley avait prévenu que les totalitarismes à venir seraient différents des précédents. La violence et les déportations de masse ayant au bout du compte démontré leur inefficacité, les nouvelles méthodes consisteront, disait-il, à faire aimer la servitude. « À mesure que diminue la liberté économique et politique, la liberté sexuelle a tendance à s’accroître en compensation. Et le dictateur (à moins qu’il n’ait besoin de chair à canon et de familles pour coloniser les territoires vides ou conquis) fera bien d’encourager cette liberté-là. Conjointement avec la liberté de se livrer aux songes en plein jour sous l’influence des drogues, du cinéma et de la radio, elle contribuera à réconcilier ses sujets avec la servitude qui sera leur sort. » Éducation sexuelle à l’école de plus en plus tôt, enseignement obligatoire du gender, avortement remboursé à 100 %, remboursement intégral de la contraception des mineures de 15 à 18 ans… Bien vu Monsieur Huxley. Flatter l’égocentrisme et laisser libre cours aux passions donne cette illusion de liberté sans responsabilité, que l’État accorde d’autant plus volontiers qu’il acquiert un pouvoir illimité, tout en gratifiant chacun du sentiment de mener sa vie comme il l’entend et d’être le seul maître de lui-même.

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  • La catéchèse vingt ans après le Catéchisme

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    FIC70446HAB40.jpgLa catéchèse vingt ans après le Catéchisme

    Christian Gouyaud

    Livre, 264 pages - 

    Prix : 
    18,00 €

    Présentation de l'éditeur

    En proclamant une « Année de la foi », le pape Benoît XVI a voulu non seulement marquer le cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II mais aussi le vingtième anniversaire de la publication du Catéchisme de l’Église catholique. 

    L’auteur analyse la situation actuelle de la catéchèse en la situant dans l’histoire complexe du mouvement catéchétique français. Il présente les documents romains de référence en soulignant le rôle de Joseph Ratzinger/Benoît XVI dans ce domaine.  Après plusieurs années de crise, l’enseignement catéchétique retrouve petit à petit une nouvelle dynamique. En s’appuyant sur les fondamentaux de la foi, plus que sur des méthodes ou des expériences, certains parcours de catéchèse participent à cette dynamique et ce renouveau voulu par le Pape.

    L'auteur :  L’abbé Christian Gouyaud, curé de paroisse à Strasbourg, est docteur en théologie. Il a publié L’Église, instrument du salut (Téqui, 2005), Pour Benoît XVI (ouvrage collectif, La Nef, 2009), Le sacerdoce selon Benoît XVI (La Nef, 2010), Quelle prédication des fins dernières aujourd’hui? (ouvrage collectif, La Nef, 2011), collabore au mensuel La Nef et enseigne la théologie fondamentale et l’ecclésiologie dans divers instituts de formation.

  • La vertu exemplaire du pape face à l'extrême petitesse des responsables politiques

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    Sous le titre "l'indécence au grand jour", Christophe Geffroy consacre son éditorial de janvier 2013 dans la Nef à ce contraste saisissant :

    Il y a un contraste saisissant entre la hauteur de vue d’un Benoît XVI, la vertu exemplaire qui émane naturellement de sa personne, et l’extrême petitesse de nos responsables politiques. Ce contraste prenait des proportions abyssales ces dernières semaines, quand on observait les palinodies de notre Président sur le « mariage » homosexuel ou la pitoyable guerre des chefs à l’UMP et qu’on lisait dans le même temps le message du pape pour la Journée mondiale de la Paix du 1er janvier 2013.

    Ce qui est frappant dans notre société postmoderne où toute morale a été évacuée – l’ordre moral, c’est bien connu, c’est « facho » ! –, c’est qu’il n’y règne plus aucune joie de vivre, mais l’indécence en tout domaine s’étale sous nos yeux sans même plus chercher à se cacher. La lutte fratricide entre Copé et Fillon est à cet égard symptomatique : les magouilles et autres tricheries pour prendre le pouvoir ne sont pas nouvelles – il suffit de se rappeler comment Mitterrand a mis la main sur le PS ou Chirac sur le RPR –, mais que deux hommes prétendant gouverner le pays offrent ainsi le triste spectacle d’une totale absence de conviction au profit d’un ego démesuré pour la seule conquête du parti, voilà qui laisse pantois.

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  • Les dernières critiques cinématographiques de l'Ecran

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    L'Homme qui rit

    Le peuple est-il le clown des gens de pouvoir ? Victor Hugo est-il un fou du roi ? Le retour du complexe hugolien. Le valet qui fait des leçons de politique aux grands d’Espagne, c’était Ruy Blas ! Le modeste comédien au sourire... 
     
    Jack Reacher
    Après Jack Ryan de Tom Clancy et Jason Bourne de Robert Ludlum, c’est au tour de Jack Reacher de Lee Child d’être adapté au cinéma.

    Ce nouveau héros des temps modernes, aux limites de la légalité et de la sociabilité, a...
     
    Possédée
    Les films de possession sont quelquefois intéressants. Ils peuvent soulever des questions théologiques, interpeller l'au-delà...
    Ici, passons allègrement notre chemin. Le but est de faire peur, dans les canons les plus conventionnels du genre. Le scénario est...
     

  • Le délire de l'art

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    Cela nous avait échappé mais il n'est pas trop tard pour vous orienter vers une interview d'un des sommets actuels de l'art belge (ou flamand si l'on préfère), datée du 8 décembre dernier : http://www.lalibre.be/culture/arts-visuels/article/782439/fabre-on-n-est-rien-pour-bart-de-wever.html On y découvrira que la laideur et la puanteur sont des éléments constitutifs de cette nouvelle conception de l'art.

  • "La colonisation de la culture humaine", qu'est-ce à dire ?

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    Doctrine sociale : le défi de « la colonisation de la nature humaine »
    Mgr Crepaldi présente le quatrième Rapport sur la Doctrine sociale

    (Zenit.org; trad Hélène Ginabat) - En matière de doctrine sociale, le grand défi actuel est « la colonisation de la nature humaine », déclare Mgr Giampaolo Crepaldi, archevêque de Trieste et président de l’Observatoire international cardinal Van Thuân, dans un entretien publié sur le site de l’Observatoire.

    Mgr Crepaldi présente le « Quatrième Rapport sur la doctrine sociale de l’Eglise dans le monde » de l’Observatoire et explique comment l’occident exporte « une mentalité contraire à la loi morale naturelle » dans les pays émergents.

    Excellence, pouvez-vous nous expliquer le titre que vous avez donné à ce quatrième rapport : « La colonisation de la nature humaine » ?

    Mgr Crepaldi - Chaque année, le rapport fait le monitorage des principaux événements concernant la justice et la paix sur les cinq continents. Le principal trait émergent, cette année, est justement la colonisation de la nature humaine, c’est-à-dire les énormes pressions internationales pour que les gouvernements changent leur législation traditionnelle sur la procréation, sur la famille et sur la vie. L’attaque est principalement dirigée contre les pays d’Amérique latine, fait que nous avons déjà signalé dans les rapports précédents.

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