Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

BELGICATHO - Page 723

  • Demain, des prêtres majoritairement classiques et des diocèses désertifiés

    IMPRIMER

    Lu sur Pro Liturgia :

    En 1970, il y avait encore 50 000 prêtres en France. C’est à cette époque qu’a fleuri le slogan « il y a trop de prêtres ; c’est aux fidèles de prendre l’avenir de l’Église en mains. »

    En 2020, il n’y a plus que 6 000 prêtres dont moins de 3 000 ont une charge pastorale (les autres offrant leurs services tant que leur santé le leur permet).

    Quant aux fidèles qui devaient prendre l’Église en mains en formant ce fameux « peuple de Dieu qui marche joyeux », ils sont les grands absents et ceux qui s’obstinent à vouloir « jouer au curé » dans les paroisses désormais privées de prêtre ne sont de loin pas les plus appréciés des simples pratiquants.

    Certaines estimations donnent entre 2 000 et 3 500 prêtres actifs d’ici trois ans pour une pratique dominicale ne touchant plus que 2 à 3% des fidèles se disant catholiques. Des chiffres qui devraient alerter nos pasteurs diocésains et les pousser à changer de « logiciel pastoral ». Ce qu’ils refusent de faire depuis de trop nombreuses années.

    Une chose demeure certaine : parmi les prêtres de demain, les plus « classiques » auront une place croissante mais souvent difficile à tenir. On les reconnaîtra à ce qu’ils porteront la soutane (au moins à l’église), respecteront la liturgie du mieux qu’ils pourront, défendront ouvertement les valeurs du catholicisme, lutteront courageusement contre la « dictature du relativisme », fuiront les compromissions avec la bien-pensance au goût du jour, s’opposeront enfin à toute pastorale s’employant à détruire le peu qui reste de l’Église catholique dans les paroisses.

    Bref, les diocèses et les paroisses, après des années de divagations, pourront lentement se libérer de la domination des vieux progressistes responsables du déclin de la foi - progressistes qui n’auront guère pu se renouveler - et ce sera « printemps » annoncé dès les lendemains de Vatican II et si longtemps attendu.

    Mais ne nous y trompons pas : d’ici là, de nombreux diocèses seront devenus de véritables déserts religieux. Déjà les séminaires diocésains sont vides et certaines églises ne sont plus ouvertes qu’à l’occasion de funérailles transformées en « hommage au défunt », ce qui, sous couvert de pastorale, est un premier pas vers l’athéisme.

    Dans les années à venir, donc, les prêtres « classiques » seront majoritaires.

  • L’Afghanistan : un réservoir de djihadistes en puissance

    IMPRIMER

    De Sébastien Lignier sur le site de Valeurs Actuelles :

    Alexandre del Valle : « L’Afghanistan est un réservoir de djihadistes en devenir »

    Le géopolitologue Alexandre del Valle revient sur l’idéologie complexe qui anime les talibans, redevenus maîtres de l'Afghanistan depuis le départ des troupes américaines. L’essayiste critique la politique occidentale et rappelle l’importance de contrôler rigoureusement la future vague migratoire. Entretien.

    Alexandre Del Valle. Cela fait déjà plusieurs mois que les talibans contrôlent la quasi-totalité du pays, mais ils n’avaient pas encore repris Kaboul. Ils attendaient le départ définitif des Américains, qui avait été repoussé à fin août. Tout le monde savait que cela allait arriver. Personne parmi les experts et les décideurs ne peut affirmer que la conclusion de cette guerre est surprenante. Évidemment, il y a encore eu beaucoup de mensonges. Notamment des déclarations de dirigeants occidentaux qui insinuaient que les Talibans n’oseraient pas reprendre la capitale. En vérité, on sait très bien que ce départ qui, comme en Irak, a été effectué sans “service après-vente”, était en somme un feu vert adressé aux talibans. Un signal envoyé pour dire qu’on avait collectivement accepté, sans le dire, qu’ils redeviennent les maîtres du pays. Et d’ailleurs, les négociations de Doha ont été plus ou moins dans ce sens. Il y a eu des négociations russes avec les talibans qui ont été dénoncées, hypocritement, par les Occidentaux. Alors qu’au même moment, depuis 2017, les Américains eux-mêmes avaient entamé des discussions dans cette perspective. Notamment avec le Qatar, qui a servi d’intermédiaire pour trouver un accord permettant de replacer les talibans au pouvoir. Tout cela était écrit. Et tout cela était connu, prévisible et absolument pas surprenant.

    De nombreuses personnalités politiques s’inquiètent d’un nouvel essor du djihadisme, alors qu’Al-Qaïda a soutenu officiellement cette semaine le retour des talibans au pouvoir. Quels sont les liens entre les deux organisations ?

    Il y a plusieurs tendances au sein des talibans. Il y a une tendance que j’appellerais islamistes-nationalistes qui n’est pas internationaliste-califaliste. Et puis il y a une autre tendance, plus liée à la branche pakistanaise d’Al-Qaïda cette fois, qui adhère elle à un projet califal mondial. C’est ce genre de division à l’intérieur du mouvement qui en fait toute sa complexité. Au départ, les talibans étaient exclusivement intéressés par la zone afghane, en se greffant sur l’ethnie des Pachtounes, majoritaire dans le pays. Mais depuis l’alliance avec Oussama ben Laden, et parallèlement à l’expansion de la branche pachtoune pakistanaise des Talibans, ils ont pris le pouvoir en 1996 en cohabitant avec Al-Qaïda. A l’époque, il y avait eu des alliances voire même des mariages mixtes entre clans Arabes et clans talibans dans toute la zone Af-pak ! Il y a eu une sorte d’hybridation d’une partie des talibans, la branche internationaliste pro-Al-Qaïda et haqqani, mais pas de tous, car d’autres sont restés méfiants vis-à-vis du jihadisme internationaliste. Ce n’est pas cette partie non-négligeable pro-Al-Qaïda du mouvement qui a négocié avec les Américains et les Qataris. Ils ont négocié avec la branche plus traditionnelle des talibans, qui veut reprendre le pouvoir en Afghanistan mais qui n’a pas envie de participer au djihad mondial, afin de ne pas le payer par une intervention militaire américaine comme à l’époque du Mollah Omar en 2001.

    Depuis la prise de Kaboul, les talibans multiplient les messages “positifs” sur le respect des droits des femmes, sur la liberté de la presse ou encore sur l’accès à l’école pour les jeunes filles. Tout cela est-il vraiment compatible avec la charia que le mouvement veut instaurer ?

    C’est possible. Tout est une question d’interprétation de la charia elle-même. Cette dernière est une jurisprudence qui reprend des dispositions du Coran, temporelles et spirituelles, et qui ajoute à cela la tradition des hadiths, qui sont également des sortes de jurisprudences, puisque ce sont les commentaires des propos qu’aurait tenus Mahomet. La charia ne veut donc rien dire seule. Elle peut être interprétée de mille manières. Même une charia très radicale-wahhabite, comme en Arabie Saoudite par exemple, peut être appliquée à la lettre. Cela donne alors Daesh, avec des décapitations, des crucifixions… Si elle est appliquée de manière un peu plus “douce”, vous vous retrouvez avec le Qatar, qui a le même islam que les wahhabites de l’Arabie Saoudite, mais qui l’applique de manière rigoriste mais moins fanatique. Et encore une fois, la tendance idéologique qui a négocié avec les Américains à Doha est celle qui prétend appliquer une version dite classique de la charia, qui se rapprocherait de ce que l’Arabie Saoudite pratiquait sur son sol avant l’arrivée de Mohammed Ben Salmane (MBS) au pouvoir.

    Ça peut paraître surprenant pour nous, mais pour un Afghan moyen de 50 ou 60 ans, qui a une vision clanique de la société et des mœurs des plus rigoristes, les talibans sont redevenus ce qu’il y a de moins mal.

    Lire la suite

  • Quand la foi déserte la catholique Irlande

    IMPRIMER

    De Patsy McGarry sur The Irish Times :

    L'archevêque catholique de Dublin affirme que la foi a "disparu" en Irlande.

    La réduction du nombre de fidèles peut être l'occasion de "réimaginer l'Église institutionnelle".

    16 Août 2021

    Les manifestations de la foi chrétienne en Irlande aujourd'hui "ont, pour ainsi dire, disparu", a déclaré l'archevêque catholique de Dublin, Dermot Farrell. Cette "crise sous-jacente de la foi" est "particulièrement aiguë parmi les jeunes générations", a-t-il déclaré.

    "Le commentaire public dans les médias en Irlande n'a pas été positif dans sa compréhension de l'Église et de son besoin de vocations, et de soutien public à ceux qui tentent de prêcher l'Évangile", a-t-il ajouté.

    Mgr Farrell a fait ces commentaires dans une interview accordée à l'édition 2021 de "Síolta", le journal annuel du séminaire national du St Patrick's College de Maynooth.

    "Les défis auxquels je suis confronté sont assez clairs. Nous avons un clergé vieillissant et très peu de vocations au sacerdoce diocésain ou à la vie religieuse. Il y a un déclin important du nombre de personnes qui pratiquent et vivent activement leur foi.

    "La foi a besoin de rituels, d'incarnation. Il faut voir chez les gens comment la foi est vécue. Aujourd'hui, la visibilité de la foi a, pour ainsi dire, disparu. Je suis également confronté à l'héritage des scandales d'abus sexuels qui ont porté atteinte à la crédibilité de l'Église. Les finances étant une fonction des chiffres, des problèmes financiers vont se poser, qui seront accélérés par la pandémie mondiale et ses conséquences", a-t-il déclaré.

    "Le modèle actuel de l'Église n'est pas viable", a-t-il ajouté. À Dublin, il faut "un programme efficace de catéchèse dans tout le diocèse pour compléter et, éventuellement, remplacer l'enseignement actuel de la foi aux jeunes. Avec le déclin progressif de la socialisation familiale en matière de religion, le rôle du catéchiste qualifié sera essentiel. À mon avis, la transmission de la foi aux jeunes est l'un des défis les plus sérieux auxquels notre Église est confrontée aujourd'hui."

    Pas de pessimisme

    Les évêques et les prêtres doivent "encourager un modèle institutionnel participatif d'Église avec un leadership de service", au centre duquel "se trouve le peuple de Dieu, qui représente 99,99 % des membres de l'Église. Lorsque cela est compris, tout le reste change", a-t-il déclaré.

    De manière générale, il n'est "pas pessimiste quant à l'avenir de l'Église de Dublin". Il a déclaré que "lorsque des jeunes se portent volontaires pour s'occuper des malades, des personnes âgées ou des pauvres, lorsqu'ils sont accompagnés, cela peut faciliter une dynamique où le Seigneur commence à parler et à émouvoir le cœur du jeune. Nous devons commencer par là plutôt que de dire aux gens d'aller à la messe".

    "Cette période de réduction des effectifs pourrait bien nous donner l'occasion d'être créatifs et de réimaginer l'Église institutionnelle. Nous n'avons pas été abandonnés par Dieu. C'est dans cette situation que l'on peut trouver Dieu", a-t-il ajouté.

  • L'Ethiopie vit "la phase la plus dramatique de son histoire récente"

    IMPRIMER

    Une dépêche de l'Agence Fides :

    AFRIQUE/ETHIOPIE - "L'Éthiopie traverse la phase la plus dramatique de son histoire récente".

    20 août 2021

    Addis Abeba (Agence Fides) - Alors que le monde est concentré sur les nouvelles en provenance d'Afghanistan, un drame silencieux continue de se dérouler dans la Corne de l'Afrique. La guerre du Tigré, qui a éclaté en novembre 2020, a depuis longtemps dépassé les frontières de la province du nord de l'Éthiopie et s'est étendue à d'autres régions du pays, aggravant le drame de la population civile.

    Le dernier rapport des Nations unies sur la crise humanitaire dans le Tigré indique que " seule une fraction de l'aide humanitaire nécessaire pour répondre aux besoins croissants " parvient au Tigré, où la situation " reste imprévisible et volatile alors que le mouvement des forces du Tigré vers les régions habitées par les Amhara et les Afar se poursuit ". Quelque 2,4 millions de personnes ont besoin d'aide dans l'État régional somalien du pays, alors que des rapports font état d'une malnutrition croissante et de pénuries d'eau imminentes.

    Le Front de libération du Tigré (TPLF), qui a chassé les forces éthiopiennes et érythréennes du Tigré, est passé à l'offensive et a annoncé qu'il avait conclu des accords avec d'autres groupes armés. L'un d'entre eux semble être le principal groupe rebelle de la région éthiopienne d'Oromia, qui a prévenu qu'il pourrait couper une autoroute majeure reliant l'Éthiopie au Kenya, compromettant ainsi le commerce avec Nairobi.

    "Le conflit entre dans une phase encore plus dure. L'Éthiopie traverse la phase la plus dramatique de son histoire récente", explique une source locale à l'Agence Fides. "Les drones iraniens sont entrés en action et bombardent les troupes tigrées, tandis que les autorités centrales arment les civils. Les Tigrines sont donc confrontés à plusieurs milices, mais le fait qu'elles aient pénétré en territoire amhara met le premier ministre Abiy Ahmed en difficulté." Cette dernière recherche un soutien international, notamment pour résoudre les différends avec le Soudan voisin, pour lesquels le président turc Recep Tayyip Erdogan a proposé sa médiation. Lors de sa visite en Turquie, en plus de recevoir l'engagement du président turc de rechercher une solution au conflit tigrinya et au différend avec le Soudan, Abiy a signé un accord militaire avec Ankara. (L.M.) (Agence Fides 20/8/2021)

  • Le cardinal Raymond Burke est débranché du respirateur et quitte l'unité de soins intensifs

    IMPRIMER

    D'Edward Pentin sur le National Catholic Register :

    Le cardinal Raymond Burke est débranché du respirateur et quitte l'unité de soins intensifs

    Soulignant le fait que le cardinal a repris conscience, le père Paul Check a déclaré : "Sa sœur a parlé avec lui au téléphone ce matin, et Son Éminence a exprimé sa profonde gratitude pour les nombreuses prières offertes en son nom".

    21 août 2021

    Cardinal Raymond Burke

    LA CROSSE, Wisconsin - Le cardinal Raymond Burke a été débranché du respirateur et quittera les soins intensifs aujourd'hui pour retourner dans sa chambre d'hôpital, a annoncé sa famille.

    Le père Paul Check, directeur exécutif du sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe à La Crosse (Wisconsin), a confirmé l'amélioration de l'état du cardinal dans un bref communiqué publié samedi. 

    Le cardinal américain, âgé de 73 ans, a été hospitalisé au début du mois, souffrant de COVID, et il a été placé sous respirateur le 14 août, alors que son état continuait à se détériorer. Des rapports non confirmés ont commencé à émerger hier, suggérant que sa situation s'améliorait.

    "Loué soit Jésus-Christ !" a écrit le père Check. "La famille du cardinal est heureuse d'annoncer que Son Éminence a cessé d'être sous respirateur et qu'il quittera l'unité de soins intensifs aujourd'hui pour retourner dans sa chambre d'hôpital."

    Soulignant le fait que le cardinal a repris conscience, il ajoute : "Sa sœur a parlé avec lui au téléphone ce matin, et Son Éminence a exprimé sa profonde gratitude pour les nombreuses prières offertes à son intention." 

    "Sa famille demande que nous continuions ces prières pour son rétablissement complet et rapide, et ils sont reconnaissants à Dieu pour les soins médicaux exceptionnels que le cardinal a reçu des médecins et des infirmières dévoués qui continuent à l'assister", a écrit le père Check.

    Cette nouvelle intervient après un élan de prière et d'affection pour le cardinal américain suite à l'annonce qu'il a faite sur Twitter le 11 août qu'il avait été testé positif au COVID mais qu'il se reposait et recevait d'excellents soins médicaux. "Veuillez prier pour moi alors que je commence mon rétablissement. Ayons confiance en la Divine Providence. Que Dieu vous bénisse", a-t-il écrit.

    Cependant, l'inquiétude a grandi lorsque sa famille a tweeté le 15 août que le cardinal avait été admis à l'hôpital et placé sous respirateur. Elle a encouragé les fidèles à prier le chapelet pour lui. Le lendemain, des informations non confirmées suggérant que l'état du cardinal s'était détérioré et qu'il luttait pour sa vie ont encore accru les inquiétudes.

    En réponse à ces informations, le père Check a publié une déclaration le 17 août, indiquant que le cardinal était dans un "état grave mais stable" et qu'il recevait "d'excellents soins médicaux et sacramentels". Il est toujours sous sédatif et sous ventilateur, a précisé le père Check, mais a ajouté que la famille avait "une grande confiance" dans les soins qu'il recevait. 

    Il a souligné que la famille ne donnerait des nouvelles qu'en cas de "changements significatifs" de l'état du cardinal et a exhorté les fidèles à faire confiance à la providence de Dieu. "Nous ne devons pas avoir peur de la Croix, qui est le chemin vers la vie éternelle", a-t-il écrit, et il a exhorté à prier le Rosaire "fréquemment et avec ferveur". 

    Les amis et les disciples du cardinal à travers le monde ont prié pour son rétablissement et écrit des messages d'appréciation pour lui sur les médias sociaux et ailleurs. 

    "Je me joins à l'offrande de prières, à la messe et au jeûne avec les bons catholiques du monde entier pour le rétablissement rapide du cardinal Burke - un ami cher, un ancien professeur et une source d'inspiration pour moi depuis près de quarante ans", a écrit l'archevêque Salvatore Cordileone de San Francisco dans Crisis Magazine. "J'ai toujours été inspiré par sa charité, son intelligence, son humilité et sa pure bonté, associées à sa dévotion simple et enfantine envers Notre Seigneur, notre Sainte Mère et tous les saints."

    "Le cardinal Burke reste une lumière et un soutien pour de nombreux prêtres et fidèles dans la bataille actuelle pour le trésor de la foi et de la liturgie", a écrit Mgr Athanasius Schneider, évêque d'Astana, au Kazakhstan. "C'est un signe consolant que Dieu n'abandonne pas son Église dans les heures les plus difficiles, tant qu'il y a à notre époque des hommes d'Église comme le cardinal Burke. Que cela nous remplisse de courage et d'espoir."

    Dans sa déclaration d'aujourd'hui, publiée la veille de la fête du Cœur Immaculé de Marie dans la forme traditionnelle du rite romain, le père Check a indiqué que le sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe et les médias du cardinal "fourniront d'autres informations selon les instructions de sa famille."

  • Afghanistan : la déroute des démocraties

    IMPRIMER

    A lire sur le blog de Christian Vanneste :

    AFGHANISTAN : LA DÉROUTE DES DÉMOCRATIES ! (I)

    En trente ans, les nations “démocratiques” ont systématiquement anéanti les effets de la victoire obtenue à la charnière des années 1980 et 1990. L’implosion de l’URSS, à bout de souffle, avait soulevé l’idée d’un monde unipolaire tendant vers une fin de l’histoire “heureuse” sous la conduite du modèle américain : la démocratie représentative, l’Etat de […]

    LIRE LA SUITE

    AFGHANISTAN : LA DÉROUTE DES DÉMOCRATIES ! (II)

    La guerre selon Charlie Wilson est un excellent film américano-allemand réalisé  par Mike Nichols. Son “héros” a suscité le soutien décisif des Etats-Unis aux “combattants de la liberté” afghans contre les Soviétiques. Sa conclusion était lucide : “c’est toujours comme ça avec nous : on vient avec nos idéaux, on change le monde et puis […]

    LIRE LA SUITE

    AFGHANISTAN : LA DÉROUTE DES DÉMOCRATIES ! (III)
    La défaite des Etats-Unis face aux Talibans a deux aspects :  le retour des Talibans au pouvoir en Afghanistan et l’onde de choc qui pourra se propager sous trois formes, d’abord l’islamisme écrasé sous le drapeau de l’Etat islamique pourra inciter ses différentes expressions à reprendre l’offensive ; ensuite, les Etats non-démocratiques se trouveront confortés […]

    LIRE LA SUITE

    AFGHANISTAN : LA DÉROUTE DES DÉMOCRATIES ! (IV)

    La capitulation de la démocratie la plus puissante du monde devant des bandes de fanatiques ne traduit pas seulement l’évolution des rapports de forces sur la scène mondiale, mais révèle le pourrissement interne des démocraties. On brandit l’Etat de droit et la régularité des élections pour faire semblant d’ignorer que nos pays sont surtout des […]

    LIRE LA SUITE

  • La catéchèse d'un évêque sur la personne humaine et l'idéologie du genre

    IMPRIMER

    De Mgr Michael F. Burbidge, évêque d'Arlington, sur le site de son diocèse :

    (traduction DeepL)

    Une catéchèse sur la personne humaine et l'idéologie du genre 
    Mgr Michael F. Burbidge, évêque d'Arlington

    Introduction

    Au cours de la dernière décennie, notre culture a vu l'acceptation croissante de l'idéologie transgenre - c'est-à-dire l'affirmation selon laquelle le sexe biologique et l'identité personnelle d'une personne n'ont aucun lien nécessaire et pourraient en fait se contredire. Selon ce point de vue, "l'identité humaine" est auto-définie et "devient le choix de l'individu". (1) Par conséquent, notre culture connaît une augmentation rapide du nombre de personnes revendiquant une identité contraire à leur sexe biologique. Les tentatives de prise en compte de ces revendications ont déjà entraîné d'énormes bouleversements dans nos systèmes sociaux, juridiques et médicaux.

    Cette situation représente un défi sérieux pour tous les membres de l'Église car elle présente une vision de la personne humaine contraire à la vérité. Elle est particulièrement préoccupante pour nos jeunes, comme l'a averti le pape François :

    Aujourd'hui, les enfants - les enfants ! - apprennent à l'école que chacun peut choisir son sexe. Pourquoi enseigne-t-on cela ? (2)

    Ne jouons pas avec les vérités. C'est vrai que derrière tout ça, on trouve l'idéologie du genre. Dans les livres, les enfants apprennent qu'il est possible de changer de sexe. Le genre, être une femme ou être un homme, serait-il une option et non un fait de nature ? Cela conduit à cette erreur. Appelons les choses par leur nom. (3)

    La "dysphorie de genre" est une condition psychologique dans laquelle un homme ou une femme biologique en vient à sentir que son identité émotionnelle et/ou psychologique ne correspond pas à son sexe biologique et "éprouve une détresse cliniquement significative" en conséquence. (4) Les situations impliquant la dysphorie de genre doivent toujours être abordées avec une charité et une compassion pastorales ancrées dans la vérité. Toute discrimination injuste ou toute insensibilité inutile dans le traitement de ces situations doit être évitée et/ou corrigée.

    En même temps, en répondant à cette question de manière juste et charitable, on ne peut nier ou obscurcir la vérité de notre nature créée et de la sexualité humaine. En effet, la charité exige toujours la présentation claire de la vérité. Comme l'a observé le Pape Saint Paul VI, " C'est une manifestation exceptionnelle de charité envers les âmes que de ne rien omettre de la doctrine salvatrice du Christ ". (5) De la médecine, de la loi naturelle et de la révélation divine, nous savons que chaque personne est créée soit mâle soit femelle, dès le moment de la conception. "Il faut souligner", écrit le pape François, que "le sexe biologique et le rôle socioculturel du sexe (gender) peuvent être distingués mais pas séparés... C'est une chose d'être compréhensif envers la faiblesse humaine et les complexités de la vie, et une autre d'accepter des idéologies qui tentent de séparer ce qui sont des aspects inséparables de la réalité." (6)

    Ce document présente l'enseignement de l'Église catholique sur l'identité sexuelle et la question des transgenres et offre quelques observations pastorales. Il n'a pas pour but d'anticiper ou de répondre à toutes les situations. Il fournit plutôt les principes de l'enseignement catholique pour encourager les fidèles et les guider dans leur réponse à une situation culturelle de plus en plus difficile.  

    Bonté/don de la personne humaine et sexualité humaine

    La personne humaine, créée à l'image de Dieu, est un être à la fois corporel et spirituel. Le récit biblique exprime cette réalité dans un langage symbolique lorsqu'il affirme que "le Seigneur Dieu forma l'homme de la poussière du sol, il souffla dans ses narines une haleine de vie et l'homme devint un être vivant". L'homme, entier et complet, est donc voulu par Dieu. 

    Le corps humain participe à la dignité de "l'image de Dieu" : il est un corps humain précisément parce qu'il est animé par une âme spirituelle, et c'est toute la personne humaine qui est destinée à devenir, dans le corps du Christ, un temple de l'Esprit... 

    L'unité de l'âme et du corps est si profonde qu'il faut considérer l'âme comme la "forme" du corps : c'est-à-dire que c'est grâce à son âme spirituelle que le corps fait de matière devient un corps vivant, un corps humain ; l'esprit et la matière, dans l'homme, ne sont pas deux natures unies, mais leur union forme une seule nature (7).

    L'enseignement de l'Église repose sur trois principes, tous connaissables par la raison humaine. Premièrement, la personne humaine est une "âme incarnée", le composite du spirituel et du physique. L'âme humaine est créée pour animer un corps particulier. Être une personne humaine signifie être une unité de corps et d'âme dès le moment de la conception. Ainsi, le corps révèle non seulement l'âme, mais aussi la personne ; la personne, en tant qu'unité de corps et d'âme, agit à travers le corps. Ainsi, le corps de chaque personne, donné par Dieu dès le moment de la conception, n'est ni étranger ni un fardeau, mais une partie intégrante de la personne.

    Lire la suite

  • Afghanistan: l’inquiétude des chrétiens du Bangladesh

    IMPRIMER

    De Vatican News :

    20 août 2021

    Afghanistan: l’inquiétude des chrétiens du Bangladesh

    Les communautés locales regardent avec angoisse les ouvertures de Dacca aux Talibans ; celles-ci risqueraient en effet de renforcer les groupes islamistes présents dans le pays.

    Après la Chine et la Russie, le Bangladesh s'est également ouvert aux Talibans. Ces derniers jours, le ministre bengali des Affaires étrangères, Abdul Momen, a déclaré aux médias que son gouvernement était prêt à reconnaître le nouveau régime de Kaboul s'il était «soutenu par le peuple afghan». Ces déclarations sont inquiétantes pour l'Église du Bangladesh, notamment en raison des répercussions que cette ouverture pourrait générer dans le pays.

    La crainte, en effet, est qu'elle ne donne une nouvelle impulsion aux mouvements islamistes radicaux liés à Al-Qaïda et à l’État islamique (EI), responsables ces dernières années de divers attentats, attaques et assassinats ciblés contre des missionnaires, des chefs religieux, des blogueurs et des coopérateurs bengalis. «Le Bangladesh a combattu l'extrémisme religieux militant importé par les moudjahidines et les Talibans afghans. Aujourd'hui, leur victoire et le soutien apporté par notre gouvernement au nouveau régime risquent de donner un sérieux coup de pouce aux militants islamistes au Bangladesh», s’inquiète le père Liton H. Gomes, secrétaire de la commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale, interrogé par l'agence Ucanews.

    Des préoccupations partagées par le père Patrick Gomes, secrétaire de la Commission épiscopale pour l'unité des chrétiens et le dialogue interreligieux, qui met en garde contre la reconnaissance du nouveau gouvernement taliban. «Personne, pas seulement les catholiques, ne devrait soutenir un gouvernement extrémiste qui n'est bon pour aucune société ni aucun pays», a déclaré le prêtre, rappelant que des milliers d'Afghans tentent actuellement de fuir leur pays par peur des Talibans.

    Des islamistes de plus en plus influents

    Troisième plus grand pays à majorité musulmane au monde -après l'Indonésie et le Pakistan-, le Bangladesh a une longue tradition de modération et de tolérance, bien que l'Islam soit la religion officielle de l'État. Cependant, au cours des trois dernières décennies, les mouvements islamistes ont pris de l'ampleur, appelant à l'introduction de la Charia et d'une loi punissant le blasphème, aspirant à établir un État islamique au Bangladesh. Dans ce contexte, le pays est devenu un terrain fertile pour la propagande d'Al-Qaïda et de Daech, auxquels sont affiliées plusieurs organisations terroristes locales, comme Ansar al Islam Bangladesh, Ansarullah Bangla Team, le Jund al Taweedwal Khalifah et le Jamat ul Mujaheddin Bangladesh.  Les fondamentalistes ciblent les militants des droits de l'homme, les blogueurs, les intellectuels et les musulmans libéraux, mais aussi les travailleurs humanitaires et les missionnaires. Depuis 2013, une cinquantaine de personnes ont été tuées par ces groupes. Parmi les attaques les plus sanglantes figure celle perpétrée le 1er juillet 2016 par le groupe extrémiste New Jamaatul Mujahideen Bangladesh (Neo-Jmb) contre le Holey Artisan Bakery Café à Dhaka, qui a fait 22 victimes. En décembre de la même année, les forces antiterroristes bengalies avaient déjoué un attentat contre une église catholique de la capitale, prévu par la même organisation pour le jour de Noël. 

  • Sur "le totalitarisme mou" (Rod Dreher)

    IMPRIMER

    De Louis Daufresne sur La Sélection du Jour :

    Rod Dreher et « le totalitarisme mou »

    Si son nom circule peu dans les media français, Rod Dreher, 54 ans, figure parmi les « commentateurs chrétiens de tendance conservatrice les plus connus en Occident, du moins aux États-Unis », selon le site catholique canadien Le Verbe qui l’interroge sur son dernier essai Résister au mensonge : vivre en chrétiens dissidents (Artège). L’ancien collaborateur au New York Times rebondit sur le succès qui l’avait fait connaître, Le pari bénédictin ou comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus (Artège, 2017). Issu d’une famille méthodiste, converti au catholicisme en 1993 puis à l’orthodoxie en 2006, Rod Dreher est l’une des plumes du mensuel The American Conservative, fondé il y a presque 20 ans par Pat Buchanan, ancien conseiller de Richard Nixon.

    Dreher, comme beaucoup d’Américains, raisonne de manière apocalyptique. À ses yeux, le christianisme s’effondre, l’Église est décadente, le mensonge gagne partout et « la société nous persécute de plus en plus ». Une sorte de survivalisme doit pousser les chrétiens à s’organiser contre le « totalitarisme mou ». Un concept difficile à définir : celui-ci « n’est pas dur au sens de la persécution, comme c’était le cas dans le bloc soviétique, mais c’est tout de même un totalitarisme parce qu’il insiste sur le fait qu’il n’y a qu’une seule façon de comprendre le monde, et que les gens doivent être punis s’ils ne la partagent pas ». Ainsi en va-t-il sur toutes les questions sociétales. Par exemple, les dogmes du wokisme, loin d’éveiller les esprits, mettent en sommeil tout débat libre et contradictoire. L’Amérique, sanctuaire de la liberté, en devient ainsi le tombeau.

    Cette idée n’est pas nouvelle. Déjà, en 1995, le célèbre journaliste de Newsweek Edward Behr (1926-2008) parlait d’Une Amérique qui fait peur (Plon, 1995) où il égrenait notamment les excès d'un féminisme échevelé et les abus du politiquement correct, un mot alors peu répandu chez nous. Mais c’est comme le dérèglement climatique : les choses vont plus fort et plus vite. Et le mal dont parlait Behr ne cessa de métastaser : pour Dreher, la société américaine se déchristianise à toute vitesse et victimes de l’embourgeoisement, la plupart des chrétiens ne s'en aperçoivent pas ou pactisent avec l'esprit du temps. Ils renoncent à l’idée même d’être persécutés. Mais pays de Disney, comprend-on seulement ce que cela veut dire vraiment ? 

    En réalité, le « totalitarisme mou » est un oxymore« Il est beaucoup plus difficile de résister à ce type de totalitarisme, car si vous l’acceptez, vous vous sentez bien », affirme Dreher. Allez expliquer ça aux gens. Le journaliste a beau citer le Meilleur des mondes, le roman d’anticipation Aldous Huxley paru en 1931, ce concept est contre-intuitif :

    Trois points caractérisent le « soft totalitarianism » :

    - il n’y a pas de goulag ;

    - tout se fait au nom de la compassion ;

    - les grandes entreprises donnent la mesure, plus que l’État.

    Cela fait quand même beaucoup de différences avec l’URSS, la Corée du Nord ou la Chine, où la compassion n’est pas le premier mot qui vous vient à l’esprit. À ce propos, Dreher donne un exemple : « Nous n’avons pas le droit de dire quoi que ce soit qui puisse être considéré comme une critique des personnes trans, car si nous le faisons, nous pourrions les pousser au suicide ». Difficile de qualifier pareille interdiction de « totalitaire » , en tout cas pas au sens que le XXe siècle donna à ce mot d’une noirceur terrifiante. Dreher se fonde sur des témoignages de personnes persécutées par les soviétiques ou les nazis mais on a bien du mal à y trouver des similitudes avec les réflexes mentaux produits par la société de consommation.

    La réflexion sur le totalitarisme est souvent biaisée par le regard que les Russes portent sur un Occident qu’ils jalousent et méprisent à la fois. Un monument comme Alexandre Soljenitsyne (1918-2008) proclamait qu’ « on asservit les peuples plus facilement avec la pornographie qu’avec les miradors »« La TV vous contrôle non en vous regardant mais par ce qu’elle vous montre », renchérissait l’écrivain fantasque Edward Limonov (1943-2020), dans le Grand hospice occidental (Bartillat). Il y récusait le mythe de Big Brother développé par George Orwell dans 1984. Orwell imaginait la dictature de demain sur les modèles nazi et soviétique, sans voir que les régimes casqués et bottés allaient devenir archaïques, inutiles et surtout contre-productifs : la résistance pacifique à l’oppression et le martyr triomphent toujours – moralement et donc, à terme, politiquement – de la persécution militairement planifiée.

    Le « totalitarisme mou » serait donc ça : le pouvoir définit ce qui est moral pour disqualifier ce qui menace son existence ou la place de ceux qui l'occupent. La parole ne fait qu'habiller une volonté de puissance. Rod Dreher a le mérite de vouloir éveiller à cette réalité qui n’est pas le propre de notre époque.

    Pour aller plus loin : Rod Dreher : « Si nous ne sommes pas prêts à souffrir, nous sommes perdus »
  • "La racine profonde du courage chrétien est le Christ"

    IMPRIMER

    De Vatican News :

    Meeting de Rimini: le Pape exhorte au courage chrétien

    Comme chaque année, la ville italienne de Rimini -sur la côte adriatique- accueille la rencontre «pour l’amitié entre les peuples», organisée par le mouvement Communion et Libération. Le Pape a envoyé un message aux participants de ce rendez-vous estival, prisé par de nombreux catholiques italiens.

    Dans ce message signé par le cardinal-Secrétaire d’État, Pietro Parolin, et adressé à l’évêque de Rimini, Mgr Francesco Lambiasi, le Pape revient sur le thème de cette édition 2021, tiré du Journal du philosophe danois Søren Kierkegaard : “Le courage de dire Je”. Un thème particulièrement significatif en ces temps où l’on parle de «nouveau départ», où chacun doit exercer en conscience sa liberté afin de ne pas gâcher les enseignements de la crise, ce qui serait pire que la crise elle-même, rappelle le Saint-Père.

    Une société est basée sur des personnes

    «La pandémie a remis au centre la personne, le moi individuel, en provoquant dans de nombreux cas un réveil des questions fondamentales sur le sens de l'existence et l'utilité de la vie qui étaient restées en sommeil ou, pire encore, censurées depuis trop longtemps. Elle a également suscité un sentiment de responsabilité personnelle. Beaucoup en ont témoigné dans différentes situations. Face à la maladie et à la douleur, face à l'émergence d'un besoin, de nombreuses personnes n'ont pas hésité et ont dit : “Je suis là”», peut-on lire dans ce message.

    Sans les personnes, et la «présence responsable» qu’elles sont appelées à devenir, la société en tant que telle n’existerait pas, elle se limiterait tout au plus à un «agrégat aléatoire d’êtres qui ne savent pas pourquoi ils sont ensemble». Ce seraient alors l’égoïsme, le calcul personnel et l’indifférence qui domineraient. «En outre, les idolâtries du pouvoir et de l'argent préfèrent traiter avec des individus plutôt qu'avec des personnes, c'est-à-dire avec un “je” centré sur ses propres besoins et ses droits subjectifs plutôt qu'un “je” ouvert aux autres, s'efforçant de former le “nous” de la fraternité et de l'amitié sociale».

    Le courage nait de la rencontre

    A l’aune des événements traversés, il apparait de plus en plus que la personne doit être le point duquel tout doit repartir. «Certes, il faut trouver des ressources et des moyens pour remettre la société en marche, mais il faut avant tout quelqu'un qui ait le courage de dire “je” avec responsabilité et non avec égoïsme, en communiquant avec sa propre vie pour que la journée puisse commencer avec un espérance fiable», poursuit le message.

    Ce courage, -pas toujours spontané, et souvent en butte au doute et à la mesquinerie- nait de la rencontre. «Depuis qu'Il s'est fait chair et qu’Il est venu habiter parmi nous, Dieu a donné à l'homme la possibilité de sortir de la peur et de trouver l'énergie du bien en suivant son Fils, mort et ressuscité», souligne le Pape, qui ajoute : «La relation filiale avec le Père éternel, qui se rend présent dans les personnes atteintes et changées par le Christ, donne de la consistance au “je”, le libérant de la peur et l'ouvrant au monde avec une attitude positive».

    La racine profonde du courage chrétien est le Christ, affirme encore le Saint-Père ; c’est en effet le Ressuscité «qui nous fait expérimenter une paix profonde au milieu des tempêtes de la vie». Et de conclure en souhaitant aux participants du meeting d’être des témoins de cette joie de l’Évangile «qui insuffle l’audace de parcourir de nouveaux chemins».

  • Jamais un rite liturgique n’a existé sous deux formes différentes

    IMPRIMER

    Du site "Pro Liturgia" :

    17 août 2021

    Les fidèles - et parmi eux des théologiens et des historiens - qui, pour x raisons sur lesquelles nous ne reviendrons pas ici, demandent le maintien des « deux formes du rite romain » oublient une chose capitale : qu’au cours de l’histoire de l’Église, jamais un rite liturgique n’a existé sous deux formes différentes. Au cours des siècles, aucun rite n’a été décliné sous des « formes » différentes ». Il n’y a toujours qu’une seule forme du rite milanais, une seule forme du rite lyonnais, une seule forme du rite mozarabe, une seule forme du rite de Saint Jean Chrysostome... et une seule forme du rite romain.

    L’histoire des différents rites reconnus par l’Église nous apprend ainsi que vouloir décliner un rite en plusieurs forme est d’une certaine manière une « nouveauté anti-liturgique » pouvant conduire à plus ou moins long terme à la dégénérescence de ce rite ou du moins à la dégénérescence de certaines de ses formes avec, pour conséquence possible, l’égarement des fidèles.

    Voici ce qu’enseigne à ce sujet Pie XII dans « Mediator Dei » : « (...) Sans doute, la liturgie de l’antiquité est-elle digne de vénération ; pourtant, un usage ancien ne doit pas être considéré, à raison de son seul parfum d’antiquité, comme plus convenable et meilleur, soit en lui-même, soit quant à ses effets et aux conditions nouvelles des temps et des choses. Les rites liturgiques plus récents eux aussi, sont dignes d’être honorés et observés, puisqu’ils sont nés sous l’inspiration de l’Esprit-Saint, qui assiste l’Église à toutes les époques jusqu’à la consommation des siècles ; et ils font partie du trésor dont se sert l’insigne Épouse du Christ pour provoquer et procurer la sainteté des hommes. Revenir par l’esprit et le cœur aux sources de la liturgie sacrée est chose certes sage et louable, car l’étude de cette discipline, en remontant à ses origines, est d’une utilité considérable pour pénétrer avec plus de profondeur et de soin la signification des jours de fêtes, le sens des formules en usage et des cérémonies sacrées ; mais il n’est pas sage ni louable de tout ramener en toute manière à l’antiquité. (...) De même, en effet, (...) qu’aucun catholique sérieux ne peut écarter les lois en vigueur pour revenir aux prescriptions des sources anciennes du Droit canonique, de même, quand il s’agit de liturgie sacrée, quiconque voudrait revenir aux antiques rites et coutumes, en rejetant les normes introduites sous l’action de la Providence, à raison du changement des circonstances, celui-là évidemment, ne serait point mû par une sollicitude sage et juste. Une telle façon de penser et d’agir ferait revivre cette excessive et malsaine passion des choses anciennes qu’excitait le concile illégitime de Pistoie, et réveillerait les multiples erreurs qui furent à l’origine de ce faux concile et qui en résultèrent, pour le grand dommage des âmes, erreurs que l’Église, gardienne toujours vigilante du « dépôt de la foi » à elle confié par son divin Fondateur, a réprouvées à bon droit. Car des desseins et des initiatives de ce genre tendent à ôter toute force et toute efficacité à l’action sanctificatrice, par laquelle la liturgie sacrée oriente, pour leur salut, vers le Père céleste les fils de l’adoption. (...) »

  • La Fraternité Saint Pie X acquiert une église historique du centre de Vienne

    IMPRIMER

    De l' sur le site de la Fraternité Saint-Pie X :

    Une nouvelle église pour la Fraternité Saint-Pie X à Vienne

    19 août 2021

    La célèbre Minoritenkirche située en plein centre de Vienne, en Autriche, anciennement l’église nationale italienne, a été donnée par son propriétaire, la Congrégation italienne, à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.

    Lettre du supérieur du district d’Autriche, M. l’abbé Stefan Frey

    Chers amis et bienfaiteurs !

    Le ciel nous a offert à Vienne un cadeau qui a dépassé nos attentes les plus folles. Depuis des années, nous sommes à la recherche d’une église appropriée, car l’arrangement provisoire – qui a finalement été de longue durée – de notre ancienne chapelle Saint-Joseph dans la Bernardgasse, avec son loyer très coûteux, n’a jamais pu être une solution permanente.

    Depuis 2008, nos fidèles viennois prient intensément à cette intention. Saint Joseph nous a fait attendre et a testé notre patience et notre persévérance jusqu’à l’année qui lui est consacrée.

    Mais aujourd’hui, il a répondu de manière surabondante aux nombreuses prières et nous a donné non pas n’importe quelle église, mais l’église des Minimes de Maria Schnee – Marie des Neiges – consacrée à sa très sainte épouse.

    C’est l’une des églises les plus renommées, les plus belles et les plus anciennes de la ville de Vienne, sise dans un emplacement de choix, et dont l’importance historique et culturelle ne peut être suffisamment appréciée ! Notre gratitude envers le bon saint Joseph est sans limite ! Comme il entend merveilleusement ceux qui le prient avec confiance et persévérance.

    Mais nous sommes également conscients que ce don sublime est lié à une grande mission et à une lourde responsabilité. L’église des Minimes offre maintenant de vastes possibilités pour l’apostolat et donc des opportunités uniques pour renforcer la tradition catholique à Vienne.

    Que la très sainte Vierge Marie des Neiges et son saint époux nous aident de leur puissante assistance à remplir cette responsabilité, pour la plus grande gloire de Dieu et le salut du plus grand nombre d’âmes possible !

    Les miracles de la divine Providence

    Comment la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X en est-elle venue à entretenir une si magnifique église à Vienne ? Avec Dieu, rien n’est impossible, et de toute évidence, Dieu a voulu rendre possible l’impossible, humainement parlant.

    En effet, les circonstances de cette merveilleuse histoire à succès ne peuvent être décrites autrement que comme miraculeuses. Citons les pierres angulaires les plus importantes qui suggèrent que Dieu y a participé dès le début :

    – 18 novembre 2020 : En la fête de la consécration des églises de Saint-Pierre et Saint-Paul, nous avons reçu la proposition tout à fait inattendue de reprendre l’église des Minimes de la “Congrégation italienne Madonna della Neve”. Elle avait été donnée en 1784 par l’empereur Joseph II comme église nationale italienne à Vienne (le couvent des Minimes a ensuite été déplacé dans l’ancien monastère des Trinitaires, près de l’église de la Trinité).

    – 20 mai 2021 : Fête de saint Bernardin de Sienne. Jeune prêtre, saint Bernardin avait reçu de la Sainte Mère le don des pouvoirs miraculeux, et nous ne lui demandions rien d’autre qu’un miracle. Le saint nous a exaucés, car il fut accepté à l’unanimité de faire don à la FSSPX de la plus importante église mariale de la ville de Vienne !

    – 25 mai 2021 : En ce jour de commémoration de deux papes italiens – saint Grégoire VII et saint Urbain Ier –, à la veille de la fête de saint Philippe Néri, le grand apôtre de Rome, eut lieu la signature notariale des contrats de donation. Avec cela, il était clair pour nous que Dieu donnait évidemment à la FSSPX la mission de poursuivre fidèlement l’héritage multiséculaire de la communauté italienne de Vienne.

    – 29 juin 2021 : Les saints Apôtres Pierre et Paul avaient parrainé le début de notre entreprise : providentiellement ils étaient présents au couronnement. Le jour de leur solennité, la nouvelle propriété était définitivement inscrite au registre foncier de la ville de Vienne.

    La FSSPX est donc officiellement devenue propriétaire de l’église des Minimes. Que nous apprend ce parrainage ? Il est certain qu’avec l’église des Minimes nous n’avons reçu aucun autre mandat que celui de continuer fidèlement à Vienne la tradition apostolique que saint Pierre et saint Paul ont implantée dans l’Eglise de Rome, la Mère et Maîtresse de toutes les Eglises, au nom du Christ, et de la défendre avec fermeté contre toutes les aberrations d’aujourd’hui.

    Nous ne sommes pas un Tradi Club désuet, mais simplement des catholiques romains, et nous avons le désir ardent de servir l’Eglise catholique de toutes nos forces et de l’aider à retrouver sa tradition apostolique vieille de 2000 ans, de laquelle seule découle toute la vitalité surnaturelle, comme de la racine à l’arbre largement ramifié de l’Eglise.

    Que Dieu tout-puissant bénisse cette œuvre qui a émerveillé tout le monde. Que tous ses saints auxiliaires accompagnent notre nouvelle mission de leur intercession constante, notamment saint Clément-Marie Hofbauer, patron de notre prieuré viennois, qui a travaillé pendant quatre ans comme recteur de l’église des Minimes et y a ravivé l’amour eucharistique dans le cœur des Viennois par ses célébrations grandioses en l’honneur du Saint-Sacrement.

    Avec ma bénédiction sacerdotale.

    Pater Stefan Frey

    Historique et description de l’église des Minimes (Vienne)

    La Minoritenkirche (Eglise conventuelle des Frères mineurs, liée à l’Ordre monastique des moines conventuels des Frères mineurs), officiellement appelée Italienische Nationalkirche Maria Schnee (Eglise nationale italienne de Marie des Neiges, liée à la Congrégation italienne, ancien propriétaire de cette église), a été construite dans le style gothique français dans l’Altstadt ou premier arrondissement de Vienne, en Autriche.

    Lire la suite