BELGICATHO - Page 759
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A quoi sert le Carême ?
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La dette publique mondiale a atteint 281 mille milliards de dollars
Du site des Missions Etrangères de Paris :
La lutte contre la pandémie alourdit la dette mondiale de 24 000 milliards de dollars, la Chine en tête
20/02/2021
Selon l’Institut de Finance International (IIF), la dette publique mondiale a atteint 281 mille milliards de dollars US, un record attribué à la pandémie du Covid-19. En 2020, la dette publique a atteint un niveau historique en représentant près de 355 % du PIB mondial, notamment en raison des vastes plans d’aides destinés à relancer l’économie. Selon l’institut IIF, la Chine fait partie des pays dont les dettes ont enregistré les plus fortes hausses – suivie par la Turquie, la Corée du Sud et les Émirats Arabes Unis. Selon les prédictions de l’IIF, la tendance devrait se poursuivre en 2021.
Fin 2020, la dette mondiale a atteint 281 mille milliards de dollars US, un record dû à la pandémie du Covid-19, selon l’Institut de Finance International (IIF), basé à Washington. En 2020, la dette publique a atteint un niveau historique en représentant près de 355 % du PIB mondial (soit une augmentation de 35 points de pourcentage par apport à 2019) – notamment en raison des vastes plans d’aides destinés à relancer l’économie. Cette hausse de la dette mondiale est supérieure à celle observée durant la crise financière de 2008-2009, avec peu de signes de stabilisation à court terme. Selon l’institut IIF, la Chine fait partie des pays dont les dettes ont enregistré la plus forte hausse des ratios d’endettement hors banques – suivie par la Turquie, la Corée du Sud et les Émirats Arabes Unis. L’Afrique du Sud et l’Inde ont également enregistré les plus fortes hausses, uniquement en termes de ratio de la dette publique sur PIB. Pékin s’est concentré sur les dépenses publiques d’infrastructures afin de relancer son économie, un choix qui a conduit de nombreux gouvernements locaux à emprunter.
Afin de résister à la pandémie, les gouvernements, les entreprises et les ménages ont accumulé 24 mille milliards de dollars US de dette courant 2020. Les programmes de relance budgétaire, les plans de sauvetage, les aides à l’emploi et les aides sociales ont entraîné de lourdes charges à l’échelle mondiale. Selon les analystes, cette tendance devrait se poursuivre cette année. Avec des intérêts bas (voire négatifs) et des taux de croissance économique supérieurs aux coûts de financement, toutefois, les emprunts des gouvernements sont considérés comme avantageux à ce jour. Selon les prédictions de l’IIF, les déficits budgétaires des gouvernements devraient encore augmenter de 10 mille milliards de dollars US courant 2021. Pour les dirigeants mondiaux, aujourd’hui, la prochaine étape est de trouver le moyen de sortir de la crise. Le fait de couper les plans de relance trop rapidement pourrait conduire à des faillites en série, et le fait de prolonger la situation pourrait provoquer des dettes insurmontables, ce qui rendrait les budgets gouvernementaux ingérables.
(Avec Asianews, Hong-Kong)
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L'oeuvre complète de Van Eyck accessible en haute résolution sur Internet
Toutes les œuvres de Van Eyck visibles en ligne
L'Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA) a mis en ligne vendredi les quatre dernières œuvres du peintre Jan Van Eyck.
Les 20 tableaux qui sont attribués à l'artiste sont ainsi visibles en haute résolution sur le site Closer to Van Eyck. L'oeuvre complète de Jan Van Eyck comprenant 20 tableaux se trouve donc désormais accessible en haute résolution sur le site closertovaneyck.kikirpa.be dont une partie est également consacrée à la restauration du retable de l'Agneau Mystique.
Sont désormais également accessibles aux internautes le Portrait d'un homme (Léal Souvenir) conservé à la National Gallery de Londres, le Saint Jérôme de l'Institute of Arts de Detroit, le Saint François du Museum of Art de Philadelphie ainsi que la Vierge à l'Enfant à la fontaine (New York, collection privée).
Ces quatre tableaux ont été exposés au Musée des Beaux-Arts de Gand lors de la grande exposition de 2020 consacrée à Van Eyck. Peu après la première vague de la pandémie de coronavirus, l'IRPA a pu étudier et documenter ces peintures avant qu'elles ne soient emballées et restituées à leurs propriétaires.
Les amateurs peuvent à présent zoomer tant sur les détails les plus infimes que sur les couches sous-jacentes qui sont révélées grâce à la radiographie et la réflectographie infrarouge. "Il existe parfois plusieurs versions d'une même composition. Nous pouvons désormais, pour la première fois, les comparer jusque dans leurs moindres détails sur la base d'images standardisées, car les tableaux ont tous été photographiés selon un protocole identique et avec le même matériel", explique Bart Fransen, responsable du projet à l'IRPA.
L'autre nouveauté du site consiste en l'ajout de photos du revers des tableaux, rarement visible pour les visiteurs. Celui-ci porte parfois d'anciennes étiquettes qui renseignent sur les précédents propriétaires ou offre un aperçu de la structure du panneau de bois. Mais surtout, il est souvent peint à l'imitation du marbre ou du porphyre et présente des éclaboussures de peinture, précise l'IRPA.
Les œuvres numérisées font également partie de l'exposition interactive "Face à Van Eyck. Le miracle du détail" qui se tient à Bozar à Bruxelles jusqu'au 14 mars.
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L’épidémie de Covid-19 n’a pas été une mauvaise affaire pour tout le monde
De Jean Staune sur La Sélection du Jour :
Comment les « Big Pharma » gagnent de l’argent sur notre dos
L’épidémie de Covid-19 n’a pas été une mauvaise affaire pour tout le monde. Les ventes en ligne ont explosé et les laboratoires pharmaceutiques en ont profité. Pas uniquement ceux qui produisent un vaccin, mais aussi ceux comme Gilead qui ont vendu pour plus d’1 milliard € un traitement qui ne fonctionne pas et qui est dangereux, le Remdesivir (cf. LSDJ 1129).
Certains affirment qu’un vaccin contre une telle épidémie relèverait de l'intérêt général. Mais allez expliquer aux actionnaires de Moderna, qui ont investi « à perte » pendant des années, qu’ils n’ont pas le droit de toucher les bénéfices de la recherche audacieuse qu’a conduite la société. Qui voudra encore investir dans la recherche pharmaceutique ? Mais ce débat autour de l'intérêt commun du vaccin cache un scandale sur la façon dont les laboratoires pharmaceutiques s’y prennent pour réaliser des gains injustifiés, comme le montre un documentaire d’Arte.
Le laboratoire Genentech produit un médicament, l’Avastin pour traiter le cancer du côlon. Des spécialistes des yeux se rendent compte que des injections directes d’Avastin dans l’œil permettent de stopper de façon quasi complète la principale cause de cécité chez les personnes âgées, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Immédiatement, c’est l’effervescence dans le monde entier. On peut stopper une maladie qui rendait les gens définitivement aveugles !
Mais l’Avastin se vend en flacon ; il faut donc préparer à partir du flacon, des seringues du produit à injecter dans l’œil. Le laboratoire va alors sortir un produit exactement équivalent, le Lucentis. Sauf qu’il coûte 2000 $ par seringue alors qu’une injection d’Avastin revient à 50 $ !
Le laboratoire Genentech va être racheté par Roche qui va diffuser mondialement l’Avastin … en freinant des quatre fers pour son nouvel usage, expliquant qu’il faut le réserver au traitement du cancer du côlon, tandis que Novartis (qui possède 33% de Roche !) va faire une campagne massive en faveur du Lucentis en expliquant qu’il serait dangereux d’utiliser l’Avastin puisqu’il faut le manipuler pour le mettre dans des seringues (c’est pourtant ce qu’on fait tous les jours pour les vaccins livrés en flacons).
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France : après le Barroux, (Vaucluse), Sainte-Marie de la Garde (Lot et Garonne) devient une abbaye
Essaimage de l’abbaye Sainte Madeleine du Barroux, le Prieuré Sainte Marie de la Garde est devenu en ce mois de février 2021 une nouvelle abbaye de la grande famille bénédictine. Lu sur le site web « Salon beige » :
« Annonce des abbayes Sainte-Marie de la Garde et Sainte-Madeleine du Barroux
Le samedi 13 février 2021, notre abbé visiteur, Dom Courau (Père Abbé de Triors), a érigé le Monastère Sainte-Marie de la Garde en maison autonome avec le titre d’Abbaye.
L’élection du premier abbé a été présidée par Dom Courau ce jeudi 18 février, en la mémoire de sainte Bernadette, en présence de Dom Louis-Marie (Père Abbé du Barroux).
La Communauté a élu le R. P. MARC GUILLOT qui était Prieur jusqu’à maintenant. La bénédiction abbatiale sera célébrée d’ici 2-3 mois (date à préciser).
Abbaye Sainte-Marie de la Garde – 47270 Saint-Pierre-de-Clairac » (Lot et Garonne)
Le prieuré fut fondé sous le patronage de l’Immaculée Conception le 21 novembre 2002, avec l'accord de l'évêque d'Agen, Mgr Jean-Charles Descubes, par un groupe de huit moines venant du Barroux, dans un domaine agricole comprenant une maison de maître et des bergeries, isolé dans la campagne vallonnée de Saint-Pierre-de-Clairac, au lieu-dit Lagarde.


Au fil du temps et des travaux d'agrandissement il est devenu un monastère bénédictin, aujourd’hui élevé au rang d’abbaye réunissant une vingtaine de moines et il compte en accueillir, à terme, une quarantaine.
Ref. Sainte-Marie de la Garde (Lot et Garonne) devient une abbaye
JPSC
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L'Eglise est en crise, et il s'agit d'une crise sévère !
De Denis Crouan sur ProLiturgia.org :
19 février
L’Église est en crise ; et il s’agit d’une crise sévère !
Certains estiment même qu’il s’agit d’une crise menaçant son existence. Certes le Christ a promis qu’il serait avec son Église jusqu’à la fin des temps. Il a bien parlé de « son » Église et non d’un ensemble d’Églises particulières qui se donneraient des structures leur permettant de s’engager dans diverses actions sociales ou pastorales pour paraître méritantes et sympathiques aux yeux des hommes.
Une Eglise sans esprit de foi et dans laquelle seul compte l’activisme ne peut que disparaitre. Les évêques feraient bien d’y regarder de plus près et considérer que de très nombreux mouvements et groupes nés dans le sillage du Concile, au moment où l’on proposait aux fidèles passablement désorientés des catéchèses et des liturgies vides de sens, n’ont cherché qu’à marquer l’Église d’un style et de pratiques qui ne lui auront été d’aucune utilité : au lieu de mener des réflexions sérieuses sur la base de connaissances théologiques solides, ces mouvements et ces groupes ne se sont complu que dans des échanges de bons sentiments au sein d’une convivialité de clubs.
Une majorité d’évêques a volontairement gardé le silence face aux erreurs du clergé et s’est résignée à accepter ce que les pasteurs diocésains en leur particulier auraient dû refuser : il fallait alors laisser les fidèles se fourvoyer dans les expériences catéchétiques et liturgiques de quelques prêtres qui « faisaient le buzz » autour de leur personne ; il fallait laisser certains groupes de fidèles imprimer leur style liturgique à des paroisses entières et refuser de voir que, précisément, ces styles-là tarissaient la pratique dominicale et éteignaient les vocations.
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Des "dingueries", résultat du conformisme ambiant
D'Ivan Roufiol sur son blog :
Bloc-notes : Ces dingueries produites par le conformisme
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Invitation à signer une pétition pour libérer les cultes des restrictions imposées actuellement
Libérez nos cultes - Bevrijd onze erediensten - Entfesseln unserer Gottesdienste
Citoyens juifs, musulmans et chrétiens, nous dénonçons la limitation actuelle du culte à 15 personnes.
Le 26 janvier 2021, l’arrêté ministériel renforçant cette mesure a été publié une heure avant la rencontre prévue entre les représentants de nos différents cultes et le ministre compétent. Cela témoigne du peu d’estime pour nos représentants et à travers eux de chaque fidèle qu’ils représentent.
Il y a quelques mois, alors que la crise sanitaire n’était pas moins grave et que les limites étaient plus larges (allant jusqu’à 200 par lieu de culte), le protocole négocié entre les représentants de culte et les autorités, garantissait la sécurité sanitaire. Les croyants l’ont respecté : distanciation, gel hydroalcoolique, masques, sens de circulation.
Un élargissement du nombre de personnes pouvant participer au culte est donc possible tout en prenant de justes mesures sanitaires.
La constitution garantit la liberté de culte. Dans les faits, une limitation du culte à 15 ne garantit pas cette liberté.
Nous réclamons donc que cette jauge des 15 personnes soit modifiée et qu’il soit tenu compte de la superficie des lieux de culte.
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Les employés du Vatican qui refusent le vaccin risquent-ils d'être licenciés ?
De Loup Besmond de Senneville sur le site du journal La Croix :
Covid-19 : au Vatican, les employés qui refusent le vaccin risquent le licenciement
Les faits
Une note signée le 8 février par le président du gouvernorat du Vatican rend obligatoire le vaccin contre le Covid 19, à moins de disposer d’une « raison de santé avérée ».
Le Vatican fait un pas de plus dans son adhésion au vaccin contre le Covid-19. Le plus petit État du monde impose désormais à ses employés et à ses résidents d’être vaccinés sous peine de sanction. Et ces sanctions peuvent aller jusqu’au licenciement, selon un décret daté du 8 février et signé par le président du Gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican, le cardinal Giuseppe Bertello.
« Le refus de la vaccination peut également présenter un risque pour autrui », peut-on lire dans le décret de dix articles, qui porte sur les dispositions sanitaires dans l’État de la Cité du Vatican pour lutter contre la pandémie. Le texte ajoute que « ce refus pourrait accroître sérieusement les risques pour la santé publique ».
Vaccination obligatoire
Les auteurs du texte prévoient notamment que les autorités sanitaires du Vatican peuvent « juger nécessaire d’engager une prophylaxie impliquant l’administration d’un vaccin pour protéger la santé des citoyens, des résidents, des travailleurs et de la communauté de travail lors de l’exécution d’activités professionnelles impliquant des tâches de service public, des relations avec des tiers ou des risques pour la sécurité de la communauté de travail ».
Le décret revient, dans les faits, à rendre obligatoire la vaccination pour les résidents et les employés du Vatican. Seule raison qui pourrait leur permettre de se soustraire à cette obligation : une « raison de santé avérée », précise le décret.
Interruption de la relation de travail
Les sanctions prévues pour ceux qui refuseraient le vaccin sont particulièrement lourdes, pouvant aller jusqu’au licenciement. Une disposition permise par un texte en vigueur au Vatican depuis 2008, prise à l’époque dans le cadre de l’épidémie H1N1, et remise à jour en 2011.
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Dans quel état les catholiques retrouveront-ils leurs paroisses ?
De Bosco d'Otreppe dans La Libre du 17 février (extraits) :
Le confinement pourrait accélérer les mutations de l’Église catholique
Dans quel état les catholiques retrouveront-ils leurs paroisses ? Seront-ils encore nombreux à pousser les portes de leurs églises une fois que les messes (aujourd’hui réduites à 15 personnes) reprendront leur rythme de croisière ?
Il ne faut pas multiplier les coups de fil pour se rendre compte que beaucoup de croyants redoutent une cassure dans la pratique dominicale. Le cas de pays voisins est évoqué. En France par exemple, là où les célébrations ont pu reprendre plus largement, de nombreux diocèses évoquent, à vue d’œil, la perte d’un tiers de pratiquants. Personnes âgées craignant de retrouver les assemblées, catholiques s’étant habitués à prier autrement… les raisons ne sont pas encore élucidées. Mais elles interrogent déjà l’Église sur la manière dont elle vit sa foi, sur la fraternité qui se tisse ou non dans les paroisses. (...)
Qu’en sera-t-il en Belgique ? Difficile de le savoir. Les situations seront différentes entre les paroisses actives ces derniers mois, et celles qui ont mis la clé sous le paillasson, avance Arnaud Join-Lambert. Ce professeur de théologie à l’UCLouvain, qui a étudié les pratiques de confinement de 1 200 catholiques, note néanmoins l’érosion, au fil des mois, de l’audience des messes en ligne, et surtout un chiffre "interpellant" : près d’un catholique sur trois n’a pas exprimé un manque de communier durant le confinement.
La suite de l'article explique que l'éclosion de petites fraternités locales, "petites églises domestiques", manifesterait une certaine vitalité de la foi et ouvrirait des perspectives d'avenir. La chose serait observable en France où "plus de la moitié des diocèses ont choisi de faire de ces fraternités chrétiennes de proximité un des principaux axes de leurs politiques pour pallier l’absence de l’Église institutionnelle qui ne peut plus couvrir l’ensemble des territoires."
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Rome : le Pape et les membres de la Curie vieillissent
De Smart Reading Press (source National Catholic Register) :
VATICAN : UN PAPE ET UNE CURIE VIEILLISSANTS

En décembre 2014, lors de ses traditionnels vœux de fin d’année à la Curie, le pape François prononçait un discours remarqué, appelant chacun à lutter contre une liste de quinze maladies spirituelles, et demandant à tous les membres des dicastères et organismes du Saint-Siège qui l’assistent d’y résister et de se convertir. Parmi ces pathologies, la «maladie de se penser immortel», qui pourrait bien menacer une Curie vieillissante si des mesures de renouvellement se font attendre.
Lorsqu’il fut élu le 13 mars 2013, à l’âge de 76 ans, peu de gens, y compris le pape lui-même, s’attendaient à ce que son pontificat dure aussi longtemps. Sur le point d’entreprendre son premier voyage papal à l’étranger depuis plus d’un an et mises à part ses crises récurrentes de sciatique douloureuse, François semble être en relativement bonne santé pour ses 84 ans. Déjà, la durée de son pontificat a dépassé celle du pape Benoît XVI : à la date du 16 février, François a dirigé l’Église pendant 2 868 jours, son prédécesseur en ayant passé 2 867 sur le siège de Pierre.
Actuellement, près de la moitié des départements les plus importants de la Curie romaine sont dirigés par des prélats ayant dépassé l’âge théorique de la retraite (75 ans). Il en va de même pour un certain nombre de responsables d’académies et de commissions pontificales. Sur les 22 plus importants dicastères de la Curie romaine (à l’exclusion des académies et commissions pontificales et du gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican), neuf sont dirigés par des cardinaux ou des évêques qui pourraient être maintenant à la retraite.
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Éthiopie : répression dans le sang et destruction d’un monastère du VIème siècle
Via le Salon Beige :
Éthiopie : répression dans le sang et destruction d’un monastère du VIème siècle

Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :
Le monastère de Debre Damos, vieux de plus de mille cinq cents ans, a été détruit par des bandes armées, l’un des moines aurait été assassiné. Les troupes fédérales Éthiopiennes ont combiné leurs forces avec leurs anciens ennemis Érythréens, devenus leurs nouveaux alliés, pour réprimer la volonté des habitants du Tigré, région du Nord de l’Ethiopie, de s’émanciper en partie du pouvoir central Ethiopien. Depuis trois mois, des troupes Érythréennes payées par le gouvernement éthiopien assassinent, pillent et violent la population du Tigré.
C’est au Nord-Ouest d’Adigrat que le monastère de Debre Damos, datant du VIème siècle, a été bombardé par les forces Érythréennes qui seraient ensuite montées sur le plateau, sur lequel le monastère a été construit, pour le piller, s’emparer de ses trésors et de ses archives. Dans la ville d’Adigrat ce sont des bandits qui ont profité de la confusion régnante pour piller la mission des Missionnaires d’Afrique avec lesquels SOS Chrétiens d’Orient travaille depuis deux ans, après avoir lynché le garde et ligoté les plus vieux prêtres qui n’étaient pas parvenus à s’enfuir.
Un des prêtres orthodoxes de la communauté des Missionnaires d’Afrique a rapporté qu’au moins un moine de Debre Damos aurait été assassiné. Il est cependant possible que l’ancienne église du monastère ait survécu aux bombardements, d’après cette même source.
Depuis 2018, année durant laquelle les Tigréens ont perdu les rênes du pouvoir central d’Ethiopie au profit de l’Oromo Abiy Ahmed, cette ethnie se sent marginalisée par le nouveau gouvernement en place. Au mois de septembre 2020, des élections régionales ont été organisées de manière illégale par les autorités du Tigré, non pour créer un nouvel état séparatiste mais en réaction aux actions du président Abiy Ahmed qui consistaient à écarter les Tigréens du pouvoir central.
C’est à la suite de cette action protestataire que l’armée érythréenne, dont les troupes sont payées par le gouvernement éthiopien, a marché sur les villes d’Adigrat, d’Adwa, de Wukro, où ils ont ouvert un camp militaire, et de Shire.
Mercredi dernier, lors de manifestations dans ces villes du Tigré, vingt jeunes ont été exécutés par les forces gouvernementales éthiopiennes et érythréennes à Adwa et 10 autres ont connu le même sort à Shire, tandis qu’à Adigrat ce sont le manque de médicaments et la famine qui provoquent la mort de nombreux citadins.
Le peuple de Tigré n’est pas au bout de ses souffrances et SOS Chrétiens d’Orient invite à prier pour que la paix et l’unité reviennent en Ethiopie. L’association poursuit son aide au travers des communautés encore présentes sur place, et sera présente dès le mois prochain dans le pays afin d’aller à la rencontre de ces chrétiens en souffrance et leur apporter le soutien nécessaire.
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