Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Sciences - Page 3

  • 2 mars: Conférence sur le SAINT SUAIRE par Pierre de Riedmatten

    IMPRIMER

    2 MARS | CONFÉRENCE SUR « LE SAINT SUAIRE » PAR PIERRE DE RIEDMATTEN

    Le Saint-Suaire est le linge qui recouvrit le visage de Jésus de Nazareth ou bien le linceul qui servit à envelopper son corps après la mort – conformément au mode de sépulture en usage chez les Juifs – avant de le déposer au tombeau selon le Nouveau Testament.

    Le Saint Suaire ne cesse d’interpeller aujourd’hui. Il est une véritable question scientifique.

    Jean-Michel Forestier, vice-président de l’association MNTV qui a pour but la connaissance et la contemplation du Linceul de Turin, l’étudie depuis des années. L’orateur fera ressortir la beauté du mystère qui habite le linceul de Turin.

    LES PÉPITES DU MERCREDI
    « Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ. »
    Mt 13,44

    L’équipe des Pépites du mercredi vous propose d’aller à la recherche de ces trésors peu connus et de vous enrichir de Dieu.

    QU’EST CE QUE C’EST?
    Un parcours de formation chrétienne composé de deux cycles au choix.
    1 cycle= 1 conférence + 5 mercredis
    Ces rencontres se déclineront sous le mode interactif.
    Au programme : prière, lecture, partage de réflexion, exposé, débat.
    Prêt pour un « Update catho » ?

    Vous pouvez vous inscrire en cliquant sur ce lien.

    Pour avoir plus d’infos:
    pepitesdumercredi@gmail.com

    PAF pour un module:
    30€ (50€ solidarité)
    Ceci ne doit pas constituer un empêchement


    Date / Heure
    Date(s) - 02 mars 2021
    20h30 - 22h00

  • La loi belge sur l’euthanasie est mauvaise sur le plan éthique, administratif et légal

    IMPRIMER

    L'article qui suit revient sur une étude déjà évoquée sur belgicatho; de Michael Cook traduit par Stéphane Seminckx sur didoc.be :

    La loi d’euthanasie en Belgique est mauvaise, selon une étude scientifique

    .

    Sa portée ne cesse de s’élargir et les garde-fous sont défaillants.

    De temps à autre apparaît un article de bioéthique qui est un réquisitoire si puissant contre l’injustice qu’il donne la chair de poule à ses lecteurs. En 1949, Leo Alexander a publié Medical Science under Dictatorship dans le New England Journal of Medicine, à propos des atrocités commises par les médecins nazis. En 1966, Henry K. Beecher a publié Ethics and Clinical Research, aussi dans le New England, dont le titre assez neutre cachait un message virulent sur les catastrophes éthiques de la médecine américaine contemporaine.

    Euthanasia in Belgium: Shortcomings of the Law and Its Application and of the Monitoring of Practice (Euthanasie en Belgique : manquements de la loi et de son application ainsi que du suivi de sa pratique) vient d’être publié dans The Journal of Medicine and Philosophy. Ce texte ne sera pas aussi sensationnel que les articles historiques que je viens de mentionner, mais il peut soutenir la comparaison.

    Depuis 2002, les lois sur l’euthanasie en Belgique et aux Pays-Bas ont servi de modèle pour des réformes légales dans d’autres pays. Le Canada les a suivis. Le Portugal est sur le point de le faire. L’Espagne va dans la même direction. En Belgique, l’euthanasie prend à son compte 2,4 % de tous les décès, et beaucoup plus en Flandre.

    Les auteurs de l’article du Journal of Medicine and Philosophy affirment en substance que la loi belge sur l’euthanasie est mauvaise sur le plan éthique, administratif et légal. Sa portée ne cesse de s’élargir et les garde-fous sont défaillants. La commission chargée de contrôler le respect de la loi par les médecins est inefficiente, voire complice d’un agenda pro-euthanasie. Pour appuyer ces affirmations étonnantes, l’article se réfère non pas à des scandales rapportés dans les médias mais à des études académiques minutieuses des 20 dernières années et sur les rapports de la commission de contrôle elle-même.

    Lire la suite

  • Des lignées cellulaires issues de fœtus avortés utilisées dans le cadre du développement de vaccins contre la Covid-19

    IMPRIMER

    Du Salon Beige :

    Utilisation des lignées cellulaires issues de fœtus avortés dans le cadre du développement de vaccins contre la Covid-19

    Tiré de A.L., courrier des lecteurs de Science & Foi n°138, avec l’aimable autorisation de l’auteur et de la rédaction.

    Un article publié récemment par le Charlotte Lozier Institute (Prentice, 2021) fait le point sur l’utilisation de lignées cellulaires issues de fœtus avortés (Figure 1) dans le cadre de l’élaboration des vaccins contre la Covid-19.

    Figure 1 : Obtention de lignées cellulaires à partir d’un fœtus avorté. Ici il s’agit de lignées cellulaires issues du rein de ce fœtus. Reproduction d’une image publiée sur un rapport « Fact sheet : COVID vaccines and Fetal cell lines » du Charlotte Lozier Institute.

    De telles lignées cellulaires peuvent, rappelle cet article, être utilisées à trois étapes clés de l’élaboration des vaccins :

    • L’étape Design & Développement : conceptualisation, expériences préparatoires, spécification du vaccin.
    • L’étape Production : industrialisation et fabrication des vaccins.
    • L’étape Tests de confirmation du produit en laboratoire : tests d’analyse de la qualité, des acides nucléiques ou séquences protéiques, de réaction des anticorps, sur le produit fini.

    Le Tableau 1 est un résumé du tableau publié par le Charlotte Lozier Institute (Prentice, 2021), concernant l’utilisation de ce type de lignées cellulaires dans les différentes étapes d’élaboration des 6 vaccins commandés par l’Union Européenne (European Commission Decision, 15/12/2020). Le vaccin Spoutnik 5 du Gamaleya Research Institute a été ajouté également à cette liste. Le signe « x » indique l’utilisation de lignées cellulaires issues de fœtus avortés à l’étape désignée (pour les tests de confirmation en laboratoires sur produits finis, cela implique qu’au moins certains tests ont été menés sur de telles lignées cellulaires). Le signe « v » indique qu’il n’y a pas eu utilisation de lignées cellulaires de fœtus avortés. Le signe « ? » indique une absence de données fiables ou publiées sur la question. Lorsque cela était possible, les sources bibliographiques ont été indiquées. Les sources de certaines données publiées par le Charlotte Lozier Institute n’ont pas été retrouvées.

    2021_02_23_13_01_02_Greenshot.png

    Tableau 1 : Utilisation de lignées cellulaires issues de fœtus avortés lors de l’élaboration des 6 vaccins commandés par L’Union Européenne. Données issues de l’étude de Prentice (2021).

    Il est donc clair, d’après ce tableau, que sur les six vaccins commandés par l’Union Européenne, quatre d’entre eux utilisent des lignées cellulaires issues de fœtus avortés dans au moins une des phases de l’élaboration du vaccin. C’est également le cas du vaccin russe Spoutnik 5. Pour le vaccin Sanofi/GSK, certaines données sont manquantes et il n’est donc pas possible de conclure ou non sur l’utilisation de telles lignées cellulaires. Le vaccin CureVac n’utilise à aucune étape des lignées cellulaires issues de fœtus avortés. Il utilise en revanche des lignées cellulaires développées à partir d’un prélèvement de métastase d’une patiente adulte atteinte d’un cancer du col de l’utérus. Tout comme les vaccins Moderna et Pfizer, le vaccin CureVac est un vaccin à ARN. Cette nouvelle technologie est utilisée pour la première fois chez l’homme.

    Bibliographie

    A.L., Courrier des lecteurs paru dans Science & Foi, n°138, Janvier 2021.

    Charlotte Lozier Institute, « Fact Sheet: COVID Vaccines & Fetal Cell Lines », téléchargé 24/01/2021.

    Corbett et al., « SARS-CoV-2 mRNA vaccine design enabled by prototype pathogen preparedness », Nature, Volume 586, Pages 567–571, 05/08/2020.

    European Commission, « COMMISSION DECISION of 15.12.2020 on implementing Advance Purchase Agreements on COVID-19 vaccines », Brussels, C(2020) 9309 final, 15/12/2020.

    Mercado et al., « Single-shot Ad26 vaccine protects against SARS-CoV-2 in rhesus macaques », Nature, Volume 586, Pages 583–588, 2020.

    Prentice, D., « Update: COVID-19 Vaccine Candidates and Abortion-Derived Cell Lines », updated 04/01/2021.

    Prentice, D., Sander Lee, T., « A Visual Aid to Viral Infection and Vaccine Production », Charlotte Lozier Institute, 15/06/2020.

    Rauch et al., « mRNA based SARS-CoV-2 vaccine candidate CVnCoV induces high levels of virus neutralizing antibodies and mediates protection in rodents », bioRχiv, 23/10/2020.

    Tostanoski et al., « Ad26 vaccine protects against SARS-CoV-2 severe clinical disease in hamsters », Nature Medicine, Volume 26, Pages 1694–1700, 2020.

    Van Doremalen et al., « ChAdOx1 nCoV-19 vaccine prevents SARS-CoV-2 pneumonia in rhesus macaques », Nature, Volume 586, Pages 578–582, 30/07/2020.

    Vogel et al., « A prefusion SARS-CoV-2 spike RNA vaccine is highly immunogenic and 2 prevents lung infection in non-human primates », bioRχiv, 08/09/2020.

  • Ce serait bien une pluie de « souffre et de feu » qui aurait détruit Sodome

    IMPRIMER

    De Caroline Becker sur aleteia.org :

    Archéologie : c’est bien une pluie de « souffre et de feu » qui a détruit Sodome

    11/02/21

    Des archéologues affirment que la ville biblique de Sodome a bien été détruite par une pluie de météorites. Ce fameux "feu du ciel" que les anciens voyaient comme une punition de dieu.

    Tout commence dans le livre de Genèse. Sodome, ville qui incarne, avec sa sœur Gomorrhe, la dépravation la plus extrême où la débauche est maître des lieux, est anéantie par Dieu qui fait tomber sur elle une pluie de soufre et de feu. « Le Seigneur fit tomber du ciel sur Sodome et Gomorrhe une pluie de soufre et de feu venant du Seigneur. Dieu détruisit ces villes et toute la région, avec tous leurs habitants et la végétation. » (Gn 19). Si tous les habitants périssent, seul le vieux Loth, « juste » de la cité, est épargné. Il fuit dans les montagnes avec sa femme et ses deux filles suite aux recommandation de deux anges : « À l’aurore, les deux anges pressèrent Loth, en disant : “Debout ! Prends ta femme et tes deux filles qui se trouvent ici, et va-t’en, de peur que tu ne périsses à cause des crimes de cette ville”. » S’ensuit un autre épisode célèbre de cet évènement : sa femme, qui enfreint l’interdiction donnée par les anges de se retourner vers la ville en flammes, est instantanément changée en colonne de sel.

    L’histoire des villes de Sodome et Gomorrhe n’a cessé de passionner les historiens. Il y a quelques années, des archéologues américains ont mis au jour les ruines d’une immense cité de l’ère du bronze correspondant aux descriptions bibliques. Le gigantesque site de Tall El Hamma, dans le sud de la vallée du Jourdain, à quelques kilomètres au nord de la mer Morte, réunit tous les critères de la ville de Sodome telle qu’elle est décrite dans la Bible.

    Des traces de ce fléau venu du ciel ?

    Depuis les recherches vont bon train et de nouveaux résultats laissent penser que cette grande cité, autrefois luxuriante, aurait sans doute été détruite par une pluie de météorites. Cette fameuse pluie de « soufre et feu » dont parle la Bible ? Les archéologues ont en effet constaté sur des vestiges, notamment des poteries, des signes de chaleur extrême en surface. Des traces de saumures issue de la Mer morte confortent également cette hypothèse. L’onde de choc provoquée par la pluie de météorites aurait soufflé une partie de l’eau de la mer qui se serait abattue sur les terres agricoles, les détruisant.

    S’il est impossible de prouver avec exactitude le lien entre les trouvailles archéologiques et les informations laissées par les textes bibliques, il apparaît cependant que la cité de Tall El-Hammam rassemble, à elle seule, beaucoup de caractéristiques permettant de la rapprocher de la ville de Sodome.

  • La souffrance foetale : une réalité scientifiquement observable

    IMPRIMER

    De gènéthique.org :

    Echographie

    Une étude conclut à l’existence de la souffrance fœtale

    11 février 2021

    Une étude, Sorting pain out of salience : assessment of pain facial expressions in the human fetus, publiée à la fin du mois dernier par une équipe de chercheurs brésiliens, a mis en évidence une différence de réponse entre les fœtus exposés à un stimulus douloureux (une injection d’anesthésique) et ceux qui ne l’étaient pas.

    Cette étude transversale a porté sur 13 fœtus de 28 à 34 semaines de grossesse. 5 fœtus présentant une hernie diaphragmatique avec indication de chirurgie intra-utérine (occlusion trachéale endoluminale fœtoscopique) et 8 fœtus sains ont été filmés dans une des trois conditions :

    • groupe de douleur aiguë : les fœtus subissant une chirurgie intra-utérine ont été évalués en période préopératoire pendant l’injection anesthésique dans la cuisse ;
    • groupe témoin au repos : les expressions faciales au repos ont été enregistrées pendant les examens échographiques programmés ;
    • groupe témoin : sursaut acoustique : les expressions faciales du fœtus ont été enregistrées pendant le stimulus acoustique (500-4000 Hz ; 60-115 dB).

    Les évaluateurs aveugles aux groupes de fœtus ont noté 65 images d’expressions faciales fœtales. Sur la base de la présence de 12 mouvements faciaux, sept ont été retenus : abaissement des sourcils, yeux serrés, approfondissement du sillon nasogénien, lèvres ouvertes, étirement horizontal de la bouche, étirement vertical de la bouche, déviation du cou. Les rapports d’expressions faciales montrent de la douleur dans le groupe « douleur aiguë » par rapport à ceux des groupes de contrôle : de 11 (déviation du cou) à 1 400 (étirement horizontal de la bouche). En utilisant l’outil final en sept points, les chercheurs ont montré que 5 est la valeur limite permettant de distinguer la douleur d’un sursaut non douloureux et du repos.

    Les fœtus du groupe « douleur aiguë » ont présenté une réponse faciale liée à la douleur aiguë « qui peut avoir été ressentie comme une douleur » : aucun fœtus témoin n’a obtenu un score supérieur à 4, alors que dans le groupe « douleur aiguë », aucun score n’était inférieur à 5.

    Cette étude met en évidence l’existence d’une douleur fœtale. Les chercheurs concluent à la possibilité d’étudier les réponses à la douleur pendant la vie intra-utérine, ce qui peut avoir des implications pour la gestion postopératoire de la douleur après des interventions chirurgicales intra-utérines.

    Vidéo : Expressions faciales du fœtus enregistrées avant et après le stimulus

    Source : One of us (10/02/2021) – Photo : iStock

  • Jérôme Lejeune "vénérable" : portrait d'un chrétien fervent et d'un généticien brillant

    IMPRIMER

    Des propos recueillis par Aymeric Pourbaix, sur le site de France Catholique :

    JÉRÔME LEJEUNE DÉCLARÉ VÉNÉRABLE

    La vie seule peut gagner

    © Fondation Lejeune

    Alors que le pape François a déclaré « vénérable » le professeur Jérôme Lejeune le 21 janvier, nous republions un entretien avec Aude Dugast, postulatrice de la cause du professeur Lejeune et auteur de Jérôme Lejeune. La liberté du savant, Artège. Fervent chrétien, le généticien à l’origine de la découverte de la trisomie 21 n’a jamais séparé sa foi de ses recherches.

    Vous êtes postulatrice de la cause de béatification de Jérôme Lejeune à Rome, et vous avez eu accès à des documents inédits. Qu’avez-vous découvert ?

    Aude Dugast : Lors de la phase d’instruction du dossier à Paris, nous avons dû réunir les documents et témoignages permettant de juger de l’héroïcité des vertus du «  candidat  » à la sainteté. Pour Jérôme Lejeune, homme public de réputation mondiale, cela signifie des dizaines de milliers de documents : les lettres qu’il a échangées avec Birthe, son épouse – ils s’écrivaient chaque jour quand ils étaient éloignés l’un de l’autre –, les courriers scientifiques avec des chercheurs du monde entier, les lettres amicales avec les familles de patients, la correspondance avec les serviteurs de la Vie de très nombreux pays, les lettres avec le Vatican, dont certaines de Jean-Paul II ou du cardinal Ratzinger. À cela il faut ajouter son Journal intime et les 500 articles qu’il a publiés, et enfin ses conférences. Tous ces documents ont été précieusement gardés par Madame Lejeune et présentent une source d’information considérable.

    Personne jusqu’à ce jour n’avait pu se plonger dans tous ces documents. Le procès de canonisation nous en a donné l’opportunité. L’immense majorité des documents qui m’ont servi pour écrire cette biographie sont donc inédits, je crois même pouvoir préciser qu’ils n’avaient été lus par personne depuis la mort de Jérôme Lejeune. Madame Lejeune, dans la postface, raconte qu’elle-même a découvert des événements et des lettres et redécouvert beaucoup de vieux souvenirs. Qu’ai-je découvert ? Une vie lumineuse qui se déploie dans le champ de la science et de la foi. L’épanouissement de la vie d’un saint. Une vie qui ressemble à un roman, mais qui est vraie, pleine de suspens : on voit que Jérôme, à travers sa vie d’époux, de père, de médecin, et de grand témoin de la beauté de la vie, n’est pas né saint mais qu’il l’est devenu. Cela montre que la sainteté est à notre portée.

    Lire la suite

  • Belgique : "La gestion de la crise Covid est un échec. Persévérer est diabolique" ?

    IMPRIMER

    Lu dans le quotidien « La Libre Belgique » :

    belgaimage-170830478-full.jpg"Nos politiques et leurs conseillers ont privilégié le principe de précaution ou technique dite du parapluie plutôt que des procédures basées sur le bénéfice-risque-coût et la proportionnalité des mesures. Vu son bilan (taux de mortalité des plus élevés et une situation dramatique sur les plans économique, social, éducationnel et psychologique) notre politique sanitaire anti-covid19 doit être modifiée au plus tôt. Une opinion du docteur Olivier Lhoest, chef de service associé du service d'anesthésie-réanimation et membre du conseil médical du CHC Liège (Mont Légia- ND Hermalle – ND Waremme) :

    Dans mon article d’août, j’avais signalé la dangerosité des politiques visant le risque zéro. On pouvait déjà pressentir que le gouvernement s’engageait dans une voie qui allait nous mener vers une situation dont il serait difficile de s’extirper. Quand on commence à calquer son modèle de gestion d’une crise sur la Chine, une dictature qui ment perpétuellement sur ses chiffres, on est évidemment mal parti.

    Les intensivistes, cliniciens et non bureaucrates, ayant une habitude de gestion de crise, ont complètement changé la prise en charge des patients Covid après le premier pic en les intubant le plus tard possible et en introduisant les corticoïdes (contre les recommandations de l’OMS) ce qui a permis de réduire la mortalité. Nos dirigeants, en revanche, ont décidé de ne rien apprendre du premier pic. En effet, en regardant les statistiques de Sciensano qui, à défaut de savoir les interpréter, réalise de très belles courbes, ils auraient déjà pu constater que la surmortalité ne concernait pas la population des moins de 64 ans. On connaissait également les facteurs de risque de présenter une forme grave de la maladie que sont le diabète, l’hypertension artérielle et l’obésité. Nous savions également que le virus n’était différent des virus respiratoires habituels ni par sa contagiosité, ni sa létalité, ni un problème d’immunisation mais uniquement par son évolution en 2 phases dans les formes graves. La seule raison de prendre des mesures exceptionnelles était donc la surcharge des hôpitaux.

    Gouvernement, experts et médias

    Pourtant la létalité, la contagiosité et l’impossibilité de s’immuniser sont des arguments, largement relayés par nos médias nationaux pour justifier la politique menée par notre gouvernement conseillé par leurs "experts". Ces mêmes "experts" nous ont annoncé un deuxième pic épidémique tous les jours depuis juin. Il est d’ailleurs piquant de constater que beaucoup de journalistes ont conclu depuis le deuxième pic d’octobre que les "experts" avaient raison. Pourtant, dirait-on d’un météorologue qui prédit de la pluie pour le lendemain pendant 4 mois en se trompant tous les jours qu’il a raison parce que finalement il pleut un jour ? Cette politique sanitaire non ciblée a évidemment volé en éclat dès que l’épidémie a retrouvé des conditions favorables en octobre. Pourtant malgré l’évidence de cet échec, nos politiques n’ont pas remis en question leurs mesures mais plutôt conclu que le plan était bon mais que la population l’avait mal appliqué.

    Lire la suite

  • Le transhumanisme face à Dieu et au christianisme

    IMPRIMER

    D'Antoine Pasquier sur le site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Le christianisme, premier adversaire du transhumanisme

    Le Père Tanguy-Marie Pouliquen, professeur d’éthique à la faculté de théologie de Toulouse nous apporte un éclairage sur le lien entre transhumanisme et christianisme. Il est d'ailleurs l'auteur d'un livre Fascination des nouvelles technologies et transhumanisme: 115 questions.

    En quoi le transhumanisme s’oppose-t-il à Dieu ?

    Il peut se résumer à la tentation de l’homme-dieu décrite dans Ézéchiel : « Parce que tu as dit : “Je suis un dieu, je siège sur un trône de dieu au milieu des mers”, alors que tu es un homme et non pas un dieu » (Ez 28, 2). Le cœur qui se prend pour Dieu se pense à l’initiative de son existence. En langage moral, on parlera d’orgueil. Se prendre pour Dieu, c’est se prendre pour l’origine de la réalité créée et ne plus voir dans la Création une réalité donnée, des lignes de conduite, une direction intérieure qui accompagnerait mon existence. L’homme-dieu entend substituer à l’inscription de l’origine dans la Création sa propre réflexion, sa propre direction, sa propre totalité au risque d’être totalisant ou totalitaire. Le totalitarisme naît lorsque la projection de soi n’est plus portée par des mythes décrivant la condition humaine comme créée.

    Le transhumanisme, est-ce l'Antéchrist ?

    Je vais m’appuyer sur l’un des romans préférés des papes François et Benoît XVI : Le Maître de la Terre (éd. Téqui). L’intrigue de ce livre, écrit en 1906 par Robert Hugh Benson, le fils de l’archevêque de Canterbury devenu prêtre catholique, prend appui sur la fascination qu’exerce un homme venu de nulle part qui, par sa séduction, laisse à penser qu’il est la solution à tous les problèmes de la démocratie et de la vie sociale. Cette fascination s’étend progressivement et a pour effets secondaires d’éliminer, par son prolongement politique, toutes les libertés publiques, par tranches fines et successives. Peut-être que la technologie est cette figure fascinante qui nous fait perdre la capacité, comme le dit la philosophe Hannah Arendt (1906-1975), de penser par nous-mêmes. Si l’homme perd cette capacité de penser par lui-même, de manière critique, alors nous plongeons dans une forme d’idéologie pratique à visée totalisante et, pour certains, totalitaire.

    Lire la suite

  • Jérôme Lejeune est déclaré "vénérable"

    IMPRIMER

    De la Fondation Jérôme Lejeune :

    Jérôme Lejeune franchit une étape décisive dans son procès de béatification

    L’Eglise Catholique a déclaré aujourd'hui le Professeur Jérôme Lejeune "Vénérable"

    Ce 21 janvier 2021, le Pape François a accepté la promulgation du décret reconnaissant l’héroïcité des vertus de Jérôme Lejeune, après le vote positif du congrès des théologiens et des évêques et cardinaux réunis en session ordinaire le 12 janvier 2021.

    Pour notre Fondation qui porte le nom de Jérôme Lejeune, cette nouvelle constitue une immense joie et contribuera à faire rayonner le nom de Jérôme Lejeune en France et à travers le Monde, Pionnier de la génétique moderne, médecin, grand savant et Homme de foi.

    Cette annonce intervient dans un contexte alarmant pour le respect de la vie en France, alors que la loi de bioéthique toujours en discussion au Parlement chosifie et déshumanise toujours plus l’embryon qui est le plus jeune membre de l’espèce humaine.

    Ce combat pour le respect de l’embryon, Jérôme Lejeune l’avait mené durant toute sa vie, opposant historique de la Loi Veil qui légalisa l’avortement en France en 1975, et qui avait vu dès la première loi de bioéthique en 1994, juste avant sa mort, en tant que chercheur et médecin, où nous conduiraient la fécondation in vitro et la recherche sur l’embryon.

    Premier président de l’Académie pontificale pour la vie nommé par Jean-Paul II, l’Eglise catholique reconnaît un homme de science exceptionnel qui avait mis son intelligence, ses talents et sa foi au service de la dignité des personnes blessées par un handicap mental, parmi lesquels les enfants porteurs de trisomie 21.

    Pour Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation, cette décision constitue un grand encouragement pour poursuivre l’œuvre du Professeur Jérôme Lejeune au service de la vie : « La qualité d’une civilisation se mesure au respect qu’elle porte aux plus faibles de ses membres ».

    En savoir plus... !

    "Jérôme Lejeune, La liberté du savant"

    Aude DUGAST - Artège - 480 pages - 2019

    Dans cette biographie, Aude Dugast, postulatrice de la cause de béatification, dresse un portrait fidèle et inédit d’un Jérôme Lejeune découvreur génial, plein d’humour, époux et père de cinq enfants, proche des grands de ce monde, et défenseur des plus petits. 

    En savoir plus

    Lire également : 

    JÉRÔME LEJEUNE DÉCLARÉ VÉNÉRABLE; La vie seule peut gagner, propos recueillis par Aymeric Pourbaix

  • Quand Jésus est-il né ? De nouvelles précisions scientifiques

    IMPRIMER

    D'Edward Pentin sur le National Catholic Register :

    Quand Jésus est-il né ?

    Un chercheur italien situe la naissance du Christ en décembre

    Un entretien avec le chercheur Liberato De Caro de l'Institut de Cristallographie du Conseil National de la Recherche à Bari, Italie

    Giotto di Bondone, “The Nativity of Jesus” [Scrovegni Chapel, Padua], 1303
    Giotto di Bondone, "La Nativité de Jésus" [Chapelle Scrovegni, Padoue], 1303

    9 décembre 2020

    ROME - A l'approche de Noël, le débat se pose souvent sur la date exacte de la naissance de Jésus. La Nativité a-t-elle vraiment eu lieu pendant l'hiver à Bethléem il y a 2020 ans ? Des recherches récentes menées par un groupe de chercheurs italiens suggèrent que oui. 

    Le docteur Liberato De Caro, de l'Institut de Cristallographie du Conseil national de la recherche de Bari, en Italie, qui a dirigé les recherches, propose que la date de naissance de Jésus puisse être déterminée grâce à une compréhension des pèlerinages juifs qui ont eu lieu à cette époque, et comment leurs liens avec la visite de Marie à Elisabeth - et la réaction de Marie à l'attente de Jean-Baptiste par Elisabeth, et la mort d'Hérode le Grand - indiquent que la date de naissance de Jésus a eu lieu en décembre. 

    Lire la suite

  • La sensibilité à la douleur chez le foetus et le nouveau-né

    IMPRIMER

    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    La sensibilité du fœtus et du nouveau-né à la douleur

    Publié le : 3 décembre 2020

    A l’occasion d’une communication au 20e congrès de la Société française d’étude et du traitement de la douleur (SFETD), le Pr Pierrick Poisbeau fait le point sur le sujet de la douleur chez le jeune enfant. Après avoir été niée par les médecins « pendant de nombreuses années », en se fondant sur « l’immaturité du système nociceptif[1] et de la myélinisation des circuits de la douleur », des travaux[2] ont permis de montrer que « l’organisation neuroatomique du système nociceptif est en réalité pleinement fonctionnelle au début du troisième trimestre de la vie fœtale ». Un système d’une « très grande plasticité » qui rend le prématuré « extrêmement vulnérable aux hyperstimulations sensorielles », le marquant durablement[3].

    En effet, « les circuits qui permettront l’acheminement de l’information nociceptive jusqu’au cortex cérébral subissent une maturation pendant les deux derniers trimestres de la grossesse », et jusqu’aux « premiers mois qui suivent la naissance ». Ainsi, « plusieurs études cliniques » indiquent des réponses « atypiques » à la douleur chez des adultes ou des adolescents qui ont été hospitalisés en soins intensifs, nouveau-nés ou prématurés. De même en est-il « du déficit d’interaction mère-enfant, qui semble laisser une empreinte à long terme au sein même du système nociceptif ».

    En juillet 2020, l’International Association for the Study of Pain (ISAP) a proposé une nouvelle définition de la douleur. Elle parle d’une « expérience sensorielle ou émotionnelle désagréable associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle »[4]. Une définition qui autorise la prise en compte du « phénomène douloureux » chez « les sujets non communicants ou qui ne sont pas en situation de la décrire ». En effet, la douleur est une notion complexe, « qui est avant tout une expérience personnelle, influencée par des facteurs biologiques comme le sexe ou l’âge, mais aussi des facteurs psychologiques et sociaux ». Dès lors, « l’incapacité à communiquer n’exclut en rien la possibilité qu’un être humain (ou un animal) éprouve de la douleur ».

    ________________________

    [1] La nociception se réfère à « l’activité des nerfs sensoriels, par une stimulation potentiellement nuisible et douloureuse pour l’organisme ». Elle « ne peut à elle seule rendre compte de la douleur, qui est une perception consciente, corticale ».

    [2] Arnand KJ et al. N Engl J Med 1987 ; 317 :1321-9

    [3] Melchior M et al. Douleurs Evaluation-Diagnostic-Traitement 2015 ;16 :77-85

    [4] Raja SN et al. Pain 2020 May 23 ;10.1097

    Source : Quotidien du médecin, Dr Gérard Bozer d’après la communication du Pr Pierrick Poisbeau (04/12/2020)

  • Le point sur les vaccins contre la covid-19 et l'utilisation de cellules provenant de foetus avortés

    IMPRIMER

    De Constance du Bus sur le site de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Vaccins contre le Coronavirus et utilisation de cellules de fœtus avortés : état des lieux

    24/11/2020

    A l'heure du développement accéléré de vaccins contre la Covid-19, il est important d'être bien informé sur la façon dont ces vaccins sont conçus puis produits et testés. Le discernement éthique s'impose en particulier quant à l'utilisation potentielle, à l'une ou l'autre étape du processus, de lignées cellulaires issues de foetus avortés. L'Institut Charlotte Lozier aux Etats-Unis propose, sur base d'une analyse rigoureuse de la littérature scientifique et de résultats d'essais cliniques, un relevé précis des sociétés pharmaceutiques qui utilisent ou n'utilisent pas de telles lignées éthiquement controversées. Son but est d'ainsi permettre au lecteur de poser des choix éclairés concernant les vaccins contre le Coronavirus.

    Rappelons d'abord en quoi consiste une lignée de cellules foetales. Celle-ci s'obtient en prélevant une cellule sur un foetus (en l'occurrence, avorté) et en multipliant cette cellule en plusieurs cellules identiques. Ces cellules peuvent être cultivées et multipliées pendant plusieurs décennies, créant ainsi des "lignées cellulaires", souvent utilisées dans le cadre d'expériences scientifiques. Certaines lignées de cellules foetales remontent à plusieurs dizaines d'années et sont utilisées dans l'élaboration de nouveaux vaccins. Il s'agit en particulier des lignées HEK293 et PER.C6. L'utilisation de ces cellules ne requiert donc pas de nouveaux avortements. Elle tire son origine de d'avortements qui ont eu lieu dans les années '60, '70 et '80, indépendamment d'un objectif pharmaceutique.

    La question se pose de savoir si ces lignées de cellules foetales sont absolument nécessaires à l'élaboration de vaccins, et plus particulièrement du vaccin contre la Covid-19. La réponse est non ; il est possible de développer des vaccins de façon éthique sans cellules ou sur base de cellules d'animaux, d'oeufs de poules ou de levure. C'est d'ailleurs ce que font plusieurs sociétés pharmaceutiques.

    Il faut ensuite comprendre les différentes étapes de l'élaboration d'un vaccin dans lesquelles peut intervenir l'utilisation de lignées cellulaires issues de foetus avortés.

    1. Phase de conception : il s'agit de la conceptualisation, des expériences préparatoires, des spécifications quant à la façon dont le vaccin va être produit.

    Sociétés pharmaceutiques et instituts de recherche ayant utilisé dans cette phase des lignées de cellules issues de foetus avortés :

    Lire la suite