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  • Mgr Descourtieux nouveau supérieur de la Section remplaçant Ecclesia Dei

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    De Michel Janva sur le site « Salon beige » :

    La Commission Ecclesia Dei avait récemment été supprimée et ses fonctions rattachées à une Section de la Congrégation pour la doctrine de la foi afin de poursuivre «l’œuvre de vigilance, de promotion et de tutelle» jusqu’alors conduite par la Commission Ecclesia Dei. Le pape François a nommé aujourd’hui Msgr Patrick Descourtieux, Official de ce dicastère. Mgr Patrick Descourtieux est depuis longtemps collaborateur de la Commission pontificale Ecclesia Dei, qu’il connaît donc bien.

    En 2010, Mgr Patrick Descourtieux fut mis à la disposition du Saint-Siège, pour la Congrégation de la Doctrine de la foi, affecté à la Commission Pontificale Ecclesia Dei.

    Ordonné en 1986, vicaire à la paroisse Saint-Séverin, il partit en 1989 pour Rome, où il intégra la Section francophone de la Secrétairerie d’État durant 10 ans. Excellent musicien, il exerça les fonctions d’organiste à Saint-Louis-des-Français durant 5 ans. Il quitta ensuite la Secrétairerie d’État et devint recteur de l’église de la Trinité-des-Monts, cependant qu’il enseignait à l’Institut Pontifical Patristique, l’Augustinianum. Il resta 7 ans à la Trinité-des-Monts. A la suite de la fermeture de la maison des religieuses de la Trinité-des-Monts, remplacées par des religieux de la Fraternité de Jérusalem, il rentra à Paris, et fut nommé prêtre résident à la paroisse Sainte-Clotilde, puis chapelain à Notre-Dame depuis 2008.

    Spécialiste de patrologie, il enseignait à la Faculté Notre-Dame de l’École cathédrale. Mgr Descourtieux a une bonne connaissance de la liturgie traditionnelle et qui plus est de la demande de cette liturgie : à Rome, puisqu’il avait satisfait aux vœux des fidèles romains qui désiraient célébrer le Triduum pascal dans la forme extraordinaire en leur ouvrant son église de la Trinité-des-Monts ; à Paris, parce qu’il faisait partie des prêtres diocésains délégués pour la célébration selon cette forme selon les besoins.

    Ref. Mgr Descourtieux nouveau supérieur de la Section remplaçant Ecclesia Dei

    Supprimer la Commission Ecclesia Dei pour enfermer la question posée par l’ensemble des mouvements concernés dans toute l'Eglise à la seule question du problème posé par la Fraternité Saint-Pie X serait un piège regrettable: avoir une réserve d'Indiens bien délimitée et étroitement cantonnée via une FSSPX revenue en pleine communion, suffisamment maigrelette à l'échelle de la catholicité pour ne pas être gênante, c'est une vue malveillante mais pas absurde...

    Quoi qu'il en soit, après la deminutio capitis de la Commission « Ecclesia Dei » par l’actuel pontife romain, le comble eut été que l’on mette un « père fouettard » à la tête de son erzats; le nouveau supérieur porte néanmoins le titre significatif d’official, c’est-à-dire de juge ecclésiastique…

    JPSC

    A lire également : http://www.hommenouveau.fr/2817/religion/mgr-descourtieux-en-charge-du-continent--tradition--a-la-congregation-de-foi---un-signe-vers-la-fsspx--.htm

  • MARCHE POUR LA VIE : BRUXELLES, 31 MARS 2019

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    MARCHE POUR LA VIE : BRUXELLES

    31 MARS 2019

    unnamed (9).jpgLes 10 ans de la Marche pour la Vie en Belgique sonneront ce 31 mars 2019. Depuis dix ans, la Belgique s’est inscrite dans cet immense relais où des personnes du monde entier se réunissent avec de plus en plus d’espoir et de succès, pour proposer à leurs sociétés un accueil authentique de chaque vie humaine, en son début comme en sa mort naturelle. Nous le voyons tous de plus en plus : c’est une vague rafraîchissante mais déterminée qui irrigue peu à peu nos sociétés de la culture de la vie.

    Alors, ce 31 mars à 14h30 à la Place Poelaert à Bruxelles, venez marcher pour signifier que c’est vers cette destination d’accueil et d’accompagnement de chaque vie humaine, que nous voulons faire avancer notre société, pour le bien de tous !

    N’ayez pas peur, c’est vous qui transmettez les paroles de la vie, disait le professeur Jérôme Lejeune.

    Nouveau : alliez la marche à l’action !
    Cette année, en venant à la Marche pour la Vie, vous pourrez venir déposer, à son point de départ, tous les vêtements et le matériel de grossesse et de petite enfance dont vous n’avez plus besoin. La Marche pour la Vie offrira l’ensemble de cette grande collecte à une maison maternelle qui en a besoin, pour accompagner les femmes enceintes en difficulté et leurs familles. En participant à cet élan concret de solidarité, vous serez acteur d’avenir pour ces personnes, autant que porte-parole de la vie !

    Infos  : Marche pour la Vie - info@marchforlife.be

    Marche pour la Vie

    BRUXELLES, LE 31 MARS 2019

    •  Date : le dimanche 31 mars 2019

       Horaire : 14h30 - 17h00

       Adresse : Place Poelaert 1000 Bruxelles

  • Les enjeux du voyage du pape au Maroc

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    Du site Aleteia.org :

    Migrants, dialogue interreligieux et chrétiens : les enjeux du voyage du pape au Maroc

    Le pape François effectue un voyage apostolique au Maroc les 30 et 31 mars 2019. Toute express cette visite soit-elle, elle devrait être l’occasion pour le souverain pontife de revenir sur des enjeux qui lui sont chers.

    Comme l’a souligné Alessandro Gisotti, directeur ad interim du Bureau de presse du Saint-Siège, le 28 mars, le voyage est orienté par trois axes : les migrants, le dialogue interreligieux et le soutien à la communauté catholique locale. Ces trois thèmes se retrouveront au long des différentes étapes de ce déplacement de moins de 36 heures.

    De fait, les migrants sont la principale raison à ce voyage. L’évêque de Rome a lui-même expliqué qu’il avait désiré se rendre à Marrakech pour la signature des pactes des Nations unies pour des migrations sûres. Un désir avancé par le Vatican, qui n’avait pas abouti car il aurait été malvenu de se rendre dans un pays pour une conférence internationale sans passer par la capitale ni saluer la communauté locale.

    Ce voyage au Maroc est donc un signe de remerciement au pays d’avoir accueilli cette conférence sur un sujet qui lui tient particulièrement à cœur. D’autant que sur ses instructions, le Saint-Siège s’est largement impliqué dans les négociations autour de ces pactes. De plus, le Maroc est un pays particulièrement concerné par les migrations, étant désormais sur le trajet des principales routes migratoires depuis l’Afrique subsaharienne jusqu’à l’Europe.

    Condamnation du prosélytisme envers les musulmans

    Ce déplacement est aussi le premier depuis celui à Abou Dabi, marqué par la signature du document sur la « fraternité humaine » entre le chef de l’Église catholique et le grand imam de la mosquée-université al-Azhar, plus haute autorité du monde sunnite. Pays où 99% de la population est musulmane, le Maroc constitue un bon « test » après ce document. En ce sens, la visite du souverain pontife — aux côtés du roi du Maroc, « commandeur des croyants » — dans un centre de formation pour imams sera particulièrement significative.

    « Chacun jouit de la liberté de croyance, de pensée, d’expression et d’action », affirme notamment le document sur la « fraternité humaine ». Le voyage au Maroc pourrait être l’occasion de voir si le pays compte rester à cette noble intention ou s’il compte l’appliquer réellement. En effet, si l’apostasie de l’islam n’est pas interdite, les convertis au christianisme sont particulièrement surveillés et souffrent de vexations de la part des autorités.

    De même, le Code pénal marocain punit de six mois à trois ans d’emprisonnement et de 200 à 500 dirhams (20 à 50 euros) d’amende « quiconque emploie des moyens de séduction dans le but d’ébranler la foi d’un musulman ou de le convertir à une autre religion » (article 220). Les arrestations de chrétiens pour prosélytisme ne sont ainsi pas rares dans le royaume chérifien.

    Saluer le dynamisme des chrétiens

    Ces chrétiens sont justement la troisième raison de la visite du souverain pontife. Comme dans quasiment tous ses déplacements hors d’Italie — à l’exception remarquée de la visite au Parlement européen de Strasbourg (France) en 2014 — le chef de l’Église catholique vient aussi à la rencontre de ses ouailles.

    Il viendra ainsi saluer leur dynamisme malgré leur petit nombre, en visitant deux structures ecclésiales : une de soutien aux migrants, une d’accompagnement des populations rurales. De plus, le successeur de Pierre célébrera une messe à laquelle sont attendues environ 10.000 personnes, ce qui représente à peu près la moitié de la communauté catholique locale.

  • "Le christianisme n'est pas là pour décorer !"

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    De Paul Sugy sur le site du Figaro Vox :

    Jean-Pierre Denis: «Le christianisme n'est pas là pour décorer!»

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Dans un essai très intime, le directeur de la rédaction de La Vie plaide en faveur d'un catholicisme «attestataire» ; c'est-à-dire sans fausses pudeurs et prêt à renouer avec l'apostolat. Quitte à parler davantage de foi chrétienne, et un peu moins de politique ou de morale.

    Jean-Pierre Denis est «un catholique libéré»: dans son dernier essai*, il raconte comment il a peu à peu pris conscience que le discours de l'Église perdait parfois de vue l'essentiel. Si la culture chrétienne est selon lui indissociable de la culture française, il appelle toutefois les chrétiens à regarder davantage vers l'avenir que vers le passé. Devenus aujourd'hui minoritaires, affaiblis qui plus est par la terrible crise des abus sexuels dans l'Église, les croyants peinent parfois à trouver leur place dans une société qui paraît n'avoir plus besoin d'eux. Faux, répond le journaliste: si le christianisme s'attache à répondre aux questions les plus essentielles, alors le sens et l'espoir qu'il peut apporter aux hommes de son temps sont plus que jamais nécessaires. Et de joindre le geste à la parole, car dans un texte magnifiquement illustré par les peintures de François-Xavier de Boissoudy, le journaliste se fait aussi poète et propose une belle méditation du chemin de croix (éd. Corlevour, mars 2019).

    *Un catholique s'est échappé , éditions du Cerf, 192 p., 18 €.

     
    FIGAROVOX.- Votre livre s'ouvre sur des funérailles, celles de votre père. Après ce jour, vous décidez de ne plus taire votre foi: «j'ai retrouvé la parole», écrivez-vous. Par ailleurs, beaucoup de gens n'entrent plus dans les églises que pour l'enterrement de leurs proches: la mort est-elle le dernier lieu où la foi a encore son importance?

    Jean-Pierre DENIS.- Je me souviens en effet d'un vieux prêtre des Pyrénées qui m'avait dit un jour: «heureusement que les gens meurent encore, ça me permet de les voir!» Cela me semble logique: l'ensevelissement des morts et le culte qui leur est rendu sont la marque l'hominisation et de l'humanisation: l'homme est un animal spirituel qui accompagne vers le grand passage les défunts. La mort pose aujourd'hui encore à tous les hommes une question essentielle et existentielle, car en réalité elle les interroge sur le sens de la vie. Et la seule vraie question qui compte devient alors celle que m'a posée mon père sur son lit de mort: «quel est le chemin?» Le christianisme n'a pas à répondre à grand-chose d'autre! Quel est le chemin? Où est l'amour? Pourquoi la mort? Ce sont des questions toutes simples, mais l'Église touche le cœur des hommes quand elle y répond, bien plus que quand elle fait la morale ou qu'elle parle de politique. Non qu'elle ne doive pas le faire aussi ; mais ce n'est pas là qu'elle atteint le cœur des gens.

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  • Le Pape invite à redonner au sacrement de la confession «la place qu’il mérite»

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    De Vatican News (Adélaïde Patrignani) :

    Le Pape invite à redonner au sacrement de la confession «la place qu’il mérite»

    Le Pape François a présidé ce vendredi la célébration de la pénitence en la Basilique Saint-Pierre. Dans son homélie, il a insisté sur l’amour libérateur et incarné du Seigneur, reçu spécialement par chaque pécheur à travers la confession. Un «passage de la misère à la miséricorde» qui, d’après le Pape, se réalise de manière unique pour quiconque accepte d’y entrer. Il est donc important de découvrir à nouveau ce sacrement.

    Lors de cette cérémonie pontificale qui marque le début de l’initiative mondiale “24 heures pour le Seigneur”, c’est le passage évangélique de la femme adultère (Jn 8, 1-11) qui a été proclamé. Un passage à propos duquel saint Augustin écrit, dans son Commentaire sur l’Évangile de saint Jean: «Il ne resta seulement qu’elles deux : la misère et la miséricorde». Cette phrase a servi ce soir de fil conducteur à l’homélie prononcée par le Saint-Père.

    Comme Jésus, voir la personne avant son histoire

    En introduction, François a d’abord rappelé que pour Jésus, «avant le péché, il y a le pécheur» - et son attitude envers la femme adultère en témoigne. «Moi, toi, chacun de nous, nous venons en premier dans le cœur de Dieu: avant les erreurs, les règles, les jugements, et avant nos chutes», a insisté le Pape, avant de demander à l’assemblée nombreuse rassemblée dans la nef de la Basilique: «demandons la grâce d’un regard semblable à celui de Jésus, demandons d’avoir l’image chrétienne de la vie, qui voit le pécheur avec amour avant le péché, celui qui a erré avant l’erreur, la personne avant son histoire».

    Le Pape a poursuivi en montrant combien la venue du Fils de Dieu parmi les hommes transforme profondément leur existence. «Avec Jésus, miséricorde de Dieu incarnée, le moment d’écrire dans le cœur de l’homme est arrivé, de donner une espérance sûre à la misère humaine: de donner, non seulement des lois extérieures qui laissent souvent Dieu et l’homme distants, mais la loi de l’Esprit qui entre dans le cœur et le libère. C’est ce qui arrive pour la femme qui rencontre Jésus et qui se remet à vivre. Et elle part pour ne plus pécher», a expliqué le Souverain Pontife.

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  • La Nuit des Témoins 2019

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    De KTO : La Nuit des Témoins (AED)

  • Comment l'idéologie du genre débouche sur une augmentation des violences

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    De Michel Janva sur le site du Salon Beige :

    L’idéologie du genre ne peut qu’engendrer une augmentation des violences

    A l’invitation de Femina Europa et sous l’égide de Madame Anne Zaborska, députée slovaque, Esther Pivet, auteur d’un ouvrage sur le sujet, a décrypté la théorie du genre au Parlement européen :

    En France, depuis 2013 le HCE, Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes, met en œuvre la théorie du genre sous couvert d’égalité entre les sexes.  Sauf qu’il ne s’agit pas, avec la théorie du genre, d’égalité mais d’indifférenciation.

    Esther Pivet nous livre une analyse très complète de la mise en œuvre de cette théorie par l’éducation nationale dans les établissements scolaires,  avec de nombreux exemples pris sur le vif, et ses conséquences sur la maternité.

    Ecouter la conférence 29 minutes sur youtube

    Au nom de l’égalité homme femme,  il faut éliminer les stéréotypes sexués et déconstruire les rôles sociaux, ce qui implique la parité dans toutes les sphères de la société (sauf la famille), la lutte contre les différences de traits psychologiques, de centre d’intérêts et de comportements entre l’H et la F ainsi que la promotion de l’inversion des codes culturels et des rôles sociaux : c’est la mise en œuvre de la théorie du genre qui ne veut pas dire son nom !

    Sous prétexte de venir en aide aux femmes victimes de violences on impose un modèle de personne humaine indéfini et autonome, déraciné de la réalité physiologique. La grossesse et la maternité sont dévalorisées. Avec le développement de la technique on laisse entendre que les femmes pourront enfin s’affranchir de la grossesse vue comme une contrainte.

    La négation et la tentative d’effacement des différences entre les hommes et les femmes ne peuvent qu’engendrer une augmentation des violences et des discriminations envers les femmes, en particulier les femmes enceintes et les mères.

    La réponse d’Esther Pivet  au fléau des violences faites aux femmes est claire : Non à l’égalité de genre qui brouille les identités masculines et féminines. Oui à l’égalité Hommes Femmes en dignité, Oui à une égalité qui respecte la complémentarité des sexes. Oui à une éducation de la jeunesse qui favorise l’accueil de la masculinité ou de la féminité, qui les invite à prendre soin de l’autre et à s’émerveiller devant leur différence si féconde !

  • Non, la science ne "tue" pas Dieu

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    Du site de "Sciences et Avenir" :

    Le physicien Marcelo Gleiser: "La science ne tue pas Dieu"

    Le prix Templeton, qui récompense chaque année une personnalité affirmant "la dimension spirituelle de la vie", a été attribué mardi au physicien théorique brésilien Marcelo Gleiser, qui s'acharne à démontrer que science et religion ne sont pas ennemies.

    Ce professeur de physique et d'astronomie, spécialisé en cosmologie, né à Rio de Janeiro il y a 60 ans et installé depuis 1986 aux Etats-Unis, ne croit pas en Dieu. Il est agnostique.

    "L'athéisme n'est pas compatible avec la méthode scientifique", a dit Marcelo Gleiser lundi à l'AFP depuis le Dartmouth College, l'université du New Hampshire où il enseigne depuis 1991. C'est "une croyance dans une non-croyance. Vous niez catégoriquement une chose contre laquelle vous n'avez aucune preuve".

    "Je garde l'esprit ouvert, car je comprends que la connaissance humaine est limitée", explique le scientifique.

    Le prix Templeton est financé par la fondation de feu John Templeton, un Américain presbytérien qui a fait fortune à Wall Street. Avec 1,1 million de livres britanniques, il est mieux doté de moitié que le Nobel. Desmond Tutu, le dalaï-lama, des philosophes, d'autres astrophysiciens et Alexandre Soljenitsyne l'ont reçu depuis 1973.

    Au fil de cinq ouvrages en anglais, dont un traduit en français, et de centaines d'articles de blog et de presse aux Etats-Unis et au Brésil, Marcelo Gleiser a décrit comment la science et la religion visaient chacune à répondre à des questions très similaires sur l'origine de l'univers et de la vie.

    "La première chose que vous voyez en ouvrant la Bible est une histoire de création", dit-il. Juifs, chrétiens, musulmans: quelle que soit la religion, "tout le monde veut savoir comment le monde est apparu".

    Cette curiosité fondamentale - scientifique ou religieuse - amène certes à des réponses différentes. La méthode scientifique est faite d'hypothèses réfutables, pas les religions.

    Mais "la science peut fournir des réponses jusqu'à un certain point seulement". Que sont le temps, la matière, l'énergie? Les réponses scientifiques ne sont valables que dans un cadre théorique.

    "C'est un problème connu en philosophie, celui de la première cause: on est coincés", dit Marcelo Gleiser, père de cinq enfants. "Nous devons avoir l'humilité d'accepter que nous sommes entourés de mystère".

    - "Arrogance" scientifique -

    Marcelo Gleiser est un grand vulgarisateur. Il a écrit sur le changement climatique, Einstein, les ouragans, les trous noirs, la conscience... Son credo est de retracer les liens entre la science et les humanités, dont la philosophie.

    Que pense-t-il de ceux qui croient que la Terre fut créée en sept jours?

    "Ils voient la science comme une ennemie car ils ont une vision obsolète où les scientifiques essaient de tuer Dieu" en tentant de résoudre le mystère des origines, dit-il, avant de répéter: "La science ne tue pas Dieu".

    Mais il accuse les "nouveaux athées" d'avoir fait du tort en creusant le fossé avec la religion, notamment le scientifique britannique Richard Dawkins (qui voulait faire arrêter le pape Benoît XVI pour la pédophilie dans l'Eglise) ou feu le journaliste Christopher Hitchens, qui critiquait Mère Teresa (par ailleurs la première à avoir reçu le prix Templeton).

    Pour Marcelo Gleiser, qui a grandi dans la communauté juive de Rio, la religion n'est pas qu'une croyance en Dieu, elle fournit un sentiment d'appartenance et d'identité. "Au moins la moitié du monde est comme ça".

    "Il est extrêmement arrogant de voir des scientifiques descendre de leur tour d'ivoire pour faire des déclarations qui ne prennent pas en compte l'importance sociale des systèmes de croyance", conclut Marcelo Gleiser.

    Il ajoute: "Quand des scientifiques célèbres expliquent que la cosmologie a tout expliqué des origines de l'univers, et qu'on n'a plus besoin de Dieu, c'est n'importe quoi. Nous n'avons rien expliqué du tout".