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  • Suivre ici en vidéo, dès aujourd’hui, la messe traditionnelle de ce dimanche 29 novembre en l’église du Saint-Sacrement à Liège :

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    1er dim Avent.jpgC’est sous les auspices de la Vierge Marie que s’ouvre la nouvelle année liturgique. C’est, en effet, dans la basilique de Sainte Marie Majeure que tout le peuple de Rome se réunissait autrefois en ce premier dimanche de l’Avent.

    Toute la messe de ce jour nous prépare au double avènement (adventus) de la miséricorde et de la justice : c’est pour cela que saint Paul nous dit, dans l’Épître, de nous dépouiller du péché, afin qu’étant prêts à la venue du Christ parmi nous, comme Sauveur, nous le soyons aussi à sa venue comme Juge, dont nous parle l’Évangile de ce jour.

    Célébrant : Abbé M.-A Dor

    Chants grégoriens : propre grégorien de la messe « Ad te levavi », kyriale de la messe XVII (XIVe s.), Credo III, Antienne Alma Redemptoris; Hymne Rorate Caeli.

    Orgue : Patrick Wilwerth

    Pour suivre la messe, cliquez ici :

    En vertu de l’article 10 de l’arrêté ministériel du 1er novembre 2020 portant des mesures sanitaires de lutte contre la pandémie du covid19, des célébrations liturgiques enregistrées sont permises, dans le but d’une diffusion par tous les canaux disponibles, en présence des personnes en charge dudit enregistrement (en tout maximum 10 personnes) avec le maintien d’une distance d’1,5 mètre entre chaque personne, et pour autant que le lieu reste fermé au public pendant l’enregistrement du culte.

    A ce titre, des messes selon le missel de 1962 (avec orgue et plain-chant) sont célébrées et enregistrées et diffusées quotidiennement à Liège, en l’église du Saint-Sacrement. On peut suivre toutes ces messes en vidéo le jour de leur célébration en cliquant sur ce lien:

    https://youtube.com/channel/UCEUYps3ebyPUPP2BnnEO6iw

    P1011232.JPGPar ailleurs, l’église du Saint-Sacrement (Bd d'Avroy, 132, 4000 Liège) a choisi d’ouvrir ses portes pour la prière individuelle devant le Saint-Sacrement exposé, avec disponibilité d’un prêtre: tous les mardis de 17h à 19h, tous les jeudis de 10h à 12h et de 14h à 17h, tous les vendredis de 12h à 14h, tous les samedis de 15h à 18h et tous les dimanches de 15h à 18h. Venite, adoremus.

  • Prévention sanitaire anticovid: le Conseil d’Etat Français casse la limite d’accès aux messes à 30 personnes imposée par Macron

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    La décision du Conseil d'État est reçue sans triomphalisme par l'épiscopat mais une délégation d'évêques est attendue en soirée à Matignon par Jean Castex pour négocier une jauge enfin réaliste. Voici le commentaire publié par Jean-Marie Guénois sur le site du Figaro:

    Guénois XVM657622a2-2ce6-11eb-abce-328b047af70c.jpg« C'est à l'heure où la plupart des catholiques sont à la messe, dimanche matin 29 novembre, à 10h30, que la nouvelle du Conseil d'État cassant la limite imposée par le gouvernement de 30 personnes par messe, est tombée.

    Le Conseil d'État donne trois jours à l'exécutif pour revoir cette jauge à la hausse mais sans préciser aucun chiffre sinon que le nombre de fidèles devra être «strictement proportionné» à la situation particulière des établissements de culte.

    La conférence épiscopale qui avait saisi le Conseil d'État sur ce point sera reçue ce dimanche à 18 h par le premier ministre Jean Castex pour voir comment mettre concrètement cette décision en oeuvre. Les évêques demande une occupation à 30 % des capacités des Eglises.

    À LIRE AUSSI :Cérémonies religieuses : le Conseil d'Etat casse la jauge des trente fidèles

    «Pas de triomphalisme», a aussitôt commenté au Figaro Vincent Neymon, porte-parole des évêques : «Le droit est rétabli, la raison est reconnue, nous sommes heureux que le juge ait ramené de l'intelligence dans ce dossier. C'est aussi très heureux pour les catholiques. Ils vont pouvoir, même contraints par une limite, retourner à la messe avec moins de tension. Le protocole proposé depuis le début par l'Eglise et qui sera à nouveau demandé ce soir à Matignon, c'est un tiers de fidèles par lieu de culte accompagné de toutes les précautions sanitaires connues.»

    Beaucoup de paroisses n'ont d'ailleurs pas attendu le jugement pour permettre, samedi soir et dimanche, dans la limite de ce tiers de la surface, l'accès des fidèles, tout en développant une forte vigilance lors des célébrations pour le respect des mesures sanitaires habituelles.

    En attendant ce que le premier ministre décidera, le jugement du Conseil d'État détend toutefois l'atmosphère. La mesure des «30 fidèles par messe» quelle que soit la surface de l'église ne pouvait pas, en effet, être respectée d'après les évêques et les prêtres, pour la raison qu'ils estimaient ne pas pouvoir appliquer concrètement cette règle demandée par le président de la République et confirmée par le premier ministre.

    Souci de concertation

    L'Église catholique insiste cependant depuis le début de cette confrontation sur son souci de «concertation» avec l'autorité publique et son refus absolu de faire de la messe un enjeu politique.

    D'où l'enjeu du rendez-vous à Matignon dimanche soir. Dans son communiqué officiel, la conférence des évêques explique : «le juge des référés du Conseil d'État a retenu le caractère disproportionné de la mesure gouvernementale qui limitait à 30 le nombre de personnes autorisées à assister aux cérémonies religieuses dans les lieux de culte, en relevant qu'il n'y avait pas de justification à cette interdiction absolue et générale « alors qu'aucune autre activité autorisée n'est soumise à une telle limitation fixée indépendamment de la superficie des locaux en cause ».

    Les évêques précisent : « Ce soir, à l'occasion de leur rencontre avec le Premier ministre, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, Président de la CEF et archevêque de Reims, Mgrs Dominique Blanchet (évêque de BelfortMontbéliard), et Olivier Leborgne, (évêque d'Arras), vice-présidents de la CEF, Mgr Dominique Lebrun (archevêque de Rouen), membre du Conseil permanent et Mgr Stanislas Lalanne (évêque de Pontoise) rediront leur souhait que soit acté, dans les trois jours qui ont été impartis au gouvernement par la décision du juge des référés du Conseil d'État, l'adoption d'une jauge réaliste, comme le prévoyait le protocole sanitaire qu'elle avait déjà présenté.

    La conférence des évêques observe enfin que «le droit a ainsi été rétabli et que la raison a été reconnue. Elle souhaite pour autant que le recours judiciaire reste l'exception dans un réel dialogue dont elle attend la reprise. «

    À Paris, l'archevêque, Mgr Michel Aupetit, qui avait aussi exercé un recours au Conseil d'État, au côté de la conférence des Évêques de France, «se réjouit que soit ainsi reconnu en justice le caractère manifestement illégal de la décision qui avait été prise par le gouvernement, au mépris de la concertation intervenue.»

    Pour sa part l'archevêque de Rennes, Mgr Pierre d'Ornellas, confie: «Le Conseil d'État reconnaît que la liberté de culte n'est pas une liberté comme les autres. Comme s'il reconnaissait que la dimension spirituelle et religieuse est une dimension particulière à respecter dans toute société, et en l'occurrence la nôtre».

    Enfin l'association de laïcs «Pour la messe» qui fut très active dans la défense de la liberté de culte en portant au président de la République une pétition de plus de 100 000 signatures demandant le rétablissement du culte et qui avait aussi déposé un recours au Conseil d'État, a assuré «se réjouir de la décision du Conseil d'État qui met fin à la jauge absurde, inadaptée et méprisante de 30 personnes pour assister à la messe. Cette décision du Conseil d'État vient sanctionner une restriction incohérente et discriminatoire.»

     L'association « Pour la messe » appelle le président de la République et son gouvernement à «cesser le mépris dont ils font preuve depuis le début de cette crise sanitaire et à considérer la foi des croyants pour ce qu'elle représente : un trésor pour chacun et un facteur d'équilibre pour la société tout entière. »

    Ref. Cérémonies religieuses : le soulagement de l'Église de France

    Pour mémoire, en Belgique, toutes les messes publiques demeurent interdites et l’Episcopat n’est demandeur de rien : par esprit de mortification chrétienne, il invite les fidèles à pratiquer le jeûne eucharistique en attendant les prochaines instructions de l’Etat prévues, au mieux, pour la mi-janvier - à moins que, comme pour Noël, le comité de concertation interfédéral passe, une fois encore sans un mot, les cultes par pertes et profits ?

    JPSC

  • Liturgie : l’Avent, un temps de pénitence

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    ExtraConverti 33.pngits de l’homélie de Dom Jean Pateau, Père abbé de l’abbaye de Fontgombault (photo) pour l’ouverture du temps de l’Avent (archive 1er décembre 2013) :

    L'heure est venue de nous réveiller, notre salut est proche (cf. Rm 13, 11). Mettons-nous dès maintenant en chemin vers la crèche, ne différons pas. Le temps de l'Avent est un temps de préparation. Il s'achèvera quand au soir de Noël nous pousserons avec les bergers la porte de l'étable de Bethléem.6a00d83451619c69e20168ebeb95e0970c-320wi.jpg

    Deux éléments remarquables de la Messe de ce jour peuvent nous aider à discerner les dispositions que nous devons acquérir afin d'entrer dans la sainte étable : les ornements violets, signes d'un temps de pénitence, et le rite de bénédiction de l'eau et d'aspersion des lieux.

    L'Église use des ornements violets principalement durant les temps de pénitence que sont l'Avent et le Carême. Mais pourquoi faut-il faire pénitence sur le chemin de la crèche ? L'homme n'aurait-il pas le droit d'entrer triomphant dans l'étable et de s'unir tout simplement aux chœurs angéliques pour chanter l'Enfant-Dieu ? Quelques raisons lui refuseraient-elles de franchir le seuil du petit paradis où Marie et Joseph veillent l'Enfant Jésus ? (…)

    En entrouvrant la porte, l'homme ne peut qu'être inquiet. La crèche est un lieu d'intimité avec le Dieu qui se fait l'un des nôtres, Emmanuel, ''Dieu avec nous''. Ce désir de rencontrer Dieu, l'homme depuis toujours le possède en son cœur. Saint Augustin en résume la raison en quelques mots : « Vous nous avez faits pour vous, Seigneur, et notre cœur est sans repos jusqu'à ce qu'il se repose en vous. » (Confessions, I, 1)

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  • La liberté de consommation doit-elle l'emporter sur la dimension spirituelle et relationnelle ?

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    De Valerio Aversano, enseignant, en opinion sur le site de la Libre :

    Le besoin de sens à l'époque du coronavirus : n’est-ce pas essentiel ?

    Actuellement, seules 4 personnes sont autorisées à assister aux mariages, tandis que les funérailles doivent être limitées à 15 personnes. Dans le même temps, nos supermarchés restent ouverts et accueillent quotidiennement beaucoup plus de monde, quoique dans le respect des règles sanitaires. Cette prévalence apparente de la liberté de consommation sur la dimension spirituelle et relationnelle, de l’être humain doit nous faire réfléchir.

    "La situation liée au Covid est pire que ce que rapportent les médias." C’est du moins ce que me disait ma sœur, médecin dans un hôpital de Milan, en février dernier. J’avoue que j’avais alors réagi avec scepticisme à cette annonce, la jugeant exagérée. Je me suis cependant vite rendu compte que j’avais tort. Entre-temps, notre vie a changé. Après neuf mois, nous vivons un second confinement. Les nouvelles mesures prises pour faire face à l'urgence sanitaire semblent moins restrictives en termes de mobilité, mais les conséquences en sont tout aussi dramatiques pour tout un chacun. Cette situation d’exception nous amène à nous interroger quant au choix des bien jugés "essentiels" en ces temps de confinement.

    Dans un article publié sur le site de la VRT, le théologien de la KULeuven Hans Geybels soulève certaines questions quant à l’interdiction des services religieux. Actuellement, seules 4 personnes sont autorisées à assister aux mariages, tandis que les funérailles doivent être limitées à 15 personnes. Dans le même temps, nos supermarchés restent ouverts et accueillent quotidiennement beaucoup plus de monde, quoique dans le respect des règles sanitaires. Cette prévalence apparente de la liberté de consommation sur la dimension spirituelle et relationnelle, de l’être humain doit nous faire réfléchir. Peut-être avons-nous oublié que l’"homme ne vit pas que de pain", comme le rappelle si justement Hans Geybels dans son article. Les gens vivent de relations, aiment et essaient d’être heureux. Il ne s’agit donc pas de comparer les églises et les Colruyt, mais plutôt de comprendre qu’en cette époque marquée par l’incertitude quant à l’avenir, "les églises - et tout ce qu’elles représentent - sont tout aussi nécessaires que les Colruyt".

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  • Rendre le cours de religion facultatif ?

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    D'Armand Beauduin, Directeur général honoraire du SEGEC, en opinion, sur le site de la Libre :

    Facultatif, le cours de religion ?

    Il serait dommage d’abandonner les élèves à l’analphabétisme du fait religieux. Car “qui ignore d’où il vient, ignore où il va” nous rappelle Hannah Arendt.

    Le débat est relancé, prudemment comme cela s’impose, sur l’avenir du cours de religion et de morale. Rendre l’offre religion/morale facultative, je ne suis pas certain que ce soit constitutionnel mais je suis certain que l’effacement de la religion catholique de la grille-horaire ne convient pas à l’enseignement catholique et à l’exercice de sa liberté. La proposition est davantage traitée en opportunisme politique que sur le fond, en négligeant les effets induits sur l’analphabétisme religieux, dénoncé en France par le rapport Debray, ainsi que sur l’approche scolaire avec ses exigences critiques. Ce sera une occasion manquée de contribuer à la formation spirituelle des jeunes, si occultée par la société matérialiste et consumériste.

    Un dialogue entre foi et raison

    Il est en effet préjudiciable de laisser sombrer dans l’ignorance la complexe histoire du fait religieux et du fait chrétien, religion de la “sortie de la religion”. C’est ignorer d’où nous venons. Et “qui ignore d’où il vient, ignore où il va” (Hannah Arendt).

    Certes, la philosophie des Lumières a interrogé à juste titre les certitudes des religions. Le développement des sciences les a rendues plus modestes dans leurs lectures des origines du monde et de l’homme. Mais ce n’est pas sans tenir en elles quelque chose de l’héritage des religions. La philosophie de Kant et ses trois questions philosophiques en sont un exemple. Que puis-je savoir ? Que dois-je faire, en commençant par la règle d’or retrouvée dans toutes les religions : “ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas qu’ils vous fassent”? Que puis-je espérer ? Kant savait ce qu’il devait au récit mythologique de la Genèse, à ses classifications, son intuition que le monde n’est pas Dieu et que Dieu n’est pas le monde. Hegel savait aussi ce que sa pensée devait à l’avènement de la vie de l’esprit dans le long récit biblique, depuis nos lointaines origines jusqu’au Nouveau Testament. Ainsi, “les lumières de la raison ne vont pas sans les lumières de la religion” (J.M. Ferry).

    À vrai dire, il en va de cette manière dans la philosophie des Grecs, chez les pré-socratiques, chez les disciples de Socrate, Platon et Aristote, et dans leur dépassement des imaginaires de la mythologie. Et pour me limiter au judéo-christianisme, il faut rappeler comment les juifs d’Alexandrie, Philon, se sont évertués à transcrire le récit biblique en leçons de sagesse. Les premières communautés chrétiennes, déjà chez Jean, puis les Pères de l’Église grecs et latins, déjà chez Justin au IIe siècle, se sont présentés comme philosophes et ont tenté de redire ce qu’ils tenaient de l’événement fondateur de la Pâque juive et de la Pâques chrétienne dans les catégories platoniciennes chez les Grecs, dans les catégories stoïciennes davantage chez les Latins.

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  • Un évêque qui ose...

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    Dans l'Hexagone, les messes sont autorisées avec un maximum de 30 participants; on verra ci-dessous comment l'évêque de Fréjus-Toulon réagit à cette limitation stupide. Mais, chez nous, la situation est pire : les célébrations sont purement et simplement interdites et cela va durer jusqu'au 15 janvier, voire au 1er février. Et nos évêques trouvent cela apparemment normal puisqu'ils ne protestent pas. C'est insensé : on peut se presser dans les magasins même non essentiels mais on ne peut se réunir dans les églises en effectif limité en respectant les dispositions ad hoc.

    Célébration des messes : Déclaration de Monseigneur Dominique Rey

    Après les annonces du Président de la République et de son Premier ministre, je déplore le mépris de l’État à l’égard des catholiques. En effet, alors que des propositions très sérieuses avaient été présentées au gouvernement pour la reprise publique du culte, ce dernier n’a pas daigné les accepter et a annoncé une insultante jauge de 30 personnes refusant de manière absurde de prendre en compte la taille et la capacité d’accueil des églises.

    Beaucoup de chrétiens ont été scandalisés par cette mesure discriminatoire à la fois inacceptable et irréaliste qui nous oblige à un tri sélectif entre les fidèles. L’incohérence et l’injustice des dernières mesures fracturent la société en opposant petits commerçants et grandes surfaces, théâtres et restaurants, activités essentielles et non essentielles.

    Face à ce qui apparaît comme une nouvelle atteinte à la liberté de culte, la Conférence des évêques de France et Monseigneur Éric de Moulins Beaufort, son président, ont déposé un référé-liberté devant le Conseil d’État.

    J’invite les prêtres du diocèse de Fréjus-Toulon à multiplier les célébrations, la concélébration n’étant pas recommandée. De plus, je permets que l’observation du précepte dominical soit reportée sur les autres jours de la semaine, pour permettre au plus grand nombre d’assister à la messe.

    Pour autant, il ne sera pas fait de sélection, de ségrégation, ni de limitation dans le Peuple de Dieu qui se présentera à l’église. Une ferme observance des mesures sanitaires (distance de 4 m2 par personne, gel, masque et gestes barrières) déjà préconisées et appliquées sera de mise. Comme depuis le début de cette crise, je considère que prêtres et fidèles sont des personnes libres et responsables. Je garantis ma protection à ceux qui pourraient être mis en difficulté, certain que l’État ne saurait perturber les offices divins et ceux qui viennent y chercher joie et espérance.

    Nous entrons dans l’Avent et préparons la venue du Christ Sauveur. C’est lui que nous souhaitons adorer et retrouver dans l’Eucharistie. Une lumière va bientôt jaillir dans une crèche de Bethléem ; dans cette période d’incertitudes, les chrétiens portent cette immense espérance et gardent tout particulièrement dans leurs prières les malades, notre pays et son gouvernement.

    A Toulon, le 27 novembre 2020.

    Monseigneur Dominique Rey

    Lire également : Pour Mgr Ginoux : dimanche, tous à la messe !

  • Une crise révèle ce que nous avons dans le cœur (François)

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    Du pape François sur le site du New York Times :

    Le pape François : Une crise révèle ce que nous avons dans le cœur

    Pour sortir de cette pandémie mieux que nous n'y sommes entrés, nous devons nous laisser toucher par la douleur des autres.

    26 novembre 2020

    Au cours de cette dernière année de changement, mon esprit et mon cœur ont débordé de gens. Des gens auxquels je pense et pour lesquels je prie, et avec lesquels je pleure parfois, des gens avec des noms et des visages, des gens qui sont morts sans avoir dit au revoir à ceux qu'ils aimaient, des familles en difficulté, et même qui ont faim, parce qu'il n'y a pas de travail.

    Parfois, quand on pense globalement, on peut être paralysé : il y a tant de lieux de conflits apparemment incessants ; il y a tant de souffrances et de besoins. Je trouve qu'il est utile de se concentrer sur des situations concrètes : Vous voyez des visages qui cherchent la vie et l'amour dans la réalité de chaque personne, de chaque peuple. Vous voyez l'espoir inscrit dans l'histoire de chaque nation, glorieux parce que c'est une histoire de lutte quotidienne, de vies brisées dans le sacrifice de soi. Ainsi, plutôt que de vous submerger, elle vous invite à réfléchir et à répondre avec espoir.

    Ce sont des moments de la vie qui peuvent être mûrs pour le changement et la conversion. Chacun de nous a connu son propre "arrêt", ou si ce n'est pas encore le cas, ce sera le cas un jour : maladie, échec d'un mariage ou d'une entreprise, grande déception ou trahison. Comme dans l'arrêt Covid-19, ces moments génèrent une tension, une crise qui révèle ce que nous avons dans le cœur.

    Dans chaque "Covid" personnel, pour ainsi dire, dans chaque "arrêt", ce qui est révélé est ce qui doit changer : notre manque de liberté interne, les idoles que nous avons servies, les idéologies que nous avons essayé de vivre, les relations que nous avons négligées.

    Lorsque je suis tombé très malade à l'âge de 21 ans, j'ai fait ma première expérience de la limite, de la douleur et de la solitude. Cela a changé ma façon de voir la vie. Pendant des mois, je ne savais pas qui j'étais ni si j'allais vivre ou mourir. Les médecins ne savaient pas non plus si j'allais m'en sortir. Je me souviens avoir serré ma mère dans mes bras et lui avoir dit : "Dis-moi juste si je vais mourir". J'étais en deuxième année de formation à la prêtrise au séminaire diocésain de Buenos Aires.

    Je me souviens de la date : le 13 août 1957. Un préfet m'a emmené à l'hôpital et s'est rendu compte que ma grippe n'était pas le genre de grippe que l'on traite avec de l'aspirine. Ils m'ont tout de suite retiré un litre et demi d'eau des poumons et je suis resté là, luttant pour ma vie. Le mois de novembre suivant, ils m'ont opéré pour m'enlever le lobe supérieur droit d'un des poumons. J'ai une idée de ce que ressentent les personnes atteintes de Covid-19 lorsqu'elles luttent pour respirer avec un respirateur.

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  • Les cinq pièces grégoriennes du propre du premier dimanche de l'Avent (Hofburgkapelle – Vienne)

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    De sur le site d'Una Voce :

    Premier dimanche de l’Avent (Hofburgkapelle – Vienne)

    « Intr. Ad te levávi »Premier dimanche de l'Avent (Hofburgkapelle - Vienne)
    Lecteur audio
     
    Les moines de l’abbaye Saint-Martin de Ligugé chantaient les cinq pièces du Propre de cette messe. Le CD intitulé “Rorate Caeli”avait réédité en 2004 ce bel enregistrement  de 1956 (Studio SM). L’émission que vous pouvez écouter en cliquant ci-dessus va vous conduire à Vienne en Autriche. De plus amples informations vous seront fournies dans les textes suivants…

    Dimanche 29 novembre 2020

    PREMIER DIMANCHE DE L’AVENT
    Violet – 1re classe

    Ce dimanche, le premier de l’année ecclésiastique, est appelé, dans les chroniques et les chartes du Moyen Âge, le dimanche Ad te levavi, à cause des premiers mots de l’Introït, ou encore le dimanche Aspiciens a longe, à cause des premières paroles d’un des répons à l’office de matines que vous pourrez écouter grâce au fichier-son de notre émission (Cf. ci-dessous).

    La station est à Sainte-Marie-Majeure ; c’est sous les auspices de Marie, dans l’auguste basilique qui garde la Crèche de Bethléhem, et qui pour cela est appelée dans les anciens monuments Sainte-Marie ad Prœsepe, que l’Église Romaine recommence chaque année le Cycle sacré. Il était impossible de choisir un lieu plus convenable pour saluer l’approche du divin Enfantement qui doit enfin réjouir le ciel et la terre, et montrer le sublime prodige de la fécondité d’une Vierge. Transportons-nous par la pensée dans ce temple auguste, et unissons-nous aux prières qui s’y font entendre ; ce sont les mêmes que celles qui vont être exposées ici.

    Le temps de l’Avent représente dans l’année liturgique la longue période de l’histoire de l’humanité qui a précédé la venue du Sauveur sur cette terre, période d’attente mais aussi de confiance et d’espoir. De même chaque année nous attendons la venue du Sauveur à Noël avec les grâces qui sont propres à cette fête. Enfin, un troisième avènement se trouve dans la perspective de ce temps de l’Avent, c’est le retour du Seigneur à la fin des temps, non plus comme sauveur mais comme juge, pour la récompense définitive de ceux qui auront été fidèles.

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  • "Viens, Seigneur Jésus"; homélie du pape Benoît XVI pour le premier dimanche de l'Avent

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    HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI pour le Ier Dimanche de l'Avent (Année B)  (Archive du 30 novembre 2008)

    Chers frères et sœurs,

    Avec ce premier dimanche de l'Avent, nous entrons dans cette période de quatre semaines par laquelle commence une nouvelle année liturgique et qui nous prépare immédiatement à la fête de Noël, mémoire de l'Incarnation du Christ dans l'histoire. Le message spirituel de l'Avent est toutefois plus profond et nous projette déjà vers le retour glorieux du Seigneur, à la fin de l'histoire. Adventus est le terme latin qui pourrait être traduit par "arrivée", "venue", "présence". Dans le langage du monde antique, il s'agissait d'un terme technique qui indiquait l'arrivée d'un fonctionnaire, en particulier la visite de rois ou d'empereurs dans les provinces, mais qui pouvait également être utilisé pour l'apparition d'une divinité, qui sortait de sa demeure cachée et manifestait ainsi sa puissance divine:  sa présence était célébrée solennellement dans le culte.

    En adoptant ce terme d'Avent, les chrétiens voulaient exprimer la relation particulière qui les unissait au Christ crucifié et ressuscité. Il est le Roi, qui, étant entré dans cette pauvre province dénommée terre, nous a fait don de sa visite, et, après sa résurrection et son ascension au ciel, a voulu dans tous les cas rester avec nous:  nous percevons sa présence mystérieuse dans l'assemblée liturgique. En célébrant l'Eucharistie, nous proclamons en effet qu'Il ne s'est pas retiré du monde, et qu'il ne nous a pas laissés seuls, et, même si nous ne pouvons pas le voir et le toucher comme c'est le cas avec les réalités matérielles et sensibles, Il est toutefois avec nous et parmi nous; il est même en nous, car il peut attirer à lui et communiquer sa vie à tout croyant qui lui ouvre son cœur. L'Avent signifie donc faire mémoire de la première venue du Seigneur dans la chair, en pensant déjà à son retour définitif et, dans le même temps, cela signifie reconnaître que le Christ présent parmi nous devient notre compagnon de voyage dans la vie de l'Eglise qui en célèbre le mystère. Chers frères et sœurs, cette conscience nourrie dans l'écoute de la Parole de Dieu devrait nous aider à voir le monde avec un regard différent, à interpréter les différents événements de la vie et de l'histoire comme des paroles que Dieu nous adresse, comme des signes de son amour qui nous assure de sa proximité dans chaque situation; en particulier, cette conscience devrait nous préparer à l'accueillir lorsqu'"il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts; et son règne n'aura pas de fin", comme nous le répéterons d'ici peu dans le Credo. Dans cette perspective, l'Avent devient pour tous les chrétiens un temps d'attente et d'espérance, un temps privilégié d'écoute et de réflexion, à condition de se laisser guider par la liturgie qui nous invite à aller à la rencontre du Seigneur qui vient.

    "Viens, Seigneur Jésus":  chers amis, cette invocation ardente de la communauté chrétienne des débuts doit également devenir notre aspiration constante, l'aspiration de l'Eglise de tout temps, qui désire et se prépare à la rencontre avec son Seigneur. Viens aujourd'hui, Seigneur; illumine-nous, donne-nous la paix, aide-nous à vaincre la violence. Viens, Seigneur, telle est la prière que nous élevons précisément en ces semaines. "Seigneur, fais resplendir ton visage et nous serons sauvés":  c'est la prière que nous avons élevée, il y a peu de temps, à travers les paroles du Psaume responsorial. Et le prophète Isaïe nous a révélé, dans la première lecture, que le visage de notre Sauveur est celui d'un père tendre et miséricordieux, qui prend soin de nous en toute circonstance car nous sommes l'œuvre de ses mains:  "Toi Yahvé, tu es notre Père, notre rédempteur, tel est ton nom depuis toujours" (63, 16). Notre Dieu est un père disposé à pardonner les pécheurs repentis et à accueillir tous ceux qui ont confiance dans sa miséricorde (cf. Is, 64, 4). Nous nous étions éloignés de Lui à cause du péché en tombant sous la domination de la mort, mais Il a eu pitié de nous et de sa propre initiative, sans aucun mérite de notre part, il a décidé de venir à notre rencontre, en envoyant son Fils unique comme notre Rédempteur. Face à un si grand mystère d'amour, notre action de grâce s'élève spontanément, et notre invocation devient plus confiante:  "Montre nous ta miséricorde, Seigneur, aujourd'hui, à notre époque, dans toutes les parties du monde, fais nous ressentir ta présence et donne-nous ton salut" (cf. Chant à l'Evangile).

    (...)

    Nous préparer à l'avènement du Christ est également l'exhortation que nous recueillons de l'Evangile d'aujourd'hui:  "Veillez", nous dit Jésus dans la brève parabole du maître de la maison qui part, mais ne sait pas s'il reviendra (cf. Mc 13, 33-37). Veiller signifie suivre le Seigneur, choisir ce qu'il a choisi, aimer ce qu'il a aimé, conformer sa vie à la sienne; veiller comporte passer chaque instant de notre temps dans l'horizon de son amour sans se laisser abattre par les inévitables difficultés et problèmes quotidiens. 'est ce que nous devons faire, et nous demandons au Seigneur de nous donner sa grâce afin que l'Avent soit un encouragement pour tous à marcher dans cette direction. Que nous guident et nous accompagnent de leur intercession l'humble Vierge de Nazareth, Marie, élue par Dieu pour devenir la Mère du Rédempteur, saint André, dont nous célébrons aujourd'hui la fête et saint Laurent, exemple d'intrépide fidélité chrétienne jusqu'au martyre. Amen!

    Copyright 2008 - Libreria Editrice Vaticana

  • Lettre apostolique "Admirabile signum" du pape François sur la signification et la valeur de la crèche (feuillet pour le temps du confinement)

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  • Les bases de notre dévotion mariale face aux objections des protestants (feuillet pour le temps du confinement)

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  • Donner sa pleine mesure face à l’adversité

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    De Sergio Sahli* sur didoc.be :

    Donner sa pleine mesure face à l’adversité

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    L’auteur invite les chrétiens à avoir la même sensibilité que le Christ face aux souffrances, et à puiser dans la grâce de Dieu la force nécessaire pour donner de l’espérance au monde d’aujourd’hui.

    Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout, et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. Ces mots percutants et profondément vrais ouvrent la constitution apostolique Gaudium et Spes du Concile Vatican II.

    Comme si l’Eglise, Corps mystique du Christ, exprimait encore une fois le sentiment qui s’empare du cœur du Seigneur en regardant l’humanité : Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger (Mt 9, 36).

    L’amour du Christ pour l’humanité et pour chaque personne humaine en particulier nous manifeste l’étendue et la profondeur de l’amour de Dieu. En devenant homme par son incarnation et en nous sauvant par sa mort sur la Croix, Jésus, le Fils de Dieu, nous a manifesté jusqu’à quel point il nous aime, jusqu’où il est prêt à aller pour chacun de nous, pour nous libérer du mal et nous faire participer à la vie divine. Par sa résurrection d’entre les morts, il scelle à tout jamais sa victoire sur le mal, nous faisant devenir enfants de Dieu et nous ouvrant le chemin de l’espérance.

    L’enseignement du Christ, gardé et transmis fidèlement par l’Eglise, nous rappelle que la source de tous les maux se trouve dans le détournement volontaire de Dieu, ce que nous appelons péché. Le Christ nous apprend également la manière de retourner cette situation : faire triompher le bien sur le mal, noyer le mal dans l’abondance de bien. Avec des paroles de saint Paul, là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé (Rm 5, 20).

    Au milieu des vagues et courants qui secouent le monde, notamment dans le contexte de la pandémie actuelle de la Covid-19, se mêlent chez beaucoup de personnes des sentiments d’incertitude, de désespoir, de frustration, sentiments auxquels nous, chrétiens, ne sommes pas indifférents. Nombreux sont ceux qui se demandent où se trouve Dieu et pourquoi Il permet ces malheurs.

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