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  • Notre condition chrétienne…

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    commentée dans l’éditorial du bimensuel l’Homme Nouveau, rédigé par Philippe Maxence le 13 mai 2022 :

    « L’incompréhension créée en juillet dernier par la publication du motu proprio Traditionis Custodes, limitant drastiquement la célébration de la messe et des sacrements selon l’ancien rite, a été suivie d’une période d’incertitude, voire de flou.

    Pape_Francois-768x576.jpgAlors, pourquoi revenir sur un tel sujet qui divise d’ailleurs nos lecteurs ? Tout simplement parce que le 4 mai dernier s’est achevé à Rome un pèlerinage hors du commun, né justement du traumatisme apparu dans le sillage de ce texte. Regroupées sous l’appellation de « Voie romaine », des mères de prêtres ont voulu faire connaître à la fois leur inquiétude et leur espérance en se rendant à pied de Paris à Rome pour déposer aux pieds de François plus de 2 500 lettres lui demandant respectueusement de revenir sur les dispositions de son motu proprio.

    Sans recevoir l’ensemble du groupe, François a salué ces mères et s’est entretenu avec l’une d’elles. Certaines sont mamans de fils célébrant exclusivement l’ancien rite quand d’autres sont bi-ritualistes, montrant ainsi que toute l’Église est concernée par les décisions de François. Trois jours après avoir salué « La Voie romaine », François s’est exprimé devant les membres de l’Institut pontifical Saint-Anselme de Rome. Selon Vatican News, il aurait alors « déploré la volonté de certains de “rechercher les formes, les formalités plutôt que la réalité, comme nous le voyons aujourd’hui dans ces mouvements qui tentent de revenir en arrière et de nier le concile Vatican II”. L’évêque de Rome a ainsi regretté que certaines liturgies antéconciliaires soient “quelque chose sans vie, sans joie” ».

    « Notre Czestochowa national »

    Sans vie et sans joie ? Ceux qui ont pèleriné depuis quarante ans, et qui pèlerineront encore à la Pentecôte prochaine, vers Chartres, seront quelque peu étonnés de cette affirmation. La vie et la joie habitent ces milliers de chrétiens en marche, dont les plus jeunes ont entre 6 et 12 ans. Des jeunes pèlerins parfois bruyants, en tous les cas bien vivants et le montrant tout au long du parcours. Ce qui ne les empêche pas, malgré la fatigue et l’effort, d’assister à de très belles liturgies, permettant d’entrer dans le grand sacrifice du Christ.

    L’association qui organise chaque année cet événement de trois jours (une véritable ville en mouvement) fête en 2022 les quarante ans de son existence. Née dans l’esprit de Péguy, et à l’exemple du grand frère polonais de Cz?stochowa, cette longue procession entre Paris et Chartres exprime, selon le sermon de la Pentecôte 1985 de dom Gérard, le fondateur de Sainte-Madeleine du Barroux, « la condition même de la vie chrétienne qui est d’être un long pèlerinage et une longue marche vers le Paradis ». Une démarche spirituelle qui, à l’image de l’homme incarné, ne rechigne pas au secours des supports temporels. Dom Gérard le rappelait encore dans le même sermon : « La chrétienté est une alliance du sol et du ciel ; un pacte, scellé par le sang des martyrs, entre la terre des hommes et le paradis de Dieu ; un jeu candide et sérieux, un humble commencement de la vie éternelle. La chrétienté, mes chers frères, c’est la lumière de l’Évangile projetée sur nos patries, sur nos familles, sur nos mœurs et sur nos métiers. La chrétienté, c’est le corps charnel de l’Église, son rempart, son inscription temporelle. »

    À Dieu Monseigneur Schooyans

    À plusieurs reprises, Mgr Michel Schooyans avait dit son inquiétude devant l’évolution de la société libérale et il avait analysé ce qu’il n’hésitait pas à désigner, selon le titre d’un de ses ouvrages, comme la dérive totalitaire du libéralisme. Ces dernières années, il avait dénoncé l’idéologie globaliste et ses nombreuses répercussions. En 2000, par exemple, il voyait dans l’Organisation des Nations unies une matrice « de l’exaltation du culte néopaïen de la terre-mère » en vue d’établir un supergouvernement mondial.

    Ce serviteur de l’Église, une voix de plus en plus isolée au cours du temps, membre de l’Académie pontificale pour la Vie et de l’Académie pontificale de Sciences sociales, spécialiste des questions démographiques et plus largement de la doctrine sociale de l’Église, a rendu son âme à Dieu le 3 mai dernier. Il avait fait l’honneur de confier aux éditions de L’Homme Nouveau deux de ses derniers ouvrages : Le Prix humain de la mondialisation (voir ici) et De la casuistique à la miséricorde (voir ici). Toujours disponibles, ces livres gardent toute leur actualité, même si la situation n’a fait qu’empirer dans tous les domaines abordés.

    Au-delà de son œuvre et de son travail, nous garderons le souvenir d’un prêtre profondément bon, attentif aux autres. D’un combattant pour la vérité aussi ! Qu’il repose dans la douce lumière de Dieu. »

    Ref. Notre condition chrétienne

  • En marche vers l'Apocalypse ? Le Club des Hommes en Noir vous éclaire !

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    Retrouvez Le Club des Hommes en Noir pour sa troisième saison. Cette émission fondée en 2012, sur une radio bien connue, par Philippe Maxence, a un concept simple : l'actualité de l'Église décryptée par des prêtres et un laïc.

    Les abbés Barthe, Celier, le Père Thomas sj et Jeanne Smits sont les invités de Philippe Maxence dans le Club des Hommes en Noir. Les élections successives, les lois adoptées contre la famille, la vie et Dieu, le recul de la foi, le retour de la sorcellerie, les mauvaises nouvelles en pagaille semblent nous montrer que la fin des temps est proche ? Est-ce vrai et comment s'y préparer ? Publié sur le site web du bimensuel « L’Homme Nouveau » :

  • Et si "nous marchions vers la guerre comme des somnambules" ?

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    De Henri Guaino sur le site du Figaro Vox via artofuss.blog :

    «Nous marchons vers la guerre comme des somnambules»

    12 mai 2022

    TRIBUNE – Dans un texte de haute tenue, l’ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République relève des analogies entre la situation internationale née de la guerre en Ukraine et l’état de l’Europe en juillet 1914. Sans renvoyer dos à dos l’agresseur et l’agressé, et tout en distinguant le bellicisme de Moscou et le discours désormais martial de Washington, il s’alarme du durcissement des positions en présence qui ne laisse aucune place à une initiative diplomatique et à une désescalade.

    Nous marchons vers la guerre comme des somnambules.

    J’emprunte cette image au titre du livre de l’historien australien Christopher Clark sur les causes de la Première Guerre mondialeLes Somnambules, été 1914: comment l’Europe a marché vers la guerre.

    «Le déclenchement de la guerre de 14-18,écrit-il, n’est pas un roman d’Agatha Christie (…) Il n’y a pas d’arme du crime dans cette histoire, ou plutôt il y a en a une pour chaque personnage principal. Vu sous cet angle, le déclenchement de la guerre n’a pas été un crime, mais une tragédie.» En 1914, aucun dirigeant européen n’était dément, aucun ne voulait une guerre mondiale qui ferait vingt millions de morts mais, tous ensemble, ils l’ont déclenchée. Et au moment du traité de Versailles aucun ne voulait une autre guerre mondiale qui ferait soixante millions de morts mais, tous ensemble, ils ont quand même armé la machine infernale qui allait y conduire.Dès le 7 septembre 1914, après seulement un mois de guerre, le chef du grand état-major allemand qui avait tant plaidé pour que l’Allemagne attaquât avant d’être attaquée écrivait : « J’ai l’impression que je suis responsable de toutes ces horreurs et pourtant je ne pouvais agir autrement. » Tout était dit sur l’engrenage qui mène à la guerre

    Dès le 7 septembre 1914, après seulement un mois de guerre, le chef du grand état-major allemand qui avait tant plaidé pour que l’Allemagne attaquât avant d’être attaquée écrivait à sa femme: «Quels torrents de sang ont coulé (…) j’ai l’impression que je suis responsable de toutes ces horreurs et pourtant je ne pouvais agir autrement.»

    «Je ne pouvais agir autrement»: tout était dit sur l’engrenage qui mène à la guerre. Engrenage qui est d’abord celui par lequel chaque peuple se met à prêter à l’autre ses propres arrière-pensées, ses desseins inavoués, les sentiments que lui-même éprouve à son égard. C’est bien ce que fait aujourd’hui l’Occident vis-à-vis de la Russie et c’est bien ce que fait la Russie vis-à-vis de l’Occident. L’Occident s’est convaincu que si la Russie gagnait en Ukraine, elle n’aurait plus de limite dans sa volonté de domination. À l’inverse, la Russie s’est convaincue que si l’Occident faisait basculer l’Ukraine dans son camp, ce serait lui qui ne contiendrait plus son ambition hégémonique.

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  • L'arrestation du cardinal Zen, un défi pour le Vatican

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    De Riccardo Cascioli sur le New Daily Compass :

    L'arrestation du cardinal Zen, un défi pour le Vatican

    13-05-2022

    Alors que la question la plus récurrente dans les médias concerne les intentions de la Chine, l'arrestation du cardinal Zen, âgé de 90 ans, constitue un sérieux embarras pour le Saint-Siège, dont la première réaction est un silence prédominant. L'enjeu est le renouvellement de l'accord secret avec la Chine pour la nomination des évêques, mais ce serait un désastre si la liberté d'un cardinal et de l'Église était sacrifiée pour cela.

    L'arrestation du cardinal Joseph Zen à Hong Kong le 11 mai, en vertu de la loi sur la sécurité nationale en vigueur à partir de 2020, est un événement choquant qui soulève de nombreuses questions et présage des temps très sombres à venir, et pas seulement pour Hong Kong. Le fait qu'il ait été libéré sous caution (comme les trois autres personnes arrêtées avec lui) n'enlève rien à la gravité et à la brutalité de l'action. 

    Comme cela a été rapporté, le cardinal Zen est accusé d'avoir fait partie d'un comité qui collectait et distribuait des fonds pour aider les militants pro-démocratie arrêtés après la violente répression des manifestations de 2019 contre la nouvelle loi sur l'extradition en Chine. Ce comité a en fait été fermé en octobre dernier, précisément en raison de la nouvelle loi sur la sécurité nationale.

    La question qui revient le plus souvent dans la presse internationale est de savoir pourquoi la Chine (il ne fait aucun doute que Pékin est derrière la décision des autorités de Hong Kong) voudrait faire un tel geste, viser un cardinal de 90 ans qui a choisi de garder le silence depuis de nombreux mois : "Les personnes en question", a déclaré le bureau de Hong Kong du ministère chinois des affaires étrangères, "sont soupçonnées de conspiration en collusion avec des pays ou des forces étrangères, mettant en danger la sécurité nationale. C'est grave". Et le fait que ce soit une figure religieuse qui soit devenue le centre d'intérêt de la police "n'est absolument pas pertinent", selon le même bureau chinois : "Personne n'est au-dessus de la loi". Mais cela ne répond pas à la question. Le fait est que, affirme Mark Simon, qui a été pendant dix ans le bras droit de l'entrepreneur d'édition catholique Jimmy Lai, qui a également fini dans les mailles de la loi pour sa participation au mouvement démocratique, "la Chine a peur du cardinal Zen". C'est ce qu'écrivait le Washington Post d'hier, soulignant que Zen reste "le dernier symbole du mouvement démocratique de Hong Kong", résistant aux pressions de l'appareil sécuritaire chinois. Et il est toujours crédité d'un pouvoir considérable "en tant que force de résistance dans l'Église catholique de Hong Kong". Selon Simon, ce qui rend le cardinal Zen dangereux pour le régime chinois, c'est "son intégrité morale, son courage et la force de son témoignage", ainsi que "son humanité, sa générosité et sa compassion". En d'autres termes, conclut Simon, "le cardinal Zen est tout ce que le régime brutal chinois n'est pas" ; il le considère donc comme un dangereux antagoniste.

    Mais s'il est légitime de s'interroger sur les raisons de la Chine, il est encore plus intéressant de comprendre les réactions du Vatican. À vrai dire, le cardinal Zen est aussi une nuisance pour Rome. Ses critiques de l'accord secret sino-Vatican sur la nomination des évêques, signé il y a tout juste quatre ans, ont été sévères et répétées, et il a notamment blâmé le cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin, jugé comme le principal architecte de cet accord. Nous ne pouvons pas non plus oublier ce qui s'est passé en septembre 2020, à la veille du renouvellement de l'accord entre la Chine et le Saint-Siège, lorsque le cardinal Zen s'est présenté à Rome pour demander en vain une rencontre personnelle avec le pape et a dû rentrer à Hong Kong humilié et les mains vides.

    La déclaration superficielle publiée par le directeur du bureau de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni, dans la soirée du 11 mai, trahit l'embarras : "Le Saint-Siège a appris avec inquiétude la nouvelle de l'arrestation du cardinal Zen et suit l'évolution de la situation avec une extrême attention", pratiquement une tentative de prendre le temps de réfléchir à ce qu'il faut dire et faire. Aucune mention du Pape, de sa proximité souhaitable avec un cardinal arrêté, et de son souvenir dans la prière pour ceux qui sont victimes d'une telle injustice. Pas un mot. Le Saint-Siège pense avant tout à son accord avec la Chine, dont il devra bientôt décider de l'éventuel renouvellement, et évite de dire quoi que ce soit qui puisse contrarier son interlocuteur chinois. Récemment, le cardinal Parolin a laissé entendre que même au Vatican, des doutes commençaient à naître quant à l'efficacité de cet accord pour l'Église catholique, et dans une interview accordée à Acistampa, il a dit espérer que quelque chose pourrait être changé dans l'accord. Qu'elle soit voulue ou non, l'arrestation du cardinal Zen est une réponse claire du côté chinois : une démonstration de force, une démonstration de qui est responsable et qui dicte les conditions. Symboliquement, elle vise aussi précisément le cardinal Zen, le plus grand opposant à cet accord.

    Dès les premières réactions, l'impression est que le Saint-Siège a été pris par surprise, montrant qu'il ne connaît pas du tout le régime communiste chinois ni même ce qui se passe à Hong Kong. Et qu'une fois de plus, il se pliera aux conditions imposées par Pékin, quelles qu'elles soient. Ce serait un désastre pour l'Église chinoise. On ne peut qu'espérer qu'après la perplexité initiale, le Vatican se réveillera et réalisera que le bien de l'Église ne peut pas être en contradiction avec le bien des catholiques et avec la clarté sur l'endroit où se trouve la lumière de la foi. Face à l'arrestation brutale d'un cardinal de 90 ans qui a toujours défendu le peuple catholique chinois et le peuple de Hong Kong, on ne peut même pas suggérer que le Saint-Siège est du côté de ceux qui le persécutent. S'il y a un moment pour élever la voix, c'est maintenant.

  • Pour faire face à l'hiver démographique, Rome accueille ces 12 et 13 mai les États Généraux de la Natalité

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    D'Adélaïde Patrignani sur Vatican News :

    L’hiver démographique en Occident est une «pauvreté tragique» selon François

    Rome accueille ces 12 et 13 mai les États Généraux de la Natalité, un évènement visant à proposer des pistes afin de combattre l’hiver démographique dans lequel est plongée la péninsule italienne et une large partie de l’Europe. Dans un message publié à cette occasion, le Pape François redit son inquiétude face à ce phénomène et demande des «politiques concrètes visant à relancer la natalité et la famille».

    Personnalités renommées du monde de la politique, des sciences, du journalisme, de la sociologie, de la culture, ou encore des affaires, du spectacle et du sport: l’ample liste des intervenants aux États Généraux de la Natalité – initiés par Gigi de Palo, président du Forum des Associations Familiales – débutant ce jeudi 12 mai à Rome montre que l’évolution de la démographie italienne n’est plus une préoccupation de l’Église catholique seulement. Toute la société se mobilise face à cet «hiver» qui assombrit l’avenir de la péninsule.

    En Italie, le déclin de la population amorcé en 2015 a été accentué par les effets de l'épidémie de Covid-19. Les chiffres enregistrés en 2021 n’ont jamais atteint de tels niveaux depuis la fin de la Seconde guerre mondiale: peu de naissances (399 431, soit -31% par rapport à 2008), et presque deux fois plus de décès (746 000). Sur près de 59 millions d’habitants, 10,5 millions ont entre 0 et 19 ans, tandis que 17,9 millions ont 60 ans ou plus. Cette tendance a des conséquences directes sur le système scolaire, la santé publique et les retraites, et pèse de manière générale sur toute l’économie du pays.

    Le Pape encourage les familles et s’inquiète de «l’hiver démographique»

    Le Saint-Père, qui a déjà plusieurs fois manifesté son inquiétude face au recul de la démographie en Occident, voit dans ce phénomène une «périphérie existentielle». «C'est celle des femmes et des hommes qui ont le désir d'un enfant, mais qui ne peuvent le réaliser. De nombreux jeunes ont du mal à réaliser leur rêve familial», constate-t-il. Alors ils «abaissent la barre du désir et se contentent de substituts médiocres, comme les affaires, la voiture, les voyages, la garde jalouse du temps libre... La beauté d'une famille riche en enfants risque de devenir une utopie, un rêve difficile à réaliser», regrette le Souverain Pontife.

    Cette évolution est «une nouvelle pauvreté qui m'effraie», confie François. Elle émane selon lui de «ceux qui escamotent le désir de bonheur dans leur cœur, de ceux qui se résignent à édulcorer leurs plus grandes aspirations, de ceux qui se contentent de peu et cessent d'espérer de grandes choses». «Oui, c'est une pauvreté tragique, car elle touche l'être humain dans sa plus grande richesse: mettre des vies au monde pour en prendre soin, transmettre avec amour l'existence qu'il a reçue à d'autres», poursuit-il.

    Le Pape François a poursuivi ce mercredi 5 janvier son cycle de catéchèses sur la figure de saint Joseph, vu comme père putatif de Jésus. L’occasion pour le Saint-Père de proposer ...

    Contre une attitude myope

    Le Pape considère que ne pas voir «le problème de l'absence de naissance est une attitude myope; c'est renoncer à voir loin, à regarder devant soi». «C'est se détourner, en pensant que les problèmes sont toujours trop complexes et qu'on ne peut rien faire. C'est, en un mot, l'abandon», résume-t-il avec force. L’évêque de Rome invite au contraire à ne pas accepter «passivement que les choses ne peuvent pas changer».

    Sortir du déclin démographique est possible si «au-delà des intérêts partisans et des barrières idéologiques, nous travaillons ensemble», assure le Pape, qui invite à des «politiques concrètes visant à relancer la natalité et la famille», et impliquant tous les niveaux - institutionnel, médiatique, culturel, économique et social. «Je pense à vous et j'aime voir comment la question de la natalité est capable d'unir et non de diviser», écrit François aux participants à ces États Généraux.

    «Les données, les prévisions, les chiffres sont désormais connus de tous : nous avons besoin de concret. Il est temps de donner de vraies réponses aux familles et aux jeunes : l'espoir ne peut et ne doit pas mourir d'attente», déclare enfin le Souverain Pontife, certain que «c'est possible».

  • 6 milliards de dollars pour faire avancer la cause féministe

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    De C-Fam.org (Rebecca Oas) :

    Les féministes veulent 6 milliards de dollars pour faire avancer leur programme mondial

    12 mai 2022

    WASHINGTON, D.C. 13 mai (C-Fam) Un nouveau rapport exhorte les philanthropes à investir plus de 6 milliards de dollars dans les organisations féministes d'ici 2026, soit environ 1,5 milliard de dollars par an, afin de "réaliser le changement transformateur que les donateurs recherchent".  Pour prouver qu'un tel investissement serait efficace, le rapport cite la libéralisation récente des lois sur l'avortement en Argentine, en Irlande et au Mexique.

    Le rapport les qualifie de "victoires concrètes" des mouvements féministes, qu'il décrit comme "tenant activement la ligne contre l'attaque coordonnée des mouvements anti-droits qui font reculer des victoires durement acquises, que ce soit au Texas aux États-Unis, en Pologne, en Autriche ou au Ghana".

    L'État du Texas est spécifiquement mentionné dans le rapport parce qu'il a adopté une loi interdisant l'avortement après la détection d'un battement de cœur fœtal. La Cour suprême des États-Unis a rejeté un recours contre cette loi et examine actuellement si l'avortement est ou non un droit constitutionnel. Quelques jours avant le lancement du rapport, un projet d'avis de la Cour suprême a fait l'objet d'une fuite, indiquant l'intention de la Cour d'annuler Roe v. Wade, la décision de 1973 qui a légalisé l'avortement à tous les stades de la grossesse aux États-Unis comme un droit constitutionnel.

    Selon Devex, cette nouvelle "a provoqué une onde de choc dans la communauté des défenseurs du droit à l'avortement" et a suscité de nouveaux appels à financer les causes féministes dans le monde entier, étant donné l'influence mondiale des États-Unis.

    Comme exemple de "l'érosion des droits et des politiques progressistes", le rapport mentionne la Déclaration du Consensus de Genève, dans laquelle plus de 30 pays ont réaffirmé que l'avortement n'est pas un droit de l'homme et que la famille est "l'unité de groupe naturelle et fondamentale de la société".  La déclaration commune était dirigée par les États-Unis sous l'administration Trump, jusqu'à ce que le président Joe Biden annule le soutien des États-Unis.  La coalition du Consensus de Genève, que le rapport féministe dénonce comme des "forces anti-droits", est créditée d'avoir empêché "de nouvelles avancées dans les engagements sur l'éducation sexuelle complète, les droits sexuels et les droits LGBTQI+."

    Outre l'avortement, le rapport indique clairement que les milliards qu'il réclame serviraient à promouvoir l'idéologie du genre.  Selon sa liste de définitions, "[l]es femmes, les filles et les personnes non binaires sont une catégorie inclusive qui fait référence aux femmes et aux filles cis et transgenres et aux personnes qui s'identifient comme non binaires."

    Pour contrer les souffrances causées par le patriarcat, le capitalisme et d'autres causes, les auteurs écrivent que "les leaders et les efforts féministes doivent être dotés de ressources abondantes."

    Les auteurs du rapport caractérisent les organisations féministes comme étant "significativement sous-financées" selon les recherches de l'AWID, un groupe féministe, qui compte parmi ses propres donateurs la Fondation Ford, la Fondation Open Society et l'Agence suédoise de développement international.

    Le rapport a été publié par le Bridgespan Group, qui conseille les donateurs et les organisations à but non lucratif pour promouvoir le changement social, et Shake the Table, anciennement connu sous le nom de Feminist Imaginations, qui cherche à orienter les financements vers "la justice raciale, de genre et économique".

    L'élaboration du rapport a été soutenue par la Fondation Bill et Melinda Gates, qui a promis 2,1 milliards de dollars sur cinq ans pour l'égalité des sexes l'année dernière lors du Forum sur l'égalité des sexes d'ONU Femmes à Paris.  Malgré ses premières tentatives d'éluder la question de l'avortement, la Fondation Gates finance depuis longtemps des groupes qui encouragent l'avortement dans le monde entier.

    En réponse à la fuite de l'avis de la Cour suprême, Bill Gates a déclaré sur Twitter que l'annulation de Roe v. Wade "nous ramènerait 50 ans en arrière".  Son ancienne épouse Melinda a également dénoncé "la restriction de l'accès aux services de santé reproductive".

  • Fatima

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    1185969482563.jpgAujourd'hui, 13 mai, on célèbre la fête de Notre-Dame de Fatima. C'est l'anniversaire de la grande apparition mariale du dimanche 13 mai 1917.

    Prière à Notre-Dame de Fatima

    Notre-Dame de Fatima. Mère de Jésus et de l'Église. nous avons besoin de vous. Accordez-nous la lumière qui rayonne de votre bonté. le réconfort qui émane de votre Coeur immaculé, la charité et la paix dont vous êtes la Reine.

    Parce que vous savez bien ce dont nous avons besoin, nous vous confions: nos nécessités pour que vous les secouriez, nos douleurs pour que vous les apaisiez, nos maux pour que vous les guérissiez, nos corps pour que vous les rendiez purs. nos coeurs pour que vos les remplissiez d'amour et de contrition, et nos âmes pour que, grâce à vous, elles soient sauvées. Souvenez-vous, ô notre bonne Mère, que Jésus vous accorde tout ce que vous lui demandez.

    Obtenez le soulagement aux âmes du purgatoire, la guérison aux malades, la pureté aux jeunes, la foi et la concorde aux familles, la paix à tous les hommes. Ramenez ceux qui sont perdus sur le droit sentier, donnez-nous beaucoup de vocations et de saints prêtres, protégez le Saint-Père, les évêques et la sain­te Église de Dieu. Marie, écoutez-nous et ayez pitié de nous. Tournez vers nous vos regards miséricordieux. Et après cet exil. montrez-nous Jésus, le fruit béni de vos entrailles, ô clémente, ô tendre. ô douce Vierge Marie. Ainsi soit-il.

  • 13 mai : Notre Dame de Fatima

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    6-OU-7-nd-rosaire-fatima.jpgNotre-Dame de Fatima (source : EAQ)

    Fatima est un village du Portugal au nord de Lisbonne. Jacinthe, François et Lucie sont trois enfants chargés de garder un troupeau de moutons par leurs parents. Ils ont respectivement 7, 9 et 10 ans. Jacinthe et François sont frères et sœurs, et Lucie est leur cousine.

    Nous sommes au printemps de l'année 1917. La guerre fait rage dans toute l'Europe. Les trois bergers se trouvent sur une colline appelée « Cabeço » proche de la ville d'Aljustrel. Un ange qui s'identifiera comme étant l'Ange de la Paix leur apparaît. S'agenouillant, il leur demande de prier avec lui puis répète trois fois: « Mon Dieu, je crois, j'espère en vous, je vous adore et je vous aime ! Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, n'espèrent pas, n'adorent pas et ne vous aime pas ! »

    Quelques semaines plus tard, au cours de l'été, l'Ange leur apparaît une nouvelle fois. Après leur avoir fait dire une prière trois fois de suite, il leur donne la communion, puis disparaît.

    Le 13 Mai 1917, à la sortie de la messe, les trois enfants se retrouvent avec leurs brebis sur la Cova da Iria, où ils rencontrent, près d'un gros chêne, « une dame habillée de blanc » qui leur demande de revenir à cet endroit le 13 de chaque mois durant 6 mois et de réciter le rosaire chaque jour. Le mois suivant, l'apparition confie aux trois enfants qu'elle viendra bientôt chercher Jacinthe et François mais que Lucie devra vivre plus longtemps. Elle fait apparaître également un cœur entouré d'épines. Il s'agit du Cœur immaculé de Marie affligé par les nombreux péchés du monde.

    Une dizaine de personnes sont présentes sur place, ils témoigneront avoir entendu les paroles de Lucie à la Vierge mais pas les réponses. Ils constateront également que les feuilles du chêne étaient repliées puis tendues dans la même direction alors que Lucie annonçait le départ de l’apparition. Ils seront aussi frappés par la transfiguration des trois pastoureaux pendant la vision.

    Le 13 Juillet 1917, c'est 2000 personnes qui se pressent sur la Cova da Iria. La Dame va délivrer trois secrets à Lucie et ses cousins. Elle leur fera notamment voir l'Enfer puis leur demandera de réciter entre chaque dizaine de chapelet la prière suivante: « Ô mon doux Jésus, pardonnez-nous nos péchés ! Préservez nous du feu de l'Enfer ! Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre Sainte Miséricorde ! »

    Très touchés par la vision de l'Enfer, les pastoureaux feront de nombreux sacrifices pour les pécheurs.

    Le 13 août 1917, le senhor Arturo d'Oliveira Santos, maire de Villa Nova, décide de mettre en prison les trois bergers afin qu'ils lui disent les trois secrets. Devant l'abnégation des enfants, il les relâche le 19 août 1917. Peu de temps après leur libération, la Vierge leur apparaît et leur délivre ce message: « Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs. Sachez que beaucoup d'âmes vont en enfer parce qu'il n'y a personne qui se sacrifie et prie pour elles ! »

    Pour la cinquième apparition le 13 Septembre 1917, la Vierge dira qu'elle reviendra le mois suivant avec saint Joseph et l'enfant Jésus.

    La dernière apparition a eu lieu le 13 Octobre 1917. Voici les paroles de la Dame : « Je suis la Madone du Rosaire et je veux ici une chapelle en mon honneur. Continuez à réciter le rosaire tous les jours. La guerre est sur le point de finir et les soldats ne tarderont pas à retourner dans leurs maisons. » Le miracle promis aura lieu devant une foule d'environ 70.000 personnes qui pourront témoigner. Elles virent la pluie cesser brusquement, le ciel se déchirer pour laisser voir le soleil que toutes pouvaient regarder. Il ressemblait à une lune d'argent et se mit à tourner sur lui-même. Il se projeta également sur la foule comme s'il allait s'écraser. À la fin du miracle dit « danse du soleil », Lucie verra Jésus bénir la foule et la Vierge sous l'aspect de Notre Dame des Douleurs puis Notre Dame du Mont-Carmel.

    François mourut en 1919 et Jacinthe en 1920. Ils furent béatifiés par le pape saint Jean-Paul II le 13 Mai 2000.

    Lucie Dos Santos prononça ses vœux en 1928 et eut de nouvelles apparitions de la Vierge Marie en 1925 et 1929. Elle rédigea elle-même son histoire, version officielle des apparitions de la Vierge de Fatima. À partir de 1945, elle entre au carmel de Coïmbra, où elle meurt le 14 février 2005, à l’âge de 97 ans, sous le nom de sœur Lucie du Cœur Immaculé.

    Fatima est aujourd'hui un centre mondial de pèlerinages très connu, il est avec celui de Lourdes un des principaux sanctuaires consacrés au culte de la Vierge Marie.

  • Saint Servais, évêque de Tongres (13 mai)

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    De Joseph Grandjean sur un site consacré à l'histoire de la principauté de Liège :

    Saint Servais

    Après la mort de St Materne, évêque de Cologne, vers 328, son diocèse fut démembré en plusieurs autres dont ceux de Cologne, Tongres et Cambrai. En érigeant le nouveau diocèse de Tongres, on lui donna pour limite la circonscription civile de la cité et c’est vers 344 que St Servais occupa pour la première fois son siège. Des documents authentiques nous révèlent en lui un homme de premier plan, un pasteur qui ne se contentait pas de régir son troupeau, mais se préoccupait des intérêts de l’Eglise universelle, il fut un défenseur acharné de la vraie doctrine. C’est dans les controverses ariennes que St Servais se distingua car il y  joua un rôle essentiel.

    Rappelons que le Concile de Nicée, de 325, qui définissait la divinité de la seconde personne de la Trinité, condamna formellement les théories d’Arius. Mais les Eusébiens, appelés ainsi du nom du principal évêque arianisant, Eusèbe de Nicomédie, arrachent à l’empereur  Constantin le rappel d’Arius, exilé, et la proscription du champion de l’orthodoxie nicéenne, Athanase, évêque d’Alexandrie. C’est notamment  lors de son exil qu’Athanase fit à Trèves, un séjour resté célèbre.

    Après la mort de Constantin, en 337, son empire est divisé entre ses trois fils Constantin II, Constance et Constant. Constantin II est assassiné rapidement ; Constant, partisan de l’orthodoxie défendue au concile de Nicée devient empereur d’Occident, tandis que Constance, fervent de la doctrine d’Arius, est nommé empereur d’Orient.

    En 339, au synode d’Antioche, les évêques orientaux déposent Athanase. Mécontent, Constant, réclame à son frère Constance, la réunion d’un nouveau concile des deux Eglises afin de confirmer les conclusions de Nicée.  Ce concile eut lieu à Sardique (Sofia), en 343 et, malgré l’opposition des Eusébiens, le symbole de Nicée y fut confirmé et Athanase y fut absous et rétabli sur son siège. St Servais, évêque de Tongres, assista à ce concile en compagnie de Maximin de Trèves et d’Euphrate de Cologne. Il figure également sur la liste des 282 évêques favorables à la cause d’Athanase.

    Après le concile de SardiqueVincent de Capoue et Euphrate de Cologne sont chargés par l’empereur Constant de se rendre chez son frère afin d’obtenir de lui la fin de la persécution contre les catholiques en Orient. Ils réussirent dans leur mission, cependant Euphrate, après son retour, est accusé lui-même d’arianisme et déposé par le concile de Cologne, en 346. A cette assemblée, St Servais aurait déclaré, avec d’autres évêques, qu’Euphrate n’était plus digne de l’épiscopat.

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