Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Fin de vie : CathoBel publie la prose inacceptable d'un moine de Maredsous

    IMPRIMER

    Alors que les évêques de France, avec le cardinal Aveline en tête, sont mobilisés contre le vote d’une loi libéralisant l’euthanasie et le suicide assisté, le portail officiel de l’Église catholique en Belgique francophone, CathoBel, publie complaisamment un texte du Frère Réginald-Ferdinand Poswick, moine bénédictin de l’abbaye de Maredsous. (1) Celui-ci plaide pour une libéralisation de ces pratiques, suggérant que certaines personnes âgées puissent volontairement mettre fin à leur vie et proposant même une ritualisation ecclésiale exceptionnelle de ce « départ ».

    Ces positions vont à l’encontre de l’enseignement constant de l’Église, qui refuse absolument de provoquer la mort par des moyens artificiels. Un moine, aussi érudit soit-il, ne peut faire prévaloir une opinion personnelle dans un organe officiel de l’Église (2), au nom d’un évangélisme dévoyé et d’un argumentaire contestable.

    La doctrine constante de l’Église

    L’enseignement officiel de l’Église catholique est clair et inchangé : l’euthanasie (acte qui provoque directement la mort pour supprimer la souffrance) et le suicide assisté sont inacceptables. Le Catéchisme (§2324) les qualifie de meurtre grave, contraire à la dignité de la personne et à la souveraineté de Dieu sur la vie. Jean-Paul II l’a solennellement rappelé dans Evangelium Vitae (1995), position confirmée par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et de nombreux documents ultérieurs, y compris sous le pontificat de François.

    L’Église promeut les soins palliatifs, l’accompagnement humain et spirituel, la sédation proportionnée (qui soulage sans viser la mort) et une spiritualité qui voit dans la souffrance et la mort un passage vers la vie éternelle. La dignité de la vie humaine demeure entière jusqu’à sa fin naturelle.

    Les évêques de France

    En cohérence avec cette doctrine, les évêques français alertent sur les risques de dérive : pression sur les vulnérables, banalisation de la mort provoquée et affaiblissement des soins palliatifs. Ils lancent des neuvaines et défendent une anthropologie de la fraternité qui accueille les fragiles plutôt que de les éliminer.

    Le cas belge

    En Belgique, l’euthanasie est légalisée depuis 2002 et n’a cessé de s’étendre (mineurs, troubles psychiatriques, etc.), avec une augmentation constante des cas. CathoBel a mis en avant les propositions du Frère Poswick sous le titre « proposition-choc », tout en précisant que celles-ci n’engagent que leur auteur et vont « à l’encontre de l’enseignement de l’Église ». Cette clause de style ne change rien au fait de donner une tribune à une rupture doctrinale.

    Un moine bénédictin, connu pour ses travaux sur la Bible, l’informatique et la spiritualité, n’a pas autorité pour proposer une telle évolution. Cette publication (désapprouvée par son supérieur) (1) interroge la gouvernance et la fidélité doctrinale de l’Église en Belgique, déjà mise en cause par d’autres affaires ayant nécessité des interventions vaticanes.

    Pourquoi cette divergence ?

    • Contexte culturel : forte sécularisation et tradition de « tolérance » pragmatique en Belgique et aux Pays-Bas. Une partie des catholiques, clercs inclus, s’aligne sur l’esprit du temps au nom d’une « miséricorde » ou d’une autonomie individuelle absolue.
    • Crise interne : difficulté de transmission doctrinale en Europe occidentale. Certains invoquent un « développement pastoral » qui contourne l’enseignement constant, au profit d’un subjectivisme moral.
    • Évangélisme dévoyé : ritualiser la mort provoquée reviendrait à transformer l’Église en aumônerie de la culture de mort, au lieu d’en être le sel et la lumière.

    Le magistère universel prime sur les initiatives locales. Rome a déjà corrigé des dérives similaires. Les fidèles ont le devoir, selon Donum Veritatis, de s’attacher à l’enseignement constant plutôt qu’à des propositions novatrices isolées.

    La réaction (ou l’absence de réaction) des évêques belges

    La Conférence épiscopale de Belgique a réaffirmé par le passé son opposition de principe à l’euthanasie, tout en privilégiant un ton nuancé et pastoral (« Je te prends par la main », 2019). Cependant, face à la banalisation sociale de l’euthanasie et à cette publication interne, une réaction ferme et claire fait défaut. Cette tiédeur contraste avec la position plus résolue des évêques français.

    Ce silence probable s’explique par la peur du conflit dans un pays très sécularisé, une culture du « dialogue » et de l’« accueil » qui l’emporte souvent sur la clarté doctrinale, et une certaine pusillanimité face à l’opinion publique majoritairement favorable.

    Conclusion

    Cette affaire révèle un défi plus large : celui de l’unité doctrinale face à la pression sociétale. Les évêques français ont raison de résister fermement. En Belgique, l’accommodement progressif affaiblit le témoignage prophétique de l’Église. Si les évêques belges restent silencieux, les fidèles attachés à la doctrine ont toute légitimité à rappeler la vérité et à s’adresser, si nécessaire, directement à Rome. L’accompagnement véritable des mourants passe par l’espérance et le respect inconditionnel de la vie, et non par l’administration de la mort.

    (1) Le Père Abbé de Maredsous vient (le 1er juillet en matinée) de publier une mise au point : Opinion de Fr. Poswick sur la fin de vie: la mise au point du Père Abbé de Maredsous

    (2) CathoBel précise "qu'un texte d'opinion publié sur le site cathobel.be n'a aucunement valeur de prise de position de l'Eglise en Belgique."

  • Fraternité Saint-Pie X : "une immense tristesse" (Christophe Geffroy sur La Nef)

    IMPRIMER

    L'éditorial de Christophe Geffroy sur La Nef ( n°393 Juillet-Août 2026):

    Fraternité Saint-Pie X : une immense tristesse

    Au moment où vous lirez ces lignes, écrites fin juin, sauf bouleversement très improbable, la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) aura passé outre l’exhortation du pape, et les évêques consécrateurs ainsi que les quatre nouveaux évêques auront été excommuniés latae sententiae (c’est-à-dire automatiquement, ils se sont eux-mêmes excommuniés) le 1er juillet 2026. C’est une immense tristesse pour tout catholique de voir ainsi une déchirure non seulement persister, mais s’aggraver. Tristesse également de constater l’impossibilité d’un dialogue apaisé entre frères censés professer la même foi. Nul doute que les membres et fidèles de la FSSPX aiment profondément le Christ et estiment, subjectivement, ainsi servir l’Église. Nous savons combien une telle déchirure touche bien des âmes partagées entre leur attachement à cette Fraternité et leur souci de fidélité à l’Église, combien elle divise des familles et des catholiques qui, dans un monde où le christianisme est devenu minoritaire, déplorent d’autant plus ces querelles intestines souvent mal appréhendées.

    Un risque de schisme

    Et pourtant, la réalité est là, la dissidence de la FSSPX est d’une extrême gravité puisqu’elle est de nature schismatique, ainsi que l’avait souligné Jean-Paul II dès 1988. Il ne s’agit pas de divergences secondaires ou « tactiques » qui autoriseraient des points de vue différents, tous légitimes, sur une question ouverte ; non, il s’agit de positions doctrinales – conception de la Tradition, rejet profond du concile Vatican II (liberté religieuse et œcuménisme tout particulièrement) et de la messe réformée par saint Paul VI – et d’une attitude ecclésiale de rébellion susceptibles de conduire à un schisme dans l’Église : qui prétendrait que cela est secondaire ? Au regard de cette réalité, les bonnes intentions des dirigeants de la FSSPX ne suffisent pas et ne peuvent rendre bon et licite un acte dont l’objet ne l’est pas – sauf à tomber dans un pur subjectivisme étranger au catholicisme.

    Certes, « il y a des demeures nombreuses dans la maison de mon Père » (Jn 14, 2), enseigne le Christ. L’Église n’est pas uniformité et il est heureux que des différences puissent s’affirmer en son sein. Mais l’Église n’est pas non plus une « auberge espagnole » devant tout accepter, et il y a des limites largement franchies par la FSSPX depuis bien longtemps. Les prêtres et fidèles qui la soutiennent sont tellement enracinés dans un esprit de combat contre la hiérarchie ecclésiale pour la défense de la « messe de toujours » et de « l’Église de toujours », qu’ils en ont perdu le sensus Ecclesiae, leur combat étant devenu plus important que la communion ecclésiale.

    Un contexte de crise à ne pas oublier

    N’oublions pas, cependant, que tous les torts ne sont pas d’un seul côté. La FSSPX n’est pas tombée du ciel. Elle n’a existé et ne s’est développée qu’en raison d’un contexte de crise très grave dans l’Église dont la hiérarchie a sa part de responsabilité. Méditons ces fortes paroles du sage Benoît XVI : « En regardant le passé, les divisions qui ont lacéré le corps du Christ au cours des siècles, on a continuellement l’impression qu’aux moments critiques où la division commençait à naître, les responsables de l’Église n’ont pas fait suffisamment pour conserver ou conquérir la réconciliation et l’unité ; on a l’impression que les omissions dans l’Église ont eu leur part de culpabilité dans le fait que ces divisions ont réussi à se consolider. Ce regard vers le passé nous impose aujourd’hui une obligation : faire tous les efforts afin que tous ceux qui désirent réellement l’unité aient la possibilité de rester dans cette unité ou de la retrouver à nouveau » (Lettre aux évêques, 7 juillet 2007).

    Dans ce contexte, il faut rendre hommage aux communautés attachées à l’ancien missel qui sont demeurées fidèles à Rome : elles sont d’ailleurs la preuve vivante qu’il est possible de vivre l’attachement à cette liturgie en pleine communion avec le pape et l’Église, rendant caduc l’argument sur « l’état de nécessité » invoqué par la FSSPX. Le cas de cette Fraternité montre combien le fait d’absolutiser le rite liturgique ou tel aspect du magistère conduit à une rigidité et une fermeture d’esprit qui finissent par obstruer l’intelligence et le discernement. C’est un exemple à méditer, notamment pour ceux qui ne sont pas gênés par une certaine porosité avec la FSSPX.

    Après ces ordinations épiscopales sans mandat pontifical, il faut sans doute maintenant laisser les choses reposer. Il convient néanmoins de garder l’esprit ouvert, de ne jamais se satisfaire d’une telle rupture et de toujours essayer de conserver le contact, le dialogue, une main tendue pour le retour dans le bercail de la brebis égarée la plus proche. C’est une intention de prière qui demeure.

  • Un consistoire trop court et trop structuré ?

    IMPRIMER

    D'Edward Pentin sur le NCR :

    Trop court, trop structuré ? Les cardinaux reviennent sur le consistoire synodal

    Les participants soulignent les avantages des échanges entre collègues, mais se demandent si ce format permet réellement et efficacement de transmettre des conseils au Pape.

    Les cardinaux se réunissent pour la messe avec le pape Léon XIII à la basilique Saint-Pierre le 26 juin 2026, lors de leur consistoire.
    Les cardinaux se réunissent pour la messe avec le pape Léon XIII à la basilique Saint-Pierre le 26 juin 2026, lors de leur consistoire. (Photo : Simone Risoluti / Vatican Media)

    CITÉ DU VATICAN — Les cardinaux qui ont assisté au deuxième consistoire extraordinaire du pape Léon XIV ont déclaré avoir apprécié certains aspects de la réunion, mais l'ont trouvée trop brève, insuffisamment axée sur les questions internes urgentes de l'Église et trop structurée pour permettre une discussion libre suffisante.

    Organisée au Vatican les 26 et 27 juin, cette réunion a rassemblé 178 cardinaux du monde entier. Il s'agissait de la deuxième réunion de ce type convoquée par le pape Léon XIII après une interruption de douze ans sous le pontificat du pape François.

    Structuré selon des principes « synodaux », le consistoire a divisé les participants en petits groupes linguistiques pour discuter de thèmes prédéfinis, notamment la première encyclique du pape Léon, Magnifica Humanitas , la promotion du bien commun et la mise en œuvre du Synode sur la synodalité de 2023-2024.

    Les préoccupations mondiales plus larges telles que la guerre, la pauvreté, la fragmentation sociale et un sentiment croissant de solitude et de perte de sens ont été largement abordées, tandis que les questions internes à l'Église ont été largement omises et reléguées à une brève session plénière finale.

    Plusieurs cardinaux ont fait part au Register de leur satisfaction générale quant à la réunion. « C’était très agréable d’avoir l’occasion de partager nos expériences », a déclaré le cardinal Tarcisio Kikuchi de Tokyo . « C’était comme un synode, une continuation du synode. »

    Le cardinal Antoine Kimbanda de Kigali (Rwanda) a déclaré que le consistoire était « merveilleux », car il était « empreint d'un esprit de synodalité, d'écoute mutuelle et de cheminement commun, à l'image du Synode sur la synodalité ». Il a ajouté que, d'après lui, ses confrères cardinaux africains étaient « tous satisfaits » de la réunion, précisant que le consistoire leur avait permis de mieux se connaître, notamment les cardinaux émérites, « qui ont une plus grande expérience ». Cela leur a permis de « s'écouter, d'apprendre les uns des autres et de cheminer ensemble », a-t-il conclu.

    Le cardinal Jaime Spengler de Porto Alegre, au Brésil, a lui aussi décrit le consistoire comme « un véritable espace et un véritable temps de communion, de fraternité et, en même temps, d'une grande transparence ». « Ce fut un réel plaisir », a-t-il déclaré, « de pouvoir partager un peu de la situation, non seulement de l'Église dans le monde, mais aussi de ressentir le moment historique que nous traversons, marqué par les guerres, la polarisation et les inégalités, qui sont un scandale. »

    Selon le cardinal Spengler, « non seulement chacun pouvait s'exprimer, mais il devait le faire », et « personne ne pouvait dire : “Cette situation ou celle-ci ne me concerne pas” ». Il s'est dit « profondément marqué » par le discours de clôture du pape Léon XIII , le qualifiant de « résumé fantastique » de ce qui « s'est réellement passé durant ces deux jours ».

    Le cardinal Raymond Burke , préfet émérite de la Signature apostolique, a déclaré que les cardinaux étaient « très reconnaissants » au pape d’avoir convoqué à nouveau de telles réunions, et il a noté qu’ils échangeaient davantage entre eux. « Nous apprenons à mieux nous connaître, et c’est un fruit très positif », a-t-il affirmé.

    Le cardinal Gerhard Müller , préfet émérite du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, s'est félicité que le consistoire « ait redonné au Collège des cardinaux son rôle légitime : conseiller le Pape et être son premier conseiller ». Il a déclaré que le pape Léon XIII est un homme instruit et bien informé, mais « ni autocrate ni au-dessus des autres, mais un être humain comme les autres ». Cela signifie qu'il doit « toujours être en contact et en dialogue avec tous ses frères engagés dans la même mission ».

    Préoccupations concernant la structure synodale

    Cependant, des inquiétudes ont été soulevées quant à la brièveté du consistoire et à sa structure « synodale », qui, selon certains participants, avait étouffé les discussions sur les questions urgentes, notamment au sein de l'Église.

    Le cardinal Burke a déclaré que, contrairement aux consistoires d'il y a plus de dix ans, où les cardinaux pouvaient librement exprimer leurs préoccupations au pape en séances plénières, on leur a indiqué que le consistoire devait désormais être « conforme à la synodalité ». Il ne s'agissait plus d'un débat ouvert, a-t-il précisé, mais de discussions organisées autour de tables restreintes, suivant « un système de questions proposé ».

    « Nous n'approfondissons pas les sujets en profondeur », a-t-il déclaré au Register le 29 juin, ajoutant que les rapports « ne font que refléter ce sur quoi tous les cardinaux se sont accordés ». Ainsi, si un cardinal soulève un sujet avec lequel d'autres ne sont pas d'accord, mais qui « pourrait être très juste et important à entendre pour le pape, cela ne lui est pas rapporté », a-t-il précisé.

    Le cardinal Müller partageait ces critiques quant à la structure, affirmant que les tables rondes, dans un format synodal, relevaient davantage d'une « forme d'éducation moderne pour les jeunes » ou convenaient mieux aux Jésuites ou aux Augustins qu'aux consistoires. Il rappelait qu'autrefois, tous les cardinaux pouvaient s'exprimer en plénière « que chacun pouvait entendre et partager ».

    « L’essentiel, c’est la séance plénière », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il préférait « des déclarations préparées, réfléchies et écrites, formulées des semaines à l’avance, et non des mots qui surgissent uniquement sous l’effet de la situation ».

    « Nous pouvons servir et aider le Pape par nos propres réflexions, et non par des propos manipulés et contrôlés à l'avance », a déclaré le cardinal Müller. « Je n'ai pas besoin d'un "guide" pour préparer mon discours. Dans notre société actuelle, ce genre de pensée est trop répandu : d'autres prétendent nous diriger et dicter nos paroles. »

    Pour le cardinal, il faut trouver une « meilleure solution », une solution dans laquelle la synodalité n’est pas « exagérée comme solution à tout ».

    Contrairement au premier consistoire extraordinaire du pape Léon XIII en janvier, la réunion de juin comprenait bien une heure de « discussion libre » à la fin, mais chaque cardinal ne disposait que de trois minutes au lieu des cinq ou six minutes habituelles. Le cardinal Müller a fait remarquer que les formules de politesse et les salutations avaient déjà absorbé une partie de ce temps, laissant très peu de place aux interventions de fond, et le cardinal Burke a déclaré ne pas avoir eu suffisamment de temps pour prononcer son discours préparé.

    Consistoire trop court

    Le cardinal Kikuchi a déclaré au Register que le fait de diviser les cardinaux en petits groupes linguistiques avait « en réalité limité » leurs discussions car, en tant que cardinal d'Asie, il n'avait pas pu avoir un aperçu direct de la situation de l'Église en Amérique latine. Il a également jugé la durée totale trop courte. « On a suggéré que, l'année prochaine, nous devrions avoir au moins quatre jours », a-t-il dit. « Peut-être que la prochaine fois, nous aurons plus de temps. »

    Plusieurs cardinaux ont déploré que les questions internes urgentes de l'Église n'aient guère été abordées. Le Register a appris qu'un seul cardinal a évoqué la question de la Fraternité Saint-Pie-X et son acte imminent, probablement schismatique, de consacrer des évêques sans mandat papal – et ce, uniquement parce qu'il a saisi une occasion propice. Le sujet n'a pas été inscrit à l'ordre du jour et, hormis cette unique intervention, la question de la FSSPX n'a ​​pas été soulevée du tout. De même, durant le reste du consistoire, d'autres questions cruciales, telles que le très controversé Chemin synodal allemand ou les interrogations sur ce que certains cardinaux considèrent comme l'influence d'un prétendu lobby homosexuel au sein de l'Église, n'ont pas été abordées.

    Le cardinal Burke a qualifié la question de la FSSPX de « sujet tabou » et a déclaré qu'il estimait que les cardinaux « devraient donner au Saint-Père leurs meilleurs conseils sur la marche à suivre ». Mais lui et d'autres ont fait valoir que le format synodal, ainsi que le temps limité, empêchaient de tels conseils approfondis.

    Le cardinal Kikuchi a fait remarquer que si les cardinaux avaient entamé la discussion sur la FSSPX ou d'autres questions internes délicates sans préparation adéquate, le débat aurait facilement pu dégénérer en une confrontation sur les positions de certains cardinaux. Or, la question de la FSSPX, a-t-il souligné, « ne repose pas sur des sentiments », mais sur des considérations théologiques et canoniques qui exigent un examen approfondi. Les cardinaux, a-t-il précisé, « ne souhaitent pas donner l'impression d'être un groupe de pression », cherchant à influencer le Pape dans sa conduite, au lieu de lui offrir un avis raisonné.

    Le cardinal Spengler a déclaré que les problèmes internes à l'Église, notamment les abus sexuels commis par des membres du clergé et les questions liturgiques – qui avaient été inscrits à l'ordre du jour des deux consistoires mais qui ont finalement été omis – ainsi que d'autres problèmes internes, sont des « situations qui nous préoccupent » et peuvent être scandaleuses. Il a toutefois préféré souligner le « témoignage extraordinaire » des fidèles qui servent les pauvres et les vulnérables, affirmant : « Ces hommes et ces femmes sont de véritables saints. »

    Le cardinal Burke s'est interrogé plus largement sur la pertinence du concept de « synodalité » pour aborder les problèmes de l'Église, que ce soit au sein des consistoires ou dans la vie ecclésiale en général. Lui et le cardinal Müller ont tous deux constaté l'absence de définition solide et consensuelle de ce terme. Lors du consistoire, un cardinal a fait remarquer que la synodalité tend à privilégier la situation contemporaine – la dimension « synchronique » – au détriment de la dimension « diachronique », c'est-à-dire son contexte historique et ses liens avec le modernisme et le libéralisme.

    « Je suis convaincu que Notre Seigneur protégera l’Église », a déclaré le cardinal Burke au Register, « mais nous devons faire notre part et dire : “Non, ce concept de synodalité, même s’il peut avoir une bonne intention en ce sens qu’il veut adapter la foi à l’époque contemporaine, est fondamentalement erroné.” »

    Deux interventions

    Dans son intervention publiée dans le Register, le cardinal Burke a dénoncé le récent rapport du Groupe d'étude synodal n° 9, y voyant une tentative de normaliser les relations homosexuelles au sein de l'Église et une calomnie, selon lui et d'autres, à l'encontre de Courage International et de son apostolat auprès des personnes attirées par le même sexe. Affirmant que le rapport s'écartait de l'enseignement moral constant de l'Église et discréditait injustement Courage, le cardinal Burke a mis en garde ses confrères cardinaux contre une telle approche, qui semait la confusion, la division et ce qu'il considérait comme une manœuvre politique incompatible avec la structure doctrinale et hiérarchique de l'Église. Il a appelé à un retour aux fondements théologiques légitimes du synode, ancrés dans la vérité morale objective, l'autorité épiscopale et l'enseignement constant de l'Église, réaffirmé dans Veritatis Splendor .

    Dans son intervention, le cardinal Müller a exprimé les mêmes préoccupations concernant la formule du consistoire que celles qu'il avait partagées avec le Register, tout en évoquant la FSSPX et la question du schisme. Il a fermement rejeté les accusations de déviation de l'Église par rapport à la foi, a demandé une clarification du statut canonique de la FSSPX et a proposé la création d'une commission chargée de faciliter son retour en pleine communion sous l'autorité du pape.

  • La lettre du Pape au Supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (mise à jour)

    IMPRIMER

    LETTRE DU SAINT-PÈRE LÉON XIV
    AU RÉVÉREND PÈRE DAVIDE PAGLIARANI
    SUPÉRIEUR GÉNERAL DE LA FRATERNITÉ SACERDOTALE SAINT-PIE X

     

    Au Révérend Pere Davide Pagliarani
    Supérieur Géneral
    de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X

    C’est avec paternité que je souhaite m’adresser à vous et, à travers vous, aux évêques, aux prêtres, aux séminaristes et aux fidèles liés à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, conscient de la responsabilité que le Seigneur m’a confiée en tant que Successeur de l’Apôtre Pierre.

    L’Église reconnaît l’attachement à la vie liturgique, l’engagement dans la formation sacerdotale, le zèle apostolique et le désir de fidélité à la Tradition qui caractérisent de nombreuses personnes et communautés liées à cette Fraternité. Cela a motivé l’attitude d’attention et de bienveillance que mes Prédécesseurs vous ont constamment manifestée.

    Dans cet esprit, et rempli d’affection chrétienne, je vous demande et vous prie de tout mon cœur : revenez sur vos pas ! Je vous exhorte à considérer avec attention le bien spirituel des fidèles car l’acte schismatique que vous avez l’intention d’accomplir les priverait de la réception licite, voire dans certains cas valide, des sacrements qu’ils aiment et recherchent pour leur sanctification.

    L’Église est ouverte à un chemin de dialogue et d’entente que le Saint-Esprit peut rendre possible et fécond.

    Je prie pour vous car déchirer la Tunique sans coutures du Christ est un péché d’une extrême gravité. Que le Seigneur éclaire vos consciences et réveille vos cœurs. En vertu de l’autorité que j’ai reçue du Christ, c’est le cœur attristé, mais encore rempli d’espoir, que je me sens le devoir de vous demander de renoncer à votre projet. Je confie ces intentions au Cœur Immaculé de Marie, Mère du Bon Conseil.

    Du Vatican, le 29 juin 2026

    Solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul

    LÉON PP. XIV

    Réagissant à cette lettre du Pape, le Supérieur général de la FSSPX lui a adressé cette Lettre du Supérieur général en réponse à Sa Sainteté le Pape Léon XIV

  • Comment le monde interprète mal la violence au Nigeria

    IMPRIMER

    Comment le monde interprète mal la violence au Nigeria

    ORFA, 30 juin 2026 – Sept attaques par jour… et pourtant, les milices les plus meurtrières échappent à l’attention internationale, révèle une étude portant sur six années de données

    Les groupes terroristes déchirent le Nigeria, tandis que le monde extérieur interprète mal la situation, selon les data scientists à l’origine d’une étude historique.

    79 323 personnes ont été tuées au Nigeria entre 2020 et 2025, soit une moyenne de sept attaques par jour. Plus de 42 000 d’entre elles étaient des civils innocents.

    Les chercheurs de l’ORFA (Observatoire pour la liberté religieuse en Afrique) ont passé des années à recouper les schémas d’attaques — et les données recueillies remettent en cause des hypothèses de longue date.

    Boko Haram et la Province d’Afrique de l’Ouest de l’État islamique (ISWAP) — les groupes terroristes les plus souvent tenus pour responsables des violences — ont perpétré à eux deux 12 % des meurtres de civils : 8 % pour Boko Haram et 4 % pour l’ISWAP.

    D’autres acteurs ont fait un nombre de victimes bien plus élevé. Les milices classées dans la catégorie des « groupes terroristes peuls » ont tué 44 % de l’ensemble des civils — soit quatre fois plus que Boko Haram et l’ISWAP réunis.

    L’étude de l’ORFA recense jusqu’à 60 éléments de données pour chaque incident violent, en fonction des circonstances de l’événement.

    L’ORFA prend soin de faire la distinction entre les groupes terroristes armés peuls et le peuple peul dans son ensemble, dont la grande majorité n’est pas impliquée dans des actes de violence. « Les données rendent cela très difficile à ignorer », déclare Frans Vierhout, analyste de recherche senior à l’Observatoire pour la liberté religieuse en Afrique. « Nous examinons comment ces meurtres sont commis : qui sont leurs cibles, où ils opèrent, les fluctuations saisonnières du nombre de meurtres… et les preuves pointent clairement dans une seule direction. »

    « La violence liée aux milices peules est la principale cause du nombre de morts au Nigeria. L’attention que porte l’Occident à Boko Haram est, au mieux, trompeuse. Le Nigeria est en train de voir naître un réseau terroriste que le monde extérieur n’a pas encore reconnu. »

    Principales conclusions : le rapport complet est accessible ici

    79 323 personnes ont été tuées dans des actes de violence liés au terrorisme au cours de la période étudiée — soit une moyenne de 36 personnes par jour
     
    42 033 victimes étaient des civils ; les forces de sécurité et les groupes terroristes sont responsables de 37 290 décès
     
    Boko Haram n’est pas le groupe le plus meurtrier. Les groupes terroristes peuls ont tué 44 % des civils (18 577) ; Boko Haram et l’ISWAP ont tué à eux deux 12 % (4 941)
     
    Deux fois plus de chrétiens que de musulmans ont été tués : 28 551 chrétiens contre 13 224 musulmans. Lorsque l’on examine les pertes chrétiennes par rapport à la population des États concernés, on constate que les chrétiens ont été tués à un rythme 4,4 fois supérieur à celui des musulmans dans les États touchés – ce qui représente une perte proportionnelle énorme pour les populations locales

    75 % des civils tués lors d’attaques contre des communautés : raids contre des villages agricoles accompagnés d’enlèvements, de viols et de destructions de biens
     
    Enlèvements : 34 773 civils ont été enlevés. Les « groupes terroristes peuls » et les « groupes terroristes non identifiés » ont respectivement perpétré 43 % et 49 % des enlèvements
     
    « La captivité selon la confession » : les recherches de terrain menées par l’ORFA indiquent que les otages chrétiens et musulmans sont traités différemment. Les captifs musulmans font l’objet de rançons moins élevées et subissent moins de violences ; les chrétiens, quant à eux, doivent payer des rançons plus élevées et courent un risque plus important d’être exécutés.
     
    Les otages chrétiennes sont victimes de violences sexuelles extrêmes, de conversions forcées et de mariages forcés.
    Les auteurs de l’étude sur six ans de l’ORFA exhortent les gouvernements et les organismes internationaux à se pencher attentivement sur les données publiées aujourd’hui.

    L’étude détaillée, comprenant tous les chiffres, est accessible à l’adresse suivante : www.orfa.africa

  • 2033 : Le pape Léon XIV appelle tous les chrétiens à célébrer ensemble le 2000e anniversaire de la rédemption du Christ

    IMPRIMER

    De Courtney Mares sur OSV News :

    Le pape Léon XIV appelle tous les chrétiens à célébrer ensemble le 2000e anniversaire de la rédemption du Christ.

    ROME (OSV News) —  Le pape Léon XIV a appelé tous les chrétiens à travailler ensemble en vue de la célébration de 2033, année jubilaire extraordinaire que l'Église catholique célébrera pour commémorer les 2000 ans de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ.

    Le pape a exprimé cet espoir lors d'une audience, le 30 juin, avec une délégation orthodoxe du Patriarcat œcuménique de Constantinople, venue à Rome pour la fête des saints Pierre et Paul le 29 juin et qui s'est jointe au pape Léon XIV pour prier sur la tombe de saint Pierre dans la crypte de la basilique Saint-Pierre à la fin de la messe papale célébrée pour cette fête. 

    « Votre présence parmi nous exprime la proximité fraternelle de notre Église sœur de Constantinople et de son pasteur et guide, Sa Sainteté Bartholomée, patriarche œcuménique », a déclaré le pape à la délégation le 30 juin. 

    « Je tiens à exprimer une fois de plus ma profonde gratitude pour cette visite, ainsi que pour votre engagement personnel et celui du Patriarcat œcuménique en faveur de la sainte cause de l’unité des chrétiens », a-t-il déclaré.

    Perspectives pour 2033

    Le pape Léon XIV a profité de cette rencontre pour évoquer l'année 2033, année jubilaire qui marquera le bimillénaire de la passion, de la mort et de la résurrection du Christ. Il a exprimé l'espoir que cet événement marquant devienne un moment de partage pour tous les chrétiens. 

    « Puisse le chemin vers la célébration du deuxième millénaire de la Rédemption en 2033 être entrepris ensemble par toutes les confessions chrétiennes du monde, redécouvrant le don et l’appel à témoigner du Ressuscité », a-t-il déclaré.

    Les propos du pape s'inscrivent dans la continuité d'une vision qu'il avait exposée publiquement pour la première fois lors de son premier voyage international en Turquie et au Liban en novembre, lorsqu'il avait déclaré aux dirigeants chrétiens de Turquie qu'il espérait qu'ils pourraient se réunir à Jérusalem en 2033 pour commémorer ensemble cet anniversaire — plus précisément au Cénacle, lieu traditionnel de la Cène, où Jésus a lavé les pieds de ses disciples, et qui est également vénéré comme le lieu de la Pentecôte, selon le Bureau de presse du Saint-Siège. 

    Le pape Léon XIV a cité la commémoration, l'an dernier, du 1700e anniversaire du premier concile de Nicée comme exemple d'anniversaire célébré conjointement par les catholiques, les orthodoxes et d'autres communautés chrétiennes. Le pape a participé à une prière œcuménique organisée par le patriarche Bartholomée le 28 novembre à Iznik, en Turquie, site de l'ancienne Nicée , lors de sa visite apostolique dans le pays. 

    Une communion entre ceux «qui partagent la foi en Dieu»

    « Cette célébration a offert un témoignage éloquent de la communion qui existe déjà entre ceux qui partagent la foi en Dieu, le Père de tous, et qui croient en Jésus-Christ, comme Seigneur et Fils de Dieu, et en l’Esprit Saint, qui nous inspire et nous conduit à la plénitude de la vérité et de l’unité », a déclaré le pape à la délégation. 

    « Cet événement commémoratif a clairement démontré que le Credo de Nicée doit être le fondement et le principe directeur de ce cheminement œcuménique, offrant le modèle d'une véritable unité dans une diversité légitime : Unité dans la Trinité, Trinité dans l'unité », a-t-il ajouté.

    Dans certaines régions du monde catholique, les préparatifs pour 2033 sont déjà en cours. L'archidiocèse de Denver a lancé l'an dernier une neuvaine de neuf ans en vue du Jubilé.

    Au cours de cette audience, le pape a également souligné la nécessité d'une plus grande coopération entre les chrétiens face aux défis actuels, notamment les conflits mondiaux, les nouveaux défis technologiques et la préservation de la création. 

    La responsabilité partagée des chrétiens

    Le pape Léon XIV a déclaré que la responsabilité partagée des chrétiens « envers la vie et la dignité de chaque être humain, à commencer par les plus jeunes et les plus démunis, est le critère qui déterminera notre destin présent et éternel. »

    « À une époque marquée par les guerres et la polarisation croissante, ainsi que par les divisions culturelles et sociales, les chrétiens — réconciliés entre eux et unis dans leur profession de foi — sont appelés à être un signe crédible de paix, en apportant une contribution décisive aux efforts de tous les hommes et femmes de bonne volonté pour construire la paix », a-t-il déclaré. 

    « De plus, dans la situation actuelle, ce n’est pas seulement la crédibilité du message chrétien qui est en jeu, mais l’avenir même de l’humanité. »

  • 1er juillet : Antonio Rosmini, un bienheureux controversé

    IMPRIMER

    ANTONIO ROSMINI : un prêtre philosophe sur les autels (mis à l'index en 1847, béatifié en 2007)

    par Bertrand de Belval http://www.libertepolitique.com/

    Le 18 novembre 2007, le philosophe italien Antonio Rosmini (1797-1855) a été béatifié à Novare (Italie). Autant dire un inconnu pour le public français. Qui connaît en effet cet intellectuel brillant, dont l’oeuvre est celle d’un précurseur, et la vie, marquée du sceau de la recherche de la vérité et de la liberté politique, fut tout entière l’expression de la charité. 

    Rosmini n’est pas un personnage anodin. Marie-Catherine Bergey-Trigeaud, sa biographe française, le présente comme « le plus important philosophe italien, et l’un des principaux maîtres de l’histoire de la philosophie catholique ». Chaix-Ruy avait vu en lui « l’un des plus grands esprits de tous les temps ». Dans son encyclique Fides et Ratio (n. 74), Jean Paul II en parle comme un maître. Benoît XVI le cite souvent. Et Jean XXIII avait fait d’un de ses livres, Maximes de perfection chrétienne, son livre de chevet pendant le Concile Vatican II. Pour les Italiens éclairés [1], Rosmini est incontournable… 

    Lire la suite

  • Saint Olivier Plunkett, primat d'Irlande martyrisé à Londres en 1681 (1er juillet)

    IMPRIMER

    Saint Olivier Plunket, Archevêque et Martyr. Fête le 01 Juillet.

    Notice de l'Encyclopaedia britannica :

    Saint Oliver Plunket, Plunket également orthographié Plunkett, (né en 1629, Loughcrew, County Meath, Irlande. mort le 1er juillet 1681, Londres ; canonisé en 1975 ; fête le 11 juillet), primat catholique romain de toute l'Irlande et dernier homme à avoir souffert le martyre pour la foi catholique en Angleterre.

    Plunket a fait ses études et a été ordonné à Rome, où il a été professeur de théologie au College de Propaganda Fide et représentant des évêques irlandais auprès du Saint-Siège. Nommé archevêque d'Armagh et primat de toute l'Irlande en 1669, il arrive l'année suivante à un moment où, après une répression prolongée, l'Église catholique est fortement désorganisée, avec un seul évêque âgé en liberté. S'efforçant de rétablir l'ordre et la discipline conformément aux préceptes du Concile de Trente, Plunket reste en bons termes avec les Anglais et les protestants jusqu'en 1673, date à laquelle il est obligé de se cacher en raison de nouvelles persécutions. Pendant les cinq années qui suivirent, il travailla dans des conditions de plus en plus difficiles, portées à leur paroxysme par la terreur inspirée par le complot de Titus Oates en 1678. L'année suivante, il fut trahi, arrêté et emprisonné au château de Dublin. Son procès à Dundalk fut rendu absurde par les témoignages ignominieux de l'accusation ; il fut emmené à Londres où, après de longues procédures judiciaires, il fut condamné à être pendu, éventré et écartelé ; la sentence fut exécutée à Tyburn devant une grande foule. Plunket a été béatifié par Benoît XV en 1920 et canonisé par le pape Paul VI le 12 octobre 1975. Sa tête est conservée à Drogheda et son corps à l'abbaye de Downside, près de Bath.