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Actualité - Page 1164

  • D'après le cardinal Sarah, les sacrements sont déformés de façon inadmissible

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    Du Vatican Insider (traduit par nos soins) :

    Cardinal Robert Sarah: « aujourd'hui, les sacrements sont victimes de déformations »

    Le Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin, ensemble avec le cardinal Burke et Ettore Gotti Tedeschi, a présenté le livre de Nicola Bux "On ne plaisante pas avec les sacrements" (Cantagalli), préfacé par Vittorio Messori.

    Les sacrements aujourd'hui sont victimes d'abus et de "déformations" en raison de « mauvaises décisions prises délibérément par de nombreux prêtres », qui, par exemple, en dégradant l'Eucharistie « au nom d'un conflit imaginaire de signes », « jettent la confusion parmi les fidèles ». Tel est ce que dénonce le cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et pour la Discipline des Sacrements, qui, ensemble avec le cardinal américain Raymond Leo Burke, patron de l'Ordre Souverain Militaire de Malte, et l'économiste Ettore Gotti Tedeschi, a présenté le livre « on ne plaisante pas avec les sacrements » (Ignatius Press, 222 pages), préfacé par Vittorio Messori.

    La présentation, organisée par la maison d'édition en collaboration avec la Fondation Paventi de Saint-Bonaventure, a eu lieu dans une salle bondée de l’hôtel Columbus sur la Via della Conciliazione, animée par Jacopo Coghe (Generazione famiglia). Lors du débat sont intervenus Paul Rodari (Repubblica) et Guillame Ferluc (Paix Liturgique). Des messages de soutien avaient été envoyés par les cardinaux Gehrard Ludwig Muller, Peter Erdo, Mauro Piacenza, en plus de feu le cardinal Georges Cottier, des prélats Enrico Dal Covolo, Jean Lafitte, Guido Marini, et du même Vittorio Messori, qui signe l'introduction, et qui participera une présentation de livre qui aura lieu à Milan le 2 mai prochain.

    Etaient présents à la réunion, parmi d’autres, les cardinaux Walter Brandmuller, Velasio De Paolis, José Saraiva Martins, Mgr. Agostino Marchetto, Mgr. Carlo Maria Viganò, Mgr. Guido Pozzo, et les parlementaires italiens Quagliariello et Alfredo Mantovano.

    « Comment seulement imaginer que l’on puisse jouer avec la présence de Dieu? », a déclaré le cardinal Sarah dans son allocution d’ouverture. « Les sacrements sont des signes efficaces, des remèdes qui nous relèvent du péché: peut-on plaisanter avec les remèdes qui nous sauvent et nous remettent en bonne santé ? ». Pourtant, a continué le cardinal guinéen, « comme l'a souligné à plusieurs reprises le pape Benoît XVI, dans les décennies qui ont suivi le Concile, on a assisté à des déformations de la liturgie à la limite du supportable, dans un crescendo sans fin. » C’est « pourquoi le Pape Jean-Paul II a écrit l'encyclique ‘Ecclesia de Eucharistia’, suivie par l'instruction ‘Redemptoris sacrementum’, qui soulignaient que dans les sacrements est en jeu la ‘lex credendi’. La même préoccupation a poussé le Pape Benoît XVI à promulguer l'exhortation apostolique ‘Sacramentum Caritatis’ et le motu proprio ‘Summorum Pontificum’ ».

    Pour le cardinal Sarah, « ne pas plaisanter avec les sacrements signifie mettre au centre le sacrement des sacrements, le plus saint, aujourd’hui rétrogradé de façon inexplicable au nom d'un conflit imaginaire de signes, tout comme cela arriva autrefois avec la croix. Mais le tabernacle fournit l’orientation ad Dominum, si nécessaire à l'heure où beaucoup aimeraient vivre comme si Dieu n'existait pas, et agir comme ils veulent ». Aujourd'hui, pour le préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, « se produit un changement culturel et générationnel dans la perception de la liturgie, mais peu de gens s’en rendent compte, en dépit du fait que l’on parle beaucoup des signes des temps. » Et « le pape François écrit lui aussi dans l'encyclique Fidei Lumen que Jésus nous a touchés », tout comme « le Concile Vatican II parle des sacrements de la foi, parce que les sacrements non seulement présupposent la foi, mais la nourrissent et la renforcent ».

    Pourtant, a continué le cardinal Sarah, aujourd’hui « on croit si peu dans leur pouvoir de transformation. Aujourd'hui, le besoin se fait sentir de les comprendre, de les expliquer à nouveau, en raison de déformations et de mauvaises décisions prises délibérément par de nombreux prêtres qui jettent la confusion parmi les fidèles, lesquels finissent par ne pas les comprendre ». Selon le cardinal, « certains prêtres ont des manières de présentateurs de télévision, il arrive d’assister à des sacrements transformés en de longs commentaires. » Mais « pour comprendre les sacrements, on ne doit pas ouvrir les yeux, mais les fermer. Les sacrements ne se comprennent pas avec les yeux de la chair, mais avec ceux de l'esprit ».

    Puis le cardinal a ajouté: « J'ai rencontré le pape samedi et je lui a dit:« Si nous voulons retrouver la vraie liturgie, Vous avez le pouvoir de chasser les photographes de l'autel. Nous avons transformé les liturgies en spectacle. »

    Dans son intervention, le cardinal Burke a notamment souligné que, après le Concile Vatican II, « s’est répandue une mentalité mondaine, séculière, qui a méprisé la riche tradition de l'Eglise. » Pour Gotti Tedeschi, ancien président de l'IOR, depuis longtemps « on a joué avec les sacrements d'une manière qui est devenue insupportable. »

    L'Eglise, lit-on dans une présentation du livre de Nicolas Bux, « semble vouloir dissoudre les contours nets de la foi dans une sorte de brouet indéfini et mélangé aux « d’après moi » de certains prêtres. Et pourtant, les sacrements sont l'expression de la foi, le fruit, le don le plus élevé et précieux. On voit donc notre liturgiste se consacrer au sujet, avec sa passion habituelle. Pour chacun des sept «signes efficaces», l'auteur éclaire le but, le sens et l'histoire. Suit ensuite – nécessaire et plus actuelle que jamais - la mise en garde au sujet des distorsions, des malentendus, des additions ou des soustractions qui menacent aujourd’hui tel sacrement. C'est donc une catéchèse dans un style qui sait être à la fois savant et populaire, suivie par une sorte de "mode d'emploi". A la base de tout ce qui se passe dans la catholicité depuis des décennies, l’auteur dénonce tout autant que dans ses livres précédents, le « tournant anthropocentrique qui a abouti dans l'Eglise à beaucoup de présence de l'homme, mais à peu de présence de Dieu. » La sociologie à la place de la théologie, le monde obscurcissant le ciel, l’horizontal sans le vertical, le profane chassant le sacré. La synthèse catholique – celle qui appartient à ce type de loi du "et" et du "et", unissant les contraires et soutenant tout l'édifice de la foi - a été trop souvent abandonnée au profit d’une unilatéralité inadmissible ».

  • L'exhortation apostolique Amoris Laetitia du Saint-Père François sur l'amour dans la famille

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    De vatican.va :

    EXHORTATION APOSTOLIQUE
    POST-SYNODALE
    AMORIS LAETITIA

    DU SAINT-PÈRE
    FRANÇOIS
    AUX ÉVÊQUES
    AUX PRÊTRES ET AUX DIACRES
    AUX PERSONNES CONSACRÉES
    AUX ÉPOUX CHRÉTIENS
    ET À TOUS LES FIDÈLES LAÏCS
    SUR L’AMOUR DANS LA FAMILLE

     

    1. La joie de l’amour qui est vécue dans les familles est aussi la joie de l’Église. Comme l’ont indiqué les Pères synodaux, malgré les nombreux signes de crise du mariage, « le désir de famille reste vif, spécialement chez les jeunes, et motive l’Église ».[1]Comme réponse à cette aspiration, « l’annonce chrétienne qui concerne la famille est vraiment une bonne nouvelle ».[2]

    2. Le parcours synodal a permis d’exposer la situation des familles dans le monde actuel, d’élargir notre regard et de raviver notre conscience de l’importance du mariage ainsi que de la famille. En même temps, la complexité des thèmes abordés nous a montré la nécessité de continuer à approfondir librement certaines questions doctrinales, morales, spirituelles et pastorales. La réflexion des pasteurs et des théologiens, si elle est fidèle à l’Église, si elle est honnête, réaliste et créative, nous aidera à trouver davantage de clarté. Les débats qui se déroulent dans les moyens de communication ou bien dans les publications et même entre les ministres de l’Église, vont d’un désir effréné de tout changer sans une réflexion suffisante ou sans fondement, à la prétention de tout résoudre en appliquant des normes générales ou bien en tirant des conclusions excessives à partir de certaines réflexions théologiques.

    3. En rappelant que « le temps est supérieur à l’espace », je voudrais réaffirmer que tous les débats doctrinaux, moraux ou pastoraux ne doivent pas être tranchés par des interventions magistérielles. Bien entendu, dans l’Église une unité de doctrine et de praxis est nécessaire, mais cela n’empêche pas que subsistent différentes interprétations de certains aspects de la doctrine ou certaines conclusions qui en dérivent. Il en sera ainsi jusqu’à ce que l’Esprit nous conduise à vérité entière (cf. Jn 16, 13), c’est-à-dire, lorsqu’il nous introduira parfaitement dans le mystère du Christ et que nous pourrons tout voir à travers son regard. En outre, dans chaque pays ou région, peuvent être cherchées des solutions plus inculturées, attentives aux traditions et aux défis locaux. Car « les cultures sont très diverses entre elles et chaque principe général […] a besoin d’être inculturé, s’il veut être observé et appliqué ».[3] 

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  • Présentation de l'exhortation apostolique Amoris Laetitia

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    Nous reviendrons sur l'exhortation apostolique dans les heures qui viennent.

  • Les chrétiens du Nord Nigéria subissent de tragiques violences dans l’indifférence générale

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    De www.infochretienne.com :

    Portes Ouvertes, la voix des chrétiens persécutés au Nigéria dans l’indifférence générale 

    Depuis des décennies, les chrétiens du Nord Nigéria subissent de tragiques violences dans l’indifférence générale. De 2006 à 2014, 1,3 million de chrétiens déplacés, 11 500 chrétiens tués, 13 000 églises détruites sont les chiffres accablants d’un rapport de la principale organisation chrétienne au Nigéria.

    Le 24 février 2016, l’Association Chrétienne du Nigéria, la CAN (Christian Association of Nigeria) a remis un rapport sur l’impact de la persécution des chrétiens dans le Nord du pays, à l’organisation Portes Ouvertes qui œuvre parmi les chrétiens persécutés.

    « Pour la première fois, nous signons une déclaration qui donne la véritable image de la persécution que subissent les chrétiens dans ce pays », a dit le pasteur Musa Asake, secrétaire général de la CAN.

    Sous la pression dévastatrice du groupe Boko Haram, le groupe islamique le plus meurtrier au monde, la situation au Nord Nigéria s’est aggravée. Des bergers peuls musulmans ont aussi contraint 40 000 chrétiens à se déplacer. Les élites religieuses ou politiques locales sont responsables de marginalisations, de brimades, de discriminations, de violences envers les chrétiens. Leur sécurité n’est pas assurée. Le Nigéria est pourtant un pays où la liberté religieuse est inscrite dans sa constitution.

    Le rapport de la CAN qui regroupe la majorité des églises chrétiennes du Nigéria veut alerter les autorités politiques du pays sur cette situation. Appuyée par l’ONG Portes Ouvertes, la CAN veut mobiliser afin que le gouvernement du Nigéria, l’ONU et d’autres organisations internationales coopèrent et œuvrent en vue de résoudre le sort des chrétiens qui se sentent abandonnés. Réduire cette violence qui devient ordinaire est un besoin impérieux qui aura un impact positif sur l’ensemble du pays.

    «Les chrétiens disent qu’ils sont devenus une « communauté sans voix». Nous voulons être cette voix. D’abord, prions pour eux. Dieu est à l’œuvre au sein de cette Église. Elle a besoin de notre soutien, d’être fortifiée par des projets qui contrent les effets de la persécution.» Michel Varton, Directeur de Portes Ouvertes France

    L’Eglise et les chrétiens du Nigéria ont besoin de nous aujourd’hui. Devant leur détresse, comment ne pas leur venir en aide ? Cette année, l’ONG Portes Ouvertes veut s’engager de manière particulière pour ce pays. Le voyage de Michel Varton, directeur de Portes Ouvertes pour la France, a été la première étape de cette action spéciale que Portes Ouvertes va mener durant toute l’année 2016. Cette ONG lance une opération :« Porteurs d’Espérance Nigéria »

    Vous pouvez participez en envoyant un mail à l’ambassadeur du Nigéria en France.

    A la suite de cette lettre de plaidoyer, l’ONG Portes Ouvertes va poursuivre l’action en suscitant des rencontres avec des représentants politiques. Elle va aussi aider les chrétiens nigériens en répondant concrètement à leurs besoins essentiels sur place.

    Nathanaël Bechdolff

    Source ONG Portes Ouvertes : Campagne pour le Nigéria : « Soyons des porteurs d’espérance pour le Nigéria »

  • D'après le Vatican, certains textes conciliaires peuvent faire l'objet de discussions avec la Fraternité Saint-Pie X

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    De Marie Malzac sur le site du journal La Croix :

    Certains textes conciliaires peuvent être objet de « discussion » avec la FSSPX, selon le Vatican

    Quelques jours après la rencontre entre le pape François et le supérieur de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX), Mgr Guido Pozzo secrétaire de la commission Ecclesia Dei, a indiqué qur les « documents du Concile Vatican II (devaient) être accueillis selon le degré d’adhésion requis ».

    L’acceptation des textes sur les relations avec les autres religions ne constitue pas un pré-requis pour la reconnaissance juridique de la société lefebvriste et certaines questions pourront demeurer « objets de discussion et de clarification », a-t-il précisé à La Croix.

    La rencontre, le 1er avril, entre le pape François et Mgr Bernard Fellay, chef de file des lefebvristes, s’inscrit « dans le contexte du cheminement de la FSSPX vers la pleine réconciliation, qui adviendra avec la reconnaissance canonique de l’Institut », a indiqué à La Croix Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la commission Ecclesia Dei, qui s’occupe des relations avec la Tradition au sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

    « En ce moment, il est surtout important de contribuer à créer un climat de confiance (…) pour dépasser les raidissements et la méfiance, qui peuvent être compréhensibles après tant d’années de distance et de fracture », poursuit Mgr Pozzo, assurant vouloir les « dissiper » pour retrouver « les raisons de l’unité et de la promotion de l’intégrité de la foi catholique et de la Tradition de l’Église ».

    Différents degrés d’adhésion requis

    Pour le responsable des discussions avec la FSSPX, il convient de rappeler les trois points essentiels qui font d’une personne un catholique : « l’adhésion à la profession de foi, le lien des sacrements et la communion hiérarchique avec le pape ». C’est ce que contiendra la Déclaration doctrinale « qui sera soumise à l’adhésion de la FSSPX au moment opportun ».

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  • Qu'y a-t-il de commun entre tous ces gens - près de 25000 à l'heure actuelle - ?

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    Qu'y a-t-il de commun entre Jozef De Kesel, Salah Echallaoui, Eric-Emmanuel Schmitt, Catherine Fonck, Dirk Frimout, Albert Guigui, Philippe Markiewicz, Noureddine Smaili, Baudouin Decharneux, Jean-Charles de Keyser, Philippe Maystadt, Marc Eyskens, Eric de Beukelaer, Philippe de Woot et bien d'autres (ils sont actuellement près de 25.000) ?

    C'est qu'ils ont tous signé la pétition en faveur de la distribution de la chaîne KTO en Belgique !

    Et vous ? L'avez-vous signée et fait circuler parmi vos amis, famille et connaissances ?

    C'est ici : https://www.change.org/p/charles-michel-pluralisme-touche-pas-a-kto-tv-belgique?

  • Les défis et perspectives d’une population mondiale vieillissante

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    D'Alliance Vita :

    Défis et perspectives d’une population mondiale vieillissante

    Une étude, récemment publiée par le Bureau du recensement américain, indique qu’à l’horizon de 2020, la population âgée de plus de 65 ans, au niveau mondial, sera plus nombreuse que la population des enfants de moins de 5 ans. Elle représentera 17 % des habitants de la planète contre 8,5 % à ce jour.

    Ce processus de vieillissement à l’échelle mondiale s’explique de deux façons :

    • Le « vieillissement par le haut » ou allongement de l’espérance de vie : on est passé de 48 ans en 1950 à 71 ans en 2015. Un enfant sur deux qui naît actuellement sera peut-être centenaire.

    • Le « vieillissement par le bas » ou abaissement de la fécondité quasi général sur toute la planète : on est passé de 5 enfants en 1950 à 2,5 enfants en 2015.

    « Les gens vivent plus longtemps mais pas nécessairement en meilleure santé… et cette population vieillissante pose plusieurs défis de santé publique auxquels nous devons nous préparer », a souligné le Dr Richard Hodes, directeur de l’Institut national américain du vieillissement (NIA).

    La préparation des différents pays au vieillissement de sa population varie sensiblement d’un continent à l’autre. La population africaine, encore majoritairement très jeune, n’a pas encore connu cette transition, contrairement aux populations d’Europe, des Etats-Unis et du Japon, où la transition s’est faite assez naturellement.

    Il en va autrement en Chine : c’est le pays qui semble poser le plus de problèmes sur ce plan, puisqu’il est passé, pratiquement sans transition, du statut « de pays jeune » au statut de « pays vieux ».  Il faut rappeler que la Chine a abandonné, il y a quelques mois, la politique de l’enfant unique menée dans les années 70, mais peut-être un peu trop tard… La contrepartie de ce vieillissement rapide est l’énorme opportunité que la Chine représente pour la « silver économie ».

    Qu’en est-il en France ?

    Les Français sont très préoccupés par leur santé, et plus spécialement par leur vieillissement, selon un sondage HSBC effectué fin avril. La plupart d’entre eux n’ont pas anticipé leur vieillesse, que ce soit sur le plan financier ou matériel. Par ailleurs, un bon nombre de seniors doit également s’occuper de ses parents très âgés.

    Une première conséquence positive d’une population vieillissante serait le développement des services d’aide à la personne, créateurs d’emplois, ainsi que des infrastructures nécessaires à la prise en charge des personnes âgées. La loi sur l’adaptation de la société au vieillissement de décembre 2015 apporte quelques premiers éléments de réponse face à cet enjeu.

    Une deuxième conséquence, qui pourrait être à la fois positive mais aussi négative, serait le développement du marché des robots d’assistance aux personnes en perte d’autonomie, face à une pénurie potentielle de personnel qualifié. Le Japon joue un rôle de leader sur ce marché et la France n’est pas en reste dans ce domaine. Il faudra alors sans doute fixer des règles éthiques face à ce nouveau marché qui pourra nous aider à affronter cette problématique démographique encore totalement inédite dans l’histoire de l’Humanité.

  • Quand un dominicain nous invite à "passer aux barbares"...

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    "Passer aux Barbares !", telle est la perspective à laquelle nous convie le Frère Guy Musy o.p. sur son blog; à chacun d'apprécier... :

    Je viens de lire un petit livre[1] très documenté écrit par un spécialiste de ceux qu’on appelle « Pères de l’Eglise », prêtres, évêques ou papes du premier millénaire qui ont joué un rôle religieux, mais aussi social et politique, dans l’Eglise et la société civile de leur temps. Comme leurs compatriotes contemporains, ces hommes ont dû faire face à l’invasion de « barbares » qui sans crier gare passaient le Danube ou le Rhin pour piller les opulentes cités gallo-romaines. Le pire arriva sans doute avec le sac de Rome, capitale de l’Empire devenu chrétien, par les hordes d’un chef de bande wisigoth en 410. Saint Jérôme poussa des cris d’orfraie, jugeant que la fin du monde était arrivée. Saint Augustin pensait au contraire que la destruction d’une société corrompue laissait entrevoir l’avènement d’une cité nouvelle qui serait celle de Dieu. D’autres cachaient mal leur révulsion pour ces brutes épaisses, hirsutes, malodorantes, vêtues de peaux de bêtes, mais ne désespéraient pas de s’en faire des alliés et même des coreligionnaires. La monde a survécu à ce tsunami. Le christianisme aussi.

    Comparaison n’est pas raison ! Les réfugiés d’aujourd’hui n’ont pas tous le couteau entre les dents ou des grenades attachées à leur ceinture. Contrairement aux montures d’Attila, le sol reverdit là où passent leurs chevaux. Il se pourrait même que devenus eux aussi chrétiens – hypothèse qui n’a rien d’absurde – ils puissent redynamiser notre Eglise et assainir notre société.

    Alors, courons le risque d’être éclaboussés par ces flots qui n’ont rien de tumultueux ? Les premiers barbares, selon les experts, n’ont jamais dépassé le 5 % des populations qu’ils prétendaient conquérir. Les réfugiés de notre temps sont loin d’atteindre ce seuil. Serions-nous plus timorés, moins confiants en notre culture et nos convictions ? Si la peur nous étreint, ne serait-ce pas que nous serions devenus vides, flasques, sans aucune richesse consistante à opposer à ces nouveaux « envahisseurs », ou mieux à leur proposer ? La peur du vide finalement, dont la nature a horreur et que l’« autre » se presse de remplir ? Si c’était le cas, il serait grand temps de « passer aux barbares ». Ne serait-ce que pour assurer notre survie !

    [1] Philippe Henne, Les invasions barbares. L’Evangile et les Pères face aux migrants, Cerf, Paris 2016, 160p.

  • Dossier "Calice" : le parquet fédéral estime que les faits sont prescrits

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    De Pierre Granier sur cathobel.be :

    Dossier « Calice » : le parquet fédéral recommande l’arrêt des poursuites

    La hiérarchie de l’Eglise catholique belge ne devrait pas être poursuivie pour abstention coupable dans les dossiers d’ dans le cadre d’une relation pastorale. Le parquet fédéral a estimé que les faits étaient prescrits.

    Débutée en juin 2010, l’opération « Calice » avait défrayé la chronique et provoqué un vif émoi au sein de l’Eglise belge. Il faut dire que dans une même journée, le juge d’instruction Wim De Troy avait ordonné des perquisitions au siège de l’archevêché à Malines (au moment même où se tenait une réunion de la Conférence des évêques), à la cathédrale Saint-Rombaut (où l’on fit ouvrir des tombes), au domicile privé du cardinal Danneels (qui fut entendu une journée entière), au siège de la commission dirigée par le pédopsychiatre Peter Adriaenssens (qui se penchait alors sur les faits de pédophilie au sein de l’Eglise), ainsi qu’aux Archives générales du Royaume.

    Deux ans plus tard, alors qu’une partie de ces perquisitions (celles menées au siège de la commission Adriaenssens, chez le cardinal Danneels ainsi qu’à l’archevêché) avaient été déclarées nulles, c’était au tour de chacun des évêchés de Belgique d’être perquisitionnés, dans le cadre d’une instruction fédéralisée qui enquête dès lors sur des faits d’abstention coupable reprochés à des prélats de l’Eglise belge et des responsables de congrégations.

    261 victimes entendues par le parquet

    Au cours de cette instruction, 261 victimes entreront alors en contact  avec un magistrat du parquet fédéral. Presque six ans après le début de cette instruction, la juge Calewaert (qui a remplacé entretemps le juge De Troy) a communiqué son rapport d’enquête au parquet fédéral. Dans son réquisitoire, ce dernier demande de constater l’extinction de l’action publique étant donné la condamnation antérieure de quatre prévenus pour les faits dénoncés, les décès de 37 suspects et la prescription de presque tous les autres faits. Seul le volet de l’enquête portant sur un prêtre, résidant actuellement au Brésil, est encore en cours. Et en ce qui concerne les accusations d’abstention coupable, le parquet constate de même que les faits concernés sont manifestement prescrits. Il appartient désormais à la chambre du conseil de Bruxelles de se pencher sur le dossier. Ce sera fait le 28 avril prochain.

  • Un appel de la FAFCE : Aidez-nous à soutenir et protéger la famille en Europe !

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    Aidez-nous à soutenir et protéger
    la famille en Europe

    Bruxelles, le 30 mars 2016

    Chers amis,

    Les familles stables offrent le terreau d'une société heureuse, parce que la famille en est la cellule de base. Les Familles sont le trésor de l'Europe! Elles élèvent, elles soignent, elles protègent, elles sont le lieu où se disent les joies et les peines. 

    Depuis sa fondation en 1997, la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe - FAFCE - s'efforce de promouvoir des politiques favorables à la famille au niveau européen. Même si  l'Union Européenne et le Conseil de l'Europe ont des compétences limitées en matière de politique familiale, leurs décisions peuvent avoir de lourdes conséquences sur la vie quotidienne des familles, aux plans matériel, culturel et même spirituel. 

    L'Europe est aujourd'hui confrontée à une très grave crise démographique. Dans aucun pays de l'Union Européenne le taux de natalité n'est suffisant pour assurer le renouvellement des générations. Paradoxe, quand les études montrent que les européens souhaiteraient en moyenne un enfant de plus, mais le rêve ne devient pas réalité... principalement faute de confiance en l'avenir.

    Nous voulons ramener la confiance dans nos pays, nous voulons que les familles retrouvent confiance en l'avenir.

    Pour continuer notre action à Bruxelles, nous avons besoin de soutien, nous avons besoin de votre soutien. Les ressources de la Fédération ne viennent que des dons, nous ne bénéficions d'aucun financement public.

    Notre action se fonde sur l'enseignement social de l'Eglise Catholique. La FAFCE est la seule grande organisation familiale européenne qui se réfère explicitement à l'enseignement de l'Eglise. Nous vivons en un temps de rapides évolutions sociales, l'affirmation d'une identité claire ôte toute ambiguïté à nos références, dont les origines sont connues. Reconnaître et savoir d'où l'on vient permet seul de savoir vers où aller. Notre objectif est de contribuer au bien commun en faisant valoir et reconnaître les droits de la famille.

    Notre bureau bruxellois compte deux salariés, qui suivent les politiques menées par l'UE et le Conseil de l'Europe, et proposent en permanence analyses et préconisations pour les Institutions Européennes et les associations membres.  

    Pour pouvoir poursuivre notre action, il nous faut encore trouver environ 50 000 € cette année.

    Si vous croyez avec nous que la famille est essentielle à l'avenir de l'humanité, je vous appelle à exprimer votre soutien par un don. Tout don, quelle que soit son montant est une contribution personnelle à la promotion de politiques favorables à la famille en Europe, il sera entièrement affecté à notre activité à Bruxelles où notre équipe est totalement engagée à faire entendre la voix des familles.
     
    Pour l'Europe, son trésor c'est la famille, pour nous aider à diffuser ce message auprès des Institutions Européennes, votre soutien peut faire la différence.....pour la famille!

    Merci de votre compréhension. Rien n'est impossible à Dieu, mais Son projet pour le monde demande notre coopération....

    Antoine Renard
    President

    P.S. pour recevoir des informations sur nos actions, abonnez-vous gratuitement à notre newsletter. Pour  faire un don, cliquez ici ou co-dessous. Pour les résidents fiscaux en France, tout don est déductible de 66%, un reçu fiscal est émis pour chaque don.

    La Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe, FAFCE, détient un statut participatif auprès du Conseil de l’Europe, est membre de la Plateforme des droits fondamentaux de l’UE et représente les associations familiales de 15 Etats européens.

  • Chine: les réticences à l’égard d’un rapprochement entre Rome et Pékin

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    Lu sur le site « Riposte catholique »

    « Les négociations entre Rome et Pékin laissent beaucoup d’incertitude sur leur issue. Le pape François a récemment fait l’éloge de la Chine et a montré toute son attention au peuple chinois, dans le sillage de ses prédécesseurs. C’est un dossier compliqué, un contentieux jamais éteint, qui remonte aux années 1950. Du côté des catholiques « clandestins » (l’expression est impropre, car dans bien des diocèses de Chine, les catholiques qui ne sont pas affiliés à l’Association patriotique ont pignon sur rue), il y a aussi beaucoup de circonspection et de réticence. La crainte d’être abandonné existe depuis un certain temps. Elle réapparaît à chaque moment de négociation sérieuse entre Pékin et Rome. 

    Certains redoutent la trahison de Rome et envisagent de ne pas suivre une Église réunie et réconciliée. Le The Telegraph met à disposition de ses lecteurs un reportage intéressant sur une communauté clandestine du Shijiazhuang (province du Hebei). Le reportage montre des photos d’une messe célébrée en plein air, dans la cour d’une maison. Pour le père Dong, « il est possible que Rome nous trahisse ». « Si cela arrive, je démissionnerai. Je ne rejoindrai pas une Église contrôlée par le Parti communiste ». « Nous souffrons comme Jésus sur la Croix. Nous combattons pour la liberté religieuse et suivons l’Évangile – mais nous ne sommes soutenus ni par Rome, ni par la Chine. » Le père Dong a été emprisonné à plusieurs reprises.

    La province du Hebei est réputée pour sa forte communauté catholique. Mais à la différence des autres provinces chinoises, la situation est plus tendue. Ainsi, dans la région autonome du Xinjiang, Riposte catholique relatait l’existence d’une communauté catholique qui ne connaissait pas de division. Il n’en va malheureusement pas ainsi dans toutes les régions de Chine. Une vague de répression a récemment eu lieu dans le Hebei, touchant une communauté « clandestine ». Certes, la situation peut-être été davantage tendue dans le passé. Ainsi, Mgr Fu Tiexan, sacré évêque sans mandat pontifical par un autre évêque irrégulier, en 1979, a toujours été « irrégulier ».  Pourtant, les séquelles des divisions demeurent. La réconciliation prendra du temps et suppose beaucoup d’efforts, tant du côté officiel que « clandestin ». Mais elle exige aussi que les autorités chinoises relâchent leur pression sur l’Église pour laisser à cette dernière sa nécessaire liberté. »

    Source: The Telegraph.

    Ref. Chine: les réticences à l’égard d’un rapprochement entre Rome et Pékin

    JPSC

  • La Pologne à l'avant-garde pour la défense de la vie humaine

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    De Claire Bréguet sur la-nouvelle-gazette-française.fr :

    Mobilisation historique en Pologne contre l’avortement 

    pologne

    La loi actuelle polonaise autorise l’avortement jusqu’à 25 semaines dans trois cas: «risque pour la santé » de la mère, viol ou inceste ou « non viabilité » du fœtus. L’initiative pro-vie a recueillie en quelques heures les 100.000 signatures citoyennes nécessaires pour être prise en considération par le législateur. Elle a eu le soutien de membres éminents du parti Loi et Justice, qui aux dernières élections d’octobre s’est engagé à entreprendre des changements profonds dans le pays sur la défense des valeurs non négociables soutenues par l’humanisme chrétien. Le Premier ministre, Beata Szydlo, interrogée à la radio, reconnaissait être en faveur d’un débat au Parlement sur cette réforme pour abolir l’avortement.

    L’Église catholique a aussi montré son soutien. Dans une note de la Conférence épiscopale, lue dimanche à la fin de la messe célébrée dans les églises du pays, les évêques polonais ont averti que la législation actuelle ne défendait pas pleinement le droit à la vie en permettant l’avortement dans trois cas. Ils soutiennent l’interdiction totale de l’avortement et encouragent les Polonais à défendre la vie humaine dès la conception et sans exception, rappelant que la position catholique à cet égard est «claire et immuable. » Cette déclaration a déclenché la semaine dernière la colère des féministes radicales : des pro-avortements ont arrêté ostensiblement dans plusieurs paroisses de Varsovie la lecture de la déclaration des évêques, et ont utilisé les réseaux sociaux pour encourager et alimenter le rejet, encourageant à des manifestations de rue devant le Parlement de Varsovie et dans dix autres villes.

    «Chaque jour, l’avortement prend trois nouvelles vies en Pologne. Chaque année, en Pologne, on tue légalement plus de 1.300 enfants, plus de 94% d’entre eux en raison de suspicion de maladie. Dans ces circonstances, il n’y a pas de place pour l’attente ou des mesures d’efficacité incertaine », affirme Fundacja Pro . «Nous avons besoin d’une campagne qui influence largement l’opinion publique et qui conduise à abrogation de l’avortement le plus tôt possible. Nous devons montrer la vérité sur ce qu’est l’avortement. Nous encourageons tout le monde à nous rejoindre, en choisir la vie « conclut l’organisation pro-vie. Porte-parole de Priests for Life, Custodio Ballester, a salué l’initiative polonaise comme «l’action politique la plus audacieuse depuis la Seconde Guerre mondiale ». « Un Parlement souverain, qui bénéficie du soutien de la majorité du peuple polonais, veut que l’avortement soit considéré comme un crime contre la vie humaine. Cette proposition rend hommage à la nation polonaise et met en évidence la dictature gay-avorteur de l’UE et de l’ONU à qui sont soumises les nations européennes», a déclaré Ballester.