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Actualité - Page 1532

  • Les chrétiens de Turquie, des citoyens de deuxième classe ?

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    Selon le journal autrichien « Die Presse », « les chrétiens de Turquie se sentent comme des citoyens de deuxième classe » (via Orthodoxie.com)

    Sous le titre « En Turquie, les chrétiens se sentent comme des citoyens de deuxième classe », le journal autrichien Die Presse a publié l’article suivant, que nous reproduisons ci-après in-extenso.

    Les attentes étaient élevées. Durant des semaines, le gouvernement turc avait fait savoir par les médias que le nouveau paquet de réformes démocratiques apporterait des améliorations notables pour de nombreuses parties de la société, particulièrement dans le domaine de la liberté religieuse. Parmi les chrétiens de Turquie, l’espoir se répandait que la percée tant attendue quant à l’égalité des communautés non-musulmanes était imminente. Or, les espoirs ont été déçus. Une semaine après la présentation du paquet de réformes, la critique est croissante chez les chrétiens turcs. Même si des terres ont été restituées au monastère syriaque de Mar Gabriel dans le sud-est de l’Anatolie. Cette restitution est un pas important pour assurer l’existence du monastère qui remonte au IVème siècle. Or, pour d’autres problèmes de la petite minorité chrétienne de Turquie, qui compte à peine 0.5% de la population de ce pays de 76 millions d’habitant, les réformes du Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan restent bien en-deçà des espérances.

    Un séminaire destiné à la formation des prêtres est fermé

    Tout cela est particulièrement évident en ce qui concerne la question de la formation des prêtres pour l’Église orthodoxe grecque. Le séminaire orthodoxe sur l’île de Halki près d’Istanbul est fermé depuis plus de quarante ans, ce qui résulte dans le vieillissement constant du clergé dans l’ancienne Constantinople, le siège du Patriarcat œcuménique orthodoxe. Selon les indications fournies par le gouvernement sur le paquet de réformes, un pas était attendu dans la direction de la réouverture du séminaire, or il n’est pas venu. Erdoğan a déclaré dans un discours, mardi, pourquoi il en était ainsi. La réouverture du séminaire n’est pas un problème comme tel, a-t-il dit. Mais lorsque l’on donne quelque chose, on doit recevoir quelque chose en retour, a-t-il ajouté. Le Premier ministre a fait référence à la construction d’une mosquée à Athènes et aux problèmes de la minorité turco-musulmane en Grèce du Nord.

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  • La « Revolución » dans l’Eglise

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    Selon Jean Mercier sur son blog « paposcopie » :

    Depuis sept mois, le pape n’a cessé de dessiner les contours d’une révolution dans la façon d’exercer le pouvoir, qui touche en particulier les prêtres et les évêques. Mais la réforme en vue ne vise pas que la curie. Elle va se déployer tous azimuts, de la base au sommet.

    1. En finir avec le cléricalisme

    Cardinal-archevêque de Buenos Aires, Jorge Mario Bergoglio ne cachait déjà pas sa détestation du cléricalisme, fustigeant les abus de pouvoir des prêtres, soit par ingérence dans la liberté des personnes, soit par excès d’autoritarisme. Depuis sept mois, à plusieurs reprises, le pape a vitupéré les prêtres et leur tendance à gérer l’accès aux sacrements avec une « mentalité de douaniers » et les appelle à « prendre l’odeur de leurs brebis ».

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  • Dix fois plus de fidèles et 55 fois plus de prêtres...

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    C'est le développement qu'a connu l'Eglise en Corée du Sud en une soixantaine d'années...

    Sur Eglises d'Asie : 

    Le Vatican félicite l’Eglise sud-coréenne pour son dynamisme et l’invite à ne pas céder au matérialisme ambiant

    La visite en Corée du Sud de Mgr Filoni, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, a été l’occasion d’un bilan pour l’Eglise catholique dont le cardinal a souligné le dynamisme et l’élan missionnaire, tout en mettant en garde les fidèles contre la tentation séculariste et bureaucratique, héritages de la tradition confucéenne.

    Si la venue de Mgr Fernando Filoni, du 30 septembre au 6 octobre derniers, était motivée par la célébration du 50e anniversaire de l’érection du diocèse de Suwon, elle a permis au cardinal de rencontrer les évêques, les représentants des laïcs, les séminaristes et un très grand nombre de religieux appartenant à la dynamique communauté catholique de Corée du Sud, dont la croissance l’a fait surnommer le « tigre asiatique de l’Eglise ».

    Le 6 octobre à Séoul, lors de l’une de ses dernières allocutions, le préfet du dicastère romain s’est adressé tout particulièrement aux laïcs, rappelant que l’Eglise de Corée s’était bâtie sur le sang des martyrs et que la mission « ne pouvait ni ne devait être déléguée au seul clergé et aux religieux, ne serait-ce que parce qu’en Corée, les débuts de l’évangélisation avaient eu lieu à l’initiative de laïcs pleins de foi ».

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  • Ce week-end, à Rome, le pape accueillera la Vierge de Fatima et lui consacrera le monde

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    (selon le VIS) ... le Pape accueillera samedi Place St.Pierre la statue de Notre Dame de Fatima, qui sort exceptionnellement du sanctuaire. La dernière fut le 13 mai 2000 lorsque, dans le cadre du Grand Jubilé, Jean-Paul II s'adressa à la Vierge Marie. Cette fois le 13 octobre a été choisi car c'est en 1917 la dernière apparition de Fatima. Arrivée par avion, la statue sera portée en procession dans la chapelle de la résidence de Benoît XVI puis dans celle de la Maison Ste. Marthe, où le Pape François l'attendra. Le pèlerinage des familles, pour lequel on attend 150.000 familles provenant d'un cinquantaine de pays, se rendra sur la tombe de Pierre le matin et la veillée de prière présidée par le Saint-Père sur la place (à partir de 17 h) débutera par une heure de médiation et, à 16 h, la procession d'entrée de la statue. Après la cérémonie, elle gagnera le sanctuaire marial romain du Divino Amore pour une vénération nocturne. Elle sera ramenée au Vatican le lendemain matin pour la messe présidée à partir de 9 h 30' par le Pape qui, en conclusion récitera la prière d'intercession à la Vierge.

    Sur KTO : 



    10:30 : Direct de Rome - Messe à l'occasion de la journée mariale et Angélus

    A l'occasion de la journée mariale, le pape célèbre une messe Place Saint-Pierre. De façon exceptionnelle la statue de la vierge de Fatima sera amenée au Vatican pour l'occasion.

  • Europe : un projet de résolution promeut l'avortement et veut restreindre l'objection de conscience

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    Lu sur la synthèse de presse quotidienne de gènéthique.org :

    Parlement européen: un projet de résolution promeut l'IVG et "s'attaque à l'objection de conscience"

    Le 22 octobre prochain, au Parlement européen, une proposition de résolution "sur la santé et les droits sexuels et génésiques" (SDSG) sera examinée. Ce projet inquiète Grégor Puppinck, directeur du centre européen pour le droit et la justice (ECLJ). Dans un communiqué de presse daté du 10 octobre, il explique que ce projet de résolution, qui aurait été rédigé par Vicky Clayes, présidente de la section européenne de la Fédération Internationale du Planning familial (IPPF EN), "promeut l'avortement comme un droit fondamental, s'attaque au droit à l'objection de conscience et aux droits des parents, et demande à l'Union Européenne de financer l'avortement dans sa politique extérieure d'aide au développement". Le texte ne mentionne rien pour "prévenir l'avortement ni pour soutenir les femmes enceintes" insiste-t-il. 

    Or, un tel projet de résolution outrepasse les compétences de l'Union européenne indique G.Puppinck. En effet, à plusieurs reprises déjà, celle-ci avait reconnu, par la voix du commissaire européen Dali, le 30 avril 2012, que "compte tenu de la dimension éthique, sociale et culturelle de l'avortement, il appartient aux Etats membres d'élaborer et de faire appliquer leurs politiques et leur législation en la matière. La Commission n'entend pas compléter les politiques nationales de santé publique dans ce domaines". 

    Revenant plus en détails sur certains éléments de la résolution, G. Puppinck attire l'attention sur le fait que le texte "dénonce 'un recours abusif à l'objection de conscience' face à l'avortement", et demande aux Etats de le règlementer et le surveiller. Cette dénonciation fait référence aux cas d'objection de conscience de plus en plus nombreux en Europe, comme en Slovaquie, en Hongrie, en Roumanie, en Pologne, en Irlande, ou encore en Italie, où près de 80% des gynécologues invoquent ce droit (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 3 juin 2013). 

    En outre, le projet de résolution dénonce le délai de réflexion offert aux femmes pour prendre leur décision et "les interprétations trop restrictives des limites existantes" pour recourir à l'avortement. Il avance que "l'avortement serait un droit de l'homme garanti par le droit international", et "soutient que les "adolescents ont un 'droit à la confidentialité' en matière de santé sexuelle" [...] ce qui "implique que les parents soient dépossédés de leurs droits lorsque leur fille est enceinte" précise G.Puppinck. Enfin, il "demande à l'Union européenne de financer l'avortement dans les pays pauvres au moyen du Fonds de développement européen pendant la période 2014-2020" et "d'inclure la 'SDSG' dont l'avortement dans le cadre de la coopération européenne au développement". 

    G. Puppinck s'interroge d'autant plus sur l'examen d'une telle proposition de résolution au Parlement européen puisque l'initiative citoyenne européenne UN DE NOUS a déjà recueilli plus de 1 200 000 signatures, tout Etat membre confondu, pour demander, au contraire, "l'arrêt du financement par l'Union européenne de l'avortement et des pratiques industrielles et scientifiques impliquant la destruction d'embryon humain".

  • Vient de paraître: Vérité et Espérance/Pâque Nouvelle 3eme trimestre 2013

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    SOMMAIRE 

    Editorial : qu’est-ce qui est essentiel pour la foi ? 

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    L’encyclique « Lumen Fidei » : écrite à quatre mains

    Rio : les remèdes du docteur François

    Rome et la liturgie : sur quel pied danser ?

    Belgique : un nouveau Roi  Philippe, fils spirituel de Baudouin

    Liège accueille Mgr Delville

    Fontgombault : essaimage frontalier

    La K.U.L. va former des imams

    Benoît Poelvoorde : profession de foi

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    La vraie prière

    La troisième demande du Pater: « fiat voluntas tua »

    Quand l'Université s'intéresse au chant grégorien:

    Révisons notre catéchisme : Benoît XVI expose le dogme du péché originel…

     

    Secrétaires de Rédaction : Jean-Paul Schyns et Ghislain Lahaye

    Editeur responsable: SURSUM CORDA a.s.b.l. , Vinâve d’île, 20 bte 64 à B- 4000 LIEGE. 

    La revue est disponible gratuitement sur simple demande :

    Tél. 04.344.10.89  e-mail : sursumcorda@skynet.be 

    Les dons de soutien sont reçus au compte IBAN:  BE58 0016 3718 3679   BIC: GEBABEBB de Vérité et Espérance 3000, B-4000 Liège

  • François incite à la vigilance face au démon dont la présence est à prendre au sérieux

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    Le Pape François exhorte à la vigilance face au démon (Radio Vatican)



    Nous devons toujours rester vigilants face aux tromperies du démon. C’est ce qu’a affirmé le Pape François lors de la messe de ce vendredi matin (11 octobre) en la chapelle de la maison Saint Marthe. Le Pape a souligné que le mal ne peut être vaincu par des comportements « à moitié » et qu’il faut suivre Jésus sans tergiversations. Il a également rappelé que nous ne devons pas confondre, relativiser la vérité dans la lutte contre le démon. 

    Jésus chasse les démons et quelqu’un commence à donner des explications pour « diminuer la force du Seigneur » : en concentrant l’homélie sur l’Évangile du jour, le Pape a souligné qu’il y a toujours la tentation de vouloir amoindrir le personnage de Jésus comme si il était « tout au plus un guérisseur », qu’il ne faut pas vraiment prendre « au sérieux ». Un comportement, a-t-il observé, qui est arrivé à nos jours ».

    Ne pas minimiser la réalité du démon

    « Il y a certains prêtres lorsqu’ils lisent ce passage de l’Évangile, celui-ci mais également d’autres passages, disent : Mais Jésus a guéri une personne d’une maladie mentale. Ils ne lisent pas ceci, n’est-ce pas ? C’est vrai qu’en ce temps-là nous pouvions confondre une épilepsie avec le fait d’être possédé par le démon ; mais il est également vrai qu’il y avait un démon ! Et nous n’avons pas le droit de minimiser la chose, comme pour dire : «Tous ceux-ci n’étaient pas possédés par le démon, c’étaient des malades mentaux. Non ! La présence du démon figure dans la première page de la Bible et la Bible finit avec la présence du démon, avec la victoire de Dieu sur le démon ». C’est pour cela, a averti le Pape, qu’ « il ne faut pas être naïf ». 

    Le Pape a donc fait remarquer que le Seigneur nous donne certains critères pour « discerner » la présence du mal et pour aller « sur la voie chrétienne lorsqu’il y a des tentations ». Un des critères est de « ne pas suivre la victoire de Jésus sur le mal seulement « à moitié ». Le Seigneur dit « Ou tu es avec moi ou tu es contre moi ». Jésus, a souligné le Pape, est venu détruire le démon, « nous offrir la libération de « l’esclavage du démon sur nous ». Et, a-t-il averti, nous ne pouvons pas dire qu’ainsi « nous exagérons ». « A ce point-là, il n’y a pas de nuances. Il y a une lutte et une lutte où se joue le salut, le salut éternel de chacun de nous ». Il y a ensuite le critère de la vigilance. « Nous devons toujours être vigilants – a exhorté le Pape- être vigilant face à la tromperie, à la séduction du mal. » 

    Un démon est chassé, un démon revient !

    «Lorsque l’esprit impur sort de l’homme, il rôde dans des endroits déserts cherchant un soulagement mais comme il n’en trouve pas, il dit : « Je reviens dans ma maison, là d’où je suis sorti. » Et quand il la trouve balayée et ornée, il va prendre sept autres esprits pires que lui, ils viennent et s’installent. Et ainsi, « l’ultime condition de cet homme devient pire que la précédente ». « l’Évangile d’aujourd’hui, a ajouté le Pape, commence par le démon chassé et finit avec le démon qui revient ! Saint-Pierre le disait « Il est comme un lion féroce qui rôde autour de nous ».

    « C’est ainsi. Mais Père, vous êtes un peu antique ! Vous nous faites peur avec ces choses. Non, pas moi ! C’est l’Évangile ! Et ce ne sont pas des mensonges : c’est la parole du Seigneur ! Nous demandons au Seigneur la grâce de prendre ces choses au sérieux. Il est venu lutter pour notre salut. Il a vaincu le démon ! S’il vous plait, ne faisons pas d’affaires avec le démon. Il cherche à retourner à la maison, à prendre possession de nous…Ne pas relativiser, être vigilent ! Et toujours avec Jésus. »

  • Quand les centres de soins palliatifs intègrent l'euthanasie...

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    Le docteur Corinne Van Oost est interviewée dans la Libre où elle déclare notamment:
    ... Du côté francophone, on a mis du temps à intégrer l’euthanasie dans nos pratiques. Maintenant, cela se fait de plus en plus. Rares sont les services de soins palliatifs qui y restent opposés. La demande est toujours accompagnée mais certains restent réticents par rapport à l’acte. 
    • Personnellement, vous en pratiquez ? 
    Oui. On aide nos patients jusqu’au bout. Dans notre unité, il y a 170 décès par an, dont 3 ou 4 par euthanasie. On essaie toujours d’être à deux parce que c’est un acte qui est difficile, qui n’est pas banal et qu’il y a aussi deux injections à pratiquer. Cela nous permet de nous soutenir. Je viens aussi souvent en aide à mes confrères à domicile, même si ce sont eux qui sur le plan légal prennent la responsabilité de l’acte. C’est toujours difficile : je ne les laisse pas tout seuls.

  • Qu'est-ce qui pourra limiter un élargissement toujours plus grand de l'euthanasie ?

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    Nous lisons sur Le Soir (pp. 28-29) cette carte blanche :

    Non à l’extension de l’euthanasie aux déments et aux enfants (Carte blanche de Benoît Beuselinck, médecin oncologue (UZ Leuven), co-initiateur d’euthanasiestop.be; Michel Ghins, professeur de philosophie (UCL), co-initiateur d’euthanasiestop.be) :

    « A partir du moment où l’euthanasie est légalisée, des pressions de plus en plus fortes s’exercent en faveur de son élargissement à un nombre toujours croissant de personnes, comme aujourd’hui aux personnes démentes et aux enfants. Rien d’étonnant à cela. Une fois la transgression d’un interdit fondateur de civilisation coulée dans la loi, il est logique de repousser sans cesse les limites d’un pouvoir de tuer au nom de l’autonomie de la personne et du refus absolu de la souffrance. … Si les propositions de loi visant à étendre l’accès de l’euthanasie aux enfants mineurs et aux déments en viennent à être votées, la loi conférera à des médecins la liberté de décider de la vie ou de la mort d’autrui. Il n’est pas sûr que beaucoup de médecins souhaitent se voir investis d’une telle prérogative. Mais, surtout, de tels élargissements iraient à l’encontre d’une base philosophique essentielle de la loi de mai 2002, à savoir que l’accès à l’euthanasie ne peut relever que de la seule décision libre et autonome de la personne concernée et ne saurait en aucune manière dépendre de la décision d’un tiers. »

  • Eglise : de nouvelles tensions autour des formes des célébrations liturgiques ?

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    C'est ce que l'on peut conclure à la lecture de ce qui suit et a été publié sur chiesa.espresso par le vaticaniste Sandro Magister :

    TROIS RAISONS POUR UNE INQUIÉTUDE

    Dans le domaine de la liturgie, le pape Bergoglio a pris jusqu’à maintenant deux décisions publiques.

    La première est celle qui a fait le plus de bruit : l’interdiction faite à la congrégation des religieux franciscains de l'Immaculée de célébrer la messe selon le rite ancien :

    Pour la première fois François contredit Benoît

    Cette interdiction a été perçue comme une limitation apportée à la liberté de célébrer la messe selon le rite ancien que le pape Benoît a donnée à tout le monde par le motu proprio "Summorum pontificum" de 2007.

    L'intention du pape Ratzinger – exprimée dans une lettre adressée aux évêques du monde entier – était de rendre à la liturgie catholique la "splendeur de vérité" masquée par de très nombreuses innovations postconciliaires, grâce à un enrichissement réciproque des deux formes du rite romain, l’ancienne et la moderne.

    En revanche l'opinion du pape François à ce sujet est plus restrictive. Dans l’interview qu’il a accordée à "La Civiltà Cattolica", il a déclaré que la possibilité de célébrer la messe selon le rite ancien est une simple concession à la nostalgie de "personnes qui ont cette sensibilité".

    Bergoglio n’est pas tendre avec les traditionalistes. Dans la même interview, il a jugé "préoccupant le risque d’idéologisation du 'vetus ordo', son instrumentalisation". Et, en deux autres occasions, il les a qualifiés de partisans d’une "restauration d’attitudes et de formes dépassées qui, même au point de vue culturel, ne peuvent pas être significatives".

    *

    La seconde décision qui a été prise par le pape François dans le domaine de la liturgie a été de remplacer en bloc les cinq consulteurs du service des célébrations pontificales.

    Alors que les consulteurs précédents étaient en harmonie avec la manière de célébrer de Benoît XVI, on voit au contraire réapparaître, parmi les nouveaux, quelques-uns des plus ardents partisans des innovations introduites pendant le pontificat de Jean-Paul II sous la direction de Piero Marini, qui était alors maître des cérémonies pontificales.

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  • Les conséquences psychiques de l'avortement mises en évidence

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    De la Lettre Mensuelle de Gènéthique.org :

    Les conséquences psychiques de l’avortement mises en lumière

     Le 13 septembre 2013, le Haut Conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes (HCEfh) remettait un rapport à la ministre N.Vallaud-Belkacem, préconisant la création d’outils institutionnels (site internet « en faveur du droit à l’avortement »1, campagne nationale d’information sur le « droit à l’avortement »…). Ces éléments marquent une volonté politique d’ériger l’avortement comme un droit et de le banaliser. Et pourtant on entend de plus en plus parler des conséquences de cet acte sur la femme. Ainsi, en juillet 2013 C.V.Bellieni2 a publié une synthèse d’études3 qui démontrent, au regard de la littérature scientifique internationale, que l’avortement a des conséquences psychiques sur la santé de la femme. Interview avec C.V.Bellieni.

    G : Votre publication fait apparaître que vous avez évalué le risque de corrélation entre l’avortement et des désordres mentaux ultérieurs, afin de donner une information complète aux femmes qui hésitent à avorter. Qu’en avez-vous retiré ?

    CVB : C’est un travail qui a soigneusement analysé toutes les études publiées sur ce risque de corrélation, entre 1995 et 2011, soit 36. Nous en avons exclu six pour des problèmes de méthodologie. Sur les 19 qui comparent avortement et naissance (les autres comparent l’avortement avec les fausses couches ou la naissance d’un enfant non désiré), 13 montrent de pires conséquences avec l’avortement (dépression, troubles de l’anxiété, toxicomanie, ou encore perte de l’estime de soi), 5 des conséquences similaires et seulement une montrerait des conséquences meilleures après un avortement.

    Après avoir analysé toutes ces publications, nous pouvons conclure que l’avortement peut être considéré comme un facteur de risque psychique pour la femme plus significatif que la naissance d’un enfant. Il est quand même difficile de penser, à partir des données de la littérature, qu’il soit plus favorable pour la santé psychique d’avorter que de faire naître ou que de faire le deuil d’une fausse couche. Il sera intéressant de pousser les recherches plus loin dans ce domaine pour prouver les conséquences psychiques de l’avortement qui ressortent déjà au regard de la littérature scientifique.

    G : Vous soulignez que la perte d’un enfant avant la naissance est traumatisante, qu’il s’agisse d’une fausse couche ou d’un avortement. Pourtant il y a bien une différence entre décider d’éliminer son enfant et de subir sa perte non voulue. Pouvez-vous nous éclairer ?

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