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Actualité - Page 1716

  • Vietnam : la mère d'une blogueuse emprisonnée meurt après s'être immolée par le feu

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    Une information parue sur le site "Eglises d'Asie" (M.E.P.) :

    Immolation de la mère d’une blogueuse emprisonnée : le gouvernement reconnaît les faits

    Ce jeudi 2 août, Luong Thanh Nghi, porte-parole vietnamien des Affaires étrangères, a reconnu officiellement et pour la première fois, la mort « lors de son transfert à l'hôpital » de Dang Thi Kim Lieng, 64 ans, mère d’une blogueuse emprisonnée depuis 2011, décédée des suites de son immolation par le feu le 30 juillet, et a annoncé le lancement d’une « enquête sur l’incident ». Jusqu’à aujourd’hui aucun média d’Etat n’avait parlé de cette affaire et le gouvernement avait refusé de répondre aux questions des journalistes comme des diplomates étrangers.

    Cette confirmation officielle suit de très près la parution mercredi 1er août d’un communiqué des Etats Unis qui se sont déclarés « profondément préoccupés et attristés d'apprendre l'immolation [de Lieng] qui serait liée aux circonstances de la détention de sa fille [Ta Phong Tan ]», et ont demandé au gouvernement vietnamien de "relâcher immédiatement les trois blogueurs" actuellement emprisonnés et en attente de leur jugement, au nom de la liberté de la presse.

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  • France : les "poissons roses" déjà mal à l'aise dans le vivier socialiste ?

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    Pour des chrétiens soucieux de justice sociale et révulsés par un certain cynisme néo-libéral, la tentation est forte de rejoindre les rangs socialistes. Ainsi en va-t-il des "poissons roses" qui ont incité à voter en faveur de François Hollande. Le problème (hautement prévisible), c'est lorsqu'il s'agit des valeurs éthiques que les chrétiens ne peuvent brader et que les socialistes - tout comme les libéraux d'ailleurs - sont prêts à "aménager" dans des dispositifs légaux à géométrie variable. Ainsi lisons-nous sur gènéthique.org :

    Les " Poissons roses " vont à " contre-courant" du Gouvernement

    Certains courants, à gauche, n’hésitent pas à faire part de leur inquiétude vis-à-vis du "programme de François Hollande en faveur [notamment] de l’euthanasie […] et de la recherche sur l’embryon humain".    

    Ainsi en est-il d’une "contribution thématique [cosignée par Michel Rocard et] déposée, en vue du prochain congrès du PS [Parti Socialiste], par l’un des courants, ‘les poissons roses’, […] [qui] rassemble des chrétiens de gauches". Pour ces derniers, il faut notamment "tourner le dos à l’euthanasie […] empêcher la possibilité de création d’embryons surnuméraires" et "même ‘diminuer le nombre d’avortements’ ".

    Philippe de Roux, co-dirigeant du mouvement des Poissons roses composé de 600 adhérents, espère ainsi "pouvoir introduire un débat  sur les questions d’éthique sociale et à force de rencontres et de discussions, faire comprendre aux socialistes qu’elles doivent faire partie intégrante de leur politique"

  • La religion n'aurait-elle rien à voir dans les évènements au Nigéria ?

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    C'est ce que laisse entendre Mgr Matthew Hassan Kukah, évêque de Sokoto, dans une interview mise en ligne sur le site "Oasis" :

    Nigeria: la peur ne peut pas gagner

    Comment pouvez-vous nous aider à comprendre la situation réelle de votre pays, au-delà des réductions médiatiques simplistes ?

    De nombreuses personnes préfèrent les réponses hâtives pour comprendre le contexte et essayer d’expliquer la situation au Nigeria. Après l’indépendance du Nigeria, l’armée ne permit pas aux hommes politiques de gouverner et d’instaurer une vie démocratique dans le pays. L’autre question importante pour le Nigeria est la présence de riches gisements pétroliers qui provoque de grands conflits entre ceux qui veulent contrôler ces ressources et gagner de l’argent. 

    Les informations présentent souvent le conflit nigérian comme un conflit religieux. Que pensez-vous à ce propos ?

    C’est un élément très important à comprendre : les problèmes du Nigeria, surtout la terrible violence, n’ont rien à voir avec la religion. Ici, les problèmes surgissent à cause de la mauvaise gestion des ressources du pays et de l’incapacité du Gouvernement à contrôler la situation. Chaque crise au Nigeria est immédiatement reliée aux religions. Mais nous n’avons jamais eu une crise religieuse ou une crise dérivée des chrétiens et musulmans luttant pour des questions religieuses. La véritable raison de la crise en cours est politique et économique. Ce n’est pas correct de présenter les problèmes d’aujourd’hui comme des conflits entre les religions.

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  • Quand le pape veut rendre transparentes les finances vaticanes

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    C'est Sandro Magister qui le souligne :

    ...le rapport que Moneyval a publié à propos du Vatican et de ses finances, à la mi-juillet, a constitué une ligne de partage des eaux historique.

    Pour la première fois, en effet, le Saint-Siège a soumis ses instituts et ses lois au jugement d’un arbitre extérieur, international. Pour la première fois il s’est fait donner une note et dicter ses devoirs par une autorité séculière. Dans un domaine, celui de Dieu et Mammon, où il a beaucoup péché.

    C’est un événement, marqué par le rapport de Moneyval, qui oblige à refaire une fois de plus le portrait conventionnel du pape Benoît XVI.

    Le professeur de théologie s’est révélé, dans cette affaire, un homme de gouvernement inflexible. Il a exigé que, dans le domaine des finances, tout soit rendu transparent et exemplaire, même s’il fallait pour cela faire exploser à l’intérieur des murs du Vatican des conflits d’une violence sans précédents. Et il en a été ainsi fait.

    Moneyval l'a reconnu : le Vatican "a fait beaucoup de chemin en vraiment peu de temps". Il a été parmi les derniers à se mettre en route mais, en deux ans seulement, il a réussi à prendre la dixième place sur les 39 états soumis au jugement périodique de la task-force du Conseil de l'Europe qui mesure les capacités de chaque état dans la lutte contre la circulation de l’argent sale. Juste derrière l’Allemagne et l’Italie. Et il obtient neuf notes positives sur seize dans les domaines “core and key” qui décident de la note finale.

    Deux entités, au Vatican, ont été spécialement observées, celles auxquelles le rapport de Moneyval a consacré le plus grand nombre d’observations favorables ou défavorables : l'Institut pour les Œuvres de Religion (IOR), la "banque" du Vatican, et l'Autorité d’Information Financière (AIF), l’organisme d’investigation et de contrôle dont le Saint-Siège a dû se doter.

    Pour l’un comme pour l’autre, on s’attend au Vatican à des coups de théâtre à la fin de l’été.

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  • Assoupissement estival…

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    Ce sont les vacances. Du coup, les médias tournent au ralenti, avec des effectifs réduits. L’information s’en ressent, bien évidemment, même si elle couvre l’urgence : ainsi sommes-nous (sommairement) informés au sujet de la Syrie, et sommes-nous tenus au courant du déroulement des jeux olympiques ; il faut bien aussi, mobilisation populaire oblige, que soit évoquée la (possible) libération conditionnelle de Michelle Martin. Pour le reste, il faudra attendre la fin de la « trêve estivale ». En surfant sur le net, on s’aperçoit que de nombreux blogueurs et autres gestionnaires de sites succombent également à la torpeur estivale et n’alimentent que parcimonieusement leurs contenus.

    Pourtant, je ne suis pas sûr que les protagonistes des nombreux conflits qui déchirent la planète soient en vacances, pas plus que ceux qui œuvrent à faire évoluer nos sociétés vers des lendemains qui ne nous enchantent pas. Il ne semble pas non plus que les processus économiques et financiers connaissent une quelconque relâche à l’heure où des Etats ou des régions sont en grave difficulté de payements et où l’avenir de la devise européenne inspire les plus grandes inquiétudes.  

    Mais, nous dira-t-on, même le pape est en vacances! Où il ne chôme pas, semble-t-il. Il vient de mettre la dernière main à son troisième volume sur Jésus de Nazareth, plus particulièrement consacré aux Evangiles de l’Enfance, et envisagerait la publication d’une quatrième encyclique. Par ailleurs, il se prépare à son très prochain voyage au Liban dont la situation est particulièrement cruciale.

    Finalement, la question se pose de savoir si le rythme de l’information, assez frénétique habituellement, n’est pas entretenu de façon très artificielle. Ainsi se crée une réelle dépendance chez un public en attente de messages et, en même temps, une pression sur les médias pour qu’ils répondent à cette fringale d’informations. On le voit bien sur certains sites et blogs où il « faut » mettre en ligne à intervalles rapprochés de nouveaux contenus pour tenir en haleine un public qui assure un niveau de fréquentation élevé. Et nous-mêmes, sommes-nous vraiment à l’abri de cette tentation sur ce blog ?

    Où est la juste mesure ? Sans doute faut-il se tenir informé de la marche du monde, de l’évolution de notre société, des enjeux importants de l’heure présente, mais sans succomber à une sorte de prurit où il faudrait que l’on se gratte dès que cela chatouille. Garder une sérénité intérieure en s’arrimant à Celui que n’affectent pas les tribulations du monde - « Stat Crux dum volvitur orbis »* - tout en étant attentif à ce qu’il advient aujourd’hui de ce monde qui nous est confié, voilà un équilibre bien difficile à trouver…

    * Devise des chartreux : « la Croix demeure tandis que le monde tourne »

  • Accueil de Michelle Martin chez les Clarisses de Malonne : le bourgmestre de Namur veut calmer le jeu

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    Extrait de « La Libre » de ce jour :

    « Ce vendredi, à Malonne, à l’initiative de divers citoyens belges, qui ont fait connaître leurs intentions via les réseaux sociaux, une manifestation est en cours, à proximité du monastère des sœurs Clarisses. Selon les premières estimations de la police, elle réunit environ 300 personnes.

    On sait depuis mardi et la décision prise par le tribunal de l’application des peines de Mons que, sauf si la Cour de cassation en décidait autrement, Michelle Martin, l’ex-compagne de Marc Dutroux, se retrouvera en libération conditionnelle dans ce couvent dans les prochaines semaines.

    Les manifestants entendent exprimer leur désapprobation. Le bourgmestre de Namur, Maxime Prévot (CDH) a autorisé cette manifestation (qui devrait être suivie par une autre, dimanche matin) mais il appelait au calme, jeudi soir. "Je suis moi-même père de famille et je comprends l’émotion qui a saisi une partie de l’opinion publique, mais je demande à chacun de recouvrer raison. J’en appelle au sang-froid des manifestants et leur demande d’éviter tout acte de vandalisme et tout débordement", nous confiait-il.(…)

    Le bourgmestre de Namur nous a par ailleurs confirmé la tenue, lundi soir, à 20 heures, au Champ-Ha, qui n’est autre que le centre sportif de Malonne, d’une réunion d’information à l’attention des habitants de la localité.

    Y participeront, outre M. Prévot, le chef de corps de la police locale et l’ancien président du tribunal de Première instance de Namur, Christian Panier. La volonté des organisateurs est d’expliquer les tenants et aboutissants de la décision du TAP, histoire, si possible, de calmer les esprits.

    Cette initiative à caractère pédagogique est à saluer car, pour le moment, circulent, sur le Net notamment, les déclarations les plus farfelues qui soient. "J’aimerais vraiment qu’on retrouve une approche plus rationnelle de l’événement", scande le bourgmestre (…).

    Environ 300 personnes manifestent à Malonne 

  • Benoît XVI a achevé le troisième tome du "Jésus de Nazareth"

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    Le Pape finit son troisième volume sur Jésus de Nazareth

    Source : Catholic news agency

    Cité du Vatican, le 3 août 2012 (CNA / EWTN News)

    Le Bureau de Presse du Saint-Siège a annoncé le 2 août que le pape Benoît XVI avait terminé le troisième volume de son ouvrage sur Jésus de Nazareth, qui se concentre sur l'enfance du Christ. Le pape a achevé son texte pendant ses vacances dans sa résidence d’été de Castel Gandolfo, en dehors de Rome.

    Selon le Bureau de presse, la version originale allemande est actuellement traduite en plusieurs langues. La publication de l'ouvrage est prévue une fois que toutes les principales versions linguistiques auront été réalisées.

    Le nouveau volume est la suite de « Jésus de Nazareth », publié en 2007, et de « Jésus de Nazareth - De l'entrée à Jérusalem à la Résurrection», sorti en 2011. Les deux livres ont été publiés en sept langues, avec plus d'un million d'exemplaires vendus.

    En plus de terminer son livre, le pape prépare également les discours de son voyage apostolique au Liban - qui aura lieu du 14 au 16 septembre - pour la signature de l'Exhortation apostolique post-synodale de l'Assemblée Spéciale pour le Moyen-Orient du Synode des évêques. Le Secrétaire d'Etat du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, a déclaré hier lors de la messe à la paroisse d'Introd dans le Val d'Aoste, où il se repose pendant quelques jours, qu’après la publication du livre sur Jésus, «une encyclique pourrait peut-être survenir », ce qui en ferait la quatrième rédigée par le Pape.

    Benoît XVI est également occupé à la rédaction de ses discours pour la prochaine célébration du 50ème anniversaire du Concile Vatican II et de l'ouverture de l'Année de la Foi, qui aura lieu le 11 octobre.

  • Nouvelle flèche de la Curie romaine contre les Lefebvristes

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     «Le concept que le concile peut aussi être mauvais, remonte après tout à Martin Luther. Et en tenant compte seulement de cela, les traditionalistes devraient se demander où ils sont. " C’est un extrait de l'interview de Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la Promotion de l'Unité chrétienne, par l'Agence suisse Kipa-Apic, repris aujourd'hui par L'Osservatore Romano .

    Le cardinal, dans le cours de l'entrevue a également parlé des différences de perception avec les traditionalistes et sur la nature stricte des principes du Concile: Vatican II «  a adopté quatre constitutions, neuf décrets et trois déclarations. En termes purement formels, vous pouvez faire une différence entre ces trois genres. Mais alors un problème se pose lorsque l'on considère que le Concile de Trente (1545-1563) n'a pas publié de décret ou pas de constitution. Il n'y aurait pas quelqu'un qui pourrait prétendre que le Concile de Trente a été d'un niveau inférieur. Par conséquent, du point de vue purement formel, il est possible de trouver des différences, mais vous ne trouverez pas vraiment d'accord pour faire des différences dans la rigueur du contenu de ces documents. "

    Le cardinal a également rappelé que le décret du concile sur  ​​l'œcuménisme,  Unitatis redintegratio,  « puise ses principes dans la Constitution dogmatique sur l'Église Lumen gentium » (…) "Paul VI a fortement insisté sur la promulgation du décret, sur le fait qu'il va interpréter et d'expliquer la Constitution dogmatique sur l'Église. (…) C'est pourquoi aujourd'hui il devrait être un thème central de l'Eglise ». Et de même  (…) « la déclaration du Conseil sur les relations entre l'Église et et les religions non-chrétiennes, en particulier le judaïsme, Nostra Aetate, trouve son fondement dans la Constitution dogmatique sur l'Église. "

    source
    et agence Asca:
    ASCA, via le « Forum Catholique.

    Dogmatisme contre dogmatisme…Sur le « Forum Catholique », le professeur Luc Perrin pose cette question en commentaire sous une autre analyse (fort "optimiste" celle-là sur les perspectives de la négociation avec Mgr Fellay) parue dans « Rivarol » : « Benoît XVI a clairement signifié à Mgr Fellay que pour le moment les termes de "l'accord" manquaient. Alors, oui, on peut s'interroger : pourquoi Rome a tant fait pour poser les bases d'un accord et le déchire la veille de sa signature métaphoriquement parlant ? (…) La question n'est pas à adresser à Menzingen mais à Rome  »…

  • L’eusses-tu cru ?

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    Faute d’être sollicité, Mgr Gaillot, l’ancien « patron » du diocèse d’Évreux,  évêque aujourd’hui  in partibus infidelium,  le rappelle lui-même à notre mémoire : il est pour le mariage gay.

     Portrait-souvenir dans « Le Progrès » :

    « Il le reconnaît sans détour : son téléphone portable sonne moins souvent qu’avant. « J’ai quand même eu un appel d’un journaliste de Rouen, avant-hier, parce que j’allais défendre les occupants d’un squat, là-bas » tempère-t-il, de sa voix toujours aussi enjôleuse. Jacques Gaillot – la coqueluche de médias adorant détester l’Église, et ne pouvant donc que vénérer son poil à gratter n° 1 – a presque disparu des écrans télés. Sic transit gloria mundi. « Ainsi passe la gloire du monde », disait-on à une époque aux papes, lors de leur intronisation. Dans les dix années qui avaient suivi son éviction de sa charge d’évêque d’Évreux – et sa nomination sanction comme évêque de Partenia, un diocèse d’Algérie qui n’existe plus – Mgr Gaillot témoignait encore régulièrement de ses combats – pour la défense des mal-logés et des sans-papiers, pour le mariage des prêtres et celui des homosexuels… Puis, les médias sont passés à autre chose – affaire de génération, sans doute. L’ex-enfant terrible de l’épiscopat français n’a même pas été sollicité, ces derniers temps, pour réagir sur le mariage gay, que le pouvoir socialiste veut autoriser, en même temps que l’adoption d’enfants par les couples d’un même sexe.

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  • Un évêque sans langue de buis

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    images.jpgIl s’agit du nouvel évêque d’Ajaccio, Mgr Olivier de Germay à propos du mariage homosexuel que la gauche au pouvoir s’apprête à instituer en France :

    « Il est difficile pour l’Eglise de ne pas réagir face à l’annonce faite par le gouvernement d’un projet de loi visant à élargir le mariage aux couples homosexuels. Pour beaucoup, il s’agit là d’une évolution inéluctable face à laquelle il faudrait faire preuve d’ouverture d’esprit, voire de résignation. Quelles que soient les intentions – qu’il ne nous appartient pas de juger – des promoteurs de ce projet, c’est en réalité la destruction d’un des piliers fondamentaux de notre société qui est programmée.

    Loin d’épuiser ce vaste sujet de société, je voudrais simplement donner ici quelques repères et réflexions qui pourraient guider ou inspirer notre façon de réagir et de nous mobiliser.

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  • Trois petits tours et puis s’en vont

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    Lu sur le site web de la Conférence des évêques de France :

    « A la veille de la clôture du ConcileVatican II, le 7 décembre 1965, Paul VI et les Pères du Concile adressaient leur dernier message aux jeunes garçons et filles du monde entier. « C'est vous qui allez recueillir le flambeau des mains de vos aînés et vivre dans le monde au moment des plus gigantesques transformations de son histoire, écrivaient-ils (...). C'est pour vous (...), qu'elle (L'Eglise) vient, par son Concile, d'allumer une lumière: lumière qui éclaire l'avenir, votre avenir. »

    Presque 50 ans plus tard, Samuel Grzybowski a décidé de faire sienne cette adresse et de la partager. « C'est une évidence. Après les Ecritures, il est un texte central, assure le jeune homme âgé de 20 ans. Tout ce qu'on vit aujourd'hui comme Eglise vient de ce texte. Je pense à la liturgie, par exemple : la messe en français, le prêtre face à l'assemblée, etc. »

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  • Savoir pourquoi on croit, et en témoigner

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    La grandeur de croire / source : Osservatore Romano (1/8/2012)

    Benoît XVI est revenu plusieurs fois sur le thème de la foi. Dans ses vœux de Noël à la Curie romaine, il a dit: «Le centre de la crise de l’Eglise en Europe est la crise de la foi. Si nous ne trouvons pas une réponse à celle-ci, si la foi ne retrouve pas une nouvelle vitalité, en devenant une conviction profonde et une force réelle grâce à la rencontre de Jésus Christ, toutes les autres réformes resteront inefficaces».

    Dans la même ligne, il observait pendant son voyage en Allemagne: «Faut-il peut-être céder à la pression de la sécularisation, devenir modernes moyennant une édulcoration de la foi? La foi doit être repensée, naturellement, et surtout elle doit être vécue aujourd’hui d’une manière nouvelle pour devenir quelque chose qui appartient au présent. Mais ce n’est pas l’édulcoration de la foi qui aide, mais seulement le fait de la vivre entièrement dans notre aujourd’hui. Ce ne seront pas les tactiques qui nous sauveront, mais une foi repensée et vécue d’une façon nouvelle».

    Comme on peut l’observer, deux idées reviennent fréquemment: la foi doit être repensée et vécue. L’Année de la foi pourrait être une occasion propice sur ce versant. Un vrai kairos à saisir pour permettre à la grâce d’éclairer l’esprit et au cœur de laisser la place de faire émerger la grandeur de croire.

    Un esprit éclairé devrait être capable, avant tout, de souligner les raisons pour lesquelles on croit. Ces dernières décennies, le thème n’a pas été proposé en théologie, ni par conséquent dans la catéchèse. La chose n’est pas indolore. Sans une solide réflexion théologique qui soit en mesure de produire les raisons de croire, le choix du croyant n’est pas tel. Celle-ci s’arrête à une répétition lasse de formules ou de célébrations, mais ne porte pas en elle la force de la conviction. Ce n’est pas seulement une question de connaissance des contenus, mais de liberté.

    On peut parler de foi comme s’il s’agissait de formules chimiques connues par cœur. Mais si manque la force du choix soutenu par une confrontation avec la vérité sur sa propre vie, tout s’effrite. La force de la foi est la joie d’une rencontre avec la personne vivante de Jésus Christ qui change et transforme la vie. Savoir donner raison de cela permet aux croyants d’être de nouveaux évangélisateurs dans un monde qui change.

    Le second terme utilisé par Benoît XVI est une foi vécue. Celle-ci est d’autant plus nécessaire, que l’on saisit mieux la valeur du témoignage. Par ailleurs, en référence à l’évangélisation, Paul VI affirmait sans hésitations que «L’homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres ou s’il écoute les maîtres, c’est parce qu’ils sont des témoins» (Evangelii nuntiandi,  n. 41). Plusieurs décennies sont passées et pourtant cette vérité perdure avec une force et une actualité inaltérées. Le monde d’aujourd’hui a faim de témoin. Il en sent le besoin vital, parce qu’il recherche la cohérence et la loyauté.

    Nous sommes face au thème du cor ad cor loquitur, qui a trouvé en Newman un grand maître. Une foi qui porte en soi les raisons du cœur est plus convaincante, parce qu’elle a la force de la crédibilité. Le défi, par conséquent, est de pouvoir conjuguer la foi vécue avec son intelligence et vice-versa.

      Rino Fisichella

    1 août 2012