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Actualité - Page 527

  • Pakistan : des chrétiens contraints de fuir leurs maisons

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    De Vatican News :

    2 janvier 2021

    Des chrétiens contraints de fuir leurs maisons au Pakistan

    Des centaines de familles chrétiennes pakistanaises ont fui un quartier de Lahore après que des musulmans aient menacé de mettre le feu à leurs maisons, rapporte l’Ucanews.

    Les chrétiens de Charar n’ont pas fêté Noël chez eux. Ils ont été contraints de chercher refuge chez des amis et des parents, loin de toute menace, peut-on lire sur le site de l’Union of Catholic Asian News.

    Le 22 décembre dernier, un pasteur de leur localité a publié un message évoquant sa foi sur Facebook. «Des musulmans se sont dit offensés par cette publication» a déclaré Saleem Khokhar, un chrétien déplacé de Charar à l'organisation International Christian Concern (ICC), une association basée à Washington.

    Le pasteur Raja Waris s’est excusé et aucune accusation de blasphème n’a été portée contre lui, mais il est néanmoins entré dans la clandestinité avec sa famille, après avoir été menacés par des extrémistes locaux, écrit la ICC dans un communiqué datant du 27 décembre.

    Rien ne semble s’être arrangé par la suite, malgré le déploiement des forces de l’ordre pour protéger les chrétiens de la zone. «La situation est devenue dangereuse lorsque quelqu'un a découvert que les musulmans prévoyaient de mettre le feu aux maisons des chrétiens. Cela a forcé les chrétiens à fuir le quartier» affirme Saleem Khokhar à l’ICC. En ce temps de Noël, des centaines de familles auraient ainsi pris la route pour se réfugier chez des proches.

    L’International Christian Concern a appelé les autorités pakistanaises à protéger les foyers chrétiens de Charar. «Personne ne devrait être forcé de fuir sa maison à cause d’une publication sur les réseaux sociaux» a estimé William Stark, le directeur régional de l’organisation.

  • Chine : la mort d'un évêque, leader de l'Eglise clandestine

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    De CNA (Catholic News Agency) :

    Un évêque catholique clandestin meurt en Chine

    31 déc. 2020

    Selon la chaîne catholique AsiaNews, dont le siège est à Rome, l'évêque Andrea Han Jingtao, 99 ans, leader de l'Eglise catholique clandestine en Chine, est décédé le 30 décembre. Han Jingtao était l'évêque clandestin de Siping.

    Au cours de ses premières années d'enfance dans une famille catholique, Han a reçu une formation et une éducation de qualité des missionnaires canadiens du Québec, qui dirigeaient le vicariat apostolique dans sa région de Chine avant la révolution communiste.

    Après l'arrivée au pouvoir de Mao Zedong, le défunt évêque a été envoyé dans un camp de concentration où il a été emprisonné pendant 27 ans (1953-1980) "pour avoir refusé de participer à l'Église 'indépendante et autonome', comme le voulait Mao Zedong", rapporte AsiaNews.

    Une fois libéré, sa maîtrise de la langue anglaise a fait de lui un atout pour le régime communiste, qui l'a enrôlé comme professeur d'anglais à l'université de Changchun, puis à l'université du Nord-Est pour des programmes de maîtrise et de doctorat. Selon AsiaNews, "il a initié de nombreux Chinois à l'étude des langues et cultures classiques, latines et grecques".

    Après sa retraite académique en 1987, il a consacré ses efforts pastoraux à la Légion de Marie locale et à la congrégation religieuse qu'il a fondée, les Sœurs du Mont Calvaire.

    Selon AsiaNews : "Il se souvient lui-même que dans les années 1950, le régime voulait "se débarrasser de l'ingérence du pape et expulser les missionnaires étrangers". À cette époque, j'ai réalisé que l'Église était confrontée à un grand défi et qu'elle avait besoin d'une forte endurance, sinon elle ne pourrait pas tenir debout. C'est pourquoi j'ai décidé de créer une congrégation religieuse".

    Il a été secrètement nommé évêque de Siping en 1982, mais son ordination clandestine n'a pu avoir lieu qu'en 1986.

    Après avoir été placé sous haute surveillance à la maison en 1997, il a continué à garder son troupeau sous la menace constante, organisant des rassemblements secrets et encourageant les laïcs à rester fermes dans la foi et la charité.

    Selon des statistiques récentes fournies par AsiaNews, son diocèse compte quelque 30 000 catholiques, dont les deux tiers appartiennent à l'Église clandestine. Il compte 20 prêtres et plus de 100 religieuses.

  • Nos voeux pour 2021

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    (comète, détail de l'Adoration des Mages de Giotto)
     

    L'équipe de BELGICATHO vous adresse ses meilleurs voeux pour 2021.

    Que cette année nouvelle soit riche en grâces.

    Puisse l'étoile de Bethléem continuer à briller au milieu de notre nuit après tous ces sombres moments vécus au cours de l'année écoulée.

    Qu'elle rallume les feux de l'espérance et ravive les liens meurtris par l'éloignement et les séparations.

    Que, dans la confusion ambiante, elle nous garde vigilants et attentifs à interpréter avec justesse les signes des temps.

  • La mort de Robert Hossein

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    De Caroline Becker sur Aleteia.org :

    Mort de Robert Hossein, acteur et metteur en scène habité par Dieu

    31/12/20

    Monument du théâtre, le comédien et metteur en scène Robert Hossein est mort ce jeudi 31 décembre 2020 à l'âge de 93 ans des suites du Covid-19.

    Homme de théâtre et de cinéma français à la grande popularité, l’acteur Robert Hossein est décédé ce jeudi 31 décembre à l’hôpital des suites d’un problème respiratoire, a indiqué son épouse, la comédienne Candice Patou. Fort d’une vingtaine de productions scéniques, comme Jésus, Le Cuirassé Potemkine et Une femme nommée MarieRobert Hossein a toujours été très actif dans le milieu du spectacle, trouvant, à en croire sa vitalité, sa véritable vocation dans la mise en scène.

    L’artiste était aussi très croyant. Il avait été baptisé dans les années 1970, à l’aube de la cinquantaine. Il avait monté en 2007 un spectacle intitulé N’ayez pas peur sur la vie de saint Jean Paul II et en 2011 Une femme nommée Marie à Lourdes. Il a, toute sa vie, porté une dévotion particulière à sainte Thérèse de Lisieux. En avril 2016, il avait été invité à rencontrer le pape François à Rome. Plus récemment, touché par l’incendie de Notre-Dame, il avait fait part, en août 2020, de sa volonté de relancer, quarante-quatre ans après, son spectacle inspiré de l’œuvre « Notre-Dame de Paris » de Victor Hugo.

    Robert Hossein, c’était la générosité faite homme.

    « Robert Hossein, c’était la générosité faite homme », assure à Aleteia Bernard Lecomte, biographe de Jean Paul II et conseiller historique de Robert Hossein pour son spectacle sur le souverain pontife. « Une générosité sans limites, aussi démesurée que ses projets, ses spectacles, ses mises en scène. Il était croyant, oui, profondément. Mais il traitait le Christ (Un homme nommé Jésus), comme Jean-Paul II (N’ayez pas peur), comme le général de Gaulle (L’homme qui a dit non) : en personnages historiques dont il mettait en valeur, de façon unique, l’humanité ».

    Figure populaire Robert Hossein attirait naturellement la sympathie des gens et ils sont nombreux aujourd’hui à pleurer sa disparition. Dans la sphère catholique, les hommages se multiplient. Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, a salué l’homme « généreux » habité par la foi et a tenu à rappeler le souvenir du magnifique psaume lu par Robert Hossein durant les JMJ de Paris en 1997.

    Lire également : De Notre-Dame à Jean-Paul II, l’art de Robert Hossein au service de l’espérance

  • Qui le Parlement européen offense-t-il en célébrant dignement Noël ?

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    De Francis Vassallo* en opinion sur le Times of Malta :

    Qui le Parlement européen offense-t-il en célébrant dignement Noël ?

    J'ai lu récemment que la députée européenne espagnole Isabel Benjumea a tenté d'organiser l'installation d'une crèche au Parlement européen pendant les festivités de Noël. Après avoir écrit aux plus hautes autorités, elle a finalement été informée que la décision devait venir du service qui s'occupe de l'entretien du bâtiment du Parlement européen. Elle a reçu plus tard une réponse de ce service disant que le Parlement européen n'a pas pour politique d'installer une crèche, qui célèbre la naissance du Christ, car cela pourrait "offenser les autres".

    Puis-je poliment demander qui sont ces autres personnes qui seraient offensées par l'installation d'une crèche au Parlement européen ?

    L'Europe, jusqu'à présent, est chrétienne et le Parlement européen devrait représenter les valeurs chrétiennes.

    Je suis tout à fait conscient qu'il y a aujourd'hui en Europe des personnes de différentes races et religions mais, pour autant que je sache, la majorité est encore censée être de foi chrétienne, même si beaucoup de ceux qui sont censés être chrétiens ne pratiquent pas du tout leur foi car le matérialisme a malheureusement pris le dessus dans de nombreux secteurs de notre société. Là encore, je pose la question : qui est offensé ?

    Si quelqu'un doit être offensé, qu'il s'exprime et ne profite donc pas des jours fériés en Europe et ne travaille pas le jour de Noël.

    Alors pourquoi installons-nous toutes ces décorations de rue dans le monde entier en décembre ? Est-ce parce que nous célébrons le mois de l'électricité ?

    Le 25 décembre est le jour où notre Seigneur Jésus-Christ est né et le monde chrétien célèbre ce jour non seulement comme une fête mais aussi comme une fête religieuse.

    L'éclairage de nos rues et les décorations que nous installons ont pour but de célébrer la naissance du Christ, mais l'image la plus symbolique de cet événement est la crèche, qui nous enseigne et nous rappelle, à nous chrétiens, la naissance du Christ.

    Jusqu'à présent, l'Europe est chrétienne et le Parlement européen devrait représenter les valeurs chrétiennes
    Le mot lui-même, Noël, signifie le Christ.

    Pourquoi, alors, nous donnons-nous des cadeaux les uns aux autres à Noël ? Cela symbolise les cadeaux que les trois rois mages offraient : l'or, qui représente la royauté sur terre, l'encens, symbole de la divinité, et la myrrhe, une huile d'embaumement, symbole de la mort.

    Il est donc assez ironique que, lors de la célébration de l'anniversaire du Christ, nous offrions des cadeaux à tout le monde, sauf à l'enfant dont c'est l'anniversaire, le Christ lui-même. Nous essayons même d'oublier qu'il existe en refusant de célébrer son anniversaire.

    Je ne m'attends pas à voir de telles décorations et une crèche dans un pays non chrétien, mais à ce que notre propre Parlement européen prétende que la raison pour laquelle on ne veut pas de crèche pour ne pas offenser une minorité est offensante pour la majorité.

    Il est évident que le Parlement européen est absolument sans pitié. J'invite le président du Parlement européen à reconsidérer une décision aussi offensive et à changer de politique. Il devrait également s'excuser d'avoir offensé la majorité d'entre nous, chrétiens, en refusant d'exposer un berceau.

    Puis-je demander combien il y a de députés européens non chrétiens ? Je suis sûr que la réponse serait une minorité certaine.

    Si c'est exact, alors le Parlement européen est prêt à faire plaisir à cette minorité et à offenser la majorité.

    Il s'agit donc d'une nouvelle définition de la "démocratie" !

    Je reconnais tout à fait que mon argument tombera dans l'oreille d'un sourd car les seuls députés européens qui pourraient lire mon article sont les Maltais qui sont chrétiens.

    Je leur demande donc de protester contre cette question car, bien que nous ne soyons qu'une minorité, il semble que les minorités soient plus respectées au Parlement européen que la majorité.

    Je leur suggère également, comme beau geste, que chaque gouvernement des États membres de l'Union européenne fasse don d'une crèche au Parlement européen pour montrer que l'Europe est une affaire de valeurs chrétiennes.

    * Francis Vassallo, ancien gouverneur de la Banque centrale de Malte

  • N'oubliez pas de vous inscrire au webinaire de l'Institut Européen de Bioéthique (7 janvier)

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    En ce début d'année 2021, l'IEB vous propose une conférence en ligne consacrée aux enjeux actuels de la bioéthique en Belgique :

    • Qu'est-ce que la procréation médicalement assistée, et comment est-elle pratiquée dans notre pays ?
    • Où en sont les discussions parlementaires sur l'extension de l'avortement ?
    • La gestation par autrui est-elle autorisée et pratiquée en Belgique ?
    • Que penser des opérations transgenres chez les mineurs ?
    • L'euthanasie, où en sommes-nous et où allons-nous ?

    Profitez de ce webinaire, gratuit et ouvert à tous, pour vous former et faire le point sur l'agenda bioéthique belge.

    Rendez-vous le 7 janvier 2021 sur Zoom, de 20h à 21h30.

    Je m'inscris au webinaire


  • Retour sur la messe de Noël en drive-in sur un parking à Arlon : la communion escamotée

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    Annoncée à de multiples endroits (y compris sur le site du Vatican), cette célébration du 24 décembre devait permettre aux fidèles arlonais d'assister à une messe pour Noël, contournant ainsi la stupide règle des 15 personnes autorisées à se réunir dans un lieu de culte. Une initiative a priori sympathique, donc, mais qui, a posteriori soulève de graves interrogations comme nous le suggérions déjà il y a quelques jours.

    Il était initialement prévu que les fidèles reçoivent la communion par la fenêtre ouverte de leur voiture (disposition validée par l'épiscopat belge). Mais ce dispositif n'a pas été respecté comme le rapporte L'Avenir : "Ça n’avait pas moins commencé de façon étonnante: une distribution d’une petite flamme et d’une hostie non consacrée, mise sous enveloppe. Pour des raisons sanitaires, les organisateurs ont finalement préféré jouer la carte de la sécurité et ne pas passer entre les voitures pour distribuer la communion."

    Les participants ont donc reçu une hostie non consacrée au début de la célébration et la communion ne leur a pas été distribuée. Leur a-t-on laissé croire que l'hostie non consacrée allait l'être lors de la consécration à l'autel ? Une telle consécration à distance est évidemment impensable et l'on aurait abusé de la crédulité des fidèles si on les avait laissés penser qu'ils allaient communier réellement dans de telles conditions.

    Nous avons posé la question au doyenné d'Arlon via leur site Internet mais nous n'avons reçu aucune réponse. Nous serions heureux de savoir ce que l'évêque du diocèse en pense et comment il compte réagir face à ce qui ressemble à un escamotage ou à tout le moins à une grave ambiguité.

  • Vous avez dit : "complotiste"?

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    Complotiste / complotisme / complosphère / conspirationnisme / conspirationniste : Les termes «complotisme» et «complotistes» sont très utilisés dans les médias, notamment lors de la sortie du film Hold Up. Mais également lors de la défaite difficilement reconnue par Donald Trump. Le terme «complosphère» est, quant à lui, un peu plus récent, on en trouve des usages dès 2015. Enfin, notez que les termes «conspirationniste» et «complotiste» sont souvent confondus. Le «complotiste» remet en cause la version officielle. Le «conspirationniste» utilise la vision du monde des «chiens de garde»: le Nouvel Ordre Mondial oppose l’utilisation des «faibles» par les «puissants». Plus alarmant, la confusion entre «complotiste» et «sceptique»: faire preuve de scepticisme en interrogeant la qualité des discours ambiants est pourtant un acte critique nécessaire.

    (source : «Complotisme», «Black Block», «OK Boomer»... Quels mots ont marqué les débats de l’année 2020?)

    D'Olivier Bonnassies sur La Sélection du Jour :

    A PROPOS DE COMPLOTISME

    « Faites-vous partie de ces 80% de français qui croient au moins à une théorie du complot ? » Appuyée sur un sondage IFOP, voilà la question absurde posée par la voix off dans les deux épisodes du documentaire « Complot : vérité ou mensonge » de Jean-Luc Genest, programmé récemment sur W9.

    N’y aurait-il donc jamais de complots ?
    Et serait-il aberrant de croire qu’il peut y en avoir ?

    Dernièrement, la sortie tumultueuse du film documentaire Hold up, les aventures de Trump et les confidences de Macron ont vu la presse et les médias reprendre comme un seul homme (y-a-t-il un titre qui ne l’ait utilisé ?) ce mot de « complotisme » qui a marqué l'année et qui permet de stigmatiser à peu de frais en évitant tout débat sur le fond, comme les bonnes vieilles accusations classiques (nazisme, fascisme, racisme, antisémite) ou nouvelles (homophobie, islamophobie, populisme).

    Dans ce monde nouveau où ce sont maintenant les journalistes qui coupent les hommes politiques (avant c'était l’inverse !), les bisounours aux commandes voudraient nous faire croire que les complots - qu’on peut définir comme la coordination secrète d’un petit groupe de gens puissants planifiant et entreprenant dans leur intérêt une action affectant le cours des événements - n’existent pas.

    Ah bon ?

    Est-ce qu’il n’y a pas eu sans cesse dans l’Histoire des formes de complot pour acquérir du pouvoir, de l’argent, des soumissions, des relations, des postes, des études scientifiques, des contrats ou des avantages ? Est-ce que tout le monde est toujours transparent, honnête et est-ce que la corruption, les pots-de-vin, les sociétés secrètes, les révolutions, les coups d’Etat et les coups tordus n’existent pas ? 

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  • Le pape ne devrait pas retourner dans sa patrie

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    D'Anita Bourdin sur zenit.org :

    Argentine: un obstacle au voyage du pape François dans sa patrie

    Approbation de la loi sur l’avortement

    Beaucoup de milieux argentins avaient souligné, rappelle Rubin dans « Valores religiosos » que l’urgence n’était pas de légiférer sur l’avortement, mais de lutter contre la pandémie qui a fait plus de 42 000 décès, avec un système de santé sous tension et la moitié de la population sombrant dans la pauvreté, avec des millions de chômeurs.

    Pour Rubin, le président, élu en décembre 2019 avec l’IVG parmi ses promesses de campagne, a exercé de fortes pressions « sur les sénateurs et même les gouverneurs ». Et les catholiques sont d’autant plus choqués qu’une loi contre la vie humaine ait été adoptée dans le temps de Noël.

    Selon  le biographe du pape, Alberto Fernández a sous-estimé la réaction de l’Église. Premièrement, parce qu’il a ignoré que « la majorité des Argentins sont contre la légalisation de l’avortement », selon presque tous les sondages. Un point que souligne aussi Radio Vatican: la politique s’éloigne des sentiments du peuple. Deuxièmement, parce que cela « fait mal à François » que l’avortement ait été approuvé dans sa patrie.

    On se rappelle pourtant que lors de sa visite du 31 janvier 2020 (voir ICI), le président argentin avait demandé et obtenu l’aide du pape pour la renégociation de la dette avec le Fonds monétaire international, ainsi que l’intense coopération de l’Église dans les quartiers populaires – les « villas » et grâce aux curés « villeros » dont le pape est proche – face à l’aggravation de la crise sanitaire et sociale.

    Mais pour Sergio Rubin, l’Eglise d’Argentine n’a pas dit son dernier mot: elle « encouragera les ONG et les particuliers à poser des recours dans tout le pays », en faisant appel à la Constitution, à la Convention relative aux droits de l’enfant et au Code civil. La question continuera d’être « un front ouvert », notamment en vue des élections législatives et provinciales (2021). La prochaine présidentielle est prévue en 2023.

  • 20 missionnaires ont été tués de par le monde en 2020

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    Dépêche de l'Agence Fides :

    VATICAN - Les Missionnaires tués au cours de l'année 2020

    mercredi, 30 décembre 2020

    Cité du Vatican (Agence Fides) – Au cours de l'année 2020, selon les informations recueillies par l'Agence Fides, ont été tués de par le monde 20 missionnaires : 8 prêtres, un religieux non prêtre, 3 religieuses, 2 séminaristes et 6 laïcs. Selon la répartition continentale, cette année, le nombre le plus élevé de missionnaires tués est à nouveau enregistré en Amérique avec 5 prêtres et 3 laïcs (8). Elle est suivie par l'Afrique – où ont été tués un prêtre, 3 religieuses, 1 séminariste et deux laïcs (7). En Asie, ont été tués 1 prêtre, 1 séminariste et un laïc alors qu'en Europe, l'ont été un prêtre et un religieux non prêtre. Au cours de ces 20 dernières années – 2000-2020 – ce sont 535 opérateurs pastoraux qui ont été tués de par le monde dont 5 Evêques.

    Continuant son service de collecte des informations relatives aux missionnaires tués au cours de l'année, l'Agence Fides utilise le terme « missionnaire » pour tous les baptisés, conscients du fait que « en vertu du Baptême reçu, chaque membre du Peuple de Dieu est devenu disciple missionnaire. Chaque baptisé, quelle que soit sa fonction dans l’Eglise et le niveau d’instruction de sa foi, est un sujet actif de l’évangélisation » (EG 120). Du reste, la liste annuelle établie par Fides depuis longtemps déjà ne concerne pas seulement les missionnaires ad gentes au sens strict mais tous les opérateurs pastoraux morts de façon violente, pas expressément « in odium fidei ». Pour ce motif, nous préférons ne pas utiliser le terme « martyr », sauf dans son sens étymologique de « témoin », pour ne pas devancer le jugement que l’Église pourra éventuellement donner à certains d’entre eux, les proposant, après un examen attentif, pour la béatification ou la canonisation, comme cela arrive fréquemment.

    En 2020 également, de nombreux opérateurs pastoraux ont été tués au cours de tentatives de vol à main armée ou de cambriolage perpétrés aussi avec cruauté ou encore ont fait l'objet d'enlèvement ou encore se sont trouvés impliqués dans des fusillades ou des actes de violence dans les contextes où ils œuvraient, caractérisés par la pauvreté économique et culturelle, par la dégradation morale et environnementale, où la violence et les abus constituent des règles de comportement, en l'absence totale de respect pour la vie et pour tous les autres droits fondamentaux. Aucun d'entre eux n'a accompli d'entreprises ou d'actions éclatantes mais ils ont simplement partagé la vie quotidienne de la majeure partie de la population, portant leur témoignage évangélique comme signe d'espérance chrétienne. (SL) (Agence Fides 30/12/2020)

  • Le président de la Conférence épiscopale allemande, Mgr Bätzing, appelle à des changements dans le catéchisme!

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    De Kath.net :

    Photo d'archive de l'évêque Bätzing (c) diocèse de Limbourg

    Le président de la Conférence épiscopale allemande, Bätzing, appelle à des changements dans le catéchisme!

    28 décembre 2020

    Bätzing est pour les "bénédictions" des couples divorcés et homosexuels remariés, peut-être même sans reconnaissance du Vatican - il prône l'ordination des femmes comme diacres et prêtres

    Bonn-Freiburg (kath.net) Le président de la Conférence épiscopale allemande, Georg Bätzing, considère qu'il est de plus en plus difficile de justifier l'interdiction de l'ordination diaconale et sacerdotale des femmes dans l'Église catholique. L'évêque de Limbourg s'est exprimé dans un entretien avec le "Herder Korrespondenz". Dans ce contexte, étonnamment, il n'a pas parlé de la possibilité d'une ordination épiscopale pour les femmes. Les arguments en faveur de l'ouverture de la fonction sacramentelle aux femmes sont de plus en plus convaincants, a-t-il affirmé. Il évoque l’ordination diaconale comme étant la première étape avant l'ordination sacerdotale. 

    Bätzing préconise également des changements dans le catéchisme dans l'enseignement sur l'homosexualité: "Nous avons besoin de solutions pour cela qui ne soient pas seulement efficaces en privé, mais qui aient également une visibilité publique - mais qui indiquent clairement qu'aucun mariage n'est établi." Cela pourrait alors aussi bénéficier aux personnes divorcées remariées. De telles bénédictions peuvent être possibles sans la reconnaissance du Vatican.

    En outre, le président de la DBK (Conférence épiscopale allemande) a défendu le controversé «Ensemble à la table du Seigneur - Perspectives œcuméniques pour célébrer la Cène et l'Eucharistie du Seigneur» du Groupe de travail œcuménique (ÖAK). En même temps, il a critiqué les objections de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. "Il est irritant que cette critique ne soit venue que quelques jours avant le début de la réunion plénière d'automne de la DBK."

    En ce qui concerne la Voie synodale et les limites des réformes paroissiales et de la restructuration interne de l'Église, Bätzing a affirmé qu'il y avait des réserves au Vatican "contre nous, les Allemands et la façon dont nous abordons les choses". Bätzing essaie de comprendre cela et soupçonne qu'on est "sous une grande pression" à Rome, "comment on peut maintenir ensemble l'Église universelle de si différentes origines culturelles". Ici, il espère des solutions plus décentralisées et plus de liberté afin que des réponses puissent être données qui soient «applicables au contexte culturel respectif et qui permettraient que l'écart entre l'Évangile et la culture respective ne se creuse pas». Bien que le Pape soit l'autorité finale sur des questions de foi clairement définies, le collège des évêques fait également partie de la direction de l'Église mondiale,

    Les déclarations du président de DBK Bätzing et la volonté de changer le catéchisme provoquent des discussions animées et de l'indignation parmi les catholiques. Une réponse du cardinal Walter Brandmüller à ceci exclusivement sur kath.net:

    Excellence, vous avez été accusé d'avoir fait des déclarations dans la presse qui, si elles étaient justes, soulèvent de sérieuses questions.

    En contradiction avec la tradition ininterrompue de l'Église, quelle que soit la déclaration finale et infaillible du Pape Jean-Paul II, avez-vous réellement appelé l'ordination des femmes au diaconat et au sacerdoce possible, voire souhaitable?

    Si tel est vraiment le cas, cependant, vous devez vous rappeler qu'avant votre ordination épiscopale, vous avez affirmé votre fidélité à la doctrine et à l'ordre de l'Église par un serment. Sans ce serment, vous n'auriez jamais été ordonné.

    Alors, comment comptez-vous expliquer cette contradiction entre hier et aujourd'hui?

    J'aurais certainement préféré vous poser cette question «à huis clos caritatis - dans une petite pièce tranquille». Mais vous avez vous-même soulevé votre contradiction avec l'enseignement et l'ordre de l'Eglise en public - et vous l'avez fait en tant que président de la Conférence épiscopale allemande. Une réponse publique était également requise.

    Je demande aux saints Boniface et Petrus Canisius leur intercession pour l'Église en Allemagne!

    Avec des salutations fraternelles

    Walter Cardinal Brandmüller

  • Vaccin : la Commission Covid-19 du Vatican publie 20 repères pour un monde plus juste et plus sain

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    De Vatican News :

    Vaccin équitable pour tous: 20 repères pour un monde plus juste et plus sain

    La Commission Covid-19, créée par le Pape François au printemps dernier afin de répondre aux défis posés par la pandémie, a rendu publique ce mardi une note en 20 points sur les enjeux éthiques posés par le vaccin.

    29 décembre 2020

    «Le Covid-19 est en train d’intensifier une triple menace de crises simultanées et interconnectées au niveau sanitaire, économique et écologico-sociale, avec de graves répercussions sur les plus pauvres et les plus vulnérables», indique en préambule cette Commission qui fait partie du Dicastère pour le Service du Développement humain intégral. Ce document, rédigé en collaboration avec l’Académie pontificale pour la Vie, rappelle qu’entreprendre «les actions immédiatement nécessaires pour répondre à la pandémie» implique d’avoir à l’esprit «aussi ses effets sur le long terme». Ce texte rappelle que les vaccins sont un outil essentiel pour vaincre la pandémie.

    Une autre note, rendue publique le lundi 21 décembre, par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi avait démontré la licéité morale du recours aux vaccins, même quand ils sont issus de recherches ayant impliqué des fœtus avortés, s’il n’existe pas d’alternatives. Cet autre document s’attarde plutôt sur la dimension sociale des campagnes de vaccination qui ont débuté le week-end dernier au sein de l’Union européenne, et qui avaient déjà été amorcées auparavant dans d’autres pays comme les États-Unis, la Chine, la Russie et le Royaume-Uni. 

    Ce texte fait écho au récent Message de Noël Urbi et Orbi du Pape François. Les leaders mondiaux sont appelés à résister à la tentation d'adhérer à un «nationalisme des vaccins», et les États nationaux sont appelés à coopérer. «Aujourd'hui, en cette période d'obscurité et d'incertitude due à la pandémie, plusieurs lueurs d'espoir apparaissent, comme les découvertes de vaccins. Mais pour que ces lumières illuminent et apportent de l'espoir au monde entier, elles doivent être accessibles à tous», avait souligné le Pape.

    Pour un vaccin accessible à tous

    Le premier point abordé, conformément au souhait exprimé par le Pape lors de l’audience générale du 19 août dernier, c’est la diffusion de «vaccins disponibles et accessibles pour tous». Cette logique entre en cohérence avec les principes fondamentaux de la Doctrine sociale de l’Église, comme la dignité humaine, l’option préférentielle pour les pauvres, la solidarité, la subsidiarité, le bien commun, le soin de la maison commune, la justice et la destination universelle des biens. Cela s’inscrit également dans les principes de santé publique, comme la lutte contre la souffrance.

    Une attention est portée également au «cycle de vie» du vaccin, c’est-à-dire à sa production, sa validation par les autorités compétentes, sa distribution et son administration aux patients. Toutes ces étapes impliquent des arbitrages politiques qui doivent être assumés dans une logique d’accès équitable et universel de tous aux vaccins.

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