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Actualité - Page 529

  • « Redécouvrir la famille », source de paix pour toute l’humanité (Urbi et Orbi)

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    D'Anne Kurian-Montabone sur zenit.org :

    Urbi et Orbi : « redécouvrir la famille », source de paix pour toute l’humanité

    Prière pour les femmes qui ont subi des violences domestiques

    « Que Noël soit pour tous l’occasion de redécouvrir la famille comme berceau de vie et de foi », une « source de paix pour toute l’humanité » : c’est le voeu du pape François ce 25 décembre 2020.

    En donnant la traditionnelle bénédiction Urbi et Orbi – à la ville et au monde – de Noël, filmé depuis le hall des bénédictions du palais apostolique, le pape a adressé une pensée particulière à « tous ceux qui ne se laissent pas écraser par les circonstances adverses mais qui agissent pour porter espérance, réconfort et aide en secourant ceux qui souffrent et en accompagnant ceux qui sont seuls ».

    « Naissant dans la chair, le Fils de Dieu a consacré l’amour familial », a souligné le pape François en se tournant vers les familles, « celles qui aujourd’hui ne peuvent pas se réunir, comme aussi celles qui sont obligées de rester à la maison ». « Que Noël, a-t-il souhaité, soit pour tous l’occasion de redécouvrir la famille comme berceau de vie et de foi ; lieu d’amour accueillant, de dialogue, de pardon, de solidarité fraternelle et de joie partagée, source de paix pour toute l’humanité. »

    Le pape a aussi invité à être « disponibles, généreux et solidaires, spécialement envers les personnes les plus fragiles, les malades et toutes celles qui, en cette période, se sont retrouvés sans travail ou sont en grave difficulté en raison des conséquences économiques de la pandémie ». Il a mentionné particulièrement « les femmes qui, durant ces mois de confinement, ont subi des violences domestiques ».

    « La souffrance et le mal n’ont pas le dernier mot. Se résigner à la violence et aux injustices voudrait dire refuser la joie et l’espérance de Noël », a-t-il affirmé avant de donner sa bénédiction. Dans une Rome en confinement, le pape était entouré d’une vingtaine de représentants des forces de l’ordre – policiers, gendarmes, gardes suisses.

  • "Je deviens prêtre" : la video décoiffante d'un youtubeur très populaire

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  • Noël : France Catholique vous offre un numéro spécial en accès gratuit

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    De France Catholique :

    France Catholique vous souhaite un saint et joyeux Noël !

    Nos ancêtres manifestaient leur joie dans les grandes occasions en criant  «  Noël !  », l’expression même de leur cœur dilaté par la merveille du Christ sauveur. C’est cette joie que nous voulons partager avec vous tous, amis lecteurs, à l'occasion de la grande fête de la Nativité. Noël à tous, joie à tous !

    À cette occasion nous vous offrons notre numéro spécial que nous vous invitons à lire et à diffuser largement autour de vous.

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  • Suivre ici en vidéo, dès aujourd’hui, la messe traditionnelle de ce Jour de Noël 25 décembre 2020 en l’église du Saint-Sacrement à Liège :

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    Célébrant : Abbé M.-A Dor, Recteur

    Chants grégoriens : propre de la messe « Puer natus est »; Kyriale de la messe IX  « Cum jubilo » (XIIIe s.); Credo IV (XVe s.); hymne "Adeste fideles", noëls macaroniques "In dulci iubilo" et "Diei solemnia fulget dies ista".

    Orgue : Patrick Wilwerth

    Pour suivre la messe, cliquez ici :

    Le saint jour de Noël est caractérisé par un triple Sacrifice eucharistique

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    L’ancienne Église de Rome a, en cela, suivi l’exemple vénérable de l’Église de Jérusalem. Les fidèles se rassemblaient, la nuit, dans la grotte de la Nativité et sanctifiaient l’heure de la naissance du Seigneur par la célébration de la messe. A la fin de cette messe ils retournaient à Jérusalem. Que pouvaient-ils faire de mieux que de commémorer l’heure de la Résurrection, dans l’église de la Résurrection, et d’y célébrer en même temps Noël avec les bergers ? C’était la seconde messe. Pendant le jour, ils se réunissaient dans l’Église pour l’Office solennel.

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  • Les restrictions à la liberté de culte et l’état de droit

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    D'un ami, fabricien :

    Les restrictions à la liberté de culte et l’état de droit

                    Ce 22 décembre 2020, le Conseil d’Etat a prononcé trois arrêts validant les restrictions actuelles à la liberté de culte qui prévoient que les cérémonies religieuses ne peuvent réunir qu’un maximum de 15 personnes. L’on rappellera que ces restrictions empêcheront de facto bon nombre de catholiques d’assister à la messe de Noël.

                    Conscients des efforts que tout un chacun doit réaliser pour combattre la pandémie, les requérants demandaient simplement qu’au lieu d’une règle purement « aveugle » limitant les fidèles à 15 par cérémonie, l’on autorise une assistance proportionnelle à la surface de l’édifice voire les cérémonies publiques en plein air.       

                    Ainsi donc, alors que nous voyons nos rues commerçantes bondées et des centaines voire milliers de personnes dans les grandes chaînes de magasin pour les courses de Noël, la basilique de Koekelberg - la sixième plus grande église du monde -, ne pourra en accueillir qu'une quinzaine pour célébrer la naissance du Christ…

                    De même, les musées et les piscines pourront accueillir un nombre important de visiteurs, tandis que les lieux de cultes seront, pour certains, quasi déserts. Telle salle d’audience d’un tribunal pourra accueillir simultanément une trentaine de personnes (sur base de recommandations du SPF Justice) durant trois heures d’audience, tandis qu’un édifice religieux dix fois plus grand ne pourra recevoir que quinze fidèles pour une cérémonie d’environ une heure !

                    L’argument tenu par le Conseil d’Etat, suivant lequel les activités de shopping, de visite de musées etc  ne sont pas comparables, car étant exercées individuellement, avec celles d’un rassemblement en vue de l’exercice collectif d’une cérémonie religieuse ou non confessionnelle, est assez indigent pour ne pas dire autre chose.

              Nos gouvernants, qui avaient précédemment purement et simplement interdit les cérémonies religieuses publiques à l’exception des enterrements et mariages – ce qui fut considéré à juste titre comme inconstitutionnel par le Conseil d’Etat -, ne se sont pas privés de fouler aux pieds le droit à la liberté de culte.

              L’on doit s’interroger du peu de cas que semble faire le pouvoir exécutif de la liberté de culte, pourtant consacrée par la Constitution.

              Dès l’instant où les décisions des pouvoirs publics, paraissant empreintes d’idéologie partisane, aboutissent à la violation flagrante des libertés constitutionnelles, se pose légitimement la question du respect de l’Etat de droit.

              A l’instar du célèbre dessin de Félicjen Rops (L’ordre règne à Varsovie), on dira qu’à présent, l’ordre règne dans les édifices religieux !

  • "Dormi Jesu" : un beau cadeau de la famille Lefèvre

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    MERCI DE VOTRE SOUTIEN POUR LA FRANCE A UN INCROYABLE TALENT

    Pour continuer dans la lancée de la finale, un petit cadeau de remerciement : ce magnifique Noël venu tout droit de Norvège ! Une berceuse pour l'enfant Jésus

    Enregistré au printemps 2020

    Images tournées à l'Eglise ND de Versailles en novembre 2020

    Images de montagnes libres de droit....

    Également appelé Hymne du berceau de la Vierge, "Dormi, Jesu" est une pièce méditative inspirée de la musique chorale d'Europe de l'Est.

  • Messages et propositions pour Noël à défaut de pouvoir participer à la messe

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    Sur cathobel :

  • Un pays où Noël n'existe pas

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    Du site Portes Ouvertes :

    Corée du Nord: le pays où Noël n’existe pas

    Il n’y a pas de Noël en Corée du Nord! La veillée du 24 décembre a été occultée et remplacée par une autre célébration: l’anniversaire de Kim Jong-suk, épouse du fondateur de la Corée du Nord, Kim Il-sung.

    La propagande, omniprésente en Corée du Nord

    Timothy Cho (pseudonyme) est un évadé nord-coréen qui est devenu chrétien. Il vit maintenant en Europe et, depuis qu’il a appris l’existence de Noël, le véritable cadeau de Dieu envoyant Jésus sur terre, c’est pour lui la plus grande fête de l’année. Mais à chaque Noël, il pense à ses frères et sœurs persécutés en Corée du Nord.
     
    Veillée de Noël détournée

    Timothy partage ses souvenirs du 24 décembre: «Les écoles, les universités, les usines et les institutions publiques doivent toutes observer l'anniversaire de Kim Jong-suk. J'avais l'habitude de participer dans mon école à une soirée de chants, semblables à des chants de Noël, pour célébrer son anniversaire. Pendant la journée, j'apportais aussi des fleurs à ses statues. Ce que je préférais ce jour-là, c'était de pouvoir rester à la maison et regarder des films, même si ce n'étaient que des films de propagande.» Cette célébration continue, bien que Kim Jong-suk soit décédée. Timothy ajoute :
     
    «Il n'était pas possible de célébrer Noël pendant ma vie en Corée du Nord. Je n'avais même pas entendu parler de Noël.»

    La volonté d’écarter le peuple nord-coréen de Noël est une action de propagande et la date anniversaire de Kim Jong-suk n’a pas été choisie au hasard. Il existe de nombreuses histoires qui la présentent comme un modèle de loyauté absolue envers Kim Il-sung.
     
    Quel Noël pour les chrétiens?

    On attend de chaque citoyen une loyauté infaillible envers la famille Kim. Or, les chrétiens nord-coréens reconnaissent une plus grande autorité que les Kim: Jésus. C'est pour cela que les chrétiens sont confrontés à une persécution aussi extrême.
     
    Si leurs célébrations secrètes de Noël sont découvertes, cela peut conduire à l'arrestation, l'emprisonnement, la torture et la mort de toute leur famille. Ils doivent garder Noël dans leur cœur. Malgré la persécution dont ils sont victimes, Dieu agit. Hea Woo, réfugiée nord-coréenne, raconte: «Alors que j’étais prisonnière d'un des pires camps d'internement, Dieu m’a inspirée par une vision un chant de Noël.» Voici ce chant:

     
    Ce Noël, nos frères et sœurs de Corée du Nord chuchoteront peut-être des hymnes et prieront dans un endroit caché, en lisant secrètement la Bible s'ils en ont une. Avec la crise alimentaire qui sévit dans le pays, il est difficile d'imaginer que les chrétiens aient une nourriture spéciale pour Noël. Cependant ils gardent espoir et ne prient pas seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour leurs voisins, leurs amis, leurs collègues… Et même pour leurs oppresseurs, selon les paroles de Jésus: «Priez pour ceux qui vous maltraitent et vous persécutent.» Matthieu 5:44
  • Un arrêt du Conseil d'Etat qui valide l'interdiction de fait du culte

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    Arrêt du Conseil d’Etat sur la liberté de culte (22 décembre)

    Les initiateurs de ce recours auquel belgicatho avait fait écho nous communiquent :

    Suite au recours introduit la semaine dernière (en même temps que 2 autres recours similaires), le Conseil d'Etat a rendu ce matin son arrêt, qui confirme l'interdiction de facto du culte par une limite de 15 participants aux cérémonies religieuses.

    "Il y avait trois recours en lice. Le nôtre (porté par le même groupe de jeunes complété de 3 prêtres catholiques et 3 prêtres orthodoxes roumains), un recours porté par une asbl et un prêtre de la fraternité St Pie X, et enfin un recours porté par un laïc et un prêtre catholique, un orthodoxe et un musulman. Notre recours était porté en langue néerlandaise, les deux autres en langue française.
     
    Les deux autres recours ont été rejetés sur "l'extrême urgence". Le Conseil argumente cependant également sur le fond, en estimant que les "moyens" invoqués ne sont pas "sérieux", ce qui revient en d'autres termes à rejeter notre argumentation. Pour notre recours par contre, le Conseil d'Etat ne statue pas sur "l'extrême urgence" et rejette uniquement les moyens.
     
    Ainsi, sur le premier moyen, la violation de la Constitution, le Conseil d'Etat se borne à constater que la situation est grave et que le gouvernement dispose d'un "large pouvoir d'appréciation" pour juger de telles restrictions. Le Conseil juge cette simple constatation suffisante pour ne pas répondre à nos arguments. Comme écrit dans notre communiqué (ci-dessous), c'est une justification très légère et un affaiblissement considérable et inquiétant de la liberté de culte, dont le gouvernement semble désormais libre de disposer. C'est également en contraste assez net avec la propre jurisprudence du Conseil d’État d'il y a deux semaines.
     
    Sur le deuxième moyen, une violation du principe d'égalité, le Conseil estime que la situation d'une cérémonie religieuse n'est pas comparable aux autres situations jouissant de meilleures conditions. Ainsi, le culte est une activité collective, tandis que le shopping est une activité exercée individuellement. Le risque d'attroupement est donc moindre dans ce dernier cas. Ensuite, si les manifestions statiques de 100 personnes en plein air sont bien autorisées, elles ne le sont qu'au cas par cas et non de manière régulière comme la messe dominicale. Le conseil juge que le principe d'égalité n'est pas conséquent pas violé.
     
    Pour répondre à une question qu'on nous pose souvent, le Conseil n'a pas pris argument de l'accord entre les évêques et le gouvernement pour rejeter notre recours. C'est bien le cas par contre des autres recours. On peut en déduire que ledit accord a sans doute affaibli la position des requérants, mais n'a probablement pas non plus influencé décisivement le résultat de la procédure."

    Réaction des requérants : Le Conseil d’Etat valide l’interdiction de fait du culte !

    Notre groupe de jeunes catholiques a porté un premier recours infructueux en mai 2020. C’est ce même groupe, élargi à six prêtres catholiques et orthodoxes roumains, qui a introduit la semaine dernière un nouveau recours, rejeté une nouvelle fois, auprès du Conseil d’Etat (Arrêt 249.315), en même temps que 2 autres recours.

    Les requérants prennent note et regrettent l'arrêt du Conseil d'Etat validant l'interdiction de fait du culte.

    Nous sommes doublement déçus de cet arrêt. Tout d'abord de ne pouvoir jouir de notre droit constitutionnel à la liberté de culte, en particulier pour la fête de Noël. Alors qu'une chaîne de grands magasins peut accueillir plus de 2000 personnes en ses murs pour les courses de Noël, la basilique de Koekelberg - un des plus grands édifices religieux du monde - ne pourra en accueillir qu'une quinzaine pour célébrer la naissance du Christ. Par son arrêt, le Conseil d’État consacre ainsi douloureusement la transformation de Noël en une fête consumériste, dont le (bon) sens a disparu.

    Autoriser une assistance proportionnelle à la surface de l’édifice ou en plein air aurait pourtant permis à chacun d’exercer sa foi sans mettre en danger qui que ce soit.

    Ensuite, en tant que citoyens, nous ne pouvons qu'être inquiets du peu de cas que fait le pouvoir exécutif des libertés constitutionnelles, en particulier de la liberté de culte. Le gouvernement ne peut contourner ces droits en décrétant une mesure aussi vexatoire et ridicule que la limite de 15 personnes, qui équivaut à une interdiction de fait du culte et s’applique en dépit de tout bon sens à nos chapelles comme à nos vastes cathédrales.

    Dans son arrêt, le Conseil d’État omet tout simplement de répondre à nos arguments selon lesquels la Constitution a été violée, et reconnaît au gouvernement "une large marge d’appréciation" pour apprécier la nécessité ou non de restreindre sévèrement la liberté de culte. Ce faisant, le Conseil affaiblit considérablement la liberté de culte et se dérobe à sa responsabilité de contrôler juridiquement l'intrusion excessive de l'exécutif dans les libertés publiques.

    C'est une grave évolution de la protection des droits des personnes, dont chaque citoyen de ce pays devrait s'inquiéter.

  • Je soutiens le recours en annulation contre la nouvelle loi euthanasie

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    Je soutiens le recours en annulation contre la nouvelle loi euthanasie

    Vincent Piessevaux a lancé cette pétition adressée à Cour Constitutionnelle

    La loi du 15 mars 2020 modifiant la loi euthanasie du 28 mai 2002 ne tient qu'en quelques paragraphes mais elle vise en réalité à opérer une transformation profonde de la société belge. 

    Ainsi, l'article 3, 1° de la loi oblige tous les hôpitaux et maisons de repos, même privés, à accepter que l'euthanasie puisse être pratiquée en leurs murs.

    Quant à l'article 3, 3°, il oblige tout médecin qui refuse de pratiquer une euthanasie, que ce soit pour des motifs de conscience ou médicaux, à fournir à son patient les coordonnées d'un centre spécialisé en matière de droit à l'euthanasie.

    Si l'objectif de la loi est clairement de faciliter encore davantage l'euthanasie, il est aussi de contraindre à l’inaction et au mutisme ceux qui considèrent que l'euthanasie n’est pas moralement acceptable.

    Elle constitue une atteinte très inquiétante à la liberté de conscience, et donc au pluralisme.

    Le recours invoque notamment une violation de l'article 9 de la Convention européenne des droits de l'homme qui garantit la liberté de conscience, ainsi que de l'article 11 de la Constitution belge selon lequel le législateur est tenu de garantir les droits et libertés des minorités idéologiques et philosophiques.

    Soutenez notre recours en annulation devant la Cour Constitutionnelle qui vise à sauvegarder le pluralisme dans notre pays !

  • Argentine : un épiscopat très déterminé pour tenter d'empêcher le projet de loi sur l'avortement

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    De Vatican News :

    22 décembre 2020

    Les évêques argentins dénoncent «l’obsession fébrile» des autorités pour le projet de loi IVG

    Dans son message de Noël, l'épiscopat argentin insiste sur la valeur de la vie et de la famille, tout en rappelant les nombreux défis auxquels la nation est confrontée en ce temps de pandémie: l'éducation, le travail et la santé.

    «Noël nous fait penser à la dignité de chaque vie et nous rappelle la valeur de toute personne humaine», écrivent les évêques dans ce message publié alors que l’Argentine se déchire de nouveau autour d’un projet de loi sur l’avortement, déjà approuvé par les députés et bientôt débattu devant le Sénat.

    L’épiscopat souligne «l’obsession fébrile» dont fait montre le gouvernement pour faire adopter ce texte légalisant l'IVG, «comme si cela avait quelque chose à voir avec les souffrances, les craintes et les préoccupations de la plupart des Argentins». «Une autre chose serait de défendre les droits des plus faibles, de façon à ne pas les nier même s’ils ne naissent pas», assène le message.

    L'Argentine a besoin de reconstruction et d'espérance

    Le pays, durement touché par la pandémie, se trouve à un moment historique de son histoire; pour les évêques une reconstruction est nécessaire autour du travail, de l’éducation et de la fraternité. «Beaucoup de choses ont été brisées et doivent maintenant être guéries», affirment les prélats tout en reconnaissant «la patience, la coopération et la résistance du peuple argentin».

    Ce projet de loi n’est pas une source d’espérance pour qui attend une année meilleure, constatent les évêques, qui pointent une kyrielle de problèmes sanitaires et sociaux encore irrésolus : «des problèmes de vaccination aux nombreuses personnes très malades n’ayant pas reçu de soins médicaux adéquats cette année, en passant par les femmes qui subissent des violences ou n'ont pas de travail décent». Or,  l'avortement est la seule chose qui leur est offerte en ces temps difficiles et incertains; pour l'épiscopat, il s'agit sans conteste d'«un coup dur pour l’espoir».

    Or, le Pape François insiste précisément sur ce point dans son encyclique Fratelli Tutti: la pandémie doit nous rendre encore passionnés pour la défense de toute vie, celle de la personne âgée, de la personne handicapée ou malade et de l’enfant à naitre. Elle doit aussi générer un élan d’entraide, de solidarité, de capacité à porter sur ses propres épaules les peines des autres.

    Pas de voeux de Noël au président, journée de jeûne et de prière

    Aussi, les évêques argentins appellent-ils à renouveler l’espérance en tournant son regard vers la grotte de Bethléem et vers cette famille qui accueille le don de Dieu pour ensuite la donner au monde avec générosité. Noël, concluent-ils, «nous place devant un Dieu qui aime les êtres humains par-dessus tout, un Dieu qui choisit d'être proche, d'être en union avec chacun de nous pour nous permettre de le rencontrer».

    C’est le 29 décembre que le Sénat devra examiner le projet de loi sur l’IVG; cette même assemblée avait rejeté de peu le texte précédent en 2018. En attendant, l’Église catholique, fortement mobilisée sur cette question, entend maintenir la pression. Ainsi l’épiscopat ne présentera-t-il pas ses vœux de Noël au président Alberto Fernandez cette année; les fidèles et le clergé sont invités pour leur part à une journée de jeûne et de prière le 28 décembre, jour des Saints Innocents.

  • Le sort de Hongkong : un message pour l'Occident

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    De Philippe Oswald sur La Sélection du Jour :

    Le sort de Hongkong est un message pour l’Occident

    Sombre Noël pour le « territoire semi-autonome » de Hongkong ! Anciennement autonome, devrait-on dire, puisque Pékin a piétiné le traité passé avec le Royaume Uni en 1997 qui garantissait l’autonomie politique – « un pays, deux systèmes » – de Hongkong pendant cinquante ans (cf. LSDJ n°997). Dans un silence international quasi général (y compris celui du Vatican, qui semble vouloir préserver à tout prix son accord provisoire avec la Chine), la répression pilotée par Xi Jinping depuis Pékin au nom de la nouvelle « loi de sécurité nationale » (entrée en vigueur le 1er juillet), se donne libre cours. On compte à ce jour plus de 10 000 arrestations de défenseurs de la liberté. Il n’y a plus un seul député pro-démocratie au Parlement de Hongkong : après la révocation de quatre d’entre eux, début novembre, tous les représentants de l’opposition démocratique ont démissionné.

    Symbole de cette mise au pas totalitaire : l’inculpation, le 11 décembre, de l’intrépide patron de presse pro-démocratie Jimmy Lai, sous la double accusation de « fraudes » et de « collusion avec des forces étrangères ». Avant lui, fin novembre, trois jeunes figures de proue du mouvement pro-démocratie (à l’origine des manifestations géantes « des parapluies » de 2019) ont été condamnés à de la prison ferme pour avoir organisé une manifestation devant le quartier général de la police de Hong Kong en juin 2019 : 13 mois et demi pour Joshua Wong, 24 ans ; 10 mois pour Agnès Chow, 24 ans ; 7 mois pour Ivan Lam, 26 ans. Des incarcérations perpétrées « en violation de leurs droits d’expression et de réunion pacifique », a dénoncé Amnesty International. Comme eux, douze jeunes démocrates, âgés de 16 à 30 ans, des « boat people » cherchant refuge à Taïwan, ont été capturés en mer et incarcérés cet été, sans que leurs familles puissent leur rendre visite. Ils font l’objet de poursuites judiciaires, a-t-on appris cette semaine.

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