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Actualité - Page 915

  • Des nouvelles de la FAFCE (Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe )

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    La voix des familles européennes

    Bruxelles, le 19 juillet 2018
     
    "Au cours de l’année 2017, davantage de décès que de naissances ont été enregistrés dans l’UE (5.3 million de décès et 5.1 million de naissances), ce qui signifie que le changement naturel de la population de l’UE était négatif”.Il s’agit du constat froid élaboré la semaine dernière par Eurostat. Depuis deux ans déjà, en effet, le nombre de cercueils dépasse celui de berceaux en Europe, tel que dénoncé par la Fondation Robert Schuman dans son étude intitulée Europe 2050 : suicide démographique.
     
    Ces faits sont ignorés par la plupart des décideurs politiques en Europe, malgré les preuves évidentes de leurs conséquences sur l’avenir: la consommation, la croissance économique et les systèmes de retraite ne représentent que certains aspects touchés par le dit hiver démographique.Pour cette raison notre Conseil de Présidence a rendu une Résolution sur le printemps démographique, que nous avons pu présenter au Parlement Européen à l’occasion de la Journée Internationale de la Famille (le 15 Mai 2018). Dans tous les secteurs, ensemble avec tous nos membres, nous demandons aux dirigeants européens de “Mettre en œuvre une politique qui reconnaisse la place unique, fondamentale et irremplaçable de la famille dans la société…
     
    Pour cette raison, nous défendons un meilleur équilibre entre les temps en famille et de travail, comme nous l’avons fait récemment avec la COMECE et Caritas EuropaEn effet, le Conseil de l’Union Européenne a approuvé l’approche générale sur une directive sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée pour les parents et aidants. Plus récemment, la Commission sur l’Emploi et les Affaires Socialesdu Parlement Européen a adopté son rapport sur le sujet. Nous allons continuer de suivre cette procédure, puisque nous constatons que la directive proposée se concentre davantage sur les carrières et les revenus, plutôt que sur la responsabilité des parents et des entreprises à l’égard des plus faibles dans nos sociétés.
     
    Dans cette logique, la FAFCE accueille favorablement la résolution récemment adoptée à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, qui reconnaît “que la maternité et la parentalité constituent des contributions essentielles et positives pour la société, qui ne doivent pas être considérées d’un point de vue négatif ni en aucune manière comme un obstacle au déroulement de carrière”. Cette même résolution demande aux Etats “de prendre en compte les tâches ménagères et de soins non rémunérées dans le système de retraite, de manière à garantir un traitement adéquat pour les femmes et les hommes qui choisissent d’avoir des responsabilités de soins aux personnes”. Nous sommes appelés à transmettre ces messages et faire appliquer ces propositions au niveau national.
     
    Portant un regard sur les prochaines activités de la Fédération, nous allons poursuivre celles-ci en nous focalisant sur deux axes principaux : la culture et l'économie. Dans chacun de ces domaines nous allons souligner le rôle de la famille comme cellule fondamentale de la société et nous ferons des propositions concrètes, spécialement en vue des prochaines élections européennes en mai 2019.
     
    Sur le volet économique, je suis heureux d’annoncer que grâce à notre partenariat avec la Fondation Sallux et le Comité économique et social européen, nous progressons dans le projet “Famille & Economie”. Cette fois-ci nous aurons un évènement à Bruxelles le 16 octobre intitulé “Famille et Finance: une alliance possible ?”, rassemblant des experts de toute l’Europe pour discuter de comment construire un environnement financier qui soit davantage en faveur de la famille sur notre continent.
     
    A l’occasion de la prochaine réunion du Conseil de Présidence de la FAFCE, le 6 novembre prochain, à Bruxelles, nous accueillerons le Cardinal Kevin Farrell, Préfet du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, qui prononcera un discours lors d’une conférence de haut niveau au Parlement Européen sur “La famille: écosystème pour la vie culturelle en Europe”, dans le cadre de l’année européenne du patrimoine culturel.
     
    Mais, avant tout cela, nous irons à Dublin, pour la Rencontre Mondiale des Familles (21-26 août). La FAFCE sera activement présente avec un stand et une intervention. Nous croyons fortement dans l’importance de ce rassemblement pour annoncer la beauté de la famille, et nous estimons la valeur prophétique du choix du Pape François de l’organiser dans un pays blessé par une série de changements législatifs historiques, dénaturant l’institution du mariage civil en 2015 et, en mai dernier, abrogeant le droit à la vie des enfants à naître.
     
    En amont de tous ces défis, nous ne pouvons pas éviter d’évoquer le combat spirituel qui est très grand et qui fait parti d’un plan mystérieux: c’est pourquoi nous avons décidé de répondre à l’appel du Pape François pour une intention universelle de prière pour le mois d’août, une intention qui est très proche du travail de notre Fédération: "Pour que les décisions économiques et politiques protègent les familles comme trésor de l’humanité". Puis-je vous rappeler, aussi, qu’une sainte messe est célébrée chaque matin au sanctuaire de Jasna Gora pour toutes nos familles, grâce à nos amis polonais.
     
    Toutes nos activités ne seraient pas possibles sans votre soutien dans la prière. Il s’agit là d’une première manière de rejoindre nos efforts. Si vous le désirez vous pouvez aussi nous soutenir financièrement, ainsi que par un engagement auprès de votre association locale ou par la création d’une nouvelle association si celle-ci n’existe pas déjà dans votre région.
     
    Nous sommes d’avance reconnaissants pour votre soutien à notre travail, qui consiste à défendre une “participation active et responsable de la famille dans les sphères culturelles, sociales et politiques” et promouvoir “des politiques familiales adéquates qui protègent et soutiennent les fonctions de la famille et ses droits”, comme l’a déclaré le Pape François le 16 juin 2018, célébrant le 25ème anniversaire du Forum delle Famiglie, principal membre italien de la FAFCE.
     
    Très cordialement, 
     
    Antoine Renard
    Président
  • Attaquées, les Missionnaires de la Charité (Mère Teresa) répondent à leurs détracteurs

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    De Cyprien Viet sur Vatican News :

    Inde: les Missionnaires de la Charité répondent à leurs détracteurs

    Suite à l’arrestation d’une religieuse membre des Missionnaires de la Charité dans une affaire d’adoption illégale, tous les foyers gérés par cette congrégation fondée par Mère Teresa en 1950 font l’objet d’une inspection de la part de l’administration indienne. La supérieure générale, sœur Mary Prema, a diffusé hier un communiqué pour répondre aux détracteurs de la communauté.

    Cyprien Viet - Cité du Vatican

    La supérieure générale des Missionnaires de la Charité dénonce notamment les «mythes» et les «fausses informations» diffusées au sujet de cette affaire, et s’étonne du zèle de l’administration indienne, tout en exprimant sa confiance dans les lois et les tribunaux du pays. Les sœurs sont «profondément attristées» par l’affaire survenue dans un foyer géré par la Congrégation à Ranchi, au nord-est du pays, et expriment de façon irréfutable «leur condamnation pour des actions individuelles qui n’ont rien à voir avec la Congrégation des Missionnaires de la Charité». Elles affirment leur pleine collaboration avec les enquêteurs et se disent ouvertes à toute enquête libre, équilibrée et juste.

    Sœur Mary Prema détaille les circonstances de cette étrange et complexe affaire. La religieuse et l’employée laïque impliquées, qui avaient toujours effectué en apparence un travail sérieux au sein de ce foyer pour mères célibataires, ont été arrêtées deux mois après la naissance, en mai dernier, d’un enfant qui devait être confié au CWC (Child Welfare Committee, le Comité de Protection de l’Enfance, organisme indien chargé des enfants abandonnés), mais qui ne l’a pas été en pratique. Selon la presse indienne, cet enfant aurait été vendu à un couple, et d’autres affaires sont en cours d’examen car les registres seraient incomplets. Le sujet est très sensible en Inde, où les adoptions illégales représenteraient près de 90 000 enfants par an. Mais cette affaire s’inscrit aussi dans un climat de durcissement politique de la part du parti nationaliste hindou au pouvoir, ce qui peut sembler ouvrir la voie à une instrumentalisation de cette affaire afin d’affaiblir cette congrégation et donc, à travers elle, l’Église catholique tout entière.

    La supérieure générale des Missionnaires de la Charité dénonce la brutalité des méthodes de la police qui lors de la perquisition du 6 juillet, a provoqué la saisie de 22 enfants par le CWC, parmi lesquels un nouveau-né d’à peine un mois. L’un de ces enfants est tombé gravement malade suite à ce raid et il est actuellement hospitalisé en soins intensifs. Sœur Mary Prema exprime sa peine et son étonnement face aux méthodes du CWC, un organisme  public qui considérait pourtant deux semaines auparavant ce foyer comme «un excellent environnement pour le soin des enfants». Elle rappelle plus globalement l’action des plus de 5000 religieuses membres de cette Congrégation, qui s’engagent à «continuer leur service pour les plus pauvres des pauvres avec cœur et à titre gratuit, en servant les personnes vulnérables et dans le besoin», malgré toutes les critiques sans précédent qu’elles affrontent actuellement.

  • Ouverture du procès en béatification de Chiara Corbella, jeune mère héroïque

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    Ck2cbyUWkAAmBVC.jpgLe diocèse de Rome ouvre le procès en béatification de Chiara Corbella

    Six ans après la mort de Chiara Corbella, le diocèse de Rome ouvre son procès en béatification. L’histoire et le sacrifice de cette jeune mère de 28 ans avait ému toute l’Italie, et bien au-delà.

    Manuella Affejee- Cité du Vatican

    La photo de son visage lumineux, bien que marqué par la maladie, est accrochée dans de nombreuses maisons en Italie, et surtout à Rome, sa ville d’origine, où son souvenir est évoqué avec émotion et fierté par tous ceux qui l’ont connue. En 2010, Chiara Corbella, jeune Romaine très engagée dans le Renouveau charismatique avec son époux Enrico Petrillo, est diagnostiquée d’une tumeur maligne, alors qu’elle est enceinte de son troisième enfant, -les deux premiers, atteints de graves malformations décelées in utero, étaient morts peu de temps après l’accouchement.

    Dilemme tragique, choix héroïque

    Au vu des risques pour la vie de son enfant à naitre, Chiara et son mari décident ensemble de reporter plusieurs traitements, dont une lourde opération, afin de mener la grossesse à terme. Son fils, Francesco, nait en parfaite santé en mai 2011. Commence alors une chimiothérapie intensive, qui ne réussira toutefois pas à contenir l’expansion de la maladie. Chiara s’éteint le 13 juin 2012, à l’âge de 28 ans. Ses funérailles, célébrées par le cardinal Agostino Vallini, à l'époque vicaire pour le diocèse de Rome, rassemblent des milliers de personnes, touchées par le témoignage de vie et l’héroïsme de cette jeune femme «ordinaire». Un mois et demi avant sa mort, Chiara, son mari et son fils avaient pu rencontrer le Pape Benoît XVI, informé de leur situation, et lui avaient remis une lettre; un moment très simple et «de grande consolation», avait témoigné Enrico, lors d’un entretien accordé à Radio Vatican, quatre mois après le décès de sa femme.

    Une réputation de sainteté qui grandit

    «Laïque et mère de famille, épouse et mère remplie de foi en Dieu, peut-on lire dans l’édit publié par le vicariat de Rome, son sacrifice reste comme un phare d’espérance, un témoignage de la foi en Dieu, l’Auteur de la vie, et un exemple de l’amour plus grand que la peur et la mort». Ce même document invite donc tous les fidèles à lui communiquer directement, ou à faire parvenir au tribunal diocésain, tous les éléments favorables ou contraires à la réputation de sainteté de Chiara Corbella, «qui n’a cessé de croitre ces dernières années». Ces écrits personnels seront également remis pour examen au même tribunal par le postulateur de sa cause.

  • Une étude sur le saint Suaire suscite la perplexité

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    De Vatican News

    Saint-Suaire: une étude sur les taches de sang suscite la perplexité

    Une spécialiste interrogée par Vatican News considère cette étude comme n’ayant aucune rigueur scientifique et étant motivée par des raisons idéologiques visant à décrédibiliser cette relique.

    Federico Piana – Cité du Vatican

    La nouvelle a fait le tour du monde: la moitié des taches de sang imprimées sur le suaire ne seraient pas compatibles avec la posture d’un homme crucifié. Cette étude sérieuse en apparence, publiée par des chercheurs de l’Université de Liverpool dans le Journal of Forensic Sciences, est vivement contesté par Emanuela Marinelli, spécialiste mondialement connue du Saint-Suaire, qui dénonce le manque de «rigueur scientifique» de cette étude, effectuée à l’aide d’un simple mannequin recouvert d’un linge, sur lequel on a fait tomber quelques gouttes de sang artificiel à l’aide d’une éponge pour ensuite étudier la trajectoire du sang…

    Une méthode approximative et superficielle donc, qui selon elle n’a pas le sérieux «d’autres enquêtes comme celle réalisée il y a désormais 40 ans sur des cadavres d’hommes morts par hémopéricarde» (un épanchement sanguin du cœur, dont Jésus lui-même serait mort, ndlr), avec un bistouri pointé entre la cinquième et la sixième côte, comme la lance du soldat romain. Ces études de médecine légale tendaient en effet à corroborer la relation entre les traces de sang présentes sur le Saint-Suaire et les blessures évoquées dans les récits de la Passion du Christ.

    Interrogée par Radio Vaticana Italia, la professeure Marinelli dénonce donc les études pseudo-scientifiques financées par des groupes idéologiques visant à présenter le Saint-Suaire comme un faux. Elle rappelle notamment la censure par la Rai, la télévision publique italienne, d’un documentaire dans lequel était évoquée une lettre du cardinal Anastasio Ballestrero, archevêque de Turin de 1977 à 1989, qui dénonçait l’implication de la franc-maçonnerie dans l’affaire de la datation au carbone 14, dont la thèse sous-jacente était de démontrer l’origine médiévale, et non pas antique, du Saint-Suaire. Des études ultérieures ont relancé le débat, avec notamment l’idée plausible d’une origine antique et palestinienne du Saint-Suaire, qui serait donc authentique, mais qui aurait pu, au long de deux millénaires, faire l’objet de raccommodages et de réparations avec des tissus européens plus récents.

    En tout cas, pour certains, l’objectif n’est pas seulement de nier le Christ mais aussi sa Résurrection. Comme disait le cardinal Giacomo Biffi, pour un catholique, découvrir que le Saint-Suaire serait un faux ne change rien. Cela change tout, en revanche, pour un athée. Et c’est peut-être cela qui motive certains à vouloir démontrer le caractère faux de cette relique, avec un certain acharnement idéologique, le tout sous couvert de scientificité, dénonce Emanuela Marinelli.

  • Quand le Vatican invite le public à préparer une conférence internationale sur la reconversion d'églises

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    De Carol Glatz sur presence-info.ca :

    Le public invité à préparer une conférence internationale sur la reconversion d'églises

    L’artiste Okuda San Miguel se tient dans l’ancienne église Santa Barbara, à Oviedo, en Espagne. Le lieu de culte a été transformé en skatepark, un scénario que le Vatican aimerait éviter à l’avenir.

    L’artiste Okuda San Miguel se tient dans l’ancienne église Santa Barbara, à Oviedo, en Espagne. Le lieu de culte a été transformé en skatepark, un scénario que le Vatican aimerait éviter à l’avenir.   (CNS photo/J.L. Cereijido, EPA)

     
     
    2018-07-16 10:24 ||  Vatican 
    Le Vatican participe à l’organisation d’une conférence internationale destinée à aider les diocèses à travailler avec leurs communautés locales pour trouver des utilisations «appropriées» pour la reconversion des églises désaffectées.

    Le Conseil pontifical pour la culture, en collaboration avec l'Université pontificale grégorienne de Rome et la conférence épiscopale Italienne, parrainera le rassemblement consacré à la gestion du patrimoine culturel ecclésial qui se tiendra les 29 et 30 novembre à Rome.

    D’ici l’automne, le public est invité à photographier et à publier sur le réseau de partage de photos Instagram des exemples d'églises désaffectées qui sont réutilisées de manière positive, puisque les exemples d'églises transformées en boîtes de nuit et gymnases «attirent l'attention des médias».

    Les photographies, étiquetées #NoLongerChurches, #unigre et un mot-clic du nom de l'église et de la ville, ont pour but de mettre en évidence des façons positives de préserver ou de souligner l'importance historique, sociale, artistique et sacrée de tels bâtiments.

    Les photographies doivent être affichées entre le 10 juillet et le 15 octobre, et les gagnants sélectionnés auront leurs images exposées à la conférence internationale et publiées sur les sites Web des commanditaires et dans les magazines italiens consacrés à l'art chrétien, à l'église et à l'architecture.

    Des chercheurs et des instituts universitaires sont également invités à soumettre des affiches et des documents sur des études achevées ou des projets en cours portant sur la revitalisation ou la réaffectation de lieux de culte désacralisés ou sous-utilisés.

    Des représentants des conférences épiscopales d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Océanie sont invités à assister à la conférence pour discuter et approuver les lignes directrices sur la réutilisation des propriétés ecclésiastiques désacralisées.

    Ce n’est pas la question de savoir si une église doit être désacralisée ou non qui sera au cœur des réflexions, mais bien de montrer la nécessité d'un processus de planification à long terme qui implique l'ensemble de la communauté et qui vise à parvenir à une compréhension de la façon dont ces structures devraient être réutilisées ou reconstruites.

    Le cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical pour la culture, a déclaré aux journalistes le 10 juillet que les anciens lieux de culte doivent conserver une valeur spirituelle, sociale ou culturelle au sein de la communauté et que tous les efforts doivent être faits pour sauvegarder le patrimoine, en transférant les biens mobiliers aux musées diocésains, par exemple.

    Les critères actuels pour guider ce processus, a-t-il dit, «sont trop génériques».

    Bien que les églises européennes construites pendant la Renaissance, le baroque ou d'autres périodes puissent avoir une grande valeur artistique, il ne faut pas oublier qu'une simple église en brique ou en bois en Amérique du Nord a aussi une «valeur spirituelle» importante, a rappelé Richard Rouse, membre du Conseil pontifical pour la culture.

    «Ils n’ont peut-être des fresques de Michel-Ange en guise de décoration intérieure, mais beaucoup de ces lieux de culte ont été construits grâce aux dons, au soutien et au travail acharné de générations de familles, et pour certains membres de la communauté locale, ils gardent une forte signification émotive», a-t-il confié au Catholic News Service le 11 juillet.

    La conférence «cherchera à démontrer que le patrimoine culturel de l'église, construit avec foi et charité au fil du temps, est encore capable de transmettre la culture chrétienne s’il est correctement valorisé et non perçu comme un fardeau à maintenir», ont déclaré les organisateurs dans un communiqué de presse.

    Le succès de l’événement dépendra, selon le communiqué, de la participation de la communauté ecclésiale à l'appréciation et à la gestion de son patrimoine et à la formation d'architectes, de constructeurs et de planificateurs qualifiés qui sont «culturellement motivés».

    Carol Glatz

  • Et si David et Salomon étaient invités au prochain synode des jeunes ?

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    De Sandro Magister en traduction sur le site diakonos.be :

    David et Salomon, invités spéciaux au synode des jeunes

    Le 3 octobre, date à laquelle commencera le prochain synode des évêques, se rapproche de plus en plus. Mais nous sommes déjà à la mi-juillet et le document qui est censé faire office d’ « instrumentum laboris » des discussions est pratiquement semi-clandestin.  Il a bien été présenté à la presse le 19 juin mais à l’heure actuelle, sur le site officiel vatican.va, il n’est encore disponible qu’en version italienne.

    En tout cas, ceux qui l’ont lu n’ont pas été convaincus. Pareillement, les étapes qui ont mené au synode n’ont rien produit de mémorable.  Le thème en question n’est pas des plus évidents : « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel ».  Mais le travail préparatoire a surtout consisté en une suite désordonnée d’ « écoutes », soit à travers des questionnaires soit par des convocations de jeunes diversement assortis, comme les 300 personnes présentes à Rome en mars dernier en plus des 15.000 qui étaient connectés avec eux par le web dans le monde entier.

    Des « écoutes » traitées avec des modèles sociologiques de piètre qualité afin de noter des « questions » et des « malaises » déjà bien connus. Alors qu’il suffirait de jeter un œil sur cette enquête récente du Pew Research Center de Washington pour que saute tout de suite aux yeux le fossé qui divise dans le monde entier les jeunes générations des adultes au niveau du vécu religieux, avec une nette chute de la religiosité chez les jeunes.

    > The Age Gap in Religion Around the World

    Les lacunes du travail préparatoire apparaissent surtout dans le faible nombre de propositions. Tout comme on attendait du Concile Vatican II une parole originale de l’Église au monde, on attendait du prochain synode une parole forte de l’Eglise aux jeunes générations.  Une parole qui ne soit pas celle que le « monde » est déjà capable de dire déjà mais qui ait en elle l’empreinte unique du « Verbum », du « Logos » fait homme en Jésus.

    Si c’est là tout ce qui est en jeu au prochain synode, alors le premier article du dernier numéro de « La Civiltà Cattolica » a plus de valeur en lui-même que la masse inutile des textes préparatoires produits jusqu’à présent.

    > « Io sono un ragazzo » [je ne suis qu’un enfant, NdT]

    C’est le bibliste Vincenzo Anselmo, un jésuite de 39 ans, qui en est l’auteur. Il s’occupe notamment à Naples de la formation des futurs prêtres diocésains du Sud de l’Italie.  Dans son article, il prend comme modèle pour l’Église – en ce qui concerne les jeunes générations – la manière dont Dieu agit avec David et Salomon, tous deux appelés quand ils étaient très jeunes à des rôles inconcevables selon des critères humains et pourtant décisifs dans l’histoire du salut.

    Aussi bien David que Salomon sont valorisés par Dieu notamment pour leurs talents – habileté, courage, sagesse -, peu reconnus voire raillés au début par leurs contemporains, et plus encore pour la détermination de David à transmettre à son fils Salomon la loi et les promesses divines auxquelles il faut rester fidèle dans l’écoute et dans l’obéissance.

    Et Dieu ne se montre pas indulgent quand Salomon sacrifie sur les hauteurs, cédant ainsi à cette idolâtrie qu’était le séduisant « air du temps ». En fait, c’est même là qu’il lui apparaît et qu’il réveille en lui le désir d’un « cœur qui écoute » la parole divine avant et plus que toute autre parole d’homme, selon ce qui deviendra jusqu’à notre époque la prière quotidienne du croyant juif : « Shema’ Israël », « Écoute Israël ».

    Après avoir également rappelé l’histoire du prophète Jérémie, désemparé par la mission à laquelle Dieu l’appelle alors que « je ne sais pas parler, je suis un enfant », le Père Anselmo conclut ainsi son article : « Dans l’histoire du salut, le Seigneur compte sur les jeunes et il va même jusqu’à confier le sort de son peuple à certains d’entre eux ».

    Il faut espérer qu’en synode, les évêques se débarrassent de la banale sociologie des textes préparatoires et assument sérieusement cette leçon des Saintes Écritures.

    *

    En marge de cet article, il faut également signaler que des protestations se sont élevées parmi les jeunes convoqués à Rome pour la réunion pré-synodale des 19-24 mars 2018 à propos du document que le Secrétariat du synode a élaboré à l’issue de la réunion.

    En particulier, un groupe nombreux de jeunes entre 16 et 29 ans en provenance des États-Unis d’Amérique, du Pakistan de Hong-Kong, de Pologne, d’Irlande, d’Angleterre et d’autres pays encore, ont adressé au Pape François un document argumenté alternatif en anglais qui a été présenté et publié intégralement le 21 mai sur LifeSite News :

    > Catholic youth issue their own pre-Synod text: Proclaim truth « without apology »

    Voici ce qu’on peut y lire entre autres:

    « We desire the Church to be popular, as we desire all to know the love of Christ. However, if the choice is between popularity and authenticity, we choose authenticity. »

    Et encore:

    « We reject utterly the notion that the Church needs to change her teaching to accommodate the world. »

    Une traduction en italien du document est maintenant disponible :

    > Una risposta al documento finale del pre-sinodo 2018

  • Le pape : un dictateur ?

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    Lu sur le site de Riposte catholique :

    Parution attendue : « Le Pape dictateur »

    Lorsque parut, en novembre 2017 sous la forme d’un livre numérique Il Papa Dittatore, d’un auteur signant du pseudonyme Marcantonio Colonna, ce fut un sacré coup de tonnerre dans un ciel romain qui n’était pourtant pas azuréen… Il ne fallut guère de temps pour que le pontificat du pape François commencé dans l’étonnement, accumule des volutes de réticences, des voiles d’incompréhensions voire d’épais nuages de doutes. La parution, e décembre suivant,  de la première édition “papier” en anglais chez Regnery, aux États-Unis, de The Dictator Pope, allait donner une dimension internationale à cet ovni éditorial qui, au milieu de la papolâtrie médiatique ambiante, jetait sur le pontificat une lumière crue non sans affoler certains secteurs de la Curie. L’ouvrage, qui allait connaître une seconde édition révisée en langue anglaise au mois d’avril dernier, s’installait dans la liste des livres à succès dans ses versions électroniques et imprimées. Entretemps, l’auteur avait révélé, le 19 mars 2018, sa véritable identité. Il s’agissait d’Henry Sire, historien britannique, historiographe de l’ordre de Malte et fin connaisseur de la Ville éternelle où il a passé de longues années. Les Presses de la Délivrance viennent d’avoir le courage de publier en français Le Pape dictateur, dans une fluide traduction de Jeanne Smits. Henry Sire est tout sauf un polémiste, mais il est éberlué du conformisme des médias anglophones et francophones sur l’actuel pontife romain. En effet, à la différence des médias italiens ou hispanophones, qui n’hésitent pas à montrer la réalité du pontificat, les médias occidentaux prétendent que le pape François est un grand réformateur opposé à des cardinaux “ultra conservateurs”. La réalité, c’est que, depuis cinq ans, la réforme de la Curie n’a guère progressé. Pire, le pape a stoppé de nombreuses réformes entamées par Benoît XVI. En particulier, la réforme des finances et la réforme des mœurs. La secrétairerie d’État a repris le contrôle des finances – obtenant, en particulier, l’éviction du cardinal Pell, trop indépendant et donc trop “dangereux” pour certaines coteries. En six chapitres fort documentés, Henry Sire nous offre une substantielle contre information sur les origines et la réalité du pontificat : La mafia de Saint-Gall, Le cardinal venu d’Argentine, Une réforme ? Quelle réforme ?, De nouveaux sentiers (tortueux), Miséricorde ! Miséricorde !, et Kremlin Santa Marta… Nous reviendrons abondamment sur ce livre passionnant, mais il faut absolument que ce soit un succès – malgré la conspiration du silence médiatique qui va probablement s’abattre sur lui. Alors, achetez-le, lisez-le, offrez-le. Et profitez de l’offre des Presses de la Délivrance : les frais de port sont offerts jusqu’au 31 juillet !

    Pour le commander, c’est ici !

  • Vient de paraître : le magazine trimestriel « Vérité et Espérance-Pâque Nouvelle », n° 107, été 2018

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    Le magazine trimestriel « Vérité & Espérance – Pâque Nouvelle » édité par l’association « Sursum Corda » (responsable de l'église du Saint-Sacrement à Liège) a publié sa livraison de l’été 2018. Tiré à 4.000 exemplaires, ce magazine abondamment illustré parcourt pour vous l’actualité religieuse et vous livre quelques sujets de méditation.Les articles mentionnés en bleu sont disponibles sur le blog de l'église du Saint-Sacrement (cliquez sur les titres ci-dessous pour y accéder).

    Au sommaire de ce numéro n° 107 (été 2018) : 

    contrat Delta ingenieur stabilité339.jpg

    La Fête-Dieu 2018 à Liège

    Fête-Dieu : l’office primitif

    La réception de l’Eucharistie à travers le temps

    A contretemps : bioéthique, spiritualité, scientisme

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    Rome et le monde : 

    Pape François : quel bilan pour cinq années de pontificat ?

    Qui peut communier ?

    L’accès des conjoints luthériens allemands à la communion sacramentelle

    Célibat sacerdotal en péril : le cardinal Sarah monte au créneau

    Efflorescence du catholicisme en Afrique

    Belgique :

    Avortement : encore plus permissif ?

    Vers une reconnaissance symbolique des couples homosexuels par l’Eglise ?

    Un attentat « islamiste » au Boulevard d’Avroy à Liège

     

    Secrétaires de Rédaction : Jean-Paul Schyns et Ghislain Lahaye

    Editeur responsable: SURSUM CORDA a.s.b.l. ,

    Rue Vinâve d’île, 20 bte 64 à B- 4000 LIEGE.

     

    La revue est disponible gratuitement sur simple demande :

    Tél. 04.344.10.89  e-mail : sursumcorda@skynet.be 

    Les dons de soutien à la revue sont reçus  avec gratitude au compte IBAN:

     BE58 0016 3718 3679   BIC: GEBABEBB de Vérité et Espérance 3000, 

    B-4000 Liège

     JPSC

  • Les restes du dernier tsar de Russie, Nicolas II, et de sa famille authentifiés

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    De Caroline Becker sur le site « aleteia » (17 juillet) :

    « Alors que la Russie commémore le centenaire de l'assassinat de la dernière famille impériale russe, les autorités viennent d'annoncer officiellement l'authentification des restes du tsar Nicolas II et de sa famille :

    Nicolas II web3-nicolas-ii-tzar-family-library-of-congress.jpg w=1200.jpgLes restes supposés du tsar Nicolas II et de sa famille pourront-ils bientôt être inhumés religieusement ? Les nouveaux résultats semblent le confirmer. Les autorités russes ont annoncé cette semaine que les restes du tsar Nicolas II, de son épouse et de trois de leurs filles avaient bien été authentifiés comme étant ceux de la famille impériale, tragiquement assassinée il y a 100 ans.

    Lire aussi :

    Vladimir Federovski revient sur le martyre de Saint Nicolas II Romanov

    L’Église orthodoxe frileuse

    Nicolas II, son épouse Alexandra Fedorovna, leurs quatre filles et leur fils ont été fusillés par les bolchéviques dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 à Ekaterinbourg, dans l’Oural. Les corps ont ensuite été jetés à la va-vite dans une fosse commune aux environs d’Ekaterinbourg. Reconnus comme martyrs du bolchévisme, ils ont été canonisés par l’Église orthodoxe en 2000.

    Les restes de la famille impériale, retrouvés dans la fosse commune en 1979 et aujourd’hui enterrés dans la forteresse Pierre et Paul Saint-Pétersbourg, ont déjà fait l’objet d’analyses génétiques. En 1998, le gouvernement russe avait ainsi officiellement reconnu l’authentification des restes comme appartenant à Nicolas II, son épouse et trois de ses filles. Mais l’Église orthodoxe avait, quand à elle, toujours réfuté ces résultats.

    Une enquête ouverte depuis 2015

    À sa demande, de nouveaux tests ont donc été exigés en 2015 afin de faire des comparaisons avec d’autres membres de la famille impériale. Pour la première fois, les restes du précédent tsar, Alexandre III, ont donc été exhumés afin de prouver que Nicolas II et lui était bien « père et fils ». Ces nouveaux résultats ADN semblent confirmer ce qui avait déjà été authentifié en 1998. Le porte-parole de l’Église orthodoxe, Vladimir Legoïda, a salué le travail des enquêteurs et a souligné que le clergé examinerait avec attention ces nouveaux résultats. Les restes présumés des deux autres enfants du tsar, Alexeï et Maria, retrouvés seulement en 2007, n’ont pour le moment pas encore fait l’objet de prélèvements ADN, faute d’accord entre les autorités et l’Église orthodoxe.

    En attendant les conclusions officielles de l’Église orthodoxe, le patriarche Kirill a guidé, ce jour, la procession organisée en l’honneur du centenaire de l’assassinat de la famille impériale. Celle-ci a quitté, vers deux heures du matin, le lieu où ont été tués le tsar et sa famille pour rejoindre à pied le monastère de Ganima Iama, construit en leur honneur, situé à 21 kilomètres de Ekaterinbourg.

    Lire aussi :

    « Nicolas II et Alexandra de Russie », le retour de la mémoire russe

    Ref. Les restes du dernier Tsar de Russie, Nicolas II, et de sa famille identifiés

    L’hymne officiel de l’empire russe de 1833 à 1917 :

    La vidéo ci-dessous rend compte de la procession, avec le patriarche Cyrille, qui a eu lieu le 17 juillet (nuit du 16 au 17), à Ekaterinbourg en Russie, pour le centenaire de l'assassinat du tsar Nicolas II et de la famille impériale. 100. 000 personnes y ont participé :

    JPSC

  • Quand le Festival d’Avignon inscrit au programme la théorie du genre et le mariage pour tous, Mgr Cattenoz met les points sur les i.

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    Lu sur le blog « Salon beige »:

    Cattenoz 20150121_32.jpg" Extrait de l'homélie de Mgr Cattenoz prononcée dimanche à l'occasion de la messe du Festival d'Avignon qu'il présidait, et retransmise par France Culture :

    "[...] Le Festival d’Avignon bat son plein, un lieu merveilleux où l’humanité s’interroge librement à travers le théâtre sur ce qu’elle vit et ce qu’elle est, véritable brouillon de culture. Le festival est un lieu merveilleux pour répondre à l’appel de Jésus à évangéliser. Cette année, devant le thème du festival, le genre, je lance un appel à la conversion et à la découverte du message de l’Évangile que la lettre de Paul nous a présenté de manière merveilleuse.

    Je n’ai jamais rencontré de L, de G, de B, de T, et paraît-il, maintenant de Q ; je ne connais et ne vois que des personnes humaines avec toute la richesse de leur féminité et de leur masculinité inscrite dans leur chair et jusque dans leur être le plus profond. Je continue de m’émerveiller devant la complémentarité de l’homme et de la femme. Au nom même de celle-ci, je m’émerveille encore, devant l’amour qui jaillit entre eux et débouche sur le don de la vie. Le mariage pour tous peut bien exister, ce ne sera jamais qu’une amitié, aussi belle soit-elle.

    Comme le prophète Amos, je voudrais dénoncer une société aux comportements incohérents et qui n’a pas compris quel merveilleux projet de vie Dieu lui proposait.

    Il n’y a rien de nouveau sous le soleil dans notre société ! Elle se vautre dans un pseudo bien-être matériel, usant des trois quarts des richesses de la planète, sans comprendre pourquoi les vagues migratoires des plus pauvres des pauvres se succèdent à nos portes. Que la Mer Méditerranée devienne un immense cimetière ne semble pas gêner grand monde !

    Cependant, devant ses incohérences, notre société n’est pas à court d’idées : l’avortement, le suicide assisté, la PMA, la GPA, l’eugénisme tout devient possible au nom d’un principe devenu premier depuis les années 68 : « il est interdit d’interdire, on a bien le droit, on a tous les droits, mon plaisir est mon droit. »

    Depuis des années, le processus est bien rodé : changer le vocabulaire, dépénaliser la réalité et en faire un droit. Dans quelques années, nous aboutirons à un sommet : « Homodeus ! » où l’algorithme sera roi. Heureusement, comme autrefois, le colosse a des pieds d’argile !

    Au risque de choquer, je voudrais simplement rappeler les paroles de Jean-Paul II : « L’avortement est le crime le plus abominable qui soit, car la victime n’a même pas la possibilité de crier sa souffrance » (EV 50). Je voudrais citer Mère Teresa : « l’avortement est une réalité abominable, car une mère tue son propre enfant ». Je vous avoue que j’ai pleuré en voyant conduire au Panthéon de la République le corps de celle qui a permis la légalisation de l’avortement. Je voudrais enfin citer le Pape François qui récemment a eu le courage de dire haut et fort ceci : « J’ai entendu dire que c’est la mode – ou du moins, c’est une habitude – de faire certains examens pendant les premiers mois de la grossesse, afin de voir si le bébé va mal, ou s’il y a un problème. Dans ce cas, la première proposition est :“On l’élimine ?” L’homicide des enfants. Et pour avoir une vie tranquille, on élimine un innocent. [...] Au siècle dernier, tout le monde était scandalisé par ce que faisaient les nazis pour entretenir la pureté de la race. Aujourd’hui, nous faisons la même chose, mais avec des gants blancs » (2018 08 18).

    Face à cette anthropologie enfermée dans une impasse, Paul nous présente le projet de Dieu le Père sur nous : devenir dans le Christ ses enfants bien-aimés, partager sa propre vie divine au souffle de l’Amour de l’Esprit Saint, et cela dès maintenant et pour toujours. Jésus nous invite à témoigner de ce merveilleux projet divin au cœur de notre société d’aujourd’hui, aussi nous voulons au cœur du festival porter témoignage de Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie. Jean Vilar l’avait compris, lui qui a toujours demandé que le programme de la présence chrétienne au festival soit noté dans le programme lui-même.

    Il y a quelques jours, je demandais à des personnes atteintes de handicaps : « Quelle est la dernière merveille de Dieu dont vous avez été témoins ? » Claire, une jeune femme polyhandicapée m’a dit : “moi je m’émerveille de savoir que je vis et que je vivrai pour toujours en Jésus !” Et Madona, une femme atteinte de trisomie 21, a ajouté avec ses mots à elle : “Moi, quand je vois le prêtre qui lève l’hostie à la messe, je vois papa, maman, et tous les saints du ciel !” Quelle leçon d’humanité ! Oui, toi mon frère, même si tu n’acceptes pas ce témoignage de Claire et de Madona, même si tu ne partages pas ce merveilleux projet divin, tu restes mon frère et nous pourrons vivre ensemble une véritable fraternité, car c’est l’Amour seul qui compte. AMEN 

    Michel Janva "

    Ref. Mgr Cattenoz : Le mariage pour tous peut bien exister, ce ne sera jamais qu’une amitié

    Lorrain d’origine (il est né à Maxéville en 1945), Mgr Jean-Pierre Cattenoz a obtenu son doctorat en théologie à l’Institut catholique de Toulouse et fut ordonné prêtre en 1983 pour l’archidiocèse d’Avignon où il débuta son ministère avant de partit comme prêtre « Fidei Donum » à N'Djaména au Tchad. Il y fut  directeur des études du séminaire de Bakara pendant six ans. De retour en France, il enseigna au grand séminaire d'Avignon et au Studium de théologie de l'Institut Notre-Dame de Vie. De 2000 à 2002, il est responsable de la branche sacerdotale de cet institut de spiritualité carmélitaine, avant d’être nommé archevêque d’Avignon par Jean-Paul II (juin 2002).

    Rapidement après sa prise de fonction, il fut pris à partie par les milieux libéraux de son diocèse contestant sa politique d’implantation de communautés religieuses « étrangères » (qui ne tardèrent pas à susciter des vocations) et la fermeture du séminaire interdiocésain d’Avignon (très ouvert aux « valeurs » de la postmodernité). La promulgation d'une « charte diocésaine de l'enseignement catholique », qui demande aux élèves non catholiques des établissements catholiques de participer aux cours de première évangélisation ou de catéchèse, acheva de heurter la frange moderniste de son « gouvernement » diocésain qui réclama publiquement sa démission. Mais il fut confirmé dans son poste par le pape Benoît XVI (janvier 2010). Sous le règne du pape François, une nouvelle tentative libérale pour l’écarter, fit également long feu.

    JPSC

  • Belgique : le nombre d'euthanasies en forte hausse

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    Lu sur le blog « Salon Beige » :

    « Comme pour l'avortement, la légalisation de la mise à mort des personnes considérées comme inutiles provoque l'accroissement du nombre de demandes. Les personnes âgées ou malades se sentent, sous la pression de leur entourage, obligées de demander leur assassinat. Par conséquent, il est normal que le dernier rapport de la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie (CFCEE) en Belgique témoigne d’une forte augmentation du nombre d’euthanasies pratiquées entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre 2017. Passant de 2028 en 2016, à 2309 en 2017, soit une hausse de 13 %. Jacqueline Herremans, présidente de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité et membre de la CFCEE, a le toupet de commenter ainsi :

    « L’euthanasie est clairement entrée dans les mœurs. Parmi les hypothèses expliquant cette augmentation, l’effet générationnel est évident : la loi, votée en 2002, est désormais mieux connue par les générations les plus concernées. Aujourd’hui, l’information est mieux diffusée. »

    Le groupe le plus important est celui des patients âgés de plus de 80 ans : 38,4 %. Le rapport ne note que [sic, ndB] deux euthanasies de mineurs. »

    Ref. Belgique : le nombre d'euthanasies en forte hausse

    JPSC

  • Chantal Delsol : « L’identité européenne est une matrice ». Vraiment ?

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    Lu sur le site « aleteia » :

    « Avec Rémi Brague et Philippe Bénéton, la philosophe est signataire de La Déclaration de Paris, un long plaidoyer en faveur d’une Europe en laquelle croire à nouveau. De nombreux intellectuels européens ont déjà signé ce texte stimulant qui, un an avant les élections européennes, invite à réinsuffler de la spiritualité dans le projet européen et à se garder de l’idéologie universaliste. Entretien.

    Aleteia : Quelle est l’origine de ce manifeste ?

    Chantal Delsol : Un groupe informel d’universitaires et d’écrivains libéraux-conservateurs, venus de tous les pays européens, se réunit depuis longtemps, tous les ans ou tous les deux ans. En juin 2017, ils ont organisé un colloque à Paris dont ce texte est le fruit. Ces intellectuels ressentent un profond malaise devant l’Europe telle qu’elle évolue et craignent qu’elle n’emporte les peuples vers un futur dangereux. L’émergence des démocraties illibérales en Europe centrale, le Brexit, les remous politiques en Italie, en sont quelques signaux précurseurs. Si les dirigeants européens ne l’ont toujours pas compris, on est en droit de s’inquiéter.

    Le traité de Rome de 1957 portait-il en lui le germe de cette évolution ?
    Je considère que les principes fondateurs ont été dévoyés. Les intentions qui ont guidé la construction européenne étaient bonnes à l’origine. Faire l’Europe ne saurait être remis en cause. Je souhaite pour ma part la mise en place d’une véritable Europe fédérale dans laquelle chaque État-membre conserverait le maximum de prérogatives selon le principe de subsidiarité. Ce choix suppose l’abandon de certaines de leurs souverainetés : pas seulement la souveraineté monétaire, mais aussi le droit de désigner un ennemi, prérogative régalienne par excellence. Je précise qu’il s’agit là d’un point de vue personnel que les signataires de la Déclaration de Paris ne partage pas nécessairement.

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    On les appelle les Pères de l’Europe. Qui sont-ils ?

    Quel serait le principal point commun des signataires de la Déclaration de Paris ?
    Nous estimons tous que l’Europe n’est pas assez incarnée. L’idéologie universaliste et abstraite qui s’épanouit à Bruxelles est totalement déconnectée. Considérer que l’on est citoyen du monde et non citoyen d’un pays est un déni complet de réalité. Nous sommes des êtres de chair, dotés de cinq sens, et nous avons besoin d’être ancrés sur un sol et dans une histoire, ici et maintenant. Rappelez-vous la véritable hystérie suscitée en 2012 par les auréoles de saints Cyrille et Méthode qui apparaissaient sur les pièces de monnaie slovaques. Les instances européennes avaient alors multiplié les injonctions pour les faire retirer, mais avaient finalement échoué. Cet épisode traduit bien la volonté de tout désincarner, systématiquement. Et cela, c’est insupportable : les peuples ne peuvent pas accepter cela.

    Cette désincarnation est-elle le fruit d’une volonté explicite ?
    Je ne crois à pas en un quelconque complot. En revanche, à la tête de l’Europe, de hauts responsables préconisent ouvertement un universalisme cosmopolite et désincarné. Ce qui implique la disparition des frontières et l’instauration d’un libéralisme généralisé, y compris du point de vue culturel. L’ambition finale est de détruire tous les particularismes, y compris la famille, pour que chacun d’entre nous devienne un citoyen du monde. Cette idéologie puise dans la philosophie des Lumières françaises.

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    Cette Europe ultra-libérale multiplie pourtant les règles. Comment expliquer ce paradoxe apparent ?
    Dans l’idéologie universaliste et humanitariste, éminemment matérialiste, la santé du corps et le bien-être sont considérés comme l’un des biens les plus précieux au monde, si ce n’est le plus précieux. Or les normes produites par Bruxelles visent pour la plupart à circonscrire tous les risques qui pourraient menacer le corps et le confort. Au grand détriment de l’esprit. Peu importe si les enfants regardent des programmes ahurissants sur les écrans, du moment qu’ils consomment assez de protéines chaque jour, pourrait-on résumer d’une image.

    À rebours de l’universalisme, quels sont les principes fondateurs de la culture européenne ?
    La culture commune européenne est établie sur trois piliers. Le premier, c’est le concept de vérité qui nous distingue des autres civilisations fondées sur les mythes. Depuis Parménide, Socrate et le judéo-christianisme, nous vivons dans une culture de vérité et non plus dans une culture de mythes. L’Évangile, texte fondateur de notre culture, est un récit daté. Il rapporte des faits qui ont eu lieu. Le Christ a existé, c’est une vérité, que l’on croit en sa nature divine ou non. De l’idée de Vérité découlent notamment les sciences. Le deuxième pilier est l’humanisme de distance : la protection que nous accordons à nos semblables s’accompagne du respect de leur autonomie. Cette spécificité s’est développée à la fin du Moyen-Âge et à la Renaissance avec des penseurs comme Guillaume d’Ockham, Marsile de Padoue et Comenius. De là vient la démocratie moderne. Le temps, enfin, est le troisième pilier. A partir des Juifs et des chrétiens, le temps n’est plus circulaire mais fléché. Personne ne nous impose notre histoire : c’est nous qui la faisons. De là provient l’idée moderne de Progrès.

    Il s’agit là des fameuses racines chrétiennes de l’Europe ?
    Le combat pour les racines chrétiennes de l’Europe n’est ni identitaire ni religieux. De ces trois piliers découlent en effet les sciences, la démocratie, le progrès. Nier ces racines, c’est menacer ces trois héritages dont nous bénéficions tous, et pas seulement les chrétiens. L’identité est une matrice. Si nous la détruisons, ce qui en sortira n’aura plus rien de commun avec ce qui nous constitue fondamentalement depuis des siècles.

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    Quel défi particulier l’Islam lance-t-il à l’Europe ?
    Face à un islam conquérant, nous sommes anesthésiés. Notre culture nous a fait passer de la civilisation du héros à celle du marchand. Nous sommes ainsi devenus des marchands, indulgents, emplis de mansuétude et de tolérance. Mais les marchands perdent toujours face à des guerriers déterminés. Et comme l’islam impose une culture de la soumission et empêche toute culture de la critique, ceux des musulmans qui aspirent à adopter notre mode de vie préfèrent se taire.

    Pourquoi les élites ne mesurent-elles pas le phénomène que vous pointez ?
    Les élites manquent de courage pour défendre leur propre culture. C’est un phénomène bien connu depuis les anciens. Avec la sophistication de la culture, et le développement du confort à tous points de vue, on devient incapable de fermeté, incapable de dire non. Ainsi, ceux qui l’emportent sont ceux qui n’ont pas ces scrupules d’hyper-civilisation (certains diraient :  ces scrupules décadents). Les pays d’Europe centrale sont à cet égard plus réalistes que nous, plus courageux pour défendre leur culture.

    Quelle interprétation donnez-vous au discours du pape François sur l’accueil des étrangers ?
    Il est normal que le pape François mette l’accent sur la charité, mais il sait très bien que le problème politique est majeur. Le problème de l’immigration est une tragédie cornélienne : deux valeurs, également importantes et affamées, se battent sans que l’une puisse avoir raison de l’autre. D’une part, la charité qui impose de recevoir les réfugiés ; d’autre part, le devoir politique qui impose de sauvegarder les valeurs culturelles de la société qui reçoit. Le discours de la pure charité, celui du Pape François ou de Merkel est ici dénué de sens. Un individu peut décider de se jeter à l’eau pour sauver son prochain, un chef politique n’a pas le droit de sacrifier sa société : elle ne lui appartient pas.

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    Dans ce sombre tableau de l’Europe d’aujourd’hui, quelles seraient les raisons d’espérer ?
    Depuis la chute du mur de Berlin l’Europe centrale est porteuse de beaucoup d’espoir, en particulier la République Tchèque, la Pologne et la Hongrie. Ces peuples dont nous partageons les racines, ont vécu une histoire tragique pendant cinquante ans. Aujourd’hui, l’idéologie matérialiste du confort a beaucoup moins d’emprise sur eux que sur nous. Ils savent ce qu’est l’histoire tragique. Ils ont conservé une forte sensibilité à la dimension spirituelle de l’existence, comme en témoignent par exemple les écrits de Jan Patocka, Jozef Tischner ou Leszek Kolakowski, qui ont été traduits en français. Si on voulait bien les écouter un peu, au lieu de se moquer d’eux, ils pourraient nous apprendre beaucoup.

    Rémi Brague, Philippe Bénéton, Chantal Delsol, La déclaration de Paris, Paris : Le Cerf, 2018, 77 p., 5 euros.

    Ref. Chantal Delsol : « L’identité européenne est une matrice ».

    Ouvrons tout simplement les yeux autour de nous : en un demi-siècle l’Europe a profondément changé. Le mythe européen qui s’est construit après la seconde guerre mondiale, sur les ruines du nationalisme et des empires coloniaux, a généré des institutions bureaucratiques qui n’inspirent plus personne aujourd’hui. Pour paraphraser Metternich, l’Europe occidentale ne sera bientôt plus qu’une expression géographique, un espace où s’entrecroisent les fantômes apostats d’un monde ancien qui s’effondre sur lui-même et la meilleure part du monde postcolonial qui l’absorbera peu à peu sans que, jusqu’ici, elle ne contracte ses virus les plus mortifères, ceux dont témoigne « a contrario » la crise islamiste.  On parlait jadis du péril jaune mais c’est un autre continent qui arrive et il ne partage pas les "valeurs" identitaires du déclin postmoderne.  Sous le ciel européen, quel visage aura donc l’Eurafrique à la fin de ce siècle : celui de l’antiquité tardive moribonde ou  celui d’un moyen âge promis à de nouvelles lumières? L’histoire est un éternel retour. Passons sans crainte aux « barbares » : au risque de scandaliser quelques-uns, je dirais que c’est ce que le pape François a, peut-être, compris.

    JPSC