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Belgique - Page 191

  • Insécurité au Congo : le pape s’en mêle

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    cathédrale Bukavu.jpgRécemment à Liège, un religieux congolais séjournant en Belgique nous parlait de l’insécurité à Bukavu en évoquant, par contraste, le Rwanda voisin : à la sortie de la ville,  passé le pont de la Rusizi  (la rivière qui déverse les eaux du lac Kivu dans le lac Tanganyika) l’ordre règne : nous sommes en terre rwandaise où, même le soir, on peut se promener sans crainte, alors que le grand collège des jésuites sur la presqu’île congolaise de Nya-Lukemba, autrefois d’accès sans entrave aucune, s’est aujourd'hui hérissé de grilles et de murs d’enceinte. Le site Aleteia nous parle de cette insécurité récurrente dans un pays où, dans des temps devenus lointains, règnait la  « pax belgica » (photo, la cathédrale de Bukavu, Notre-Dans de la Paix, construite par les Belges dans les années 1950):

    "Le père Joseph Mulimbi Nguli, 52 ans, vicaire de la paroisse Saint-Martin de la commune de Katuba, à Lubumbashi, dans le Haut Katanga, a été tué dans la nuit du 21 au 22 octobre, dans une embuscade tendue par des inconnus alors qu’il rentrait chez lui. Le prêtre a succombé à un tir de Kalachnikov au ventre, rapporte l’agence Fides qui fait état d’une détérioration des conditions de sécurité dans de vastes zones du pays, dénoncée récemment par les évêques congolais.

    « Nous sommes préoccupés par la situation politique et des informations de massacres à répétition au Nord Kivu », soulignent les évêques du pays dans un message publié au terme de la réunion du Comité de la Conférence épiscopale chargé de suivre le processus électoral dans le pays, en vue d’une future élection présidentielle, initialement prévue d’ici décembre prochain. Les évêques déplorent des violences et tueries dans la ville et le territoire de Beni, au Kasaï Central, où font rage des affrontements entre forces de l’ordre et miliciens du chef coutumier Kamuina-Nsap, et au Katanga ensanglanté par des conflits intercommunautaires.

    Lire aussi « La tragédie congolaise dans les yeux d’un prêtre missionnaire (1/2) »

    Des attaques répétées sont également signalées contre des paroisses et certaines communautés religieuses, notamment à Kinshasa, à Kananga et à Bukavu, où les épisodes de banditisme se sont multipliés.

    Le Pape s’en mêle

    Le 26 septembre dernier, le Pape s’est entretenu de la situation avec le président congolais Joseph Kabila, reçu au Vatican pour la troisième fois, après Jean Paul II en 2002 et Benoît XVI en 2008. Si dans les entretiens il a été question de « l’importante contribution de l’Église catholique à la vie de la nation à travers ses institutions éducatives, sociales et sanitaires », une attention particulière a été accordée à la situation politique dans le pays et aux récents affrontements qui, de la capitale Kinshasa, se sont étendus au reste du pays. Les deux hommes ont souligné « l’importance d’une collaboration entre les acteurs politiques et les représentants de la société civile et des communautés religieuses » qui favorise l’instauration d’ « un dialogue respectueux et inclusif  » pour le bien du pays, et « le besoin urgent d’une coopération au niveau national et international pour apporter l’assistance nécessaire et rétablir la paix civile ».

    Ref. Un prêtre fauché par une rafale dans la nuit Katangaise

    JPSC

  • Liège : les messes du week-end de la Toussaint 2016 à l’église du Saint-Sacrement

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    EGLISE DU SAINT-SACREMENT

    Boulevard d’Avroy, 132 à Liège

    LES MESSES DU WEEK-END DE LA TOUSSAINT

    tous les saints.jpg 

    Dimanche 30 octobre 2016 

    10h00, messe en latin (missel de 1962) : fête du Christ-Roi, chants grégoriens et orgue, propre de la messe "Dignus est agnus"

    11h15, messe en français (missel de 1970) : messe du XXXIe dimanche ordinaire, chants grégoriens, orgue et violoncelle 

    Mardi 1er novembre 2016

    10h00, messe en latin (missel de 1962) : chants grégoriens et orgue, propre de la messe « Gaudeamus ».

    11h15, messe en français (missel de 1970) : chants grégoriens, orgue et violoncelle.   

    Mercredi 2 novembre 2016

    18h00, messe en français (missel de 1962) : messe de la commémoration des fidèles défunts, chants grégoriens de la messe de « Requiem », orgue et violoncelle.

    Renseignements : sursum corda, tél. 04.344.10.89

    Web : http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com 

    JPSC

  • Lutte des classes, le retour?

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    On nous écrit :
     
    La province de Namur qui est gérée par une majorité MR-CDH a organisé la semaine dernière une journée de réflexion sur les moyens de lutter contre la pauvreté. Un de nos amis y a participé en tant qu'"acteur social". Il en est revenu effrayé et révolté. La journée était animée par Christine Mahy qui est, entre autres, une militante du PTB. le discours était d'une simplicité déroutante: s'il y a des pauvres, c'est à cause des riches, du gouvernement, des patrons, des professeurs, des centres PMS, du CPAS, des médecins, etc., etc. Quelques personnes (trop peu) sont sorties scandalisées. Christine Mahy avait emmené avec elle quelques témoins-pauvres dont le discours fut très édifiant: "quand je vais chez le docteur, il me traite comme de la merte...", avec l'accent qui va avec...

    Si le PTB noyaute le réseau social, on va se retrouver dans la bonne vieille configuration de l'action marxiste-léniniste au XIXe siècle. Ici se vérifie le constat selon lequel le marxisme ne s'intéresse pas au prolétariat parce qu'il est pauvre ou faible mais parce qu'il est une force...

    Et moi qui naguère regardais les militants du PTB avec une certaine tendresse! Le PTB a un local non loin de chez moi et certains soirs, passant devant ce local largement ouvert sur la rue, je voyais avec émotion et nostalgie un petit groupe de militants assis en rond, des documents entre les mains...
  • Trouver d'autres destinations pour des églises désertées ?

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    Lu dans De Standaard (26 octobre, p. 33 - via la Revue de presse de l'archevêché) :

    Dilbeek cherche une nouvelle destination pour quelques églises et presbytères

    L'échevin du patrimoine de Dilbeek Jef Vanderoost (CD & V): "Nous croyons que nos églises sont toutes reconnues comme des bâtiments de valeur qui ne sont pas seulement importantes du point de vue patrimonial mais aussi qui ont souvent une valeur personnelle pour les gens. De plus, nos villages ne sont pas les mêmes sans l'église et le presbytère. Mais l'utilisation de ces bâtiments diminue 16kerksintmartensbodegem.jpgmalheureusement. Par exemple, l'église de Sint-Martens-Bodegem, est vide depuis longtemps. Il serait agréable de pouvoir à nouveau utiliser ce bâtiment." Par conséquent, la municipalité constitue un groupe pour plancher sur ce que pourrait être l'avenir des bâtiments d'Eglise. Cela se fait en consultation avec le diocèse, les doyens, l'administration ecclésiastique, le conseil de fabrique de l'église, les prêtres de paroisse et les paroissiens. "Nous espérons que pour la fin 2017, nous aurons un plan approuvé pour les églises." Afin de susciter un soutien suffisant, la commune de Dilbeek veut organiser une tournée des paroisses. Le groupe de travail va parler aux gens dans chaque paroisse au sujet de leur vision personnelle de l'église locale. Donc, l'avenir sera largement accepté par tous dans la paroisse.

  • Frédéric Lenoir ouvrira "Rivespérance"; un choix judicieux ?

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    "Rivespérance" est le grand rendez-vous auquel on nous convie la semaine prochaine... Il s'ouvrira par une grande conférence de Frédéric Lenoir, un auteur très en phase avec une certaine intelligentsia "progressiste" qui se fiche de l'orthodoxie catholique comme d'une vieille guigne. Mais est-ce un choix judicieux ? On peut en douter à la lecture de cet article d'Astrid de Larminat :

    Frédéric Lenoir, Dieu à toutes les sauces

    PORTRAIT- Le directeur du Monde des religions, auteur de best-sellers sur la spiritualité, séduit et agace. Pourquoi ?

    Allô, docteur? Depuis une dizaine d'années, dès que l'actualité place le catholicisme, l'islam ou la laïcité sur le devant de la scène, les médias consultent Frédéric Lenoir. À quoi tient cet engouement? Le directeur du Monde des religions, également animateur d'une émission intitulée Les racines du ciel sur France Culture, et auteur d'une trentaine d'ouvrages sur les religions, est compétent et pédagogue. Il a aussi comme atout de connaître toutes les traditions religieuses. En somme, le docteur Lenoir est un bon généraliste. Plus contestable en revanche est l'objectivité qu'il affiche et que les médias prisent tant. Sous prétexte qu'il n'appartient à aucune chapelle, son diagnostic est considéré comme presque scientifique. Pourtant il suffit de lire ses livres pour se rendre compte que Frédéric Lenoir, tout en s'appuyant sur de solides connaissances, est au contraire très engagé.

    Regard bleu, barbe de trois jours et cheveux flottants poivre et sel, Frédéric Lenoir affiche une simplicité charmante. Sa vie se partage en deux. Il habite une partie du mois dans sa maison du Luberon, où il écrit. Depuis 2004, il publie en moyenne trois livres par an, essais, romans, théâtre, BD. Cette boulimie explique sans doute certaines démonstrations et formulations hâtives. Il le reconnaît et justifie ainsi qu'il continue à écrire de plus bel pour corriger et préciser sa pensée. On a donc intérêt à lire tous ses ouvrages! Cet été, il s'apprête encore à rédiger des Méditations sur le bonheur, avant de se lancer dans la réalisation d'un film sur Jésus vu par Marie-Madeleine.

    Le reste de son temps, il le passe dans son appartement parisien où il reçoit la presse. Les lieux sont à l'image du propriétaire. De la fenêtre ouest, qui se trouve à la hauteur des toits de l'église Saint-Germain-des-Prés, on toise le clocher. De l'autre côté, une vaste baie vitrée donne sur le ciel infini. Au-dessus de la cheminée, trône une icône splendide de l'Assomption de la Vierge ; en face, un tableau où l'on reconnaît le Bouddha. Sur la terrasse richement arborée, toute de bois revêtue, où le chèvrefeuille embaume, est installé un salon d'extérieur, confortable, aux lignes rustiques, comme on en voit dans les catalogues. L'endroit est à la fois simple et cossu. C'est harmonieux mais sans personnalité.

    Frédéric Lenoir avertit d'emblée qu'il en a assez d'être considéré comme un expert en religion. Maintenant, dit-il, rappelant qu'il est avant tout philosophe, ce qui l'intéresse, c'est de «penser le monde d'aujourd'hui et les moyens de l'améliorer». Le titre de ses deux derniers ouvrages L'Âme du monde et La Guérison du mondeen dit long sur l'ampleur - certains diraient, la démesure - de son ambition. L'Occident, après s'être saoulé de religion, de politique puis de consommation, a la gueule de bois et cherche du sens. Frédéric Lenoir se propose de lui en donner. Il est intimement convaincu que l'avenir du monde est, non pas dans un retour au religieux, mais dans l'épanouissement d'une spiritualité universelle détachée des traditions particulières.

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  • Les effroyables dérives provoquées par la législation sur la mort assistée en Belgique

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    Lu sur Atlantico :

    Augmentation de 41% des euthanasies en 4 ans : les effroyables dérives provoquées par la législation sur la mort assistée en Belgique

    En deux ans, ce sont près de 4000 individus qui ont eu recours à l'euthanasie en Belgique, dont 124 en raison de "troubles comportementaux, mentaux ou psychologiques".

    Inquiétant

    En Belgique, des patients atteints de démence, de troubles psychologiques, d'Alzheimer, de dépression, ont été euthanasiés. Les chiffres sont effrayants : entre 2014 et 2015, 124 individus ont été euthanasiés pour des troubles mentaux notamment.

    Atlantico : Selon la note de Synthèse de l’Institut Européen de Bioéthique, basée sur le Rapport 2016 de la Commission d’Évaluation et de contrôle de l’euthanasie en Belgique, les euthanasies sont en hausse de 41% sur les 4 dernières années en Belgique. Les motifs invoqués en cas d'euthanasie vous semblent-ils toujours légitimes ? Quelles sont les principales dérives à craindre ? 

    Carine Brochier : Ces chiffres font part des euthanasies officielles.

    Il est bien sûr impossible de chiffrer le nombre réel de personnes euthanasiées et pour lesquelles, contrairement à ce que la loi de 2002 exige, le médecin n’aurait pas rempli le formulaire de déclaration. Cette précision est importante dans la mesure où, de leur aveu même, un certain nombre de médecins prennent parfois des libertés avec la loi. Ces chiffres ne présentent qu'une partie de la vérité sur l'euthanasie en Belgique.

    Si l'on accepte malgré tout de prendre pour base de travail les chiffres contenus dans le Rapport de la Commission, deux enseignements majeurs peuvent être tirés.

    Premièrement, un grand nombre des « affections médicales » fréquemment invoquées pour demander l'euthanasie sont difficiles à circonscrire. 

    Je ne prendrais qu'un exemple en vous parlant des « polypathologies », qui représentent une part non négligeable du total des euthanasies au cours de ces deux dernières années. (385 personnes)

    En pratique, il s'agit de situations où une personne, parce qu'elle vieillit notamment, est en proie à plusieurs fragilités physiques dues au grand âge et, qui, se cumulant, la font souffrir et la rendent dépendante de son entourage. On peut par exemple penser à l'ostéoporose, à une baisse de la capacité auditive ou à une vue déclinante. Ces affections médicales sont courantes, elles font partie de la vie lorsque le corps vieillit. Nous connaissons tous dans notre entourage proche des personnes âgées qui, subitement ou lentement, voient leur santé se dégrader. 

    Dans un certain nombre de cas, cette nouvelle donne rend la personne qui la subit de plus en plus dépendante de son entourage et de son environnement domestique. Avec le temps, un certain isolement peut advenir : les contacts sociaux s'amenuisent graduellement, les proches et la famille ne se rendent plus aussi souvent qu'ils ne le voudraient à son chevet. A la souffrance physique s'ajoute alors la solitude. 

    Combinées, souffrance physique et psychique peuvent engendrer une volonté d'en finir. C'est ce que le Rapport officiel de la Commission euthanasie mentionne sous le terme « désespoir ». 

    Lire la suite sur "Atlantico"

  • Le décès de l'abbé Jourdain

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    Lu sur la Libre, p. 13 (via la revue de presse de l'archevêché) :

    "L’abbé Jourdain : une vie au service de l’Eglise et de la société

    L’abbé Joseph Jourdain, qui s’est éteint vendredi à l’âge de 92 ans, n’était pas un prêtre comme les autres. Il fut un bâtisseur d’église ! On lui doit d’avoir créé l’église et la paroisse Saint-Marc en 1974 à Uccle, près du Delhaize de l’avenue De Fré. Il avait accueilli très positivement Vatican II, ce qui ne l’empêchait pas de dire régulièrement la messe selon l’ancien rite romain à la chapelle du Sacré-Coeur de Lindthout. Il était aussi très attaché à "La Libre Belgique", fondée par son grand-père Victor sous le nom du "Patriote". … L’abbé Jourdain a été emporté par un cancer. Il était devenu prêtre à l’époque où les séminaires faisaient le plein. Aumônier scout, il avait aussi été enseignant. "Il adorait débattre, confronter des idées, accueillir des amis. C’était un intellectuel, mais sans arrogance." Il fut aussi un prêtre très à l’écoute des écorchés de la vie. "Contrairement aux clichés, Uccle n’est pas un paradis; la détresse sociale et la difficulté de vivre ne connaissent aucune frontière", conclut son petit-neveu."

  • Eglises belges : les désacralisations risquent de se multiplier

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    Lu sur l'Avenir :

    Une quinzaine d’églises mal en point

    Une quinzaine d’églises du Brabant wallon nécessitent des travaux importants. Quatre d’entre elles devraient même être désacralisées. Il y a plus de 160 églises en Brabant wallon. Et quelques-unes ne sont pas vraiment en bon état. Au point qu’une démolition fait parfois partie des hypothèses de travail. « Il n’y a pas de tabou, assure Laurent Temmerman, responsable des services du Temporel pour Bruxelles et le Brabant wallon. Mais ce n’est pas évident du tout car les riverains, qu’ils soient catholiques ou non, n’aiment pas qu’on touche à leur église. Ça reste l’église du village, qu’on a toujours connu. C’est un repère. Il y a un véritable attachement aux églises.» S’il n’y a aucun tabou, il n’y a pas davantage d’églises condamnées. Quatre églises du Brabant wallon devraient toutefois être désacralisées à court terme: deux à Orp-Jauche, une à Rebecq, et une à Nivelles. La difficulté étant maintenant de leur trouver une nouvelle affectation. Car pour désacraliser une église, il faut impérativement connaître sa future affectation. Histoire de ne pas se retrouver avec une église transformée en, par exemple, club de strip-tease. Mais ça n’est pas si simple. Surtout quand les églises sont en mauvais état. À Orp-Jauche, les églises de Maret et d’Orp-le-Petit sont à l’abandon depuis des années, sans changements immédiats en vue.

    et à Nivelles (source : le Soir) :

    Une église partiellement désacralisée  à Nivelles 

    Bien connue des Nivellois pour son imposante silhouette de briques que l’on contourne lorsqu’on quitte la gare pour rejoindre le centre-ville, et pour ses grands vitraux, l’église du Saint-Sépulcre fête ses 125 ans d’existence. … Elle n’attire plus la toute grande foule des fidèles – on est à moins d’un kilomètre de la collégiale Sainte-Gertrude, dans un quartier relativement vieillissant – et il est question de désacraliser une partie de l’édifice. Un cahier des charges en est voie de finalisation : il devrait d’ailleurs être publié la semaine prochaine, afin de trouver un bureau d’architectes prêt à plancher sur un projet. L’idée est de préserver le chœur de l’église, et peut-être le transept, pour le culte. Le reste pourrait recevoir une autre affectation : salle publique, voire même logements, la porte est ouverte à toutes les possibilités toutefois que le patrimoine principal est préservé. « La décision de désacralisation n’est pas encore prise, précise Jean-Paul Etienne, le président de la fabrique d’église de la collégiale, chargé de superviser l’opération. L’évêché est a priori favorable, mais il décidera sur la base du projet qui lui sera présenté.»

    (De la revue de presse de l'Archevêché)

  • Un nouveau livre consacré à Marie, Mère de miséricorde à Beauraing

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    Du site du Diocèse de Namur (C.B.) :

    couverture-fioretti-e1473345486639.jpgMarie, Mère de miséricorde à Beauraing, un livre signé de l'abbé Christophe Rouard

    Ecrire, chez l'abbé Christophe Rouard, c'est tout simplement un besoin. Besoin d'investiguer, de mener des recherches. D'ici quelques jours, il publie aux éditions Fidélité, Marie, Mère de miséricorde à Beauraing. Il a (re)lu les témoignages de ceux et celles venus dans la cité mariale et qui y ont reçu des grâces. Ils sont le point de départ de cette nouvelle publication. Chaque témoignage est accompagné d'un texte qui nous replonge dans la Bible et d'une prière. Une véritable catéchèse d'aujourd'hui.

    Marie, Mère de miséricorde à Beauraing débute par un mea culpa celui de l'abbé Christophe Rouard, vice-recteur de ces sanctuaires. Il reçonnaît “avoir mis une certaine distance avec la piété populaire.''Dans l'introduction de cette nouvelle publication, il écrit encore: ''Non seulement j'ai jugé cette piété, mais en plus je suis passé à côté de Dieu, sans le voir. Dieu est là, dans les Sanctuaires, et il y agit d'une matière comparable à la façon dont il a agi pour les grands personnages bibliques.''

    D'où l'idée de consacrer un livre à ces hommes et à ces femmes qui, au fil des années sont venus se confier à la Vierge, la prier, lui demander d'intervenir dans leur vie... De véritables récits qui touchent la famille, la naissance, le travail, les enfants.... Des témoignages d'une profondeur, d'une intensité inouïe qui devraient en toucher plus d'un.

    Les bénéficiaires de ces grâces reçues ont en effet tenu à témoigner, à écrire leur récit dans les registres installés aux sanctuaires. L'abbé Rouard les a feuilletés avec beaucoup d'émotion. Tout comme d'ailleurs les cahiers qui regorgent d'intentions de prière.

    Ce que l'auteur apprécie avant tout, c'est la qualité théologique de ces récits. ''On voit que les miracles qui sont racontés dans la Bible continuent à se vivre aujourd'hui. Dieu est très actif. C'est la réponse au scepticisme de certains, à leurs erreurs. On m'a fait croire que les miracles ont été les plus nombreux au temps de Jésus avant de diminuer. En fait, croire cela c'est s'aveugler sur la réalité, ne pas prendre en compte ce qui se passe dans les sanctuaires.''

    Secrets dévoilés

    Ces récits sont accompagnés d'une réflexion qui ramène à la Bible. Il y a encore, pour chacun, une prière écrite, elle aussi par l'abbé Rouard. Un livre composé d'une vingtaine de fioretti et qui a incontestablement un but pastoral.

    Ce livre dévoile quelques secrets encore. On pensait pourtant que tout avait été dit, écrit sur la cité mariale. Les révélations touchent les familles des enfants qui ont été les témoins des apparitions de la Vierge. On y lit que les époux Voisin avaient bien des difficultés à fonder une famille. Après une neuvaine à Notre-Dame de Bonsecours et un pèlerinage, Mme Bonvoisin a eu trois enfants. Fernande, Albert et Gilbert ont vu la Vierge. Et puis un témoignage encore celui de celle qui n'était encore qu'une adolescente lorsqu'elle a croisé la route de Michel Fourniret. Celui-ci avait tenté de l'enlever à Ciney. Son récit précis aura permis d'interpeller cet homme qui a répondu de sept homicides, de viols commis entre 1987 et 2003. Profondément croyante, elle avait prié Notre-Dame Beauraing jusqu'à ce qu'elle réussisse à sortir de la camionnette où elle était enfermée.

    Dans la préface, Mgr Vancottem écrit: ''Ce petit livre est une invitation à faire pèlerinage à Beauraing, à remercier Marie pour tant de grâces reçues et à nous confier à sa maternelle protection.''

    Marie, Mère de miséricorde à Beauraing sort le 21 octobre prochain et sera vendu 13,50€

  • Belgique : mettre en œuvre des réformes permettant de donner les cours de religion ou de morale non-confessionnelle plébiscités à plus de 90% par les parents

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    Déclaration des chefs de culte religieux: Plus de 90 % des parents souhaitent l’organisation d’un cours de religion ou de morale non-confessionnelle. Ne méritent-ils pas le respect ?

    Plus de 90 % des parents souhaitent l’organisation d’un cours de religion ou de morale non-confessionnelle.

    Aujourd’hui,  parents comme  enseignants lancent des cris d’alarme. Ils demandent que tout soit mis en œuvre pour que ces cours puissent être donnés dans les meilleures conditions. Tant pour la qualité de l’enseignement des religions que pour celui de la citoyenneté.  Au nom même  du  sens de la responsabilité sociale qui habite les enseignants comme les parents.

    Chaque enseignant de religion assume en ce moment de lourdes charges d’ajustement, y compris par des pertes d’heure temporaires. Divers ajustements dans les écoles sont encore attendus pour relever ce défi.  Ainsi, il nous revient que certains maîtres de religion doivent assurer leurs cours  dans 14 écoles (!) ou se voient imposer des horaires impraticables ! Certains d’entre eux n’ont pas encore reçu leurs attributions et leurs élèves attendent.

    Pour le bon déploiement de la réforme, et le maintien des dynamiques nouvelles, toutes ces difficultés doivent être résorbées rapidement.   Par ailleurs, il apparaît qu’en certains lieux ces difficultés relèvent davantage de stratégies de pourrissement ou d’hostilité de certains PO. Nombre de parents ou d’enseignants  ont subi des pressions.

    De telles situations, heureusement exceptionnelles, doivent être dénoncées comme inconstitutionnelles, et plus encore comme trahissant un esprit inconciliable avec la citoyenneté. Nous demandons à nouveau que la mise en œuvre des réformes permette effectivement de donner les cours de religion ou de morale non-confessionnelle   –  plébiscités à plus de 90% par les parents – en veillant à des articulations créatrices des horaires  pour les uns et les autres. Les parents le demandent pour leurs enfants !

    Mgr. J. De Kesel, Archevêque de Malines-Bruxelles
    Le Métropolite Athenagoras, Eglise Orthodoxe en Belgique
    Ph. Markiewicz, Président du Consistoire Central Israélite de Belgique
    Mr. Salah Echallaoui, Président de l’Exécutif des Musulmans de Belgique
    Pasteur S. Fuite, Président de l’Eglise Protestante Unie de Belgique
    Dr. Geert Lorein, Président du Synode Fédéral des Eglises Protestantes et Evangéliques,
    Chanoine Jack McDonald, Président du Comité Central de l’Eglise anglicane  de Belgique,

    Contacts presse : P. Tommy Scholtes, 0475 67 04 27

    Et les responsables presse de chaque signataire.

  • Toutes nos condoléances à Christian Laporte

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    Si vous doutez encore des réelles sympathies qu'entretient le chroniqueur religieux de la Libre, il vous suffira de jeter un oeil sur le panégyrique qu'il commet aujourd'hui à l'occasion de la disparition de Roger Lallemand. Rappelons que ce sénateur fit inscrire dans le droit belge la loi dépénalisant l'avortement et collabora également à l'adoption de celle qui légalisa l'euthanasie...

    Pour notre journaliste - pour lequel la cause du respect de la vie humaine n'est visiblement pas une priorité - le disparu est "une immense personnalité de la politique mais aussi de la société belge tout court", doté d'une "personnalité humaniste très ouverte à l'autre et plus particulièrement aux plus faibles de la société" (sauf les enfants à naître, bien entendu), un "grand militant de la cause laïque mais en même temps esprit très ouvert qui avait des amis dans tous les courants religieux pour autant qu'il s'agisse aussi d'hommes et de femmes de bonne volonté" (du type Christian Laporte, par exemple).

    Ainsi le journaliste fait-il chorus avec Elio Di Rupo évoquant "une personnalité hors normes qui a fait faire des bonds de géants à notre notre pays dans tous les domaines éthiques". Laporte poursuit : "homme politique brillant mais quelque peu égaré dans un environnement trop carriériste à ses yeux, Roger Lallemand était aussi un intellectuel comme on n'en croise hélas plus que très rarement dans nos contrées. Ami de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, il avait notamment défendu, comme avocat, Régis Debray, détenu en Bolivie pour avoir soutenu Che Guevara en 1967. Avant d'être un des auteurs de la loi sur l'IVG, il avait aussi été été l'avocat du Dr Willy Peers, figure du monde médical à la pointe du combat pour l'avortement en Belgique qui avait été emprisonné pour avoir pratiqué des avortements mais il fut aussi le conseil d'une dizaine d'autres médecins eux aussi poursuivis pour des interruptions volontaires de grossesse."

    Ce qui rend également sympathique le cher défunt aux yeux du journaliste, ce sont ses affinités avec le chanoine de Locht avec lequel il avait publié un livre à l'époque du débat sur l'euthanasie. Bref, le chroniqueur n'a pas assez de mots pour célébrer le défunt chantre de "l'autonomie de la personne". Vous pouvez donc adresser vos condoléances à Christian Laporte qui pleure un "homme de dialogue qui fit beaucoup pour le vivre ensemble en Belgique" et qu'il retrouvait "souvent dans des débats où croyants et non-croyants entendaient vraiment faire progresser la société". On imagine en quels lieux...

  • L'euthanasie est bien rentrée dans les moeurs en Belgique

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    Du bulletin d'information de l'Institut Européen de Bioéthique (19 octobre) :

    Belgique : publication du 7ème Rapport de la Commission de contrôle de l'euthanasie

    Analyse du Rapport de la Commission d'évaluation de l'euthanasie réalisée par l'IEB :  ICI

    Depuis 2002, 12.726 personnes ont été euthanasiées en Belgique. Les chiffres pour les deux dernières années (2014 et 2015) sont respectivement de 1928 cas et 2022 cas.
    Ces chiffres et beaucoup d’autres figurent dans le dernier Rapport de la Commission d’Evaluation de la loi dépénalisant l’euthanasie, qui couvre les années 2014-2015.

    Alors que 76.1% des personnes euthanasiées avaient entre 60 et 89 ans, 44% l’ont été à leur domicile.Les affections à l'origine des euthanasies ont été dans une très large majorité des cas des cancers généralisés ou gravement mutilants (67,7%). Parmi les autres motifs de demande d’euthanasie, relevons les polypathologies (9,7%), les maladies du système nerveux (6,9%), les maladies de l’appareil circulatoire (5,2%), les troubles mentaux et du comportement (3,1%) et les maladies de l’appareil respiratoire (3,1%).
    Dans le cas des polypathologies, ce sont principalement les personnes âgées qui sont concernées : aux multiples fragilités corporelles s’ajoutent la dépendance, la solitude et le désespoir, facteurs sociétaux mentionnés dans le Rapport de la Commission et sur base desquels l’euthanasie a été demandée et pratiquée sur près de 385 personnes.

    Un autre chiffre pose question. En deux ans, 124 personnes souffrant de troubles mentaux et de comportement ont été euthanasiées. Sur ces 124 personnes, 41 souffraient de dépression et 36 étaient atteintes de la maladie d’Alzheimer.
    A n'en pas douter, l'euthanasie est aujourd'hui bien rentrée dans les mœurs en Belgique et continue sa progression. Face aux souffrances dues au cancer, aux fragilités psychologiques, aux pathologies multiples et à la solitude dont souffrent nombre de personnes, et en particulier les personnes âgées, les enjeux en matière de soins et d'accompagnement familial et social sont d'une importance capitale. Il est temps pour tous les acteurs concernés d'en prendre la mesure, au risque que l’euthanasie ne finisse par devenir un remède expéditif aux souffrances des personnes vulnérables.

    Lire analyse détaillée du Rapport  :  ICI

    Source : Septième Rapport de la Commission d'Evaluation euthanasie 2016 (couvrant les années 2014 et 2015)