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Belgique - Page 195

  • Euthanasie pour un mineur en Belgique : toujours plus loin

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    les moutons de panurge.jpgVox clamantis in deserto , à ce jour, une seule voix discordante dans le marais de la société belge, tous partis politiques et toutes religions confondues. Lu sur le site Figarovox :

    « FIGAROVOX/TRIBUNE - Pour la première fois en Belgique, une euthanasie a été pratiquée sur un mineur. Pour le sénateur belge Alain Destexhe, la frénésie législative en matière sociétale ne semble pas avoir de limites alors que les abus sont nombreux.

    Alain Destexhe est sénateur belge. Ancien secrétaire général de Médecins sans frontières (MSF) et ex-président de l'International Crisis Group, il est, entre autres, l'auteur de Mouvement flamand expliqué aux francophones et Lettre aux progressistes qui flirtent avec l'islam réac. Lire également ses chroniques sur son blog.

    La Belgique vient d'inscrire un nouveau curieux record au Livre Guinness. Il y a quelques jours, elle devenait le premier pays où une euthanasie était légalement pratiquée sur un mineur. Cette possibilité, ouverte par l'extension d'une loi de 2002 sur l'euthanasie, n'avait toujours pas été saisie depuis son adoption en 2014.

    À lire une partie de la presse belge, il y aurait lieu de s'en réjouir. Le journal francophone Le Soir écrit «cette loi est une richesse. Préservons-la. Et sachons en forger d'autres, en gardant le souffle éthique qui l'a inspirée». Et l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (l'ADMD, qui est aussi active en France) souligne, avec lyrisme, «le courage du médecin qui a ouvert la voie à une autre ère».

    On peut légitimement se demander de quelle ère il s'agit alors qu'aucune demande sociale ou individuelle n'avait motivé l'extension de la loi aux mineurs. Le Docteur Sariban, pédiatre et cancérologue réputé du principal hôpital pour enfants de Bruxelles, avait à l'époque publié un texte pour dénoncer la future législation. Alors qu'il avait soigné 1250 enfants cancéreux dont 260 étaient décédés, jamais il n'avait sur toute sa carrière été confronté à la situation envisagée par la proposition de loi. Cette dernière n'était donc, selon lui, qu'une «mascarade» au regard des progrès des soins palliatifs et de la sédation de la douleur qui permettaient de faire face à ces situations. Et d'accuser les parlementaires à l'origine de la loi de permettre «à des gens de se poser en défenseurs de la veuve et de l'orphelin en utilisant des prétextes fallacieux».

    L'autorisation de la pratique de l'euthanasie sur les adultes puis les mineurs que la Belgique est la seule au monde à autoriser, s'inscrit dans la droite lignée d'autres réformes «progressistes» et de lois «éthiques» que la Belgique a adoptées avec entrain à partir de 1999, après l'éviction pour la première fois depuis la Seconde guerre mondiale des partis d'inspiration catholique de la coalition gouvernementale. Le mariage et l'adoption homosexuelle ont été coulés dans la loi, la recherche sur les embryons autorisée, et la PMA et la GPA tolérées avec, depuis, le défilé permanent de Françaises qui viennent se faire inséminer dans les meilleures cliniques de la capitale belge. Le PS belge qui se veut «créateur de progrès» a fait de ces lois éthiques un étendard et «entend défendre ses victoires, notamment en matière d'euthanasie des mineurs, et se battre afin que les avancées engrangées ne faiblissent pas devant la résurgence de positions conservatrices».

    La Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie se contente dans les faits d'enregistrer les cas déclarés.

    Une Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie est censée, comme son nom l'indique, contrôler les euthanasies et empêcher les abus. Composée en majorité de personnes et d'associations favorables à la pratique, dont la très active Association pour le droit de mourir dans la dignité, elle se contente dans les faits d'enregistrer les cas déclarés. Aider un patient atteint d'une maladie incurable, souffrant atrocement et souhaitant mettre un terme à sa vie, reste souvent un acte pratiqué - faut-il s'en plaindre? - dans l'intimité de la relation entre le médecin, le patient et sa famille. Selon le Journal of Medical Ethics, «les barrières de sécurité prévues par la loi sont inadéquates et insuffisantes». En 2012, le président de cette commission affirmait que les médecins préféraient dans la moitié des cas rester dans la clandestinité et ne pas déclarer les euthanasies.

    La frénésie législative sur la fin de vie semble ne devoir jamais s'arrêter. Cette année, trois nouvelles propositions ont été déposées par des députés socialistes. L'une d'entre elles cherche à «supprimer la liberté institutionnelle des établissements» de pratiquer des euthanasies et vise les hôpitaux encore gérés par des associations catholiques. Une résolution du Conseil de l'Europe affirme pourtant le droit à l'objection de conscience dans le cadre des soins médicaux légaux. «Nul hôpital, établissement ou personne ne peut faire l'objet de pressions, (...) ou subir des discriminations d'aucune sorte pour son refus de réaliser, d'accueillir ou d'assister un avortement, une fausse couche provoquée ou une euthanasie, ou de s'y soumettre, (...) quelles qu'en soient les raisons». 

    Ref. Euthanasie pour un mineur en Belgique : toujours plus loin

    Pour mémoire, le Dr Alain Destexhe est un sénateur libéral: rien à voir avec le parti "humaniste" (ex-social-chrétien).

    JPSC

  • Belgique : un silence mortifère ?

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    De Riccardo Cascioli sur la Nuova Bussola Quotidiana, traduit sur diakonos.be :

    BELGIQUE : LE SILENCE DES ÉVÊQUES GÉNÈRE DES MONSTRES

    Face au premier cas d’euthanasie pratiquée sur un mineur la semaine dernière en Belgique, on ne sait plus très bien s’il faut éprouver plus d’horreur pour le fait en lui-même ou bien pour les nombreuses réactions d’éditorialistes qui en donnent une justification théorique et voudraient en profiter de l’expérience belge pour étendre la loi sur l’euthanasie ailleurs, y compris en Italie.

    Mais une autre question s’impose d’emblée à la lecture de ces experts qui dénoncent le prétendu « retard » de l’Italie pays en la matière et qui l’attribuent au bigotisme typique d’un pays de tradition catholique.

    Comment est-il possible qu’un autre pays de tradition catholique comme la Belgique soit devenu le premier pays au monde à autoriser l’euthanasie sans limite d’âge et à être dans les premiers à la mettre en pratique ? Pourtant, la Belgique en tant que nation n’existe que parce qu’elle est catholique puisqu’elle est constituée des provinces qui, entre le XVIè et le XVIIè siècle, pendant la guerre d’indépendance hollandaise, résistèrent à la Réforme protestante et restèrent fidèles au roi d’Espagne. La Belgique a également une longue tradition de pays missionnaire : créée il y a à peine 150 ans, la Congrégation du Cœur Immaculé de Marie (les pères scheutistes) a joué un rôle important dans l’évangélisation de l’Afrique. Et il y a quelques années à peine, le Roi Baudouin se mettait en impossibilité de régner pendant deux jours pour ne pas devoir signer la loi qui dépénalisait l’avortement : ce geste n’avait pas empêché le vote de cette loi mais il avait marqué les esprits, surtout comparé avec le comportement des élus catholiques italiens douze ans auparavant.

    Aujourd’hui pourtant, une chape de plomb est tombée sur l’euthanasie des mineurs (approuvée il y a deux ans) et sur le premier cas de mort médicalement assistée. Un silence non seulement entretenu par les politiques mais surtout par l’Eglise. Le seul qui avait osé élever la voix ces dernières années, c’était l’actuel Archevêque émérite de Bruxelles, Mgr Léonard qui était comme par hasard considéré comme un intrus au sein de l’Eglise belge à la suite de sa nomination imposée par Benoît XVI que les autres évêques n’ont jamais véritablement avalée. Sa démission d’office à 75 ans fut d’ailleurs immédiatement acceptée afin de pouvoir retourner à l’ancien système.

    Mais c’est justement cet ancien système qui a mis en marche un processus de déchristianisation ultra-rapide au point que la participation aux messes dominicales a chuté à 5% de la population alors qu’elle était de 11% il y a à peine 15 ans. Dans la capitale, elle n’est plus que de 1,5%. Et si deux tiers de la population belge se déclarent catholiques, il n’y a plus qu’un nouveau-né sur deux qui est encore baptisé et les chiffres sont en chute libre. Entretemps, de nombreuses églises désormais vides ont été réaffectées en centre commerciaux, en marchés ou en mosquées et un récent article de La Libre Belgique révélait que la moitié d’entre elles était menacée de fermeture.

    L’effondrement de l’Eglise belge a coïncidé avec l’après-concile et ce n’est certainement pas un hasard. Ici plus qu’ailleurs, l’après-concile a donné lieu à une course effrénée à la poursuite du monde pour introduire la mentalité du monde au sein de l’Eglise catholique : le cardinal Suenens et son successeur, le cardinal Danneels ont été les champions incontestés de cette mouvance que Benoît XVI tenta en vain d’infléchir en nommant Mgr Léonard archevêque comme successeur de Danneels.

    Après avoir fêté son 75è anniversaire il y a à peine un an, Léonard fut immédiatement remplacé par l’ex-auxiliaire de Danneels, Jozef de Kesel de sorte que la ligne progressiste puisse reprendre à plein régime. C’est ainsi que s’est ouvert un nouvel épisode de démolition de l’Eglise catholique visant à la transformer en une communauté protestante. Toute les énergies se sont concentrées sur des combats visant à faire entrer l’esprit du monde dans l’Eglise (avortement, contraception, mariage des prêtres, bénédiction des unions gays, etc.) au détriment du peuple de Dieu en fuite. Pire, on est en train de mettre en place les bases d’un futur désastre comme le démontre l’incroyable affaire de la fermeture du seul séminaire qui attirait un grand nombre de vocations (créé par Mgr Léonard) qui a été contraint de fermer ses portes sous le prétexte pathétique qu’il y aurait trop de séminaristes français.

    Le résultat est aujourd’hui sous nos yeux : la déchristianisation à marche forcée de la Belgique va de pair avec le renforcement de la crise économique et sociale, avec la montée en puissance d’une bioéthique hostile à l’homme et avec la capitulation inconditionnelle devant les lois qui s’en prennent systématiquement à l’homme, sommet de la création (avortement, euthanasie, mariages gays). Si aujourd’hui la Belgique a étendu sa législation sur l’euthanasie aux mineurs, il faut également s’interroger sur la responsabilité des évêques.

    Source: Riccardo Cascioli, LNBQ, 21/09/2016

  • L'euthanasie d'un mineur en Belgique : un double abandon

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    De Laurence Henry sur genethique.org :

    EUTHANASIE D’UN MINEUR EN BELGIQUE : LE DOUBLE ABANDON

    Quel triste jour que ce samedi 17 septembre 2016 où La Libre, quotidien belge, titrait "Un mineur euthanasié pour la première fois en Belgique"[1] ! L'article rappelle que "cette possibilité existe légalement depuis le début 2014". En une semaine l'affaire était pliée. Le dossier remis à la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie la même semaine, validé puis acté par l'équipe que nous peinons à qualifier de soignante.

    La mort, pour les enfants, est donc une possibilité, un choix comme un autre. La poire ou le fromage, la glace ou la crème au chocolat, la vie ou la mort. Quand on a pris la poire, on peut avoir un regret et prendre le fromage au repas suivant, ou pourquoi pas la crème au chocolat. Mais lorsque c'est la mort qui est choisie, on ne peut pas prendre la vie ensuite puisqu'il n'y a plus de choix possible.

    "Les enfants aussi ont droit à voir abréger leurs intolérables souffrances. Je trouve même ordurier qu'on ose s'y opposer", dit Françoise dans les commentaires de cet article. Comment pourrait-on être contre cet avis !? Sauf que Françoise s'est trompée de moyen. La finalité est la même pour tous, abréger la souffrance. Abréger la souffrance, ce n'est pas abréger la vie. C'est permettre la vie en faisant disparaître la souffrance. Nous voyons aussi le sacro-saint principe d'autonomie et la liberté allègrement détournés et remplacés par le libertarisme où la responsabilité dans l'exercice de la liberté disparait, où l'autonomie fait force de loi et empêche toute protection de l'individu au nom du respect de ses désirs. Il n'y a donc pas de protection de l'enfant qui, dans cette situation précise, devient le prescripteur de sa propre mort. Respectons sa liberté, son autonomie dont il n'est pas entièrement possesseur, ni au sens de la loi ni au sens psychologique, social,… Cependant la mort est une possibilité pour lui. Pas dans le sens où elle arriverait fortuitement, fatalement mais planifiée, préméditée. La mort s'organise comme toute notre vie qui se désenchante en ne laissant aucune place à l'aléatoire, au surprenant. Et parce que ce surprenant est parfois infiniment regrettable, nous le refusons en bloc.

    Cette mort possible est le signe d'un double abandon. Celui des Hommes devant la souffrance. Ils capitulent, croyant avoir gagné, mais ils se sont fait avoir en signant un faux traité de Paix. Celle-ci se défile. La souffrance augmente, s'accumule. Et l'on ne cesse de courir après le seul moyen qui paraît envisageable pour "abréger" cette souffrance qui envahi tout l'être : faire disparaître celui qui souffre. Nous nous esquivons devant elle, nous louvoyons pour ne pas l'affronter. Tuer celui qui souffre n'est pas et ne sera jamais affronter la souffrance mais c'est affronter celui qui nous rend la présence et l'existence de cette souffrance intolérable.

    Le deuxième abandon est celui des adultes devant la souffrance des enfants, devant les enfants, devant leur responsabilité première. Les adultes abandonnent la place essentielle qui permet aux enfants de croître et de s'affirmer enfin comme adulte, c'est-à-dire comme celui qui fait face, qui prend à bras le corps le problème présent et connaît l'obligation à laquelle il est tenu, celle de répondre de ses actes devant ces générations futures. Il accepte ses devoirs en particulier envers les enfants. Il les accepte et retranscrit son intention dans ses actes, dans son devoir de protection, dans le devoir qu'il a de se battre contre la souffrance et non contre l'enfant. Ces enfants sont abandonnés. La société, les adultes leur disent qu'ils ne peuvent plus rien faire pour eux, que l'unique chose qu'ils peuvent encore proposer est la mort.

    Le 6 octobre 2013, CNN diffusait un reportage sur l'euthanasie des mineurs en Belgique[2]. Deux enfants, deux mères et deux situations radicalement différentes. Ella-Louise et Isabella. Ella-Louise n’a ni l’âge, ni les capacités intellectuelles et cognitives pour entrer dans le cadre de la loi. Ici le choix ne peut être fait que par les parents. Ella-Louise est rentrée à la maison pour y mourir. Ses parents ayant décidé de ne pas la nourrir, regrettent l'absence de cadre légal et se posent la question de l'utilité de la vie de leur fille. Le petit corps souffreteux d’Ella-Louise ne peut laisser personne indifférent, de même que la douleur et la détresse de sa maman. Les images sont insoutenables, mais cette mère ne pouvait affronter cette épreuve seule au milieu d'une société qui lui dit que la seule issue pour sa fille est la mort.

    Isabella, ensuite. Nous y voyons sa mère lui expliquer ce qu’est l’euthanasie. On est gêné par la manière dont sa mère lui présente l’euthanasie. Elle lui explique qu'elle ira dans un endroit où elle ne souffrira plus, là où il y Dieu mais que c'est pour toujours. Isabella dit que ce n'est pas bien. Sa mère regarde la journaliste en souriant et répétant la phrase que sa fille vient de prononcer : "Ce n'est pas bien". Mais sa mère reproche amèrement à la société son dédain pour ce qu’ils sont, ce qu’ils représentent, pour la gêne qu’ils provoquent chez chacun de nous. Pour l'abandon dont ils sont l'objet.

    L'euthanasie ne règlera nullement le problème de la souffrance de l'enfant et de ses parents. Elle majorera l'angoisse des enfants, leur fera choisir la mort pour que leur maman arrête de pleurer. Elle leur fera craindre l'abandon et surtout craindre de ne pas être aimer juste pour qui ils sont mais pour ce qu'ils ont ou n'ont pas. Elle leur fera craindre le mésamour de leurs parents, l'insuffisance d'amour devenu conditionné à l'avoir plus qu'à l'être, dans cette société qui pousse sans cesse plus vers la mort pour éviter à l'Homme d'affronter ses responsabilités, l'aléatoire, le surprenant.

    [1] http://www.lalibre.be/actu/belgique/un-mineur-euthanasie-pour-la-premier...

  • Euthanasie, fin de vie : Carine Brochier et Henri de Soos sur KTO

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    Le dossier : à partir de 14 minutes 20

    Voir aussi : belgique-frenesie-legislative-sur-la-fin-de-vie

  • Acheter un enfant pour 120.000 euros ? C'est possible au Hilton de Bruxelles ce week-end

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    En opinion sur le site de la RTBF :

    Isabella Lenarduzzi, Patric Jean et Xavier Lombard :

    Qui veut acheter un enfant 120 000 euros au Hilton de Bruxelles ce week-end?

    Vous ne rêvez pas : une bourse pour Gestation Pour de l’Argent est organisée à l’hôtel Hilton de la gare Centrale de Bruxelles. Une douzaine de sociétés américaines, indiennes ou canadiennes viennent vendre des bébés. Les prix pratiqués s’étalent sans honte 120 000€, 150 000€ et sans garantie de succès, mais avec de nombreuses options possibles (sexe, jumeaux, couleur de la peau etc…)

    La Gestation Pour Autrui consiste à planifier la vie intime d’une tierce personne pendant une année voire plus, en vue d’abandonner son enfant à la naissance. Cet enfant coupé à la naissance de sa mère sera contraint de s’attacher aux parents qui ont négocié, planifié, contractualisé cette séparation. Notons que la GPA est envisagée ici en dehors de toute considération d’orientation sexuelle, ou de nature des personnes qui y sont impliquées. Les couples qui achètent les services de GPA sont dans le monde, en grande majorité des couples hétérosexuels.

    Un revers historique de l’égalité femme-homme

    Les raisons pour demander l’interdiction de la GPA sont nombreuses et ont été exposées lors des auditions du Sénat belge en 2015. Par exemple, la contractualisation de la femme comme objet au service de commanditaires payeurs est une régression des droits de la femme, un revers historique de l’égalité femme-homme. Ce serait la porte ouverte à une pente glissante de marchandisation du corps féminin. L’existence d’un contrat négocié point par point même non enregistré pour la conception d’un enfant est une réification de l’enfant. Cet enfant serait considéré comme un bien, dont la conception est discutée comme une simple marchandise et dont les caractéristiques sont débattues.

    La GPA éthique est une fiction, dans les pays ou la GPA a été légalisée comme aux États-Unis, les dérives sont la commercialisation à outrance, la sélection du sexe, la sélection des gamètes de femmes en fonction de leur rang social, la sélection de la mère porteuse en fonction du prix etc… Encadrer la GPA en Belgique ne freinera pas le tourisme procréatif dans les pays qui autorisent la GPA commerciale. Bien au contraire, dans les pays qui ont encadré la GPA, le nombre de GPA internationales est en forte croissance.

    Ce commerce doit être aboli

    La Belgique a des hôpitaux à la pointe de la recherche, plusieurs dizaines de femmes ont pu enfanter après un cancer qui les a rendues stériles. Leurs ovaires ayant été congelés au préalable. Récemment c’est l’ovaire d’une enfant de 5 ans qui a été réimplanté 20 ans plus tard avec succès. La fin de la GPA sera un moteur pour continuer les recherches et trouver de nouvelles solutions techniques de procréation.

    Ce commerce des femmes et des enfants doit tout simplement être aboli en Belgique. Les intermédiaires et ceux qui en font la publicité doivent être sanctionnés.

    Où sont les hommes et les femmes politiques pour se lever contre ce commerce révoltant. Voulons-nous vivre dans un monde où tout se vend, tout s’achète même la dignité des femmes et celle des enfants ? Où sont les syndicalistes, les universitaires, ou les journalistes pour faire pression pour l’annulation et l’interdiction de telles foires de ventres à louer et de bébés à vendre ?

    Isabella Lenarduzzi est la fondatrice de JUMP "Promoting Gender Equality, Advancing the Economy", Patric Jean est auteur et réalisateur, et Xavier Lombard est entrepreneur

  • A Bruxelles et dans le Brabant Wallon : une formation sur l’amour et le mariage catholique pour couples fiancés ou mariés

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    Formation relative à l’amour et au mariage catholique pour couples fiancés ou mariés

    http://www.batirsamaisonsurleroc.be/

    Fondement

    « L’amour ne s’apprend pas, et pourtant il n’existe rien au monde qu’un jeune ait autant besoin d’apprendre. »
    Saint Jean-Paul II dans « Entrez dans l’espérance »
     
    Le mariage entre un homme et une femme est une réalité infiniment belle et extrêmement importante pour la société. Il importe de lui donner une dynamique positive afin de lui permettre de rayonner et d’être solide contre les épreuves qui le menacent. Une formation et une réflexion approfondie sur son essence et son vécu dans toutes ses dimensions peuvent contribuer efficacement à son succès.

    église catholique

    Objectifs

    • Donner aux fiancés et/ou époux les atouts nécessaires à la réussite d’un mariage épanouissant dans tous ses aspects humains et spirituels.
    • Contribuer à la culture de la vie en proposant une réflexion approfondie basée sur l’enseignement de l’Eglise catholique sur le mariage.
    • Stimuler la communication des fiancés et/ou époux dans tous les domaines de la vie conjugale.
    • Sensibiliser des fiancés et/ou époux à toutes les réalités du mariage afin d’être capable d’exploiter positivement tous les événements tant joyeux que douloureux de la vie conjugale et familiale, pour le renforcement des liens entre les époux et leur épanouissement.
    • Forger entre les couples des amitiés profondes et durables, sources d’encouragement, d’aide et de soutien mutuel pour surmonter ensemble les difficultés de la vie et renforcer les familles.

    couples

    Organisation pratique

    Un cycle "Bâtir sa maison sur le roc" est organisé chaque année scolaire.
    Les couples souhaitant participer à un cycle sont invités à remplir le formulaire de demande de participation à "Bâtir sa maison sur le roc" prévu à cet effet. Ils seront ensuite contactés par les organisateurs.

    Participation aux frais de la formation: 80,00€ par couple.

    Le calendrier des formations est ICI

    http://www.batirsamaisonsurleroc.be/

  • Sur la fin de vie, la Belgique a complètement perdu le nord

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    De Benjamin Coste sur le site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    La Belgique, triste championne du monde de l'euthanasie

    Autorisée par la loi belge depuis 2014, une première euthanasie sur un mineur a été pratiquée récemment. La nouvelle a été diffusée ce week-end. Elle fait de la Belgique le triste ambassadeur mondial de cette pratique.

    On ne sait presque rien concernant l'adolescent sur lequel a été pratiquée dans la discrétion une euthanasie ce week-end en Belgique. Simplement qu'il était atteint d'une maladie incurable et qu'il aurait eu bientôt 18 ans. Sa mort, donnée de main d'homme à la demande du jeune malade, fait de la Belgique la sombre championne du monde de l'euthanasie. En effet, « le royaume est le seul pays au monde à autoriser, sans limite d'âge, des mineurs "en capacité de discernement" et atteints d'une maladie incurable à choisir d'abréger leurs souffrances », explique Paris-Match.

    L'hebdomadaire rappelle que l'ouverture aux mineurs de l'euthanasie en 2014 avait « causé une vive controverse en Belgique, pays de tradition catholique » et que la loi y « était passée malgré l'opposition de certains pédiatres et de la hiérarchie catholique ».

    Dans les faits, multipliant pétitions et veillées de prières, il n'est que l'Église catholique à s'opposer avec force à la lente dérive belge sur la fin de vie, note Radio Vatican. En mars 2015, l'Église de Belgique avait alerté sur la possible extension de l'euthanasie aux personnes démentes. Au début de l'année, trois nouvelles propositions de loi ont été déposées pour « affiner le dispositif », explique La Croix, notamment l'obligation pour un médecin qui refuserait de pratiquer une euthanasie de l'indiquer « dans les sept jours » et d'adresser alors son patient à un confrère. Ou bien interdire que des établissements entiers refusent de pratiquer l'euthanasie. Une proposition clairement dirigée contre les hôpitaux catholiques qui entendent rester libres de leur choix.

    En 2015, plus de 2000 euthanasies ont été pratiquées en Belgique.« Un chiffre impressionnant », pour l'Express qui rappelle que le seuil des 1 000 euthanasies par an a été franchi en 2011. Quelles sont ces personnes qui demandent à ce que leurs vies soient abrégées ? « L'euthanasie concerne surtout les personnes de moins de 80 ans et celles souffrant d'un cancer. Mais en dix ans, les médecins qui accompagnent l'euthanasie ont vu une augmentation des demandes chez les plus de 80 ans, les seniors vivant dans des maisons de retraite, les patients souffrant d'une maladie autre que le cancer ainsi que des personnes qui n'étaient pas en fin de vie », note la journaliste Anne-Laure Lebrun, du site Pourquoi Docteur.

    L'euthanasie rallonge la durée de vie…

    Observée sur le sujet par le monde entier, la Belgique « produit » également des ambassadeurs de l'euthanasie comme l'athlète belge Marieke Vervoort, médaillée d'argent du 400 m aux Jeux paralympiques de Rio. Atteinte d'une maladie dégénérative musculaire incurable, la championne de 37 ans a expliqué à Rio qu'elle serait bientôt contrainte d'arrêter le sport de haut niveau : « Ma maladie dégénérative progresse et il n'y a aucune chance que cela s'améliore […]. Je sens que mon corps n'en peut plus. J'adore être sur mon fauteuil, mais je perds souvent conscience pendant les entraînements, en raison de la douleur. » Comment Marieke Vervoort envisage l'après-compétition ? « Voyager, écrire un deuxième livre, peut-être ouvrir un musée pour raconter son histoire. Et, quand les souffrances ne seront plus supportables et que son corps sera proche de la rupture, se faire euthanasier », relate le quotidien Le Monde.

    Pour l'athlète belge, « l'euthanasie ne veut pas dire “meurtre”, mais signifie “repos”. Tout le monde sait que j'ai mis en ordre mes documents pour une euthanasie en 2008. Si je ne les avais pas eus, je me serais suicidée depuis longtemps […] », explique la Belge souhaitant ainsi démontrer que l'euthanasie, en fin de compte, allonge la durée de vie. La preuve surtout que sur la fin de vie, la Belgique a complètement perdu le nord.

  • Belgique : les cours de religion sont au coeur des préoccupations de l'épiscopat

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    De Raphaëlle d'Yvoire sur le site du Journal La Croix :

    En Belgique, l’Église planche sur ses cours de religion

    Trois questions sur la place et le contenu des cours philosophiques obligatoires au sein des écoles flamandes et francophones de Belgique. Les évêques et les responsables religieux plaident pour le maintien de cours de religion à l’école.

    1/Quel est le contexte ?

    Depuis quelques années en Belgique, le système des deux heures de cours philosophiques obligatoires – qui depuis 1958 offre le choix à l’école entre des cours relevant des différentes religions reconnues par l’État belge et un cours de morale non confessionnelle – fait débat. Bien que les cours de religion ne soient pas une catéchèse, sont-ils encore pertinents pour un public devenu multiculturel ? Séparer dans l’enseignement officiel (public) les élèves sur la base de leur appartenance religieuse ne nourrit-il pas le communautarisme ? Pourquoi ne pas remplacer le cours de morale par un véritable cours commun de philosophie et d’éducation civique ?

    En cette rentrée 2016, l’enseignement francophone a franchi le pas de la réforme, avec l’instauration d’une heure de « cours commun d’éducation à la citoyenneté », en lieu et place d’une heure de cours confessionnel ou de morale. Mais le choix de la deuxième heure hebdomadaire obligatoire a été laissé à l’appréciation des parents ou élèves qui doivent opter, ce mois-ci, soit pour une seconde heure de citoyenneté, soit pour une heure de religion ou de morale. L’association de parents de l’enseignement officiel (Fapeo) a mené, cet été, une campagne incitant les parents à abandonner définitivement le cours de religion ou de morale pour leurs enfants.

    2/ Quelle position tiennent les évêques francophones ?

    Après avoir, au printemps, écrit aux parents d’élèves de l’enseignement officiel, invitant ceux qui suivent un cours de religion catholique à le poursuivre, les évêques francophones de Belgique ont tenu à s’exprimer avec les responsables des autres communautés religieuses. Mercredi 7 septembre, dans un communiqué commun intitulé « Avec un cours de religion, c’est mieux », Mgr J. De Kesel, archevêque de Malines-Bruxelles, ainsi que les responsables des communautés orthodoxes, protestantes, évangéliques, anglicanes, israélites et musulmanes de Belgique, s’inquiètent de la pression exercée sur les parents. Ils soulignent l’importance à leurs yeux des cours de religion dans le cursus scolaire, qui apportent aux élèves « des critères et des grilles de lecture pour exprimer leurs convictions dans une société multiculturelle et multiconvictionnelle » et demandent leur maintien.

    3/ Quelle est la préoccupation des évêques flamands ?

    En Flandre, le contexte est différent. L’enseignement catholique, qui scolarise 65 % des élèves du primaire et 75 % des jeunes du secondaire, prédomine mais doit désormais former un public de toutes confessions. Suite à une enquête de terrain approfondie, l’enseignement catholique flamand a lancé au printemps dernier le projet « École catholique du dialogue », qui entend tout à la fois proposer aux jeunes « un dialogue avec leur propre tradition catholique » et « une ouverture aux autres convictions », notamment à l’islam. S’il est plutôt bien accueilli par les directions d’école, ce projet a suscité beaucoup de débats dans les médias.

    Dans une lettre adressée le 31 août dernier aux responsables des écoles catholiques, Mgr Johan Bonny, évêque d’Anvers et évêque référendaire flamand pour l’enseignement, précise aussi son intention d’actualiser le contenu du cours de religion dans l’enseignement secondaire, afin que les élèves puissent effectivement dialoguer « sur la base d’une meilleure connaissance des fondements de la chrétienté ». Les conclusions d’un groupe de travail sur la question sont attendues pour Pâques 2017, en prévision de nouveaux programmes en 2018.

  • Un jeune de 17 ans euthanasié en Belgique; l'Institut Européen de Bioéthique publie un dossier

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    Du Bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Belgique : euthanasié à 17 ans 

    Pour la première fois, suite à l'extension de la loi relative à l'euthanasie aux mineurs, un jeune a été euthanasié en Belgique. Il a dû exprimer sa volonté en ce sens, obtenir l’accord de ses parents, être jugé capable de discernement quant à la portée de ce geste et surtout être atteint d’une maladie incurable provoquant des souffrances inapaisables. De plus, son décès devait être prévisible à brève échéance. Telles sont les conditions inscrites dans la loi évoquée. Loi qui n'avait pas manqué de susciter de vives inquiétudes lors de son adoption par le Parlement belge (Lettre ouverte des pédiatres bulletin du 12/02/2014).

    L'euthanasie a été pratiquée au domicile du patient, et l'on n'en sait aujourd'hui pas plus sur les circonstances de ce cas. La Commission d’Evaluation de la loi euthanasie a confirmé le dépôt de ce dossier. Il lui revient maintenant de statuer sur la stricte application de la loi sur base de la déclaration transmise par le médecin.

    La nouvelle, qui a été reprise dans la presse du monde entier, n'a pas manqué de provoquer une certaine commotion. La Belgique est en effet le seul pays au monde a avoir ouvert la porte à l'euthanasie des mineurs sans limite d'âge. Aux Pays-Bas, cette possibilité existe pour les jeunes à partir de 12 ans. En 10 ans, 5 cas seulement y ont été recensés

    Source: Le Soir, De Morgen, Het Laatste Nieuws

    L’euthanasie des mineurs en Belgique : dossier de l'IEB

    Le 28 février 2014 était promulguée la loi  « modifiant la loi du 28 mai 2002 relative à l'euthanasie, en vue de l'étendre aux mineurs». La Belgique devenait ainsi le premier et seul pays au monde à autoriser l’euthanasie de mineurs sans qu’aucune condition relative à l’âge de ceux-ci ne doive être rencontrée.

    Certains s’en sont félicités, rappelant le rôle « pionnier » joué par la Belgique dans la mise en place d’un cadre légal pour l'euthanasie, présentée comme ultime « acte d’humanité » dont tout patient, majeur ou mineur, devrait pouvoir bénéficier. D’autres, en revanche, au Parlement et au sein de la société civile, se sont opposés à l’extensionde la loi. Parmi ceux-ci, près de deux cents pédiatres et spécialistes de soins palliatifs pédiatriques.

    De toute évidence, les questions éthiques, juridiques et médicales que suscite l’euthanasie ne sont pas moindres lorsqu’il s’agit d’accéder à une demande provenant d’un patient mineur. 

    Ce dossier de l'IEB en offre un aperçu et, après avoir dressé les contours des nouvelles dispositions légales, propose quelques considérations critiques.

  • Dimanche 2 octobre 2016: Pèlerinage familial de tradition à Foy Notre-Dame

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    Pèlerinage Foy-N-D 1,2-10-2016-page-001.jpg

    Toutes les infos ici: 

    www.pelefoy.be

    JPSC

  • GPA : Action pour la Famille mobilise contre la tenue d'une conférence au Hilton de Bruxelles

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    D'Action pour la Famille :

    Ecrivez à Egbert Buursink directeur du Hilton pour demander qu’il n’accueille pas le salon Men having babies. C’est URGENT

    Un collectif de citoyens contre toute forme de GPA lance une campagne de mails adressés au directeur du Hilton. Envoyez un mail ou écrivez à M. Egbert Buursink,  directeur du Hilton pour qu’il ne permette pas la tenue de la conférence Men having babies dans son hôtel. De tels envois ont un impact fort ! Ci-dessous un exemple, mais c’est mieux d’utiliser vos propres termes.

    Envoyez aux DEUX adresses mail. Sujet : conference Men having babies

    egbert.buursink@hilton.com

    reservations.brusselsgrandplace@hilton.com

    events.brusselsgrandplace@hilton.com

    « Cher Monsieur Buursink,

     J’ai appris que le Hilton de Bruxelles accueille la conférence de l’organisation américaine Men having babies les 24 et 25 septembre. En mettant en contact des parents d’intention avec des organisations qui leur fournissent des enfants via des mères porteuses, Men having babies promeut la gestation pour autrui.

    Cette pratique porte une atteinte grave au respect des femmes. Dans la GPA la mère porteuse est employée comme un moyen de production d’un enfant. A sa naissance le bébé - qui s’est attaché à sa mère pendant la grossesse - sera abandonné pour être livré aux parents d’intention. Fin 2015 le parlement européen a fermement condamné toute forme de gestation pour autrui comme étant contraire à la dignité de la femme. De nombreux pays, dont la France, la Suède et la Norvège, interdisent la pratique de la GPA.

    Des associations de sensibilités politiques différentes se mobilisent contre la gestation pour autrui sous toutes ses formes et l’organisation de la conférence. Il n’est pas exclus que des associations issues de la société civile lancent un appel international à ne plus réserver de chambre dans les hôtels du groupe Hilton.

    Pour ces raisons, je me permets de vous demander de revenir sur votre décision de permettre l’utilisation des installations du Hilton Bruxelles par Men having babies. Ce faisant, vous serviriez la défense des droits des femmes et des enfants.

    En vous remerciant pour votre attention, je vous prie, cher Monsieur Buursink, d’agréer l’expression de mes salutations distinguées. »

    Vous pouvez aussi envoyer une lettre par la poste à :

    Monsieur Egbert Buursink
         Hilton Grand Place
         Carrefour de l’Europe 3
         1000 Bruxelles
         02-5484211

    Agissez avec rapidité. La presse est remplie d’articles qui font de la publicité pour ce salon de Men having babies

    Les 21, 24 et 25 septembre : manifs contre la GPA et la conférence de Men having babies

    Mercredi 21 à 16h : action veilleurs

    Samedi 24 à 15h : action veilleurs

    Dimanche 25 à 9h : manifestation

    Lieu : devant le HILTON Grand place, en face de la Gare centrale (place du carrefour de l’Europe, Bruxelles)

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