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Marche pour la vie 2024 : une mobilisation d’actualité
19 JAN, 2024
La Marche pour la vie aura lieu dimanche 21 janvier à Paris. « En 2024, notre combat sera encore et toujours d’actualité. Inscription de l’avortement dans la Constitution et légalisation de l’euthanasie ou du suicide assisté sont les deux menaces qui pèsent sur la vie humaine en France » explique Aliette Espieux, porte-parole de la Marche pour la vie. « La pression des deux lois en préparation » pousse à la mobilisation.
« L’inscription dans la Constitution est dangereuse »
Opposée au texte, la Marche pour la vie propose de réaliser « une étude sur l’IVG (..) pour mieux comprendre les causes et les conséquences de l’avortement ». Elle demande également la mise en place d’une politique familiale pour « combattre la précarité et accompagner tous les parents pour que l’IVG ne soit jamais un choix réalisé pour des raisons économiques » (cf. « L’avortement est largement le résultat d’un ensemble de circonstances dont la société est en partie responsable »).
Mobilisation pour le développement des soins palliatifs
Il fait froid et il neige à Washington, mais la Marche pour la vie continue - après la fin de l'arrêt Roe.
19 janvier 2024
Des milliers de militants anti-avortement se sont retrouvés vendredi sur le National Mall à Washington pour la 51e édition de la Marche pour la vie, le deuxième rassemblement de ce type depuis la fin de l'arrêt Roe v. Wade aux États-Unis.
Les marcheurs, jeunes et moins jeunes, venus de tout le pays, ont bravé les températures négatives - environ 30 degrés Fahrenheit en début d'après-midi - et parfois de fortes chutes de neige pour porter des pancartes et des affiches faites à la main avec des slogans contre l'avortement sur un parcours qui les a conduits devant le Capitole et la Cour suprême des États-Unis.
C'est là qu'en 2022, les juges ont annulé l'arrêt Roe v. Wade, mettant ainsi fin à la protection fédérale de l'accès à l'avortement. Alors que la Marche pour la vie de l'année dernière était plutôt un tour de victoire après cette décision, les organisateurs et les marcheurs se sont rendus à Washington cette année avec une attention renouvelée pour la suite de leur cause. Ceci alors que le pays est à quelques mois d'une élection présidentielle où les questions liées à l'avortement pèseront probablement lourd pour les électeurs.
"Nous n'avons pas fini. Nous continuerons à marcher chaque mois de janvier au niveau national, ainsi que dans nos États, jusqu'à ce que les lois de notre pays reflètent la vérité fondamentale selon laquelle toute vie humaine est créée égale et mérite d'être protégée", a déclaré la présidente de la Marche pour la vie, Jeanne Mancini, lors d'un rassemblement avant que les marcheurs ne défilent dans le centre-ville de Washington.
"Nous marcherons jusqu'à ce que l'avortement soit impensable", a déclaré Mme Mancini. Cette phrase a été souvent répétée par d'autres orateurs et manifestants.
Les organisateurs de la manifestation et d'autres orateurs ont indiqué que cela signifiait qu'il fallait s'attacher à modifier les lois des États pour restreindre davantage l'accès à l'avortement.
Lorsque l'arrêt Roe a été annulé, la décision concernant l'accès à l'avortement a été prise par les États respectifs. Depuis lors, plus d'une douzaine d'États ont adopté des interdictions totales ou quasi-totales de l'avortement. D'autres voient leurs politiques restrictives contestées devant les tribunaux.
Des manifestants comme Kathy Johnston, qui s'est rendue à Washington depuis l'Ohio, pensent que la décision Dobbs n'est pas allée assez loin. "Mais je pense que nous étions tous conscients que cette décision allait simplement faire passer le problème du niveau national au niveau de l'État et que le combat n'était pas terminé", a-t-elle déclaré, ajoutant que la question de l'accès à l'avortement est désormais placée, à juste titre, au niveau de l'État.
À la suite de l'annulation par la Cour suprême du droit constitutionnel à l'avortement, les défenseurs du droit à l'avortement ont déployé des efforts concertés pour soumettre la question directement aux électeurs par le biais d'initiatives électorales et d'autres mesures visant à inscrire des protections dans la législation des États.
Des États comme l'Ohio ont soumis le droit à l'avortement à la décision des électeurs. Dans les cas où cela s'est produit, les partisans de l'avortement ont perdu. En novembre dernier, les électeurs de l'Ohio ont approuvé un amendement à la constitution de leur État visant à garantir le droit à l'avortement et d'autres droits génésiques.
C'est pourquoi les militants anti-avortement se préparent encore à une "longue, très longue lutte" pour mettre fin à l'avortement, a déclaré Leszek Syski, un marcheur du Maryland qui participait à son 50e rassemblement de la Marche pour la vie. "En fin de compte, nous ne voulons pas seulement rendre l'avortement illégal", a-t-il déclaré. "Nous voulons rendre l'avortement impensable.
D'autres participants à la Marche pour la vie, comme Julie Womer, originaire de l'Iowa, continuent de penser qu'une action du gouvernement fédéral visant à restreindre l'avortement de manière générale est l'avenir idéal pour les partisans de la lutte contre l'avortement comme elle. "Il serait formidable que la vie soit protégée au niveau national et que chaque État n'ait pas à se débrouiller seul", a déclaré M. Womer. "Mais je pense que dans l'immédiat, si les États sont en mesure de protéger la vie sur leur territoire, c'est aussi un grand pas en avant.
L'Eglise doit-elle adapter sa doctrine ? - Etienne Montero
8 novembre 2023
L’Eglise doit adapter sa doctrine à la société moderne, entend-on souvent aujourd’hui. Mais comment distinguer un vrai développement d’une corruption ? C'est à cette question redoutable que l'Union, le Cercle Royal des Etudiants Catholiques de Liège, l'asbl Sursum Corda et le Centre culturel Ile-de-Meuse, ont voulu apporter des éléments de réponse en invitant le mardi 07 novembre 2023, en la salle Saint Lambert de l'Espace Prémontrés à Liège, l'Abbé Etienne Montero. Licencié en théologie et Docteur en droit, Etienne Montero a été un Doyen remarqué de la Faculté de Droit de l’Université de Namur avant d’être ordonné, en 2017, prêtre de l’Opus Dei puis ensuite Vicaire Régional pour la Belgique.
Participez à l’enseignement de la bonne philosophie !
Un autre aspect saillant et classique de la pensée platonicienne est exposé dans sa République, qui ne se résume pas à la Caverne et aux Idées. S’agit-il, dans le chef du philosophe athénien, d’une cité idéale, ou « seulement » d’une métaphore politique pour parler, en réalité, de l’âme humaine ? Les deux lectures, politique et psychologique, s’excluent-elles ou doivent-elles être tenues pour complémentaires ? Et que penser d’une politique inspirée de Platon ? Le dogme politique du marxisme n’a-t-il pas l’ambition de réaliser, à sa façon, le projet de la république du philosophe athénien ? Et le Platon des Lois n’est-il pas le premier à rompre avec les ambitions politiciennes de la République ?
Aristote et saint Thomas, une fois encore, nous fourniront un contrepoint pour l’évaluation des régimes politiques, à l’aune des débats initiés en Grèce antique. Plus généralement, la vie agitée du monde grec, à l’époque classique, demeure à ce jour une source d’inspiration, qu’il s’agisse de réfléchir à la signification de la démocratie ou de ce que la géopolitique contemporaine désigne volontiers comme le « piège de Thucydide ». Les penseurs du politique, en Grèce, ont décidément rang de classiques de l’histoire de l’organisation étatique en Occident.
Le thème de cette année est consacré aux « Classiques » de la Philosophie.
C’est un cycle de conférences… • pour les esprits curieux, venant à la rencontre de la philosophie pour la première fois. • ou pour ceux qui ont déjà eu la joie de philosopher avec Stéphane Mercier lors des précédentes sessions.
L’accès aux conférences est ouverte à tout le monde : - Sur place à Bruxelles : Rue du Cornet 51. - ou également ici, en ligne : en diffusion vidéo sur YouTube. P.A.F. libre : participez à l'enseignement de la bonne philosophie !
À l'issue de la conférence, nous aurons le plaisir de partager un moment de convivialité autour d'un verre, favorisant les échanges enrichissants avec le conférencier et tous ceux qui se joindront à nous sur place.
Toutes les conférences sont disponibles ensuite sur le site www.philo.brussels. Il suffit de souscrire à un accès illimité, pour un prix très modique. Grâce à votre participation, nous avons la joie de poursuivre nos soirées de philosophie pendant de longues années…
7 janvier 2024, dans la « Libre Afrique », Hubert Leclercq cède la parole à l’opinion de Jean-Claude Mputu :
Jean Claude Mputu est le directeur adjoint de Resource Matters (ONG) : Il accompagne les partenaires des Resource Matters et coordonne leurs actions en vue d’en augmenter l’impact sur le terrain. Il coordonne aussi le volet électricité de leurs programmes.
Titulaire d’un doctorat en Relations Internationales, Jean Claude Mputu a longtemps travaillé comme chercheur à l’Université de Liège avant de rejoindre le National Democratic Institute où il a coordonné les activités en RDC et leur programme sur les partis politiques ainsi que la participation des femmes et des jeunes en politique. Citoyen engagé, il a beaucoup travaillé avec la société civile congolaise pour le suivi des activités politiques, électorales et de gouvernance démocratique.
Jean Claude Mputu espère, par son engagement, changer l’avenir de la RDC pour que sa population puisse enfin profiter des nombreuses richesses dont regorge ce pays. Il n’y a pas d’autres alternatives, a-t-il l’habitude de dire :
« Ceci est le plaidoyer d’un citoyen qui voit son pays s’enfoncer dans le déni, le mensonge, la corruption et les antivaleurs »
Mais qui malgré tout continue à vouloir croire qu’un autre avenir est possible : car il est convaincu que le Congo en vaut la peine et que les Congolais ont trop souffert. La manière dont les élections générales de décembre 2023 ont été planifiées et mises en œuvre en RDC constituent un véritable projet pour tuer la démocratie
« C’est pourquoi, je voudrais m’interroger avec vous. Quels sont les critères d’une bonne élection et pourquoi les organise-t-on ? Si les élections doivent permettre à un peuple de choisir librement et légalement ses dirigeants en toute indépendance, transparence, alors qui peut me dire qu’en décembre 2023, la RDC a connu des élections ?
« Au commencement de tout il y a eu la corruption et le mépris des lois pour désigner Kadima comme Président de la CENI. Malgré les protestations des Églises catholique et protestante, la communauté internationale a fermé les yeux et nous ont poussé à donner une chance à Kadima. Le peuple fatigué et victime de la tricherie de 2018 voulait des nouvelles élections et a préféré rester calme.
Ensuite un enrôlement bâclé, avec des cartes d’électeurs qui s’effacent après quelques mois. Tout le monde a fermé les yeux. La CENI a refusé un audit externe et indépendant d’un fichier électoral inexistant, le monde a fermé les yeux, les ambassades occidentales ont rivalisé des communiqués pour soutenir et accompagner la CENI. Dans quel pays démocratique aurait-on voulu des élections sans connaître la liste des électeurs ?
« Les Exercices [spirituels] sont un don que l’Esprit du Seigneur a fait à l’Église tout entière : (…) instrument précieux et efficace pour la croissance spirituelle des âmes, pour leur initiation à la prière, à la méditation, dans ce monde sécularisé où Dieu semble absent. À une époque comme celle d’aujourd’hui, où la confusion et la multiplicité des messages, la rapidité des changements et des situations rendent particulièrement difficiles, à nos contemporains, de mettre de l’ordre dans leur vie et de répondre avec décision et joie à l’appel que le Seigneur adresse à chacun de nous, les Exercices Spirituels représentent une voie et une méthode particulièrement précieuses pour chercher et trouver Dieu, en nous, autour de nous et en chaque chose, pour connaître sa volonté et la mettre en pratique. »
Benoît XVI
L’Œuvre des Retraites du district de France de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre organise cette année en Belgique deux retraites selon les Exercices spirituels de Saint Ignace :
Peut-on encore PARIER SUR LA VIE et sur l’AVENIR aujourd’hui ? Comment ? Ces questions vous habitent ? L'Institut Européen de Bioéthique vous propose de participer à la formation bioéthique conçue par Alliance Vita et que nous replaçons dans le contexte belge.
Vidéos, témoignages, échanges autour d'invités locaux ponctueront ces soirées. Experts et témoins croiseront leurs regards sur les enjeux qui traversent notre temps : bien vieillir, désir d'enfant, éducation affective et sexuelle, questionnement de genre…
Ne manquez pas ce rendez-vous unique !
En Belgique, pas moins de sept villes organisent la formation.
Bruxelles, Tournai, Mons, Hannut, Liège, Namur et Louvain la Neuve.
Fondé en 2001 et basé à Bruxelles, l’Institut Européen de Bioéthique (IEB) est un centre d’étude en matière d’éthique biomédicale. Ses experts travaillent en étroite collaboration avec le milieu universitaire et les professionnels de la santé.
Indépendant de toute structure institutionnelle, l’IEB cherche à informer, former et sensibiliser les citoyens, les professionnels de la santé ainsi que les décideurs politiques sur les enjeux bioéthiques, dans le souci d’une éthique basée sur la promotion de la personne humaine et de sa dignité.
Participez à l'enseignement de la bonne philosophie !
L’anthropologie philosophique de Platon est à coup sûr l’une des parties les plus significatives de son apport à la pensée occidentale. Sans le savoir, bien des fantasmes ou des représentations modernes de l’homme capitalisent sur l’antique théorie platonicienne de l’âme, plus ou moins déformée par le prisme des interprétations successives.
Pourtant, en dépit de sa richesse et de son extraordinaire pouvoir de suggestion, la doctrine platonicienne de l’âme souffre de graves défaillances, qui se répercutent de façon exemplaire dans la représentation stoïcienne de l’homme.
Nous tâcherons, dans cette troisième conférence, de cerner les apories de l’anthropologie platonicienne en lui appliquant une grille de lecture aristotélicienne, et plus exactement thomiste, qui permet de surmonter les impasses du dualisme et, par ricochet, de tous les héritiers (conscients ou non) de l’illustre philosophe athénien.
L’accès aux conférences est ouverte à tout le monde : - Sur place à Bruxelles : Rue du Cornet 51. - ou également ici, en ligne : en diffusion vidéo sur YouTube. P.A.F. libre : participez à l'enseignement de la bonne philosophie !
À l'issue de la conférence, nous aurons le plaisir de partager un moment de convivialité autour d'un verre, favorisant les échanges enrichissants avec le conférencier et tous ceux qui se joindront à nous sur place.
Toutes les conférences sont disponibles ensuite sur le site www.philo.brussels. Il suffit de souscrire à un accès illimité, pour un prix très modique. Grâce à votre participation, nous avons la joie de poursuivre nos soirées de philosophie pendant de longues années…
La première partie du synode sur la synodalité voulu par le pape François s’est déroulée du 4 au 29 octobre à Rome. Quel bilan tirer de ce synode ? Quelles pistes de réformes annonce-t-il ? Est-il un synode de rupture ou de continuité ? Comment a-t-il été reçu par les différentes sensibilités de l’Eglise ? Cet article vous offre une analyse et une vue de surplomb sur cet événement ecclésial.
«Il faut que tout change pour que rien ne change ». C’est peut-être la célèbre phrase de Tancredi Falconeri dans Le Guépard de Lampedusa qui vient à l’esprit lorsqu’on se hasarde à tirer un bilan d’étape de la XVIe Assemblée générale du synode des évêques sur la synodalité, à l’issue de sa première session plénière qui s’est tenue à Rome du 4 au 29 octobre 2023.
« Il faut que tout change… »
En apparence, le processus décidé et mis en œuvre par le pape François depuis 2021 semble vouloir imprimer des changements majeurs à l’Église, comme en témoignent la structure adoptée pour le Synode, la forme des débats retenue et les thématiques discutées.
Tout d’abord, s’agissant de la structure, le pape François a posé, en avril 2023, un geste spectaculaire et sans précédent. En contradiction avec le Code de Droit canonique (can. 346, § 1) ainsi qu’avec sa propre constitution apostolique Episcopalis Communio du 15 septembre 2018, qui prévoient que seuls peuvent composer une assemblée synodale les évêques ainsi qu’un petit nombre de supérieurs d’instituts religieux masculins, le Souverain Pontife n’a pas hésité à désigner, parmi les 364 membres votants, des religieuses et surtout 70 laïcs (hommes et femmes). La conséquence est qu’une proposition peut désormais être adoptée par le synode, alors même qu’elle ne réunirait pas deux tiers des voix des évêques. Cette décision papale n’a pas été sans provoquer quelques remous, puisqu’un certain nombre de canonistes sont allés jusqu’à contester la « nature épiscopale » de cette assemblée synodale ainsi composée. Et si, pour répondre à ces critiques, le pape a souligné que ce « processus synodal » récupérait une ancienne pratique chrétienne qui n’avait jamais été perdue dans l’Orient chrétien, il est à noter qu’aucun des délégués orthodoxes et catholiques de rite oriental conviés à Rome n’ont reconnu dans ledit processus ce qu’ils entendaient dans leurs Églises respectives par le terme de « synode ».
Ensuite, concernant la forme retenue pour les débats, une innovation remarquée a également eu lieu : à la place de discours tenus par des orateurs juchés sur une estrade et s’adressant à l’assemblée, le choix a été fait – synodalité oblige – de répartir les 364 membres en 35 groupes (les « circuli minores »). Le tout conjugué avec une méthodologie très stricte gouvernant les débats, largement inspirée de la spiritualité ignacienne : chaque groupe s’est vu attribuer des questions précises à débattre et ces questions ont fait l’objet d’un triple tour de table, strictement chronométré, afin de permettre aux participants d’exprimer, en toute égalité, les « résonances ressenties ». Après ces discussions, un rapporteur désigné pour chaque groupe a été chargé d’en présenter la teneur à l’assemblée plénière, avec ses convergences, ses divergences et ses interrogations. Pour finir, le 29 octobre, un rapport de synthèse de 42 pages a été adopté, détaillant les questions à approfondir et formulant 81 propositions qui, « après des recherches canoniques, théologiques et pastorales », devront être tranchées lors de la seconde session du synode en octobre 2024.