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Débats - Page 282

  • Chine : la publication d’un récit biblique déformé suscite la consternation des catholiques

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    Du site des Missions Etrangères de Paris :

    La publication d’un récit biblique déformé suscite la consternation des catholiques chinois

    23/09/2020

    Un manuel scolaire destiné à l’enseignement professionnel dans le secondaire, publié par le service d’édition de l’Université des sciences et technologies électroniques de Chine, qui dépend du gouvernement, a suscité la consternation parmi les catholiques de Chine continentale. Le texte, publié afin d’enseigner « l’éthique professionnelle et le respect de la loi » aux élèves, cite un passage du récit évangélique de la femme adultère pardonnée, mais déformé et détourné à des fins politiques. « Comment enseigner l’éthique professionnelle avec un tel manuel ? », demande un prêtre, qui souhaite rester anonyme.

    Une partie de la page de couverture d’un manuel scolaire controversé, qui a suscité la consternation parmi la communauté catholique chinoise.

    La publication d’un manuel scolaire contenant une histoire biblique déformée et détournée a suscité la colère parmi les fidèles de la communauté catholique en Chine continentale. Le manuel en question a été publié pour enseigner « l’éthique professionnelle et le respect de la loi ». Le manuel scolaire, publié par le service d’édition de l’Université des sciences et technologies électroniques de Chine, qui dépend du gouvernement, contient un texte évoquant le récit de Jésus et de la femme adultère pardonnée. Dans la publication, le récit évangélique (Jean 8, 1-11) est déformé et affirme que Jésus Christ a lapidé une femme pécheresse afin de respecter la loi de son temps. Le texte reprend le passage décrivant la foule voulant lapider une femme selon la loi, et Jésus leur répondant « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre ». Pourtant, la fin du récit diffère radicalement, le texte ajoutant qu’une fois la foule dispersée, Jésus se serait mis à lapider la femme à mort en ajoutant « Moi aussi je suis pécheur, mais si la loi ne devait être exécutée que par des hommes sans faute, la loi serait vaine ». Un paroissien a publié le passage en question sur les réseaux sociaux, en dénonçant la falsification d’un texte biblique à des fins politiques comme une insulte à l’Église catholique. « Je voudrais que tout le monde sache que le Parti communiste chinois a déjà essayé de déformer l’histoire de l’Église par le passé, de diffamer notre Église et d’attirer la haine du peuple sur notre Église », a-t-il souligné.

    Mathew Wang, un enseignant chrétien dans une école professionnelle, confirme le contenu du texte controversé, tout en ajoutant que la publication exacte varie selon les lieux en Chine. Mathew Wang précise que le texte publié par le manuel scolaire a été relu par le Comité de contrôle des manuels scolaires pour l’éducation morale, dans le cadre de l’enseignement professionnel dans le secondaire. Il déplore que les auteurs aient utilisé un tel exemple erroné pour justifier les lois socialistes chinoises. Selon certains catholiques chinois, les auteurs du manuel auraient voulu souligner que la loi est sacrée en Chine, et que son respect absolu est essentiel. Un prêtre catholique, qui souhaite rester anonyme, affirme quant à lui que le texte publié « est lui-même immoral et illégal ». « Du coup, comment pouvons-nous encore enseigner l’éthique professionnelle avec un tel manuel ? », demande-t-il. « C’est un phénomène social bien triste que nous observons en Chine continentale », déplore-t-il. Paul, un catholique chinois, ajoute que des déformations similaires de récits chrétiens et de l’histoire de l’Église continuent d’être observées, mais il estime que les protestations des chrétiens n’auront aucun impact. « La même tendance se répète chaque année, mais l’Église ne riposte jamais, ou en tout cas elle ne reçoit jamais le respect et les excuses qu’elle mérite. » Kama, un catholique qui gère les contenus d’un groupe catholique sur les réseaux sociaux, souligne que le contenu publié par le manuel est une offense aux croyances religieuses des chrétiens. Il appelle les auteurs et les éditeurs concernés à présenter leurs excuses publiquement et corriger le texte. « Nous espérons que les autorités chrétiennes prendront la parole », ajoute-t-il.

    (Avec Ucanews, Hong-Kong)

  • Pie XII a fait tout ce qui était possible pour porter secours aux Juifs

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    De Bosco d'Otreppe dans la Libre :

    "Le pape Pie XII a fait tout ce qu’il pouvait pour porter secours aux Juifs"

    Pie XII a-t-il suffisamment combattu le nazisme ? Responsable des Archives historiques au Vatican, Johan Ickx prend la défense du pape et dévoile des documents inédits dans un livre qui sort ce jeudi.

    Que savait Pie XII de la barbarie nazie ? A-t-il fait tout ce qui était en son pouvoir pour la combattre et en secourir les victimes ? Ces questions divisent les historiens depuis des décennies. Pour mieux y répondre, le Vatican vient d’ouvrir aux chercheurs, le 2 mars dernier, ses archives concernant le pontificat du pape italien qui régna de 1939 à 1958. Innombrables, elles nécessiteront des années de recherches pour mieux comprendre et juger l’action du Vatican durant la guerre.

    Directeur des archives historiques de la Secrétairerie d’État, le Belge Johan Ickx est responsable de l’inventaire de ces documents. Après les avoir côtoyés des années durant, il publie ce jeudi Le Bureau. Les Juifs de Pie XII ; un ouvrage passionnant et haletant qui nous plonge dans l’entourage direct du pape. Sur base de ces archives, on y surprend les discussions et dilemmes diplomatiques des plus hauts cadres du Saint-Siège, on y découvre la vie de centaines de Juifs secourus par Pie XII, on y dévale les rues de Rome au rythme de courses-poursuites, précisément documentées, entre des religieux, la police italienne ou des SS, on remonte d’impressionnants réseaux de résistance européens.

    Cet ouvrage, qui ne prétend pas à l’exhaustivité historique, ne clora pas le débat sur la responsabilité exacte de Pie XII. Aurait-il pu agir différemment ou davantage ? Les interprétations resteront divergentes. Johan Ickx offre cependant un éclairage sur ce que le pape entreprit, dans le cadre d’une diplomatie délicate ou dans la discrétion la plus totale. "Le bien ne fait pas de bruit", défend l’archiviste belge en sourçant son propos de documents inédits dont ce recueil fera date.

    La suite est en accès réservé aux abonnés sur le site de la Libre

    "Le bureau. Les Juifs de Pie XII". Éditions Michel Lafon, en coédition avec les Éditions VdH. 2020

    Egalement sur le Soir

  • Le progrès technique libère autant qu'il aliène

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Le progrès technique «libère autant qu’il aliène»

    22 septembre 2020

    « La grande intuition d’Ellul a été de souligner non pas l’ambiguïté mais l’ambivalence du progrès technique, qui libère autant qu’il aliène. On ne peut pas dissocier les deux et garder le meilleur.» Patrick Chastenet, professeur en Sciences Politiques à l’Université de Bordeaux et auteur d’une Introduction à Jacques Ellul [1],explique que cette ambivalence faisait l’objet, chez le penseur, de quatre propositions : « tout progrès technique se paie car il est impossible de dire si ce qui est apporté est plus important que ce qui est supprimé ; le progrès technique soulève plus de problèmes qu’il n’en résout ; ses effets néfastes sont inséparables de ses effets positifs ; il comporte toujours un grand nombre d’effets irréversibles et imprévisibles ».

    Ces sociétés techniciennes à l’affut de « l’efficacité, la puissance et le contrôle » s’avèrent incapable « d’éliminer le risque » et confinent à une dépendance vis-à-vis des experts.

    Pour Jacques Ellul, « la technique rend notre avenir impensable ». Aujourd’hui, explique Patrick Chastenet, « la technoscience et le développement exponentiel nous ont placés au milieu d’un champ de mines dont on a perdu les plans. En dépit des disparités au plan mondial et au sein de chaque secteur, la technique moderne continue de progresser de façon d’autant plus imprévisible qu’elle échappe à la volonté humaine ». Et il explique que Jacques Ellul « soutenait la démarche de Jacques Testart [2] en génie génétique, expliquant, en 1986, qu’on devait aller parfois vers une éthique de la non recherche ».

    « La mort de Dieu et la fin des grands récits idéologiques, ces fameuses religions séculières, ont laissé le champ libre à une technoscience sacralisée car porteuse de tous nos espoirs et riche de toutes nos frustrations de simples mortels ». Dans ce système technicien, la science et la technique semblent être les seuls moyens de sauver l’homme.

    [1] Jacques Ellul (1912 – 1994) est un professeur d’histoire du droit, penseur, historien, théologien protestant et sociologue français. Il est, aux côtés de Jürgen Habermas et Martin Heidegger, l’un des principaux penseurs au XXe siècle du phénomène technique.

    [2] Jacques Testart, biologiste, à l’origine du premier bébé éprouvette français, Amandine.

    Sources : Sciences critiques, Antony Laurent (15/09/2020)

  • Après le pape François, le pape Egidio ?

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    De l'abbé Claude Barthe sur Res Novae :

    L’hypothèse Zuppi, ou vers le pape Egidio
     
    Compte tenu de la situation catastrophique de l’Église cinquante ans après Vatican II et de l’impuissance des courants que l’on qualifie de conservateurs à redresser la barre, et même à la prendre en main, fusse seulement en certains secteurs, quelques-uns parmi les anti-conciliaires imaginent d’autres scénarios. Il s’agirait, non plus de rêver à un futur pontificat néo-ratzinguérien, mais de se préparer, pour un avenir à moyen terme, celui du futur changement de pontificat, à des situations d’attente conçues comme des bases de départ. L’état de l’Église ne pouvant que continuer à se dégrader de plus en plus vite, ils estiment que, pour préparer l’avenir, la situation qu’il faut aujourd’hui rechercher serait celle où la critique théorique et pratique (liturgique notamment) du Concile aurait un libre espace de développement.

    De telles prospectives sur le thème : mieux vaut un pontificat de « centre-gauche » qui nous laisse la liberté plutôt qu’un « centre-droit » qui nous stérilise, peuvent paraître particulièrement risquées. On sort en tout cas des chemins balisés de la bien-pensance « restaurationiste ». Mais ces chemins-là ne se sont-ils pas révélés hier des voies de garage, et ne deviennent-ils pas aujourd’hui des chimères ? Nous donnons ici un exemple du type de prélats sur lesquels s’échafaudent de tels scénarios, en posant la question : et si le prochain pape se nommait Egidio, le Pape Egidio ?

    Matteo Zuppi, un « progressiste » ?

    On parle actuellement beaucoup du cardinal Matteo Zuppi. Un « progressiste » ? C’est ainsi que le classe Edward Pentin dans son livre The Next Pope : The Leading Cardinal Candidates (...). En fait, il est très difficile d’étiqueter les cardinaux selon des critères quasi-politiques. Dans Confessions d’un cardinal (JC Lattès, 2007) Olivier Le Gendre rapportait que son cardinal anonyme lui disait : « Il est trompeur de parler de camps aux frontières définies comme ceux qui s’affrontent dans le parlement d’une république ou au sein des partis qui entretiennent des courants rivaux. Nous sommes entre cardinaux dans un monde aux frontières mouvantes ». On s’aperçoit en effet, notamment au moment des conclaves, que les frontières entre groupes sont très fluentes. D’autant que Matteo Maria Zuppi entend être du genre homme libre : s’il est pour l’accueil des immigrés (orientation qui semble confirmée pour Il Giornale du 1er juillet dernier par sa rencontre programmée avec les leaders du Parti démocrate, le PD, en congrès dans sa ville de Bologne), il est aussi pour l’accueil des traditionnels.

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  • Mike Pompeo met la pression sur l’accord Chine-Vatican

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    De Loup Besmond de Senneville sur le site du journal La Croix :

    Avant sa visite à Rome, Mike Pompeo met la pression sur l’accord Chine-Vatican

    Les faits 

    Le secrétaire d’État américain presse le Saint-Siège de ne pas renouveler l’accord sur la nomination des évêques conclu il y a deux ans avec Pékin. Une demande qui intervient quelques jours avant sa visite à Rome, où il participera à une rencontre sur le thème de la liberté religieuse, et devrait s’entretenir le pape François.

    Loup Besmond de Senneville (à Rome), 

    Avant sa visite à Rome, Mike Pompeo met la pression sur l’accord Chine-Vatican

    Rencontre entre le pape François et le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo le 3 octobre 2019. VATICAN MEDIA/EPA/MAXPPP

    C’est un article publié dans First Thingsqui se présente lui-même comme « le journal le plus influent d’Amérique sur la religion et la vie publique ». Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo y presse le Vatican de ne pas renouveler son accord avec la Chine.

    « La situation des droits humains en Chine s’est sévèrement détériorée sous la loi autocratique de Xi Jiping, particulièrement pour les croyants », estime-t-il, avant de faire référence à la « sinisation » des religions menées par le gouvernement chinois et qui désigne un certain nombre d’actions entreprises pour exercer un contrôle sur les religions.

    « Il est clair que l’accord Chine-Vatican n’a pas protégé les catholiques des exactions »

    Conclu en septembre 2018, cet accord, valable deux ans, porte sur la nomination des évêques, et doit arriver à échéance.

    « Deux ans plus tard, il est clair que l’accord Chine-Vatican n’a pas protégé les catholiques des exactions du Parti [communiste chinois, NDLR], sans parler du traitement horrible par le Parti des chrétiens, bouddhistes tibétains, croyants du Falun Gong et autres croyants »peut-on lire sous la plume du secrétaire d’État américain.

    → À LIRE. Nomination des évêques : le Vatican et la Chine reconduisent leur accord

    Il fustige un accord « flou », introduisant « de la confusion pour les catholiques chinois qui ont toujours eu confiance en l’Église »« Beaucoup refusent d’adorer dans des lieux de cultes approuvés par l’État », poursuit-il. Il presse le Vatican de ne pas renouveler son accord.

    En réalité, comme le rapportait La Croix dès le 16 septembre, Pékin et le Saint-Siège ont déjà acté une prorogation de l’accord qui les lie depuis 2018 pour deux nouvelles années. Cet accord, dont les détails sont toujours demeurés secrets, reste strictement inchangé, selon les informations de La Croix.

    Mais ces déclarations interviennent quelques jours avant la visite du secrétaire d’État américain à Rome, sans doute la dernière avant les élections américaines. Une ultime visite diplomatique en Europe prévue à la toute fin du mois, les 29 et 30 septembre.

    Un entretien avec le pape

    Or cette visite sera précisément placée sous le signe de la liberté religieuse, cheval de bataille de la diplomatie américaine, avec un symposium organisé le 30 septembre par l’ambassade américaine près le Saint-Siège, justement intitulé « Promouvoir et défendre la liberté religieuse internationale à travers la diplomatie ».

    Une rencontre qui donnera lieu à une rencontre entre « un haut responsable du Vatican » et le secrétaire d’État américain, confirme à La Croix une source vaticane. Le chef de la diplomatie américaine devrait aussi s’entretenir avec le pape François, selon le quotidien La Repubblica.

    « Il est clair que l’entretien de telles relations avec la Chine est aussi un moyen pour le Saint-Siège de faire entendre une autre voix que celle des États-Unis dans ce dossier compliqué », commente, à Rome, un bon connaisseur de la Chine.

    La dernière visite de Mike Pompeo à Rome remonte à octobre 2019, également à l’occasion d’un congrès sur la liberté religieuse.

  • Affaire Père Finet : une plainte pour diffamation à l’encontre de la mémoire d’un mort

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    D'Arnaud Dumouch :

    Affaire Père Finet : une plainte pour diffamation à l’encontre de la mémoire d’un mort

    On nous communique depuis la France : 

    L'association des anciennes élèves de l'école de Châteauneuf de Galaure (fondée par Marthe Robin) porte plainte pour "diffamation contre la mémoire posthume du Père Finet"

    Rappel de l'affaire : 

    Récemment, le modérateur général des Foyers de charité est venu sur la chaine catholique KTO et, dans un processus aujourd'hui habituel, d'accusations post mortem, a dénoncé (citation) "des paroles et des gestes du père Georges Finet (1898-1990), cofondateur des Foyers de Charité avec Marthe Robin qui "ont durablement blessé des jeunes filles scolarisées à l'époque à Châteauneuf-de-Galaure (Drôme)." Sa dénonciation se faisait devant une Philippine de saint Pierre toute en compassion et privée de toute question critique. Voici la vidéo : 

    Résumé des faits : 

    Suite à une enquête initiée par la direction des Foyers de charité, une vingtaine de témoignages venant d'anciennes élèves de Châteauneuf de Galaure font état en effet de "confessions pratiquées par le père Finet tard dans la soirée, de gestes ambigus comme "toucher de l'épaule, du bras nu, du sternum"et de questions ressenties comme intrusives sur les péchés contre le sixième commandement."

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  • Amy Coney Barrett, celle qui pourrait remplacer Ruth Bader Ginsburg à la Cour Suprême des Etats-Unis

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    De Christelle GUIBERT sur Ouest-France :

    21 septembre 2020

    Cour suprême. Qui est Amy Coney Barrett, la préférée de Trump pour remplacer Ruth Bader Ginsburg ?

    photo amy coney barrett, 48 ans.

    Amy Coney Barrett, 48 ans. © Julian Velasco/WikiCommons

    Une bataille politique s’annonce après l’annonce du décès de Ruth Bader Ginsburg, doyenne de la Cour suprême américaine. Donald Trump, le président américain, a déjà plusieurs noms en tête pour la remplacer. Dans la short-list : Amy Coney Barrett, qui siège à la septième cour d’appel.

    Qui remplacera l’estimée juge américaine Ruth Bader Ginsburg, décédée vendredi 18 septembre d’un cancer à l’âge de 87 ans, à la Cour suprême ? Une autre femme, a opportunément promis Donald Trump, dimanche.

    Dans la liste de quarante noms que le président des États-Unis, a rendue publique le 10 septembre, trois magistrates se détachent. Il les connaît bien pour en avoir fait nommer dans des cours fédérales de plusieurs États. Mais une a sa préférence : Amy Coney Barrett, 48 ans.

    Déjà dans les tuyaux en 2018

    La magistrate était déjà dans les tuyaux pour remplacer Anthony Kennedy, l’un des rares juges de la Cour suprême à avoir démissionné pour raison personnelle, en 2018. Le controversé Brett Kavanaugh avait fini par décrocher le siège.  Je réserve (Barrett) lorsqu’il faudra remplacer Ginsburg » , avait alors dit Trump, selon des informations du journaliste Jonathan Swan, d’Axios.

    Cette mère de famille de sept enfants, cinq biologiques et deux adoptés d’Haïti, est née et a grandi à la Nouvelle-Orléans. Elle est mariée à Jesse Barrett, un ancien procureur adjoint des États-Unis, de l’Indiana. Elle devrait plaire à la droite religieuse. Elle est membre d’un mouvement chrétien appelé People of Praise, qui rassemble des catholiques et des protestants. Au nom de cette foi, elle a toujours regretté la décision historique Roe v. Wade, qui a légalisé l’avortement aux États-Unis en 1973. Pour la magistrate, cet arrêt aurait créé  un cadre d’avortement à la demande ».

    Religiosité très affirmée

    Auditionnée lors de sa nomination à la septième cour d’appel en 2016, Coney Barrett a été taquinée sur le sujet de sa religiosité très affirmée. La démocrate Dianne Feinstein, membre de la Commission judiciaire du Sénat, a ouvertement soulevé la question de l’influence de sa foi sur sa fonction. La communauté LGBTQ voit aussi d’un mauvais œil l’arrivée d’une juge, pour qui le mariage est  fondé sur l’engagement indissoluble d’un homme et d’une femme » .

    Si Donald Trump maintient son choix, Amy Coney Barrett pourrait devenir, à 48 ans, la plus jeune juge de la Haute cour. S’il change d’avis, ce qui est courant, deux autres femmes sont dans la course. Il s’agit de Barbara Lagoa, première femme hispano-américaine nommée à la Cour suprême de Floride que le Président a hissée à la onzième cour d’appel en 2019. Et d’Allison Rushing, propulsée à l’âge de 35 ans à la quatrième cour d’appel de Richmond (Virginie), en 2018. Toutes deux ont le même profil conservateur.

  • Une crise de foi jamais vue auparavant : l'éclairage du cardinal Eijk

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    De Sandro Magister (Settimo Cielo) en traduction française sur Diakonos.be :

    Fin du christianisme ?  Un cardinal analyse le cas des Pays-Bas

    S’il est bien un pays qui représente plus que tous les autres l’éclipse de la foi chrétienne en Occident, qui a été analysée de façon magistrale par l’historien Roberto Pertici dans le prédécent article, il s’agit bien des Pays-Bas.

    Jusqu’au début des années 1970, les Pays-Bas se distinguaient comme l’une des nations les plus chrétiennes, par la quantité des fidèles pratiquants et par son élan d’expansion.  En effet, 12% des missionnaires catholiques dans le monde étaient hollandais.

    Puis, très vite, ce fut l’effondrement.  À tel point qu’aujourd’hui, les Pays-Bas sont l’un des pays les plus déchristianisés d’Europe.  À peine un hollandais sur quatre déclare aujourd’hui appartenir à une Église catholique ou protestante, ou professer quelque foi que ce soit.  Sur une population de plus de 17 millions d’habitants, les catholiques qui se déclarent comme tels ont chuté à 3,5 millions et parmi eux, à peine 150.000 vont encore à la messe le dimanche, en grande partie des immigrés.  On ne compte plus les églises, aussi bien catholiques que protestantes, fermées et transformées en édifices profanes.

    Dernièrement, un livre qui vient de sortir en Italie aux éditions Ares donne la parole à un témoin de premier plan du cas hollandais.  Il s’agit d’une interview de l’archevêque d’Utrecht, le cardinal Willem Jacobus Eijk, par Andrea Galli.  Celle-ci est particulièrement intéressante pour au moins deux raisons : tout d’abord pour la précision avec laquelle il identifie les causes de cet effondrement mais également pour la confiance qu’il place dans les premiers signes d’une renaissance, grâce au « petit reste » des fidèles « qui croient, qui prient, qui entretiennent un rapport personnel avec le Christ », malgré le fait que « quiconque trouve aujourd’hui le courage d’exposer la doctrine catholique, en particulier sur le mariage et l’éthique sexuelle, se fasse traiter de fou ».  En exergue sur la couverture du livre, figure cette inquiétante question de Jésus : « Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18, 8).  Mais le titre, « Dio vive in Olanda », exprime justement ce pari confiant sur le « petit reste » de croyants, sur le renouvellement des générations qui fait en sorte que la tempête révolutionnaire des années soixante et soixante-dix a fait place à « un caractère vraiment catholique, déjà dans la manière de célébrer la liturgie : ‘lex orandi, lex credendi’ ».

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  • Il y a 150 ans : l'unification italienne se constitue sur les ruines de l'Etat pontifical

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    De CulturaCattolica.it, Silvio Restelli:

    Le 20 septembre. L'unité de l'État italien est constituée contre l'Église

    Dimanche 20 septembre 2020

    Aujourd'hui, 20 septembre 1870, les Bersaglieri du Royaume d'Italie de Victor Emmanuel II sont entrés à Rome par la brèche de Porta Pia, entamant la longue période qui s'est terminée en 1929 avec le Concordat d'abord et ensuite avec le second après la Seconde Guerre mondiale, par lesquels l'État italien s'est établi, en excluant l'Église catholique, point de référence pour la plupart des gens et surtout pour le monde paysan. La question romaine n'est pas seulement un problème pour la nouvelle Italie, mais sa manière d'être de la première période de l'histoire unitaire.

    LA QUESTION ROMAINE

    Le 20 septembre 1870, vers dix heures du matin, les canons de l'artillerie italienne cessent de tonner contre les murs de Rome et les bersaglieri du nouveau royaume d'Italie lancent leur assaut sur la Porta Pia, toujours contrés par les tirs des derniers défenseurs du pape.

    Le conflit entre l'Église catholique et la Révolution italienne est ainsi "résolu", par le gouvernement de la Savoie, par une brèche qui piétine les droits du Saint-Siège : c'est le début de la Question romaine, l'histoire des tentatives du gouvernement italien pour panser une blessure qui, d'un point de vue institutionnel, se cicatrisera avec le Pacte du Latran de 1929.

    En réalité, même si ce n'est qu'après l'épisode de la Porta Pia que l'on a commencé à parler de la question romaine au sens propre, 1870 a été l'aboutissement d'une décennie au cours de laquelle la classe dirigeante italienne a tenté d'entraver la mission de l'Église, érodant progressivement sa base territoriale.

    Le livre de Renato Cirelli, La Questione Romana (L'achèvement de l'unification qui a divisé l'Italie), analyse cette première phase de la question romaine qui a commencé le 26 mars 1860, lorsque Pie IX, avec le bref Cum Catholica Ecclesia, a excommunié les souverains italiens responsables de l'annexion des légations papales.

    La conscience du Souverain Pontife d'avoir à faire avec "(...) un projet philosophique, éthique, religieux et seulement plus tard politique, radicalement opposé au catholicisme" - souligne Cirelli - est soutenue par le fait que la classe dirigeante du nouveau Royaume d'Italie, "(...) est également formée d'hommes qui adhèrent aux courants du rationalisme, souvent des francs-maçons, souvent avec des racines jansénistes".

    Cependant, le pouvoir libéral, conscient de la difficulté de gouverner un pays catholique, est contraint d'envisager des ouvertures vers l'Eglise, ce qui se concrétise, entre la fin de 1860 et septembre 1868, par cinq tentatives de médiation menées par d'illustres personnalités du monde politique et intellectuel italien.

    Mais le manque de conviction du gouvernement italien pour conclure et la pression des milieux anticléricaux ont conduit à l'échec des démarches de conciliation. Même la Convention de Paris du 15 septembre 1864 entre le gouvernement italien et l'Empire français, qui prévoyait l'abandon de Rome par les troupes françaises, la formation d'une armée de volontaires au service du Pape et l'engagement italien pour la protection de l'État de l'Église, n'a satisfait personne : "L'Italie y souscrit avec une réserve mentale car aucun homme politique italien ne pose le problème du renoncement à Rome (...). Napoléon III accepta la Convention avec un esprit machiavélique, dans l'intention d'éviter une situation embarrassante (...)" ; Pie IX, "tenu dans l'ignorance des négociations, fut mis devant le fait accompli et refusa de le prendre en considération, se sentant trahi et abandonné".

    Les troupes françaises quittent Rome en août 1870, suite au déclenchement de la guerre franco-prussienne : l'armée papale, qui le 13 novembre 1867 avait vaincu à Mentana les volontaires Garibaldi qui s'étaient enfuis devant vingt mille Français qui avaient débarqué à Civitavecchia, se prépare maintenant à défendre seule pour la dernière fois la ville du pape.

    On pourra lire également : https://lanuovabq.it/it/porta-pia-dopo-150-anni-ancora-irrisolto-il-nodo-chiesa-stato

  • Comment une poignée de main papale se transforme en "tournant extraordinaire" pour les militants LGBT

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    D'ACIAFRICA :

    Analyse : Comment une poignée de main papale est devenue un "tournant extraordinaire" pour les militants LGBT

    19 septembre 2020

    L'Avvenire, le journal officiel de la conférence épiscopale italienne, a rapporté le 16 septembre que le pape François "à la fin d'une audience" a salué un groupe d'une quarantaine de personnes, dont certaines s'identifient comme LGBT, avec leurs parents.

    Le pape a dit aux parents que "Dieu aime vos enfants tels qu'ils sont" et que "l'Eglise aime vos enfants tels qu'ils sont parce qu'ils sont enfants de Dieu". Bien qu'aucune des paroles rapportées du pape François ne soit nouvelle, ou ne pose de problème doctrinal, elles n'ont pas été confirmées par le Saint-Siège. Mais l'épisode a attiré l'attention des médias.

    Le blog espagnol "Religion Digital", dirigé par le prêtre catholique José Manuel Vidal, a offert sa propre version de l'épisode, en citant anonymement l'une des personnes qui ont rencontré le pape : "Dans le douloureux voyage que chacun de nous a fait en tant que croyant LGBT, j'avoue que je n'aurais pas imaginé que nous en serions arrivés à cette étape ; rencontrer en audience le Saint-Père". "Ce sont les mots d'un des représentants de l'association italienne Tenda di Gionata (Tente de Jonathan), de parents et d'enfants LGBT. Environ 40 de ses membres ont été reçus au Vatican hier", a écrit Religión Digital, suggérant que le groupe ait eu une réunion formelle et privée avec le pape. Le compte-rendu des événements sur le blog espagnol a été tweeté par le père James Martin, ce qui a généré un plus grand buzz médiatique.

    En fait, le groupe Tenda di Gionata n'a pas été reçu en audience privée, mais a été brièvement rencontré par le pape lors des salutations massives qui suivent ses audiences générales du mercredi. Au cours de cette rencontre d'une minute, Mara Grassi, vice-présidente de l'association, a présenté au pape François une traduction espagnole de la brochure "Genitori Fortunati" ("Parents chanceux"), un recueil d'expériences pour la plupart négatives que les parents de personnes s'identifiant comme LGBT ont eues avec l'église catholique. Les groupes ont également présenté au pape un T-shirt de couleur arc-en-ciel avec les mots "En amour, il n'y a pas de crainte", une citation de 1 Jean 4:18.

    La plupart des premiers reportages sur les paroles du pape François à Tenda di Gionata ont été réalisés par L'Avvenire ou le journal socialiste italien La Reppublica, qui ont tous deux interviewé Mara Grassi, une mère de quatre enfants, dont l'un, âgé de 40 ans, s'identifie comme homosexuel. Le reportage de La Repubblica comprenait des remarques de Grassi qui suggèrent que la doctrine de l'Église est arbitraire ou injuste. "Après avoir appris que mon fils était homosexuel, j'ai beaucoup souffert parce que les règles de l'Eglise me faisaient penser qu'il était exclu de l'amour de Dieu", a-t-elle déclaré.

    La version de L'Avvenire de la rencontre a été décrite par le journaliste Luciano Moia comme un événement historique. Moia a offert cette description de la rencontre : "Dans l'Église du Pape François, qui veut abattre les murs et construire des ponts d'acceptation et de compréhension, en particulier avec les personnes les plus fragiles et les plus marginalisées, la rencontre de ce matin est apparue à de nombreux parents comme un tournant extraordinaire, confirmant que ce qui est écrit dans certains documents ecclésiaux récents, de l'Amoris Laetitia au Rapport final du Synode des jeunes, peut vraiment être traduit dans la pratique pastorale". Moia, l'auteur du livre "Chiesa e Omosessualitá, Un'inchiesta alla luce del magistero di papa Francesco" (Église et homosexualité, une enquête à la lumière du Magistère du Pape François), est depuis longtemps rédacteur d'un encart mensuel dans le journal catholique officiel de la conférence épiscopale italienne. Il a été l'un des promoteurs du changement de la doctrine de l'Eglise catholique sur l'homosexualité telle qu'elle est exprimée dans le Catéchisme de l'Eglise catholique, en particulier les concepts selon lesquels "les actes homosexuels sont intrinsèquement désordonnés", et qu'ils sont "contraires à la loi naturelle, et donc, qu'en aucun cas, ils ne peuvent être approuvés".

    Les remarques rapportées par le pape mercredi ont été l'expression de la vérité la plus fondamentale de l'Église : que Dieu aime toutes les personnes, et que son amour n'est pas conditionnel. Ni ces remarques, ni sa brève conversation avec Tenda di Gionata, ne suggèrent une approbation des positions du groupe, un changement de la doctrine catholique, ou un "tournant" quelconque dans le ministère pastoral du pape. Les informations contraires peuvent en dire plus sur l'agenda des journalistes que sur l'Évangile proclamé par le pape François.

  • Etats-Unis : Les catholiques réagissent après le décès de Ruth Bader Ginsburg, juge à la Cour suprême

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    Du National Catholic Register :

    Les catholiques réagissent après le décès de Ruth Bader Ginsburg, juge à la Cour suprême, à l'âge de 87 ans

    La mort de Ginsburg pourrait faire pencher la balance du tribunal vers une majorité conservatrice de 6-3, si le président Donald Trump nomme un nouveau juge pour combler le poste laissé vacant par Ginsburg avant l'élection de novembre.

    19 septembre 2020

    Ruth Bader Ginsburg, juge à la Cour suprême, qui a siégé à la cour pendant plus de 27 ans, est décédée d'un cancer du pancréas le 18 septembre. Elle avait 87 ans. Le président Bill Clinton avait nommé Mme Ginsburg à la Cour suprême en 1993. Mme Ginsburg avait auparavant été juge à la cour d'appel. Ginsburg, qui était juive, était connue pour son amitié avec Antonin Scalia, un catholique et collègue juge à la Cour suprême, qui est décédé en 2016. Le fils de Scalia, Christopher, a tweeté quelques souvenirs de l'amitié de son père avec Ginsburg après l'annonce de sa mort.

    Ginsburg a exprimé son soutien à la légalisation de l'avortement lors de son audition de confirmation au Sénat en 1993, comme elle l'avait fait auparavant. Bien qu'elle ait critiqué publiquement avant sa nomination le raisonnement juridique utilisé dans l'affaire Roe c. Wade, Ginsburg a constamment émis des opinions en faveur de l'avortement et de la contraception, y compris une dissidence en 2007 dans une affaire confirmant une loi qui interdisait l'avortement à la naissance partielle.

    La mort de Ginsburg pourrait faire pencher la balance du tribunal vers une majorité conservatrice de 6 contre 3, si le président Donald Trump nomme un nouveau juge pour combler le poste laissé vacant par Ginsburg avant les élections de novembre. Le leader de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, a déclaré précédemment qu'il essaierait d'obtenir la confirmation par le Sénat d'un candidat à la Cour suprême du Président Trump. Les démocrates du Sénat ont exprimé leur opposition à toute nomination, citant l'objection de McConnell à la nomination de Merrick Garland à la Cour en mars 2016 par Barack Obama. A l'époque, les républicains du Sénat ont déclaré qu'ils n'envisageraient pas une nomination pendant une année électorale.

    Dans une déclaration publiée vendredi soir, McConnell a déclaré que "le candidat du président Trump recevra un vote au Sénat des États-Unis". La semaine dernière, M. Trump a élargi la liste des candidats potentiels à la magistrature qu'il envisageait de nommer. Lors d'un débat présidentiel en octobre 2016, M. Trump s'est engagé à nommer des juges qui renverseraient l'affaire Roe c. Wade. En 2017, il a nommé Neil Gorsuch pour remplacer Scalia, et en 2018 il a nommé Brett Kavanaugh pour remplacer le juge Anthony Kennedy, qui prenait sa retraite.

    Sur les médias sociaux, les catholiques ont appelé à prier pour Ginsburg et sa famille vendredi soir. Le père dominicain Pius Pietrzyk, avocat civil et canoniste et professeur de droit canonique à l'université et au séminaire St. Patrick en Californie, a tweeté ce message : "Dans notre politique moderne divisée, l'amitié entre les juges Ginsburg et Scalia a brillé comme un modèle du respect que les gens peuvent avoir les uns pour les autres, même s'ils ne sont pas d'accord. Qu'elle repose en paix, maintenant avec lui".

    De nombreuses réactions sont venues des organisations pro-vie, dont certaines ont exprimé leur espoir d'un remplacement pro-vie au tribunal. "Repose en paix, Ruth Bader Ginsberg. Prions pour le repos de son âme et pour sa famille. Continuons à prier pour notre nation", a déclaré Lila Rose, présidente du groupe pro-vie Live Action. Americans United for Life, un groupe national pro-vie, a noté que malgré certains éléments positifs dans les efforts de Ginsburg pour l'égalité des sexes, sa jurisprudence pro-avortement a laissé un héritage bien plus regrettable. "Nous sommes reconnaissants à la juge Ruth Bader Ginsburg d'avoir contribué, en tant qu'avocate avant d'être juge, à faire tomber les obstacles juridiques à l'avancement des femmes dans la société américaine. Nous sommes profondément attristés par sa mort, en particulier à ce moment de l'histoire de notre nation", a déclaré le groupe sur Twitter. "L'avortement est compris pour ce qu'il est par des millions d'Américains en raison de sa cruauté et de sa violence. Les générations futures ne sourient pas à la culture de l'indifférence envers la vie humaine que le juge Ginsburg a perpétuée [pour] les femmes qui méritent mieux... L'avortement ne contribue pas au bonheur des femmes, et l'avortement n'est pas nécessaire pour que les femmes réussissent".

    Le groupe pro-vie Students for Life a tweeté : "Ce soir, la juge de la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg est décédée, et nos pensées vont à sa famille." "En partenariat avec l'action Students for Life, nous appelons le président Trump à prendre rapidement un rendez-vous, à la lumière de sa mort tragique."

    Ginsburg avait survécu à plusieurs épisodes de cancer avant de mourir entourée de sa famille, a déclaré la Cour suprême. Son mari, Marty Ginsburg, est décédé en 2010.

  • cdH requiem ?

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    Les passages d'élus cdH (2 à 3 élus sur 5 à Bruxelles) au MR semble confirmer le diagnostic de Claude Demelenne paru dans le Vif le 7 septembre dernier. Tant il est vrai que lorsque le sel a perdu sa saveur, il n'est plus bon qu'à être foulé au pied par les passants... (Mt 5, 13)

    De Claude Demelenne en carte blanche sur le site du Vif :

    Le CDH survivra-t-il jusqu'en 2030? (carte blanche)

    07/09/20 à 09:28

    Le CDH est le grand malade du paysage politique francophone. Tôt ou tard, il sera mangé tout cru par le MR de Georges-Louis Bouchez.

    En 2030, la Belgique fêtera ses 200 ans. Il y aura peut-être un absent de marque aux cérémonies officielles : le CDH. Le parti de Maxime Prévot est en effet au plus mal. Le pronostic vital est engagé. Relégué partout dans l'opposition, le CDH risque de sombrer définitivement lors du prochaines élections.

    La reconstruction, mission impossible

    Mis sur la touche par les futurs partenaires du gouvernement "Vivaldi / Avanti", le CDH a l'ambition de se reconstruire. C'est une mission impossible. Dans l'opposition, les humanistes tourneront en rond comme des lions en cage. Ils parviendront difficilement à se faire entendre. D'abord, à cause de leur compagnonnage envahissant avec le PTB. Celui-ci fera beaucoup de bruit sur les bancs de l'opposition. Le parti marxiste sortira la kalachnikov pour descendre les projets du gouvernement. Avec leurs petites carabines en bois, les cinq élus du CDH à la Chambre feront pâle figure.

    Si le CDH ramera dans l'opposition, c'est aussi parce que, sur le fond, il n'aura sans doute pas grand chose à reprocher au futur gouvernement. Celui-ci appliquera, pour l'essentiel, une ligne centriste qui a tout pour plaire au CDH. Maxime Prévot et ses troupes feront donc semblant de s'opposer à une politique fédérale qu'ils appliqueraient avec entrain si Paul Magnette et Georges-Louis Bouchez ne leur avaient pas claqué la porte au nez.

    Un oiseau pour le chat

    Aujourd'hui, le grand parti centriste, en Belgique francophone, c'est le MR. Il n'y a pratiquement plus de place pour le CDH. C'est d'autant plus vrai depuis la percée de Sophie Wilmès. La toujours Première ministre s'est imposée comme une personnalité globalement centriste, tout sauf une politicienne de droite bornée. C'est une évidence, une part non négligeable des électeurs du CDH se sentent proches du libéralisme soft de Sophie Wilmès. Son éclosion rapide aggravera l'hémorragie pour le CDH. Bon nombre d'humanistes n'attendent qu'une chose : se jeter dans les bras accueillants de la "grande Sophie".

    Georges-Louis Bouchez a une occasion en or de réaliser son rêve : phagocyter le CDH à l'horizon 2024. Au plus tard, en 2030. Pour ce faire, il fera patte douce. Par delà ses foucades, il ne faut pas sous-estimer le président du MR. L'homme est un fin stratège. Il sent que le CDH n'est plus qu'un oiseau pour le chat. Si les libéraux veulent contester le leadership socialiste en Wallonie et à Bruxelles, ils doivent réussir l'opération "CDH requiem". Ils ne manquent pas d'atouts, dont le principal est sans doute le flou idéologique du parti humaniste à la recherche d'une identité de plus en plus introuvable.

    Quelle spécificité pour le CDH ?

    La chance du MR - et le problème existentiel du CDH - c'est qu'on ne discerne plus très bien quelle est encore la spécificité du parti de Maxime Prévot. Même sur la question de l'avortement, le CDH est un parti "ouvert" au débat. Il y a belle lurette qu'il n'est plus ce repaire de "cathos réacs" dénoncé jadis par les anti-calotins du PS (soulignement de belgicatho). Le CDH se dit "humaniste". Certes, mais tous les partis démocratiques ne sont ils pas "humanistes" ? Maxime Prévot a annoncé un changement de nom. Sans doute une condition nécessaire pour un hypothétique renouveau, mais elle est loin d'être suffisante.

    Un parti qui ne compte plus

    La dégringolade du CDH peut sembler injuste, car même affaibli, ce parti conserve dans ses rangs de nombreux élus de qualité, notamment à l'échelon local. Il n'empêche que le CDH apparaît désormais comme un parti de losers, un parti qui a fait son temps.

    Le CD&V a ajouté un clou au cercueil du CDH, en principe son parti-frère, en n'exigeant pas sa présence autour de la table de négociations pour former un gouvernement fédéral. Cette attitude du CD&V est tout à fait incompréhensible. A moins qu'elle n'acte définitivement la relégation du CDH au rang de parti poids plume de la scène politique, un parti qui ne compte plus et sur lequel plus personne ne compte pour construire la Belgique de demain. Et qui, tôt ou tard, sera mangé tout cru par le MR de Georges-Louis Bouchez.