Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Débats - Page 402

  • La fraternité à la une de la Pravda vaticane

    IMPRIMER

    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso en traduction française sur le site diakonos.be :

    Qui commande à « l’Osservatore Romano ». Et ce qui a changé

    Il était écrit que « L’Osservatore Romano » changerait rapidement de visage après le remplacement brutal de la direction survenu quelques jours avant Noël.

    Et de fait, on y trouve pas mal de nouveautés dès les premiers numéros de cette année.

    Pour commencer, le journal officiel du Saint-Siège a lancé ce qui devrait être le « mot de l’année » 2019 : le mot « fraternité » qui est repris dans le dernier message de Noël « urbi et orbi » du Pape François où il est apparu à pas moins de douze reprises, soit trois fois plus souvent que les mots « Dieu » et « Jésus » mis ensemble.

    C’est le nouveau directeur Andrea Monda qui a anticipé ce lancement par un éditorial publié dans le premier numéro de l’année nouvelle qui annonçait qu’enfin, François avait sorti de son sommeil cette « fraternité » que la révolution française avait exaltée mais tout de suite mise de côté pour privilégier plutôt la « liberté » et de « l’égalité » et leurs dérives libertaires et égalitaristes.

    Lire la suite

  • USA : la majorité des jeunes adultes serait en désaccord avec les Démocrates sur l'avortement

    IMPRIMER

    AUX ETATS-UNIS, LA MAJORITÉ DES JEUNES ADULTES EN DÉSACCORD AVEC LES DÉMOCRATES SUR L'AVORTEMENT

     de genethique.org

    Aux Etats-Unis, au cours des trois dernières années, les démocrates se sont battus pour élargir l’accès à l’avortement et ils ont instauré une plate-forme nationale d’informations sur le sujet.

    Les médias américains font valoir que la plupart des jeunes de moins de 34 ans seraient favorables à cette politique. Pourtant, une nouvelle enquête de Students for Life of America a révélé que la situation est tout autre.  La « génération Y », l’un des plus grands blocs électoraux des Etats-Unis, est aussi l’une des plus prudentes lorsqu’il s’agit de la vie d’êtres humains. Seulement 7% des 18-34 ans sont en accord avec la mise en place d’une plate-forme nationale sur l’avortement, financée par les fonds publics, et 42% s’opposent à l’avortement  « au sens large ». Cette étude risque de bouleverser le système des démocrates, qui mise surtout sur sa crédibilité auprès d’un groupe d’âge étonnamment pro-vie. Kristan Hawkins, présidente de Students for Life of America, a déclaré que « les labels comme pro-vie, pro-choix, accès, santé ou droits des femmes dissimulent souvent les vraies réalités des politiques qui sillonnent aujourd'hui le pays ».

    Une autre étude de Marist poll confirme ces chiffres, précisant que « 74 % des Américains, y compris 54% qui s’identifient comme "pro-choix"- sont favorables à "des restrictions importantes" sur l’avortement », indépendamment de leurs milieux d’origines et opinions politiques. Les jeunes ont également une vision étonnamment défavorable à la planification familiale.

    Sources: Daily Signal, Tony Perkins (15/01/19)

  • C'est quoi, la pastorale ?

    IMPRIMER

    Pour ce quatrième épisode du Club des Hommes en Noir, avec les abbés Claude Barthe, Grégoire Celier et Guillaume de Tanouärn, ainsi que Daniel Hamiche, et sous la baguette de Philippe Maxence, rédacteur en chef de L’Homme Nouveau, voici la troisième partie, enregistrée le 5 décembre, qui répond à la question : « La pastorale, c’est quoi ? »… (source)

  • GPA : une majorité des députés belges au Parlement Européen y sont favorables

    IMPRIMER

    Du Bulletin d'Information de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Les députés belges au Parlement européen en majorité pour la GPA...

    La grande majorité des députés belges au Parlement européen ne pensent pas que la GPA soit contraire aux droits de l’homme, à la dignité de la femme et à l’interdiction de traffic d’enfants. 

    Parmi ces députés figurent Philippe Lamberts (Greens/EFA), Guy Verhofstadt et Louis Michel (ALDE), et Tom Vandenkendelaere (EPP). (Voir la liste complète des votes ici ), qui tous, se sont en fait opposés à un  amendement qui mettait en cause la pratique des mères porteuses.

    La Résolution sur le rapport annuel sur les droits de l’homme et la démocratie dans le monde 2017 et la politique de l’UE en la matière a finalement été adoptée le 12 décembre 2018, sans condamnation quelconque de la GPA.

    En Belgique, la pratique des mères porteuses est tolérée, mais le droit de la filiation constitue un obstacle à son développement. Par conséquent, la mère porteuse est tenue d’abandonner l’enfant. Après quoi, le couple commanditaire peut introduire une procédure d’adoption plénière de l’enfant abandonné. En conjuguant procréation médicalement assistée et adoption, la GPA belge détourne ainsi l’institution de l’adoption, créant volontairement une situation d’abandon de l’enfant (Voir dossier de l’IEB).

    Tant au niveau national qu’international, la Belgique semble donc décidée à nourrir un silence sur la GPA, encourageant ainsi une pratique manifestement contraire aux droits de l’homme.

    Et pourtant, l'Espagne vient de réaffirmer son opposition à la GPA : « La pratique de la gestation pour autrui est contraire à la déontologie médicale, étant considérée comme une atteinte à la dignité de la femme et au bien supérieur de l’enfant », énonce la version provisoire du nouveau Code de déontologie médicaleespagnol. Une pratique que le Dr. Jacinto Batiz, secrétaire de la Commission centrale de déontologie de l’OMC (Comision Medica Colegial), juge inadmissible du point de vue éthique et déontologique : « Ce n’est pas un acte totalement libre, mais influencé par une prestation économique qui conditionne la décision et le consentement. » Il rappelle que la GPA se distingue du don d’organes ou de tissus car elle suppose « de vivre neuf mois avec un nouvel être qui dépend d’une femme à chaque minute, avec les conséquences affectives et émotionnelles que cela implique ».

    Pour rappel, les contrats de GPA, à titre gratuit ou onéreux, sont considérés comme nuls en Espagne.

    Sources : médicosypacientes.com, Word Youth Alliance

  • Le cardinal Philippe Barbarin : Famille Chrétienne dresse le portrait d'un homme de foi dans la tourmente

    IMPRIMER

    De Samuel Privot sur le site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Cardinal Barbarin : portrait d'un homme de foi dans la tourmente

    La tempête médiatique qui gronde sur l’archevêque de Lyon est-elle proportionnelle aux erreurs de gouvernance commises et reconnues ? Portrait d’un homme de foi dans la tourmente.

    Le cardinal Philippe Barbarin

    Né en 1950, il est ordonné en 1977 pour le diocèse de Créteil. Nommé évêque de Moulins en 1998, il devient primat des Gaules en 2002. Il manifeste contre le mariage pour tous et soutient les chrétiens d’Orient en visitant Mossoul en 2017.

    « Je ne peux pas me défiler », a martelé le cardinal face aux juges en assumant sa charge de primat des Gaules. À la barre, il n’a pas cherché à esquiver les questions qui pleuvaient sur lui comme des flèches. Il est resté debout au sens propre comme au figuré. Entre deux audiences, il passe pour certains pour un nouveau saint Sébastien, criblé par les perches des micros et les flashs crépitants des photographes.

    Mais comment résister à un tel assaut médiatique ? Il endure une pression énorme qui le fait descendre, depuis le printemps 2015, bien en dessous des limites normales où un homme peut garder la tête froide. Interrogé sur Radio Notre-Dame, en novembre dernier, il expliquait : « Le Bon Dieu me garde en paix. Plein de gens prient pour moi... Je fais l’objet d’attaques considérables venant de toutes parts et qui ne peuvent être raisonnées. C’est possible que je m’effondre demain matin en faisant un burn-out ou une dépression... »

    Cela dit, Philippe Barbarin n’est pas Calimero. Rien à voir avec ce gentil poussin de bande dessinée qui passe son temps à répéter que c’est « vraiment trop injuste ». Il souffre, mais en silence. « Je le sens profondément révolté par les agissements des prêtres pédophiles », confie François Morinière, ancien patron du quotidien L’Équipe. Ce proche était présent pour le soutenir pendant les heures difficiles du procès. « Il est face au mystère du mal. »

    Face à ses propres limites aussi. Le 18 novembre 2016, le cardinal a fait son mea culpa dans la primatiale Saint-Jean : « Je demande pardon devant Dieu et devant tout notre diocèse de n’avoir pas pris les devants pour enquêter comme il aurait fallu dès qu’un premier témoignage m’était parvenu, pardon de ne pas avoir sanctionné immédiatement un prêtre pour ses actes anciens, très graves et clairement indignes de son ministère, pardon de mes erreurs de gouvernance qui ont occasionné un tel scandale. » Jamais le cardinal n’a prétendu avoir agi à la perfection. Ni ses avocats, comme Me Jean-Félix Luciani : « Imaginez, une seconde, être à sa place. Il a reconnu des erreurs de gouvernance, mais cela valait-il vraiment d’être accusé de la sorte ?! »

    Lire la suite sur le site de Famille Chrétienne

  • L’évolution, théorie scientifique ou dogme scientiste ? Bruxelles, conférence de Stéphane Mercier le 19 février

    IMPRIMER
    image.jpg« L’évolution » | Conférence de Stéphane Mercier : 19 février

    Bienvenue à la prochaine conférence de Stéphane Mercier :

    L’évolution, théorie scientifique ou dogme scientiste ?

    Platon déjà notait que ceux qui emploient les mêmes mots en leur donnant un sens différent s’engagent inéluctablement dans un dialogue de sourds.
    De quoi parle-t-on quand on évoque l’évolution ? L’évolution est-elle l’antithèse de la création ? Et d’ailleurs, croire en la Création et être « créationniste », est-ce la même chose ?
    Le plus intriguant, philosophiquement parlant, est le dogmatisme passionné qui semble interdire tout débat en la matière, comme s’il était dangereux de seulement poser des questions et d’attendre des réponses convaincantes…


    Inscriptions ici : http://bit.ly/philoBXL-in 
    ENTRÉE LIBRE - Parking gratuit

    ADRESSE
    Maison du Roy d’Espagne - Grand-Place 1, 1000 Bruxelles - Salle à l’étage

    Prochaines dates :
    - 19 février: L’évolution
    - 12 mars : Moïse ou Platon ?
    - 23 avril : Les goûts et les couleurs
    - 21 mai : Mauvais genre
    - 18 juin : «  Vous serez comme des dieux »
    ---
    Twitter : https://twitter.com/philoBXL 
    Facebook : https://www.facebook.com/event[…]12836255443438/ 
    S’inscrire à notre canal : https://www.youtube.com/channe[…]asTSYYUUhclWbfQ

  • Il faut être nostalgique, aujourd’hui, pour que l’avenir reste humain

    IMPRIMER

    Une chronique littéraire de Louis Cornellier sur le site canadien "Présence-Info.ca" :

    La nostalgie de Bellamy

    Avec Demeure. Pour échapper à l’ère du mouvement perpétuel (Grasset, 2018), le Français François-Xavier Bellamy signe un élégant réquisitoire contre une modernité qui a fait de la fuite en avant son idéologie.

    Ce qui définit le progressisme actuel, écrit le philosophe, ce n’est pas l’idée que nos sociétés ont des défauts qui doivent être corrigés; c’est plutôt la conviction que le changement est toujours préférable à la stabilité, que le mouvement vers l’avant vaut toujours mieux que l’immobilisme. «Et c’est précisément par là, écrit Bellamy, qu’il constitue un sophisme dangereux: croire par principe dans la supériorité de l’avenir, c’est ignorer qu’il y a dans l’héritage de l’histoire, et dans la réalité du présent, des biens infinis qui méritent d’être admirés, d’être protégés et transmis. Nous enjoindre sans cesse d’aller toujours de l’avant, c’est déprécier du même coup tout ce que nous avons en partage, ici et maintenant.» Cet optimisme de principe est, n’hésite pas à conclure Bellamy, «un nihilisme: il décrète que ce monde ne vaut rien, puisque tout autre monde sera meilleur».

    La charge, qui brille par son raffinement stylistique et par sa profondeur philosophique, fait mouche. Pendant des décennies, les choses, croyait-on, étaient claires: la gauche se réclamait du progressisme et la droite était assimilée au conservatisme. La réalité, cependant, brouille les cartes. Depuis des décennies, la droite capitaliste se nourrit de «destruction créatrice», de changement et d’évolution technique. La gauche de tendance socialiste, en revanche, résiste à ce rouleau compresseur et défend des droits sociaux qui n’ont rien de nouveau. Plus récemment, une certaine gauche, au nom du progressisme, a tourné le dos à de vieux idéaux en rejetant les idées de nation et en faisant de toutes les minorités, et non plus des pauvres et des travailleurs, son nouveau prolétariat. La droite capitaliste et la nouvelle gauche se rejoignent donc, notamment, dans le principe du sans-frontiérisme.

    Gauche et conservatisme

    Je me suis toujours défini, à tort, diront certains, comme un homme de gauche et je n’ai pas eu de scrupule, pendant des années, à me dire progressiste. Je prends toutefois conscience, aujourd’hui, en lisant Bellamy, plutôt identifié à la droite, et après avoir lu les essais du cinéaste Bernard Émond, clairement identifié à la gauche, que cette dernière étiquette ne me convient pas parce qu’elle désigne une idéologie que je rejette.

    La modernité s’est d’abord opposée à ce que le philosophe anglais David Hume appelait le «sophisme naturaliste», c’est-à-dire l’idée selon laquelle ce qui est doit être. Cette opposition était une manière d’affirmer que la tradition, en elle-même, n’a pas de valeur, que ce qui est ne devrait peut-être pas être. Cette critique moderne du conservatisme représentait une avancée de la liberté de juger. Or, constate Bellamy, nous sommes désormais aux prises avec le sophisme contraire, qui affirme que «ce qui va arriver est forcément meilleur que ce qui existe déjà». Jadis, le passé nous écrasait en s’imposant sans autre forme de procès. Aujourd’hui, passé et présent sont souvent méprisés et rejetés sous prétexte que «l’innovation est forcément un bien» et que le monde sera nécessairement meilleur demain.

    Lire la suite

  • Les "Lumières" : des éteignoirs ?

    IMPRIMER

    De KTO ("L'Orthodoxie ici et maintenant") :

    Indubitablement, nos sociétés occidentales qui se réclament de l´héritage des Lumières, ce mouvement philosophique, moral et politique consistant à opposer la lumière de la raison, à l'obscurité de la religion, mettant l´accent sur la science et le progrès, vivent un malaise structurel, profond et grandissant. Quelles-en sont les racines, les causes et les fondements d´un tel malaise qui n´est pas que politique et sociétale mais moral et spirituel aussi ? Les Lumières ont-elles été totalement lumineuses, comme on veut nous faire croire ? Quelles en sont les parts obscures de ces Lumières ? Quelles en sont les failles qui devraient nous interroger ? Pour répondre à ces interrogations, Carol SABA reçoit Bertrand VERGELY, philosophe et théologien orthodoxe, qui vient de publier « Obscures Lumières, la révolution interdite » aux Editions CERF, qui interroge cet héritage des Lumières et trace, à l'aune de sa foi, des chemins de réflexion pour repenser, aujourd´hui, ici et maintenant, notre héritage politique, moral et métaphysique et nous relier de nouveau non pas à des « commencements » façonnés par l´histoire des conjonctures d´ici-bas, mais à la question originelle des « origines ».

    Diffusé le 15/01/2019 / Durée : 26 minutes

  • Israël : des oeuvres insultantes pour la foi chrétienne exposées au musée d'art de Haïfa

    IMPRIMER

    De Vatican News :

    Israël : les chrétiens demandent le retrait d’œuvres "insultantes" exposées à Haïfa

    Les Patriarches et chefs des Eglises de Jérusalem demandent le retrait «immédiat» d’images «insultantes» pour la foi chrétienne exposées au Musée d’art de Haïfa. Vendredi dernier, des centaines de chrétiens protestant devant le musée ont été dispersés par la police à l’aide de gaz lacrymogènes.

    Après l’Assemblée des ordinaires catholiques de Terre sainte, les Patriarches et chefs des Églises de Jérusalem condamnent «fermement» les images «irresponsables et provocatrices» des figures et symboles les plus sacrés de la foi chrétienne, affichées depuis le mois d’août par le Musée d’art de Haïfa au sein de l’exposition «Sacred good» sur le consumérisme de la société israélienne, et ce sous le haut patronage de la municipalité de Haïfa, grande ville du nord d’Israël.

    Il s’agit du « McJesus » de l’artiste finlandais Janei Leinonen : une sculpture mettant en scène Ronald Mc Donald, la mascotte rouge et jaune du géant du fast-food américain, crucifié. D’autres œuvres représentent Jésus, l’une d’entre elles sous les traits de la poupée «Ken», compagnon de la célèbre Barbie. On découvre aussi la statue d’un Christ en Croix dont des paquets cadeaux tombent de ses mains.

    Dans leur déclaration rendue publique ce lundi et signée en date du 12 janvier, les patriarches et chef d’Eglise dénoncent les «images insultantes» et exigent que le problème soit réglé au plus vite. «Le respect des symboles et des figures religieuses qu’il soit juifs, chrétiens ou musulmans, doit être préservé dans tous les cas», écrivent-ils.

    Une nuisance pour le vivre-ensemble

    Les dignitaires se disent conscients du fait qu’Israël défende la liberté d’expression et de parole, mais ils jugent que le «caractère sacré de la Terre sainte et des trois religions abrahamiques devraient toujours être respectés et révérés», et qu’un «tel comportement insultant n’aide pas les trois religions dans leur mission de promotion de la tolérance, de la convivialité et de la coexistence entre les habitants de Terre Sainte et au-delà».

    Le retrait immédiat des œuvres incriminées est exigé par les signataires de la déclaration. Ils attendent également des excuses officielles de la part de la municipalité et des responsables de l’exposition.

    Vendredi, des centaines de chrétiens ont manifesté devant le Musée d’art de Haïfa pour protester contre l’exposition des œuvres. L’un deux s’est plaint du manque de réactivité à leurs préoccupations qu’il juge comme étant dû au fait qu’elles émanent de la minorité chrétienne, rapporte The Times of Israël.

    Le journal en ligne rapporte les dires de la police israélienne selon lesquels des manifestants auraient tenté de pénétrer de force dans le musée. Certains auraient jeté des jets de pierre sur la police tentant de les disperser au moyen de gaz lacrymogènes. Trois policiers auraient été blessés. Cinq personnes ont été arrêtées.

    La veille, explique le journal, un cocktail Molotov aurait été tiré sur le musée. Une enquête aurait été ouverte.

    Réaction des autorités civiles

    «L’irrespect de symboles religieux sacrés pour de nombreux croyants du monde en guise de protestation artistique n’est pas légitime et ne peut pas faire office d’œuvre d’art dans une institution culturelle subventionnée par l’Etat», a affirmé jeudi la ministre israélienne de la Culture. Miri Regev a demandé le retrait du «Mc Jesus» au directeur du musée, ce qu’il aurait refusé de faire. Après les manifestations de vendredi, ce dernier aurait toutefois concédé, toujours selon The Times of Israël, d’installer une pancarte à l’entrée de l’exposition avertissant de la présence d’œuvres potentiellement offensantes.

  • Opus Dei, Focolari, Légionnaires du Christ... : des sectes dans l'Eglise ? La réponse de l'Opus Dei

    IMPRIMER

    En 2017, lors de la parution du livre de Vincent Hanssens et consorts qui mettait en cause divers mouvements catholiques en incriminant leurs pratiques qualifiées de sectaires, le Bureau d'Information de l'Opus Dei en Belgique dirigé par l'abbé Stéphane Seminckx avait fait la mise au point qu'on lira ci-dessous et qui garde toute son actualité puisque Christian Laporte a cru opportun de faire à nouveau la promotion de ce livre sur le site de la Libre (le 13 janvier) :

    BUREAU D'INFORMATION DE LA PRELATURE DE L'OPUS DEI EN BELGIQUE

    Avenue de la Floride 112 - 1180 Bruxelles

    Tél : 02/374.24.30 – E-mail : info.be@opusdei.org

    Bruxelles, le 20 avril 2017. A propos du livre « Vincent Hanssens (sous la direction de), De l’emprise à la liberté. Dérives sectaires au sein de l’Eglise, Mols, Wavre 2017 »

    Notre bureau d’information a été sollicité par différentes personnes à propos du contenu de cet ouvrage. Sans prétendre se livrer à une analyse détaillée, il souhaite faire une mise au point sur certains aspects de ce livre, en se limitant au cas de l’Opus Dei.

    Cette publication traite du vécu douloureux de certaines personnes qui ont quitté trois institutions de l’Eglise, l’Opus Dei, les Focolari et les Légionnaires du Christ. Nous partageons avec les auteurs du livre le souci de montrer à ces personnes notre sollicitude et notre compréhension. Nous leur demandons également pardon si nos erreurs ou nos maladresses ont pu leur faire mal.

    Pour ce qui est du contenu du livre, ce qui frappe d’emblée le lecteur, c’est le fait que l’ouvrage se limite à reproduire des accusations, acceptées en bloc comme vérités d’Evangile, sans entendre la partie accusée et sans le moindre esprit critique.

    D’autres aspects de la méthodologie sont également surprenants : l’auteur envoie un questionnaire de 13 questions à une trentaine de personnes ; il reçoit 11 réponses (dont 4 concernant l’Opus Dei) et se félicite d’avoir suscité une « parole vraie et libre (…) sur une réalité et des faits inacceptables » (p. 52), parole qui l’amène à se demander « comment l’Eglise catholique (…) peut tolérer, si pas encourager, de tels mouvements sans exercer le moindre contrôle à ce sujet » (p. 53).

    A notre sens, ce n’est pas du rôle de l’Eglise qu’il faut s’inquiéter, mais des procédés du directeur de la publication : comment un professeur d’université peut-il utiliser une méthodologie aussi curieuse ? Peut-on prétendre connaître la réalité d’une âme — et surtout d’une âme blessée — en lui envoyant quelques questions par la poste ? Lorsqu’on recueille des données d’une enquête, une étape obligée ne consiste-t-elle pas à en faire une analyse critique ? Quatre questionnaires (et sept autres concernant d’autres institutions), est-ce un matériel suffisant pour produire une « étude » de 320 pages et émettre des jugements à l’emporte-pièce ?

    Il y a pour l’instant environ 93.000 fidèles dans l’Opus Dei à travers le monde. La plupart vivent leur vocation avec leur conjoint et leurs enfants, au sein de leur famille. D’autres la vivent dans le célibat. Ce sont des gens normaux, épanouis, ouverts et accessibles à tous. Pourquoi n’avoir pas interrogé également ces personnes ? Ne sont-elles pas crédibles ? M. Hanssens se plaint de n’avoir reçu que 4 réponses alors qu’il avait à sa disposition 93.000 personnes qui témoignent tous les jours de leur vécu.

    Lire la suite

  • Abus sexuels : le pape qui en savait trop

    IMPRIMER

    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, en traduction sur le site Diakonos.be : 

    François et les abus sexuels. Le pape qui en savait trop

    Depuis longtemps déjà, le Pape François montre clairement comment il juge et entend affronter la question des abus sexuels dans le clergé. Pour lui, il ne s’agit pas avant tout d’un problème de sexe mais plutôt de pouvoir qui serait le fait  non pas de quelques individus mais bien d’une caste, la caste cléricale.

    C’est ce qu’il a fait comprendre dans la lettre qu’il a adressée au « peuple de Dieu » le 20 août 2018 et qui traite de ces questions.  Dans cette lettre, il ne parle jamais d’« abus sexuels » en tant que tels mais à la fois « d’abus sexuels, de pouvoir et de conscience ».

    Il l’a à nouveau répété dans le lettre du 1er janvier de cette année aux évêques des États-Unis dans laquelle cette formule tripartite revient systématiquement mais dans un ordre différent : « abus de pouvoir, de conscience et sexuels ».

    Il l’a redit encore plus explicitement lors de sa rencontre à huis clos à Dublin avec les jésuites irlandais le 25 août qui avait été fidèlement retranscrite et publiée par le P. Antonio Spadaro dans « La Civiltà Cattolica » du 15 septembre : « L’élitisme, le cléricalisme favorisent toutes sortes d’abus.  Et l’abus sexuel n’est pas le premier.  Le premier c’est l’abus de pouvoir et de conscience ».

    Même le document final du synode d’octobre dernier s’est approprié ce théorème de François aux paragraphes qui traitent des abus sexuels, en attribuant la faute de tout au « cléricalisme », c’est-à-dire à « une vision élitiste et exclusive de la vocation qui considère le ministère reçu comme un pouvoir à exercer plutôt que comme un service gratuit et généreux. »

    Dans ce contexte, la convocation à Rome des présidents des conférences épiscopales du monde entier programmée du 21 au 24 février devrait consister, dans les intentions du pape, en un procès d’une représentation organique de la caste cléricale face à laquelle il se présenterait lui-même comme une autorité alternative et immaculée au seul service des sans-pouvoir et des victimes du pouvoir.

    C’est ainsi que François a prévu que les choses se passent. Mais entretemps, les faits pointent dans la direction opposée.

    *

    Lire la suite

  • Entretien avec l'abbé Barthe : la messe de Vatican II

    IMPRIMER

    Lu sur le site web du bi-mensuel « L’Homme Nouveau »

    « L'abbé Claude Barthe vient de publier aux éditions Via Romana un nouveau livre sur la liturgie, La messe de Vatican II, qui devrait faire débat par les liens qu'il établit entre le nouvel ordo promulgué par le pape Paul VI et le concile Vatican II et par l'historique qu'il propose de la crise liturgique. Nous avons rencontré l'auteur.

    Selon vous, la réforme liturgique qui a suivi Vatican II n’a pas de précédent historique ?

    Barthe.jpgIl y a certes eu bien des modifications dans les liturgies catholiques, au cours des siècles, telle, pour la liturgie romaine, la synthèse romano-franque commencée au VIIIe siècle et achevée au XIe siècle, qui a vu une hybridation entre le rite vieux-romain et les rites des pays francs et germaniques. Quant au terme de réforme, qui désigne traditionnellement dans l’Eglise, un phénomène de rénovation disciplinaire, doctrinale et spirituelle (réforme grégorienne, réforme tridentine, par exemple), il a pu s’accompagner d’un versant liturgique (pour la réforme tridentine, l’édition des livres romains comme livres « canoniques » pour l’ensemble de l’aire latine). On peut parler à ce titre de réforme liturgique, mais cela n’a rien à voir avec la réforme liturgique de Vatican II. Celle-ci relève plutôt d’une réforme sous un mode d’inculturation, d’adaptation des formes cultuelles à une civilisation qui reçoit la mission catholique, comme cela s’est produit pour permettre l’accès des Slaves à la liturgie byzantine via le slavon ancien, lors de l’évangélisation des saints Cyrille et Méthode, au IXe siècle.

    Mais l’inculturation à l’époque de Vatican II a été très spécifique : elle visait à adapter la liturgie au monde moderne comme tel, avec cette différence, par rapport aux inculturations du passé, que la culture de la modernité est de soi étrangère, et même est hostile, au religieux chrétien contre lequel elle s’est édifiée.

    Le problème est le même que celui de l’appareil philosophique dans lequel s’exprime la théologie : on ne peut pas utiliser les philosophies contemporaines comme instrument de la théologie de la même manière que l’avait fait saint Thomas avec la philosophie d’Aristote. Ce qui ne veut pas dire qu’on n’a pas à tenir compte du monde dans lequel nous vivons pour faire entendre le message aux hommes qui s’y trouvent. Le faire comprendre par des traductions, celles des missels notamment, en faisant de gros efforts de pédagogie aussi. Mais il faut en même temps assumer l’opposition entre le sacré et le profane moderne comme un des moyens importants pour résister à l’esprit de sécularisation de la société actuelle. Ce fut l’option, entre autres, de l’œuvre de Solesmes. Ceci est tout autre que de réformer en gommant la différence avec les revendications modernes, par des modifications de mise à jour, pour évoquer le terme d’aggiornamento, qui a servi pour qualifier l’œuvre de Vatican II.

    La réforme liturgique de Vatican II s’est bien voulue une réforme d’aggiornamento : en prétendant restaurer la liturgie en son état supposé de l’Antiquité tardive, d’avant le Moyen Âge, elle l’a surtout restructurée et on peut dire, elle l’a largement refabriquée, conformément à la mentalité contemporaine.

    Lire la suite