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Débats - Page 398

  • La Flandre apostate est orpheline de son maître à penser

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    Une chronique de Jan De Troyer sur le site de La Libre, ou plutôt un éloge et un hommage rendu à un maître à penser qui milita en faveur de l'avortement et de l'euthanasie, un hommage qui en dit long sur le dévoiement des prétendues élites intellectuelles de notre pays :

    Hommage à Etienne Vermeersch, l’aumônier de la Flandre

    Personne n’a plus influencé la Flandre après 1945 qu’Etienne Vermeersch. Hommage.

    Avec le décès par euthanasie du philosophe Etienne Vermeersch, le 18 janvier dernier, la Flandre a effectivement perdu, comme l’a écrit le journaliste Christian Laporte, "un des intellectuels flamands et même belges les plus influents". L’ancien recteur de la KUL et théologien Rik Torfs, les philosophes politologues Dirk Verhofstadt et Tinneke Beeckman, ainsi que Wim Distelmans, professeur en médecine palliative et président de la Commission fédérale d’évaluation de l’euthanasie, se sont montrés unanimes : personne n’a plus influencé la Flandre après 1945 que lui.

    Etienne Vermeersch restera dans les souvenirs par son empreinte irréfutable sur nos législations éthiques, à savoir la libéralisation de l’avortement et la législation sur l’euthanasie. Il a fourni à nos législateurs les définitions et les conditions du droit à l’euthanasie. Il y a 50 ans, l’une de ses premières batailles fut de limiter les pouvoirs de l’omnipotent Ordre des médecins. Les mesures imposées depuis lors lui ont donné raison. En 1971 déjà, il déclarait à la BRT (la télévision flamande de l’époque) que l’euthanasie était un droit humain. Par son action pour les Lumières, il a détrôné en Flandre l’omniscient dieu catholique, ce qui a inspiré à Rik Torfs de le qualifier "d’aumônier de la Flandre sécularisée".

    Dans les combats de société, Vermeersch a souvent été du côté des gagnants. Sauf dans le domaine de l’écologie. La coïncidence a voulu qu’on apprenne son décès le 24 janvier, le jour où 35 000 jeunes manifestaient à Bruxelles pour le climat. Un commentateur flamand a parlé des "petits-enfants de Vermeersch". En 1988, ce philosophe avait publié De Ogen van de Panda, un manifeste écologique qu’il considérait comme son ouvrage majeur. En matière d’écologie, qu’il prenait à cœur avant toute autre question, il a dû constater qu’il n’avait pas réussi à convaincre. Au contraire : Vermeersch a scandalisé à peu près tout le monde en défendant la thèse que le droit à la procréation devrait être limité.

    "Dans mes nombreuses conférences au sein d’organisations écologiques, j’ai toujours rencontré énormément d’enthousiasme, jusqu’au moment où j’abordais la problématique de la surpopulation. Dès cet instant, tout le monde s’indignait. Il est pourtant incontestable que tant que l’Homo sapiens continuera à se multiplier, nos efforts pour sauver la planète seront vains. Plus d’humains produiront inévitablement plus de pollution. Mais j’ai échoué à convaincre. C’est ma plus grande défaite."

    Il est facile de comprendre les réticences qu’il a rencontrées : le soutien financier aux pays en voie de développement devait, selon lui, être remplacé par des programmes de stérilisation. Ce n’était pas le seul terrain où Vermeersch choquait même les Flamands progressistes. "En proclamant le Coran comme seule source de connaissance, le monde arabe - après une période de supériorité intellectuelle - a tué tout progrès. Seulement 40 pour cent des Américains acceptent la théorie de l’évolution. C’est une culture arriérée. Dans le monde arabe, seulement 20 pour cent des gens adhèrent à la théorie de l’évolution, j’ai le droit de dire que c’est une culture arriérée." Il n’acceptait aucune ingérence religieuse dans les affaires publiques. L’égalité homme-femme était sacro-sainte. Sa critique de l’Islam était basée sur l’étude en profondeur des hadiths et du Coran.

    Il reprochait à la gauche flamande d’avoir laissé le nationalisme flamand aux mains de la droite. Une Flandre indépendante n’était selon lui pas une idée antidémocratique ou immorale.

    Après avoir appartenu à l’ordre des jésuites durant cinq ans, Vermeersch avait rejeté toute religion. Pourtant, cet athée convaincu, qui se vêtait à la Houellebecq - prolétaire, mais pas chic - disait que, dans ses derniers instants, il souhaitait écouter une œuvre religieuse, le troisième mouvement de la cantate BWV82 de Bach : "Schlummert ein, ihr matten Augen" (Endormez-vous, yeux affaiblis).

  • Selon l'évêque de Spokane les politiciens pro-avortement ne devraient pas recevoir la Communion

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    Du site "Campagne Québec-Vie" :

    L’évêque de Spokane : les politiciens pro-avortement ne «devraient pas» recevoir la Communion dans mon diocèse

  • L'Université de la Vie 2019 "La vie à tout prix?" est en ligne sur le site d'Alliance Vita

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    C'est ici : http://www.universitedelavie.fr/mediatheque/

  • Haro sur les bovins !

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    De Tugdual Derville en édito de la Matinale sur RCF (vendredi 1er février):

    Haro sur les bovins !

    La viande sans viande vient de débarquer en Amérique. Elle a – paraît-il – le goût de la viande, l’aspect de la viande, et même sa texture. Mais ce n’est pas de la viande.

    Cette drôle de pitance réjouit les adeptes de l’antispécisme. L’inventeur de ce mot, l’australien Peter Singer, conteste ce qu’il nomme le spécisme, la prétention de l’humanité à se croire supérieure aux bêtes, au point de se permettre de les asservir, de voler leurs œufs ou leur lait, et de les assassiner pour leur cuir ou pour les cuire. Singer affirme que végétalisme et véganisme sont des obligations morales. Dans le métro parisien, l’antispécisme assène ses dogmes : serrés comme des sardines, les usagers voient un poisson afficher sa revendication d’interdire toute pêche à la ligne dans la capitale – au nom de la souffrance animale – même si les « street fishers » remettent leurs prises à l’eau. Dans les gares, les affiches du groupe antispéciste PETA font carrément parler une poule et un veau : "Je suis quelqu’un. Ne me mangez-pas". Aux États-Unis, la même PETA soutient les biologistes qui élucubrent une viande « in vitro », créée en laboratoire, sans passer par la vie animale. Antispécisme et transhumanisme font bon ménage.

    Faut-il se réjouir d’une future éradication des bovins domestiques ? Les vaches vont-elles nous remercier de ne plus exister, après dix mille ans de domestication aboutissant à la magnifique « biodiversité » de leurs races ? À partir de l’auroch sauvage, l’homme a su poursuivre l’œuvre du créateur, en canalisant l’évolution.

    Le sujet de la condition animale est délicat. D’un côté les antispécistes en sont arrivés à oublier la différence homme-animal, la violence inhérente à la prédation naturelle, et surtout la spécificité de la dignité humaine, que souligne à vingt-cinq reprises le pape François dans Laudato Si’. De l’autre, la façon dont a évolué l’élevage pose question. À partir du XIXème siècle, l’esprit de la révolution industrielle a pu dénaturer cette cohabitation amicale entre l’homme et l’animal - qui légitime la mise à mort de ce dernier par son éleveur. En 1907, le promoteur de la zootechnie, André Sanson, écrivait que l’animal n’était qu’une machine, au même titre que la locomotive. Heureusement, de nombreux éleveurs continuent de prendre soin avec affection et respect de leurs animaux, sans leur imposer de souffrance inutile, mais sans non plus abandonner la saine hiérarchie homme-animal.

    Chacun à sa place, et les poules seront bien gardées.

  • François à Abu Dhabi : "cela rappelle un peu le voyage de Jean Paul II en Pologne, il y a 40 ans, quand on croyait le communisme inébranlable"

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    De Jean-Pierre Denis sur le site de l'hebdomadaire La Vie :

    Le printemps arabe du pape

    On entend d’ici le chœur des ricanants. Ils ne manqueront pas de nous seriner que le premier voyage d’un pape en Arabie n’a servi à rien. On les voit venir de loin, tous ceux qui nous martèleront que François le naïf a succombé au mirage oriental des pieuses incantations. On les connaît, tous ceux qui répéteront que le dialogue avec les musulmans est stérile, comme le montre la lente éradication des chrétiens d’Orient, depuis le génocide des Arméniens et des Syriaques jusqu’aux attentats les plus récents contre les Coptes. On les écoutera nous expliquer qu’à Abu Dhabi le pape a offert à un régime répressif et inégalitaire un agaçant succès d’image. On laissera circuler aussi le cortège de ceux qui ne supportent pas la-sainte-alliance-des-religions-obscurantistes-blablabla. Allez, passez, passez !

    “Comme des frères qui s’aiment“ : l’appel du pape et du grand imam d’Al-Azhar

    Pour ma part, je retiens deux ou trois choses essentielles. Que le voyage, longtemps impossible et même impensable, a eu lieu. Qu’il a occasionné peut-être le plus grand rassemblement des Émirats arabes unis, donnant aux communautés chrétiennes de ce pays une visibilité et une espérance extraordinaires. Cela rappelle un peu le voyage de Jean Paul II en Pologne, il y a 40 ans, quand on croyait le communisme inébranlable. Mais le voilà, le printemps arabe ! Le vent que ce voyage a fait souffler ne peut être arrêté par les champs de mines et les polices politiques. Il traversera une péninsule desséchée par l’argent fou, par la guerre sauvage, et par l’obscurantisme le plus extrême et le plus hypocrite. Certes, il ne renversera peut-être pas la tyrannie assassine des Séoud. Certes, il en faudra plus pour mettre fin aux souffrances des Yéménites. Et ce n’est pas demain que les travailleurs – souvent chrétiens et souvent esclaves – qui construisent les palais et les gratte-ciel de la région verront leur liberté et leur dignité reconnues. Mais ce voyage a fait sauter bien des tabous. La déclaration commune du pape et du grand imam d’al-Azhar est d’une audace claironnante, même si Ahmed al-Tayeb n’est guère qu’un rouage d’un système politico-religieux sous contrôle. Pluralisme spirituel, liberté de croyance, droits des femmes, condamnation du terrorisme et de toutes les formes d’intimidation… Tout y est.

    Cela rappelle un peu le voyage de Jean Paul II en Pologne, il y a 40 ans, quand on croyait le communisme inébranlable. 

    L’autre élément important, c’est la cohérence du message, servi par une grande liberté de ton. On réclame souvent, et à juste titre, la réciprocité des droits. Si les musulmans ont depuis 100 ans une grande mosquée à Paris, on attend que les chrétiens aient une église à Médine ou à La Mecque. Et l’on sait que, même aux Émirats, le contrôle reste draconien, sans parler de l’interdiction de toute conversion. Mais quand le pape explique que la liberté de religion ne se réduit pas à l’exercice du culte, son message a une portée qui va bien au-delà de ce pays et bien au-delà du monde arabe. S’il s’adresse à ces peuples étouffés, il concerne aussi les sociétés sécularisées, au sein desquelles on tente de plus en plus de confiner la foi dans la sphère privée.

    François n’ignore pas que, du Maroc à la péninsule Arabique en passant par l’Algérie, les migrants, ce sont les chrétiens. 

    La liberté de conscience et d’expression ne se divise pas. Elle demeure un droit universel. Là-bas comme chez nous. De même, quand le pape parle des droits des pauvres et des migrants, l’Europe souvent tousse. Sûrement, c’est parce qu’il est argentin et ne connaît pas nos problèmes ! Or François n’ignore pas que, du Maroc à la péninsule Arabique en passant par l’Algérie, les migrants, ce sont les chrétiens. Là encore, son message est très cohérent. François s’est exprimé, comme ses prédécesseurs, en héraut de l’universel et en conscience du monde. À l’heure où l’on ne plaide guère que pour les droits de son nombril, son invitation à « défendre les droits des autres » mériterait d’être méditée et entendue. Tel est le message d’Abu Dhabi.

    Lire aussi : « La visite du pape apporte le message du Christ dans un pays musulman »

  • Comment une directrice de Planned Parenthood devint Pro-Vie après avoir assisté à un avortement sous échographie

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    Du site InfoChrétienne.com :

    Une directrice de Planned Parenthood devient Pro-Vie après avoir assisté à un avortement sous échographie

    Abby Johnson a toujours souhaité aidé les femmes dans le besoin autour d’elle. Et c’est cet engagement qui l’a conduite à faire carrière au sein de l’organisation Planned Parenthood, jusqu’à devenir directrice de clinique.

    Le Planned Parenthood est une organisation américaine fournissant des services d’avortement, de contraception ou de dépistage et traitement des MST. Convaincue et dévouée à la cause des femmes qu’elle espérait servir, Abby est au fil des ans, de plus en plus troublée par les choses qu’elle voit au sein de sa clinique, comme elle le décrit dans son blog. Elle continue toutefois son travail, toujours désireuse d’aider le plus grand nombre.

    Mais le 26 septembre 2009, alors qu’elle assiste à un avortement guidé par échographie, elle regarde effarée la lutte d’un foetus de 13 semaines pour échapper à la succion de l’avortement.

    « Quand il a touché le côté du bébé, le bébé a sauté et il essayait de fuir. »

    Elle a vu le bébé être démembré lors de l’intervention pour finalement complètement disparaitre de l’écran de l’échographie. En quelques minutes l’avortement était fini.

    « J’ai été témoin d’une mort. J’ai été témoin d’une réponse humaine, cette réponse ‘combat ou fuite’ (Fight or Fly) qui est en chacun de nous. »

    L’avortement guidé par échographie ne fait pourtant pas partie du protocole du Planned Parenthood, mais ce jour là le médecin a insisté pour procéder ainsi, assurant qu’Abby en retirerait un enseignement.

    Suite à cet événement, Abby n’a plus pu envisager un embryon ou un foetus comme un simple amas de cellules, et elle devenu un ardent défenseur des bébés à naître.

    Abby raconte que la question qu’elle a le plus entendue avant un avortement est, « Est-ce que mon bébé sentira quelque chose ».

    « Pas… Est-ce que mon embryon sentira ? Pas… Est-ce que mon foetus sentira ? Mais… Est-ce que mon bébé sentira ? »

    Et à cette question, Abby répondait toujours qu’à 13 semaines, le foetus ne ressent rien, parce que c’est ce qu’on lui avait appris. Pour Planned Parenthood, le foetus n’aurait pas de développement sensoriel avant 28 semaines.

    Voir ce bébé essayer d’échapper à la canule a été un déclic dans la vie de la jeune directrice. Elle a stoppé ses activités, démissionné et est devenue l’une des oratrices Pro-Vie les plus connues aux États-Unis.

    Aujourd’hui, Abby voyage à travers le monde pour partager son histoire, éduquer le public sur les questions relatives à la vie, défendre les droits des enfants à naître et contacter le personnel des cliniques d’avortement qui travaillent encore dans le secteur. Elle est la fondatrice de And Then There Was There, un ministère conçu pour aider les travailleurs des cliniques d’avortement à sortir de l’industrie. À ce jour, ce ministère a aidé plus de 430 employés à quitter le secteur de l’avortement. Abby vit au Texas avec son mari et ses sept enfants.

    Son histoire a fait le tour du pays et elle sera bientôt porté à l’écran dans le film Unplanned, co-écrit par Cary Solomon et Chuck Konzelman, les scénaristes et coproducteurs de God is not Dead.

    Ne manquez pas la bande-annonce en VO. Il n’existe pas encore de version française.

    H.L.

  • Vers la liberté des chrétiens dans les pays musulmans ?

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    François et les émirs 30424324-29057941.jpgLe pape François et le grand imam Al Tayeb ont apposé ensemble leur signature au bas d'une déclaration commune sur la fraternité universelle qui suscite quelques interrogations  politiquement -ou religieusement- "incorrectes" de Michel Janva sur le site web « salon beige » :

    Le Pape François et le Grand Imam d’Al-Azhar Ahmad Al-Tayeb ont signé hier à Abou Dhabi un Document sur la fraternité humaine pour la paix dans le monde et la coexistence commune. Sans caractère magistériel, ce document plaide pour un certain nombre de principes, parmi lesquels la liberté de religion, dont on sait que les chrétiens ont à souffrir dans les pays musulmans :

    « La liberté est un droit de toute personne : chacune jouit de la liberté de croyance, de pensée, d’expression et d’action. Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains. Cette Sagesse divine est l’origine dont découle le droit à la liberté de croyance et à la liberté d’être différents. C’est pourquoi on condamne le fait de contraindre les gens à adhérer à une certaine religion ou à une certaine culture, comme aussi le fait d’imposer un style de civilisation que les autres n’acceptent pas. »

    Nous sommes en droit tout de même de nous demander en quoi le pluralisme de religion est une volonté divine… et surtout comment les musulmans qui adhèrent à ce texte vont le mettre en oeuvre dans leurs pays où la conversion de musulmans au Christ est prohibée et punie.

    Autre paragraphe, qui devrait abolir l’état de dhimmitude subie par de nombreux chrétiens en paix musulmans :

    « Le concept de citoyenneté se base sur l’égalité des droits et des devoirs à l’ombre de laquelle tous jouissent de la justice. C’est pourquoi il est nécessaire de s’engager à établir dans nos sociétés le concept de la pleine citoyenneté et à renoncer à l’usage discriminatoire du terme minorités, qui porte avec lui les germes du sentiment d’isolement et de l’infériorité ; il prépare le terrain aux hostilités et à la discorde et prive certains citoyens des conquêtes et des droits religieux et civils, en les discriminant. »

    Concernant les Emirats Arabes Unis, si les musulmans sont majoritaires dans le pays, la population des Émirats est composée à 85 % d’étrangers. Un million d’entre eux sont catholiques : des Européens, mais surtout des Asiatiques originaires des Philippines, d’Inde ou du Sri Lanka, ou encore des Libanais. Pour la première fois, ils ont pu assister à une messe publique. Ils ont certes le droit de pratiquer mais de manière discrète. Mardi matin, ils étaient 135 000 réunis dans le stade Zayed Sports Center, sans compter ceux massés à l’extérieur et qui n’ont pas pu entrer, faute de place, mais pour lesquels des écrans géants avaient été installés pour qu’ils puissent suivre la messe. Le gouvernement des Émirats arabes unis leur avait octroyés une journée de congé pour qu’ils puissent assister à cette messe.

    Ref. Vers la liberté des chrétiens dans les pays musulmans ?

    JPSC

  • Débusquer les enfants trisomiques à naître pour les éliminer

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    D'Alix Aulotte sur le site de l'Incorrect :

    INTRODUCTION DU DPNI DE LA TRISOMIE 21 : UN ÉVÉNEMENT SANS PRÉCÉDENT

    Le nouveau dépistage prénatal non invasif (DPNI) incluant la trisomie 21 est désormais remboursé par la Sécurité Sociale (en France, mais tout autant pratiqué et remboursé en Belgique). Pour Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme Lejeune, la politique eugéniste poursuit son chemin en France, pour laisser la voie libre à l’essor du marché du transhumanisme. 

    Pourriez-vous revenir sur les récentes évolutions législatives liées à l’introduction du diagnostic prénatal non invasif en France ? En quels termes précisément ces dispositions sont-elles entrées en vigueur ?

    Il est vrai que 96 % des enfants diagnostiqués trisomiques avant la naissance sont aujourd’hui éliminés, ceci étant possible jusqu’au terme de la grossesse en application de la loi Veil. Sauf indication contraire des parents ou défaillance de la machine à trier, tous les fœtus diagnostiqués trisomiques sont avortés. Le dépistage prénatal non invasif (DPNI) porte à sa perfection la politique eugéniste déjà mise en place en visant à l’éradication complète des enfants porteurs de trisomie. Il est présenté comme plus fiable, plus précoce, plus confortable, plus économique. Une usine à gaz a été construite pour renforcer une politique qui n’est ni médicale, ni scientifique et encore moins philanthropique mais surtout lucrative pour les fabricants de tests.

    Ce nouveau dépistage, capable de rechercher le chromosome 21 surnuméraire dans l’ADN fœtal circulant dans le sang maternel, est dorénavant proposé à toutes les femmes enceintes dont le niveau de risque a préalablement été évalué entre 1/50 et 1/1000 (et non plus 1/250) à l’issue du dépistage actuel par dosage des marqueurs sériques. Au système actuel qui prévoit un dépistage à 14 semaines et fiable dans 85 % des cas se rajoute donc une technique utilisable dès 10 semaines et fiable à 99 %. Il y aura même des femmes qui cumuleront trois tests : les marqueurs sériques, le DPNI si elles sont classées à risque entre 1/1000 et 1/50 et un second DPNI si le premier prélèvement est « ininterprétable ». Le DPNI devrait limiter le recours à l’amniocentèse qui restera toutefois nécessaire pour établir le diagnostic si le résultat du nouveau test est positif. L’avortement qui pourra être plus précoce est bien sûr présenté comme un progrès. Tout cela est remboursé par l’assurance maladie.

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  • "Les vrais ennemis du pape sont les courtisans" : quand le cardinal Müller met les points sur les i

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    De la Nuova Bussola Quotidiana en traduction française sur le site "Benoît-et-moi" :

    Formidable interview du cardinal Müller

    L'ex-préfet de la CDF s'entretient longuement avec Riccardo Cascioli, et il met les points sur les i sans langue de bois sur de nombreux sujets: abus sexuels, lobby gay, complot contre le Pape, différence entre opinions du Pape et Magistère, cléricalisme, francs-maçons, musulmans, relativisme doctrinal, oecuménisme... (4/2/2019)

    MÜLLER: "LES VRAIS ENNEMIS DU PAPE SONT LES COURTISANS"

    www.lanuovabq.it (3 février 2019) :

    «Parler d'abus de mineurs par des prêtres en ignorant que plus de 80% sont des actes homosexuels signifie ne pas vouloir résoudre le problème», «le problème le plus grave de l'Eglise aujourd'hui est la tendance au compromis avec le monde, le renoncement à proclamer la vérité toute entière». 

    Le cardinal Gerhard Müller parle d'un ton mesuré, toujours à la recherche des mots justes en italien, mais ses jugements sont clairs et sans ambiguïté. En dépit de sa silhouette imposante, il a des manières très débonnaires; et malgré une formation théologique plus que solide (il s'occupe entre autres de l'oeuvre complète du Cardinal Joseph Ratzinger-Benoît XVI), il a la capacité d'être très clair. Il m'accueille très cordialement dans son appartement à deux pas de la Basilique Saint-Pierre, qu'il a conservé même après avoir reçu le congé du Pape François lequel, de manière un peu brutale, n'a pas renouvelé en juillet 2017 sa charge de préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Mais cette année, ses interventions, face à la confusion croissante qu'il y a dans l'Église, ont toujours eu le cachet du "gardien de l'Orthodoxie", sorte de shadow-préfet de l'ex-Saint Office.

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    Cardinal Müller, dans vingt jours, il y aura le sommet au Vatican sur les abus sexuels, un scandale qui brouille l'image de l'Eglise, mais qui provoque aussi de nombreuses tensions....

    Je crois qu'avant tout, cette question doit être comprise dans sa dimension réelle. Aussi grave que cela puisse être, il est injuste de généraliser, car les abus concernent un nombre très limité de prêtres. Et je voudrais remercier tous les évêques, prêtres, diacres et autres collaborateurs de l'Église catholique pour la manière dont ils se consacrent à la mission confiée par Jésus et dont ils vivent selon les critères de notre spiritualité chrétienne. Il est juste que l'opinion publique se rende compte de ce bon travail et des sacrifices que nos bons pasteurs font pour de nombreux hommes qui cherchent la vérité de leur vie, qui cherchent la vérité de Dieu en Jésus Christ. En second lieu, nous devons reconnaître qu'il s'agit d'un phénomène qui a atteint son pic dans les années 70 et 80 du siècle dernier, notamment comme effet de la révolution sexuelle. En outre, on peut se demander pourquoi l'opinion publique est incitée à ne parler que de cela et non de tous les abus et crimes contre les enfants et les adolescents qui existent dans le monde: non seulement les abus sexuels, qui dans la plupart des cas sont hors de l'Église, mais aussi d'autres crimes comme l'avortement, ou la possibilité que beaucoup se voient refuser de vivre avec leur propre père, mère, frère et sœur. Et ainsi de suite.

    C'est vrai. Mais l'Église s'est trouvée confrontée à un phénomène inquiétant et, comme le montre le cas de l'ex-cardinal McCarrick, il est encore difficile de juger le passé.

    Clairement, pour l'Église, il est terrible que des prêtres soient impliqués, des hommes qui, au lieu d'avoir une vie exemplaire, abusent de leur mission. Représentants de Jésus-Christ le bon pasteur, agissant comme des loups: c'est une perversion de leur mission. 

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  • Un diagnostic sévère concernant l'Eglise de Belgique

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    De l'abbé Barthe sur Res Novae (cliquer sur le texte pour l'agrandir) :

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  • Quand la théorie du genre et l'écriture inclusive s'emparent du CNRS

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    De Marcel Kuntz, chercheur, sur le site du Figaro Vox (lefigaro.fr) :

    Théorie du genre et écriture inclusive ont pris le pouvoir au CNRS: le cri d'alarme d'un chercheur

    FIGAROVOX/TRIBUNE - Chercheur en biotechnologie au CNRS, Marcel Kuntz juge que la théorie du genre tient désormais le haut du pavé au sein du prestigieux établissement. Or quand une théorie aussi fragile impose une «ligne officielle» qu'il est prudent de respecter si l'on veut la paix, il y a de quoi être inquiet pour l'esprit critique, souligne le scientifique.

    Marcel Kuntz est biotechnologiste végétal et directeur de recherche au Laboratoire de physiologie cellulaire végétale du CNRS à Grenoble.

    Le 26 octobre 2017, l'Académie française a adopté à l'unanimité une déclaration contre l'écriture dite «inclusive», qui explique que «la multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu'elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l'illisibilité» et que «la langue française se trouve désormais en péril mortel».

    Une circulaire du Premier ministre avait aussi banni l'usage administratif de l'écriture inclusive, en tout cas de la «graphie» dénoncée par l'Académie française, en rappelant que «le masculin est une forme neutre qu'il convient d'utiliser pour les termes susceptibles de s'appliquer aussi bien aux femmes qu'aux hommes», tout en demandant de recourir à des formules telles que «le candidat ou la candidate» ce qui permettrait «de ne marquer de préférence de genre».

    On peut s'étonner de trouver dans des documents officiels de la recherche publique, du CNRS par exemple, des monstruosités grammaticales.

    Dans un tel contexte, on peut s'étonner de trouver aujourd'hui dans des documents officiels de la recherche publique, du CNRS par exemple, des monstruosités grammaticales telles que «technicien.ne.s, ingénieur.e.s et chercheur.e.s». Essayons d'en analyser les raisons.

    L'objectif affiché de l'écriture inclusive est d'imposer une égalité des «représentations» entre les femmes et les hommes. En réalité, il s'agit d'un champ de bataille idéologique, où resurgit la dialectique marxiste des rapports exploiteurs/exploités, oppresseurs/opprimés, revisitée par l'idéologie postmoderne - où la société est vue comme une juxtaposition de communautés, la plupart rangées en catégories victimaires (dont les femmes).

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  • La Vie à tout prix ? L'Université de la Vie 2019 sur KTO

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    Quand les lois du marché s'invitent dans la procréation et que l'enfant devient une marchandise que l'on peut acquérir à n'importe quel prix, peut-on accepter toutes les techniques de procréation au nom du désir d'enfant ? Nous réfléchirons ensemble à d'autres chemins possibles, à une fécondité qui consent à ses limites. Conférence de l'Université de la Vie du lundi 14 janvier 2019.

    LA VIE SOUS CONDITIONS ?

    Avec les progrès du diagnostic anténatal, qui permet de déceler très tôt un handicap chez l'enfant à naître, ce qui amène parfois à une interruption médicale de grossesse, est-il encore possible d'accueillir inconditionnellement la vie de chaque être humain ? Cette question se pose aussi face aux cas de grande dépendance et de fin de vie, avec la tentation de l'euthanasie. Conférence de l'Université de la Vie du lundi 21 janvier 2019.

    VOIR également la médiathèque de l'Université de la Vie sur le site d'Alliance Vita