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Débats - Page 496

  • Que sait-on de Jésus de Nazareth ? Le grand décryptage de Jean-Christian Petitfils

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    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - A l'occasion de la fête de Noël, l'historien Jean-Christian Petitfils a accordé un entretien fleuve au FigaroVox. L'auteur du Dictionnaire amoureux de Jésus dresse un portrait historique de celui dont les Chrétiens célèbrent chaque année la naissance. Jean-Christian Petitfils, historien et écrivain, est notamment l'auteur de Jésus (éd. Fayard, 2011/éd. Livre du Poche, 2013) et du Dictionnaire amoureux de Jésus (éd. Plon, 2015).

    FIGAROVOX. - La fête de Noël célèbre la nativité de Jésus. L'existence historique de Jésus est-elle avérée?

    Jean-Christian PETITFILS. - L'existence au Ier siècle de notre ère d'un rabbi juif nommé Ieschoua (Jésus) - contraction de Yehoshoua' (Josué), «Dieu sauve» -, qui attirait les foules par son charisme et son enseignement, et sa crucifixion à Jérusalem par ordre de Ponce Pilate, préfet de Judée de 26 à 36, à la demande des grands prêtres Hanne et de son gendre Joseph dit Caïphe, ne posent aucun problème aux historiens.

    Son existence se trouve attestée par plusieurs auteurs extérieurs au christianisme, indépendamment des sources chrétiennes (les Evangiles canoniques - dont celui d'un exceptionnel témoin oculaire, Jean -, les Actes des apôtres, les lettres de Paul, de Pierre et celles du même Jean…): Tacite, ancien gouverneur de la province d'Asie, Pline le Jeune, proconsul de Bithynie au début du IIe siècle, Suétone, chef du bureau des correspondances de l'empereur Hadrien un peu plus tard…

    Un texte capital est celui d'un écrivain juif romanisé, Flavius Josèphe, né en 37 de notre ère, quatre ans après l'exécution de Jésus, qui avait connu à Jérusalem les premières communautés judéo-chrétiennes: «A cette époque, écrit-il, vivait un sage qui s'appelait Jésus. Sa conduite était juste et on le connaissait pour être vertueux. Et un grand nombre parmi les juifs et les autres nations devinrent ses disciples. Pilate le condamna à être crucifié et à mourir. Mais ceux qui étaient devenus ses disciples continuèrent de l'être. Ils disaient qu'il leur était apparu trois jours après sa crucifixion et qu'il était vivant: ainsi, il était peut-être le Messie au sujet duquel les prophètes ont raconté des merveilles.» 

    Le Traité Sanhédrin du Talmud de Babylone, réceptacle des anciennes traditions juives, évoque également son nom: «La veille de la Pâque, on pendit (à la croix) Yeshû ha-notsri (Jésus le Nazaréen) parce qu'il a pratiqué la sorcellerie, a séduit et égaré Israël.» Même le philosophe platonicien Celse (IIe siècle), violent polémiste qui haïssait le Christ, «un personnage qui termina par une mort infâme une vie misérable», ne contestait nullement son existence. Ce qu'il mettait en cause, c'étaient ses miracles et sa Résurrection. Le christianisme, religion de l'Incarnation, se fonde donc sur l'existence d'un homme véritable et non sur une créature mythique, accomplissant fictivement les prophéties de l'Ancien Testament, comme quelques penseurs marginaux l'ont prétendu à partir du XIXe siècle, comme aujourd'hui encore le prétend Michel Onfray.

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  • Les verts propos d'un nouvel académicien

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     Andreï Makine dénonce les crimes de l'OTAN.

    Le discours d’Andreï Makine fait sensation sous la coupole du Quai Conti (source)

    L’écrivain d’origine russe et de nationalité française Andreï Makine a créé la sensation lors de son discours de réception à l’Académie française, le 15 décembre 2016, en s’en prenant aux « stratèges criminels de l’OTAN » et aux « ignorants au pouvoir », qualifiés d’« arrogants incultes », et en dénonçant « le martyre de tant de peuples, musulmans ou non, sacrifiés sur l’autel du nouvel ordre mondial globalitaire ».

    Tout en prononçant l’éloge traditionnel de son prédécesseur au fauteuil numéro 5 à l’Académie française, la femme de lettres algérienne Assia Djebar, Andreï Makine a décrit, dans des termes émouvants, l’amour qu’il porte depuis son enfance à la langue et à la culture françaises, qu’il condense dans un concept universel de « francité ».

    Un réquisitoire contre l’Otan et ses « supplétifs européens »

    Pour autant, il n’a pas hésité à porter un regard sévère sur les errements de la politique française actuelle, fondue dans la politique délétère des États-Unis d’Amérique et de l’OTAN. Il a fustigé sans ambigüité les crimes, l’ignorance et la bêtise des dirigeants français actuels, sans les nommer. On devine qu’il vise tout particulièrement Nicolas Sarkozy, François Fillon et Alain Juppé pour leur action contre la Lybie, François Hollande, Manuel Valls et Laurent Fabius pour celle contre la Syrie.

    Rejetant le « choc des civilisations », Andreï Makine dénonce l’utilisation frauduleuse des mots et des religions par les pompiers-pyromanes occidentaux qui, avec un cynisme sans limite, s’allient à des fanatiques et à des bandits de grand chemin tout en prétendant les combattre, pour satisfaire leur soif délirante de domination mondiale

    Et Andreï Makine d’exposer aux Académiciens :

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  • Trouver des solutions et soigner les maux : les priorités de William Cavanaugh

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    Lu sur aleteia.org :

    William Cavanaugh : « Ce qui menace aujourd’hui les chrétiens d’Orient est largement dû au chaos provoqué par la guerre en Irak »

    À l'occasion de la publication en français de "Comme un hôpital de campagne", Aleteia s'est entretenu avec le théologien politique américain.

    Aleteia : Vous avez largement étudié les thèmes de la violence, de la société de consommation ou encore des idolâtries modernes. Pourtant Comme un hôpital de campagne (Desclée De Brouwer, 2016), votre dernier livre, semble se placer sur un autre plan. Quelle a été votre inspiration de départ ?

    William Cavanaugh : Ce livre explore les principaux thèmes que j’ai étudiés au long de ma carrière : la relation de la théologie chrétienne avec l’économie, la politique et la violence. Je pense que c’est le fait d’étudier avec Stanley Hauerwas qui m’a initialement inspiré : il voulait que ses étudiants se demandent en quoi « être chrétien peut influer sur la vie de chacun au quotidien ». J’ai également vécu et travaillé  pour l’Église du Chili sous le régime militaire, quand les questions à propos de la politique, de l’économie et de la violence étaient omniprésentes.

    Mon livre continue d’explorer ces thèmes, mais je pense que mon approche est moins critique : je tente plutôt de trouver des solutions et de soigner les maux, ce qui explique le titre.

    L’Église comme un hôpital de campagne, ce n’est pas une Église ouverte aux quatre vents, comme cela a pu être expérimenté ces dernières décennies. Votre vision est originale : celle d’une Église ferme sur ses fondamentaux mais présente partout. Dans le monde mais pas « à la façon du monde » finalement ?

    Je pense en effet qu’il est important que l’Église soit convaincue de ce qu’elle apporte au monde : l’Évangile du Christ. C’est ce dont le monde a besoin. L’Église se doit d’être audacieuse et de proclamer la Bonne Nouvelle dans le monde entier, particulièrement dans les lieux les plus isolés. La communauté chrétienne ne peut pas rester inactive, ni se considérer comme pure face à un monde de perdition. Une Église triomphante est une Église qui s’inquiète. Nous devons être impliqués dans le monde, et l’aimer dans la rédemption.

    Dans votre ouvrage vous vous appuyez autant sur l’enseignement de Benoit XVI que sur celui de François, quel regard portez-vous sur ces deux papes ? Que retenez-vous d’original chez chacun d’entre eux ?

    Je pense que les deux papes partagent plus de convictions que ce que l’on pourrait penser. En comparant l’ouvrage Caritas in Veritate de Benoît XVI avec celui du pape François, Laudato Si’, on réalise qu’ils insistent tous deux sur une Église qui veut établir d’humbles lieux de vie, n’appartenant ni à l’État ni au marché. Je pense qu’ils se différencient principalement par leur pratique pastorale et leur manière de gouverner l’Église. Benoit XVI mettait l’accent sur la transparence : il considérait le relativisme comme source de confusion. Le pape François privilégie la charité : il estime que les cœurs doivent être touchés par l’Amour du Christ avant de pouvoir comprendre Ses enseignements. Je pense que Benoît XVI a été très courageux de renoncer à sa charge lorsqu’il a découvert qu’il n’était pas capable de réformer le gouvernement de l’Église. La démarche du pape François est plus directe : il veut que ce soient des prêtres qui dirigent l’Église, et non des bureaucrates ou des idéologues.

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  • Des diaconesses et des cardinales ?

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    Dans sa chronique parue aujourd'hui dans la Libre (p.49), le père Charles Delhez traite du sacerdoce et de la place des femmes dans l'Eglise :

    Jamais de femmes prêtres ?

    Selon les catholiques, le prêtre ne remplit pas un simple rôle, il "symbolise" par tout son être l’initiative de Dieu en Jésus, il "agit en la personne du Christ", selon la formule théologique. Or, Jésus était du genre masculin. Il aurait aussi pu être une femme, sans doute, mais c’était soit l’un soit l’autre. De plus, dans la Bible, la communauté des croyants est présentée en termes féminins. "Je vous ai fiancés à un époux unique", dit saint Paul. Ordonner des femmes conviendrait moins à cette symbolique conjugale. Les sacrements se situent en effet dans le registre symbolique et non organisationnel. Cela étant, et nous allons ici dans le sens du pape François, il n’est pas question de mettre les femmes hors champ. Elles doivent notamment être davantage représentées dans les organes de décision. Je suis donc de ceux qui, avec insistance, plaident pour l’instauration de diaconesses, et la "création" - puisque tel est le mot - de femmes cardinales, leur donnant ainsi un rôle de conseil du pape et d’élection de son successeur. Il ne faut pas que les femmes prennent leur place dans l’Eglise, elles l’ont déjà. Mais il faudrait que celle-ci soit plus officielle et plus structurelle. En responsabilité aussi, nous sommes tous égaux.

    ... et voici ce qu'en disait sainte Thérèse de Lisieux :

    Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, Docteur de l'Eglise, répond : "Être ton épouse, ô Jésus, être carmélite, être par mon union avec toi, la mère des âmes, devrait me suffire... il n'en est pas ainsi... Sans doute, ces trois privilèges sont bien ma vocation, Carmélite, Épouse et Mère, cependant je sens en moi d'autres vocations, je me sens la vocation de Guerrier, de Prêtre, d'Apôtre, de Docteur, de Martyr, enfin, je sens le besoin, le désir d'accomplir pour toi Jésus, toutes les oeuvres les plus héroïques... Je sens en mon âme le courage d'un Croisé, d'un Zouave Pontifical, je voudrais mourir sur un champ de bataille pour la défense de l'Église... Je sens en moi la vocation de Prêtre, avec quel amour, ô Jésus, je te porterais dans mes mains lorsque, à ma voix, tu descendrais du Ciel... Avec quel amour je te donnerais aux âmes !... Mais hélas ! tout en désirant d'être Prêtre, j'admire et j'envie l'humilité de St François d'Assise et je me sens la vocation de l'imiter en refusant la sublime dignité du Sacerdoce. Ô Jésus ! mon amour, ma vie... comment allier ces contrastes ? [3 r°] Comment réaliser les désirs de ma pauvre petite âme ?... Ah ! malgré ma petitesse, je voudrais éclairer les âmes comme les Prophètes, les Docteurs, j'ai la vocation d'être Apôtre... je voudrais parcourir la terre, prêcher ton nom et planter sur le sol infidèle ta Croix glorieuse, mais, ô mon Bien-Aimé, une seule mission ne me suffirait pas, je voudrais en même temps annoncer l'Évangile dans les cinq parties du monde et jusque dans les îles les plus reculées... Je voudrais être missionnaire non seulement pendant quelques années, mais je voudrais l'avoir été depuis la création du monde et l'être jusqu'à la consommation des siècles... Mais je voudrais par-dessus tout, ô mon Bien-Aimé Sauveur, je voudrais verser mon sang pour toi jusqu'à la dernière goutte... Le Martyre, voilà le rêve de ma jeunesse, ce rêve il a grandi avec moi sous les cloîtres du Carmel... Mais là encore je sens que mon rêve est une folie, car je ne saurais me borner à désirer un genre de martyre... Pour me satisfaire il me les faudrait tous... Comme toi mon Époux Adoré, je voudrais être flagellée et crucifiée... Je voudrais mourir dépouillée comme St Barthélemy... Comme St Jean, je voudrais être plongée dans l'huile bouillante, je voudrais subir tous les supplices infligés aux martyrs... Avec Ste Agnès et Ste Cécile je voudrais présenter mon cou au glaive et comme Jeanne d'Arc ma soeur chérie, je voudrais sur le bûcher murmurer ton nom, ô Jésus... En songeant aux tourments qui seront le partage des chrétiens au temps de l'Antéchrist, je sens mon coeur tressaillir et je voudrais que ces tourments me soient réservés ... Jésus, Jésus, si je voulais écrire tous mes désirs, il me faudrait emprunter ton livre de vie, là sont rapportées les actions de tous les Saints et ces actions, je voudrais les avoir accomplies pour toi... Ô mon Jésus ! à toutes mes folies que vas-tu répondre ?... Y a-t-il une âme plus petite, plus impuissante que la mienne !... Cependant à cause même de ma faiblesse, tu t'es plu, Seigneur, à combler mes petits désirs enfantins, et tu veux aujourd'hui, combler d'autres désirs plus grands que l'univers... À l'oraison mes désirs me faisant souffrir un véritable martyre j'ouvris les épîtres de St Paul afin de chercher quelque réponse. Les chap. XII et XIII de la première épître aux Corinthiens me tombèrent sous les yeux... J'y lus, dans le premier, que tous ne peuvent être apôtres, prophètes, docteurs, etc..., que l'Église est composée de différents membres et que l'oeil ne saurait être en même temps la main. ... La réponse était claire mais ne comblait pas mes désirs, elle ne me donnait pas la paix... Comme Madeleine se baissant toujours auprès du tombeau vide finit par trouver [3 v°] ce qu'elle cherchait, ainsi, m'abaissant jusque dans les profondeurs de mon néant je m'élevai si haut que je pus atteindre mon but ... Sans me décourager je continuai ma lecture et cette phrase me soulagea : « Recherchez avec ardeur les dons les plus parfaits, mais je vais encore vous montrer une voie plus excellente. » Et l'Apôtre explique comment tous les dons les plus parfaits ne sont rien sans l'Amour... Que la Charité est la voie excellente qui conduit sûrement à Dieu. Enfin j'avais trouvé le repos... Considérant le corps mystique de l'Église, je ne m'étais reconnue dans aucun des membres décrits par St Paul, ou plutôt je voulais me reconnaître en tous... La Charité me donna la clef de ma vocation. Je compris que si l'Église avait un corps, composé de différents membres, le plus nécessaire, le plus noble de tous ne lui manquait pas, je compris que l'Église avait un Coeur, et que ce Coeur était brûlant d'Amour. Je compris que l'Amour seul faisait agir les membres de l'Église, que si l'Amour venait à s'éteindre, les Apôtres n'annonceraient plus l'Évangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang... Je compris que l'Amour renfermait toutes les Vocations, que l'Amour était tout, qu'il embrassait tous les temps et tous les lieux... en un mot qu'il est Éternel ! Alors dans l'excès de ma joie délirante je me suis écriée : Ô Jésus mon Amour... ma vocation enfin je l'ai trouvée, ma vocation, c'est l'Amour !... Oui j'ai trouvé ma place, dans l'Église et cette place, ô mon Dieu, c'est vous qui me l'avez donnée... dans le Coeur de l'Église, ma Mère, je serai l'Amour... ainsi je serai tout... ainsi mon rêve sera réalisé ! ! !"

  • Quand des psychiatres américains veulent agir contre la loi belge sur l'euthanasie

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    De Simon Demeulemeester sur le site du Vif.be :

    Des psychiatres américains veulent agir contre la loi belge sur l'euthanasie 

    L'Association américaine de psychiatrie (AAP), l'une des associations professionnelles de psychiatres les plus influentes du monde, souhaite agir contre les lois sur l'euthanasie en Belgique, aux Pays-Bas, et "partout ailleurs où l'on aide des patients psychiatriques qui ne sont pas en stade terminal à se suicider, ou qui sont littéralement tués à coup d'injections mortelles, souvent par leurs propres psychiatres traitants."

    Pour l'organisation, il est "immoral" pour un psychiatre d'assister au "suicide". "Un psychiatre ne pourrait pas prescrire ou effectuer d'intervention, qui a la mort comme conséquence, sur des malades qui ne sont pas en phase terminale", lit-on dans leur déclaration officielle. Pour l'association professionnelle américaine, tant "la mise à disposition de moyens (prescriptions, cuves à hélium...) que l'administration de l'injection mortelle" sont inadmissibles.

    Geert Dom, président de l'Union professionnelle belge des médecins spécialistes en psychiatrie et membre du comité de l'Association européenne de Psychiatrie (EPA), n'est guère étonné. Pour lui, nous sous-estimons très fort le regard qu'on porte à l'étranger sur nos lois très progressistes à l'échelle internationale sur l'euthanasie. "Ce qui est possible n'est absolument pas évident."

    Il appelle à prendre leur déclaration au sérieux, surtout au vu de l'influence de l'AAP. "Par exemple, l'association professionnelle américaine publie le DSM (Manuel diagnostic et statistique des troubles mentaux, NDLR), notre bible diagnostique. Cette position peut donc certainement susciter le débat et j'espère qu'on pourra le faire sans paniquer."

    La ministre de la Santé, Maggie De Block(Open VLD), n'est guère émue par la prise de position américaine. "Chacun a le droit d'avoir une opinion. Le parlement a mené un débat de fond sur la loi sur l'euthanasie. Et notre loi en est le résultat final. Je ne vois pas ce que les Américains viennent faire dans ce débat."

  • Le pape a passé le cap des 80 ans : spéculations sur un possible départ à la retraite

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    Ce qu'un commentateur on ne peut plus bienveillant à l'égard du pape dit à ce propos : https://www.cath.ch/retraite-guette-desormais-pape-francois/

  • Qu'advient-il des principes non négociables ?

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    De Joël Hautebert en éditorial sur le site de l'Homme Nouveau (un message adressé aux catholiques français mais que l'on n'aura aucune peine à transposer dans notre pays):

    Où sont passés les principes non-négociables ?

    Lors des dernières élections présidentielles et législatives, les principes non-négociables étaient au cœur des débats internes à l’électorat catholique. À quelques rares exceptions près (abbé Grosjean, le site infocatho…) cette thématique brille aujourd’hui par son absence. Cette inquiétante éclipse mérite que l’on en recherche les causes, que nous allons tenter de discerner en explorant deux voies distinctes. Tout d’abord celle d’un nouveau contexte politique, puis celle d’une désorientation des catholiques résultant d’une pastorale dont l’assise doctrinale apparaît confuse.

    Au sujet du contexte politique, l’enjeu des prochaines élections porte principalement sur la volonté et la capacité des futurs gouvernants d’abroger certaines lois récemment votées, ainsi que de limiter la progression de la culture de mort et de la révolution anthropologique. Lors des précédentes élections, la crainte fondée d’un emballement de ce processus révolutionnaire animait les débats. Étant donné que le quinquennat de François Hollande a parfaitement répondu aux inquiétudes que son programme suscitait, il conviendrait, peut-être, de mettre à jour ces principes, évoqués par le cardinal Ratzinger dans une note doctrinale publiée le 24 novembre 2002 (Note doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique.), puis rappelés dans un discours du même devenu pape Benoît XVI, prononcé le 30 mars 2006. Dans ce dernier discours le pape précisait que l’Église catholique « accorde donc volontairement une attention particulière à certains principes qui ne sont pas négociables. Parmi ceux-ci, les principes suivants apparaissent aujourd’hui de manière claire : la protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu’à sa mort naturelle ; la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille – comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage – et sa défense contre des tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes d’union radicalement différentes qui, en réalité, lui portent préjudice et contribuent à sa déstabilisation, en obscurcissant son caractère spécifique et son rôle social irremplaçable ; la protection du droit des parents d’éduquer leurs enfants ».

    Autant le dire tout de suite, ces principes non-négociables demeurent d’une brûlante actualité, si l’on songe à l’euthanasie et au délit d’entrave numérique à l’avortement (point 1), à la dénaturation du mariage et à la filiation (point 2) et enfin à l’enseignement du Genre à l’école (point 3). S’ils ne peuvent (et ne doivent pas) constituer à eux seuls une doctrine ou un programme politique, ils fixent une priorité dans l’engagement politique et les choix électoraux. Sont en effet en jeu, selon la note de 2002, des « principes moraux qui n’admettent ni dérogation, ni exception, ni aucun compromis ». Puisque ces critères se caractérisent par leur objectivité morale et leur intemporalité, on ne voit donc pas comment le contexte politique français pourrait altérer leur opportunité. Inutile d’aller plus avant dans cette direction.

    Un profond désarroi

    La seconde explication envisagée concerne le profond désarroi régnant aujourd’hui au sein du monde catholique, inhibé dans l’affirmation des repères doctrinaux traditionnels, parmi lesquels se rangent les principes non-négociables. On en veut pour preuve, le dernier texte publié par la Conférence des évêques de France sur la politique (Cf. L’HN n° 1626 du 19 novembre 2016 page 6) qui ne les mentionne aucunement et incite au contraire au compromis.

    Un évènement récent survenu au Mexique démontre que les catholiques français ne sont pas les seuls concernés. Alors qu’une partie de l’épiscopat mexicain s’est courageusement engagé contre la dénaturation du mariage, le nouveau nonce, Mgr Franco Coppola, à peine arrivé, a invité les catholiques à dialoguer plutôt qu’à manifester. Interrogé sur sa position au sujet de ces unions homosexuelles, il répondit ceci : « Je peux répondre avec la doctrine de l’Église, mais ce n’est pas la réponse qu’en tant que pasteur je dois donner ». Ainsi, au nom de « l’accompagnement » et de « cheminement » des homosexuels vers la foi, mieux vaut baisser le ton et déserter le champ politique alors que l’institution familiale elle-même est en jeu. C’est oublier bien vite que la loi est un levier majeur en vue du bien commun, et par conséquent du bien moral et spirituel des citoyens. Lorsqu’une institution majeure du droit naturel est visée ou lorsqu’il s’agit de légaliser un acte intrinsèquement mauvais, la « loi » démultiplie les risques d’enracinement dans le péché. À cela s’ajoutent les graves conséquences morales de la collaboration à ces actes, à laquelle sont soumis de nombreux citoyens, de par leur fonction ou leur métier. Les propos du nonce, revendiquant un langage pastoral explicitement dissocié de la doctrine, subvertissent radicalement le sens de la charité politique.

    Ce type de positionnement « pastoral » amplifie la confusion régnant au sujet de la Lettre apostolique Amoris Lætitia. L’enjeu dépasse le cas précis des divorcés-remariés, étant donné que la notion d’actes intrinsèquement mauvais est directement en cause. S’il n’y a plus de normes morales absolues (cf. les dubia de quatre cardinaux) puisque la conscience serait habilitée « à légitimer des exceptions » (dou­te 5), la notion de « principes non-négociables » perd immédiatement toute raison d’être puisque, ­rappelons-le, ils sont une traduction politique de « principes moraux qui ne permettent pas de dérogation, d’exception, ni aucun compromis » (Benoît XVI). Et pourquoi revendiquer l’objection de la conscience si cette dernière peut s’adapter aux circonstances ?

    À l’évidence, les confusions autour d’Amoris Lætitia sont lourdes de conséquences politiques. En attendant les indispensables éclaircissements, il appartient aux catholiques français de s’extirper du doute et de sortir de l’ombre les principes non-négociables.

  • Sauver l'enfant sans prix

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    DANS LE SILLAGE DE LA MANIF POUR TOUS

    Pour sauver l’enfant sans prix

    par le père Daniel-Ange (source)

    Dans la première partie d’un de ces manifestes dont le père Daniel-Ange a le secret, un parallèle était fait entre l’idéologie du gender et celle du djihadisme, l’une préparant en fait la voie à la seconde. Ici, dans son homélie chez les Soœurs de Bethléem, le matin du 16 octobre, il nous prépare à fêter l’Enfant de Bethléem, réfugié politique en Afrique.

    La «  guerre mondiale contre le mariage et la famille  » (François), cela veut dire contre le bonheur, car contre l’amour. Mais plus précisément, qui est visé en premier  ? L’enfant devenu l’ennemi n° 1. L’adoption qui frustre l’orphelin d’un papa ou d’une maman  : quelle victime  ? L’enfant déstabilisé !

    Les soupçons et doutes sur l’identité sexuelle  : quelle victime  ? L’enfant déstabilisé  !

    La fabrication d’orphelins programmés qui ne connaîtront jamais leurs parents  : quelle victime  ? L’enfant déraciné [1].

    Le commerce d’enfants adoptés revendus d’occasion  : quelle victime  ? L’enfant gadgetisé  !

    L’embryon inséminé en gestation sans amour  : quelle victime  ? L’enfant frigorifié  ! Le zygote produit pour la recherche  ? Quelle victime  ? L’enfant congelé  ! Le fœtus en éprouvette puis en utérus artificiel  : quelle victime  ? L’enfant chosifié  !

    Le divorce réduit à une banale déclaration unilatérale  : quelle victime  ? L’enfant crucifié car écartelé [2] !

    Le rejet, l’exclusion de la vie banalisés, sans délai de réflexion, — alternatives interdites —  : quelle victime  ? L’enfant torturé pour être éliminé  !

    Les soupçons et doutes sur son identité sexuelle  : l’enfant traumatisé  ! La fillette à qui l’on assène  : «  T’as un corps de femme, mais tu peux être garçon si t’as envie  »  : quelle victime  ? L’enfant schizophrèné [3] ! Notre patrimoine humain et spirituel non transmis  : l’enfant déshérité  !

    L’histoire nationale tronquée  : quelle victime  ? L’enfant trompé  !

    L’addiction du virtuel  : quelle victime  ? L’enfant débranché du réel. Le matraquage de la pornographie  : quelle victime  ? L’enfant perverti. Sans parler du pire  : le commerce sexuel international des enfants. Et là… il n’existe plus de mot pour qualifier sinon celui… d’enfer  ! Et là où l’enfant est agressé, la famille par répercussion immédiate, l’est aussi.

    L’élève à qui l’école donne du porno à lire ou à voir, quelle victime ? L’enfant perverti !

    Les parents frustrés de leur droit au libre choix de l’éducation  : quelle victime  ? Les enfants kidnappés par l’État pour les formater  [4]  !

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  • Quand le Père Daniel-Ange renvoie dos à dos l’islamisme et le libertarisme

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    Entre deux feux  !

    par le père Daniel-Ange (source)

    Tout récemment une prof des écoles à Genève me confie son désarroi  : la même semaine d’un côté elle doit de la part de ses autorités scolaires subir un lavage de cerveau sur le gender à enseigner obligatoirement dès le primaire. De l’autre côté, elle apprend qu’un de ses élèves vient de partir en Syrie, et que la plupart de ses élèves (majorité musulmane) l’approuvent et sont déjà radicalisés. Question  : y aurait-il donc un rapport entre les deux événements  ? Eh bien  ! Oui  ! Je me risque à l’affirmer  !

    Nous voilà de fait acculés à combattre sur deux lignes de front qui se font face. Deux totalitarismes, deux extrémismes, deux barbarismes, deux terrorismes et deux formes de persécution, se manifestant de manière très différente, mais toutes deux antichrétiennes, violemment d’un côté. Insidieusement, de l’autre, mais non moins redoutable.

    D’un côté, l’islamisme intégriste massacrant massivement les "mécréants" jusqu’à perpétrer un génocide. De l’autre, le libertarisme éliminant systématiquement l’innocent, jusqu’au génocide chromosomique.

    D’un côté un chaos national, de l’autre un gouffre immoral.

    D’un côté on égorge prêtres et nouveau-nés. De l’autre on bâillonne ceux qui se risquent à défendre les enfants non nés.

    D’un côté l’homme macho (fascinant nos petites ados) et la femme esclave.

    De l’autre, l’homme féminisé et la femme masculinisée, l’altérité étant interdite sous prétexte d’égalité.

    D’un côté des baptisés sommés d’adhérer à l’idéologie du Daech, sous peine de décapitation et de crucifixion. De l’autre, de souscrire à l’idéologie du gender, sous peine d’exclusion et de marginalisation.

    D’un côté, la destruction des œuvres d’art. De l’autre la «  déconstruction des stéréotypes familiaux et sexuels  » c’est-à-dire du chef-d’œuvre par excellence [1].

    D’un côté des kamikazes se précipitant vers la mort. De l’autre, l’euthanasie pour les enfants.

    D’un côté le trafic odieux des armes et des munitions. De l’autre le commerce juteux du sperme et des ovocytes.

    D’un côté des maisons centenaires ruinées. De l’autre une civilisation millénaire dynamitée.

    D’un côté des fatwas mortifères. De l’autre, des lois suicidaires.

    D’un côté, lynchage public pour soi-disant blasphème. De l’autre, dérision et caricature de ce qu’il y a de plus sacré au monde  : la religion. Et quand plus rien n’est sacré, la vie ne l’est pas non plus.

    D’un côté, des villages incendiés. De l’autre les visages de l’homme et de la femme indifférenciés.

    D’un côté, des églises rasées faute de défenseurs. De l’autre des églises fermées faute d’adorateurs.

    D’un côté des cités à feu et à sang. De l’autre toute une culture réduite à néant.

    D’un côté la manipulation de la terreur. De l’autre la dépréciation de l’honneur.

    D’un côté, bientôt des filles lynchées sur Trafalgar Square ou place de la Concorde – charia oblige. De l’autre bientôt, les matrices artificielles et les chimères humain-animal, high-tech oblige  !

    D’un côté, des mariages forcés d’enfants. De l’autre, le mariage dévalorisé sans enfant  !

    D’un côté, des masses d’orphelins aux parents zigouillés. De l’autre, par milliers des orphelins programmés tels, fabriqués industriellement, qui jamais ne connaîtront ni père ni mère  !

    D’un côté, les pétrodollars à gogo, de l’autre le baby business.

    D’un côté des femmes, bébés dans les bras, massacrées. De l’autre des femmes interdites d’aimer le bébé inséminé, qu’elles portent pour pouvoir manger  !

    D’un côté des écoles de filles brûlées et les fillettes kidnappées. De l’autre des écoles où l’on suggère aux filles de se déclarer, et de se faire garçons (Kid’s transgender clinics).

    D’un côté des enfants obligés de porter des armes. De l’autre, des enfants en larmes  : ils ne savent plus qui ils sont  !

    D’un côté, la «  3e Guerre Mondiale par morceaux  ». De l’autre la «  guerre mondiale pour détruire le mariage et la famille.  » Qui ose l’affirmer  ? Pape François  !

    D’un côté, la persécution déclarée en cagoule noire. De l’autre, celle aseptisée en gants blancs. Qui ose l’affirmer  ? François  !

    D’un côté la mort semée partout, de l’autre la même mort inoculée partout. La première rendant visible la seconde. Toutes les deux visent le monde à conquérir, l’une par la violence armée, l’autre par l’éducation falsifiée. L’une par ses connexions internationales (de la Guinée à l’Indonésie), l’autre par les réseaux de l’ONU. Dans les deux cas  : colonialisme idéologique (François) à dimension mondiale. Qui ose l’affirmer  ? François [2] !

    Des deux côtés des cris et des larmes. D’un côté aujourd’hui, de l’autre demain.

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  • Les étranges priorités du Centre interfédéral pour l'égalité des chances réagissant au refus d'un échevin de célébrer des mariages

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    Affaire Courtois : Les étranges priorités d’Unia (OPINION)

    De Joseph Junker, en opinion, sur le site de LaLibre.be :

    Une opinion de Joseph Junker, ingénieur, qui a choisi de répondre à la réaction d'Unia (LES DETAILS). Le centre interfédéral de l’égalité des chances avait réagi à une information selon laquelle Alain Courtois avait refusé 8 mariages car la future épouse refusait de lui serrer la main (A LIRE ICI).

    Vous en avez certainement entendu parler, l’affaire fait grand bruit : l’élu bruxellois Alain Courtois déclarait il y a quelques jours avoir refusé de célébrer plusieurs mariages en raison du refus de la future épouse de lui serrer la main.

    Acte second, le centre interfédéral de l’égalité des chances UNIA, très en pointe sur ce genre de sujets, se fend d’une réaction au vitriol envers l’édile, l’accusant ni plus ni moins de « mettre à mal les fondements de l’état ».

    Le problème ? Et bien le problème c’est qu’outre plusieurs approximations dans sa réaction, le centre met en exergue un agenda et des priorités plus qu’étonnantes, et qui me laissent pantois.

    Le respect, cette bonne vieille « coutume »

    La première chose qui m’interpelle, c’est qu’Unia compare le fait de refuser la main de quelqu'un à une simple coutume, quelque usage variant d’une personne à l’autre. Argument très relativiste et contestable, car refuser la main de quelqu'un n'est en rien comparable à se faire la bise plutôt que de lever son chapeau. Il s'agit d'un geste que quiconque a subi pourra qualifier de violent, un geste de refus par rapport à l'autre. On ne peut assimiler cela à un choix trivial que vous affirmeriez simplement en disant "Salut" plutôt que "Bonjour", la force et la portée de ces gestes ne sont en rien comparables.

    Deuxièmement, et c’est plus grave, Unia considère que d'exiger des fiancés un « shake-hand » serait « ethno-centriste », et que l'employé d'état civil n'est donc pas légitime à exiger une salutation conforme à la culture du pays dans laquelle il se trouve. C’est donc à lui de s'adapter à tout geste qui lui serait étranger, y compris donc un geste qui a été jusqu’à présent assez universellement considéré à travers le monde et les époques comme très insultant. En poussant le raisonnement à l'absurde, on se demanderait presque si l'officier d'état civil serait forcé d'accepter un mariage d'une culture qui a coutume de cracher au visage pour se dire bonjour !

    Le droit des citoyens n'est pourtant en rien bafoué : L'officier d'état civil est légitime à exiger que la cérémonie se passe dans l'ordre et le respect de sa personne. Les citoyens sont quant à eux libres de repasser le lendemain et de se comporter civilement d'après la norme du lieu qui les accueille. Ou encore, pour le dire d'une manière volontairement provocatrice, ils sont libres demander un mariage civil dans un pays où la "coutume" considère normal qu'une jeune femme apprenne dès son plus jeune âge à ne toucher un autre homme qu'avec l'accord de son père ou de son mari

    Unia combat un droit reconnu par la CEDH

    On relèvera ensuite un point hallucinant quoique non essentiel à l’argumentation : Unia fait dans son argumentaire une comparaison avec un employé qui commettrait le geste honni entre tous de refuser de célébrer un mariage homosexuel. On répliquera aisément que cela n'a pas grand-chose avec la question de base, qui est une question de respect de principes fondamentaux et des personnes, et non de la conviction personnelle de l’employé de l’état civil. Mais là où cette comparaison est particulièrement aberrante, c’est que l'objection de conscience en la matière est précisément un droit reconnu par la Cour européenne des droits de l’homme ! La cour a en effet estimé en diverses occasions que de forcer un employé d’état civil à célébrer un mariage entre deux personnes du même sexe n’était pas conforme à la liberté de conscience, et que l’état était tenu d’organiser dans ce cas une solution raisonnable qui respecte les fiancés comme l’objecteur*. Je puis naturellement concevoir que cela ne fasse pas plaisir aux associations LGBT. Néanmoins, il s’agit ici précisément du genre de droits de l’homme peu populaires qu’Unia a pour vocation de défendre, plutôt que de les exhiber comme des épouvantails à abattre ! En l’occurrence, la suggestion d’UNIA pourrait sans doute même être dénoncée à ses propres services ! Avouez-le, ça la fout mal quand-même.

    Des chances plus égales que d’autres

    Cela étant dit, ce qui m’attriste le plus dans cette affaire, c’est d'entendre Unia reléguer au rang de simple "coutume" le fait qu'une femme ait été conditionnée à ne pas toucher d'autre homme que son mari ou son père n'ait approuvé. Ce geste est une affirmation grave d'une conception du monde qui va à l'encontre de principes fondamentaux comme le respect et l'égalité homme-femmes. Ce simple fait pourrait d’ailleurs même constituer à lui seul une ligne de défense juridiquement valable pour refuser de célébrer un mariage. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est expliqué par le professeur de droit Franck Fleerackers (KUL) dans le Standaard. Ne parlons même pas ici de l’affirmation communautariste forte envers un représentant de l’état !

    Le centre pour l'égalité des chances a décidément des priorités bien étonnantes : plutôt que de chercher par tous les moyens à appuyer les valeurs qu’il devrait chérir, le voilà à jouer le jeu des communautaristes… avec l’argent public et contre sa propre vocation ! J’avoue que cela me chagrine, mais en matière d’égalité des chances, il semblerait que certaines chances soient désormais plus égales que d'autres…

    *à noter d’ailleurs que l’état français a de très bonnes chances de se faire condamner prochainement par la CEDH pour cette raison.

     
  • Quand on manipule les propos du pape et quand le Vatican se tait...

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    De Riccardo Cascioli sur la Nuova Bussola Quotidiana (traduction par nos soins) :

    Les manipulations concernant le pape et les silences du Vatican

    Le pape invoqué comme témoin dans la question de l'avortement au Brésil n'est que le dernier épisode d'une longue série dans laquelle l'image "révolutionnaire" du pape François est utilisée pour promouvoir des campagnes anti-famille et anti-vie ou des changements de la doctrine catholique. Des récupérations abusives ou de véritables manipulations sans précédent et qui ne peuvent que susciter des questions.

    Du reste, si l'épisode brésilien est grave, le cas des évêques canadiens accompagnant les candidats à l'euthanasie avec les sacrements est encore pire. Dans le cas du Brésil, on peut en effet dire qu'il s'agit au fond d'ennemis de l'Eglise et qu'ils font en quelque sorte leur métier; dans le cas du Canada en revanche nous avons affaire à la hiérarchie catholique elle-même. Pour justifier que les sacrements de la réconciliation, de l'Eucharistie et de l'onction des malades soient conférés à ceux qui ont décidé de s'ôter la vie, on s'en réfère explicitement au pape François qui pour autant qu'on le sache ne s'est jamais appliqué à légitimer l'euthanasie.

    Et pourtant, c'est ce qui est arrivé, comme il est arrivé aussi - et c'est encore une nouvelle de ces derniers joursque l'évêque de Saint-Jacques de Compostelle a ordonné prêtres deux candidats au sacerdoce, homosexuels déclarés et vivant ensemble par-dessus le marché. On dira que l'évêque se retranche derrière ce malencontreux "Qui suis-je pour juger?" qui pour tant de prêtres, d'évêques et de théologiens résonne comme un "lâchez tout". Et pourtant, précisément dans les derniers jours, les nouvelles instructions pour la formation des prêtres, approuvées par le pape, ont confirmé l'interdiction d'ordination pour des candidats manifestant des tendances homosexuelles affirmées.

    Le cas du Brésil où le pape est présenté comme "abortiste" s'enracine dans la façon franchement manipulatrice que la presse internationale a utilisée pour présenter la lettre apostolique "Misericordia et misera" concluant l'Année Sainte. 

    Pourquoi donc devons-nous assister à cette spirale de déformations, d'excès, de manipulations qui ne font rien d'autre qu'ajouter de la confusion à la confusion, surtout dans l'Eglise et bien évidemment au détriment de sa mission ? 

    Je soulignerais deux éléments: le premier, désolé de le dire, réside dans le style même du pape François. Surtout, mais pas seulement, lors des interviews et des conférences de presse, il a une propension à utiliser des expressions populaires qui comblent d'aise les journalistes à l'affut de titres (pensons à sa dernière déclaration "dans mon pays, souhaiter un anniversaire à l'avance porte malheur", déclaration adressée à ceux qui lui présentaient leurs voeux pour ses 80 ans qu'il fêtera demain, le 17 décembre). Peu importe dira-t-on, les titres ne suffisent pas à forger vraiment l'opinion. Mais, dans les documents magistériels également, le pape, par choix et conviction, propose une "pensée incomplète", et refuse de définir clairement. Avec, comme résultat, que le même document ou la même affirmation suscitent des choix pastoraux et doctrinaux contradictoires : le cas de l'exhortation "Amoris Laetitia" est là pour le démontrer.  

    Mais il y a un autre élément qui a des conséquences encore plus graves. Face aux interprétations les plus improbables et les plus dangereuses, le Saint-Siège se tait. Personne n'intervient pour corriger ou prendre des distances à l'égard des instrumentalisations les plus flagrantes, donnant ainsi comme une légitimité à ces interprétations. Un maximum a été atteint au sujet du thème de l'avortement abordé dans "Misericordia et misera". Devant tous les titres des journaux qui, dans le monde entier, ont fait croire que, avec le pape François, l'avortement était "dédouané", personne ne s'est senti tenu de préciser les choses, alors que même parmi les plus proches de la Maison Sainte-Marthe (où réside le pape) d'aucuns avaient exprimé publiquement leur perplexité face au silence des médias officiels. Il est facile de comprendre que la campagne abortiste se retranchant derrière le pape ne se serait pas déroulée au Brésil si la Salle de Presse du Saint-Siège était intervenue à temps pour démentir certaines interprétations. 

    De la même façon, on ne peut comprendre le silence à propos des évêques canadiens et l'euthanasie qui pourrait également avoir d'énormes conséquences étant donné que d'autres épiscopats pourraient être tentés de suivre le même chemin. Non seulement, et par-dessus tout, parce que l'on induit en erreur le peuple chrétien lui-même, mais déjà parce qu'un tel silence dans de telles circonstances, s'il ne signifie pas une approbation, manifeste pour le moins de l'indifférence.

    Face à la multiplication de ces "incidents" suivis par tant d'autres, il ne faut pas s'étonner que croisse le nombre de ceux qui pensent qu'il y a une attitude délibérée, voulue, même si on ne sait pas clairement à qui profite cette confusion.

    On pourra dire que ce n'est pas dans le style du Saint-Siège d'intervenir sur des "interprétations" ou sur des déclarations indésirables. Mais nous savons que ce n'est pas vrai: quand la matière l'intéresse, le Saint-Siège intervient, et de quelle façon! Il suffit de se rappeler comment la Salle de Presse s'est empressée d'intervenir en juillet dernier pour désavouer le cardinal Sarah, préfet de la Congrégation du Culte divin, à propos de son invitation à tourner les autels vers l'orient, comme dans la Tradition. Le cardinal Sarah, répétant les idées exprimées par le pape Benoit XVI, évoquait la "réforme de la réforme" en matière de liturgie mais il a été brutalement stoppé.

    Donc, quant on le veut vraiment, on intervient, on dément, on précise.

    La question revient donc: pourquoi cette obstination à laisser déformer le pape? A qui et à quoi cela profite-t-il ?

  • Le collectif interparoissial débat de la fermeture d’églises sur RTL avec Tommy Scholtes

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    Le collectif interparoissial débat de la fermeture d’églises sur RTL avec Tommy Scholtes

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    Dans l’émission Pour ou Contre de RTL télévision ce lundi 12 décembre 2016, Marguerite Rey – le Hodey – pour le collectif interparoissial –

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    était face à Tommy Scholtes, responsable Presse et Communication des Evêques de Belgique.

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    Enfin grâce à RTL un échange s’ouvre entre les évêques et les fidèles à propos de ce projet non concerté de fermeture de plus en plus d’églises.

    Marguerite Rey a parlé entre autres des statistiques effectives de personnes fréquentant les églises. Elles ne sont pas prises en considération par l’évêché.

    Deux symposiums organisés par des laïcs  ont abordé le sujet de l’avenir des églises. Ces symposiums ont leur blogs ici : http://www.avenirdeseglisesdebruxelles.be 

    « Toutes les églises qui devaient être désacralisées sont des églises rayonnantes aujourd’hui ».  L’exemple de Sainte Catherine est éloquent à ce sujet, poursuit Marguerite Rey.

    La question du coût de l’entretien des églises est un faux débat.  La vraie question est de savoir quel est le patrimoine des communes de Bruxelles ?  Les églises sont des monuments clefs de l’héritage culturel, il est donc important pour la ville de maintenir ses édifices. Par ailleurs ce budget représente moins de 0,3% du budget de la ville.  Les églises sont des bâtiments extrêmement important pour le tourisme de notre pays.

    L’abbé Olivier Frölich, vicaire général de Tournai, est intervenu par téléphone.  Il a abordé le cas d’une chapelle qui a d’abord été transformée en musée.  Mais elle a ensuite été revendue à un tiers qui lui a donné un usage pour un projet qui ne plaît pas à l’Eglise.  Pour Marguerite Rey ceci est une belle illustration du problème des réaffectations, mêmes respectueuses d’une église.  Il est impossible d’assurer la destination ultérieure qui sera faite du bâtiment.  Elle s’oppose donc à toute désacralisation.

    Pour visionner le débat : http://www.rtl.be/info/video/608016.aspx

    Il y a beaucoup de commentaires à faire sur cet échange très court.  Nous y reviendrons.

    Si vous voulez être maintenus au courant sur ce sujet, écrivez à soseglise@gmail.com

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    Vous pouvez suivre la page Facebook ici : https://www.facebook.com/soseglisebelgique/